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06.09.2010

n°141 - dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial - 06-09 -: Début : -: Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.


n°141 - dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial - 06-09 -: Début : -: Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial

n°141 du 06-09

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

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b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :  

Tiré à part :

Qui est Rafic Hariri?

1  Brèves

1-1 Assassinat de Hariri, pas de mise en accusation imminente.

Dossier & Point de vue

2-1 Enquête sur l'assassinat d'Hariri: Daniel Bellemare, dit être "très optimiste".

2-2 Philippe Abi-Akl : Bellemare dégonfle le ballon de baudruche.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1  Affaire Hariri - Propagande anti-syrienne sur LCP

Fin

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Rafic Hariri:

1 Gilles Munier : Liban: Assassinat de Rafic Hariri, la piste interdite

4-2 Tribunal spécial pour le Liban

a) Youssef Boussoumah : Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.

Pièce jointe

Treizième rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le suivi de la cessation des hostilités au Liban.



Tiré à part :

Qui est Rafic Hariri:?

Premier ministre libanais à cinq reprises entre 1992 et 2004, Rafic Hariri, musulman sunnite, a bâti sa fortune en Arabie Saoudite. Son gouvernement est tombé en octobre 2004 à la suite de pressions exercées par la Syrie. Le 14 février 2005, son convoi circulait sur une route en bord de mer à Beyrouth lorsqu'il a été attaqué. Il avait 60 ans.

Son fils, Saad Hariri, est l'actuel premier ministre.

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201009/03/197090-procureur-tribunal-special-liban-quebecois.jpg','Enquête sur l'assassinat d'Hariri: patience, dit le procureur canadien', 0);

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...



1  Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le contenu de l’article mais doit être vu comme information.

1-1 Assassinat de Hariri, pas de mise en accusation imminente.

Le procureur chargé de l’enquête internationale sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri a déclaré hier qu’il n’inculperait personne dans la précipitation, écartant ainsi la perspective de mises en accusation imminentes. «Permettez-moi de dire clairement qu’aucun acte d’inculpation n’a été rédigé pour le moment», déclare Daniel Bellemare dans une interview au site internet libanais NOW.

«Je ne procéderai à des inculpations que lorsque j’estimerai avoir réuni suffisamment d’éléments », ajoute-t-il dans cet entretien, l’un des rares qu’il ait accordés depuis qu’il a pris en charge l’enquête. Certains médias avaient rapporté que Daniel Bellemare pourrait inculper dès ce mois-ci certains membres du Hezbollah, organisation chiite pro-syrienne, dans l’enquête sur la mort de Hariri, qui était hostile à la présence syrienne au Liban, et de 22 autres personnes le 14 février 2005 à Beyrouth.

Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, nie toute implication de son organisation dans la mort de Rafic Hariri et estime que le tribunal mis sur pied par l’Onu pour juger les responsables de l’attentat participe d’un «projet israélien». Il a intensifié ses critiques contre les enquêteurs, ce qui a accru la tension au sein du gouvernement d’union libanais dirigé par le fils de Rafic Hariri, le Premier ministre Saad Hariri, lequel soutient le tribunal. «Nous opérons dans un contexte politique. Mais la décision qui sera prise ne sera pas une décision politique», assure Daniel Bellemare.

A la question de savoir si des suspects seront inculpés d’ici la fin de l’année, il se dit «très optimiste», ajoutant que l’enquête avance aussi vite que possible. Quant au document vidéo fourni par le Hezbollah, qui selon Nasrallah montre que des drones israéliens avaient surveillé l’itinéraire suivi par le convoi de Hariri avant l’attentat, Daniel Bellemare assure qu’il ne sera «pas pris à la légère».

Le tribunal n’a prononcé aucune inculpation depuis que le Conseil de sécurité des Nations unies l’a mis sur pied en mai 2007. L’an dernier, il a ordonné la remise en liberté de quatre généraux libanais pro-syriens qui avaient été condamnés à des peines de quatre ans prison sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre eux.

03 septembre

Source : Le Temps-Agences



Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

2-1 Enquête sur l'assassinat d'Hariri: Daniel Bellemare, dit être "très optimiste".

Le procureur du tribunal spécial sur le Liban, le Québécois Daniel Bellemare, dit être "très optimiste" que des accusations seront déposées avant la fin de l'année dans l'enquête qui a coûté la vie à l'ex-premier ministre Rafic Hariri, en 2005

Plus de cinq ans après l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, aucune accusation n'a encore été portée. Cela alimente les rumeurs, au Pays du cèdre, sur la compétence et l'indépendance du Tribunal spécial sur le Liban mis sur pied par l'ONU. Mais son procureur, le Québécois Daniel Bellemare, met les choses au clair: pas question de porter des accusations sans détenir une preuve solide.

Dans une rare entrevue publiée mardi dans Now Lebanon, Daniel Bellemare répond aux rumeurs qui s'attaquent à la crédibilité du Tribunal spécial sur le Liban (TSL). «J'ai lu des articles qui disaient que certaines personnes ont vu l'acte d'accusation. Je veux le dire clairement: l'acte d'accusation n'a pas encore été rédigé. Comme je l'ai déjà dit, je le rédigerai quand je serai certain que les preuves sont suffisantes.»

Combien de temps cela prendra-t-il encore? Daniel Bellemare a bon espoir que des accusations seront déposées avant la fin de l'année. Pour l'heure, dit-il, il doit s'assurer que la preuve recueillie sera admissible en cour. «C'est la clé. Si je rédige un acte d'accusation et qu'il n'y a pas de preuve, toute la structure s'effondre et nous serons dans le pétrin. Je veux m'assurer qu'il y a le plus de preuves convaincantes possible.»

Syrie et Hezbollah

Le premier procureur du TSL avait évoqué dès 2005 la possible implication de la Syrie dans l'assassinat de Hariri, mais les accusations n'ont pas suivi. Daniel Bellemare, ancien sous-procureur général adjoint du Canada, a pris la tête du TSL en 2008. Il travaille aux Pays-Bas, sa sécurité étant trop menacée au Liban.

Il est resté, contrairement à ses prédécesseurs, très discret sur le déroulement de l'enquête. Mais la lenteur du processus suscite de l'impatience et alimente les rumeurs.

Les médias libanais ont notamment faussement annoncé une inculpation imminente de membres du Hezbollah, organisation chiite pro-syrienne. Le leader du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, accuse de son côté Israël d'être responsable de l'attaque et a diffusé des images qui, selon lui, prouvent que des drones israéliens survolaient le lieu de l'attentat. Daniel Bellemare confirme avoir reçu ces images, qu'il ne prend pas à la légère.

Une poudrière

La situation politique du Liban est «tellement fragile» que la publication de l'acte d'accusation pourrait avoir de sérieuses répercussions, observe Henry Habib, spécialiste du Moyen-Orient à l'Université Concordia. «Un crime ne doit pas rester impuni. Mais, en même temps, il faut être conscient des conséquences qui peuvent accentuer les divisions.» Le pays se remet petit à petit de la guerre civile et des affrontements avec Israël, souligne-t-il. «On ne peut vraiment pas se permettre une autre guerre civile.»

En entrevue, Daniel Bellemare se dit conscient des tensions qui habitent les Libanais, mais il ne permet aucune ingérence politique dans son enquête. «Celui qui connaît ce dossier, c'est moi. Les gens doivent s'en souvenir. À moins qu'ils puissent lire dans mes pensées, le reste n'est que pure conjecture.»

03 septembre

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http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010... 


2-2 Philippe Abi-Akl : Bellemare dégonfle le ballon de baudruche.
L’éclairage
Le Canadien Daniel Bellemare, procureur général du TSL qui connaît de l'assassinat du président Rafic Hariri, a bien mis les points sur les i, dans une intervention sur le site Now Lebanon au sujet des assertions du Hezbollah, selon lesquelles l'acte d'accusation serait déjà rédigé, et qu'il ne reste plus qu'à l'étayer de certaines démonstrations. Ainsi qu'à propos des rumeurs que des cadres du 8 Mars propagent sur la politisation d'un tribunal qui serait un instrument utilisé par l'Occident, USA et Israël en tête, contre le parti et son armement. Le magistrat, retournant à ses contempteurs la monnaie de leur pièce, déclare en substance que tout ce qui se rabâche n'est qu'un tissu de politique qui ne le concerne ni de près ni de loin. Il précise même que ces spéculations débridées, il en prend connaissance pour la première fois dans les journaux. Manière d'indiquer qu'elles sont toutes cousues de fil blanc et ne lui ont jamais traversé l'esprit.
Le Hezbollah articule sa campagne autour du dossier des « faux témoins». Bellemare lui répond que, de son côté, il n'utilise pas ce terme. Il demande sans ambages : qui a dit que Houssam Houssam et Mohammadel-Siddick sont de faux témoins ? Le procureur relève que les gens confondent souvent la procédure judiciaire et l'enquête. Évoquant les bruits sur une publication rapprochée de ses conclusions, il précise fermement : « L'acte paraîtra quand je me serai assuré qu'il se fonde bien sur des indices suffisants. » Ajoutant qu'actuellement, il est « en pleine opération de vérification de l'efficience de tout indice. Pour parvenir à la plus dense collection d'éléments probants et crédibles ».
En professionnel averti, il rappelle que tout compte fait « les indices circonstanciels avérés sont encore plus forts que les indices convaincants, parce que croyables ».
Il poursuit en confirmant que ce qu'il a obtenu à ce jour de Hassan Nasrallah l'a été à travers la télévision. Dans un passage, le sayye davance qu'il dispose d'un surcroît d'indices, « ce que nous n'avons pasobtenu et dont nous attendons la transmission », indique le procureur.
But
Puis, il insiste : la mission du tribunal est de découvrir les assassins du président Rafic Hariri et de ses compagnons de destin, d'établir la vérité. La cour opère, c'est indiscutable, par rapport à un domaine bienpolitique. Par contre, son verdict n'aura rien de politique. Et quant à Bellemare lui-même, « personne ne peut me dicter ce que j'ai à faire »,proclame-t-il.
Et la décision du gouvernement libanais de charger le ministre de
la Justice, Ibrahim Najjar, de collecter des données dans l'affaire dite des « faux témoins » ? Bellemare répond qu'il la respecte, mais que c'est lui-même qui reste la haute autorité en ce qui concerne l'enquête sur l'assassinat du président Hariri. Façon de rappeler que tout le monde doit coopérer avec son bureau.
Imperturbable, inébranlable, imperméable à toute perturbation. Par ses déclarations, Bellemare balaie, entre autres, les informations rêvées par des cadres du 8 Mars qui affirment que l'Arabie saoudite a prié
la France et les USA de faire retarder la publication de l'acte d'accusation, qui comporterait la mise en inculpation d'éléments duHezbollah. En prélude à l'abolition du TSL tout entier, « qui constitue une menace pour la paix civile au Liban et pour l'entité libanaise », à en croire le Hezbollah.
Des diplomates et des politiciens retour de Paris confirment que les dirigeants français ne cessent de souligner que le TSL est tout à fait indépendant. Issu de la volonté de cette autorité suprême qu'est le Conseil des Nations unies, ce tribunal est formé des meilleurs juges que compte la planète. Des hommes et des femmes à la carrière irréprochable,
réputés pour être insensibles à toute forme de pression. Personne donc, concluent les autorités françaises, ne peut intervenir dans la
procédure. Sans compter que
la France, pour sa part, respecte le principe de l'indépendance des pouvoirs et l'indépendance parfaite de la justice.
Une précision, toutefois, et qui émane de Bellemare lui-même : « Je ne ferais pas montre de responsabilité si je n'étais sensible, attentif, à ce qui se passe sur la scène... », entendre libanaise. Il ne veut absolument pas agir à l'aveugle, en pur théoricien. Et c'est ce qu'indiquait le communiqué de son bureau, après la demande au parquet libanais concernant l'exposé d'indices de Nasrallah, en soulignant qu'il n'y aurait aucun acte d'accusation « avant que le procureur ne se soit assuré qu'il se fonde sur des indices indiscutables, à la lumière de toutes les circonstances ». Traduit en clair, cela signifie que Bellemare voudra tenir compte, pour le timing, de toutes les circonstances et de toutes les retombées possibles au Liban. C'est pourquoi, il tient à ne rien publier avant de pouvoir avancer des preuves absolument indiscutables. Coupant court, en bonne logique, à toute contestation, à toute réaction de rejet violent. Mais la logique entre-t-elle, ici, en ligne de compte ?

Où peut-on la voir quand un tribunal est traité d'israélien et l'acte d'accusation condamné alors qu'on n'en sait strictement rien ? Où peut-on la toucher du doigt quand le député Mohammad Raad précise que le clash de Bourj Abi Haïdar est une avant-première... Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que si l'acte d'accusation n'est pas bloqué, ou indéfiniment retardé, ou si le TSL n'est pas définitivement neutralisé, l'explosion est au bout.

02 septembre

Philippe Abi-Akl



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

3-1  Affaire Hariri - Propagande anti-syrienne sur LCP
Le 31 août, ceux qui ont raté « Voiture piégée à Beyrouth : qui a tué Rafic Hariri ? » sur La Chaîne parlementaire (LCP), n’ont rien à regretter.
Alors que des preuves tangibles de l’implication d’Israël dans l’assassinat du Premier ministre libanais ont été transmises par Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, au Tribunal spécial pour le Liban, la diffusion de ce documentaire n’avait aucune raison d’être, surtout sans avertissement ou débat contradictoire. Amal Hamelin des Essarts, correspondante de presse à Beyrouth, qui l’a réalisé en 2008, n’était pas sans savoir qu’une piste conduisait en Israël, que les soi-disant Gouvernement du Liban libre basé en Israël, et le Comité pour un Liban libre, proche du Likoud, avaient mis Rafic Hariri sur une liste de personnalités libanaises à éliminer (1).
A cette époque, le « faisceau de preuves » accusant
la Syrie de l’assassinat, et le juge Detlev Mehlis qui les avait fabriqués, étaient irrémédiablement discrédités.
La Syrie toujours menacée
Passons sur l’intervention de l'ancien vice-président Abdel Halim Khaddam, opposant réfugié à Paris, qui rêve de prendre le pouvoir en Syrie, ou du chef druze Walid Joumblatt qui s’est excusé, en mars 2010, des propos – « inadmissibles » selon ses propres dires - qu’il avait tenu contre le Président Bachar al-Assad, pour nous attarder sur celle de Marwan Hammadé. Comment se fait-il qu’aujourd’hui, alors que les preuves s’accumulent contre Israël, la rage anti-syrienne – et anti-Hezbollah - de ce dernier demeure intacte ? A Beyrouth, par les temps qui courent, il n’en faut pas plus pour être soupçonné d’espionnage au profit d’Israël, d’autant qu’en 2007, Marwan Hammadé, ministre libanais des Télécommunication, était de ceux qui voulaient interdire à la résistance de disposer de son propre réseau de téléphonique (2).
Depuis, l’arrestation pour espionnage d’employés des services de télécommunication a non seulement donné raison au Hezbollah, mais contraint Marwan Hammadé à démentir « catégoriquement », le mois dernier, la rumeur l’accusant d’être un des « gros poissons » recrutés par le Mossad (3).
Le documentaire venimeux programmé sur LCP – qui sera rediffusé à plusieurs reprises – démontre qu’au-delà de la campagne menée contre le Hezbollah,
la Syrie baasiste est toujours dans la ligne de mire des propagandistes occidentaux et israéliens.
Notes:
(1)
Lire : Assassinat de Rafic Hariri, la piste interdite, par Gilles Munier (16/7/06)
http://www.france-irak-actualite.com/pages/Liban_Assassinat_de_Rafic_Hariri_la_piste_interdite_16706-1982672.html

(2) Lebanese minister slams Hezbollah telephone network
http://www.haaretz.com/news/lebanese-minister-slams-hezbollah-telephone-network-1.228411

(3) 3 state employees arrested on suspicion of spying for Israel
http://www.yalibnan.com/2010/08/07/3-state-employees-arrested-on-suspicion-of-spying-for-israel/


n°141 - dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial - 06-09 -: Fin : -: Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.

n°141 - dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial - 06-09 -: Fin  : -: Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial

n°141 du 06-09

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :  

Tiré à part :

Qui est Rafic Hariri?

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Rafic Hariri:

1 Gilles Munier : Liban: Assassinat de Rafic Hariri, la piste interdite

4-2 Tribunal spécial pour le Liban

a) Youssef Boussoumah : Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.

Pièce jointe

Treizième rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le suivi de la cessation des hostilités au Liban.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Rafic Hariri:

1 Gilles Munier : Liban: Assassinat de Rafic Hariri, la piste interdite (16/7/06)

Israël et l’assassinat de Rafic Hariri:

Sans doute vais-je aggraver mon cas. Après l’assassinat de Rafic Hariri, j’ai désigné Israël comme l’un des pays qui profite du crime et écrit qu’un des conseillers de l’ancien Premier ministre accusait le Mossad d’en être l’auteur. L’Arche - « mensuel du judaïsme français » - m’a aussitôt traité d’antisémite, comme le font les Israéliens dès que l’on critique leur politique. Le 11 mai dernier, j’ai entendu Raphaël Schoemann, un fanatique pro israélien inculpé pour avoir menacé de mort une douzaine de personnalités françaises, citer mon article au tribunal pour prouver que je voyais « la main d’Israël » partout !  

On comprend, dans ces conditions, pourquoi personne – ou presque – n’évoque le Mossad comme l’un des instigateurs possibles du meurtre de Rafic Hariri. Les journalistes craignent de perdre leur emploi, les hommes politiques, ou les juges, de compromettre leur carrière. On comprend aussi pourquoi le démantèlement au sud du Liban d’un réseau terroriste du Mossad a pratiquement été passé sous silence : ses membres n’ont apparemment pas participé à l’attentat contre Rafic Hariri, mais les preuves accumulées contre eux par les enquêteurs y font irrésistiblement penser.

 Le rapport du juge Detev Mehlis qui accuse la Syrie et des officiers supérieurs libanais d’avoir assassiner Rafic Hariri, repose, à ce que l’on sait, sur les témoignages d’agents manipulés par des services secrets occidentaux et israéliens, ou par Rifaat Al-Assad – oncle de Bachar – qui rêve d’accéder au pouvoir à Damas. Même le « charnier » découvert opportunément à Anjar, au Liban, près d’une ancienne caserne syrienne, pour accuser la Syrie de crime de guerre, faisait partie de la campagne anti-syrienne. Il s’agit d’un cimetière ottoman vieux de 300 ans !

Pour une poignée de dollars…

Le principal témoin de l’assassinat de Rafic Hariri : Mohamed Zouheir Siddiq, qui avait prétendu être un membre important des services secrets syriens au Liban, en fait simple chauffeur d’un général syrien, était un escroc protégé par Rifaat Al Assad, recherché pour détournement de fonds. Selon Der Spiegel (22/10/05), il a avoué à son frère être devenu « millionnaire » en récitant sa leçon.  

Mohamed Zouheir Siddiq n’a donc ni participé à l’attentat, ni mis son appartement à la disposition des comploteurs. Les noms des sept officiers du renseignement syrien et des quatre généraux libanais lui ont été soufflés. Il n’a pas vu le van Mitsubishi canter blanc - qui a explosé au passage du convoi de Rafic Hariri - dans une caserne syrienne, pas plus qu’Ahmad Abou Adass, le kamikaze palestinien qui – selon lui - croyait participer à un attentat contre Iyad Allaoui, alors « Premier ministre » irakien.

L’autre témoin-clé, dit « témoin masqué » : Houssam Taher Houssam, syrien d’origine kurde, présenté comme un ancien officier des services de renseignement syriens, était coiffeur à Beyrouth et informateur des services syriens. Lorsqu’il s’est rétracté à Damas, il a accusé un journaliste d’Al-Mostaqbal - Farès Khachane – de lui avoir dicté ses déclarations. Le journaliste était, selon lui, aux ordres de Saad Hariri, fils du Premier ministre assassiné, et en relation avec « des Américains et des Israéliens ». On l’a torturé  et drogué pour lui faire dire que Maher al-Assad - frère du Président Al-Assad - et Assef Chaoukat - directeur des services des renseignements syriens - étaient les  « commanditaires de l’attentat ». Lui non plus n’a pas vu le van Mitsubishi canter blanc dans une base syrienne. C’est Hassan Sabeh - ministre de l'Intérieur libanais – qui lui a demandé ce faux témoignage contre 1,3 million de $.

Enfin Louay Al-Saka, un syrien détenu en Turquie présumé coupable d’un attentat à Istanbul, soit disant « n°5 d’Al Qaïda », devait,  semble-t-il, jouer le rôle de témoin de rechange. Selon son avocat, quatre agents de la CIA lui ont proposé dans sa cellule la vie sauve et une forte somme d’argent pour déclarer que le Général Assef Chaoukat voulait qu’il recrute un homme suicide irakien pour éliminer Hariri. Prudent, Al-Saka a refusé le marché offert par les Américains.

Sur la liste des personnalités à abattre

Le rapport Mehlis est un roman d’espionnage mal ficelé. Les comploteurs, présentés comme des professionnels du renseignement, se réunissaient à l’hôtel Méridien à Damas qui ne passe pas pour un endroit discret. Eux pour qui les écoutes téléphoniques n’ont pas de secret, n’arrêtaient pas de s’appeler sur leurs portables… Un suspect, Mahmoud Abdel-Al, membre de la secte musulmane Al –Ahbash – sans doute aux ordres de Rifaat Al-Assad - aurait même contacté le Président libanais Emile Lahoud le jour de l’attentat ! Seul fait indubitable : Nawar Habib Dona, marchand de cartes téléphoniques à Tripoli, qui a vendu celles liées à l’attentat, est mort dans un « accident de la route »…

Dans l’affaire Hariri, les preuves d’une éventuelle implication du Mossad ne manquent pas, mais la « justice internationale » ne veut pas en entendre parler. Le Gouvernement du Liban libre -  basé en Israël et dirigé par Nagi N. Najjar -  et le Comité pour un Liban libre de Ziad K. Abdelnour, un financier néo conservateur proche du Likoud et de Daniel Pipes – l’homme qui a inspiré l’opération caricatures du Prophète – ont pourtant mis le nom de Rafic Hariri sur une liste de personnalités libanaises à éliminer. Ce n’était pas un secret : elle était sur leur site Internet. Detlev Mehlis n’en a pas parlé dans son rapport à l’ONU. Quelle aurait été sa réaction – celle des Etats-Unis et de la France -  si ces menaces avaient émané d’un groupuscule libanais pro syrien? Pourquoi le juge n’a-t-il pas fait vérifier le système de sécurité du convoi ? Il se serait mystérieusement désactivé juste une fraction de seconde avant l’explosion. Pourquoi n’a-t-il pas mis la société israélienne qui l’a conçu sur la liste des suspects ?  

Réseaux terroristes israéliens au Liban

Au Liban, les Israéliens ont toujours assassiné impunément qui ils voulaient. Les bombardements actuels - notamment de l’aéroport international… Rafic Hariri ! – entrent dans une stratégie qui ne date pas d’hier à laquelle l’ancien Premier ministre se serait fermement opposé. A-t-il été éliminé dans cette perspective ? Qui sait que les services de renseignements de l’armée libanaise ont démantelé le 13 juin un réseau du Mossad, à Saïda, au sud du Liban ? Sa spécialité : l’attentat à la voiture piégée. Le chef du groupe terroriste, Mahmoud Rafeh, a été arrêté ainsi que deux de ses complices. C’est un Druze libanais, ancien officier dans les milices pro israéliennes du Général Lahad, ancien des Forces de sécurité libanaises (FSI). L’armée libanaise a découvert dans sa cave la panoplie du parfait espion : un ordinateur et des caméras en provenance d’Israël, des tenues militaires libanaises, des téléphones cellulaires avec des lignes internationales, un décodeur permettant de lire sur un écran de télévision des messages codés, des faux papiers, des portraits d’épouses fictives israéliennes.  

Mahmoud Rafeh  a été recruté en 1994 par le Mossad sur les conseils d’Alameddine Badaoui, responsable de sécurité de l’ex-armée du Liban-Sud. Il a été formé en Israël et dans un pays étranger, puis renvoyé au Liban en 2000 « pour mettre en place des réseaux chargés de l’exécution d’opérations ». Il est bien sûr interdit d’en déduire qu’il pourrait y avoir parmi ces groupes terroristes dormants celui qui a tué Rafic Hariri.  

Rafeh a avoué avoir organisé une série d’attentats contre des personnalités libanaises ou palestiniennes. En 1999 et 2003, il a tué deux dirigeants du Hezbollah. Le 20 mai 2002, il a assassiné  Jihad Jibril qui dirigeait la branche armée du FPLP-CG (Front Populaire pour la Libération de la Palestine – Commandement général), fondé par son père. Cet attentat avait été revendiqué par un  « Mouvement des Nationalistes libanais », créé pour la circonstance. À l’époque, Israël avait bien sûr démenti être responsable du meurtre. Yarden Vatikay, du Ministère israélien de la Défense, avait assuré qu’ "Israël n'avait aucun rapport avec la voiture piégée ». Benjamin Ben-Eliezer, son ministre, avait ajouté :"Comme d'habitude, c'est Israël qu'ils blâment ".

Le 26 mai 2006, Rafeh a assassiné Mahmoud Majzoud, membre du Djihad islamique qui, victime d’un attentat similaire, il y a deux ans, avait installé des caméras de surveillance dans – et devant – son immeuble. Elles ont disparu. Là aussi, il est interdit de dire que les terroristes ont tiré des enseignements de l’attentat contre Hariri. Cette fois, ils ont pris les caméras, alors qu’ils avaient oublié de neutraliser celle de la banque HSBC qui a filmé le van Mitsubishi près de l’hôtel St Georges.

Selon des sources judiciaires proches de l’enquête, les explosifs étaient camouflés dans la porte d’une Mercedes 280 grise garée devant le domicile des victimes. La porte a été introduite au Liban par un passage situé près des fermes de Chebaa. L’explosion était télécommandée par Mahmoud Rafeh, installé dans un van situé à 900 mètres de l’objectif. Un agent du Mossad, embarqué sur un avion de surveillance MK volant à haute altitude, l’informait de ce qui se passait devant l’immeuble et lui a dit quand presser le bouton. Il est encore une fois interdit d’évoquer le van Mitsubishi qui s’est introduit dans le convoi de Rafic Hariri, et de rappeler que Moustapha Tlass – ancien ministre syrien de la Défense – a déclaré en janvier 2006 qu’un avion israélien a donné le signal pour faire exploser les voitures piégées qui ont tué Rafic Hariri et le journaliste Gebran Tuéni.  

Deux membres du réseau sont en fuite : un certain « Abou Georges » et Hussein Khattab, un ancien prisonnier palestinien en Israël, accusé par Ahmed Jibril d’être directement responsable de l’attentat contre son fils. Le Président Emile Lahoud demande au juge Brammertz – qui a pris la suite de Detev Mehlis - d’enquêter sur les meurtres du Mossad, comme il le fait sur ceux des 14 personnalités libanaises assassinées après l’attentat contre Rafic Hariri. Il se pourrait bien qu’il y ait un « lien manifeste » entre tous ces assassinats, les réseaux du Mossad au Liban et les événements actuels.

Sources :

La commission Mehlis discréditée   http://perso.orange.fr/do/ag/892.htm

Mais qui a assassiné Rafic Hariri ? par Gilles Munier (AFI-Flash du 21/2/05)

Interview de Jürgen Cain Kübel, auteur de « Mordakte Hariri. Unterdrückte Spuren im Libanon »

(Dossier de l'assassinat d'Hariri. Des indices passés sous silence au Liban)

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=240...

L’espion du Mossad passe aux aveux, et plusieurs articles parus dans L’Orient-Le Jour sur le réseau du Mossad démantelé au Liban, sont sur le site :    http://palestine.over-blog.net/categorie-136632.html

Quand le Mossad trame au Pays des cèdres, par Stefano Chiarini, il manifesto – 17/6/06

http://www.protection-palestine.org/article.php3?id_artic...

Four Convicted for 1986 Disco Bombing  http://www.ict.org.il/spotlight/det.cfm?id=706

German TV expose CIA, Mossad links to 1986 Berlin disco bombing

http://www.wsws.org/news/1998/aug1998/bomb1-a27.shtml

« Mossad. Un agent des services secrets israéliens parle », de Victor Ostrosvky et Claire Hoy - Editions Presses de la Cité, 1990. Israël avait tenté de faire interdire la parution du livre aux Etats-Unis.

16/7/06

(Appendice)  

DETLEV MEHLIS : « Mossad : connais pas ! »

L’enquête du juge Detlev Mehlis sur l’assassinat de Rafic Hariri ressemble à celle qu’il a menée après l’attentat à la bombe dans la discothèque La Belle, le 5 avril 1986, à Berlin Ouest. Dans les deux cas, il s’est refusé à envisager la moindre implication du Mossad dans l’affaire.  

Le « complot libyen »

A Berlin, l’attentat avait provoqué la mort de deux GI’s et d’une femme turque, et fait plus de 200 blessés, dont 79 Américains. Le Président Ronald Reagan avait aussitôt affirmé que les Etats-Unis avaient intercepté deux messages prouvant la culpabilité de la Libye et lancé l'Opération Eldorado Canyon. Le 15 avril, Tripoli et Benghazi étaient bombardées. On dénombrait 41 tués - dont la fille adoptive du Président Khadafi - et plus de 220 blessés.  

 Detlev Mehlis avait accrédité, sans la moindre preuve, la thèse du « complot libyen » comme il l’a fait au Liban avec celle de la « piste syrienne ». Pendant quinze ans, il a instruit à charge pour justifier a posteriori l’agression américaine et cacher l’implication de services secrets occidentaux – et israélien -  dans l’attentat. Les informations mettant en doute ses accusations sont accablantes.

 En 1990, dans « Mossad. Un agent des services secrets israéliens parle », le colonel  Victor Ostrosvky, révèle que les messages cités par Ronald Reagan sont l’œuvre du Mossad qui a installé un émetteur Trojan dans un immeuble situé près de la caserne Bab al-Aziziyyah, résidence et bureau du Président Kadhafi. Dès la fin mars 1986, les services d’écoute américains avaient déchiffré des instructions données à des terroristes, croyant qu’elles émanaient des services secrets libyens !

Des terroristes liés au Mossad

Le 25 août 1998, une contre enquête du magazine d’investigation Frontal, diffusée sur la chaîne allemande de télévision ZDF révélait que les terroristes arabes inculpés par Mehlis étaient des informateurs de la CIA, du BND allemand ou du Mossad. Le juge était au courant de ces liens, mais n'en avait tiré aucune conclusion et n'en a jamais fait état.

Frontal apprend qu'il est allé à Malte: proposer à Musbah Eter - un des terroristes en fuite, ancien fonctionnaire de l'Ambassade de Libye à Berlin-Est - de respecter  son immunité diplomatique à condition qu’il accuse un Palestinien du nom de Yasser Chraidi, chauffeur de l’ambassade, d’être le cerveau de l’attentat. La trace de Musbah Eter, qui a accepté la proposition de Mehlis, a été retrouvée plus tard en Norvège, où il s’est réfugié en 1990. Dans son interview, il refuse de dire pour quel service secret il a travaillé. Son avocat, Odd Devland, raconte alors qu’à son arrivée à Bergen, son client était présenté par les médias comme un danger pour la sécurité du pays, mais qu’une intervention du Mossad a miraculeusement arrangé la situation. Musbah Eter aa même obtenu sa naturalisation.

Le rôle joué par le Mossad et certains service occidentaux dans l'attentat de Berlin-Est explique sans doute pourquoi le 18 novembre 1997 le tribunal allemand n'a condamné les terroristes qu'à une peine de 122 à 14 ans d'internement, alors que la prison à vie était réclamée. Selon Frontal qui a eu accès aux synthèses finales du KGB et de la Stasi sur cette affaire, l’attentat a été commis en réalité – moyennant finances occidentales - par un autre groupe, composé de « terroristes professionnels » dirigés par un certain « Mahmoud » Abou Jaber. Musbah Eter et ses complices étaient des coupables parfaits, là pour brouiller les pistes remontant  aux auteurs et aux commanditaires de l’opération.

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Liban_Assassin...


 

4-2 Tribunal spécial pour le Liban

a) Youssef Boussoumah et A.C. : Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.

Une commission d’enquête ou une bouffonnerie ?

L’assassinat de Hariri et de 21 personnes de sa suite en février 2005, a secoué le Liban et toute la région non seulement en raison de la brutalité extrême de l’acte mais aussi pour les implications politiques considérables qu’il a entraînées. Rappelons que ce crime initia une période de blocage gouvernemental et de tensions extrêmes pendant près de 5 ans, entre deux coalitions pro ou anti occidentale, respectivement du 14 mars et du 8 mars. Celui ci porta même le pays au bord d’une nouvelle guerre civile. Il apparaît clairement que la réaction des pays occidentaux face à cet attentat est dans la droite ligne des précédents coloniaux dans la région . Une politique qui peut se résumer par la stratégie désormais classique : instrumentalisation politique des tensions internes, intervention militaires, mise en place de gouvernements vassalisés. La commission d’enquête internationale puis le TSL, pilotés depuis Washington mais activement soutenu par Londres, Paris et Berlin s’apparentent à un véritable drone politique planant sur le Liban. Comme d’autres drones, mécaniques ceux là, pilotés depuis Tel-Aviv, ils ont tous le même objectif : susciter, exacerber et exploiter toutes les failles de la vie politique libanaise. Observons les différents actes de cette mauvais pièce.

L’acte 1 s’est joué en 2005, quelques mois après l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri et l’engagement personnel de J. Chirac à trouver les coupables du meurtre de son ami. Une commission d’enquête internationale indépendante est constituée sur décision du Conseil de Sécurité de l’ONU . La résolution 1595 (7 avril 2005) adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, appelle à faire toute la lumière sur cette sombre affaire. Elle prévoit la formation d’un Tribunal spécial pour le Liban ( TSL) qui sera créé en 2007 et qui a inauguré ses locaux en mars 2009 à La Haye.

Mais suffit il qu’une commission d’enquête internationale se proclame indépendante pour qu’elle le soit réellement ? L’Histoire prouve que c’est précisément cette insistance à se proclamer indépendant qui doit être regardée comme suspecte. Surtout quand ladite commission est sponsorisée par des Etats occidentaux dont le caractère prédateur n’est plus à démontrer et qu’elle a comme chef Detlev Mehlis, un procureur mis en place par Washington. Celui ci considéré par Kofi Annan comme un procureur très intègre est juste connu pour sa grande proximité avec certains services du renseignement comme la CIA, le BKA allemand et le Mossad israélien avec qui il a instruit à charge contre la Syrie et la Libye, dans les années 80, dans plusieurs coups fourrés montés de toute évidence par les services occidentaux. Il est aussi connu pour ses liens ténus avec de nombreux instituts liés aux gouvernement des Etats-Unis. Preuve de son indépendance : très rapidement et sans aucun suspense, à l’unisson de toute la presse occidentale et du mouvement du 14 mars, Mehlis accuse Damas d’être au cœur de ce complot. Celui ci reconnait pourtant n’avoir comme preuves tangibles que les révélations de 4 témoins dont deux présentés comme capitaux accusent directement la Syrie de l’organisation de ce crime.

Le premier est un Syrien, Mohamad Zouheir Siddiq, se présentant comme un ancien colonel des services de renseignements de son pays, ayant dû fuir la région après ses révélations pour trouver refuge en Espagne auprès de Rifaat al Assad, oncle de Bachar, opposant au régime syrien soutenu par les Etats-Unis. Siddiq sera ensuite pris en charge par les services français. Ce témoin parfait assure que le timing de l’attentat a été préparé au Liban par de hauts gradés syriens et libanais. En octobre 2005, l’Etat français se voit obligé d’interpeller Siddiq à la demande du procureur libanais Saïd Mirza pour des affaires d’escroqueries mais aussi lorsqu’il apparaît que ce prétendu colonel de l’armée syrienne est en fait un vrai déserteur mais comme simple chauffeur de général et puis surtout qu’il est un parfait affabulateur. Paris, curieusement refuse pourtant de l’extrader. Relâché en 2006 il est placé « sous protection policière » dans une confortable villa de Chatou. Cela n’empêche pas Mehlis de lui renouveler sa confiance dans les deux moutures de son rapport remis d’abord le 20 octobre 2005 puis le 10 décembre 2005.

Le 13 mars 2008, coup de théâtre dans une affaire qui en regorge : la France prétend via son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner avoir "perdu" la trace de Zouheir Siddiq. Il se serait tout simplement évaporé dans la nature pour réapparaitre le 10 avril suivant...dans les colonnes d’un journal koweitien. Afin de faire taire dit-il les rumeurs sur sa possible liquidation. Que dire de plus de ce soi disant témoin présenté avec tambours et trompettes comme un témoin roi ? L’individu reconnaîtra non seulement avoir été poursuivi pour escroquerie au Liban mais surtout admettra avoir reçu des sommes gigantesques en contrepartie de son témoignage à charge contre Damas.

Depuis nous savons par Siddiq lui-même qu’il a été exfiltré de France vers le Golfe arabe grâce à un faux passeport tchèque remis par le cabinet de Nicolas Sarkozy, alors que celui ci était encore ministre de l’intérieur. D’emblée trois questions se posent. Pour le compte de qui travaillait Siddiq, pourquoi la France l’a-t elle envoyé vers les Emirats et non remis à la justice internationale pour faux témoignage dans le cadre de ce même TSL et enfin question subsidiaire, pourquoi un passeport tchèque ? Ce pays entretenant d’excellentes relations avec le Mossad et plusieurs passeports des assassins israéliens de Mahmoud Mabhouh, cadre de Hamas assassiné aux Emirats , étant tchèques, ce détail pourrait ne pas en être un... Le deuxième témoin clé se nomme Hussam-Hussam , un kurde syrien qui très vite apparaît tout aussi fantasque que le précédent. Il serait fastidieux de détailler ses multiples et contradictoires déclarations. Aussi contentons nous de rappeler que celui ci fut découvert miraculeusement à l’automne 2005 au moment où le témoignage de Siddiq commençait à prendre l’eau. Celui ci a bel et bien travaillé 13 ans pour les services de renseignement syriens. En novembre 2005, à la veille de l’interrogatoire de cinq responsables syriens à Vienne par la commission d’enquête internationale, Hussam-Hussam non seulement se rétracte mais à l’occasion d’une conférence de presse qui se tient le 28 novembre 2005 à Damas, révèle « qu’on » lui aurait dit quoi dire » sous la contrainte. Arrêté et battu par la police libanaise, il aurait été visité en prison par un journaliste proche de la famille Hariri pour se voir promettre la liberté s’il acceptait de témoigner devant la commission d’enquête internationale. « Lors d’une réunion au bureau du ministre de l’Intérieur, on m’a promis la somme de 1,3 million de dollars en contrepartie de mon faux témoignage dont le but était d’impliquer la Syrie dans l’assassinat de Hariri ». Une réunion à la suite de laquelle, il assure devant la commission d’enquête que l’attentat a bien été préparé chez lui au Liban par de hauts gradés syriens et libanais et « se souvient » même avoir vu le véhicule fatal un Mitsubishi blanc peu de temps avant l’attentat, dans une caserne de l’armée syrienne. Le ministre de l’intérieur libanais, Hassan Sabeh, s’il confirme cette réunion nie toutefois avoir tenté de convaincre Hussam de faire un faux témoignage. Quant au journaliste s’il reconnait bien avoir visité Hussam-Hussam, il récusera les accusations de subordination selon lesquelles il lui aurait demandé de faire un faux témoignage, pour impliquer la Syrie dans l’attentat du 14 février.

L’hypothèse syrienne s’effondre

Au final, la commission d’enquête de l’Onu sera bien obligée d’abandonner ces deux super témoins parce que peu crédibles mais sans aller, bizarrement, jusqu’à les accuser ni d’entrave à la justice, ni même de faux témoignages. Rappelons que c’est essentiellement sur la base des allégations de ceux ci que Detlev Mehlis a concocté son rapport initial qui affirmait alors crânement : « Un faisceau de preuves conduit à l’implication tant du Liban que de la Syrie dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri ».

L’accusation s’effondrant, il n’en demeure pas moins que quatre innocents ont payé chèrement l’acharnement du TSL à faire vivre la piste syrienne. A la fin août 2005, c’est tout de même sur ce genre de témoignages bidons que quatre officiers supérieurs libanais, réputés proches de l’ancien président Emile Lahoud et de la Syrie furent envoyés en prison pour quatre longues années, alors qu’aucune charge sérieuse n’a jamais pesé sur eux. Parmi ceux ci, le chef de la Sécurité Intérieure, équivalent de la Gendarmerie en France, le général Jamil Sayyed, a décidé de porter plainte contre tous les responsables de son pays ayant trempé dans ce coup fourré. Notamment le procureur général Saïd Mirza cité précédemment. D’autre part, selon un scénario bien rôdé dans lequel Washington est passé maître, la déstabilisation officielle de la Syrie assumée au grand jour, a pu commencé par le biais d’une campagne médiatique d’une violence inouïe. Celle ci laissait alors craindre le pire, les rumeurs de renversement du régime syrien allant alors bon train. Que personne dans les sphères onusiennes, françaises, européennes, étasuniennes, soi disant soucieuses de connaître la vérité, ne s’interroge sur les commanditaires de Siddiq et de Hussam Hussam voilà qui est pour le moins étrange.

Et pourtant, après coup, Mehlis reconnait aisément comme pour se dédouaner, comme si cela était normal pour un juge international, avoir agi selon des apriori. A savoir que son accusation se fondait davantage sur une analyse de la situation politique au Liban et sur une hostilité supposée entre les alliés de la Syrie et ceux alliés à la famille Hariri que sur un ensemble de preuves tangibles. A l’époque pourtant, Hariri était un interlocuteur des syriens puisqu’il avait finalement voté la prolongation du mandat de Emile Lahoud comme le souhaitait Damas. Dés lors, on imagine mal ce pays, réputé pragmatique, jouer son avenir en décidant sur un coup de tête de commettre un forfait qui aurait pour lui des implications aussi considérables . Ceux qui pensaient que ce fiasco judiciaire sans précédent avec ses témoins véreux, ses rebondissements glauques, ses emprisonnements d’innocents, cette campagne anti syrienne hystérique dans le but de déstabiliser ce pays mais aussi le Liban par ricochet, aurait amené à plus de pondération des puissances occidentales, curieusement plus acharnées sur le dossier que la famille Hariri elle même, sous estiment la détermination politique des promoteurs de ce TSL. Et ce, en dépit du revers essuyé et du temps perdu qui aura notablement entravé l’aboutissement de l’enquête, empêchant qu’elle ne se concentre sur des pistes sérieuses. La route de Damas étant par trop semée d’embûches, Devler Mehlis est congédié. Il sera gratifié de la croix du mérite par les autorités françaises pour services rendus. Exit le complot syrien.

Hezbollah, après la Syrie

C’est contre un autre segment du camp du refus à l’ordre impérialiste, celui de la Résistance libanaise que les parrains occidentaux vont désormais concentrer leur feu. Ce qui, compte tenu de l’agenda étasuno-israélien est tout simplement une autre manière de voyager au Moyen Orient, cette fois, vers Téhéran.

Il semble bien que les trois coups de l’acte 2 de cette production hollywoodienne aient déjà été frappés quand, en avril 2009, les quatre officiers libanais sont remis en liberté et innocentés. En fait dés fin 2006, quelques mois à peine après la fin de la guerre israélienne dite de juillet contre le Liban et l’extraordinaire victoire de la Résistance islamique alors que l’enquête piétine et que ni la Commission, ni le Tribunal n’arrivent à des conclusions crédibles. C’est en octobre de cette même année, un article signé Georges Malbruno donne le ton nouveau en rapportant des informations censées être confidentielles qu’il tient des services de renseignement et des membres de la Commission d’enquête. Cette dernière s’orienterait dit on en direction de membres du Hezbollah. La nomination le 15 novembre 2007 par le Secrétaire général des Nations unies du Québécois Daniel Bellemare à la tête de la Commission d’enquête internationale pour le Liban, en remplacement de M. Serge Brammertz, n’augure pas nécessairement de plus d’objectivité. En effet de plus en plus de fuites, savamment organisées comme autant de ballons d’essai, sont relayées par des médias comme le Monde en Avril 2009 ou le Deir Spiegel et son fameux article de mai 2009. Désormais, bien que rien encore ne soit officiel, le principal suspect dans cette affaire serait bel et bien le parti libanais de Cheikh Nasrallah dont des membres éminents de l’appareil militaire et sécuritaire auraient planifié et exécuté l’assassinat du premier ministre.

Ces dernières semaines la tension est montée d’un cran quand mezza voce des noms de membres du Hezbollah ont été lâchés. Cependant jusqu’à maintenant, personne ne connait ni l’acte d’accusation ni les preuves sur lesquels le Tribunal compte étayer sa démonstration. Les informations circulant dans les médias parlent d’écoutes téléphoniques indiquant que des membres du Hezbollah (ou du moins leurs téléphones, sic !) étaient présents sur les lieux du crime. On ne sait rien, bien entendu sur le comment du pourquoi le Tribunal en serait arrivé à la conclusion que les téléphones repérés, et par qui au fait, appartiendraient bien à des membres de l’appareil militaire du Hezbollah . Il est vrai que d’emblée cette accusation paraît par trop désopilante . En effet, on imagine mal un cadre supérieur d’une organisation considérée comme une des plus performantes en matière de sécurité, se faire harakiri en ouvrant en son nom propre dans une boutique du coin de la rue, une ligne même temporaire sachant qu’il est une cible permanente pour Israël . Ou alors encore moins papoter avec ses comparses, une fois l’attentat contre Hariri réalisé . Et ce en utilisant ce même téléphone si facilement identifiable aux communications non cryptées. La discrétion des membres du Hezbollah et leur discipline de fer étant de l’aveu même d’Israël les éléments déterminants de leur succès, on imagine mal de la même façon , comme l’a pourtant suggéré Hariri junior à Hassan Nasrallah, comment des éléments incontrôlés de l’organisation de résistance auraient pu agir en free lance. C’est pourtant cette nouvelle fable que veut, de toute évidence, nous conter le nouveau enquêteur en chef de l’ONU, Daniel Bellemare.

C’est à ce moment qu’il est nécessaire de faire état de certains évènements sécuritaires libanais incontournables. Depuis longtemps le Liban est un terrain de jeu pour les services israéliens qui y ont entretenu des centaines d’agents rétribués depuis son irruption dans la région. Cependant un tournant stratégique a été réalisé ces dernières années par les services libanais en coopération avec Hezbollah. Ceux ci ont mis au jour de très nombreux réseaux d’espionnage israéliens (plus de 70 arrestations en 18 mois ! ). Des agents étaient recrutés dans toutes les confessions mais aussi dans toutes les classes sociales et milieux. Y compris parmi des officiers supérieurs de l’armée. Dernière en date des ces arrestations spectaculaires, un général au passé irréprochable. Cependant, les arrestations de ces dernières semaines avec la découverte d’un puissant réseau d’espionnage impliquant plusieurs cadres supérieurs de différentes entreprises de télécommunications prouvent que depuis des années la téléphonie mobile et fixe libanaise, tant privée que d’Etat était complètement infiltrée par le Mossad. En effet l’un des principaux agents interpellés pour intelligence avec l’ennemi, Cherbel Qazzi, contre lequel pèsent des charges très lourdes, occupait une position dirigeante au sein de la Société Alfa, deuxième entreprise de télécoms du Liban travaillant pour le gouvernement et collaborait avec Israël depuis 14 ans. Selon le quotidien al Safir il a avoué avoir installé des programmes informatiques et des puces électroniques dans les émetteurs d’Alfa. Ce qui permettait aux Israéliens non seulement de contrôler et de suivre les communications mais aussi de localiser les individus à assassiner puis d’effacer les informations enregistrées lors des communications. Des tours de passe-passe dignes d’un Harry Potter aboutissaient à fabriquer les traces d’une conversation téléphonique purement fictive entre deux abonnés et cela à partir de lieux tout aussi imaginaires. Idem pour les sms. Un certain nombre d’agents israéliens du réseau dit « télécom » ont fui en Israël, accréditant la thèse de leur culpabilité.

Assassinat de Hariri : la piste israélienne

Mais en quoi cela concerne t-il l’enquête sur l’assassinat de Hariri ? En mai 2008, deux ans après la guerre de Juillet, la crise politique récurrente aboutit à un nouveau bras de fer à Beyrouth. Celle ci fait ressurgir le spectre de la guerre civile lorsque les hommes de Hezbollah se rendent rapidement maîtres de la capitale puis se retirent, paralysant sur place les milices proches du 14 mars. Parmi les causes de ce réchauffement, il y a la décision du premier ministre Fouad Siniora et de son cabinet de déclarer unilatéralement illégal le système de téléphonie fixe dont le parti de la Résistance a décidé de se doter. Et ce, précisément du fait des soupçons sur l’infiltration des télécommunications consécutifs à la guerre de Juillet. A l’époque, cet épisode est largement présenté comme un nouveau coup de force de la milice chiite contre le Liban tout entier.

Et pourtant, rétrospectivement ces soupçons n’étaient ils pas fondés ? Qu’en serait-il aujourd’hui de la résistance libanaise si Nasrallah s’était docilement plié à l’injonction du 14 mars comme le demandaient les amis occidentaux du Liban ? Mais surtout, pourquoi cette insistance de Siniora a imposer à Hezbollah un système de télécommunications complètement infiltré par Israël ? Etait il totalement ignorant de cette situation ? Toutes ces questions demeurent encore sans réponse.

En résumé, non seulement comme le font remarquer de nombreux juristes, les écoutes téléphoniques n’ont jamais constitué en droit de preuves formelles, précisément pour les possibilités de manipulation. Mais en plus, ces même preuves électroniques sur lesquelles compte se baser le Tribunal peuvent très bien se retourner contre un autre acteur régional, Israël qui de toute évidence dispose dans ce pays avec ses nombreux relais locaux d’une plus grande marge de manœuvre que les autorités elles mêmes. En effet si la presse occidentale, en vertu de son habituelle approche coloniale du Liban, se plait à démasquer depuis des années les Libanais pro syriens, comme si cela constituait un crime de sentir des affinités avec un pays arabe au Liban, elle est étonnamment complaisante avec la coalition pro occidentale et pro israélienne qui sévit depuis toujours au Liban et dont les figures sont connues.

C’est ainsi qu’ au cours d’une conférence de presse donnée lundi 9 août par Cheikh Nasrallah, celui ci a présenté, à la presse nationale et internationale, un certain nombre d’éléments matériels qui selon lui désignent clairement Israël. Plusieurs clichés du lieu de l’attentat et de la route empruntée par Hariri ce jour là, qui, le Sayyed l’assure, proviennent de satellites espions israéliens et ont été pris dans la période précédant l’attentat. Le temps mis pour présenter ces preuves depuis leur piratage, plus d’un an, étant dû aux difficultés de décryptage. Certes les clichés ne sont pas datés mais Nasrallah lui -même a l’honnêteté de le reconnaître : ils ne constituent pas des preuves formelles mais ils présentent un intérêt autrement plus sérieux que tout ce qui a été remué jusque là puisqu’elle désignent une piste clairement. De toute évidence, il s’agit de clichés satellites or qui a les moyens de survoler en permanence le Liban grâce à ses drones et satellites , si c e n’est Israël.

Les moyens nécessaires à un attentat d’une telle ampleur, les réseaux d’espionnage dévoilés, les clichés satellitaires révélés et l’intérêt manifeste qu’Israël, à la différence de tout autre intervenant régional, aurait eu dans la disparition violente de Hariri, à savoir semer la discorde, donnent un relief particulier aux accusations de Nasrallah. Tout cela ne constitue t-il pas un faisceau d’éléments pour une hypothèse, Israël, jamais évoquée jusque là ? Ces nouveaux éléments comme dans toute enquête impartiale devraient éclairer d’un jour nouveau l’enquête.

L’Iran, le nouveau méchant loup

Le troisième acte de la tragi comédie de ce TSL se jouera en septembre. Le scénario est connu. Il risque d’être cette fois la mise en cause directe de l’Iran. Ce pays pourrait être désigné comme commanditaire de l’attentat dont le Hezbollah se serait prétendument rendu coupable. Plusieurs responsables des Gardiens de la Révolution identifiés comme agents traitants pourraient même être sommés pour l’occasion de comparaitre devant le TSL. Et ce, au moment même où deux nouvelles coïncidences surviendront en automne, l’aggravation espérée des sanctions sur le dossier nucléaire et le fait qu’englués en Afghanistan dans un nouveau Vietnam, les E.U s’apprêtent à désigner l’Iran comme le soutien réel des Talibans. En effet, quiconque suit les turpitudes de cette enquête ne peut être qu’interpellé par la coïncidence « heureuse » entre les accusations du Tribunal et l’agenda américain au Moyen Orient. En 2005, deux ans à peine après la guerre contre l’Irak, la Syrie était considérée comme faisant partie de l’axe du mal du fait de la politique de son gouvernement d’alliance avec l’Iran et de soutien au Hezbollah, de même que son opposition à la guerre. Depuis, les temps ont changé, la Syrie est reconsidérée comme un interlocuteur incontournable et voilà que des émissaires de pays européens les plus divers se précipitent à Damas pour pousser la présidence syrienne à abandonner son alliance avec l’Iran, c’est à dire le camp de la résistance. Entre temps, les Etats-Unis ont décidé d’adopter une nouvelle stratégie à l’encontre de l’Iran qui suppose une attaque plus frontale. Soit un durcissement des sanctions et un déploiement militaire important dans la région du Golfe arabo-persique et dans l’Océan indien. Cette nouvelle politique suppose aussi une attaque frontale du Hezbollah. C’est ainsi qu’il faut comprendre les dernières velléités de la FINUL qui au sud Liban veut étendre ses prérogatives au détriment de la résistance et de l’armée libanaise, en infraction flagrante avec la résolution 1701 des Nations Unies. La récente et meurtrière provocation israélienne à la frontière libanaise, le 3 août dernier couverte dans les faits par la FINUL, et les Etats- Unis confirme cette orientation.

La bouffonnerie du TSP loin de toute volonté de manifestation de la vérité apparaît bien comme un nouvel épisode d’une recolonisation de la région avec à la clé une offensive de grand style contre l’Iran et ses alliés dont le Hezbollah. Dans le but en éliminant un à un tous ses adversaires sérieux de pérenniser la dictature militaire israélienne sur la région.

Le TSL devrait formuler son acte d’accusation sur l’affaire dès septembre 2010. Le comble de la parodie est atteint lorsque ce tribunal dit international se trouve un porte parole improvisé en la personne du commandant en chef des Forces de défense israéliennes Gabi Ashkenazi. Celui ci a bien Indiqué l’objectif de l’enquête : détruire la résistance. Déposant, le 7 juillet dernier, devant la commission des affaires étrangère de la Knesset, il a tout simplement prédit avec jubilation, « avoir beaucoup d’espoirs, que la situation se détériorerait au Liban en septembre, après que le Tribunal aura inculpé le Hezbollah pour l’assassinat d’Hariri. » Il s’agit de sa part d’une de ces prédictions auto-réalisatrices dont Israël a fait le fondement de sa politique expansionniste et militariste. Comment Israël sait il que la Tribunal inculpera Hezbollah, si ce n’est parce que les pseudo preuves téléphoniques sont made in Tel Aviv.

Après l’Egypte de Nasser en 1956, le Liban de Kamal Joumblat en 1975, l’Irak de Saddam Hussein en 1990, la Syrie de Hafez Al Assad, voilà un nouveau grand méchant loup, désigné par Washington et Tel Aviv pour cause de non soumission, l’Iran de Ahmadinejad. On le constate tout est bon pour imposer la greffe israélienne à la région même au prix d’une nouvelle guerre dévastatrice. C’est pourquoi, l’Europe ferait bien d’y regarder de plus près ,avant, encore une fois de servir la soupe aux Etats sérial killers que sont Etats-Unis et Israël. L’aventure est très mal engagée cette fois pour les agresseurs et elle risque d’y perdre ses dernières plumes. Quant à nous, la tâche est claire, il s’agit de défendre la résistance et d’éviter qu’un deuxième Iraq ne se produise. Nous avons le nombre, il ne nous manque plus que la volonté politique.

Youssef Boussoumah et A.C. 

mardi 17 août 2010

Youssef Boussoumah, membre du PIR, et A. C.

http://www.indigenes-republique.fr:80/article.php3?id_art...


Pièce jointe

Treizième rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le suivi de la cessation des hostilités au Liban.
I. Introduction

1. Le présent rapport donne une évaluation détaillée de l’application de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité depuis mon précédent rapport en date du 26 février 2010 (S/2010/105).

2. La situation dans la zone d’opérations de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) est restée généralement stable au cours de la période considérée. L’état de cessation des hostilités entre Israël et le Liban depuis août 2006 a perduré, ce qui a permis aux parties de jouir de la plus longue période de stabilité de leur histoire récente. Pourtant, bien que les parties demeurent acquises à la pleine application de la résolution 1701 (2006), un certain nombre de violations ont été commises et aucun progrès n’a été enregistré dans la mise en œuvre des principaux aspects de la résolution. On a constaté, au cours de la période à l’étude, un net regain de tension entre les parties, suscité par des accusations de poursuite de transferts d’armes vers le Hezbollah en violation de la résolution 1701 (2006). Cela a fait planer le spectre d’une erreur de calcul de la part de l’une ou l’autre des parties, qui conduirait à une reprise des hostilités dont les conséquences seraient dévastatrices pour le Liban et la région.

3. Malgré cela, le fonctionnement du Gouvernement d’unité nationale au Liban ces six derniers mois s’est traduit par un élargissement du consensus entre les dirigeants du pays sur le maintien de la stabilité intérieure. Des élections municipales se sont déroulées sur l’ensemble du territoire en mai dans un climat généralement calme et pacifique, que ne sont venus perturber que de rares incidents séparés et localisés.

4. Les relations bilatérales entre le Liban et la République arabe syrienne ont continué de progresser. Le Président Michel Sleimane a rencontré le Président Bachir El Assad à Damas le 15 juin. Le Premier Ministre Saad Hariri s’est également entretenu avec le Président El Assad à Damas les 18 et 30 mai. Par ailleurs, une délégation composée de hauts responsables libanais s’est rendue deux fois en visite dans la capitale syrienne au cours de la période considérée pour y réviser des accords entre les deux pays.

5. L’incident de la flottille de Gaza qui s’est produit le 31 mai a fait monter la tension dans la région et eu de fortes répercussions au Liban, où diverses manifestations publiques de protestations contre Israël et de solidarité avec les victimes se sont déroulées sur toute l’étendue du territoire.

II. Application de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité

6. Depuis la publication de mon précédent rapport sur l’application de la résolution 1701 (2006), des services de sécurité libanais ont continué de coordonner leurs enquêtes sur des réseaux d’espionnage israéliens qui se trouveraient au Liban.

A. Situation dans la zone d’opérations de la FINUL

7. Dans l’ensemble, la situation est restée stable et calme dans la zone d’opérations de la mission au cours de la période considérée. Les Gouvernements libanais et israélien ont réaffirmé leur attachement à la cessation des hostilités et à l’application de la résolution 1701 (2006).

8. Les Forces de défense israéliennes ont continué d’occuper le nord du village de Ghajar et une zone adjacente située au nord de la Ligne bleue, en violation de la résolution 1701 (2006). Nonobstant l’obligation d’Israël de se retirer de la zone, la FINUL a maintenu des contacts étroits avec les deux parties afin de faciliter ce retrait sur la base de sa proposition d’août 2008. Au cours des trois derniers mois, la FINUL et le Bureau du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban ont eu des pourparlers avec de hauts représentants des deux parties. Les discussions se sont intensifiées récemment en vue de parvenir, sans plus tarder, à un règlement de cette question qui perdure. Le dernier fait en date a été la communication par écrit par le Gouvernement libanais à la FINUL, le 14 juin, de sa position sur la réaction actuelle d’Israël à la proposition de la Force, réaffirmant la souveraineté du Liban sur la zone, rejetant les changements apportés à la proposition et réitérant la volonté du Liban de poursuivre les négociations dans le cadre tripartite.

9. Les intrusions quasi quotidiennes dans l’espace aérien libanais de drones pour l’essentiel, mais également de plus en plus de chasseurs israéliens, se sont poursuivies. Tous les survols du territoire libanais par des appareils israéliens constituent des violations de la souveraineté libanaise et de la résolution 1701 (2006). La FINUL a protesté contre toutes les violations aériennes et demandé à Israël d’y mettre fin immédiatement. Le Gouvernement libanais a lui aussi protesté contre les violations de l’espace aérien et exigé qu’il y soit mis fin toutes affaires cessantes. Le Gouvernement israélien a maintenu que les survols étaient des mesures de sécurité qui étaient nécessaires tant que les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité n’étaient pas intégralement appliquées, alléguant en particulier que l’embargo sur les armes n’était pas respecté.

10. Plusieurs incidents se sont produits à proximité de la Ligne bleue, et des violations terrestres de la Ligne bleue du côté libanais ont été commises au cours de la période considérée. Le 13 avril, un face-à-face tendu a eu lieu entre l’armée libanaise et les Forces de défense israéliennes à proximité du village libanais d’Abbassiya, alors que les Forces de défense israéliennes effectuaient des travaux au sud de la Ligne bleue mais au nord de la barrière technique. La situation a été vite désamorcée grâce à l’intervention de la FINUL et à la liaison établie avec les parties. Le 16 avril, un groupe de civils libanais, dirigé par un parlementaire libanais, a manifesté contre les travaux que les Forces de défense israéliennes effectuaient auparavant dans la zone. Les manifestants ont franchi la Ligne bleue, démantelé une clôture de barbelés à boudin et placé des drapeaux libanais sur la barrière technique israélienne. Des membres de l’armée libanaise ont ensuite franchi la Ligne bleue pour mettre fin à la manifestation et ramener les civils au nord de la Ligne.

11. Le 23 avril, une autre manifestation, dirigée par le même parlementaire libanais, s’est rassemblée à proximité de la Ligne bleue, dans la zone des fermes de Chebaa. Un groupe de quatre civils libanais, faisant fi des avertissements de la FINUL, a franchi la Ligne bleue et photographié la zone. L’armée libanaise a par la suite convaincu les civils de regagner le nord de la Ligne bleue.

12. Pendant toute la durée de ces deux incidents, la FINUL est restée en contact avec les deux parties et a insisté sur la responsabilité primordiale qui leur incombait de respecter la Ligne bleue dans son intégralité comme l’a définie l’ONU, ainsi que sur la nécessité de faire preuve d’un maximum de retenue et de se garder de toute action de nature à aviver la tension dans la zone. Les responsables libanais, tout en reconnaissant que des civils libanais avaient franchi la Ligne bleue les 16 et 23 avril, ont fait part à la FINUL des difficultés qu’avait l’armée libanaise à stopper physiquement des civils libanais tentant d’accéder à ce qu’ils jugent être des terres libanaises occupées par Israël au sud de la Ligne bleue. Ils ont néanmoins réitéré l’attachement du Gouvernement libanais au respect de la Ligne bleue dans sa totalité et se sont engagés à appuyer pleinement la FINUL dans le cadre de ses efforts visant à prévenir ces violations. La FINUL et l’armée libanaise discutent des moyens de renforcer le contrôle et la surveillance de la sécurité dans ces zones sensibles pour écarter les risques d’autres violations de la Ligne bleue.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

05.09.2010

n° 140 - Journal du Liban - 15-08 au 04-09 - : Début - : Un QG conjoint Hezbollah-Syrie face à une possible attaque israélienne ?


n° 140  - Journal du Liban - 15-08 au 04-09 - : Début  - : Un QG conjoint Hezbollah-Syrie face à une possible attaque israélienne ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

n° 140                                               15-08 au 04-09

        C.De broeder & M.Lemaire



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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Résistance

Analyse

La résistance libanaise et l'armée syrienne face aux menaces israéliennes

Un QG conjoint Hezbollah-Syrie face à une possible attaque israélienne ?

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libanaise

b)  Israélienne  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

Fin

Les brèves

6-1 Espionnage: un religieux arrêté.

6-2 Agents israéliens : le Liban adresse une plainte à l’Onu.

7  Dossier

7-1 Le Renseignement israélien a entièrement infiltré le Liban…

7-2 Fadwa Nassar : Des armes pour s'entretuer.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Sayed : "Nous sommes dans la bonne position et plus proches que jamais d'Al Qods"  



Résistance

Analyse

La résistance libanaise et l'armée syrienne face aux menaces israéliennes

L'intensification de l'éventualité d'une nouvelle attaque israélienne a poussé le front de la Résistance libanaise et l'armée syrienne à s'unir pour former un front uni censé contrer les menaces du régime sioniste. D'après le rapport de Press TV citant le quotidien koweïtien, Al-Raï, le Hezbollah libanais et l'armée syrienne ont formé un quartier général de commandement commun pour plus de coordinations entre les forces de part et d'autre. La décision a été prise, lundi à Damas, à l'issue d'un entretien avec le président syrien, Bachar al-Assad et le Premier ministre Saad Hariri. Selon la dite décision, les responsables militaires syriens doivent former une chambre d'opérations communes, en coordination et collaboration avec le Hezbollah. Le quotidien ajoute que des unités de sécurité syrienne doivent se concentrer sur les agissements de la force de l'Air israélienne, notamment les vols des chasseurs de ce régime.

31/08/2010

http://french.irib.ir

 

Un QG conjoint Hezbollah-Syrie face à une possible attaque israélienne ?
Selon le quotidien koweïtien ar-Rai'y, le Hezbollah et l'armée syrienne viennent d'entériner une coopération militaire conjointe en prévision d'un conflit armé avec Israël. Ce rapport survient au moment où le président syrien Bachar el-Assad exhortait le Premier ministre Saad Hariri, en visite à Damas, de soutenir le Hezbollah et d'œuvrer au maintien du calme.
Des sources qui sont entrées en contact avec le quotidien ont indiqué que le Hezbollah et
la Syrie ont mis en place un quartier général conjoint visant à coordonner leurs effectifs militaires qui seront commandés par deux officiers, l'un syrien, l'autre du Hezbollah.
Toujours selon le rapport publié par ar-Rai'y, le commandement conjoint vise à assurer une coopération globale sur le terrain ainsi qu'aux niveaux maritime et aérien. Il sera également chargé des décisions relatives à l'emplacement des missiles sol-air au Liban et en Syrie, en vue de faire face à la possibilité d'une attaque nucléaire israélienne.
Selon le rapport, les deux parties auraient notamment échangé des informations concernant des sites stratégiques israéliens, tels que l'aéroport et autres localités importantes. Ils se seraient même divisé entre eux les différents fronts prévisibles et auraient envisagé tous les moyens de coopération en cas de combats à l'artillerie lourde. Un plan collectif a été également établi pour défendre le Liban et les sites syriens en cas d'attaque. Le Hezbollah a de son côté partagé avec son partenaire syrien des informations militaires rassemblées au lendemain de la guerre de 2006 ainsi que des tactiques de guerre. Le rapport fait en outre état de la satisfaction exprimée par
la Syrie au lendemain de l'annonce par la Turquie qu'elle empêchera les avions militaires israéliens de traverser son espace aérien.
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/66976...

 



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Le Liban dépose une plainte.

Le ministère des Affaires étrangères a adressé hier à la mission permanente du Conseil de sécurité le texte de la plainte déposée contre le régime sioniste pour avoir recruté des espions au Liban.

Ce document de sept pages résume les informations recueillies par les ministres qui avaient été chargés par le Conseil des ministres de suivre le dossier des collaborateurs. Selon le texte de la plainte, le nombre d'espions s'élève à 150. Le gouvernement examine la possibilité de demander au Conseil de sécurité de tenir une réunion extraordinaire consacrée à ce dossier.

02/09/2010

 http://french.irib.ir



2  Politique

a) Libanaise  

2a-4 Des Canons ... pas du beurre

Le Liban achètera des armes à l'Iran.

Le président libanais Michel Sleiman a décidé d'acheter des armes à l'Iran et a été soutenu dans son initiative par le chef du Hezbollah, le cheikh Hassan Nasrallah, a annoncé la chaîne officielle iranienne Press TV.
"Le Liban doit faire appel aux pays qui acceptent de vendre des armes à Beyrouth sans aucun préalable", a déclaré le leader du mouvement pro-iranien dont les représentants siègent au parlement libanais.
"Le Hezbollah profitera de son amitié avec l'Iran pour équiper l'armée libanaise", a-t-il ajouté sur les ondes de Press TV.
La chaîne rappelle qu'après les récents
affrontements dans la zone frontalière entre Israël et le Liban, le Congrès américain a bloqué l'aide militaire au Liban pour un montant de 100 millions de dollars.
Selon Press TV, le ministre iranien de
la Défense, le général Ahmad Wahidi, a annoncé le week-end dernier que "le développement dynamique de l'industrie iranienne d'armements la rendait en mesure d'exporter des armes vers plus de 50 pays du monde".

25/08/2010

http://fr.rian.ru/


2a-5 Les grandes manœuvres

Joumblatt rencontre l’ambassadeur iranien à Beyrouth
Le chef du parti socialiste progressiste druze du Liban, Walid Joumblatt s’est entretenu lundi soir au siège de l’ambassade iranienne avec l’ambassadeur Qazanfar Roknabadi.
Joumblatt a déclaré à sa sortie de sa réunion: « Je suis venu ici pour ouvrir une nouvelle page dans les relations avec
la République islamique d’Iran », saluant « le rôle joué par l'Iran dans cette phase délicate ».
Les deux hommes ont passé en revue les divers développements sur les scènes locales et régionales
D'autre part, Joumblatt a déclaré dans une interview publié dans le journal hebdomadaire « Anbaq », que la poursuite des attaques sur le Tribunal pénal international n'est pas utile, car cela suscite des tensions ».
Joumblatt a souligné qu’il faut savoir « faire une entre l'acte d'accusation, qui a pour but de provoquer la zizanie au Liban, et le travail du Tribunal international autour duquel tous les Libanais sans exception se sont mis d’accord ».

31/08/2010

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=15...


2a-6 Sur le terrain

Liban : explosion dans un immeuble dans le sud abritant un dépôt d’armes.
Une grande explosion s’est produite vendredi dans un immeuble abritant un dépôt d’armes situé dans la localité d’Ech Chhabiyé dans le sud du Liban, considéré comme un bastion du Hezbollah, a indiqué l’Agence nationale d’information (ANI).
Ech Chhabiyé, à
15 km à l’est de la ville portuaire de Tyr, se situe au sud du fleuve Litani, dans une zone où est interdit le port d’armes autres que celles de l’armée libanaise et de la Force des Nations unies (Finul).
"Les informations préliminaires indiquent que l’immeuble de trois étages abrite un dépôt d’armes", a indiqué l’ANI.
Selon le correspondant de l’AFP sur place, l’armée a bouclé la zone, empêchant les journalistes de s’approcher du site de l’explosion. Une dizaine de membres du Hezbollah, pantalons de treillis et casquettes jaunes, demandaient également aux journalistes de s’éloigner.
Un voisin du propriétaire de l’immeuble a affirmé à l’AFP sous couvert de l’anonymat que "le bâtiment était loué par le Hezbollah depuis longtemps".
Auparavant, un porte-parole militaire avait affirmé à l’AFP que "trois explosions avaient été entendues dans une maison située à Ech Chhabiyé" sans pouvoir déterminer l’origine des déflagrations.
Des ambulances et des pompiers sont arrivés sur place.
La Finul a par ailleurs envoyé des patrouilles sur le site, en coordination avec l’armée libanaise, a affirmé à l’AFP le porte-parole de la force onusienne, Neeraj Singh.
En juillet 2009, des explosions se sont produites dans un dépôt d’armes appartenant au Hezbollah dans le village de Khirbet Selm, selon l’ONU.
En octobre de la même année, une explosion avait eu lieu dans une maison d’un membre du Hezbollah. L’armée israélienne avait alors diffusé des images prises par un drone montrant ce qu’elle affirme être des roquettes évacuées de cette maison située dans le village de Tayr Felsay (sud), ce qu’a nié le parti chiite.
La résolution 1701, qui avait abouti à la cessation des hostilités mais pas à un cessez-le-feu permanent entre Israël et le Hezbollah en 2006, exige le strict respect d’un embargo sur les armes à destination des milices libanaises ou étrangères présentes au Liban.
L’arsenal du Hezbollah, mouvement qui prône la lutte contre Israël, n’est plus visible dans le sud depuis 2006, mais reste important. Selon l’Etat hébreu il a même triplé depuis le conflit, avec 42.000 missiles pouvant atteindre des villes du sud d’Israël.

(Vendredi, 03 août 2010 - Avec les agences de presse)

http://www.aloufok.net/spip.php?article2409



b) Israélienne

2b-4 Les grandes manœuvres

Michael Oren : Camps armés à la frontière

Nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Le Hezbollah a "transformé des villages entiers en camps armés et a disposé environ 15.000 roquettes le long de la frontière d'Israël", a affirmé aujourd'hui Michael Oren, l'ambassadeur d'Israël à Washington.
Le diplomate estime également que "toutes les villes d'Israël, même Eilat", à la pointe sud d'Israël, sont désormais à portée de tir de ces armements, qui seraient "quatre fois plus nombreux" que lors de la guerre entre Israël et le Liban en 2006.
"Beaucoup (des ces roquettes) étaient installées en plein air.

Elles sont maintenant placées sous des hôpitaux, des habitations et des écoles, car le Hezbollah sait bien que si nous cherchons à nous défendre contre elles, nous serons traités une nouvelle fois de criminels de guerre", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse téléphonique. Un accrochage militaire a fait quatre morts début août à la frontière israélo-libanaise.
Le Hezbollah a la capacité militaire de frapper au cœur d'Israël et choisira "le moment opportun" pour riposter à toute nouvelle "agression", avait affirmé le lendemain le numéro deux du parti chiite, Naïm Kassem.

03/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/03/97001-20100903FILWWW00694-hezbollah-camps-armes-a-la-frontiere.php



3 Politique internationale 

Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

Un émissaire américain au Liban pour "calmer les tensions frontalières".

Un émissaire américain est attendu "au Liban et en Israël dans le cadre des efforts pour apaiser les tensions frontalières", a annoncé le département d'Etat mardi, un mois après l'incident meurtrier à Oudeyssah.
Le communiqué de la diplomatie américaine ne précise pas si Frederic Hof, un collaborateur de l'émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell, s'est déjà rendu chez les deux parties.
Sa mission est de "soutenir les progrès accomplis" par
la Force des Nations unies au Liban (Finul), le Liban et "Israël" en vue de "garantir que des procédures sont en place pour réduire au minimum les malentendus et maintenir la paix le long de la Ligne bleue" séparant les forces des deux pays.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé lundi pour une nouvelle période d'un an le mandat de
la Finul, qui veille au respect de l'arrêt des combats après la guerre d'août 2006.
Le 3 août, des échanges de tirs entre des forces de l'occupation israélienne et des soldats libanais ont fait trois martyrs libanais et un mort israélien.

01/09/2010

http://www.alterinfo.net/n

 

Washington veut des négociations entre Israël, Syrie, Liban, le Hamas aussi!

Les Etats-Unis essaient toujours de lancer des négociations de paix entre Israël d'une part, et la Syrie et le Liban d'autre part, a affirmé mardi l'envoyé spécial américain pour le Proche-Orient George Mitchell, avant la reprise des pourparlers directs
israélo-palestiniens.
"En ce qui concerne
la Syrie, nos efforts continuent pour essayer de faire en sorte qu'Israël et la Syrie s'engagent dans des discussions et des négociations qui conduiraient à une paix" entre ces deux pays, "ainsi qu'entre Israël et le Liban", a déclaré Mitchell à des journalistes à la Maison Blanche.
Mitchell a réitéré mardi la volonté du président américain Barack Obama de parvenir à une paix dans toute la région, et pas seulement entre Israéliens et Palestiniens.
"Lorsque le président a annoncé ma nomination, deux jours après son arrivée au pouvoir, il a parlé d'une paix totale, et l'a définie comme (une paix) entre Israël et Palestiniens, Israël et
la Syrie, Israël et le Liban, et Israël en paix avec tous ses voisins arabes, et cela reste notre objectif", a souligné l'envoyé spécial.
Par ailleurs, Mitchell a affirmé que le mouvement palestinien Hamas pourrait lui aussi à terme participer aux négociations s'il renonçait à la violence et adhérait aux principes "démocratiques".
"Nous ne nous attendons pas à voir le Hamas jouer un rôle dans ce processus immédiat" de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens qui reprend jeudi à Washington, a déclaré Mitchell, face à des journalistes à
la Maison Blanche.
"Mais comme la secrétaire d'Etat (Hillary) Clinton et moi-même l'avons dit à de nombreuses reprises (...) nous accueillerons favorablement une participation complète du Hamas et d'autres parties concernées, une fois qu'elles respecteront les conditions de démocratie et de non-violence qui sont évidemment des préalables à toute discussion sérieuse", a dit Mitchell.

01/09/2010

http://www.almanar.com.lb


3 Des Canons ... pas du beurre

Un émissaire américain au Liban pour "calmer les tensions frontalières".
Un émissaire américain est attendu "au Liban et en Israël dans le cadre des efforts pour apaiser les tensions frontalières", a annoncé le département d'Etat mardi, un mois après l'incident meurtrier à Oudeyssah.
Le communiqué de la diplomatie américaine ne précise pas si Frederic Hof, un collaborateur de l'émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell, s'est déjà rendu chez les deux parties.
Sa mission est de "soutenir les progrès accomplis" par
la Force des Nations unies au Liban (Finul), le Liban et "Israël" en vue de "garantir que des procédures sont en place pour réduire au minimum les malentendus et maintenir la paix le long de la Ligne bleue" séparant les forces des deux pays.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé lundi pour une nouvelle période d'un an le mandat de
la Finul, qui veille au respect de l'arrêt des combats après la guerre d'août 2006.
Le 3 août, des échanges de tirs entre des forces de l'occupation israélienne et des soldats libanais ont fait trois martyrs libanais et un mort israélien.

01/09

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=15...

 

Paris vend des armes à Beyrouth, Washington ne décolère pas *

Un parlementaire américain a demandé vendredi 27 août à la France de ne pas vendre de missiles anti-char au Liban, arguant qu'ils pourraient être utilisés contre Israël, étant donné "l'influence du Hezbollah" sur le gouvernement libanais.

La représentante Ileana Ros-Lehtinen, qui siège à la commission des Affaires étrangères du sénat, a émis cet avis dans un communiqué à la suite d'une information parue dans le journal arabophone Asharq Al-Awsat selon laquelle la France pourrait vendre ce type de missiles au Liban. "Vendre des armes au Liban en ce moment serait irresponsable et pourrait menacer la sécurité et la stabilité de la région", écrit-elle. Citant un responsable français, le journal Asharq Al-Awsat annonce que le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a envoyé une lettre à son homologue libanais Elias Murr en mai pour l'informer que Paris était "prêt" à livrer 100 missiles anti-char Hot à Beyrouth.

30/08/2010

http://french.irib.ir



a) Pays Arabes & voisins

Iran

L'ambassadeur d’Iran au Liban: la République Islamique d’Iran est disposée à équiper l'armée libanaise

L'ambassadeur de la République Islamique d’Iran au Liban, Ghazanfar Roknabadi, a annoncé jeudi, dans un entretien avec la chaîne de télévision libanaise NBN, que l'Iran est disposé à fournir des équipements militaires de pointe à l'armée libanaise.
"Nous l'avons clairement dit lors d'une rencontre avec le commandant en chef de l'armée libanaise et le ministre libanais de
la Défense et nous attendons une réponse officielle" a-t-il précisé avant de plaider pour un accord de défense bilatéral.
Il y a quelques jours, le président libanais, Michel Sleiman, et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ont proposé de solliciter de l'aide militaire auprès de l'Iran.
"Le Liban est un pays ami et l'armée libanaise est une armée amie. S'il y a une demande de la part de ce pays, nous sommes prêts à les aider", a déclaré pour sa part le ministre iranien de
la Défense, le général Ahmad Vahidi.
Le président libanais Michel Sleiman avait annoncé, le 7 août, le lancement d'une campagne nationale, arabe et internationale pour aider à équiper l'armée libanaise de tout genre d'armement qui lui permettrait de défendre le pays.
http://fr.rian.ru/ 27/08/2010

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Turquie

La Turquie dénonce la politique de deux poids deux mesures de l'Occident

L’ambassadeur de Turquie au Liban, Inan Ozyildiz ite, a exprimé au cours de son entretien avec le ministre de l'Agriculture, Hussein Hajj Hassan, la douleur de la Turquie pour ce qui se passe en Palestine, se référant à l'histoire commune de la région et la similitude des problèmes rencontrés.
Il a également dénoncé la politique de deux poids deux mesures de l’Occident dans le dossier nucléaire iranien pacifique tout en fermant les yeux sur ceux qui possèdent des armes nucléaires.
De son côté, le ministre de l'Agriculture, Hussein Hajj Hassan, a salué la politique de
la Turquie envers les causes justes la qualifiant de sage.

02/09/2010

 http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=152695&language=fr 


Syrie

Assad-Hariri : le dialogue est primordial pour le règlement des problèmes.

Le président Bachar al-Assad a examiné avec le Premier ministre libanais Saad al-Hariri les relations "distinguées et historiques" entre les deux pays, et les perspectives de coopération bilatérale dans tous les domaines.
Les pourparlers ont abordé les réactions positives du sommet tripartite, tenu le mois dernier à Beyrouth par les deux présidents Bachar al-Assad et Michel Souleymane et le roi Abdallah Ben Abdel Aziz d'Arabie Saoudite.
Hariri a qualifié d'"historique" la visite du président al-Assad et du Roi Abdallah à Beyrouth, estimant qu'elle confirme le souci de Damas et de Riyad de maintenir l'unité nationale du Liban.
Les deux parties ont aussi discuté de la situation sur la scène libanaise. A ce sujet, le président al-Assad a affirmé l'importance de la poursuite du dialogue et de l'adoucissement en vue de résoudre les problèmes en suspens, insistant sur la nécessité de renforcer la concorde nationale et de soutenir la résistance afin de sauvegarder la force du Liban face aux dangers extérieurs.
La conjoncture régionale et internationale a été aussi abordée par le président al-Assad et le Premier ministre libanais.
Ensuite, le président al-Assad a invité son hôte à prendre avec lui le Shour (repas de la nuit avant l'aube au mois de Ramadan).
30/08/2010

http://www.almanar.com.lb


n° 140 - Journal du Liban - 15-08 au 04-09 - : Fin - : Un QG conjoint Hezbollah-Syrie face à une possible attaque israélienne ?


n° 140  - Journal du Liban - 15-08 au 04-09 - : Fin - : Un QG conjoint Hezbollah-Syrie face à une possible attaque israélienne ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

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Journal du Liban

n° 140                                               15-08 au 04-09

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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Les brèves

6-1 Espionnage: un religieux arrêté.

6-2 Agents israéliens : le Liban adresse une plainte à l’Onu.

7  Dossier

7-1 Le Renseignement israélien a entièrement infiltré le Liban…

7-2 Fadwa Nassar : Des armes pour s'entretuer.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Sayed : "Nous sommes dans la bonne position et plus proches que jamais d'Al Qods"  




Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

6-1 Espionnage: un religieux arrêté.
02/09

"Cheikh Hassan Mchaimech a été arrêté en juillet en Syrie sur base d'informations envoyées par les renseignements des services de sécurité (libanais) aux autorités syriennes, et selon lesquelles il collaborait avec Israël", a indiqué ce responsable sous couvert de l'anonymat.
Le religieux, originaire du sud du Liban et critique du Hezbollah, a été interrogé par les autorités syriennes pour collaboration avec Israël "à partir de
la Syrie et non du Liban".
En juillet, l'un des fils de cheikh Mchaimech a affirmé à l'AFP que son père avait été "arrêté alors qu'il se rendait en Arabie saoudite en passant par
la Syrie pour l'omra", le petit pèlerinage à La Mecque qui peut s'effectuer à tout moment.
Il avait précisé qu'il ignorait les causes de son arrestation.

http://www.lefigaro.fr/

 

6-2 Agents israéliens : le Liban adresse une plainte à l’Onu.
Le ministère des Affaires étrangères a adressé hier à la mission permanente du Conseil de sécurité le texte de la plainte déposée contre Israël pour avoir recruté des espions au Liban.
Le document de sept pages résume les informations recueillies par les ministres qui avaient été chargés par le Conseil des ministres de suivre le dossier descollaborateurs. Selon le texte de la plainte, le nombre d'espions s'élève à 150. Le gouvernement examine la possibilité de demander au Conseil de sécurité de tenir une réunion extraordinaire consacrée à ce dossier.

27/08/2010

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7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Le Renseignement israélien a entièrement infiltré le Liban…

C’est l’avis du journaliste d’investigation américain Wayne Madsen lequel a publié un papier dans lequel il révèle ses dernières données, sur le site en ligne " Opinion maker".
((( Nous avons appris de nos sources de renseignements au Liban que, là-bas, le gouvernement vient de réaliser que l’infiltration des services de renseignement israéliens dans tous les groupes politiques du pays est pire qu’il ne le pensait au départ.
Une fois satisfait de la pénétration du monde chrétien et druze du pays, le Mossad israélien a aussi complètement infiltré à présent les plus hauts échelons des partis sunnites et chiites.
Le Liban a récemment accusé d’espionnage pour le Mossad le général à la retraite Fayez Karam, un membre éminent du Mouvement Patriotique Libre du général retraité Michel Aoun, allié du Hezbollah.
Parmi les partis politiques infiltrés par le Renseignement israélien, il y a le Mouvement du Futur du premier ministre Saad Hariri, fils de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, assassiné par une voiture piégée à Beyrouth en 2005.
On pense que le tribunal spécial des Nations unies pour le Liban (STL) accusera très bientôt de cet assassinat le Hezbollah. Seulement, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, a annoncé dernièrement que le groupe avait des preuves vidéo venant de drones israéliens, qui montrent que les forces israéliennes suivaient Hariri avant son assassinat.
Le procureur en chef du TSL, le canadien Daniel Bellemare, a demandé les indices du Hezbollah. Or, nous avons appris que Bellemare est soupçonné par les services secrets libanais d’avoir eu des contacts antérieurs étroits avec des agents à la fois de
la CIA et du Mossad.
Nous avons déjà signalé que Bellemare est soupçonné d’avoir autorisé et présenté, dans les pièces à conviction de l’assassinat d’Hariri, des interceptions trafiquées de téléphone cellulaire qui désignent le Hezbollah de manière flagrante. Il se pourrait qu’il soit à craindre que Bellemare donne au Mossad les preuves du Hezbollah, afin que les Israéliens déterminent l’origine de la fuite des vidéos classées confidentielles.
On signale aussi que le Mossad prépare un successeur au leader politique chiite Nabih Berri, qui est l’actuel président du parlement libanais. L’opération du Mossad est activement soutenue en coulisses par l’Arabie saoudite, un pays dont l’alliance avec Israël est en passe de devenir l’un des plus grands secrets de polichinelle du Moyen-Orient.
Selon nos sources au Liban, une organisation sur laquelle Israël et les États-Unis peuvent compter pour aider l’ONU, après l’inculpation espérée du Hezbollah pour l’assassinat de Hariri, est un réseau sunnite de la vallée de
la Bekaa au Liban. Il comporte un membre de la famille de Ziad al-Jarrah, l’un des présumés pirates de l’air du vol 93 d’United Airline le 11 septembre 2001.
Le Renseignement libanais a relié le Ziad al-Jarrah, qui vient de la vallée de
la Bekaa, à un réseau soutenu par des Saoudiens salafistes qui englobe des partenaires d’« Al-Qaïda. » Ils serviront à cibler les Chiites du Liban à la suite des accusations de Bellemare contre le Hezbollah.
Le Renseignement libanais a découvert que des membres de ce même réseau salafiste/Al-Qaïda soutenu par le Mossad a aussi ciblé de hauts dirigeants chiites en Irak.
Nous avons appris que Ziad al-Jarrah a servi au Mossad, à
la CIA et au Renseignement saoudien, de « pigeon » dans l’intrigue du 11/9, tout comme des « naïfs » du même acabit sont utilisés en Irak et ailleurs pour aider à maintenir vivant le mythe d’« Al-Qaïda » et d’Oussama Ben Laden.
Bien que toujours à l’état embryonnaire au Liban, ce même réseau salafiste/Al-Qaïda a servi au Mossad et à
la CIA pour espionner les groupes palestiniens du Liban durant les années 80 et 90, ainsi que la Syrie pendant son occupation là-bas.
Le réseau d’espionnage israélien se prolonge aussi en Syrie. Nos sourceslibanaisessignalentquel’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, qui avait accusé le président syrien Bachar alAssad d’avoir ordonné l’assassinat de Rafic Hariri, est soutenu tactiquement par Israël et les états-Unis.Khaddam, qui dirige le Front de Salut National en exil (NSF), cherche à renverser Assad. Le NSF reçoit un soutien non seulement du Renseignement israélien et américain, mais aussi du Renseignement français et allemand. Le NSF a des bureaux à Bruxelles, Berlin, Paris et Washington, et ilest soupçonné d’œuvrer en coulisses avec Bellemare afin d’apporter des charges contre le Hezbollahpour l’assassinat de Rafic Hariri.
Quoi qu’il en soit, les tentatives précédentes pour piéger Assad et les généraux libanais pro-syriens accusés de l’assassinat n’ont pas abouti à cause du manque de preuves crédibles.)))

27/08/2010

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7-2 Fadwa Nassar : Des armes pour s'entretuer.
Depuis que des soldats de l’armée libanaise ont osé affronter l’ennemi sioniste dans le village de Adaissé, au sud du Liban, les réactions américaines vont bon train : il faut cesser de fournir des armes à l’armée libanaise car celle-ci les utiliserait contre « Israël ». La récente demande de la représentante Ileana Ros-Lehtinen, qui siège à la commission américaine des Affaires étrangères, conseillant
la France de ne pas fournir des armes, en est la dernière expression. Peu avant, le congrès américain avait décidé de geler une aide militaire de 100 millions de dollars accordée au Liban. Jamais les choses n’ont été plus claires et plus évidentes. Jamais l’hypocrisie du monde occidental (qui se considère « communauté internationale ») n’a été aussi visible et sensible.
Pour les forces impériales qui veulent maintenir leur domination sur le monde, « Israël » reste leur pion le plus sûr. Pour elles, il doit demeurer l’Etat le plus puissant dans la région, non pas seulement pour détruire toute résistance à l’hégémonie impériale, mais pour briser toute volonté de résistance : l’armement sioniste doit dissuader rien qu’en entendant parler de lui ! L’Etat sioniste doit, par les armes qu’il possède, l’armée qu’il organise, les colons qu’il lâche sur les Palestiniens, rester maître de la situation. Il doit pouvoir réprimer, tuer, assassiner, semer la mort et la destruction, sans rencontrer une quelconque résistance, ou même une volonté de résistance. C’est l’ordre américano-sioniste qui devrait régner dans la région du Moyen-Orient, d’abord, le monde ensuite.
Il faut regarder du côté de
la Cisjordanie pour réaliser ce que souhaite l’empire américano-sioniste dans la région. Depuis que le général américain Dayton a installé son quartier général dans cette partie occupée de la Palestine, gérée par l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, les forces de la sécurité palestinienne sont devenues les véritables exécutants de l’ordre américano-sioniste : arrestation et torture des militants palestiniens suspectés de vouloir résister à la colonisation, arrestation des prisonniers palestiniens à peine libérés des geôles sionistes, arrestation ou harcèlement des membres des familles des prisonniers palestiniens encore détenus par les sionistes, que ce soient les épouses ou les enfants de ces prisonniers. Les forces de la sécurité palestinienne n’hésitent pas à s’en prendre aux épouses, filles ou fils de ces prisonniers qui avaient espéré, en se sacrifiant pour la patrie, que la société protège au moins leurs familles. Chez les forces palestiniennes de Dayton, c’est le contraire. Les prisonniers sont doublement punis pour avoir résisté à l’occupation : leurs familles deviennent un moyen de pression supplémentaire sur eux pour les empêcher de penser à une quelconque résistance!
C’est l’ordre américano-sioniste ! « Le nouveau palestinien » que le général Dayton veut faire naître en Palestine, c’est ce Palestinien devenu un instrument de la politique américano-sioniste, qui accepte volontiers de rencontrer le militaire sioniste, de coordonner avec lui pour pacifier les territoires occupés, d’empêcher les Palestiniens de riposter aux provocations des colons dans la ville d’al-Khalil (entre autres), de relâcher gracieusement tout Israélien entré « par erreur » en Cisjordanie et finalement, de s’en prendre même aux plus modérés des Palestiniens, ceux qui ont récemment riposté à la reprise des négociations entre Mahmoud Abbas et le gouvernement sioniste. Ce qui s’est passé dans la « salle protestante » à Ramallah, et qui a suscité la colère des forces politiques présentes dans l’OLP qui n’ont pas hésité à parler de « fascisme palestinien » est révélateur non pas seulement de la répression de la résistance, mais de la répression de toute expression politique pacifique opposée ou différente de l’équipe palestinienne gouvernant à Ramallah.
Ceux qui se trouvaient dans la « salle protestante » n’étaient ni les représentants du Hamas, ni du Jihad islamique.

Ce n’étaient ni les Sheikh appelant à la résistance, ni les islamistes que le ministre des affaires religieuses de l’équipe de Salam Fayyad a interdit de faire les prêches dans les mosquées de la Cisjordanie. Les participants à la réunion de « la salle protestante » étaient les représentants des mouvements politiques ou des indépendants qui, pour la plupart, ne sont pas contre le principe des négociations, mais s’opposaient seulement à leur reprise actuelle, jugeant qu’elles sont humiliantes, et que Mahmoud Abbas ne pouvait prétendre les représenter.

La réunion n’a pas eu lieu ! les forces de la sécurité palestinienne que le général américain a éduquées, armées et choyées, soutenues par des « civils », sont entrées de force dans la salle aux cris « Iran, Iran, dehors ! » (voulant dire que toute opposition à Mahmoud Abbas avait l’Iran pour origine) et d’autres slogans tout aussi irréels que ridicules, faisant échouer la réunion !
C’est cette espèce de forces de sécurité que souhaitent les Etats-Unis pour le Liban. Ils ne veulent sûrement pas une armée qui protège son territoire, qui riposte aux violations de la souveraineté, qui se sent humiliée lorsque des sionistes survolent son territoire ou même coupent des arbres sur son territoire pour pouvoir mieux espionner.  Ce que veulent les Etats-Unis, c’est une armée qui affronte la résistance armée du Hezbollah au Liban et des forces de la sécurité qui ont pour tâche de désarmer la résistance, de faire taire toute critique de la politique américaine et de laisser libre cours à la collaboration avec les sionistes.
En Cisjordanie, Dayton a réussi à faire naître ce spécimen de Palestinien prêt à tuer et réprimer son peuple pour gagner quelques miettes (cartes VIP, voitures blindées et autres marchandises humiliantes du même genre), mais au Liban, bien que le spécimen date de la création même de l’Etat, il se dissimule à présent, comme dans le monde arabe d’ailleurs, sous le vernis du réalisme, du progressisme, du nationalisme arabe même, pour pouvoir diffuser son poison, celui de la collaboration et de l’instauration de l’ordre américano-sioniste !

Haj Hassan: l'armée libanaise a le droit de se doter inconditionnellement de toutes les armes.
Le ministre de l'Agriculture Hussein Haj Hassan a corroboré le droit de l'armée libanaise de se doter de toutes les armes appropriés pour affronter les chars et les avions israéliens ajoutant que l'Etat devrait lui assurer, sans aucune condition ou contrainte, l'arme nécessaire pour défendre le peuple et la terre du Liban.
S'exprimant lors d'un iftar, Haj Hassan a indiqué que tout libanais est responsable de soutenir l'armée dans une tentative nationale de l'armer.
Concernant la délégation ministérielle proposée pour visiter les pays amis et leur demander d'armer l'armée, Haj Hassan a appelé à demander les armes des pays arabes et des pays amis y compris l'Iran.
"Ces jours là, nous sommes devant une réalité politique claire qu'est l'équation de l'armée, de
la Résistance et du peuple. Une équation qui s'est renforcée lors des affrontements héroïques de l'armée libanaise à Adaïssé" a-t-il conclu.

Fadwa Nassar

août 31
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8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

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8-1 Sayed : "Nous sommes dans la bonne position et plus proches que jamais d'Al Qods"

Le Secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a tenu un discours ce vendredi via un grand écran devant des milliers de partisans dans la banlieue Sud de Beyrouth à l’occasion de la Journée mondiale d’Al Qods. Pendant une heure, Sayed Nasrallah a commenté l’annonce du lancement des négociations dites de paix entre Israéliens et Palestiniens à Washington, expliqué brièvement les raisons du retrait américain partiel de l’Irak, s’est félicité de l’échec du projet américain dans la région, et mis en garde les parties libanaises qui cherchent de toutes leurs forces à semer la division confessionnelle parmi les Libanais. Voici le texte du discours de Sayed Nasrallah : 
« Nous commémorons en ce dernier vendredi du mois béni du Ramadan, et en ce meilleur jour du meilleur mois de l‘année, avec toutes ses valeurs religieuses, la journée  mondiale d’Al Qods, une journée proclamée par l’Ayatollah l’imam Khomeiny. 
L’importance de cette journée grandit d’un an à autre, au milieu de l’accentuation des dangers qui menacent Al Qods, du conflit israélo-palestinien et de la lutte contre le projet sioniste dans la région.
En vérité, nous avons peur pour cette cause, vu les multiples complots externes, le désespoir et la faiblesse qui frappent la nation. Nous avons peur que cette cause soit oubliée avec le temps, parce que d’habitude le temps laisse tout oublier.  Mais il n’est pas permis pour la nation arabe et islamique d’oublier Al Qods, parce qu’elle fait partie de notre religion, de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Il faut que la cause d’Al Qods soit présente et évoqué à chaque occasion. 
En cette journée, nous réitérons notre attachement à nos constantes, en cette journée, nous confirmons devant le monde entier notre attachement à nos droits. Nous disons à ce monde : les souffrances et les maux ne changeront rien de nos constantes.
La Palestine, de la mer au fleuve appartient au peuple palestinien et aux Arabes. Personne n’a le droit de renoncer à un pouce de sa terre, ni à une goutte de son eau, ni même à une lettre du mot Palestine. La journée d’al Qods est le jour de la vérité et le reste n’est que mensonges.
 Al Qods ne peut en aucun cas être la capitale éternelle d’un Etat appelé Israël. Un simple quartier ou une petite rue d’Al Qods ne pourront l’être, Al Qods est la capitale de la terre et du ciel. Cet Etat d’Israël ne peut jamais acquérir de légitimité, c’est un Etat bâti sur les crimes et la discrimination. 
Par ailleurs, la journée d’Al Qods est une occasion mondiale pour mettre la lumière sur les dangers auxquels font face la mosquée d’Al Aqsa, la ville sainte d’Al Qods, et les villes musulmanes et chrétienne à al fois. Cette région souffre de la judaïsation, des expulsions, des confiscations des terres, des tueries, et les négociations futiles ne sauront en aucun cas résoudre ces problèmes compliqués.  
Regardons ce qui se passe dans les territoires de 1948 à cause du projet américano-sioniste, et ce qui se
passe dans la bande de Gaza à cause du siège imposé à la population. 

Je vais évoquer au début deux évènements importants: L’annonce du soi disant début des négociations de paix aux Etats-Unis et le retrait américain de l’Irak.
1-    Ces négociations sont en effet mort-nées. Leur objectif au niveau politique est clair : la réussite des élections américaines, et le dernier à en bénéficier est Al Qods. Côté palestinien, la majorité des factions politiques ont rejeté ces négociations.  Certains refusent le principe de négocier avec Israël, nous faisons partie de ce camp, mais même les autres parties qui acceptent de négocier en principe rejettent les conditions actuelles pour ces pourparlers. Les factions palestiniennes, tout comme le peuple, ont rejeté ces négociations. L’expérience a démontre, même par rapport à ceux qui étaient assis hier ensemble à la même table, l’échec de la voie des négociations qui dure depuis plus de 17 ans.  Malheureusement, les négociations avec cet ennemi tyrannique ne font que donner plus de vie et de légitimité à cette entité.
2-    Le retrait américain de l’Irak est une annonce de la défaite. Personne, dans l’administration américaine, n’a osé parler de victoire dans son discours, et si quelqu’un a mentionné le mot « exploit », ce terme est apparu banal, vide de sens.
 
 Les Américains sont venus occuper l’Irak non pas pour s’en retirer après quelques années. Mais ils étaient choqués par la résistance farouche qui est née dès les premiers jours de l’occupation, et quand je parle de résistance, je distingue entre la résistance qui a frappé les bases et les intérêts de l’occupation américaine, et les extrémistes terroristes qui attaquent les civils. Ces derniers commettent des crimes contre l’humanité.
  
Les Américains n’ont pas supporté toutes les pertes infligées par la résistance irakienne, et le budget américain est devenu incapable de financer cette guerre. Donc la résistance armée irakienne et l’endurance du peuple irakien sont deux facteurs principaux qui ont favorisé le retrait américain.
 
Depuis des années, de différents services de renseignements ont tenté de semer la division parmi les Irakiens de toutes confessions, mais l’endurance et la ténacité du peuple irakien qui a supporté tous les crimes et qui a refusé de s’entretuer ont saboté les projets de ces services. Ce peuple, grâce à sa conscience et à sa volonté, et grâce à ses directions religieuses, a torpillé tous les projets de division. Les renseignements israéliens sont aussi impliqués dans les attaques anti-irakiennes, ils sont en contact avec les kamikazes qui tuent les civils. Le Mossad recrute des gens en Irak pour tuer les Irakiens. Il  veut pousser les Irakiens à s’entretuer pour ensuite diviser leur pays. Mais, quand le projet de division a échoué, il est devenu très couteux de rester dans ce pays. L’occupant n’a plus alors de choix que de quitter le pays. C’est une règle générale, dans n’importe quel pays occupé, les sacrifices du peuple assurent la réalisation de sa victoire.

Ce qui se passe en Irak est un grand exploit et une grande victoire pour le choix de la résistance. Et là toujours je distingue entre la vraie résistance et ceux qui commettent des opérations terroristes pour tuer les innocents, ces derniers n’ont rien à voir avec l’Islam et collaborent étroitement avec les services de renseignements. Voyez la dernière attaque qui a eu lieu au Pakistan ce vendredi. Dans ce  pays sinistré par les inondations, les habitants ont manifesté pour le soutien d’Al Qods, voyez comment les terroristes, aveugles, muets, et sourds, les ont attaqués, faisant pour l’instant près de 40 martyrs. 
En Palestine, il ya des difficultés, tout comme au Liban, en Irak et dans la région, mais si nous regardons d’un œil plus large, nous trouverons que l’axe de la résistance a pu ces dernières années réaliser un exploit historique au niveau de toute la région, qui aura des effets sur le monde entier.
Après le 11 septembre, les néo-conservateurs aux Etats-Unis ont présenté un nouveau projet pour notre région. Cette grande puissance mondiale a rassemblé ses navires de guerre de par le monde pour les transférer au Proche Orient, au monde arabo-islamique, où se trouvent les plus grandes réserves pétrolières et ressources naturelles. Cette action avait un seul objectif : fixer définitivement l’existence de l’entité sioniste sur le plan politique, à travers le processus de paix globale. En effet, leur projet vise à liquider la résistance palestinienne, qu’elle soit populaire, politique et culturelle. Il fallait également liquider la résistance au Liban pour que ce pays s‘engage définitivement dans le projet américano sioniste, il fallait renverser le régime syrien, mettre fin à la résistance en Irak, et frapper l’Iran afin de renverser aussi son régime islamique. Le but ultime de cette politique est de permettre aux Etats-Unis de prendre le contrôle de la région. 
 Je prétends que dans les dix années qui se sont écoulées, les Américains avaient une capacité énorme pour réaliser ce projet : ils contrôlaient et dirigeaient le monde entier, l’économie mondiale et les médias. Les plus grandes armées, tout genre de guerres psychologiques et les services de renseignements ont été mis à leur service. Mais lorsque ce projet a été confronté à la résistance en Palestine, au Liban, en Syrie, en l’Iran comme en Irak, le projet a échoué.
Ceci ne signifie pas que le conflit a pris fin, mais nous sommes passés à une nouvelle phase de la bataille, et je vous assure que de nouveaux échecs saboteront ce projet.
Sur le plan économique, toutes les tentatives de régler la crise économique mondiale et notamment américaine ont échoué, et dans l’avenir nous allons assister à des changements radicaux sur ce sujet. Les Etats-Unis ne peuvent plus faire de guerre à cause de leurs multiples crises sociales, économiques et populaires.
Pourquoi ce projet a-t-il échoué ? Grâce à la ténacité de la résistance en Palestine, à Gaza, au Liban, et grâce à l’endurance de
la Syrie, de l’Iran et la décision de la résistance en Irak.
Aujourd’hui nous sommes appelés à continuer sur la voie de la résistance, il y a des difficultés mais nous nous approchons plus que jamais de la victoire, Israël d’aujourd’hui diffère d’Israël à la veille du 12 juillet 2006, du 1982, le grand Israël n’existe plus.
Nous sommes appelés à poursuivre notre résistance, consolider notre unité et à présenter notre aide au peuple palestinien et à sa résistance. Les brigades de la résistance, à l’instar du Hamas qui a effectué sa dernière opération militaire a besoin de toute voix de soutien, de tout argent et de toute arme disponible.
Sur le plan libanais, nous confirmons toujours notre attachement à  l’équation en or, ou comme certains l’appellent l’équation en diamants : armée-peuple-résistance.
S’agissant de la résistance, nous avons commémoré ces derniers jours l’anniversaire de l’enlèvement de l’Imam Moussa Sadr et de ses deux compagnons. L’Imam Sadr est l’imam et le fondateur de la résistance.
 Il est notre père qui nous a dirigés vers cette route, vers Al Qods, il nous a inculqué comment aimer et tomber en martyre pour l’amour d’Al Qods. Tout le monde sait qu’ils ont été enlevés alors qu’ils étaient en Lybie. A propos de la cause de l’imam Sadr, le Président frère Nabih Berri a parlé en détails il y a deux jours. Moi, je confirme une nouvelle fois chaque mot prononcé par le Président tant sur le plan politique que judiciaire. La justice libanaise doit assumer ses responsabilités face à l’enlèvement de citoyens voire de dirigeants libanais. Nous avons tant attendu et nous ne sommes pas allés au Tribunal international pour revendiquer notre droit. Des milliards de dollars sont offerts à la famille de Sayed Sadr et au Président Berri pour clore cette affaire mais nous ne vendons même pas un enfant par ces milliards de dollars. Nous savons comment opère le Tribunal international, donc, nous avons recouru à la justice libanaise.
Nous soutenons le boycott de tout sommet arabe qui se tient en Libye, l’imam et ses compagnons sont toujours en vie et ils sont détenus en Lybie. Il faut les libérer pour qu’ils retournent à leur patrie et à leurs familles. Nous ne cherchons de conflit avec personne.
Concernant l’affaire de l’enquête internationale, nous avions dit voilà plusieurs semaines que la résistance se sentait prise pour cible, et avions proposé quelques idées et révélé des preuves. Le procureur général s’est enfin exprimé pour dire que nos données sont incomplètes. Nous avons dit que nous ne sommes pas concernés par le TSL. Nous n’allons pas répondre aux questions du TSL. Nous avons fourni aux autorités compétentes libanaises les preuves dont
nous disposions, à leur demande. Si elles sont intéressées ou concernées par nos données et par les enquêtes avec les collaborateurs et les faux témoins, nous sommes prêts à coopérer avec elles mais si elles ne sont
qu'une boîte aux lettres entre nous et le procureur, nous ne sommes pas prêts à le faire. Peu nous importe si le procureur général est intéressé ou non par  nos données, cela revient à lui, mais de toute façon, sa réaction constitue un indice sur son travail.  
Passons à l’armée libanaise, nous appelons de nouveau à l’équiper,  nous avons demandé au gouvernement de contacter les pays arabes pour nous offrir des armes, mais la réponse du gouvernement était négative. Ce gouvernement ne demandera rien des pays arabes! J’espère que l’équipement de l’armée soit une affaire sincère. Le Liban a levé la tête des arabes et de la nation. Chaque arabe est fier de l’être grâce au Liban. Il est de notre droit de réclamer d’eux des quantités de leurs armes stockées dans les dépôts. Nous avons  proposé au gouvernement l’aide iranienne, et les Iraniens ont dit qu’ils sont prêts à offrir des armes sans aucune condition, pourtant les Américains et les Européens conditionnent leurs aides. Mais l’ironie du sort, certains Libanais ont posé des conditions à l’Iran pour accepter ses aides. Certains ont alors demandé de
la République Islamique de ne plus fournir des armes à la résistance.
Quant à l’incident de Bourj Abou Haydar, nous avons assuré dans un  communiqué conjoint avec les Ahbaches que l’incident est douloureux, et le Hezbollah a considéré avoir perdu trois martyrs. Cet événement constitue une perte sur tous les niveaux. Il n’y a eu aucun exploit humain, sécuritaire, ou politique. C’était un incident isolé. Certains Libanais ont tout fait pour exploiter politiquement les affrontements sur le terrain. Tout le monde sait que le grand projet des Américains a échoué, mais quelques libanais misent toujours sur ce genre d’incidents pour réaliser un quelconque exploit. Ils sont complètement désespérés après avoir perdu tout atout de force : une éventuelle guerre israélienne, une attaque contre
la Syrie à travers le TSL, une séparation entre l’Iran et la Syrie, et là je vous assure que l’alliance irano-syrienne est plus meilleure que jamais.
De même, la relation entre la résistance et
la Syrie n’a jamais été aussi solide. Donc, à ceux qui cherchent à semer la division qu’ils trouvent d’autres issues.
Cet incident a été beaucoup exploité dans les médias, mais quand nous sommes descendus sur le terrain, nous avons trouvé que les choses ont été exagérées. Ca me rappelle l’assassinat de Rafic Hariri, quelques heures après le crime, d’aucuns ont jugé, condamné et accusé des responsables.
L’incident a été donc exploité au moment où nous avons gardé le silence parce que nous étions en douleur, mais en contrepartie, quelle était la réaction de l’autre partie? Ils ont exagéré et amplifié l’affaire. Au lieu qu’ils cherchent a éteindre le feu, ils ont mis du  poudre et exploité d’une façon dangereuse les sensibilités confessionnelles. Ce qui a été fait déchire le pays et ne l’unit pas. A ceux qui se sont mal comportés et qui n’ont pas traité l’affaire sagement, je leur dis : Vous avez enfoncé un couteau dans notre cœur blessé.
Dès le premier instant nous avons dit que l’armée et les services de sécurité assument leurs responsabilités.
On constate qu’il y a une mauvaise politique pour la direction de ce pays, quand un incident a lieu, certains se précipitent pour rouvrir des grands dossiers controversés. Ils ont immédiatement ouvert le dossier de l’arme de la résistance; dans chaque maison il y a des armes, et ça date depuis longtemps, depuis la guerre civile et l’invasion israélienne, ce dossier nécessite du temps et des traitements convenables. La politique actuelle est erronée, comme le traitement des dossiers de l’électricité, des réformes administratives, et des revendications ouvrières.
L’administration politique au Liban est mauvaise, elle est bâtie sur les réactions. J’appelle à l’accalmie, et je vous propose une initiative unilatérale. Cette affaire a été close, les indemnisations vont être payées très prochainement. Revenons alors à la table pour se mettre d’accord sur une politique convenable visant à diriger ce pays calmement.
L’approche des droits palestiniens a besoin de plus de débats. Les droits de réfugiés palestiniens étaient toujours un sujet constant évoqué dans la journée d’Al Qods, cette une affaire qui date de 60 ans. Je propose qu’un parti libanais ou palestinien entame une série de rencontres avec les différentes personnalités libanaises pour s’informer sur leurs craintes, qui sont légitimes, et pour les rassurer en contrepartie. Ceci doit aboutir à un consensus. 
Enfin, en cette journée d’Al Qods, nous sentons que la résistance au Liban se trouve dans la bonne position, dans l’axe victorieux. Nous, en cette année de 2010, sentons que nous sommes plus proches que jamais d’Al Qods, après plus de 62 ans. C’est une question de temps entre le projet sioniste et les mouvements de résistance dans la région. Cette entité est destinée à la disparition, grâce à la volonté populaire, de la résistance, de la patience et de la lutte. Ce peuple palestinien a enduré 62 ans, il n’a ni capitulé, ni désespéré, ni renoncé à ses terres, à ses droits et à ses lieux saints. Ce sont les principaux atouts de force qui décideront de la fin du conflit avec ce projet

03/09/2010
Raccourci vers :
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=15...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


04.09.2010

n°53 - journal d'Iran - 10-8 au 04-09 : - : Début - Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre

n°53 - journal d'Iran  - 10-8 au 04-09 : - : Début - Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre


journal d'Iran   n°53 du 10-8 au 04-09

.                                           C.De Broeder      &    M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Aldo-Michel Mungo : C'est l'Amérique qui détient la solution du problème iranien.

Suite

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

Fin

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Ramin Mihmanparast: « les médias doivent être conscients de la guerre « douce » menée par nos ennemis ».  

2-2 Jean Taffazoli : Manipulations Médiatiques sur l’Iran.

3 Les brèves

3-1 La première centrale nucléaire d'Iran est prête.

3-2 "Le Brasier" : Bladerunner 51 : le bateau le plus rapide du monde…

4 Dossier & Point de vue

4-1 Richard Hétu : Les probabilités d’une attaque contre l’Iran

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Abdel Bari Atwan. : Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre.

 



Tiré à Part

Aldo-Michel Mungo : C'est l'Amérique qui détient la solution du problème iranien.

nb   : Ndlr : La publication de l’article doit être vu comme information.

Tout porte désormais à croire que les Etats-Unis sont décidés à régler rapidement la question du nucléaire iranien. Les dernières déclarations du chef de la CIA, Léon Panetta, sur les capacités perses à se doter dans les 24 mois de 2 bombes ; le vote de nouvelles sanctions restreignant les capacités d'approvisionnement en carburant et l'annonce quasi simultanée du retrait de Total du marché iranien, rejoignant BP et Shell ; les bruits de manouvres en Azerbaïdjan et les déploiements navals américains d'envergure préfigurent que nous entrons dans la dernière ligne droite.

Baptisé, en 2004, du nom de code TIRANNT (Theater IRAN Near Term), par ses planificateurs militaires US, les plans de guerre contre l'Iran ont commencés à être élaborés sous l'administration Clinton entre 1995 et 2000 sous le nom de code CONPLAN 8022, qui prévoyait déjà une guerre contre l'Irak. Les planificateurs du CENTCOM ont envisagé des scénarios incluant tous les aspects d'une opération importante de combat, depuis la mobilisation et le déploiement de forces jusqu'aux opérations d'après guerre.

La composante opérationnelle de l'agenda militaire concernant l'Iran a été lancée, dès la fin des opérations en Irak, en mai 2003, quand les concepteurs de modèles et les spécialistes du renseignement ont rassemblé les données nécessaires pour une analyse de scénario à grande échelle. L'Army, la Navy, l'Air Force et les Marines ont tous préparés des plans de bataille et ont passé les sept dernières années à construire des bases et à s'entraîner pour l'opération Iran Freedom. Les Marines se sont concentrés sur leur propre spécialité, l'entrée forcée. Un concept d'opérations qui explore la possibilité de déplacer des forces de navires vers la terre ferme, sans établir auparavant une tête de pont sur la côte. Divers scénarios impliquant les missiles iraniens ont aussi été examinés, dans une autre étude démarrée en 2004 et connue sous le nom de BMD-I (Balistic Missile Defense-Iran). Dans cette étude, le Centre d'analyse de l'armée de terre a modélisé les performances des systèmes d'armement US et iraniens pour déterminer le nombre de missiles iraniens dont on pourrait s'attendre à ce qu'ils percent les défenses de la coalition. Ces plans ont été tenus à jour depuis leur initiation. Ils prévoient également que les bombardiers et les missiles de croisière soient prêts à entrer en action dans les douze heures suivant un ordre présidentiel.

La préparation initiale d'une guerre contre l'Iran s'est terminée en novembre 2004, lorsque le CentCom a mené un exercice d'Etat-major dénommé Global Lighting, à la suite de quoi il s'est déclaré en état de préparation avancé. Depuis cette époque, l'entraînement des forces des Etats-Unis et de tous ses alliés n'a jamais été aussi optimal ; les exercices s'étant enchaînés de manière continue.

Shock and Awe

L'ensemble des opérations offensives est placée sous la doctrine Shock and Awe (Choc et Effroi ou Stupeur), un concept de domination rapide qui a été partiellement mise en ouvre en 2003 durant la troisième Guerre du Golfe.

Cette doctrine est basée sur l'écrasement de l'adversaire à travers l'emploi d'une très grande puissance de feu, des frappes globales, la domination du champ de bataille et des démonstrations de force spectaculaires pour paralyser la perception du champ de bataille par l'adversaire et annihiler sa volonté de combattre.

La domination rapide est définie comme l'effort pour porter atteinte à la volonté, au ressenti et à la capacité de compréhension de l'adversaire qui lui permettent de s'adapter ou de répondre aux opérations. Elle permet d'imposer un niveau de choc tel que la volonté de l'adversaire à continuer la lutte est anéantie. Elle a pour but de prendre le contrôle de l'environnement, de paralyser les perceptions de l'adversaire et ses capacités de compréhension en les saturant de manière telle qu'il se retrouve incapable de résister sur les plans tactique et stratégique. C'est l'état désiré d'un sentiment d'impuissance et de perte de volonté. Il peut être obtenu par la destruction des centres de commandement ennemis, une suppression des informations diffusées et la propagation de désinformation, le débordement des forces adverses et la rapidité d'action.

Dans le cadre des opérations contre l'Iran, ce concept doit évoluer vers celui de Force décisive. La différence se situant au niveau des objectifs, de l'usage de la force, de la rapidité et des pertes engendrées.

Cela requiert l'interruption de tous les moyens de communication, de transports, de production alimentaire, de distribution d'eau, et de toutes les autres infrastructures. D'une manière générale, les opérations doivent provoquer un sentiment de menace et de peur d'agir

Pour parvenir à ces buts, il faut d'une part la destruction physique de nombreuses infrastructures et d'autre part l'interruption et le contrôle de tous les flux d'informations et commerciaux, et ce de façon si rapide qu'on puisse obtenir un choc comparable à celui obtenu par les bombardements nucléaires d'Hiroshima et de Nagasaki sur les Japonais.

Il s'agit de réaliser la décapitation instantanée de cibles militaires et civiles choisies pour obtenir le Choc et l'Effroi. Pour y parvenir il faut des niveaux élevés de destructions massives instantanées, presque incompréhensibles, ayant une influence directe sur l'opinion publique et sur les élites dirigeantes, avec en parallèle le ciblage d'objectifs militaires ou stratégiques qui anéantissent toute velléité de résistance.

Très rapidement, la junte islamique au pouvoir et toutes les strates de commandement seront épuisés, physiquement, émotionnellement et psychologiquement. L'attaque doit permettre de détruire quantité d'installations et de matériels que les Iraniens ont mis trente ans à construire et qu'ils ne pourront pas remplacer.

Un général italien de l'Etat-major du Shape a comparé les premiers jours de cette campagne à l'attaque d'un essaim de guêpes.

10.000 cibles à détruire

Les objectifs de guerre sont connus : neutraliser de façon irréversible le programme militaire et les capacités de nuisances futures de l'Iran. Pour ce faire le concept opératif (Operational design) mise en priorité sur les capacités militaires à établir, dès les 24 premières heures des opérations, un bouclier antiaérien et antimissile dans tout le Moyen-Orient, tenir ouvert le détroit d'Ormuz, obtenir la suprématie aérienne et la conserver et neutraliser les systèmes de commandement du régime.

Outre la neutralisation du programme nucléaire, les objectifs de l'après-guerre sont de persuader la population de changer de régime, de neutraliser définitivement les dirigeants mystiques et de contrer durablement l'influence du Mahdaviyat sur la société iranienne, cette secte qui prône l'Apocalypse pour accélérer l'arrivée du Mahdi.

Le CentCom a déjà identifié plus de 10.000 cibles à détruire, il s'agit de l'ensemble du potentiel industriel militaire iranien, de ses stocks de matériel et de l'armée idéologique des Pasdaran et de ses auxiliaires Bassidji. Les sites nucléaires feront l'objet de mesures de précaution pour éviter la dispersion d'un nuage radioactif préjudiciable aux populations civiles.

Depuis 2004, l'essentiel de la préparation du CentCom a été de développer ses capacités de renseignement, déterminer les sites devant faire l'objet d'une frappe militaire et définir les moyens appropriés pour leur destruction.

Outre les Centres de commandement, et les sites de lancement de missiles sol-sol de tous types, il faut détruire toutes les capacités navales de l'Iran, occuper les îles qui contrôlent le détroit, et occuper la zone des marais en face d'Ormuz où se cachent les vedettes rapides des Pasdaran. Car le point faible américain est la capacité des Iraniens de s'attaquer aux navires de la Navy ; la vulnérabilité de cette flotte est grande dans un conflit asymétrique et dans l'espace confiné qu'est le Golfe. En avril 1988 les américains se sont déjà opposés aux marins iraniens à la bataille de Sassan et Siri et ont pu mesurer l'excellent niveau de leurs opposants.

Depuis l'été 2008, les Pasdaran ont pris la direction des opérations navales dans le Golfe et le détroit, la marine se recentrant sur la mer d'Oman. Les principales bases navales dans le Golfe sont Bandar Abbas et Bushehr. Ils utilisent également les nombreux ports qui s'échelonnent le long du Golfe, dont celui d'Assalouyeh, ainsi que les îles et les plates-formes pétrolières contrôlées par Téhéran.

La marine a déplacé ses infrastructures sur les côtes du Baloutchistan, baignées par la mer d'Oman. C'est dans le cadre de ce redéploiement stratégique qu'à été inauguré la nouvelle base de la presqu'île de Jask, située à 300 kilomètres au sud-est de Bandar Abbas. Il a également été décidé de construire d'autres infrastructures portuaires à proximité de la frontière pakistanaise, dans la région de Chabahar dont les installations actuelles sont sommaires.

La marine iranienne possède trois sous-marins 877 EKM de classe Kilo (Tareq, Noor et Yunes), un destroyer Jamaran entré en service en 2007, trois frégates Alvand, Alborg et Sabalan, trois corvettes Bayandor, Naghdi et Hamzeh, onze vedettes de classe Combattantes II et dix navires lance-missiles de classe Thondor. Déployés sur les côtes sud de l'Iran, ces bateaux lui permettent de faire peser une menace en mer d'Oman. La plupart des chasseurs-bombardiers Su-24 Fencer et F-4E Phantom II, capables de lancer des missiles air-mer C-801K, C-802 Noor et Kowsar-2, sont aussi déployés sur les côtes sud pour appuyer la flotte iranienne. Les Pasdaran alignent des navires de transports de troupes, 5 navires garde-côtes, 14 aéroglisseurs, 10 vedettes China Cat, une quarantaine de vedettes rapides de fabrication locale et nord-coréenne armées de missiles mer-mer ou de torpilles et 1.300 embarcations légères équipées d'armes d'infanterie, dont des missiles antichars. De plus, ils possèdent une flotte de sous-marins de poche : 5 Ghadir, 4 Yugo et 2 Nahang qui servent pour l'infiltration de commandos, la pose de mines par des nageurs de combat et occasionnellement à l'attaque à la torpille de navires.

L'Iran a donc les capacités de pratiquer une guérilla navale à coup d'opérations commandos. Mais pourrait ne pas se contenter d'un simple harcèlement et lancer des opérations derrière les lignes, avec le concours d'une fraction de la communauté chiite implantée à Bahreïn et en Arabie saoudite. Avec sa flotte d'aéroglisseurs et ses unités aéroportées par hélicoptères, les Pasdaran sont capables de porter le combat au cour du dispositif allié.

Plus préoccupant est le P-800 Yakhont (SSN-X-26) russe, un missile de croisière supersonique d'une portée de 300km, qui rend tous les bâtiments présents dans le Golfe vulnérables. Le missile peut être tiré depuis la terre ferme et les Iraniens ont installé des sites de lancement tout le long de ses côtes.

Toute opération doit donc décapiter en premier lieu les capacités offensives, ainsi que les centres de décision et de commandement, à l'aide de bombardements massifs. Doivent ensuite être exécutés la prise de contrôle complet de l'espace aérien, la neutralisation de tous les systèmes anti-aériens et la destruction des Pasdaran et de leurs capacités militaires dont le dispositif terrestre est organisé en 31 régions. Car les Pasdaran, considérés par les USA comme organisation terroriste, seront les cibles prioritaires dont l'élimination physique sera systématique. Les plans du CentCom incluent des opérations terrestres au départ de l'Irak et de l'Afghanistan par des raids en profondeur exécutés par les forces spéciales et les Marines, dont 9.000 hommes supplémentaires viennent d'être déployés dans l'Helmand, la province afghane frontalière de l'Iran.

La défense anti-aérienne

Depuis septembre 2007, l'Iran réforme en profondeur son système de défense dans le but de pouvoir répondre à toute agression avec un maximum d'efficacité. En 2009, la composante de défense anti-aérienne est devenue un Commandement indépendant au même titre que l'Armée de l'air. Cette dissociation tend à prouver que les Iraniens ne se font pas beaucoup d'illusions sur la capacité de leur aviation de chasse à contrer une attaque adverse. Ils semblent donc dédier la défense de leur espace aérien aux seuls moyens sol-air. Aujourd'hui la défense contre aéronefs est concentrée autour des sites sensibles et de la capitale, mais ne couvre pas l'ensemble du pays. Les armements sont notoirement insuffisants pour mener à bien cette tâche et surtout aucun réseau intégré de défense anti-aérienne n'existe. Malgré la livraison entre 1998 et 2002 de six radars chinois JY-14, d'une portée de 300 kilomètres, qui sont venus compléter les AR-3D (portée 200 kilomètres), l'ensemble du pays n'est pas couvert, en particulier en raison du relief accidenté du terrain. Les systèmes d'alerte sont faibles dans le domaine des vols à très basse altitude et ont un manque de résistance aux contre-mesures. L'Iran aurait les plus grandes difficultés à intercepter des missiles de croisière et des missiles balistiques.

La création de cette nouvelle armée est aussi destinée à unifier l'ensemble de la défense aérienne sous un commandement unique. Cela doit accroître notablement la coordination des moyens d'alerte, la gestion des matériels et leur répartition sur le territoire. Sauf si ce commandement est décapité par une frappe.

19 sites de missiles sol-air opérationnels en dur ont été répertoriés par les services de renseignement occidentaux. Trois sont armés de HQ-2B (copie chinoise du SA-2 Guideline russe, la version iranienne se nomme Sayyad-1), dix de Hawk et six de SA-5 Gammon S-200. La défense rapprochée de ces sites est généralement assurée par des ceintures de batteries anti-aériennes équipées de canons de différents calibres. 19 autres sites non occupés mais pouvant être armés à tout moment ont également été localisés. En ce qui concerne les armements, l'Iran possède également 25 SA-6 Gainful, des Shorad, 29 Tor-M1 (SA-15 Gaunlet), 12 Pantsyr S-1, des SA-8 Gecko et quelques FM-80/90 (HQ-7), copie chinoise du Crotale R440, nombre de missiles portables (Manpads) et de canons anti-aériens.

Bien que la quasi-totalité du territoire iranien puisse être couverte par ces batteries, l'effort a surtout porté sur la défense des zones sensibles que sont Téhéran et ses environs, Natanz, Ispahan, Shiraz, Bushehr, l'île de Kharg, Bandar Khomeiny, Ahwaz, Dezful, Kermanshah, Hamadan, Tabriz et Bandar Abbas. La tactique connue des Iraniens est de placer des armements au milieu de zones urbaines ce qui présente deux avantages : le premier, de faciliter leur dissimulation ; le deuxième, de faire hésiter l'adversaire éventuel à les bombarder.

Les Américains effectuent des intrusions aériennes régulières pour obliger les Iraniens à allumer leurs systèmes radar et les repérer, de même des drones et des TR-1 survolent en permanence le territoire pour repérer et classifier l'ensemble des menaces sol-air afin de garder à jour l'Electronic Order of Battle (EOB) qui dresse la liste des premières cibles à anéantir pendant la phase de suppression des défenses adverses. La Russie moins tolérante à l'égard de l'Iran a renoncé à livrer son système S300 de missiles antiaériens, lequel aurait rendu très difficile une campagne aérienne. En revanche, la Russie vient de livrer à l'Arabie saoudite, son système S400, le nec plus ultra en matière de défense antiaérienne. Les zones de pénétration à haute altitude ne sont donc pas sous le feu de la défense anti-aérienne iranienne ; une faiblesse qui saura être exploitée.

Les principaux objectifs industriels

Le plus gros du développement nucléaire de l'Iran a été mené à bien dans des usines souterraines construites à une profondeur de 20 à 50 mètres, avec des dalles de béton armé qui les protègent contre toute attaque par les armes conventionnelles.

Actuellement, en Iran, il y a près de 240 installations de production militaire, toutes sous le contrôle des Pasdaran, dont les principales branches sont: munition, armement terrestre, aéronautique et aérospatial, missiles balistiques, et R&D d'armes biologiques et chimiques. Le plus grand complexe industriel, bâti à l'aide de la Corée du Nord, se trouve à Isfahan, où sont produits aéronefs, chars, munitions et propergols pour missiles. Le deuxième centre, réalisé grâce à la collaboration de Pékin, est à Semnam, à 150 km de Téhéran, il focalise son activité dans le domaine des missiles non balistiques. Sa capacité productive est estimée à un millier de missiles par an. Un autre objectif est l'Aciérie Nationale Iranienne à Ispahan, puisqu'elle fournit les produits métallurgiques militaires. Un complexe baptisé Lavizan II ou Mojdeh est situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Lavizan et aurait récupéré une bonne partie des activités développées à Lavizan-Shian. Il jouxte l'ouest de l'université Malek Ashat qui, avec ce centre, constitue le Centre de préparation et de technologie défensive avancée, organisme qui camoufle en fait la direction de la recherche militaire dans le domaine nucléaire. Ce site est dirigé par le brigadier-général des Pasdarans Hosseini Tash, qui est aussi secrétaire adjoint du Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN), la plus haute instance de défense en Iran. Une partie des installations de Lavizan II a été enterrée en 2004.

Un autre complexe secret est enterré en pleine ville de Téhéran à proximité de Shahrak-e-Bazi (Miny-City) sur la route de Lashkarak. Son nom de code est Tunnel Hormuz. Il s'enfonce à 50 mètres sous terre pour rejoindre quatre galeries parallèles, et ses parois sont fortifiées afin qu'aucune radiation, aucun bruit, aucune émanation ne soie détectable depuis la surface. Les activités dans ces tunnels souterrains ne sont pas connues, mais les mesures de protection et de discrétion prises laissent entendre qu'il s'agit de travaux sensibles. La forte densité de population doit empêcher une éventuelle frappe aérienne.

L'université Imam Hossein, au nord-ouest de Lavizan, abrite un département de physique nucléaire où des chercheurs travaillent à des applications militaires. Cette université dépend des Pasdarans. L'université technologique de Sharif possède également un département de physique nucléaire qui participe aux recherches à caractère militaire. Toujours dans la même région, il existe un important complexe de fabrication de missiles sol-sol connu sous le nom d'Hemmat. A Parchin, une technologie d'enrichissement de combustible nucléaire au laser serait en fonction. A une trentaine de kilomètres au sud-est de Téhéran dans la région de Khojir sur un complexe de 120 km² se trouve un site d'expérimentation de missiles balistiques et des recherches dans le domaine de la conception de têtes nucléaires pour missiles seraient en cours. Ce programme ultrasecret développé sur une partie sécurisée du complexe, est connu uniquement sous le code Nori 8500.

La Massive Ordnance Penetrator

Les Iraniens ont enterré profondément tous leurs centres de décision et sites industriels vitaux. Pour détruire ces cibles stratégiques, l'armement conventionnel est totalement obsolète et les Bunker-buster classiques peu efficaces.

Le Pentagone a donc financé le développement par Boeing de la GBU-57A/B MOP (Massive Ordnance Penetrator) dérivée de la GBU-43/B MOAB (Massive Ordnance Air Blast Bomb) testée pour la première fois en mars 2003. La MOP est une bombe massive de 13.608kg comportant 2,7 tonnes d'explosif à fort pouvoir détonant. Outre le fait d'être guidée par satellite (système de navigation inertielle assistée par GPS), comme la MOAB, cette bombe a une capacité de pénétration jusqu'à 60 mètres sous le niveau du sol. C'est l'engin non nucléaire le plus destructif de l'arsenal de l'US Air Force. Elle peut être utilisée pour des cibles situées à une profondeur plus grande que les bombes anti bunker les plus performantes telle la GBU-28 de 2.268kg, conçue en 1991, qui pénètre à 30 mètres. D'un point de vue technique, c'est une bombe à charge pénétrante qui utilise l'énergie cinétique. Le principe de charge pénétrante n'a rien de nouveau, la plupart du temps, il suffit d'une simple modification du temps de détonation à l'impact pour qu'une bombe devienne pénétrante. Cette bombe n'a qu'une seule mission et n'a pas d'autre utilisation qu'en Iran.

Pour transporter et délivrer cette arme, l'US Air Force a initié un énorme chantier de modification structurelle de ses bombardiers Stealth B-2 Spirit. La transformation a eu lieu à partir de juin 2007 et est terminée. Modifier l'entièreté de la flotte de B-2 signifie qu'un choix décisif a été fait, car on ne peut réinstaller à bord le panier rotatif qu'en recommençant de longs et couteux travaux. Dans la même logique, la base de Diego Garcia dans l'Océan Indien, a été réaménagée pour recevoir un stock de MOP et permettre le déploiement de 4 B-2 Spirit. Chaque B-2 peut donc dorénavant transporter 2 MOP, l'association la plus destructrice jamais réalisée par l'US Air Force.

Des exercices révélateurs

Alors qu'en Europe les exercices de l'Otan sont depuis 2008 singulièrement plus importants que les années précédentes, au Moyen-Orient plusieurs de ces exercices ont révélés l'état de préparation avancé des forces.

En octobre 2009, Israël et Etats-Unis mènent leurs plus importantes manouvres anti-aériennes conjointes en simulant des attaques de missiles contre l'Etat hébreu. Un millier d'hommes du Commandement américain en Europe et un nombre égal de soldats israéliens prennent part, dans le Sud d'Israël, à Juniper Cobra. Une quinzaine de navires de l'US Navy sont déployés dans l'est méditerranéen et douze avions de transport, remplis d'équipement, sont basés dans le Néguev. L'exercice est destiné à préparer le pays à toute attaque par missiles provenant d'Iran. Durant ces manouvres, sont testés, dans des simulations de plusieurs scénarios, les batteries anti-missiles Arrow 2, ainsi que les systèmes de défense antibalistique de haute altitude THAAD, le radar naval Aegis, les systèmes Patriot PAC-3 et Hawk. Objectif de l'opération : mettre en place une ossature défensive, en intégrant dans l'arsenal israélien le missile américain de basse altitude Patriot PAC-3, dédié à la destruction des missiles balistiques tactiques et en harmonisant les différents systèmes. A l'issue de l'exercice, début novembre, les Etats-Unis laissent en Israël plusieurs systèmes Patriot. En octobre 2008, l'administration Bush avait offert à Israël un radar X-Band installé dans le Néguev, capable de détecter des missiles à 1.900km de distance et de lancer une alerte entre 5 à 7 minutes avant une attaque.

Dans le même temps, le ministère iranien des Affaires étrangères s'insurge officiellement sur l'intensification des survols par les avions-espions américains. Il ne croit pas si bien dire : le 1 décembre 2009, le journaliste spécialisé Jean-Dominique Merchet publie sur son blog Secret Défense la photo d'un drone inconnu vu sur la base de Kandahar en Afghanistan. Il faut moins de cinq jours pour apprendre qu'il s'agit du RQ-170 Sentinel opérés par un Squadron de la base de Tonopah dans le Nevada. L'appareil est dédié à la reconnaissance et à la surveillance à haute altitude. Depuis des mois, plus rien n'échappe à la vigilance électronique US.

A l'issue du Dubaï Air Show, du 15 novembre au 9 décembre 2009, un exercice de grande ampleur se déroule à Al Dhafra, la grande base aérienne des Émirats où sont déployés de manière permanente des Mirage 2000-5 français. L''Advanced Tactical Leadership Course (ATLC), un TLP adapté au Moyen-Orient que les Américains appellent Iron Falcon, s'y déroule depuis deux ans, mais cette année il réunit un plateau exceptionnel : 6 Rafale et 6 Mirage 2000-5 français, 6 F-16 Block 60 et 6 Mirage 2000-9 émiratis, 6 F/A-22 Raptor et 6 F-16CJ américains, 6 Typhoon anglais et autant de F-16MLU jordaniens et de F7PG pakistanais ; soutenus par un Awacs et des ravitailleurs. Près de 60 avions de combat vont simuler des raids d'importance (jusqu'à quarante avions simultanés) dans «des missions réalistes représentatives d'un conflit de haute intensité» et qui vont se dérouler chaque jour. Le dispositif s'insère dans l'activité normale de la zone où chaque jour des dizaines d'appareils effectuent des missions au dessus du Golfe. De quoi rendre nerveux les Iraniens à quelques encablures.

Premier enseignement, l'US Air Force a résolu les problèmes relatifs au déploiement du F/A-22 en Opex. L'avion est en effet à ce point complexe qu'aucun détachement opérationnel extérieur n'avait pu être réalisé jusqu'à celui-ci. Les Rafale sont des visiteurs habituels d'Al Dhafra. Depuis mai 2009, l'Armée de l'Air française a initié un nouveau type de mission. Des Rafale de St Dizier effectuent des vols sans escale jusqu'à Abu Dhabi à 5.000km ; à peine au sol les équipages sont relevés, deux missiles de croisière Scalp-EG prépositionnés sont arrimés à chaque avion qui redécolle dans la foulée pour simuler une attaque d'infrastructures d'intérêt tactique.

Six jours après le démarrage de l'exercice ATLC et alors que les défenses iraniennes ont déjà été testées par les participants à l'exercice, le nouveau commandement iranien de la défense anti-aérienne annonce le début de manouvres militaires d'une ampleur sans précédent, sensées exhiber les capacités de défense en cas de frappe extérieure. «En raison des menaces qui pèsent sur nos sites nucléaires, il est de notre devoir de défendre les installations vitales de la nation» déclare le général Ahmad Mighani, chef de la défense antiaérienne. Ces manouvres vont durer 5 jours sur 600.000 km². Une aubaine pour les Rafale, Mirage 2000, Typhoon et Raptor : toutes les émissions électromagnétiques et radar sont soigneusement détectées pour enrichir les bibliothèques des systèmes de contre-mesure. En allumant l'ensemble de leurs systèmes, l'ordre de bataille a pu être visionné en temps réel. Les Iraniens ont vraiment eu peur et ont donné un coup de pouce supplémentaire aux renseignements occidentaux.

Depuis décembre 2009, il ne se passe plus un jour sans que les satellites, drones et avions de renseignement ne surveillent le dispositif iranien gardant à jour l'ordre de bataille.

C'est dans ce contexte qu'Israël vient de lancer un nouveau satellite espion Ofek-9, doté d'une caméra de très haute résolution et que l'exercice Juniper Stallion 2010 a permis, il y a quelques semaines, à l'US Navy d'entraîner les pilotes de F-18 Super Hornet du porte-avion Harry S. Truman dans le sud d'Israël où le range de Nevatim-2 a été mis à leur disposition.

Dans le même temps, Téhéran a annoncé une mobilisation au nord-ouest du pays, au bord de la mer Caspienne, le régime des Mollahs s'inquiétant de ce qui se trame en Azerbaïdjan. Le régime de Téhéran a envoyé ses meilleures troupes, les plus fidèles, les Gardiens de la Révolution, pour s'opposer, selon ses dires, aux forces américaines et israéliennes qui seraient concentrées à sa frontière nord ; mais ce qui l'inquiète vraiment c'est l'activité inhabituelle des bases de l'Otan installées depuis janvier 1999 dans cet ancien satellite soviétique totalement sous influence occidentale.

La guerre psychologique et la propagation de rumeurs, une des grandes spécialités américaines, font désormais partie des ultimes préparatifs en vue d'anéantir le potentiel de nuisance des locataires des palais perses. Et pour préparer les opinions publiques européennes à l'inéluctable, le 18 juin dernier, le Secrétaire à la Défense Robert Gates affirmait que «l'Iran pouvait lancer contre l'Europe des missiles à court et moyen rayon d'action. Je pense que nous n'accepterons pas l'idée d'un Iran nucléaire».

De quoi justifier un acte d'autodéfense légitime.

 Aldo-Michel Mungo 

Mercredi 4 août 2010

Aldo-Michel Mungo : Analyste en géostratégie


n°53 - journal d'Iran - 10-8 au 04-09 : - : Suite - Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre


n°53 - journal d'Iran  - 10-8 au 04-09 : - : Suite  - Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre


journal d'Iran   n°53 du 10-8 au 04-09

.                                           C.De Broeder      &    M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

 



1) Politique Iranienne

Ahmadinejad

Les grandes manœuvres

Ali Larijani exhorte les musulmans à s'entraider sur la scène internationale  

Le président du parlement iranien, Ali Larijani, a exhorté les musulmans dans le monde entier à aider les uns les autres sur la scène internationale.
Il a fait ces remarques lors d'une cérémonie d' Iftar (repas de rupture du jeûne), hier soir, qui s'est tenue au parlement, réunion au cours de laquelle le président du parlement iranien a accueilli les enfants et les jeunes orphelins aidés et financés par le Comité de secours de l'Imam Khomeiny.
L'allocution de M. Larijani a porté sur la situation très dure des enfants déshérités palestiniens, ajoutant que la situation des enfants palestiniens sans défense qui souffrent dans les prisons du régime sioniste.
Qualifiant de "très dur" la situation des enfants palestiniens, il a souligné qu'une aide pourrait être apportée aux musulmans et aux palestiniens.
S'adressant aux enfants et aux jeunes présents à cette cérémonie, il a souligné qu'un des principaux objectifs et une des missions du système islamique en Iran a été d'aider et de s guider vers une vie réussie, les personnes qui devraient être le sujet d'attention.

30/08/2010

 httphttp://www2.irna.ir


Sur le terrain

Iran: des dizaines de milliers de personnes dénoncent Israël et l'Amérique.

La télévision a montré des foules importantes, dans plusieurs grandes villes du pays, criant "mort à Israël" et "mort à l'Amérique", portant des banderoles proclamant "Qods (Jérusalem) nous appartient", ou agitant des drapeaux palestiniens.

Certains slogans ont dénoncé également les discussions entreprises entre Israël et le président palestinien Mahmoud Abbas sous l'égide des Etats-Unis, affirmant que "faire des compromis avec Israël signifie la mort de la Palestine".

L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël et dont il prédit régulièrement la disparition, soutient le Hamas qui contrôle la bande de Gaza et s'oppose à tout compromis avec l'Etat hébreu.

"Un jour prochain, si Dieu veut, nous irons prier à Qods", a déclaré le commentateur de la télévision, en affirmant que "des millions d'Iraniens participent aux manifestations" à travers le pays.

AFP / 03 septembre


Ppréparation à la guerre

 Mottaki met en garde Israël: une frappe contre l’Iran lui coutera son existence

Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a mis en garde, lundi, "Israël contre toute agression à l’encontre de son pays, car elle lui coutera son existence.
Dans un entretien, avec le magazine allemand Der Spiegel, M.Mottaki a affirmé qu’« Israël  ne cesse de menacer d’attaquer l’Iran, depuis des années ». Mais, il a prévenu que « l’entité sioniste connait très bien le sort qui lui attend », en cas d’agression. « Son existence sera mise en question », a-t-il ajouté.
S’agissant des sanctions américaines et européennes contre l’Iran, Mottaki a dit que « l’Europe va sans doute souffrir plus que nous. Vu que nous avons réduit nos relations commerciales avec l’Europe, ces dernières

31/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=15...


2) Politique des Usa

Préparation à la guerre

Bolton: Israël a "8 jours" pour agir.

L'ancien ambassadeur américain à l'ONU John Bolton estime qu'Israël a "huit jours" pour lancer une frappe militaire contre la centrale nucléaire de Bouchehr au sud de l'Iran, et empêcher Téhéran de disposer d'une centrale nucléaire en état de marche.
Le lancement de la centrale, en construction avec l'aide de la Russie depuis près de 15 ans, est prévu le 21 août. A cette date, la Russie a annoncé qu'elle allait procéder au lancement technique de la première centrale nucléaire iranienne avec le chargement du combustible dans le réacteur. Il sera alors trop tard, a averti hier John Bolton, pour Israël pour lancer une attaque militaire contre l'installation, qui provoquerait des radiations qui toucheraient la population civile. "Une fois que l'uranium, une fois que le combustible est très proche du réacteur, et sans nul doute lorsqu'il est dans le réacteur, une frappe signifie l'émanation de radiations", a-t-il dit à la télévision Fox Business Network. "Alors, si Israël doit entreprendre quelque chose contre Bouchehr, il doit le faire dans les huit prochains jours", a-t-il ajouté, tout en se montrant sceptique à propos de cette éventualité.
Interrogé sur la possibilité de cette attaque israélienne, John Bolton a répondu: "je ne le pense pas, je pense qu'ils ont raté l'occasion". En l'absence de frappe israélienne, "l'Iran disposera de quelque chose qu'aucun autre ennemi d'Israël ou des Etats-Unis au Moyen-Orient ne possède, à savoir un réacteur nucléaire en état de fonctionnement".
L'ancien ambassadeur, un personnage controversé, a critiqué le rôle de la Russie dans la construction de cette centrale. "Moscou a toujours dans l'idée de pouvoir mettre un doigt dans l'oeil de l'Amérique". L'Iran a annoncé hier la construction d'un nouveau site d'enrichissement d'uranium en 2011 et promulgué une loi contraignant notamment le gouvernement à poursuivre l'enrichissement d'uranium et à limiter la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Le 9 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté une nouvelle résolution assortie de sanctions, réaffirmant que Téhéran devait suspendre toute activité d'enrichissement et ne pas construire de nouveau site.

AFP
17/08/2010

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/17/97001-201008...



Les organisations mondiales

UE

L'UE exhorte la Chine à soutenir les sanctions contre l'Iran.

L'Union européenne souhaite que la Chine soutienne les nouvelles sanctions prises contre l'Iran pour son programme nucléaire et que ses entreprises ne s'y installent pas avec le départ des entreprises européennes.  

La cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton a souligné l'importance de voir Pékin soutenir les sanctions internationale contre Téhéran lors de son entretien avec le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi. "Mon message se voulait très clair (...) j'espère qu'ils verront que ce sont des sanctions importants", a-t-ele ajouté devant la presse à Pékin.

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a imposé une quatrième série de sanctions contre l'Iran en juin dernier, visant particulièrement les gardiens de la Révolution, sans que Pékin n'appose son veto. Mais parallèlement, les Etats-Unis et ses alliés européens ont adopté des sanctions auxquelles la Chine s'est opposée.

Selon Catherine Ashton, M. Yang a accepté son invitation à se joindre à un réunion ministérielle avec la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis lors de l'Assemblée générale
2/9

Raccourci vers : http://fr.news.yahoo.com/3/20100902/twl-ue-iran-chine-nucleaire-ba66223.html



Les Voisins

Egypte

L'Egypte reporte une visite du chef de la diplomatie iranienne.
L'Egypte a reporté une visite au Caire du chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki suite à ses propos à l'endroit des leaders arabes participant au lancement des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens à Washington, rapporte jeudi le ministère égyptien des AE.
M.Mottaki aurait dû participer à une réunion de la "troïka" du Mouvement des non-alignés (Iran, Cuba et Egypte) qui devait se tenir lundi prochain dans la capitale égyptienne.
Mais mercredi, le responsable de la section d'intérêts de l'Iran au Caire a été convoqué au ministère égyptien des Affaires étrangères, stipule le communiqué.
L'assistante du ministre égyptien des Affaires étrangères Wafaa Bassim l'a informé qu'à la lumière des derniers développements, il avait été décidé de reporter cette rencontre à une date ultérieure qui serait concertée lors des futures consultations en marge des travaux de l'Assemblée générale de l'Onu à New York.
Par ailleurs, le diplomate iranien a été invité à donner des explications sur les déclarations attribuées à M.Mottaki à propos de la participation de certains leaders arabes au lancement à Washington des
négociations directes entre Palestiniens et Israéliens.
Selon le journal arabe Asharq Al-Awsat, le ministre iranien des Affaires étrangères aurait qualifié de "trahison" leur participation à ces négociations "sous les ordres des Etats-Unis", en estimant qu'elles ne permettraient pas de mettre fin au conflit au Proche-Orient.
Le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie ont été invités à Washington pour le lancement du dialogue direct entre Palestiniens et Israéliens.
Les rapports entre l'Iran et l'Egypte sont mouvementés depuis que Téhéran a rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire en 1980 pour protester contre la reconnaissance d'Israël par l'Egypte. L'Egypte redoute aussi l'influence iranienne sur les affaires intérieures dans les pays arabes
.

RIA Novosti –

3/9/2010
http://fr.rian.ru/world/20100902/187348074.html


Turquie

Turquie dénonce la politique de deux poids deux mesures de l'Occident

L’ambassadeur de Turquie au Liban, Inan Ozyildiz ite, a exprimé au cours de son entretien avec le ministre de l'Agriculture, Hussein Hajj Hassan, la douleur de la Turquie pour  ce qui se passe en Palestine, se référant à l'histoire commune de la région et la similitude des problèmes rencontrés. 
Il  a également dénoncé  la politique de deux poids deux mesures de l’Occident dans le dossier nucléaire iranien pacifique tout en fermant les yeux sur ceux qui possèdent des armes nucléaires.
De son côté, le ministre de l'Agriculture, Hussein Hajj Hassan, a salué la politique de la Turquie envers les causes justes la qualifiant  de sage.

02/09/2010  

 http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=15...


Russie

Moscou refuse les sanctions contre l'Iran hors du cadre du Conseil de sécurité.  

La Russie a exprimé, ce mercredi, son refus à des  sanctions contre l'Iran hors du cadre du Conseil de sécurité.
Lors d’un discours, devant l’institut des relations internationales à Moscou, le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, a mis en garde contre les conséquences néfastes des tentatives d’isoler de grands pays comme l’Iran, au niveau régional et international.
« La participation de l’Iran à des négociations régionales se répercutera sans doute sur la position de l’autorité iranienne », a-t-il assuré. Pour Lavrov, « il n’y a pas de solution par la force au conflit iranien ».
  Il a dans ce contexte insisté sur « la nécessité de renforcer les mesures de confiance avec l’Iran, en fournissant du combustible au réacteur nucléaire de Téhéran ».  
Il a toutefois appelé l’Iran à coopérer avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, et à répondre aux interrogations liées à son programme nucléaire.

01/09/2010

 http://www.almanar.com.lb

 

Moscou refuse les sanctions contre l'Iran hors du cadre du Conseil de sécurité  

La Russie a exprimé, ce mercredi, son refus à des  sanctions contre l'Iran hors du cadre du Conseil de sécurité.
  Lors d’un discours, devant l’institut des relations internationales à Moscou, le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, a mis en garde contre les conséquences néfastes des tentatives d’isoler de grands pays comme l’Iran, au niveau régional et international.  
« La participation de l’Iran à des négociations régionales se répercutera sans doute sur la position de l’autorité iranienne », a-t-il assuré. Pour Lavrov, « il n’y a pas de solution par la force au conflit iranien ».  
Il a dans ce contexte insisté sur « la nécessité de renforcer les mesures de confiance avec l’Iran, en fournissant du combustible au réacteur nucléaire de Téhéran ».  
Il a toutefois appelé l’Iran à coopérer avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, et à répondre aux interrogations liées à son programme nucléaire.

01/09/2010

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Liban

Joumblatt rencontre l’ambassadeur iranien à Beyrouth

Le chef du parti socialiste progressiste druze du Liban, Walid Joumblatt s’est entretenu lundi soir au siège de l’ambassade iranienne avec l’ambassadeur Qazanfar Roknabadi.
Joumblatt a déclaré à sa sortie de sa réunion: « Je suis venu ici pour ouvrir une nouvelle page dans les relations avec la République islamique d’Iran », saluant « le rôle joué par l'Iran dans cette phase délicate ».
Les deux hommes ont passé en revue les divers développements sur les scènes locales et régionales
D'autre part, Joumblatt a déclaré dans une interview publié dans le journal hebdomadaire « Anbaq »,  que la poursuite des attaques sur le Tribunal pénal international n'est pas utile, car cela suscite  des tensions ».
Joumblatt a souligné qu’il faut savoir « faire une entre l'acte d'accusation, qui a pour but  de provoquer la zizanie au Liban, et le travail du Tribunal international autour duquel tous les Libanais sans exception se sont mis d’accord ».

31/08/2010  

: http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=15...



Dans le monde

Brésil

Le Brésil appelle à la mise en œuvre de la Déclaration de Téhéran

L’ambassadeur du Brésil à Téhéran, Antonio Salgado, a déclaré lundi que la déclaration de Téhéran est un gage de transparence de la part de l'Iran tout en espérant que la Déclaration sera bientôt mis en place.
L'ambassadeur brésilien a fait ces remarques lors d'une rencontre avec le président du groupe d’amitié parlementaire entre l'Iran et le Brésil, Dayyani Ali.
Le Brésil a prôné l’élargissement de la coopération tous azimuts principalement au niveau international avec la République Islamique d'Iran et l'échange de visites entre hauts responsables ainsi qu’entre les délégations parlementaires afin de renforcer de tels liens.
Dayyani Ali, pour sa part, a évoqué les relations très bonnes et étroites qui lient les deux pays et a déclaré qu'il existe de nombreuses raisons d'étendre la coopération économique et culturelle.
La Déclaration de Téhéran souligne la nature pacifique des activités nucléaires de l'Iran, a t-il dit ajoutant que l'Iran estime que le recours à l'énergie nucléaire pacifique est un droit légitime de tous les pays signataires du Traité de Non-prolifération.
La Déclaration de Téhéran négociée par le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan en juin dernier envisage que l’Iran transportera 1 200 tonnes d'uranium enrichi à 3,5% en Turquie, en échange de l'uranium enrichi à 20% qui sera utilisé comme combustible du réacteur de recherche civile à Téhéran.
L'Iran a dénoncé l’Occident qui a refusé de fournir du carburant pour le fonctionnement du réacteur de Téhéran depuis le début des années 1970 pour produire des isotopes et des médicaments pour guérir les patients cancéreux.
L'opinion publique iranienne est parfaitement consciente que les fournisseurs de carburant en Occident s’intéresse aux gains financiers plutôt qu’à la dimension humaine que représente la fourniture de combustible pour le réacteur de Téhéran.
Quelque 400.000 patients atteints de cancer ont besoin actuellement des médicaments produits par des réacteurs de recherche de Téhéran qui ne produit qu’à mi-temps en raison des pénuries de carburant.
Ces pays comme le Brésil apportent une nouvelle manière de considérer les problèmes du monde et contribuent à un nouvel équilibre international.
Dans le cas du Brésil, ce changement de perception est dû, tout d'abord, à la transformation de la réalité économique, sociale et politique. Les qualités personnelles et l'engagement direct du président Lula sur les thèmes internationaux ont aidé à incorporer la contribution brésilienne au sein des principaux débats de l'agenda mondial.
Dans ce contexte, le Brésil a développé une politique étrangère globale et proactive cherchant à construire des coalitions au-delà des alliances et des relations traditionnelles.
La croissance de nos exportations vers les pays en développement et la création de mécanismes de dialogue et de concertation, comme l'Union des nations sud-américaines (Unasur), le G20 à l'OMC, l'IBAS (Inde, Brésil et Afrique du Sud) et le BRIC sont le reflet de l'orientation d'une politique étrangère universaliste et décomplexée sur ce que peut et doit être l'action externe d'un pays ayant les caractéristiques du Brésil.
Dans le domaine de la sécurité, lorsque le Brésil et la Turquie ont convaincu l'Iran d'assumer les engagements prévus dans la déclaration de Téhéran, il a été prouvé que de nouvelles visions et façons d'agir sont nécessaires pour traiter certains sujets qui étaient l'apanage des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Malgré certaines résistances initiales, face à une initiative exogène au club fermé des puissances nucléaires, le Brésil est certain que les acquis de ce dialogue serviront de base aux futures négociations et à l'éventuelle solution de la question.

Mardi 31 Août 2010

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Grande-Bretagne

Tony Blair: Le monde doit se préparer à l'option militaire contre l'Iran.

L'ancien Premier Ministre britannique, Tony Blair, a averti dans une interview mercredi que la communauté internationale pourra prendre des mesures militaires contre l'Iran si elle développe une arme nucléaire.
"Je dis que je pense qu'il est tout à fait inacceptable pour l'Iran d'avoir une capacité d'armement nucléaire et je pense que nous devons être prêts à les affronter, le cas échéant militairement", at-il dit dans des extraits pré-publiés par la BBC.
"Je pense qu'il n'y a pas d'alternatives au fait qu'ils continuent de développer des armes nucléaires. Ils ont besoin d'un message plus fort et plus clair".
Blair a dit, en parlant de son nouveau livre qui sera publié mercredi, que si l'Iran était dotée de l'arme nucléaire, elle serait une menace pour l'Occident et le véritable danger viendrait avec sa capacité à stimuler l'extrémisme islamique.
L'Iran, qui a commencé, samedi le 21 août, le chargement de combustible
nucléaire dans son usine de construction russe, nie ces allégations en affirmant que son programme nucléaire a des visées strictement énergétiques et civiles.
Résumé de l'article:
http://www.spacedaily.com/reports/World_must_prepare_for_Iran_military_option_Blair_999.html

3 Septembre

http://www.alterinfo.net/Tony-Blair-Le-monde-doit-se-prep...


Japon

Nucléaire: le Japon adopte à son tour de nouvelles sanctions contre l'Iran.

 Le gouvernement japonais a adopté vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran, prévoyant des mesures de rétorsion financière et l'arrêt de tout investissement dans le secteur gazier et pétrolier du pays.

Tokyo a notamment décidé de geler les avoirs de 88 organisations et 24 individus liés au programme nucléaire controversé de Téhéran et d'interdire aux personnes concernées d'entrer dans l'archipel, selon un document adopté en Conseil des ministres.

Les nouvelles dispositions interdisent en outre aux institutions financières nippones d'acheter des bons du trésor émis par la banque centrale iranienne et de faire usage de titres financiers liés à une quelconque activité concernant le développement d'armes nucléaires.

Comme les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada et l'Australie avant lui, le Japon a en outre suspendu tout nouvel investissement dans le gaz et le pétrole iranien.

Ce secteur est sensible: l'Iran a beau être le quatrième producteur mondial de pétrole, il importe jusqu'à 40% de son essence car il manque de capacités de raffinage pour satisfaire sa demande intérieure.

Tokyo n'a toutefois aucun projet de limiter ses importations de pétrole brut en provenance de la République islamique.

"Notre pays a traditionnellement eu des relations proches avec l'Iran", a souligné le porte-parole du gouvernement, Yoshito Sengoku. "En vertu de cette position privilégiée, nous appellerons régulièrement ce pays à trouver une solution pacifique et diplomatique à ce problème".

Ces diverses mesures s'ajoutent à d'autres sanctions économiques instaurées début août par le Japon, incluant le gel des avoirs de 40 sociétés iraniennes et d'un responsable du secteur nucléaire du pays, conformément à la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Ce quatrième train de sanction du Conseil de Sécurité a été adopté le 9 juin pour punir la République islamiste qui refuse de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, derrière lesquelles l'Occident voit les prémices de l'arme atomique malgré les dénégations de Téhéran.

La Chine et la Russie ont fait part de leur désaccord avec les sanctions supplémentaires adoptées par les Occidentaux, préférant s'en tenir aux strictes décisions de l'ONU.

Le Japon entretient habituellement des liens cordiaux avec l'Iran, son troisième plus important fournisseur de pétrole, mais a dernièrement durci le ton à l'égard du programme nucléaire de Téhéran.

AFP /

03 septembre 2010
Raccourci vers :
http://www.romandie.com/infos/News2/100903040755.dpezbidr...


n°53 - journal d'Iran - 10-8 au 04-09 : - : Fin - Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre


n°53 - journal d'Iran  - 10-8 au 04-09 : - : Fin   - Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre


journal d'Iran   n°53 du 10-8 au 04-09

.                                           C.De Broeder      &    M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Ramin Mihmanparast: « les médias doivent être conscients de la guerre « douce » menée par nos ennemis ».  

2-2 Jean Taffazoli :Manipulations Médiatiques sur l’Iran.

3 Les brèves

3-1 La première centrale nucléaire d'Iran est prête.

3-2 "Le Brasier" : Bladerunner 51 : le bateau le plus rapide du monde…

4 Dossier & Point de vue

4-1 Richard Hétu : Les probabilités d’une attaque contre l’Iran

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Abdel Bari Atwan. : Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre.

 



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Ramin Mihmanparast: « les médias doivent être conscients de la guerre « douce » menée par nos ennemis »  

 Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mihmanparast déclaré que les médias devraient rester vigilants face à la guerre « douce » menée par les ennemis.
Il s’est exprimé en ces termes de retour de son déplacement à la ville sainte de Khom, samedi après avoir rencontré un certain nombre d'érudits religieux.
S’adressant aux médias et à la presse, il a estimé que ce serait une erreur pour les médias de se concentrer sur des sujets fabriqués de toutes pièces par les ennemis.
Il a dit que les médias iraniens devraient essayer de réduire les tentatives ennemies en choisissant de refléter les points de vue des responsables de manière professionnelle pour neutraliser les complots des ennemis.
Se référant aux allégations des ennemis sur les droits de l'Homme et la lutte contre le terrorisme, Ramin Mihmanparast a déclaré qu’à l’ère de la « guerre « douce » contre la République Islamique d’Iran, les médias ne devraient pas attendre les atteintes ennemies pour frapper en dévoilant les faiblesses et les comportements inhumains et immoraux de nos ennemis ».
Réagissant face aux agissements et les techniques des ennemis dans la poursuite de la « guerre douce », il a estimé que de nos jours, « les chefs d'Etat des pays occidentaux qui sont eux-mêmes embourbés dans des crises sociales décident de défendre et de soutenir une femme qui est condamné à mort pour avoir trahi puis tué son mari avec l’aide d’autres hommes avec qui elle entretenait des relations adultères et de qui elle s’est faite la complice.
Il a ajouté que « nos médias ont pour devoir de rappeler au monde que les prises de position contradictoires et inhumaines de l’Occident qui apporte son soutien à cette femme et choisissent de se taire face au massacre de cinq mille femmes et enfants palestiniens innocents à Gaza ».
Notant dans son discours que l'Iran est la plus grande victime du terrorisme, il a ajouté que l'Occident a attaqué l'Irak et l'Afghanistan et tué 110 000 personnes innocentes en prétendant qu'il tentait de combattre le terrorisme.
Toutefois, s’est-il interrogé, ces invasions en Irak ou en Afghanistan ont-elles permis d’éradiquer le terrorisme ou bien encore de le développer dans ces pays?
L’incitation aux mouvements séparatistes dans le Kurdistan et au Khûzistân engendrant des dissensions entre musulmans chiites et sunnites, l’imposition de la guerre et l’adoption de sanctions, les différends sur l'énergie nucléaire et la guerre la révolution islamique constituent quelques-unes des erreurs commises par les Etats-Unis parce qu'ils ne connaissent pas le peuple iranien et s'appuient sur des analyses faites par certains individus véreux.

30/08/2010

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2-2 Jean Taffazoli : Manipulations Médiatiques sur l’Iran.

a) Ce mensonge sur la lapidation de Sakineh en Iran

Tous les deux ou trois ans, on nous refait le même coup. Et tous les deux ou trois ans, je me remets en colère. Car force est de constater que ça marche. On reprend les mêmes et on recommence.

« Ah lala tu sais pas, en Iran, tu sais, ce pays de sauvages, ils vont la-pi-der une femme. Sakineh qu’elle s’appelle ! »

Attention lumière !!!

Les faits :

Fin 2006, une femme et deux hommes sont arrêtés en Iran dans une affaire de meurtre.

L’un des trois accusés se trouve être le commanditaire du meurtre de M. Mohammadi-Ashtiani, et justement, cet homme est l’amant de la veuve du défunt.

Au cours de son enquête, la police iranienne découvre que la dame entretient plusieurs relations extra-conjugales avec dont deux au moins sont prouvées.

L’assassin est mis en prison et n’est pas condamné à mort, car il bénéficie du « pardon » de l’un des fils de Mme Mohammadi-Ashtiani.

Mme Mohammadi-Ashtiani, quant à elle est condamnée à mort par pendaison.

Aucun fait officiel ne permet d’affirmer qu’un autre type de condamnation ait pu exister.

Juin 2009 : dans un contexte de tensions sur la question de la possession et le déploiement de technologies nucléaires par l’Iran et ses propositions de vente d’uranium enrichi à la Chine, les élections présidentielles sont lourdement perturbées par les manifestations du mouvement « vert » créé à l’instar des mouvements de résistance de la diaspora iranienne, et vivement soutenu par des financements américains (les Etats-Unis diffusent plus de 15 chaînes en langue persane à destination des jeunes iraniens, parmi lesquelles NITV-National Iranian TV, VOA Persian, etc).

Suite aux émeutes, la vidéo d’une jeune iranienne morte d’une balle dans la tête fait le tour du monde. Fait marquant, la vidéo est transmise aux médias par le Mouvement des Moujahedin du Peuple pour la Résistance Iranienne, un groupuscule communiste que Washington avait placé sur la liste des groupes terroristes jusqu’en 2009 justement.

Juillet 2009 : Clothilde Reiss, jeune « étudiante » au CNRS et fille de M. Reiss, directeur du CEA, transmet un « mémoire » à l’ambassade française de Téhéran, dont le sujet porte sur les centrales nucléaires et qui est destiné au CEA justement « dans le cadre d’un stage »… accompagné d’un dossier de photos explicites concernant les émeutes à Ispahan. Accusée d’espionnage, elle est arrêtée et jugée publiquement, en même temps que plusieurs britanniques. Son cas pris très au sérieux par l’Elysée, a contribué à calmer les ardeurs de l’Etat Français, accusé, avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, d’avoir fomenté le soulèvement étudiant en question. A cet instant, l’Iran demande aux Etats-Unis de libérer les diplomates Iraniens enlevés par la CIA en Irak en 2001 et détenus à Guantanamo « sans motif valable ».

Mai 2010 : Ali Vakili Rad, présumé coupable du meurtre de Shapour Bakhtiar est libéré à Paris.

Dans la même semaine, l’extradition de l’ingénieur iranien Majid Kakavand vers les Etats-Unis est refusée. Son crime : avoir acheté des pièces détachées d’électronique sur un célèbre site d’enchères américain dont le grand patron est d’ailleurs franco-iranien…

Une semaine plus tard, Clothilde Reiss est libérée… quelle coïncidence.

b) Coopération nucléaire avec l’Iran
Juin 2010 : La France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis refusent la proposition Brésilo-Turque de coopération nucléaire avec l’Iran et mettent en application de nouvelles sanctions. Deux semaines plus tard, V. Poutine signe un train d’accords avec l’Iran, violant le traité sur les sanctions.

Juillet 2010 : le Human Rights Watch, organisme américain, dirigé par un procureur de New-York et proche des mouvements sionistes, dénonce le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, et parle de lapidation imminente. Une vidéo, de mauvaise qualité, mainte fois diffusée par des sites activistes et sur laquelle on distinguerait ce qui ressemble à une lapidation, mais trahie par un logo turque en bas de l’écran et où les personnages ne parlent pas Persan, accompagne le récit sur la plupart des sites. Surtout, une photo de la dame, qui avait bizarrement déjà servi il y a 5 ans dans une autre histoire de pseudo-lapidation nous est présentée comme portrait de Mme Mohammadi-Ashtiani (je vous laisse faire quelques recherches Google pour vous en rendre compte par vous-même). Bizarrement, certains sites vont même jusqu’à expliquer que Mme Ashtiani était enceinte de 6 mois et qu’elle a fait une fausse couche à l’annonce de son exécution… enceinte de qui, on se le demande… ! En France, Bernard Henry Lévi, dont on ne commentera plus les affinités sionistes, organise une pétition signée en grande pompe par ses fidèles. Aux Etats-Unis, Hillary Clinton s’est dite « profondément concernée » par l’affaire et a appelé l’Iran « à respecter les libertés fondamentales ». Par contre, elle a omis de s’émouvoir du sort de Linda Carty, 59 ans, femme de citoyenneté britannique, vivant aux Etats-Unis et condamnée à mort par injection léthale alors qu’elle n’a cessé de crier son innocence.

Et sinon, c’est quand qu’on arrête de vous faire croire qu’on lapide des gens en Iran et surtout à Tabriz, ville de 3.6 millions d’habitants ? Que l’on soit pour ou contre la condamnation à mort, c’est une chose, mais salir l’image d’un pays comme ça pour satisfaire des objectifs politiques, c’est autre chose. Pour rappel, en Iran, il y a plus de femmes étudiantes qu’en France, plus de femmes qui travaillent et même plus de femmes qui conduisent. Le problème de la situation de la femme en Iran n’a jamais été aussi grand que dans l’esprit de la ménagère moyenne occidentale…

Pour finir, juste pour le fun, août 2010 : Les Etats-Unis arrêtent un chercheur de l’université de Princeton accusé d’avoir violé l’embargo sur l’Iran en recevant de l’argent de sa famille

Jean Taffazoli

Article placé le 31 août 2010, par Frédéric Courvoisier (Genève)

http://www.mecanopolis.org/?p=19346http://www.mecanopolis...



3 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 La première centrale nucléaire d'Iran est prête.

Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le  point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

La Russie mettra en route la première centrale nucléaire d'Iran le 21 août, ont annoncé vendredi Moscou et Téhéran, une installation qui fait grincer des dents dans les pays occidentaux qui accusent Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique.

L'agence nucléaire russe Rosatom a indiqué que le combustible nucléaire russe serait alors chargé dans le réacteur de la centrale de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, première étape vers sa mise en service effective.

«Le combustible sera chargé dans le réacteur le 21 août. À partir de ce moment, Bouchehr sera considérée comme une installation nucléaire», a expliqué à l'AFP le porte-parole de Rosatom, Sergueï Novikov.

Le chef de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, Sergueï Kirienko sera présent à Bouchehr pour assister à la procédure, a souligné M. Novikov.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, cité par les agences iraniennes Irna et Fars, a confirmé l'annonce russe en précisant que 165 barres de combustible seront transférées le 21 août dans le bâtiment du réacteur avant d'être placées dans son coeur.

«Après trois à quatre mois, le bloc énergétique sera à sa puissance minimale de 1%», a ajouté un autre porte-parole de Rosatom, Vladislav Botchkov, sans indiquer pour autant dire quand la centrale serait réellement mise en service et produirait de l'électricité.

Bien plus optimiste, M. Salehi a assuré de son côté que Bouchehr entrerait en production aux environs de la mi-septembre.

La construction de cette centrale avait été officiellement achevée en février 2009 et la Russie avait ensuite livré le combustible nucléaire nécessaire à son fonctionnement.

Ce projet avait été initié par le groupe allemand Siemens avant la révolution islamique de 1979, puis interrompu peu après le déclenchement de la guerre Irak-Iran en 1980. En 1994, la Russie avait repris le chantier qui devait initialement être achevé en 1999.

L'Iran est sous le coup de sanctions renforcées de l'ONU, la communauté internationale soupçonnant Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

Les pays occidentaux, États-Unis en tête, ont manifesté leur préoccupation quant à la mise en service de la centrale de Bouchehr.

Les responsables russes ont pour leur part souligné que le développement de Bouchehr se faisait sous le contrôle de la Russie, allié historique de l'Iran, et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

La Russie, bien que de plus en plus agacée par l'intransigeance iranienne sur son programme d'enrichissement d'uranium, a toujours souligné que la centrale de Bouchehr n'avait aucun rapport avec le programme nucléaire controversé de Téhéran.

Le premier ministre russe, Vladimir Poutine avait déjà indiqué en mars que Bouchehr fonctionnerait dès cet été, une mise en service jugée «prématurée» par la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton.

Cette dernière avait souligné qu'il fallait que le régime iranien «rassure le monde ou que son comportement change en raison de sanctions internationales» pour pouvoir «poursuivre son programme nucléaire civil

Agence France-Presse

13 août 2010

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...


3-2 "Le Brasier" : Bladerunner 51 : le bateau le plus rapide du monde…
L'Iran va produire en série une réplique du Bladerunner 51, souvent présenté comme le bateau le plus rapide du monde, en l'équipant de missiles et torpilles pour être utilisé dans le Golfe, c'est ce qu'a déclaré, ce mardi, le général Ali Fadavi, commandant de la marine des Gardiens de la révolution, cité par l'agence Fars.
"Le Bladerunner est un bateau britannique qui a le record de vitesse du monde. Nous avons obtenu un exemplaire de ce bateau (...) Nous avons fait des modifications pour qu'il soit capable de lancer des missiles et des torpilles", a précisé le général Fadavi. "Les Gardiens de la révolution en seront équipés en grand nombre" d'ici à un an, a-t-il ajouté.
Le général Fadavi n'a pas expliqué comment l'Iran s'était procuré cet exemplaire du Bladerunner 51, indiquant simplement qu'il avait été acheminé "via l'Afrique du Sud".
Il a également affirmé qu'un navire américain avait tenté d'intercepter la vedette avant son entrée dans les eaux iraniennes de l'Océan indien il y a 18 mois, mais que l'Iran avait envoyé des forces pour la protéger.
Le chef de la marine des Pasdaran a fait cette annonce lors d'une cérémonie à l'occasion de la remise de douze vedettes rapides équipées de lance-missiles et torpilles aux Gardiens de la révolution.
Le Bladerunner 51, vedette de 16 tonnes et 15,5 mètres, peut atteindre une vitesse maximale de 65 noeuds (120 km/h) selon son constructeur. Le bateau, propulsé par deux moteurs de 1.000 cv chacun, a effectué en 2005 un tour des Iles britanniques en un peu plus de 27 heures, à une vitesse moyenne de 63 noeuds (116 km/h).
"Le Brasier" :

14 août 2010
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.asax?id=14...§lauguage=fr


4 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Richard Hétu : Les probabilités d’une attaque contre l’Iran

Dans un article étoffé publié dans le nouveau numéro du mensuel The Atlantic et intitulé «Le Point de non-retour», le journaliste Jeffrey Goldberg estime à plus de 50% les probabilités d’une attaque israélienne contre les installations nucléaires d’Iran.

Goldberg en vient à cette conclusion après avoir parlé à plusieurs responsables israéliens et américains. Son article contient un portrait fascinant de Benjamin Netanyahu, dont les décisions semblent être dictées en partie par son besoin de s’affirmer face à un père qui a toujours vu d’un mauvais oeil les démarches de paix avec les Palestiniens, y compris celles que son fils a entreprises lors de son mandat précédent à titre de premier ministre.

Goldberg rappelle que la politique iranienne de Netanyahu est également dictée par son refus d’envisager «un culte messianique apocalyptique en possession d’armes nucléaires». De son côté, l’administration Obama répète à qui veut l’entendre qu’elle ne rejette pas l’option militaire pour freiner les ambitions nucléaires de l’Iran. Cela dit, il est clair qu’elle n’est pas intéressée à une troisième guerre au Moyen-Orient, selon Goldberg. Quant aux Israéliens, ils ne se feraient aucune illusion concernant les conséquences de frappes israèliennes contre l’Iran. Je cite un extrait de l’article de Goldberg sur ce sujet (merci à patafouin pour la traduction) :

Peu importe s’ils (les Israéliens) réussissent à détruire les centrifugeuses, les usines de missiles et d’ogives, ou qu’ils échouent misérablement à seulement érafler le programme nucléaire iranien – ils ont de bonnes chances de changer le Moyen-Orient pour toujours, de déclencher des représailles meurtrières, et même une guerre régionale totale pouvant mener à la mort de milliers d’Israéliens et Iraniens, et possiblement d’Arabes et d’Américains aussi; de créer une crise pour Barack Obama qui réduirait le conflit afghan à une bagarre d’écoliers en regard de sa signification et sa complexité; de rompre les relations entre Jérusalem et Washington, qui est le seul allié notable d’Israël; de solidifier par inadvertance le règne quelque peu ténu des mollahs de Téhéran; de causer une escalade des prix du pétrole à des niveaux cataclysmiques jamais vus depuis l’automne 2008 et peut-être même depuis le choc pétrolier de 1973; de placer les communautés de la diaspora juive en danger mortel, en faisant d’eux des cibles d’attaques terroristes commanditées par l’Iran, comme ils le furent par le passé, d’une façon limitée mais néanmoins mortelle; et d’accélérer la conversion d’Israël d’un refuge pour un peuple persécuté autrefois admiré à un peuple de lépreux parmi les nations.

L’article de Goldberg contient des détails inédits concernant la campagne de George W. Bush pour freiner les élans belliqueux de Dick Cheney et de ses alliés vis-à-vis de l’Iran. L’ex-président se moquait notamment des commentateurs néoconservateurs William Kristol et Charles Krauthammer en les appelant les bombing boys.

Richard Hétu

11 août 2010 |

Depuis juin 1994, Richard Hétu est le correspondant de La Presse à New York

http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/a-propos/

http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/08/11/les-probabi...



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Abdel Bari Atwan. : Etats-Unis et Iran... A deux doigts de la guerre.

Pour que les Etats-Unis lancent leurs bombardiers et missiles sur l’Iran, il ne manquerait plus qu’un prétexte... quitte à le fabriquer de toutes pièces, écrit Abdel Bari Atwan.

Scène sur un porte-avions américain - Les Etats-Unis, Israël (et la France ?) sont-ils sur le point de lâcher leurs engins de mort sur la république iranienne ?

L’amiral Mike Mullen, président du collège des Chefs d’état-major [Joint Chiefs of Staff], a annoncé dimanche que les Etats-Unis ont depuis quelques temps déjà mis au point un plan pour une frappe sur l’Iran. Il semblerait que nous devons nous attendre à une autre guerre majeure qui changera la carte politique et la vie des peuples de cette partie du monde, et pour des décennies.

Avec l’avantage de la rétrospective, il s’agit clairement d’une pratique israélienne et américaine de vouloir recueillir une approbation publique avant de lancer la première attaque, trouvant des prétextes pour la guerre comme ils l’ont fait avec l’invasion du Sud du Liban en 2006 (qui d’après Israël était une guerre de représailles contre le Hezbollah qui avait capturé deux de ses soldats) et la sinistre farce des Armes de Destruction Massive [ADM] avant l’invasion de l’Irak en 2003 par une coalition sous commandement des Etats-Unis.

Le Président Bush avait réellement décidé - au cours des discussions avec son allié Tony Blair, alors premier ministre de la Grande-Bretagne - du moment de la guerre contre l’Irak huit mois avant de lancer l’opération. Ces deux-là ont alors entamé le processus de démonisation, nécessaire pour convaincre leurs publics que l’action militaire était justifiée. Les politiciens, les médias et les porte-parole aux Nations Unies faisaient tous partie des pièces composant cette machinerie.

Il y a plusieurs indicateurs montrant que des préparatifs sont en cours pour une nouvelle guerre et que la question est à présent concentrée sur le fait de trouver un prétexte pour lancer les bombardiers et missiles à long portée israéliens et américains. Voici lesquels :

Premièrement : la décision du Tribunal international spécial pour le Liban sur l’assassinat de Rafic Hariri sera rendue publique le mois prochain. Des fuites suggèrent que le Hezbollah sera accusé d’être impliqué. Son dirigeant Sayyed Hassan Nasrallah a déjà insisté sur le fait qu’il ne tiendrait pas compte des accusations, expliquant que le Tribunal était politisé, et que les preuves ont été fabriquées. Cela signifie qu’une position peut être prise au niveau international pour condamner le Hezbollah, donnant ainsi un feu vert à une agression israélienne contre lui.

Deuxièmement : les États-Unis ont exercé de très fortes pressions - caractérisées par des menaces et des intimidations - sur l’Autorité palestinienne de Ramallah pour qu’elle revienne à des négociations directes avec Israël. Le 29 Juillet, lors de sa réunion au Caire, le Comité pour l’Initiative de paix arabe a exhorté le président Abbas à entamer des pourparlers directs, en dépit du fait que la partie israélienne n’ait fait aucune concession sur l’une des questions majeures, telle que celle des illégales activités de colonisation. Nous avons constaté que chaque fois que Washington préparait Israël à la guerre, il y avait une série de rencontres israélo-égyptiennes à Charm el-Cheikh, des coups d’envoi pour des négociations israélo-palestiniennes, le tout avec des promesses d’un engagement américain en faveur d’un très prochain Etat palestinien indépendant.

Troisièmement : le mois dernier Netanyahu, premier ministre d’Israël, a tenu une réunion extrêmement cordiale avec Barack Obama à la Maison Blanche. C’était très différent d’une rencontre antérieure caractérisée par l’absence de résultats et des antagonismes. Les deux hommes ont convenu de relancer les négociations de paix, présentant Israël comme voulant la paix malgré son massacre, le 31 mai dernier, de militants pacifistes sur la Flottille de la Liberté pour la bande de Gaza.

Quatrièmement : Six soldats israéliens ont été récemment tués en Roumanie lorsque leur engin s’est écrasé lors de manoeuvres conjointes... Il y a des spéculations selon lesquelles la Roumanie et la Géorgie ont pris la place de la Turquie comme allié d’Israël et comme pont vers l’Europe. La Turquie a fermé son espace aérien à Israël pour protester contre le massacre de la Flottille et contre le blocus de la bande de Gaza.

Cinquièmement : Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont interdit l’utilisation du téléphone mobile BlackBerry du fait que ses scripts de communication ne sont pas soumis à la surveillance des services de sécurité. Ils ont expliqué que l’interdiction se justifiait par les préparatifs pour des mesures d’urgence en cas de guerre. Il y a plus de 400 000 Iraniens dans la région du Golfe, et les journaux répandent des rumeurs sur des cellules dormantes iraniennes parmi eux.

Sixièmement : la visite commune surprise de la semaine dernière du roi saoudien Abdullah bin Abdul Aziz et du président syrien Bachar al-Assad à Beyrouth ; ils y ont exhorté les dirigeants des organisations rivales à convenir d’une trêve, face à l’anxiété croissante au sujet une nouvelle guerre civile si le Hezbollah se retrouvait accusé de l’assassinat de Rafic Hariri. Cela met en évidence un plan israélien pour attaquer le Liban.

Septièmement : Israël a achevé les essais de son système de défense anti-missile, « le dôme de fer », le 20 juillet. La Syrie a été récemment accusée d’avoir fourni des missiles Scud au Hezbollah .

Huitièmement : pour la première fois depuis plusieurs années, des roquettes ont été lancées contre Israël depuis le désert du Sinaï. On pense qu’il s’agissait de fusées à longue portée de type Grad (russe). Ceci survient comme un avertissement à Israël, disant que la réplique à une agression ne viendrait pas seulement du Sud-Liban mais aussi du Sinaï et de la bande de Gaza.

L’amiral Mullen faisait preuve de raison quand il a dit être préoccupé par les coûts élevés d’une autre guerre à la fois en termes de vies humaines et en termes économiques. Les résistants islamistes et les troupes iraniennes sont de redoutables combattants qui sont prêts à mourir plutôt que de hisser le drapeau blanc, au contraire des régimes arabes si friands de capiutaltions. La guerre en Afghanistan dure depuis neuf ans, et depuis sept ans en Irak. Le Hezbollah a résisté à l’agression israélienne pendant plus de trente-quatre jours et n’a pas été brisé, et le Hamas n’a pas été vaincu après plus de trois semaines de guerre lorsque Israël a envahi Gaza l’hiver 2008-2009. Ce fut le début d’un tournant dans l’opinion mondiale, Israël se révélant être un Etat voyou raciste qui commet des crimes de guerre et viole toutes les lois internationales.

Le président Obama a annoncé hier que toutes les troupes américaines en première ligne quitteront l’Irak en Septembre. Il ne veut pas que ses troupes deviennent des otages en cas de guerre avec l’Iran. Dans ce qui se révèle être d’une grande ironie historique, les Iraniens sont le plus fort contingent dans l’actuel régime irakien sous l’égide des Etats-Unis.

La récente réconciliation saoudo-syrienne n’est pas une garantie de stabilité au Liban, ces pays exerçant une moins grande influence comparée à celle de l’Iran dont les liens avec les branches politiques et militaires du Hezbollah sont bien connus.

Mohammad Baqer Zolghadr, vice-ministre iranien dans les affaires de sécurité intérieure a averti hier que dans le cas d’une attaque, l’Iran ripostera contre Israël comme contre les intérêts américains dans le Golfe. Ses missiles Shahab-3 à longue portée de 2000 km sont certainement capables de cela.

Nous n’excluons pas la possibilité que toutes ces menaces soient tout simplement un autre chapitre dans la longue guerre psychologique entre Téhéran et Washington. Mais la résistance des Talibans et le retrait des Néerlandais, des troupes polonaises et australiennes du théâtre afghan commencent à ressembler à une défaite pour l’OTAN.

Se pourrait-il que, après avoir fait machine arrière en Irak et avoir échoué à apporter la paix en Palestine, les Etats-Unis et les États arabes dits modérés souhaitent affronter un nouveau champ de bataille ? Telle est la stratégie d’un joueur qui face à ses pertes, prend des risques encore plus grands dans l’espoir de tout gagner, alors qu’il finit par tout perdre.

Les guerres en Irak et en Afghanistan n’ont en rien contribué à améliorer la sécurité américaine, bien au contraire : les Etats-Unis sont entraînés dans des guerres coûteuses et épuisantes, le processus de paix s’est effondré en même temps que l’économie et, surtout, la menace d’Al- Qaida n’a pas diminué mais s’est au contraire renforcée, et cette organisation n’a cessé de s’étendre à travers le monde.

Abdel Bari Atwan

11 août 2010

Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

03.09.2010

n° 75 - Journal des Guerres de l'Otan - 30.07 au 03-09 : - Début - : OTAN : Un engagement dangereux.

n° 75 - Journal des Guerres de l'Otan - 30.07 au 03-09 : - Début  - : OTAN : Un engagement dangereux.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 75 - 30.07 au 03-09

                                                            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                      



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

La guerre est la pire des solutions.

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Tbilissi accuse Moscou d'avoir déployé des S-300 en Ossétie du Sud.  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos. .

2-1 Vidéo : OTAN : Un engagement dangereux.

3 Brèves

3-1 L'OTAN crée une nouvelle division dédiée aux menaces non-conventionnelles pour la sécurité .

4  Dossiers

4-1 Tsahal en Roumanie.

4-2 Robert Fisk : Il y avait un exercice OTAN-Israël.…

4-3 Paul Craig Roberts : Les derniers mensonges *d’Hillary Clinton.

4-4 Les Américains au Kosovo, un grand frère indispensable.

Suite

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 F. William Engdahl* : La nouvelle importance géopolitique de Lubmin.

5-2 Ossama Lotfy : L’OTAN : du Gladio aux vols secrets de la CIA.

Fin

6 Annexe

6-1 Préparatifs de la 3e guerre mondiale.

Michel Chossudovsky : Partie I: la guerre globale

Pièce jointe

Extrait

....Inoculer un cancer en Asie centrale.

 



Tiré à part :

La guerre est la pire des solutions.

La guerre est la pire des solutions, elle aggrave les problèmes au lieu de les résoudre.

Elle sème partout ruines, désolation, morts, handicaps, blessures intérieures, stress, douleurs...

Et avec les moyens actuels, elle est redoutablement dangereuse.

Désormais, on parle d'ailleurs ouvertement d'utiliser les armes nucléaires - banalisées !  

Nous sommes prévenus: L'OTAN, que j'appelle l'Organisation Terroriste (terrorisme d'Etat) Anti-Nations (portant atteinte aux souverainetés) appelle à la guerre préventive, permanente, totale, nucléaire. Elle a enrôlé sous sa bannière les Etats européens, acceptant servilement que leur but originel, une Union au service de la paix, devienne désormais une fédération au service des guerres de l'Empire usraélien (Pays anglo-saxons et Israël), au service, donc, de ses ambitions hégémoniques: Dominer la planète, prendre le contrôle de ses ressources - des ressources arrachées aux peuples pour engraisser les Grandes Banques et les Multinationales. C'est un scandale intolérable !

Ces Etats prédateurs, sans foi ni lois, véritablement hors-la-loi et terroristes, ont des porte-paroles zélés: Les Médias. Jour après jour, ils manipulent les consciences pour faire accepter ce dont les peuples ne veulent pas: Les guerres impérialistes, le choc de civilisations (qui a pris le relais de la guerre froide, l'antagonisme USA-URSS étant remplacé par le choc de civilisations, judéo-chrétiens contre Musulmans qui, pour leur malheur, ont souvent un sous-sol fort riche aiguisant les appétits), ou encore le choc Empire-Etats non alignés comme l'Iran, la Russie, la Chine, le Vénézuela.... Ainsi, Marie Drucker ou Benoît Duquesne font-ils, en France, l'éloge des guerres, ils appellent ouvertement à "mourir pour la patrie" - en réalité, pour les multinationales apatrides.
    Les Médias, outrepassant honteusement leur rôle d'information, désignent quotidiennement les adversaires: L'Iran,
la Chine, la Russie, le Vénézuela, Cuba, etc. La désinformation et la propagande sont la règle. Le Nouvel ordre Mondial en gestation, basé sur l'exploitation, l'appauvrissement, destine les humains à deux rôles principaux: L'asservissement ou la guerre. Citoyens, servez vos nouveaux maîtres en tant que chair à canons ou comme esclaves, pour des salaires dérisoires (si vous avez la chance d'avoir encore un emploi), soyez flexibles, pressurables et délocalisables à volonté. Et lorsqu'épuisés vous arriverez, de plus en plus tard, à la Retraite, celle-ci sera remplacée par l'euthanasie - déjà annoncée par Jacques Attali, le plus célèbre apôtre du Nouvel Ordre Mondial (nom donné au Totalitarisme orchestré, en coulisses, par la Haute Finance).

Orwell avait vu juste, et le film Soleil Vert est d'actualité.  

Il faut rappeler que les Médias, en France, sont principalement la propriété des Industriels de l'Armement, cas unique et intolérable.  

Dans son document intitulé "Etes-vous prêts à mourir pour la Patrie ?", Marie Drucker, autre scandale, fait la promotion des guerres en les présentant comme un instrument de libération des femmes: Accomplissant les travaux des hommes enrôlés, il leur est possible, ensuite, de demander une plus grande égalité de droits. Elle oublie simplement de dire que les femmes travaillent à leur malheur, en remplaçant leur mari, fils, frères, cousins, amis... appelés à mourir "pour la patrie".

Elle ajoute, cyniquement:

"Si les femmes arrêtaient de travailler pendant au moins vingt mn à la place des hommes sur le champ de bataille, les guerres s'arrêteraient", en encourageant celles-ci à accomplir leur devoir, à l'arrière. 
   Je retourne cette phrase en incitant les femmes mes soeurs à cesser de remplacer les hommes, à cesser de travailler à leur place. Alors, les guerres s'arrêteraient, et avec elles, les pires souffrances de l'humanité.   

Notre société est mortifère; Les valeurs sont inversées. Ainsi, la mort devient l'idéal suprême, comme la soumission. C'est intolérable.   

Courageusement, la tête haute et en ayant le sentiment du devoir accompli, en défiant les Assassins des peuples - Grands de l'Industrie ou de la Finance, Anglo-Saxons souvent chrétiens néo-conservateurs, ou Israéliens néo-sionistes -, je plaide dans ce blog pour la Vie, la Paix, la communion des civilisations, la Justice, la Fraternité universelle. Ces valeurs devraient être celles de tous, mais des cerveaux névrotiques, psychotiques, d'une avidité maladive, sans scrupules, d'une cupidité effrayante, changent les règles de l'humanité à leur profit. 

Tous unis, nous devons dire non à cette société folle, mortifère, destructrice de vies et de valeurs, nous devons nous opposer aux guerres et cela passe par l'information de nos concitoyens.

C'est ce que je tente de faire dans ce blog dédié à la Vie, à l'humanité, à la paix.

Pour les questions pratiques en cas de guerre, je vous renvoie à mon blog sos-crise, pour la désinformation à mon blog la dénonçant, et d'une façon générale, vous pouvez lire avec profit mon principal blog, le plus connu, r-sistons à l'intolérable.
   Eva r-sistons aux guerres et aux médias qui en font l'apologie ou qui désinforment. 

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tous temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources

13 août

canempechepasnicolas



Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Tbilissi accuse Moscou d'avoir déployé des S-300 en Ossétie du Sud.  

Le ministre géorgien des Affaires étrangères Grigol Vachadze affirme que la Russie a déployé un système antiaérien S-300 dans les environs de Tskhinvali, en Ossétie du Sud.
"
La Russie a déployé des S-300 dans l'Abkhazie occupée et en a implanté d'autres dans sa base de Gumri [en Arménie]. Et bien que Moscou ne l'ait pas encore annoncé, vous pouvez être sûrs que des S-300 sont déjà en place dans la région de Tskhinvali", a déclaré M.Vachadze cité par l'agence News-Georgia.
Le commandant en chef des forces aériennes russes, le général Alexandre Zeline, a confirmé, le 11 août dernier, le déploiement d'un système de missiles S-300 en Abkhazie. Moscou a alors déclaré qu'il s'agissait d'une arme strictement défensive et que cette démarche ne violait nullement les engagements internationaux de
la Russie.
Dans
la nuit du 7 au 8 août 2008, la Géorgie a attaqué la capitale sud-ossète Tskhinvali, la rayant pratiquement de la carte. Pour mettre un terme à l'invasion géorgienne, la Russie a lancé une opération visant à contraindre Tbilissi à la paix.
Fin août 2008, Moscou a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. En réponse,
la Géorgie a rompu les relations diplomatiques avec la Russie et déclaré ces deux républiques caucasiennes territoires occupés.

25/08/2010

http://fr.rian.ru/

 

Moscou a démenti le déploiement de S 300 en Ossétie du Sud.  

Le ministre sud-ossète de la Défense Valeri Iakhnovets a formellement démenti mercredi la déclaration du chef de la diplomatie géorgienne Grigol Vachadzé, selon laquelle la Russie aurait déployé un système antiaérien S-300 en Ossétie du Sud.

"Il n'y a pas de systèmes antiaériens russes S-300 sur le territoire de l'Ossétie du Sud car ils n'y sont pas nécessaires. La DCA de la 58ème armée est pleinement suffisante de sorte que le déploiement de tels missiles n'est tout simplement pas nécessaire dans l'immédiat", a déclaré le ministre à RIA Novosti par téléphone depuis Tskhinvali. Le commandant en chef des forces aériennes russes, le général Alexandre Zeline, a confirmé, le 11 août dernier, le déploiement d'un système de missiles S-300 en Abkhazie démenti auparavant.

http://french.irib.ir/info/international/item/100641-mosc...



1  Politique 

Pas d'article



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Vidéo : OTAN : Un engagement dangereux.

http://www.youtube.com/watch?v=aFZDqRPTycU 



3 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 L'OTAN crée une nouvelle division dédiée aux menaces non-conventionnelles pour la sécurité .

L'OTAN a formé une nouvelle division destinée à faire face aux nouvelles menaces non-conventionnelles pour la sécurité que représentent le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, les attaques informatiques et d'autres, a annoncé l'alliance mercredi dans un communiqué.
« La nouvelle Division pour les problèmes de sécurité émergents (Emerging Security Challenges Division ou ESCD), a démarré son activité en début août et se concentrera notamment sur le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, la défense contre les attaques informatiques, et la sécurité énergétique. Cette nouvelle division fournira également à l'OTAN une capacité d'analyse stratégique pour surveiller et anticiper les développements internationaux susceptibles d'affecter la sécurité des pays de l'Alliance », indique le communiqué.
« L'ESCD rassemble différentes branches d'expertise qui étaient déjà présentes dans différents secteurs du siège de l'OTAN/ La fusion de ces travaux en une Division unique renforcera leur concentration et leur visibilité », a-t-il dit.
« La création de l'ESCD souligne la détermination de porter les nouvelles menaces non-conventionnelles pour la sécurité au centre de l'attention des Alliés », conclut-il.

05.08.

http://french.peopledaily.com.cn/International/7094704.ht...



4  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

4-1 Tsahal en Roumanie.

Les autorités roumaines ont annoncé un crash d’hélicoptère, lundi 26 juillet 2010 à Braslov, au cours des manœuvres militaires Blue Sky 2010. L’accident a coûté la vie à au moins six Israéliens et un Roumain. 

Rapportant les faits, la presse internationale évoque brièvement des exercices annuels conjoints israelo-roumains. 

Il s’agit en réalité d’une formation dispensée dans le cadre de l’OTAN depuis 2004.

Les Israéliens apprennent aux Roumains —et à d’autres— à maîtriser des opérations de recherche et de secours dans les lignes ennemies ; tandis que les Roumains apprennent aux Israéliens le pilotage d’hélicoptère en haute montagne.

Les forces roumaines, qui sont membres de l’OTAN, sont engagées en Afghanistan et en Irak.

Les forces israéliennes, qui n’ont pas besoin de pratiquer le pilotage en altitude pour la défense de leur territoire lequel est dépourvu de hautes montagnes, sont formées par Alliance pour agresser leurs voisins.

Selon nos informations, d’autres armées participaient à Blue Sky 2010, notamment des officiers moldaves et états-uniens.

Intéressant aussi, et symptomatique, en passant, l'assimilation toute naturelle de l'Union-Européenne avec l'Otan !

http://www.voltairenet.org/article166476.html


4-2 Robert Fisk : Il y avait un exercice OTAN-Israël.…
La mort de cinq soldats israéliens dans un accident d'hélicoptère en Roumanie cette semaine à peine fait les gros titres. 

Il y avait un exercice OTAN-Israël.
Bon, d’accord. Maintenant, imaginez la mort de 5 combattants du Hamas dans un accident d'hélicoptère en Roumanie cette semaine.

Nous serions encore en train d’enquêter sur ce phénomène extraordinaire. 

Maintenant, voyez-vous, je ne compare pas Israël et le Hamas.

Israël est le pays qui a massacré en toute légitimé plus de 1.300 Palestiniens dans la bande de Gaza il y a 19 mois – dont plus 300 étaient des enfants - alors que les vicieux, suceurs de sang et terroristes membres du Hamas ont tué 13 Israéliens (dont trois d'entre eux s’étaient entretués par erreur). 

Mais il y a un parallèle.

Le juge Richard Goldstone, l'éminent juge juif sud-africain, a statué dans son rapport d’enquête de l'ONU de 575 pages sur le bain de sang à Gaza que les deux parties avaient commis des crimes de guerre - il fut, bien sûr, à juste titre, traité de «Méchant» par toutes sortes de supporters d'Israël aux Etats-Unis, à juste titre outrés ; son excellent rapport a été rejeté par sept gouvernements de l'UE - et donc une question se pose : Que fait l'OTAN quand il joue à des jeux de guerre avec une armée accusée de crimes de guerre? 

Ou, plus précisément, que fait l'Union Européenne quand elle essaie de se mettre dans les petits papiers des Israéliens?

Dans un livre remarquablement détaillé – si ce n’est légèrement exaspéré – qui paraîtra en Novembre, l'infatigable David Cronin présentera une analyse au microscope de «nos» relations avec Israël. Je viens de terminer la lecture du manuscrit. Cela me laisse sans voix.

Comme il le dit dans sa préface, "Israël a développé des liens politiques et économiques tellement forts avec l'Union Européenne au cours des dix dernières années qu'il est devenu presque un État membre de l'Union sans le dire."
En effet, c’était Javier Solana, le sordide chef de la politique étrangère de l'UE (anciennement secrétaire général de l'OTAN), qui a effectivement déclaré l'an dernier qu'«Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union Européenne sans être membre de l’institution ".

Pardon?

Etions-nous au courant?

Avons-nous voté pour cela?

Qui a autorisé que cela se produise?
Est-ce que David Cameron – qui soutient maintenant avec tant de force l’entrée de
la Turquie dans l'UE – est d'accord avec cela? Probablement que oui, car il a continué à se déclarer lui-même être un ami "d'Israël" après que ce pays ait fabriqué une excellente série de faux passeports britanniques pour ses meurtriers à Dubaï.

Comme le dit Cronin, "la lâcheté de l'UE envers Israël est à l'opposé de ses positions fermes prises lorsque des atrocités majeures se sont produites dans d'autres conflits".

Par exemple, après la guerre russo-géorgienne en 2008, l'Union européenne a nommé une mission indépendante pour savoir si le droit international avait été bafoué, et a exigé une enquête internationale sur les violations des droits de l'homme après la guerre au Sri Lanka contre les Tigres tamouls.

Cronin n’esquive pas la responsabilité de l'Europe dans l'Holocauste juif et accepte qu'il y aura toujours un "devoir moral" pour nos gouvernements afin de s'assurer que cela ne se reproduise jamais - même si j’ai remarqué que Cameron avait oublié de mentionner l'Holocauste arménien en 1915 quand il a fait de la lèche aux Turcs cette semaine.

Mais ce n'est pas le sujet. En 1999, les ventes d'armes Britanniques à Israël - un pays qui occupe la Cisjordanie (et aussi Gaza) et qui construit des colonies illégales pour les Juifs et seulement pour les Juifs sur une terre arabe – s’élevaient à 11,5 millions de Livres; et en deux ans, cela avait presque doublé et s’élevait à 22,5 millions de livres. Cela comprenait des armes légères, des kits de grenades prêtes à monter et des équipements pour avions de combat et des chars. 

Il y a eu quelques refus après qu’Israël ait utilisé des chars Centurion modifiés contre les Palestiniens en 2002, mais en 2006, l'année où Israël a massacré encore 1.300 Libanais, presque tous des civils, dans une autre croisade contre le « terrorisme mondial » du Hezbollah, la Grande-Bretagne lui a accordé plus de 200 licences d’exportation d'armes.

Bien sûr, certains équipements Britanniques vont en Israël via les États-Unis. En 2002, la Grande-Bretagne a donné un «affichage tête-haute» fabriqué par BAE Systems pour Lockheed Martin qui a été rapidement installé dans les chasseurs-bombardiers F-16 destinés à Israël. L'UE ne s'y est pas opposée. Il faut ajouter que la même année, les Britanniques ont accepté de former 13 membres de l'armée israélienne. 

A l'époque de la guerre du Liban en 2006, des avions américains transportant des armes pour Israël ont été ravitaillés en carburant dans les aéroports britanniques (et, hélas, aussi dans des aéroports irlandais). 

Au cours des trois premiers mois de 2008, nous avons encore accordé des licences d’exportation d’armes à Israël pour un montant de 20 millions de Livres - juste à temps pour l'attaque d'Israël contre Gaza. Les hélicoptères Apache utilisés contre les Palestiniens, dit Cronin, comportent des pièces fabriquées par SPS Aerostructures à Nottinghamshire, Smiths Industries à Cheltenham, Page Aerospace dans le Middlesex et Meggit Avionics dans le Hampshire.

Dois-je continuer?

Cela dit en passant, Israël a été félicité pour son aide "logistique" à l'OTAN en Afghanistan - où nous tuons chaque année bien plus d’Afghans que les Israéliens tuent des Palestiniens en général - ce qui n'est pas surprenant puisque le patron de l’armée israélienne Gabi Ashkenazi s’est rendu au siège de l'OTAN à Bruxelles pour plaider en faveur d'un rapprochement avec l'OTAN.

Et Cronin explique de façon convaincante un arrangement financier en "Palestine" extraordinaire - presque tellement beau que c’en est dégoutant. Les millions de livres de fonds de l'UE destinés à des projets dans la bande de Gaza. Ils sont régulièrement détruits par des armes israéliennes fabriquées aux Etats-Unis. Donc, ça fonctionne comme ça. Les contribuables européens casquent pour les projets. Les contribuables américains casquent pour les armes dont Israël se sert pour leur destruction. Ensuite, les contribuables de l'Union Européenne casquent pour tout reconstruire. Et puis, les contribuables américains ...

Voilà, vous avez compris. A propos, Israël a déjà un "programme de coopération particulier" avec l'OTAN, ce qui permet à Israël de faire partie des réseaux informatiques de l'OTAN.
Tout compte fait, il est bon d'avoir de notre côté un solide allié comme Israël, même si son armée est une canaille et que certains de ses hommes sont criminels de guerre. Alors à ce point, pourquoi ne pas demander aussi au Hezbollah de se joindre à l'OTAN : imaginez comment ses tactiques de guérilla seraient bénéfiques à nos gars dans le Helmand. 

Et puisque les hélicoptères Apache israéliens tuent souvent des civils libanais – par exemple, une ambulance transportant des femmes et des enfants a été détruite en 1996, par un missile air-sol Hellfire AGM 114C de Boeing - espérons que les Libanais peuvent toujours saluer amicalement les gens du comté de Nottingham, du Middlesex, du New Hampshire et, bien sûr, de Cheltenham.
Robert Fisk

 01-08-2010  

Source : http://www.independent.co.uk  
 Traduction : MG pour ISM 
 
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14204&t...


4-3 Paul Craig Roberts : Les derniers mensonges *d’Hillary Clinton.

La BBC a informé le 4 juillet que la secrétaire d’État des Etats-Unis., Hillary Clinton, a dit que la base américaine de missiles balistiques en Pologne n’est pas dirigée contre la Russie.

La finalité de la base a-t-elle dit est de protéger la Pologne contre la menace iranienne.

Pourquoi L’iran constituerait-elle une menace pour la Pologne ?

Que devient la crédibilité des Etats-Unis quand le secrétariat d’État fait une déclaration aussi stupide ?

Est-ce qu’ Hillary croît  tromper les Russes ?

Y a-t-il quelqu’un dans le monde qui la croit ?

Quel est le sens d’un mensonge aussi évident ?

Pour cacher un acte d’agression des Etats-Unis envers la Russie

Au chapitre suivant,   Hillary a mis en garde contre une « répression lente » qui met en cause la démocratie et les  libertés civiles dans  le monde entier. Les journalistes américains pourraient se demander si elle parlait des Etats-Unis. Glenn Greenwald a informé  le 4 juillet que le Service de Garde-côte d’Etats-Unis. qui n’a pas d’autorité législative, a émis une règle qui veut que les journalistes qui s’approcheront à moins de 20 mètres des opérations de nettoiement de BP dans le Golfe du Mexique seraient punis avec une amende de 40.000 dollars et de un à cinq ans de prison. Le  New York Times et de nombreux journalistes ont fait savoir que BP, les garde-côtes des Etats-Unis, la sécurité intérieure et la police locale chassent les journalistes qui photographient les dommages énormes causé par la marée noire continue et les produits chimiques toxiques dans le Golfe.
Le 5 juillet, Hillary Clinton était à Tiblissis, en géorgie, où selon le   Washington Post, elle a accusé
la Russie de « l’invasion et de l’occupation de la Georgie(1)  D’où vient un tel  mensonge ? Mêmes les Etats marionnettes européens ont publié les documents qui montrent que la Géorgie a commencé la guerre avec la Russie, qu’elle a rapidement perdu, en envahissant l’Ossetie du Sud avec la volonté de détruire les sécessionistes.

Il semblerait que le reste du monde et le Conseil de Sûreté de l’ONU ont donné aux Américains leur  approbation à des mensonges sans fin dont le but est l’hégémonie mondiale de Washington.  En quoi cela est-il bon pour le Conseil de Sûreté et pour le monde ? Qu’est-ce qui est ce qui se passe ?

Après que le président Clinton ait menti sur le conflit entre la Serbie et les Albanais du Kosovo et qu’il ait leurré l’OTAN pour que ce dernier porte l’agression militaire contre la Serbie et après  que le président Bush, le vice-président Cheney, le secrétaire d’État, le conseiller national de sûreté et presque tous membres du régime de Bush aient trompé à l’ONU et le monde en disant que Sadam Hussein avait une arme de destruction massive, et après qu’ils aient de la sorte tendu un piège pour obtenir une invasion de l’Iraq: pourquoi le Conseil de Sûreté de l’ONU a-t-il suivi la fausse information  d’Obama qui voudrait que  l’Iran ait un programme d’armes nucléaires ?

En 2009, toutes les 16 agences d’intelligence d’EE.UU. ont publié une information unanime disant que l’Iran avait abandonné son programme d’armes en 2003. Le Conseil de Sûreté ignorait-il cette information ?

Les inspecteurs d’armes de l’Organisme International d’Énergie Atomique sur le terrain en Iran ont informé constament de la non existence d’un détournement de l’uranium du programme énergétique. Le Conseil de Sûreté ignorait-il les informations de l’OIEA ?

S’i l ne les ignorait pas: pourquoi le dit Conseil a-t-il  approuvé les sanctions contre l’Iran alors que ce dernier revendiquait son droit dans le contexte du  Traité de Non prolifération Nucléaire d’avoir un programme d’énergie nucléaire ? Les sanctions de l’ONU sont illégales. Elles violent les droits de l’Iran comme signataire du traité. Est-ce là la « lente répression » dont Hillary a parlé ?

 Aussitôt que Washington a obtenu des sanctions du Conseil de Sûreté, le régime d’Obama a unilatéralement ajouté des sanctions plus sévères de la part des ‘EE.UU. Obama utilise les sanctions de l’ONU comme le véhicule pour ajouter ses sanctions unilatérales. Peut-être c’est ça « lente répression » dont Hillary a parlé ?

Pourquoi le Conseil de Sûreté de l’ONU a-t-il donné feu vert  au régime d’Obama pour entamer encore une guerre dans le Proche Orient ?

Pourquoi la Russie est-elle tombée de ce côté ?

A cause de l’insistance de Washington, le gouvernement russe n’a pas remis le système de défense aérienne acquis par l’Iran(2).Est-ce que la Russie pense  que l’Iran est une plus grande menace que les Américains, qui encerclent la Russie avec des bases de missiles et des armées des EE.UU. et qui financent des « révolutions de couleur » dans les anciennes marches des empires russes et soviétiques ?

Pourquoi la Chine est-elle tombée de ce côté ?

L’économie croissante de la Chine a besoin des ressources énergétiques. La Chine a de grands investissements énergétiques en Iran. Les EE.UU. ont comme politique de contenir la Chine en lui refusant l’accès à l’énergie. La Chine est le banquier d’EE.UU.

 La Chine pourrait détruire le dollar américain dans quelques minutes.

Peut-être la Russie et la Chine ont-elles décidé de permettre que les Américains s’étendent jusqu’à se détruire eux mêmes. 

Par ailleurs, peut-être que tous commettent des erreurs de calcul et en favorisant une mort et une destruction plus importante que celle que tout le monde imagine. 

Comme dans le Golfe du Mexique

Paul Craig Roberts 

* Il y en a quelques autres dont ne parle pas l’article, je citerais dans ces deux derniers jours l’affaire du physicien iranien qui est un véritable florilège mais également l’attentat dans une mosquée Chiite à Téhéran que l’on attribuerait à des « sunnites » et qu’Hillary a dénoncé sur un mode horrifié, alors qu’il est gros comme une maison que c’est une opération de la CIA

 

(1) Je signale que hier 15 juillet, notre marionnette bernard Kouchner était justement à Tiblissis où en écho aux propos d’Hillary Clinton, il a vivement critiqué la Russie pour son attitude à l’égard de la georgie en répétant que l’Ossetie et l’Abakasie faisait partie intégrante de la Géorgie. On sent à quel point, cette bande cherche le moyen d’encercler l’iran et cherche quelques bases de ravitaillement du côté du Caucase… cela dit les Russes ont fait savoir qu’ils pourraient renoncer à acheter « le Mistral ». (NdeT)

(2) Début juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution décrétant de nouvelles sanctions contre l’Iran en réponse à son refus d’abandonner la production d’uranium enrichi. Cette mesure  frappe notamment les livraisons de systèmes sol-air S-300 à Téhéran. Après avoir analysé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) a conclu que « les restrictions et les exigences formulées dans ce document visaient la fourniture de missiles S-300″. Cette conclusion a par la suite été confirmée par le ministère russe Affaires étrangères.Mais ce 15 juillet,nouveau langage, le contrat de livraison de systèmes antiaériens S-300 à l’Iran n’a pas été résilié par Moscou, a déclaré aux journalistes le PDG du conglomérat public russe Rostekhnologuii, Sergueï Tchemezov.A la question de savoir si la Russie respecterait ses engagements envers Téhéran, il a répondu que « la décision devait être prise par le président lui-même ». »Le contrat n’a pas été annulé jusqu’à présent », a souligné M.Tchemezov » (n de T)

Paul Craig Roberts 

 16 juillet

Global Research/Antiwar, traduit par danielle Bleitrach

Paul Craig Roberts a été éditeur du Wall Street Journal et secrétaire adjoint du trésor sous Ronald Reagan. 

Son dernier livre, How the Economy Was Lost, a été publié recemment par CounterPunch/AK Press. On peut le contacter à paulcraigroberts@yahoo.com

Copyright Paul Craig Roberts, Antiwar, 2010

Fuente: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid...

http://socio13.wordpress.com/2010/07/16/les-derniers-mens...


4-4 Les Américains au Kosovo, un grand frère indispensable.

Il est impossible de faire quoi que ce soit au Kosovo contre l’avis des Américains”, m’a confié un international en mission à Pristina. Je savais que les Kosovars aiment les Américains, depuis que ces derniers les ont “libérés” des Serbes.

Mais je ne savais pas à quel point les Américains tiennent la plupart des manettes de l’État.

Un autre international m’a dit : “Le Kosovo ne sera jamais un Etat. Sans l’OTAN et les Américains, il ne tient pas debout. Les Etats-Unis ne partiront jamais d’ici”. Et je crois bien qu’il a raison.

Pour les États-Unis, le Kosovo est un pays stratégique : il est musulman modéré, à proximité de la Russie et dans un couloir énergétique. C’est le seul pays musulman à avoir soutenu l’invasion américaine en Irak au printemps 2003. La future autoroute Pristina-Durrës (sur la côte albanaise) représente un enjeu militaire pour les Américains : le camp militaire Bondsteel (la plus grande base des États-Unis en Europe), situé au sud de Pristina, bénéficiera ainsi d’un accès direct à la mer Adriatique, où les Albanais ont donné l’autorisation aux Américains d’utiliser librement les ports. “Les Etats-Unis ont vision régionale du Kosovo, c’est leur pied dans l’Europe”, confie un international. 

Au Kosovo, et dans une moindre mesure en Albanie, la présence anglo-saxonne, se traduit au quotidien, du boulevard Clinton aux drapeaux, en passant par les grosses cylindrées d’expatriés. Il y a un mois, Tony Blair était en visite à Pristina. Il y a trois ans, j’avais croisé George W. Bush en visite à Tirana. Il n’est pas rare de rencontrer des enfants albanais prénommés Toni ou Bill. 

En février dernier, lors de l’inauguration de la statue de Bill Clinton, 10 000 personnes avaient fait le déplacement. Il y a deux jours, une nouvelle cérémonie a eu lieu pour inaugurer l’aménagement réalisé autour de la statue. Bill Clinton est maintenant entouré de jolis pavés et d’un bassin d’eau.

Au-dessus de lui trône son image, entre une publicité pour du café et des antennes satellite. Seul hic, l’inscription sur le mur derrière la statue. Il est écrit : “Non aux négociations. Autodétermination”, du nom d’un parti politique qui prône l’exclusion de tous les internationaux qui encadrent le pays et le droit du Kosovo à se gouverner seul. 

C’est aussi ce que revendique l’ONG “Cohu!” : “Laissez nous échouer!”, dit son président Avni Zogiani. “L’ambassade américaine fait pression sur tout le secteur économique via des conseillers en stratégie.

Ce sont eux les vrais ministres de l’Economie. Même la mission de l’Union européenne EULEX se voit parfois limitée dans son action par l’influence américaine. Chaque semaine, EULEX dit qu’elle va arrêter Fatmir Limaj (ministre des Transports). Or il est toujours libre, parce que les Américains exercent des pressions”.

_http://albanie-kosovo.blog.lemonde.fr/2010/08/21/les-amer...


n° 75 - Journal des Guerres de l'Otan - 30.07 au 03-09 : - Suite - : OTAN : Un engagement dangereux.


n° 75 - Journal des Guerres de l'Otan - 30.07 au 03-09 : - Suite  - : OTAN : Un engagement dangereux.



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Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

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