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20/09/2012

n° 115 – Dossier Des 'Guerres de l'Otan et USA'. - 19-06 : L’Occident et l’apologie du terrorisme.

 


n° 115 – Dossier Des 'Guerres de l'Otan et USA'.  - 19-06 : L’Occident et l’apologie du terrorisme.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossier : Des ‘Guerres de l'Otan et des USA’.

n° 115 - 19-09

      C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à part 

Tony Cartalucci & Land Destroyer : Amnesty International est une agence de propagande du ministère des affaires étrangères étasunien.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de tout lire voici la conclusion de l'article :
Il est très clair qu'Amnesty International n'est en aucun cas un "défenseur des droits de l'Homme", mais plutôt une insulte à la défense des droits de l'Homme. Il va sans dire que cette organisation devrait être boycotté jusqu'à extinction et au moins identifiée comme étant illégitime et frauduleuse de par son financement occulte et son leadership compromis et corrompu.

De plus, nous, les peuples devons adresser le vrai problème des violations de nos droits à la base de la société, parce que c'est faire preuve de folie absolue que de croire que les organisations d'obédience mondiale, financées par des intérêts industrio-financiers privés, faisant écho à l'agenda des gouvernements motivés par des intérêts très spéciaux, ont notre intérêt commun et nos droits en tête lorsqu'elles agissent.

Amnesty est dirigée par des représentants du ministère des affaires étrangères étasunien, financeé par des criminels financiers condamnés et menace la véritable défense des droits de l'Homme mondialement.


Souvent considérée à tort par beaucoup comme étant la quintessence sur la question des droits de l'Homme dans le monde, cela pourra choquer certains d'apprendre qu'Amnesty International n'est en fait qu'un des plus grands obstacles à la véritable cause et défense des droits de l'Homme sur cette planète. Dans un de ses plus récents rapport en 2012 (
2012 annual report (page 4, .pdf), Amnesty répète un de ses plus grands mensonges, qu'elle a l'habitude de marteler:

"Amnesty International est financée essentiellement par ses membres et dons publics. Aucun financement n'est recherché ou accepté de la part de gouvernements pour enquêter et faire campagne contre les abus des droits de l'Homme. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religieux."

Ceci est catégoriquement faux.

Amnesty International est en fait non seulement financée et gérée par des gouvernements, mais aussi par de très gros intérêts corporatifs, elle n'est pas seulement impliquée dans des intérêts politiques et économiques, mais elle est en fait un outil essentiel utilisé pour perpétuer et satisfaire ces intérêts particuliers.

Le financement d'Amnesty International
Trouver les informations à propos du financement d'Amnesty International sur leur site internet est rendu volontairement difficile; de manière spécifique et pour protéger le mythe que cette organisation est "indépendante". Comme toute opération criminelle organisée, Amnesty sépare les liens financiers compromettant au travers toute une série de manœuvres et d'organisations boucliers. Le site d'Amnesty stipule:

"Le travail du secrétariat d'Amnesty International est organisé en deux entités légales en accord avec la loi britannique. Celles-ci sont Amnesty International Limited (AIL) et Amnesty International Charity Limited (AICL). Amnesty International Limited s'occupe d'activités charitables pour Amnesty International Charity Limited, une association enregistrée comme charitable

C'est ici, à Amnesty International Limited, que sont mis les liens avec les gouvernements et les intérêts industrio-financiers. A la page 11 du rapport et déclaration financière pour 2011 d'Amnesty International Limited (2011 Report and Financial Statement (.pdf) ), il est dit: "

Les directeurs sont heureux de faire savoir le soutien accordé par la John D. and Catherine T. MacArthurFoundation, la OakFoundation, l'Open Society Georgia Foundation, the Vanguard Charitable Endowment Programme, Mauro Tunes and American Jewish World Service. Le département britannique pour le développement international (Governance and TransparencyFund) a continué de financer un projet éducatif sur les droits de l'Homme de quatre ans en Afrique. La commission Européenne (EuropeAid) nous a généreusement récompensé d'un fond sur plusieurs années pour un travail éducatif sur les droits de l'Homme en Europe pour Amnesty International."

De manière évidente donc, Amnesty prend de l'argent à la fois des gouvernements et d'intérêts industrio-financiers, dont un des plus connu, l'Open Society, est dirigée par le criminel de la finance, repris de justice George Soros. En Mars 2012, il fut rapporté par Bloomberg TV que: "Soros avait perdu son procès où il était accusé de délit d'initié en France", indiquant également qu'un appel basé sur une "violation des droits de l'Homme" contre le spéculateur de Wall Street George Soros avait été rejeté par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

Soros, dont l'Open Society finance également HumanRights Watch et une myriade d'autres associations pour les "droits de l'Homme", a littéralement essayé d'utiliser le racket occidental sur les droits de l'Homme pour se défendre lui-même contre des accusations de fraude financière et ceci est peut-être la plus belle et transparente représentation de la façon dont ce racket opère.

Soros, qui fut condamné et dut payer une amende pour délit d'initié en 2002 dans le cas d'actions de la banque française Société Générale qu'il avait achetées en 1988, a bâti un empire de ses activités criminelles mondiales sous couvert de la cause des "droits de l'Homme". Son soutien d'Amnesty International, ainsi que celui du gouvernement britannique et des gouvernements européens, ne vise en fait qu'à étendre sa nébuleuse influence.

Le leadership d'Amnesty International
Le leadership d'Amnesty nous donne également des indications sur son véritable agenda. Suzanne Nossel, Directrice Exécutrice pour Amnesty International USA, par exemple, provient directement du ministère des affaires étrangères américain, toujours en total contradiction avec la prétention d'Amnesty d'être "indépendant" des intérêts corporatifs et gouvernementaux. Nossel a continué à promouvoir la politique étrangère des Etats-Unis, mais simplement de derrière un pupitre arborant un nouveau logo. Le site internet d'Amnesty International mentionne de manière spécifique le rôle de Nossel derrière les résolutions de l'ONU contre l'Iran, La Syrie, la Libye et la Côte d'Ivoire, toutes soutenues par le ministère des affaires étrangères américain.

Mêmes mensonges, différent pupitre. Suzanne Nossel, anciennement du ministère des affaires étrangères US est maintenant directrice exécutif d’Amnesty International USA. Sa fonction principale de déguiser les aspirations hégémoniques des intérêts industrio-financiers mondialistes comme une “défense des droits de l’Homme” n’a pas changé.

Il a été grandement documenté comment tout ceci tourne autour d'un plan échelonné sur plusieurs décennies, établi par les intérêts industrio-financiers, pour diviser, détruire et ruiner ces nations qui ont été un obstacle au développement de l'hégémonie globale américaine. Dans le cas spécifique de la Syrie, il a été révélé que la catastrophe "humanitaire" courante remonte à une vicieuse conspiration de 2007 documentée dans le magazine "New Yorker" par le journaliste Seymour Hersh; complot ourdit entre Israël, les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite, qui cherchèrent à financer, armer et déployer des extrémistes sectaires en Syrie pour miner et renverser le gouvernement syrien, tout en sachant pertinemment la tragédie humaine que cela inmpliquerait.

Les "contributions" de Nossel ne sont en fait que de simples déguisements pour une agression militaire ouverte et la poursuite de l'hégémonie globale des intérêts industrio-financiers et ce sous couvert de "défense des droits de l'Homme".

Un simple coup d'œil au site internet AmnestyUSA.org nous révèle que chaque front développé par le ministère des affaires étrangères américain est aussi prioritaire pour Amnesty International, de manière bien sûr purement coïncidentelle. Ceci inclut les rassemblements et les campagnes de soutien aux groupes d'opposition russes financés par le ministère (couramment fixé sur l'affaire "PussyRiot"), la déstabilisation du gouvernement syrien, le renversement du gouvernement biélorusse et le soutien de l'icône créé par Wall Street et la City de Londres Aung San SuuKyi du Myanmar (toujours appelé par la nomenclature impérialiste britannique et par SuuKyi elle-même: la "Birmanie"...)

Amnesty International trahit la véritable défense des droits de l'Homme.

Amnesty couvre certainement des problèmes qui sont critiques pour la politique étrangère des Etats-Unis, vers la fin de leur site internet et au dos de ses rapports. De la même manière, les médias corporatistes ne rendent compte que de manière sélective dans leurs rapports que de problèmes qui coïncident avec leurs intérêts, alors que d'autres problèmes sont complètement étouffés voire complètement ignorés. C'est précisément parce qu'Amnesty couvre tous les problèmes, mais sélectionne l'amplification à donner aux problèmes qui sont importants pour les intérêts de grosses corporations ou du cartel de la finance, que cela rend Amnesty un des plus grand frein à une véritable défense des droits de l'Homme sur Terre.

Fabrication de la dissidence. “Free PussyRiot”, de manière ironique, la FIDH est directerment financée par le ministère des affaires étrangères US, par la très néoconservatrice US National Endowment for Democracy (NED) ainsi que l’Open Society de George Soros. “Russia, stop armstransfer to Syria”. Si le ministère des affaires étrangères US le veut, soyez certains qu’Amnesty International, gérée par ce même ministère, poussera pour des manifestations et indépendemment de la taille ou de la légitimité des revendications, attendez-vous à ce que les médias corporatistes prennent fait et cause pour elles.

On donne aux gens la fausse impression que "quelqu'un observe attentivement les abus concernant les droits de l'Homme", alors qu'en réalité ce que font Amnesty et autres organisations du même style, n'est que la gestion de la perception publique de manière sélective sur les problèmes d'abus des droits de l'Homme, fabriquant ou manipulant nombre de cas spécifiquement afin que ceux-ci cadrent dans l'agenda des intérêts industrio-financiers idoines. Ceci peut-être apprécié lorsque des rapports entiers émanant d'Amnesty International et de HumanRights Watch ne consistent qu'en des "témoignages" compilés depuis les dires de membres de groupes d'opposition soutenus par les Etats-Unis.

Dans le cas très rare où un rapport inclut des références à des photos, des vidéos ou des preuves dûment documentées, tels le rapport de HumanRights Watch de 2011 intitulé "Descente dans le chaos" (
2011 "Descentinto Chaos" (.pdf) ), un langage trompeur est volontairement intégré, couplé avec des passages inutiles afin de favoriser un journalisme sélectif et de pouvoir faire pirouetter l'information par non seulement les médias occidentaux, mais aussi par une myriade de fausses organisations ONG, financées et gérées par les sponsors et affiliés d'Amnesty International et HumanRights Watch. La "Descente dans le chaos" était un rapport concernant la Thaïlande, qui fut rapidement et amplement retourné, pirouetté par les fausses ONG du ministère des affaires étrangères US et le "défenseur des droits de l'Homme" Prachatai.

Lorsque le public croit de manière éronnée que des organisations crédibles s'occupent de la "défense des droits de l'Homme", il ne devient pas seulement complice, mais il devient également négligent de ses propres responsabilités à examiner objectivement les abus potentiels et de s'exprimer contre. Les intérêts industrio-financiers particuliers de Wall Street et de la City de Londres ont en fait rempli un vide existant, qui aurait dû être occupé par leurs plus féroces opposants, au lieu de cela, ce vide est empli d'un racket soi-disant défenseur des droits de l'Homme de leur propre création. Ils ont non seulement obtenu une opportunité facile pour abuser les droits de l'Homme à l'échelle mondiale, mais ils ont en plus utilisé leur opposition contrôlée à cet effet pour attaquer leurs opposants (géopolitiques).

Il est très clair qu'Amnesty International n'est en aucun cas un "défenseur des droits de l'Homme", mais plutôt une insulte à la défense des droits de l'Homme. Il va sans dire que cette organisation devrait être boycotté jusqu'à extinction et au moins identifiée comme étant illégitime et frauduleuse de par son financement occulte et son leadership compromis et corrompu.

De plus, nous, les peuples devons adresser le vrai problème des violations de nos droits à la base de la société, parce que c'est faire preuve de folie absolue que de croire que les organisations d'obédience mondiale, financées par des intérêts industrio-financiers privés, faisant écho à l'agenda des gouvernements motivés par des intérêts très spéciaux, ont notre intérêt commun et nos droits en tête lorsqu'elles agissent.

vend., 31 août 2012

Traduit par Résistance 71

Tony Cartalucci
Land Destroyer



Le président de l’Académie danoise de la paix avertit contre le danger d’une guerre mondiale thermonucléaire
3 septembre 2012 (Nouvelle Solidarité) – Dans une entrevue postée sur le site countercurrents.org <http://www.countercurrents.org/avery310812.htm> , le président de l’Académie danoise de la paix, John Scale Avery, dénonce la folle insouciance des dirigeants politiques à l’égard d’une attaque contre l’Iran et prévient qu’une nouvelle guerre mondiale dégénérerait probablement en conflit thermonucléaire.
> En voici quelques extraits :

>« Aucun de ceux qui ont déclenché la Première Guerre mondiale n’avait la moindre idée de ce à quoi cela allait ressembler. Les armées d’Europe étaient dominées par la vieille classe féodale de propriétaires terriens, dont les traditions militaires étaient ancrées dans le moyen-âge. Les comtes et barons qui dirigeaient encore l’establishment diplomatique et militaire de l’Europe savaient comment boire du champagne, danser avec élégance, monter à cheval et séduire les femmes. Ils tournaient les mises en garde contre la guerre en dérision...
> « Est-ce que Benjamin Netanyahou et Ehoud Barak, qui envisagent de déclencher ce qui peut se transformer en IIIe Guerre mondiale peuvent même imaginer ce à quoi cela pourrait ressembler ? Netanyahou a déclaré au peuple israélien que seuls 500 citoyens seraient tués, et que le conflit serait terminé en un mois... Les dirigeants autrichiens en 1914... avaient lancé ce qu’ils croyaient être une petite action visant à punir les nationalistes serbes... Lorsque le résultat fut une guerre destructrice à l’échelle du monde, ils dirent “ce n’est pas ce que nous voulions”.
>
> « L’attaque planifiée contre l’Iran violerait non seulement le droit international, mais également le bon sens et les souhaits du peuple d’Israël. Le résultat probable serait une attaque massive de missiles iraniens sur Tel Aviv, et l’Iran fermerait probablement le détroit d’Ormuz. Si les Etats-Unis répondaient en bombardant des cibles iraniennes, l’Iran utiliserait probablement des missiles pour couler un ou plusieurs navires américains dans le golfe Persique. On peut facilement imaginer d’autres étapes dans l’escalade du conflit : une révolution au Pakistan, l’entrée en guerre d’un pays disposant d’armes nucléaires aux côtés de l’Iran ; une attaque préventive d’Israël contre les missiles nucléaires pakistanais ; un soutien à l’Iran de la part de la Chine et la Russie.
>
> « Dans l’atmosphère tendue d’une telle guerre, le danger d’un échange nucléaire, résultant d’un accident ou d’un mauvais calcul, serait très grand.
>
> « Aujourd’hui,... le danger d’une guerre catastrophique avec des bombes à hydrogène est suspendu au-dessus de nous comme des nuages sombres au-dessus de l’avenir de la civilisation humaine. La puissance explosive des armes d’aujourd’hui équivaut à environ un demi-million d’Hiroshima... Ce qui nous menace aujourd’hui est un effondrement complet de la société...
>

>« la Première Guerre mondiale fut une erreur colossale. Aujourd’hui, le monde se trouve au seuil d’un désastre aussi grand. Devons-nous être conduits dans une telle guerre destructrice et mondiale par quelques individus aveugles qui n’ont pas la moindre idée de ce à quoi ressemblerait une telle guerre ? »

 Michel Collon Guerres et médiamensonges 4 5 YouTube

http://tv.globalresearch.ca/

3 septembre 2012 -  
<http://www.solidariteetprogres.org/John-Scale-Avery-president-de-l-Academie-danoise-de-la-paix-previent_09037#><http://www.solidariteetprogres.org/John-Scale-Avery-president-de-l-Academie-danoise-de-la-paix-previent_09037#> 

http://www.youtube.com/watch?list=UUPLAYER_MondialisationTV&feature=player_embedded&v=qahxpen57Jk#! 



RTBF (citant Belga) : : Les USA vont moderniser à grand coût leur arsenal nucléaire. !!!
Le gouvernement américain va entreprendre la modernisation de son arsenal nucléaire la plus coûteuse de son histoire, malgré les coupes sombres effectuées dans les dépenses militaires, rapporte samedi soir le Washington Post.
Selon le journal, les autorités n'ont pas encore officiellement chiffré le coût de la restauration et de la maintenance des 5113 têtes nucléaires enregistrées dans l'inventaire, ni celle du remplacement des systèmes périmés et de la rénovation des installations nucléaires vétustes.

Mais une étude publiée cet été par le Centre Stimson, un groupe de réflexion situé à Washington, a estimé ces coûts à au moins 352 milliards de dollars sur les dix ans à venir, selon le quotidien.
D'autres spécialistes évoquent des chiffres bien supérieurs, surtout si la modernisation est plus longue à mettre en œuvre, selon le journal.
La rénovation d'un seul des sept types d'arme, la bombe B61 (dont 10 à 20 exemplaires sont stockés à KleineBrogel, Belgique - NDCSO), devrait coûter 10 milliards de dollars sur cinq ans.
Il en coûterait jusqu'à 110 milliards pour construire 12 sous-marins en remplacement des sous-marins vieillissants de la classe 0hio, ajoute le journal qui cite les estimations du bureau du budget du congrès.
La rénovation des missiles balistiques Minuteman III reviendrait à 7 milliards de dollars et le remplacement des avions de chasse nucléaires F-35 coûterait 162 millions de dollars par appareil.
La modernisation des ateliers et laboratoires où devraient être effectuées ces rénovations est elle-même évaluée à au moins 88 milliards de dollars, selon le journal.
RTBF (citant Belga),
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-usa-vont-moderniser-a-grand-cout-leur-arsenal-nucleaire?id=7839559


Guillaume DE ROUVILLE : « Dommages Collatéraux : la face cachée d’un terrorisme d’État… »

Lors des guerres menées par les États-Unis depuis la chute du mur de Berlin au nom d’une certaine idée de leur puissance, est apparue une notion, celle de « dommages collatéraux », qui a été utilisée par les organes des relations publiques du Pentagone pour justifier et faire accepter aux opinions occidentales des actes de guerre provocant des victimes civiles. Ces dommages collatéraux ne seraient pas souhaités par la puissance militaire qui déplore ces tragiques erreurs, fruits de renseignements erronés ou d’une technologie défaillante.

Or, a y regarder de plus près, on s’aperçoit que la plupart de ces actes de guerre ayant détruit la vie de milliers de civils en Afghanistan, en Irak, en Libye ces dernières années [1], ne sont pas des erreurs, des dommages collatéraux d’une entreprise militaire qui ne prendrait pour cible que des soldats en uniforme appartenant à la partie adverse, mais bien des actes délibérés visant à tuer des femmes, des enfants et des hommes sans défense.

On pourrait se demander dans quels buts de telles horreurs seraient entreprises. La doctrine militaire répond : pour imposer la terreur source de toute obéissance.

La doctrine militaire dément ici brutalement la propagande politique : faire souffrir les populations civiles est un des moyens de gagner la guerre ; torturer leur corps est un des moyens de courber leur échine ; atteindre leur conscience est un des moyens de gagner leur âme (les bombardements des Alliés à la fin de la seconde guerre mondiale l’attestent amplement - la question de savoir si la fin justifie les moyens est un autre débat).

Vous doutez encore et pensez que de tels moyens ne feraient qu’inciter des non-combattants à prendre les armes et à renforcer l’armée des ombres [2]. Les soldats du monde entier le savent bien et répondent impunément : les victimes de la terreur humaine ne se vengent pas ; elles souffrent en silence et ne rêvent que de paix pour pouvoir enterrer leurs morts et faire leur deuil.

Cela va même plus loin : les innocentes victimes finissent souvent par réclamer protection à leurs bourreaux. À bout, démoralisées par tant de souffrance et de violence, elles saisissent la main que leur tend leur ennemi à l’autre bout du fusil.

C’est au cours de la guerre d’Algérie que les militaires français (principalement les Colonels Trinquier et Lacheroy) ont élaboré une doctrine mettant au centre des conflits armés les populations civiles [3] (les Anglais avaient déjà appliqué cette démarche au Kenya au début des années 50, massacrant volontairement des villages entiers de non-combattants, mais ils n’avaient pas eu l’idée d’en faire une doctrine digne d’être enseignée dans les écoles militaires).

Non plus cibles involontaires d’une guerre inhumaine, les populations civiles deviennent l’objectif militaire à conquérir et à détruire au nom d’objectifs humains, trop humains.
La torture, les exécutions sommaires, les bombardements de civils ne sont plus seulement des crimes de guerre, mais des moyens militaires au service d’une cause politique. Les Colonels Trinquier et Lacheroy exporteront cette doctrine dans les écoles militaires américaines qui sauront en faire bon usage dans les pays d’Amérique Latine, et tout particulièrement en Amérique Centrale, dans les cinquante années suivant la guerre d’Algérie [
4].

Les légions atlantistes parties, sous l’égide de l’Otan, à l’assaut de l’ex-Yougoslavie, de l’Afghanistan et de la Libye ont également appliqué cette doctrine pour tenter d’imposer l’American Way of Life et le libéralisme triomphant aux populations réfractaires. La doctrine militaire du shock and awe (choc et effroi) appliquée par les États-Unis lors de l’invasion de l’Irak en 2003 n’est que la réactivation de cette doctrine par des théoriciens soucieux de rafraîchir le corpus doctrinaire militaire américain. Les auteurs de cette resucée, Harlan Ullman et James Wade [5], prennent pour exemple les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki par les États-Unis en août 1945 et décrivent sans ambiguïté l’effet recherché : il s’agit d’infliger des destructions massives, de nature humaine ou matérielle, afin d’influencer une société donnée dans le sens recherché par celui qui met en œuvre le choc et l’effroi, plutôt que s’attaquer directement à des objectifs purement militaires [6].

On le voit, cette notion de « dommages collatéraux » cache en réalité un terrorisme d’État , un terrorisme de masse, un terrorisme occidental dont les médias occidentaux s’accommodent aisément puisqu’il est l’œuvre de leurs maîtres atlantistes. Ils font plus que s’en accommoder à vrai dire : ils commettent un crime médiatique lorsqu’ils utilisent le terme de « dommages collatéraux » pour masquer les actions terroristes de leurs dirigeants aux mains sales.

Il est intéressant de constater que ce terrorisme d’État occidental est, pris globalement, plus meurtrier que le terrorisme islamique (qui n’a pas plus de justification à nos yeux), terrorisme islamique qui peut être, par ailleurs, comme en Libye et en Syrie, le précieux relais des objectifs géostratégiques des Occidentaux et de leurs élites.

Ainsi, le terrorisme semble être au cœur de la doctrine et des stratégies militaires des démocraties occidentales. Pour lutter efficacement contre le terrorisme, ce que nos dirigeants prétendent s’acharner à faire, il faudrait oser engager toute notre ardeur combattante contre nous-mêmes. À défaut de quoi, la mort de la démocratie sera (si ce n’est pas déjà le cas) le dommage collatéral de notre cynisme et de notre tartuferie.

Guillaume de Rouville

auteur de La Démocratie ambiguë, Éditions Cheap, juillet 2012.

[1] Tout comme au Vietnam, au Cambodge, en Amérique Centrale et en ex-Yougoslavie, pour ne prendre que quelques exemples supplémentaires.

[2] ‘L’Armée des Ombres’, titre d’un roman de Joseph Kessel sur la Résistance, est une expression que nous utilisons pour désigner les différentes formes de résistance civile face à l’oppression.

[3] Pour une étude générale sur le sujet des escadrons de la mort, lire le livre de Marie-Monique Robin, « Les escadrons de la mort. L’école française », 2004, La Découverte.

[4] Voir, pour une analyse de cette doctrine militaire : « De la guerre coloniale au terrorisme d’État », de Maurice Lemoine, Le Monde Diplomatique, novembre 2004.

[5] Harlan K. Ullman, James P. Wade, « Shock And Awe : AchievingRapid Dominance » (National DefenseUniversity, 1996).

[6] « The second exampleis “Hiroshima and Nagasaki” notedearlier. The intenthereis to impose a regime of Shock and Awethroughdelivery of instant, nearlyincomprehensiblelevels of massive destruction directedatinfluencing society writ large, meaningits leadership and public, ratherthantargetingdirectlyagainstmilitary or strategic objectives evenwithrelatively few numbers or systems. The employment of thiscapabilityagainst society and its values, called “counter-value” in the nucleardeterrent jargon, ismassively destructive, strikesdirectlyat the public will of the adversary to resist, and ideally or theoretically, wouldinstantly or quicklyincapacitatethatwill over the space of a few hours or days ». Op-Cit, chapitre 2, page 23.

URL de cet article 17619
http://www.legrandsoir.info/dommages-collateraux-la-face-...



1 Médias & Manipulation de l’opinion/ Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Thierry Meyssan « Sous nos yeux »

L’Occident et l’apologie du terrorisme.

Cette nouvelle chronique de Thierry Meyssan est consacrée à l’analyse et au commentaire d’une déclaration officielle ou d’un document d’actualité. T

oujours attentif aux silences autant qu’aux paroles, il observe cette semaine le renversement doctrinal des Occidentaux face au terrorisme.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 1er août 2012

Obséques nationales des généraux victimes de l’attentat terroriste du 18 juillet 2012

Le Conseil de sécurité s’est réuni peu après l’attentat du 18 juillet qui a décapité le commandement des forces de sécurité syriennes. Certes, les deux séances qui ont suivi portaient sur les propositions de résolution des Occidentaux et de la Russie. Néanmoins, il revenait au Conseil de condamner le principe de l’action terroriste, comme il fait toujours en pareille circonstance. L’usage est d’adopter unanimement une déclaration et de la faire lire par le président en exercice du Conseil, en l’occurrence le Colombien Nestor Osorio. La courtoisie veut que l’on présente ses condoléances à l’État-membre qui vient d’être frappé.

Pourtant le Conseil est resté silencieux. Les Occidentaux ont refusé d’appliquer à la Syrie un des principes de base des relations internationales : la condamnation du terrorisme. Pis, dans leurs déclarations respectives, les dirigeants allemands, britanniques, états-uniens et français ont condamné les victimes, les ont rendues responsables de la violence dont elles ont été l’objet, et ont réaffirmé leur soutien à ceux qui ont perpétré l’attentat. Et encore : les médias occidentaux se sont appliqués à salir la mémoire des victimes, comme si leur mort ne suffisait pas à étancher leur soif de sang syrien.

Personne ne doute que le terrorisme en Syrie soit commandité par l’OTAN et le CCG, mais jusqu’à présent cela se faisait en toute hypocrisie. Ne pouvant bombarder et raser le pays du fait du double veto russe et chinois, les Occidentaux et leurs partenaires arabes faisaient saigner le pays en attendant de le faire attaquer par des mercenaires. Il y eu certes l’épisode du 12 février : l’appel au jihad d’Ayman al-Zawahiri. Tout d’un coup, l’OTAN, le CCG et al-Qaida poursuivaient le même objectif. Cependant, faisait-on remarquer à Bruxelles, les déclarations du cheikh égyptien n’engagent que lui, elles ne valent pas d’être commentées, et l’OTAN ne va pas réviser ses positions en fonction de ces fatwas. Ce raisonnement n’était pas convaincant, car il éludait la question des objectifs communs aux champions autoproclamés de la démocratie d’une part et de l’islamisme d’autre part, mais les apparences étaient sauves. Cette fois, c’est différent. Les Occidentaux assument leur liens avec les terroristes.

Le tournant s’est opéré lors de la 3e conférence des « Amis » du peuple syrien à Paris, le 6 juillet. Le président François Hollande avait accordé une place d’honneur à des individus que l’on payait jusque là en secret en prenant soin de nier les connaître. Il avait élevé des criminels de guerre au rang de héros sans susciter la nausée de ses partenaires étrangers.

Sans attendre qu’al-Qaida soit invité à une prochaine conférence des « Amis » du peuple syrien, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, s’est étonné de ce comportement : « Il signifie que [les Occidentaux] continueront à soutenir ce genre d’attaques terroristes jusqu’à ce que le Conseil de sécurité remplisse [leurs] exigences. C’est une position terrifiante.  » Et de poursuivre « Nous ne savons pas comment nous devons le prendre. »

En effet, au delà de la question morale, que signifie ce revirement doctrinal ? Durant une décennie, les Occidentaux se présentaient comme les champions de la « guerre au terrorisme », aujourd’hui, ils revendiquent leur soutien à des terroristes.

De nombreux auteurs, y compris des stratèges US comme ZbignewBrzezinski, ont souligné que la notion de « guerre au terrorisme » est un concept absurde. On peut mener une guerre contre des terroristes, pas contre leur stratégie. Quoi qu’il en soit, ce slogan marketing avait le double avantage de placer certains États du côté du Bien et de justifier leur « guerre sans fin » contre tous les autres.

Le terrorisme est une méthode de combat asymétrique que l’on utilise toujours par défaut. Elle permet d’affaiblir un adversaire, mais elle est insuffisante pour obtenir la victoire militaire et conduit toujours à une défaite politique. Elle prive pour un long moment celui qui en fait usage de la perspective d’exercer le pouvoir. Le terrorisme est une méthode immorale qui ne s’emploie donc que lorsque l’on est en position de faiblesse, non pour gagner un avantage, mais pour gagner du temps, en attendant d’être en mesure de livrer un combat conventionnel.

D’où le trouble de Sergey Lavrov. Les Occidentaux sont-ils en train de reconnaître à la fois leur immoralité et leur impuissance ? Que cache leur comportement ? Ou se pourrait-il que leur décadence soit beaucoup plus avancée que nous n’osions le concevoir ?

Chacun a bien compris que la crise syrienne n’est pas, ou n’est plus, une confrontation interne, mais la résultante d’un réajustement des rapports de force mondiaux. Washington tente de poursuivre le remodelage du Moyen-Orient élargi et de changer l’équation militaire régionale. Moscou conteste son autorité et tente d’instaurer un Nouvel ordre international, basé sur le droit et le multilatéralisme. La Syrie est la zone d’achoppement entre les nouveaux blocs.

La géophysique nous a appris que la tectonique des plaques provoque les tremblements de terre. La géopolitique a les siens. Les publicitaires de la soi disante Armée « syrienne » libre ont eu tort d’évoquer cette image. Les deux blocs se sont heurtés en Syrie, mais c’est la plaque occidentale qui a commencé à glisser sous la plaque eurasiatiaque et à disparaître, et non l’inverse.

Sergey Lavrov considère Washington comme un malade en fin de vie. Sachant que « les empires ne meurent pas dans leur lit », il tente de calmer « l’empire américain » pour lui éviter un accès de folie, tout en le conduisant gentiment au cimetière où il reposera. Il observe le patient avec prudence. L’apologie du terrorisme est-il le symptôme d’un début de crise de démence, ou d’une anémie irréversible ?
Tichreen (Syrie)



2 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Palomeros prendra la tête de l'ACT (OTAN) en septembre

Le Quartier général du Commandement suprême allié Transformation (ACT) de l'OTAN conservera un chef français. C'est confirmé aujourd'hui officiellement par le Conseil de l'Atlantique Nord (NAC). C'est le général Jean-Paul Palomeros - actuel chef d'Etat-Major Air - qui part ainsi à Norfolk remplacer son collègue d'armes Stéphane Abrial, à qui le Nac 'a rendu hommage. « Tout au long de son commandement débuté en 2009, (le général Abrial) a activement contribué à l'adaptation des structures, des concepts, des ressources, des moyens d'entraînement et du processus de planification de défense de l'Alliance atlantique. » Le général Palomeros prendra ses nouvelles fonctions à la fin du mois de septembre 2012.
www.nato.int -



3  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Qu'est-ce que l'ACT (Commandement Allié Transformation de l'OTAN)

Le Commandement allié Transformation (ACT) dirige, à l'échelon du commandement stratégique, la transformation de la structure militaire, des forces, des capacités et de la doctrine de l'OTAN. Il est chargé d'améliorer la formation, en particulier pour les commandants et les personnels d'état-major, d'expérimenter de nouveaux concepts et de promouvoir l'interopérabilité au sein de l'Alliance.
L'ACT est l'un des deux commandements stratégiques se trouvant au sommet de la structure de commandement de l'OTAN, l'autre étant le Commandement allié Opérations (ACO). Cette structure de commandement a fait l'objet d'une revue en juin 2011 dans le cadre d'un processus général de réforme visant non seulement à optimiser la structure, mais aussi à tenir compte des nouvelles tâches découlant du concept stratégique adopté en 2010. Les deux commandements stratégiques ont été maintenus, de même que le niveau d'ambition de l'Alliance.
Le Quartier général du commandant suprême allié Transformation (SACT) est implanté à Norfolk, en Virginie (États-Unis). C'est là qu'est installée la structure de commandement de l'ACT. Il s'agit du seul commandement de l'OTAN situé en Amérique du Nord, et de l'unique QG permanent de l'OTAN basé en dehors de l'Europe.
Le SACT relève du Comité militaire, qui est la plus haute instance militaire de l'OTAN. Placé sous l'autorité politique générale du Conseil de l'Atlantique Nord et du Groupe des plans nucléaires (NPG), et secondé dans sa tâche par l'État-major militaire international, le Comité militaire est la principale source d'avis militaires pour le Conseil et le NPG.
Le QG du SACT supervise les différents commandements subordonnés de l'ACT, et notamment le Centre de guerre interarmées (Norvège), le Centre d'entraînement de forces interarmées (Pologne) et le Centre interarmées d'analyse et de retour d'expérience (Portugal). Il a également des liens solides avec les quartiers généraux nationaux et des entités telles que les centres d'excellence, ainsi qu'avec la structure de forces de l'OTAN dans son ensemble.

L'ACT entretient des rapports directs avec les installations de formation et différentes agences de l'OTAN, et avec le Commandement des forces interarmées des États-Unis (USJFCOM). Celui-ci est toutefois en cours de démantèlement.
La réforme de juin 2011 amène l'ACT à renforcer ses liens avec les quartiers généraux nationaux, et en particulier avec des entités telles que les centres d'excellence, ainsi qu'avec la structure de forces de l'OTAN dans son ensemble. La seule modification concrète concerne le transfert du Centre de recherche sous-marine de l'OTAN (NURC), désormais intégré dans la structure des agences de l'Alliance en tant qu'élément organisationnel lié à la recherche.
Évolution
Le Commandement allié Transformation a succédé au Commandement allié de l'Atlantique (ACLANT), qui avait été créé à Norfolk, en Virginie (États-Unis), en avril 1952, un an après l'établissement du Grand Quartier général des Puissances alliées en Europe (SHAPE) pour le Commandement allié en Europe (CAE).
L'ACLANT et le CAE ont tous deux fait l'objet d'une rationalisation à la fin de la Guerre froide. En substance, les 78 quartiers généraux que comptait la structure de commandement ont été ramenés à 20. Ces QG ont été placés sous l'autorité de deux commandants stratégiques, l'un pour l'Atlantique et l'autre pour l'Europe. Trois commandants régionaux relevaient du commandant suprême allié de l'Atlantique (SACLANT), et deux du commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR).
Au sommet de Prague, en 2002, il a été décidé de réorganiser la structure de commandement de l'OTAN de manière à l'alléger et à la rendre plus efficace. De plus, un changement radical de conception se produisit au sein de l'Alliance : désormais, les structures de commandement allaient reposer sur des critères fonctionnels, et non plus géographiques. L'ancien CAE fut remplacé par le Commandement allié Opérations (ACO), responsable de toutes les opérations de l'Alliance, y compris celles qui relevaient jusqu'alors du SACLANT. Ainsi, un commandement stratégique - le Commandement allié Opérations (ACO/SHAPE) - était chargé des opérations de l'Alliance, tandis que l'autre - le Commandement allié Transformation (ACT) - s'occupait de la transformation.
Cette réforme a également permis de réduire de façon significative le nombre de quartiers généraux et de centres multinationaux d'opérations aériennes (de 32 centres de commandement, on est passé à 9).
En 2011, la restructuration a été poussée plus avant pour faire en sorte que les capacités de commandement militaire soient plus flexibles et plus abordables. Au sommet de Lisbonne, les 19 et 20 novembre 2010, les dirigeants des pays de l'Alliance ont approuvé pour la réforme un modèle générique qui devait permettre à l'OTAN, en fonction d'un niveau d'ambition inchangé, d'assurer le commandement et le contrôle de deux opérations interarmées de grande envergure et de six opérations militaires de moindre envergure. Cette réforme a surtout touché l'ACO.



UN INTERVIEW DE JEAN BRICMONT PAR KOUROSH ZIABARI

Kourosh Ziabari « Jean Bricmont : Les nations indépendantes doivent assurer une transition vers un nouvel ordre mondial. »

Jean Bricmont enseigne la physique théorique à l’Université de Louvain en Belgique.

Il est notamment l’auteur de Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

5 SEPTEMBRE 2012

KouroshZiabari : Dans votre article "The Case for a Non-InterventionistForeign Policy," vous écrivez sur les justifications qu’invoquent les puissances impérialistes pour rationaliser leurs expéditions militaires dans le monde. Une politique étrangère belliciste n’est-elle pas un avantage pour les politiciens du monde occidental, en particulier aux Etats-Unis, afin d’attirer le vote et le soutien du public ? Le peuple américain élira-t-il un président pacifiste qui se consacre à mettre un terme à toutes les guerres U.S. et s’abstient de mener de nouvelles guerres ?

Jean Bricmont : Je ne suis pas sûr que cela attire les électeurs. En Europe certainement pas. Les politiciens les plus bellicistes, Blair et Sarkozy, ne sont pas restés populaires longtemps, à cause de leur politique étrangère. En Allemagne, le public est systématiquement en faveur d’une politique étrangère pacifique. Comme le faisait remarquer le pacifiste américain A. J. Muste, le problème de toutes les guerres est celui du vainqueur - ils pensent que la violence paie. Les vaincus, comme l’Allemagne et dans une certaine mesure le reste de l’Europe, savent que la guerre n’est pas si rose.

Néanmoins je pense que - sauf en temps de crise comme les guerres du Vietnam ou d’Algérie quand elles ont mal tourné pour les USA ou la France - la plupart des gens ne sont pas très intéressés par la politique étrangère, ce qui se comprend vu leurs problèmes matériels et étant donné le fait qu’elle semble hors d’atteinte des gens ordinaires.

Par ailleurs, tout candidat à la présidence américaine doit faire des déclarations patriotiques : « nous sommes les meilleurs », « une lumière au sommet de la colline », « défenseur de la démocratie et des droits de l’homme », etc. Cela, bien sûr, est vrai dans tous les systèmes de pouvoir, la seule chose qui varie, ce sont les « valeurs » auxquelles on se réfère (être un bon chrétien ou musulman ou défenseur du socialisme, etc.).

KouroshZiabari : Les puissances impérialistes, comme vous l’indiquez dans vos écrits, mènent des guerres, tuent des innocents et pillent les ressources naturelles de pays plus faibles sous le prétexte de leur apporter la démocratie. Alors, qui devrait s’occuper des principes du droit international, d’intégrité territoriale et de souveraineté ? Attaquer d’autres pays quand bon leur semble et tuer sauvagement des civils innocents est une démonstration flagrante d’illégalité. Est-il possible d’amener ces puissances à la raison et de les responsabiliser sur ce qu’elles font ?

Jean Bricmont : Je pense que l’évolution du monde va dans cette direction ; respect des principes du droit international, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté. Comme je l’ai déjà dit, les populations européennes sont plutôt pacifiques ; à la fois par rapport à l’Europe et au reste du monde, du moins si on compare avec le passé. Certains de leurs dirigeants ne sont pas pacifiques et il y a une forte pression en faveur de la guerre venant d’une alliance étrange entre interventionnistes pour les droits humains et néoconservateurs qui sont influents dans les médias et dans l’intelligentsia, mais ce ne sont pas les seules voix et elles sont plutôt impopulaires dans le grand public.

Quant aux USA, ils sont dans une crise profonde, pas seulement économique mais aussi diplomatique. Ils ont perdu le contrôle de l’Asie depuis longtemps, ils perdent l’Amérique du Sud, et maintenant le Moyen-Orient. L’Afrique se tourne de plus en plus vers la Chine.

Le monde devient donc multipolaire, que ça nous plaise ou non. Je vois au moins deux dangers : que le déclin des USA ne produise quelque réaction de folie qui entraînerait la guerre, ou que le déclin des USA ne crée le chaos, un peu comme l’a fait la chute de l’Empire romain. C’est de la responsabilité du Mouvement des Non Alignés et des pays BRICS d’assurer une transition ordonnée vers un nouvel ordre mondial.

KouroshZiabari : Ce qui apparaît comme hypocrite dans l’attitude des puissances occidentales à l’égard du concept de droits humains, c’est qu’elles ne cessent de condamner la violation des droits de l’homme dans les pays avec lesquels elles sont en conflit mais qu’elles restent silencieuses à propos des mêmes violations dans les pays avec qui elles sont alliées. Par exemple, vous savez sûrement comment les prisonniers politiques sont maltraités et torturés en Arabie saoudite, l’allié numéro 1 parmi les pays arabes. Alors, pourquoi ne protestent-ils pas pour condamner ces violations ?

Jean Bricmont : Connaissez-vous une seule puissance qui ne soit pas hypocrite ? Il me semble que c’est la manière dont le pouvoir fonctionne, en tous lieux et en tous temps. 
Par exemple en 1815, à la chute de Napoléon, le tsar de Russie, l’empereur d’Autriche et le roi de Prusse se sont réunis en ce qu’ils nommèrent leur Sainte Alliance, prétendant baser leurs règles de conduite sur les « sublimes vérités contenues dans la religion éternelle de Christ notre Sauveur »ainsi que sur les principes « de leur sainte religion, préceptes de justice charité et paix ». Pendant la Guerre des Boers, le Premier Ministre britannique Lord Salisbury a déclaré que c’était « une guerre pour la démocratie » et que « nous ne cherchons ni mines d’or ni territoires ». Bertrand Russell, citant ces remarques, commenta que « les cyniques étrangers » ne purent s’empêcher de noter que « nous avons néanmoins obtenu tant les mines que les territoires ». [
1]

Au plus fort de la guerre du Vietnam, l’historien américain Arthur Schlesinger décrivait la politique étatsunienne là-bas comme faisant partie de « notre programme global de bonne volonté internationale ». [2]. À la fin de cette guerre, un commentateur libéral écrivait dans le New York Times que« Pendant un quart de siècle, les États-Unis ont essayé de faire du bien, d’encourager la liberté politique et de promouvoir la justice sociale dans le Tiers Monde ». [3]

En ce sens, les choses n’ont pas changé. Les gens pensent quelquefois que parce que notre système est plus démocratique, les choses doivent avoir changé. Mais cela implique que le public soit bien informé - ce qui n’est pas vrai à cause des nombreux parti-pris dans les médias - et qu’il soit activement impliqué dans la formation de la politique étrangère - ce qui n’est pas vrai non plus, sauf en temps de crises. La formation de la politique étrangère est une affaire très élitiste et non-démocratique.

KouroshZiabari : Attaquer ou envahir d’autres pays sous prétexte d’intervention humanitaire peut être légalisé et autorisé à l’unanimité des membres permanents du Conseil de Sécurité. Si tous votent en faveur d’une frappe militaire, celle-ci aura lieu. Mais ne croyez-vous pas que le simple fait que seuls 5 pays au monde peuvent prendre des décisions pour 193 membres des Nations Unies, alors que cette majorité considérable n’a rien à dire dans les développements internationaux, c’est une insulte à toutes ces nations et à leur droit à l’autodétermination ?

Jean Bricmont : Bien sûr. Vous n’avez pas vraiment besoin d’unanimité, sauf pour les membres permanents. Mais à présent que la Chine et la Russie semblent avoir adopté une position autonome par rapport à l’Occident il n’est pas évident que de nouvelles guerres soient légales. Je ne suis pas heureux des arrangement actuels du Conseil de Sécurité, mais je pense toujours que l’ONU est dans l’ensemble une bonne chose ; sa Charte procure en principe une défense contre l’intervention et un cadre pour l’ordre international, et son existence fournit un forum où différents pays peuvent se rencontrer ce qui vaut mieux que rien.

Bien sûr, réformer l’ONU est une affaire épineuse puisque ne pouvant se faire sans le consentement des membres permanents du Conseil de Sécurité, lesquels ne seront sans doute pas très enthousiastes devant la perspective d’abandonner une parcelle de leur pouvoir. Ce qui en fin de compte fera problème, c’est l’évolution de la relation des forces dans le monde, et cela ne va pas dans la direction de ceux qui pensent la contrôler actuellement.

KouroshZiabari : Parlons de quelques questions actuelles. Dans vos articles, vous avez parlé de la guerre au Congo. J’ai été très choqué que la Seconde Guerre du Congo a été le conflit le plus meurtrier dans l’histoire de l’Afrique, avec quelque 5 millions de morts innocents ; mais aux Etats-Unis les médias traditionnels n’en parlent pas, parce qu’un des belligérants, l’armée rwandaise, était un allié proche de Washington. Quel est votre point de vue à ce sujet ?

Jean Bricmont : Ecoutez, je ne suis pas un expert de cette partie du monde. Mais je remarque que la tragédie rwandaise de 1994 est souvent utilisée comme argument pour une intervention étrangère, qui, prétend-on, aurait stoppé les massacres ; en revanche, la tragédie du Congo devrait être prise comme un argument contre l’intervention étrangère par respect du droit international, puisqu’elle était due en large part à l’intervention des troupes rwandaises et ougandaises au Congo.

Bien sûr, le fait que ce dernier argument ne nous est jamais servi montre, une fois encore, combien le discours sur l’intervention humanitaire est un parti-pris en faveur des puissances qui, selon les cas, veulent s’arroger à elles-mêmes le droit d’intervenir, quand cela leur convient.

KouroshZiabari : Il y a quelques jours à peine, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon condamnait les dirigeants de l’Iran pour leurs supposées remarques « incendiaires et haineuses » sur Israël. Et pourtant, je ne me souviens pas de l’avoir entendu condamner les autorités israéliennes pour les dangereuses menaces de guerre qu’ils répètent fréquemment à l’encontre de l’Iran. Quelle est la raison derrière cette hypocrisie ?

Jean Bricmont : Comme vous le savez, en Occident l’hypocrisie à l’égard d’Israël a pris des proportions sidérantes, et Ban Ki-moon, tout Sécrétaire général de l’ONU qu’il soit, campe sur des positions très « pro-occidentales ». Alors que j’ai personnellement des doutes sur la sagesse de la rhétorique iranienne sur Israël, je pense que les menaces d’actions militaires contre l’Iran par Israël sont bien pires et devraient être considérées comme illégales en droit international.

Je pense aussi que les sanctions unilatérales contre l’Iran, prises par les États-Unis et leurs alliés, dans une large mesure pour plaire à Israël, sont une honte. Et bien que les gens qui se prétendent anti-racistes en Occident ne dénoncent jamais ces politiques, je pense qu’elle sont profondément racistes : en effet, elles ne sont acceptées que parce que de soi-disant pays civilisés, Israël et ses alliés, exercent ces menaces et ces sanctions contre un pays« non civilisé », l’Iran. C’est une chose qu’on se rappellera dans le futur, de la même façon qu’on se souvient aujourd’hui de l’esclavage.

KouroshZiabari : Il y a des gens comme vous qui s’opposent au militarisme étatsunien, son imposture, son hypocrisie droit-de-l’hommiste et ses tentatives de dévorer le Moyen-Orient riche en pétrole, mais je dirais que malheureusement vous êtes dans la minorité. Ce sont le Congrès administré par Israël et les laboratoires d’idées bellicistes comme le Council on Foreign Relations (CFR) et leNationalEndowment for Democracy (NED) qui mènent les États-Unis, pas les penseurs et les écrivains anti-guerre, pro-paix et progressistes comme vous. Quelle influence les penseurs progressistes et les médias de gauche ont-ils sur les politiques adoptées aux États-Unis ?

Jean Bricmont : Ecoutez, je pense qu’on doit faire la différence entre soutenir Israël et le désir de « dévorer » le pétrole. Les deux politiques ne sont pas identiques et sont en fait contradictoires. Comme l’ont montré, je crois, Mearsheimer et Walt, les politiques israéliennes des USA sont dans une large mesure instiguées par le lobby pro-israélien et ne correspondent pas ni ne contribuent à aider leurs intérêts économiques ou géostratégiques. Par exemple, à ma connaissance, il n’y aurait aucun problèmes pour des compagnies pétrolières à forer en Iran, si ce n’est à cause des sanctions imposées à ce pays ; mais celles-ci sont liées à l’hostilité d’Israël envers l’Iran, et non pas à un quelconque désir de contrôler le pétrole.

La seconde remarque est que les anti-guerre ne sont pas nécessairement de gauche. C’est vrai, une grande partie de la droite est devenue néo-conservatrice, mais il y a aussi une bonne partie de la gauche qui est influencée par l’idéologie de l’intervention humanitaire.

Toutefois il y a aussi une droite libertarienne, Ron Paul par exemple, qui est résolument anti-guerre, et il y a quelques vestiges d’une gauche pacifiste ou anti-impérialiste. Notez que cela a toujours été le cas : même à l’époque du colonialisme, les positions pro et anti-impérialistes ne coïncidaient pas avec la division gauche-droite, si cette dernière est entendue en termes socio-économiques ou en termes « moraux » (sur le mariage homosexuel par exemple).

Ensuite, il est vrai que nous avons très peu d’influence, mais c’est en partie parce que nous sommes divisés, entre gauche anti-guerre et droite anti-guerre. Je crois qu’une majorité de la population est opposée à ces guerres coûteuses et interminables, surtout en Europe, en raison de la leçon tirée de la Seconde Guerre mondiale ou de leur défaite dans les guerres coloniales, et aux États-Unis en raison d’une lassitude de la guerre après l’Afghanistan et l’Irak.

Ce que nous n’avons pas, c’est un mouvement anti-guerre cohérent ; construire ce dernier obligerait à se centrer sur la guerre elle-même et à unifier les deux côtés de l’opposition (droite et gauche). Mais si des mouvements peuvent se construire autour de « questions particulières » comme l’avortement ou le mariage homosexuel, qui ignorent les problèmes socio-économiques et les questions de classe, pourquoi pas ?

Même si ce genre de mouvement n’existe pas encore, la perspective n’est pas totalement sans espoir : si la crise économique se creuse et si l’opposition universelle aux politiques US croît, des citoyens de tous les bords politiques pourraient se rassembler pour construire des alternatives.

KouroshZiabari : Quel est votre point de vue concernant la guerre de sanctions des États-Unis et de leurs alliés, les embargos, les assassinats nucléaires et l’opération psychologique contre l’Iran ? L’Iran subit pratiquement une attaque multilatérale par les États-Unis, Israël et leurs copains européens. L’Iran peut-il sortir de ce dilemme et résister aux pressions ? Dans quelle mesure connaissez-vous l’Iran ? Avez-vous entendu parler de sa culture et de sa civilisation, ce dont les médias dominants ne parlent jamais ?

Jean Bricmont : Je ne sais pas grand-chose de l’Iran, mais je ne pense pas avoir besoin d’en savoir beaucoup sur ce pays - même si j’aimerais certainement en savoir plus - pour m’opposer aux politiques que vous mentionnez. J’étais également opposé aux interventions occidentales en Yougoslavie et en Libye.

Certains pensent qu’il y a de bonnes interventions et de mauvaises. Mais la question principale pour moi, c’est : qui intervient ? Ce ne sont jamais réellement les « citoyens » ni la« société civile » de l’Occident ni même les pays européens par eux-mêmes, c’est-à-dire hors soutien étatsunien : ce sont toujours les militaires étatsuniens, la plupart du temps les forces aériennes.

Alors, on peut bien sûr défendre l’idée qu’il ne faudrait pas tenir compte du droit international et que la défense des droits de l’homme devrait être laissée à l’aviation US. Mais beaucoup de gens qui soutiennent les « bonnes »interventions ne tiennent pas ce discours-là. En général ils soutiennent que « nous » devons faire quelque chose pour« sauver les victimes » dans une situation particulière. Ce que ce point de vue omet, c’est que ce « nous » supposé intervenir ce ne sont pas les gens qui en parlent, mais l’armée américaine.

C’est pourquoi le soutien à toute intervention ne fait que renforcer le pouvoir arbitraire des États-Unis, lesquels, bien sûr, s’en servent à leur convenance, et non pas, en général, en fonction des souhaits de ceux qui soutiennent les« bonnes » interventions.

KouroshZiabari : Et pour terminer, voudriez-vous nous donner une idée de la manière dont les médias d’entreprises servent les intérêts des puissances impérialistes ? Comment fonctionnent-ils ? Est-il moralement justifiable d’utiliser la propagande des médias pour parvenir à des fins politiques et coloniales ?

Jean Bricmont : La connexion entre « médias d’entreprises » et propagande de guerre est compliquées, tout comme l’est la relation entre capitalisme et guerre. La plupart des gens de gauche pensent que le capitalisme a besoin de la guerre ou y mène. Mais à mon avis la vérité est bien plus nuancée. Les capitalistes américains font fortune en Chine et au Vietnam maintenant que la paix règne entre les États-Unis et l’Asie du Sud-Est ; pour les travailleurs américains c’est un tout autre problème évidemment.

Il n’y a aucune raison pour les compagnies occidentales, pétrolières ou autres, de ne pas commercer avec l’Iran, et s’il y avait la paix dans la région, les capitalistes fondraient dessus comme des vautours afin d’exploiter une force de travail bon marché et relativement qualifiée.

Ce n’est pas pour cela que les capitalistes sont gentils ni qu’ils ne puissent être individuellement pro-guerre, mais c’est seulement que la guerre, de manière générale, n’est pas dans leur intérêt et qu’ils ne sont pas nécessairement la force principale des va-t-en-guerre.

Les gens sont poussés à la guerre par des idéologies de conflit, en particulier quand elles prennent une forme fanatique - par exemple, si vous croyez que tel ou tel morceau de terre vous a été donné par Dieu, ou que votre pays a une mission spéciale, comme exporter les droits de l’homme et la démocratie, de préférence au moyen de missiles de croisière et de drones.

Il est à fois triste et ironique qu’une idée qui est largement laïque et libérale, celle des droits humains, est aujourd’hui devenue l’un des principaux moyens de fouetter l’hystérie guerrière en Occident. Mais c’est notre situation présente et la changer est une tâche des plus urgentes et des plus importantes.

Jean Bricmont enseigne la physique théorique à l’Université de Louvain en Belgique. Il est notamment l’auteur de Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

5 SEPTEMBRE 2012

Kourosh Ziabari 
30 août 2012.

KouroshZiabari est un jeune journaliste indépendant vivant en Iran. Il a publié book "7+1" qui est une collection de ses interviews de 7 auteurs iraniens contemporains. Ziabari contribue au site http://www.Opednews.com
Il est aussi correspondant en Iran de
http://english.ohmynews.com/
Blog en persan : 
http://kouroshz.blogfa.com 
Blog en anglais : 
http://cyberfaith.blogspot.com

http://www.silviacattori.net/article3645.html



4 Dossier des USA

voltairenet.org : USA : l’économie de la mort...!

17 millions d’États-uniens sur 315 souffrent de la faim et ont passé au moins ...

>...une journée complète sans manger au cours des trois derniers mois, faute de pouvoir se payer de la nourriture. 33 autres millions parviennent à se nourrir, mais souffrent de déséquilibres alimentaires faute de ressources.

> Ignorant leurs besoins, Washington a entièrement tourné son économie vers la production d’armement. Cette orientation vers une économie de guerre, qui a débuté en 1995 sous l’administration Clinton, s’est brutalement aggravée après les attentats du 11 septembre 2001 avec l’administration Bush Jr, et n’a cessé de se poursuivre sous l’administration Obama.

> Plus de 50 millions de personnes, dont 17 millions d’enfants, en condition d’ « insécurité alimentaire », c’est-à-dire sans nourriture suffisante « par manque d’argent ou d’autres ressources ». Les données ne se réfèrent pas à un pays pauvre de l’Afrique subsaharienne, mais au pays qui a la plus grande économie du monde : les États-Unis d’Amérique, selon le département US de l’Agriculture (septembre 2012).

> Pendant l’administration Bush (2001-2008), les citoyens étasuniens sans nourriture correcte, obligés pour survivre d’avoir recours aux foodstamps (bons alimentaires) et aux organisations charitables, ont augmenté de 33 à 49 millions. Pendant l’administration Obama, ils sont montés à plus de 50 millions, équivalents à 16,4 % de la population, par rapport aux 12,2 % de 2001. Parmi ceux-ci, 17 millions environ sont en condition de « très basse sécurité alimentaire », en d’autres termes la faim.

> Ils ont cependant la satisfaction de vivre dans un pays dont la « sécurité » est garantie par une dépense militaire qui — d’après le Sipri — a doublé pendant l’administration Bush et, pendant celle d’Obama, a grimpé des 621 milliards de dollars en 2008 à plus de 711 en 2011. En net d’inflation (à valeur constante du dollar 2010), la dépense militaire a augmenté de 80 % de 2001 à 2011. Cette dépense militaire étasunienne, équivalente à 41 % de la dépense militaire mondiale, est en réalité plus haute : en incluant d’autres postes de caractère militaire (parmi lesquels les 125 milliards annuels pour les militaires à la retraite) elle atteint à peu près la moitié de la dépense mondiale. De cette façon, souligne-t-on dans le Budget 2012, le Pentagone peut maintenir « des forces militaires prêtes à se concentrer soit dans les guerres actuelles, soit dans de futurs conflits potentiels ». Et, en même temps, il peut « investir dans une innovation scientifique et technologique à long terme pour assurer que la Nation ait accès aux meilleurs systèmes de défense disponibles au monde ».

> À cette fin, 100 milliards d’économies prévues sont « réinvestis dans des secteurs de haute priorité », à commencer par les drones : les vélivoles sans pilote qui, télécommandés à plus de 10 000 kms de distance, frappent les objectifs avec leurs missiles.

> Ici la réalité dépasse la science-fiction hollywoodienne. Lockheed Martin est en train de développer un nouveau drone pour les forces spéciales : pour accroître son autonomie, on utilise depuis le sol un rayon laser qui l’alimente pendant qu’il est en vol. Northrop Grumman est engagée, elle, dans un projet encore plus avancé : celui de drones qui, alimentés par énergie nucléaire, restent en vol de façon ininterrompue non pas pendant des jours mais pendant des mois. Toujours chez Northrop Grumman : on développe un vélivole robotisé pour porte-avions, le X-47B, en mesure, grâce à sa mémoire programmée, de décoller, effectuer sa mission et atterrir de façon autonome.

> Étant donnés les énormes coûts de ces programmes, le Pentagone a déjà dressé une liste de pays alliés fiables à qui vendre les nouveaux drones pour la guerre robotisée. Sans aucun doute on trouve l’Italie aux avant-postes, qui a déjà acheté à l’étasunien General Atomics le dernier modèle de drone, le vélivole MQ-9A Predator B. À l’avenir elle achètera aussi le drone nucléaire qui, en décollant au-dessus de la tête des 50 millions de citoyens étasuniens en condition d’ « insécurité alimentaire », viendra voler au-dessus de celle des chômeurs italiens (et autres millions de chômeurs européens, au passage, NdT) qui occupent les usines en voie de fermeture.

> Source : voltairenet.org


Stieven Ramdharie : La vente d’armes US aux États du Golfe a explosé
L’appétit en armes des États du Golfe a permis aux USA d’atteindre un record  d’exportation en équipements militaires. Grâce à ces achats principalement effectués par l’Arabie saoudite, la vente d’armes a atteint le niveau explosif de 66,3 milliards de dollars. Les USA n’avaient jamais vendu autant d’armes en un an.  
C’est ce qui apparaît dans un rapport d’une commission d’enquête du Congrès, le CongressionalResearch Service (CRS).
La montée des tensions avec l’Iran convainc de nombreux États du Golfe à débourser des dizaines de milliards d’euros dans l’achat d’avions, d’hélicoptères et de missiles dernier cri.  
Les enquêteurs de la Commission qualifient d’ « exceptionnelle » cette augmentation considérable des exportations d’armes US en temps de crise.
 En 2010, les USA ont vendu des engins militaires pour « seulement » 21 milliards de dollars.
Avec la vente de F-15, d’hélicoptères Apache et de missiles Patriot, des géants de la défense tels que Boeing et Lockheed Martin peuvent compenser les coupes budgétaires concernant les dépenses militaires aux USA et en Europe.
L'Allemagne espère passer avec l’Arabie saoudite un contrat de plusieurs milliards pour l’achat de 600 à 800 tanks Leopard 2. Cette vente d’armes devrait générer 12,6 milliards de dollars de bénéfices.
Quant au Qatar, il envisage de se doter de 200 Leopard pour un montant de 2,5 milliards de dollars.
C’est toutefois Riyad qui a réalisé les plus grosses dépenses dans la région. L’achat gigantesque que Riyad a réalisé l’an dernier à Washington pour près de 33 milliards de dollars a contribué à l’augmentation significative des exportations étasuniennes.
 L’aviation saoudienne qui, avec Israël, dispose de la flotte la plus moderne de la région, est renforcée par 84 chasseurs fabriqués par Boeing, les F-15.
 70  avions F-15 de facture plus ancienne ont par ailleurs été modernisés.  
En 2007, Riyad avait renforcé sa flotte aérienne en cas de conflit avec l’Iran par l’acquisition de 72 eurofighters pour 7,2 milliards de dollars.
Les Emirats arabes unis ont eux aussi mis la main au portefeuille, dépassant le Koweït dans l’achat d’armement.
Les Emirats ont récemment acheté des batteries antimissiles et des hélicoptères de transport de troupes américains pour la somme de 4,5 milliards de dollars.
Avec un budget militaire de 16 milliards d’euros en 2010, les Emirats se tiennent à la seconde place dans la région. Ils devancent Israël.
Le petit Qatar qui joua un rôle prépondérant dans le conflit libyen, investit lui aussi de manière conséquente.
Washington et Doha seraient sur le point de signer un accord qui prévoit la livraison de 58 hélicoptères de combat et de transport sophistiqués parmi lesquels la version moderne de l’Apache.
Le Sultanat d’Oman qui, à l’instar des Emirats, joue un rôle crucial dans le conflit à hauteur du détroit d’Ormuz, modernise sa petite flotte aérienne.
En décembre dernier, Oman a acheté 12 chasseurs F-16. Ces seuls engins sont capables de neutraliser une aviation iranienne vieillissante.

De Morgen, 28 août 2012 - article de Stieven Ramdharie


Voici un article  de Stieven Ramdharie (traduit à la hâte par mes soins) qui apporte involontairement un éclairage sur les enjeux de la crise syrienne. Kimyongur Bahar
L'auteur ne nous dit pas si les États du Golfe ont les ressources humaines ou du moins l'intention d'utiliser ces engins de la mort contre leur ennemi extérieur (Iran, Hezbollah libanais, et République arabe syrienne) sachant que le désert d'Arabie grouille de carcasses de blindés US achetés à prix d'or pour sauver l'économie étasunienne mais jamais utilisés par les pétromonarchies du Golfe.
Pour l'heure, une chose  est sûre, cet armement est, dans l'indifférence générale, abondamment utilisé contre l'ennemi intérieur des États du Golfe: les chiites de Qatif, d'Al-Hassa et du Bahreïn considérés comme des "impies" et des alliés de Téhéran.
Bonne lecture. Bahar



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

David Kravets :Le général Rouby prend la tête de la Représentation Militaire française à Bruxelles.
C'est un terrien qui remplace un marin. Le général (de corps d'armée) Gilles Rouby arrive (revient) à Bruxelles comme chef de la représentation militaire de la France tant auprès de l'Union européenne que de l'OTAN. Il remplace à ce poste le Vice-amiral d'Escadre Xavier Païtard. Aujourd'hui général de division, il n'aura pas un grand dépaysement ni de grands kilomètres à franchir. Il est un peu comme un poisson dans l'eau dans les institutions multinationales militaires. Puisqu'il est chef de la représentation militaire française au Shape depuis juillet 2009.
Le général Rouby avait officié auparavant au siège de l'Alliance atlantique, comme numéro 2 à la représentation permanente militaire de la France, en 2008, quand la réintégration de l'hexagone dans l'Alliance atlantique avait commencé d'être mis en oeuvre. Dans l'ouvrage coordonné par Pierre Pascallon et André Dumoulin « Quelle politique de sécurité et de défense pour l'Europe ? », publié en 2009, il défend notamment cette option estimant qu'elle est complémentaire à l'option européenne de la PESD. Il avait aussi - et surtout - écrit en 2004 une analyse portant sur l'UE et l'OTAN, « partenariat ou concurrence » . Le poste de représentant militaire à « double tête » (UE et OTAN) lui parait donc taillé sur mesure.
Formé aux transmissions, le général Rouby est un habitué du dialogue avec la presse pour avoir été aux commandes du Sirpa Terre ; il a dirigé auparavant la Division Emploi de l'Etat-Major des armées. Il avait été cité un moment, notamment par mon collègue Merchet (Secret Défense) comme un des potentiels futurs directeurs de l'IHEDN, l'Institut des Hautes études de la Défense nationale. Institut dont il avait auditeur lors de la 54e session en 2004.

Michael Hayden, ancien chef de la CIA : la guerre contre le terrorisme d’Obama est identique à celle de Bush, mais avec plus de morts. (Wired)

David Kravets

Selon l’ancien directeur de la CIA de Bush, Michael Hayden, en matière de tactiques employées dans la « guerre contre le terrorisme », le Président Barack Obama a suivi de près la politique de son prédécesseur, le Président George W. Bush – que ce soit pour les enlèvements extrajudiciaires (renditions), les assassinats ciblés, les secrets d’état, Guantanamo, ou l’espionnage à domicile.

« Mais permettez-moi de répéter mon idée : malgré les fréquentes mélodrames au niveau politique, l’Amérique et les Américains ont trouvé une position médiane confortable où ils savent ce qu’ils attendent de leur gouvernement et ce qu’ils sont prêts à accepter de la part de leur gouvernement. C’est ce consensus concret qui est à l’origine d’une telle continuité entre deux présidents si différents, George W. Bush et Barack Obama, lorsqu’il s’agit de gérer les conflits, » a déclaré Hayden vendredi lors d’une conférence à l’Université du Michigan.

Hayden s’est exprimé deux mois avant les élections du 6 novembre, où Obama, Démocrate, se présente à sa propre réélection face à Mitt Romney. Ses remarques confortent ceux qui s’intéressent au sujet et que beaucoup avaient déjà compris : en ce qui concerne la guerre contre le terrorisme, la politique d’Obama ne diffère pratiquement pas de celle de Bush.

Hayden, qui a supervisé l’emploi de techniques de torture par la CIA contre les détenus et l’extension des activités de la NSA dans le domaine des écoutes illégales sur des citoyens américains, a avoué son scepticisme initial à l’égard d’Obama. Il a aussi publiquement critiqué l’administration en 2009 pour avoir rendu public les rapports de l’ère-Bush qui tentaient de redéfinir la torture comme des « techniques d’interrogatoire poussées ».

Mais Hayden, au cours d’une conférence qui a duré près de 80 minutes diffusée sur la chaîne C-SPAN, a dit qu’Obama a adopté les positions de Bush. Bush et Obama ont tous les deux déclaré que le pays était en guerre. Que l’ennemi était al-Qaeda. Que la guerre était de nature globale. Et que les Etats-Unis devaient porter le fer en territoire ennemi, où qu’il soit.

« Nous avons donc deux présidents, le Congrès US et le système judiciaire des Etats-Unis qui sont tous fondamentalement en accord avec ces quatre phrases, » a dit Hayden.

Quelques instants plus tard, Hayden a ajouté :

« Et c’est pour cela que nous assistons à cette continuité entre deux hommes très différents. Le Président Bush et le Président Obama. Nous sommes en guerre, les assassinats ciblés se poursuivent. En fait, si on examine les chiffres, les assassinats ciblés ont augmenté sous Obama. »

Hayden a dit que tel était le cas car, sur un des aspects où leurs politiques différent, Obama a fait fermer en 2009 des « trous noirs » (centres « non-officiels » de torture et de détention - NdT) de la CIA et a fait baisser d’un cran la torture des détenus, mais qu’au lieu de capturer les présumés « combattants ennemis, » le Président Obama les tue.

« Nous avons fait en sorte qu’il est devenu tellement délicat sur le plan politique et difficile sur le plan juridique que nous n’essayons plus de les capturer, » a dit Hayden. « Nous avons choisi une autre option, nous les tuons. Cela dit, je n’ai pas de problème de conscience avec ça. »

Dans la liste des cibles d’Obama, on trouve même des citoyens américains (adorable phrase typiquement americano-arrogant - NdT).

Hayden a noté qu’Obama avait fait campagne en promettant de fermer le centre de détention de Guantanamo et d’apporter plus de transparence dans le gouvernement.

Obama n’a pas fermé Guantanamo et continue de recourir au « secret-défense », souvent invoqué devant les tribunaux lors des procès intentés contre la politique gouvernementale de guerre contre le terrorisme.

« Malgré une campagne électorale basée sur une promesse très forte de transparence, le Président Obama, et là encore je pense qu’il a raison, a eu recours à l’argument de secret-défense devant différents tribunaux, autant que le Président Bush, » a dit Hayden. Il a souligné qu’il approuvait les invocations par Obama du secret-défense puisque Hayden lui-même a été appelé à témoigner en faveur du gouvernement dans certains procès.

Hayden a souligné aussi qu’Obama, en tant que sénateur élu de l’Illinois en 2008, avait voté en faveur de la légalisation du programme secret de Bush d’espionnage sans mandat judiciaire mis en œuvre au lendemain des attentats du 11 Septembre 2001. La mesure a aussi accordé l’immunité aux compagnies de télécommunications US contre toute poursuite pour complicité dans ce programme d’espionnage.

La loi autorise le gouvernement à mettre en place, sans mandat, des surveillances sur les conversations téléphonique et les courriers électroniques des Américains à partir du moment où l’une des deux parties de la communication est supposément située à l’extérieur des Etats-Unis. Les communication peuvent être interceptées « pour recueillir des informations à l’étranger ».

« La loi FISA a non seulement légalisé pratiquement tout ce que le président Bush m’avait demandé de faire, sous son autorité en tant que commandant en chef, mais a aussi largement étendu les pouvoir de la NSA dans ce domaine, » a dit Hayden.

Cette loi, connue sous le nom de FISA AmendmentsAct, expire à la fin de l’année. L’administration Obama a dit que sa plus haute priorité en matière de renseignement était d’obtenir la reconduction de cette loi devant le Congrès US, malgré les promesses de la campagne de 2008 d’agir en faveur de la protection de la vie privée.

Quant à la prochaine élection, Hayden a dit qu’elle pourrait ne rien changer, du moins en ce qui concerne la politique de lutte contre le terrorisme. Il a semble-t-il confirmé que le groupe de rock the Who avait raison en chantant « meet the new boss, same as the old boss » (je vous présente le nouveau patron, pareil que l’ancien patron).

Hayden, qui a dit qu’il était conseiller pour la campagne présidentielle de Romney, a dit que ce dernier ne changerait lui non plus pas grand chose à la politique de son prédécesseur.

« Si on projette vers le futur, » a dit Hayden, « je pense qu’il y aura une sorte de continuité entre Romney, s’il est élu, et son prédécesseur. »

David Kravets

août 3, 2012 -

http://www.wired.com/threatlevel/2012/09/bush-obama-war-on-t...

(BRUXELLES2)

Traduction « eh oui, moins ça change et plus c’est pareil » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles

URL de cet article 17706
http://www.legrandsoir.info/michael-hayden-ancien-chef-de-la-cia-la-guerre-contre-le-terrorisme-d-obama-est-identique-a-celle-de-bush-mais-avec-plus-de.html



6 Annexe 

Romandie.com : ‘USA: pas de poursuites contre la CIA sur la mort de détenus dans ses prisons’.  

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.
Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable, justifie le ministre de la Justice Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets hors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en œuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus, dont l'identité n'a pas été révélée.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix techniques d'interrogatoire musclé assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.
Dans un communiqué, le directeur de la CIA, David Petraeus, s'est félicité de la clôture de l'enquête. Après une enquête exhaustive sur le traitement de deux détenus en 2002-2003, le ministère de la Justice n'intentera de poursuites criminelles à l'encontre d'aucun personnel de l'Agence, s'est-il réjoui.
L'Union américaine pour les libertés civiles (Aclu) a en revanche dénoncé cette décision, parlant d'un scandale. Le ministère de la Justice refuse de traduire en justice les responsables qui ont autorisé la torture, les avocats qui ont cherché à la légitimer et les interrogateurs qui l'ont utilisée, a déclaré dans un communiqué Jameel Jaffer, directeur juridique adjoint de l'Aclu.
Le ministère de la Justice a mis fin avec succès à toute poursuite judiciaire destinée à tenir les responsables civilement responsables. Accorder une telle impunité menace de saboter l'interdiction de la torture et des mauvais traitements reconnue internationalement, a-t-il M. Jaffer.
Les Etats-Unis montrent une fois de plus leur volonté de s'absoudre de toute responsabilité pour ses crimes commis au cours de la dernière décennie, a estimé de son côté le Centre pour les droits constitutionnels (CCR). Cette décision souligne la nécessité de poursuivre les investigations indépendantes ailleurs. L'impunité ne traverse pas toujours les frontières.

 31/08/2012
http://www.romandie.com/news/n/_USA_pas_de_poursuites_contre_la_CIA_sur_la_mort_de_detenus_dans_ses_prisons83310820120035.asp



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.



18/09/2012

Irak,Moqtada Sadr,Obama, résistance, Occupants, Bagdad, bombardements, Al-Qaïda, Américains, Al-maliki, miliciens, Cheney, Rice, Gore, politique mondiale, Pentagone, Crimes de guerre, crime contre l'humanité, génocide, l’occupation de l’rak, Obama, Iran,

Sent: Tuesday, September 18, 2012 12:06 PM
Subject: n°531 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - n°531 - p - Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge
 

 


 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 

 L’information est une arme au service de la paix

 

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

 


 


 

Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

 

n°531                          18/09/12

 

C.De Broeder      &       M.Lemaire

 


 


 

Le "Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

 

a) sur mes  blog : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

 

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

 

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

 

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

 

 



Tiré à part :

La Turquie s'accapare le pétrole irakien!

IRIB- L’exportation du pétrole du Kurdistan d’Irak vers la Turquie vient de créer des tensions, dans les relations irako-turques.

Ces derniers jours, les autorités du Kurdistan d’Irak ont annoncé le début d’une exportation limitée du pétrole de cette région, vers la Turquie; une information confirmée, également, par le ministre turc de l’Energie. Ceci, alors que le Porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabagh, a insisté, dimanche, sur le fait que l’exportation du pétrole vers les marchés mondiaux, par l’intermédiaire du sol turc, est illégale, et a mis la Turquie en garde contre une dégradation des relations bilatérales des deux pays, surtout, dans les secteurs économiques, si cela continuait. Ces derniers mois, plusieurs décisions prises par l’autorité du Kurdistan d’Irak, comme l’affaire de Tarik al-Hachemi, l’ex-vice Président irakien, réfugié, justement, au Kurdistan d’Irak, ont créé des tensions entre le Kurdistan et le gouvernement de Bagdad, et, actuellement, ces contrats pétroliers de la région du Kurdistan avec les compagnies étrangères, ainsi que l’exportation du pétrole kurde vers la Turquie, ont accentué davantage ces tensions entre Bagdad et le Kurdistan. Même si le ministre turc de l’Energie prétend que l’importation du pétrole kurde, par les voies terrestres, ne dépasse pas les 200 camions-citernes, par jour, les dernières nouvelles affirment que la Turquie a signé un contrat bilatéral avec Arbil, qui prévoit la construction d’un oléoduc, depuis le Kurdistan vers la Méditerranée. Si cet oléoduc est exploité, le taux des exportations de pétrole du Kurdistan, qui est, à présent, de 300.000 barils, par jour, atteindra, d’ici 2015, les 1.000.000 de barils, par jour. Aussi, la société américaine, "Exxon Mobile", a signé, l’année dernière, un contrat de 20 ans, pour l’extraction du pétrole, avec le Kurdistan d’Irak. De son côté "Total", aussi, a annoncé qu’il est en train de réfléchir à un investissement, au Kurdistan d’Irak. En réaction à ces activités, Hossein Shahrestani, l’adjoint du Premier ministre irakien, dans les affaires d’énergie, a dit que la position du gouvernement irakien, face à toutes les compagnies pétrolières, est claire, et qu’aucune compagnie n’a le droit de signer un quelconque contrat, sans la permission du gouvernement de Bagdad. Les spécialistes  évaluent les réserves de pétrole de la région du Kurdistan d’Irak, à 45 milliards de barils, région qui, selon les mêmes spécialistes, détient entre 100 et 200.000 pieds carrés de gaz. Cette énorme réserve en énergie est suffisamment enchanteresque, pour les compagnies de pétrole, pour qu’elles oublient Bagdad, et entrent, directement, en relation avec Arbil. Selon la Constitution irakienne, tous les contrats pétroliers doivent être approuvés par le gouvernement de Bagdad, et une partie des profits doit revenir au trésor national de l’Irak. Mais selon les autorités de Bagdad, ce sont quelques groupes en position de force, dans la région du Kurdistan d’Irak, qui profitent, sans autorisation, de ces contrats juteux avec les compagnies étrangères. Les autorités actuelles du Kurdistan d’Irak sont pointées du doigt par les groupes d’oppositions, qui dénoncent la primauté que l’on donne aux relations familiales, au sein du pouvoir, ce qui les rend, donc, inaptes à gérer le budget octroyé à cette région. On peut, donc, dire qu’une partie importante des revenus  de l’Irak est entre les mains d’une minorité, qui crée des problèmes au gouvernement de Bagdad, et ce, avec le soutien de la Turquie. Et ceci crée, également, de nouvelles tensions, dans les relations Ankara-Bagdad, après l’affaire de Tarik al-Hachemi.

Irib

 


 

 

 

 


 

 

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

88 morts dans une série d'attentats

 

 

 

10-09-

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

L'Irak est plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique doublée de fortes tensions confessionnelles.

A Basra en Irak, un attentat à la voiture piégée a tué trois personnes le 9 septembre 2012. (AFP)

Au moins 88 personnes ont péri samedi et dimanche en Irak et plus de 400 autres ont été blessées dans une série d'attentats ayant notamment touché le consulat honoraire de France à Nassiriya, au sud de Bagdad.

Ces attaques portent à 118 le nombre de morts dans les violences en Irak depuis début septembre.

La plupart des attaques ont eu lieu peu avant la condamnation à mort par contumace du vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, reconnu coupable d'avoir commandité deux meurtres. Tarek al-Hachémi conteste les accusations portées contre lui et dénonce une procédure à des fins politiques.

La France visé ?

A Nassiriya, à 300 km de la capitale, une bombe placée dans une voiture stationnée à proximité du consulat honoraire de France a explosé vers 9 heures locales dimanche, selon une source diplomatique française. Le consul honoraire n'était pas dans les locaux lors de la déflagration. Selon le site internet de la municipalité, une personne a été tuée et une autre blessée.

La France, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a condamné "avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés depuis hier dans plusieurs villes d'Irak (...) et particulièrement l'attentat devant le consulat honoraire de France à Nassiriya".

Dans la même ville, un attentat à la voiture piégée en face d'un hôtel a fait deux morts et deux blessés, selon le directeur de l'hôpital municipal et une source au sein des forces de sécurité. L'attaque la plus meurtrière s'est produite dimanche matin sur un marché, à proximité du mausolée de l'imam chiite Ali al-Charki, dans le sud du pays, où deux voitures piégées ont explosé. Quatorze personnes ont été tuées et 60 autres blessées, selon le docteur Ali al-Alaa des services sanitaires de la province de Missane.

Attaques à Bagdad

Bagdad n'a pas été épargnée. Cinq attentats à la voiture piégée ont tué au moins 32 personnes, dont 13 dans le bastion chiite de Sadr City, et en ont blessé 102 autres, selon une source au ministère de l'Intérieur et une source médicale.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des inconnus ont ouvert le feu contre un point de contrôle de l'armée, près de Balad, une ville située à 70 km au nord de Bagdad. A l'arrivée des renforts, une bombe placée en bord de route a explosé.

Au total, onze soldats ont été tués et huit autres blessés, selon un colonel et une source médicale à l'hôpital de Balad. Tôt dimanche, une bombe a explosé près de Kirkouk, sur le parking du siège de la NorthOilCompany, la société pétrolière publique chargée de l'exploitation des hydrocarbures dans le nord du pays.

Sept personnes sont mortes, selon un officier de police et un médecin d'un hôpital proche.

Deux attentats ont également secoué le centre de Kirkouk (nord), faisant trois morts, selon un officier de police et un médecin de l'hôpital de la ville. Un correspondant de l'AFP a dit avoir vu de nombreuses voitures détruites et des bâtiments des autorités provinciales endommagés par les déflagrations. Les rues de la ville étaient désertes. L'attentat contre la NorthOilCompany et les attaques dans le centre-ville de Kirkouk ont blessé 153 personnes au total, selon un responsable des services sanitaires provinciaux.

L'ombre d'Al-Qaïda

Cette vague d'attentats n'a pas été revendiquée, mais Al-Qaïda en Irak a récemment affirmé vouloir reconquérir le territoire qu'il a abandonné depuis le pic des violences ayant touché le pays entre 2006 et 2008.

D'autres attaques meurtrières ont également été signalées à l'ouest de Kirkouk, TouzKhourmatou, Tal Afar, Samarra, Taji, Baqouba, Fallouja et Mossoul.

Si les violences ont considérablement diminué par rapport aux sanglantes années 2006-2007, elles restent encore très fréquentes en Irak, plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique doublée de fortes tensions confessionnelles.

10-09-09-

 http://www.assawra.info/spip.php?article803 


 

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Reza Pirbhai : Le coût humain de la guerre contre le "terrorisme" - Quelques chiffres :
Au début de la « guerre au terrorisme » le général étasunien Tommy Franks a déclaré : « Nous ne comptons pas les corps ». Il parlait bien sûr des morts afghans. Le fait que les noms des victimes du 11 septembre aient tous été dûment gravés dans la pierre rend encore plus singulier le fait qu’on accorde si peu d’intérêt aux victimes civiles non étasuniennes ou non OTANniennes de la guerre menée en leur nom. De fait la guerre qui est actuellement dans sa onzième année et au cours de laquelle deux pays ont été envahis et occupés, ainsi que le bombardement actuel d’au moins trois pays supplémentaires, n’ont généré aucune étude exhaustive des pertes directes ou indirectes.

 

Le fait qu’une guerre d’une telle envergure puisse faire rage si longtemps sans volonté officielle de faire la lumière sur le nombres "des autres" tués, est révélatrice de la manière dont les états qui la mènent calculent le coût de la guerre. Si la politique officielle est de ne pas les compter, cela signifie que les morts, les estropiés, les disparus et les déplacés non étasuniens et non OTANniens ne font par partie de l’équation. Le fait que cette politique ne semble pas être remise en cause par le public révèle une approche plus globalement préoccupante des "autres", en particulier des Musulmans. L’ONU et quelques ONG essaient cependant d’établir des comptes dans le dédale des contextes locaux engloutis dans le conflit. En dépit de l’obstruction officielle et de l’indifférence publique, on commence à avoir un aperçu des conséquences meurtrières de ces guerres.

 

Pour commencer, en Afghanistan les études les plus souvent citées sur l’invasion de 2001 établissent qu’environ 4000 à 8000 civils afghans sont morts dans des opérations militaires. Il n’y a pas de chiffres pour 2003-2005, mais en 2006, HumanRights Watch a recensé un peu moins de 1000 civils tués dans les combats. De 2007 à juillet 2011, la Mission d’assistance de l’ONU en Afghanistan (UNAMA) évalue à au moins 10 292 le nombre de non-combattants tués. Ces chiffres, il faut le souligner, n’incluent pas les morts indirectes et les blessés. On peut avoir une idée des morts indirectes grâce à un article du Guardian -le meilleur reportage sur le sujet- qui établit qu’au moins 20 000 personnes de plus sont mortes suite aux déplacements de population et à la famine causée par l’arrêt de l’approvisionnement en nourriture rien que pendant la première année de la guerre. De plus, selon Amnesty International, 250 000 personnes ont dû fuir dans d’autres pays en 2001 et au moins 500 000 ont été déplacées à l’intérieur du pays depuis.

 

Passons à l’Irak maintenant : Selon le projet Iraq Body Count (Compte des Corps Irakiens) environ 115 000 civils ont été tués dans les tirs croisés de 2003 à août 2011. Mais selon l’étude de la santé familiale en Irak de l’Organisation Mondiale de la Santé, le chiffre se monterait à 150 000 rien que pour les trois premières années d’occupation. Avec les morts indirectes, cela ferait, selon le rapport Lancet, environ 600 000 morts pour cette période. De plus, une étude d’Opinion Research Business estime qu’il y a eu, avant le milieu de l’année 2007, un million de morts violentes. Qui plus est, le Haut Commissaire de l’ONU pour les Réfugiés fait état d’environ deux millions d’Irakiens déplacés dans d’autres pays et deux millions de plus déplacés à l’intérieur du pays depuis 2007. Il n’y a pas d’information précise sur les morts indirectes ni les blessés mais l’effondrement indéniable du système de santé irakien et des infrastructures en général (les meilleurs de la région avant 1991) suggèrent que leur nombre est au moins aussi catastrophique.

 

En plus des deux états sous occupation, la "guerre contre le terrorisme" s’est étendue à un certain nombre de pays voisins comme le Pakistan, le Yémen et la Somalie. Les premières armes déployées dans ces endroits ont été les "drones" étasuniens, des groupes d’opération spéciale, des agents des services secrets et les forces armées/gouvernementales des pays concernés. Etant donné la nature extra-judiciaire et clandestine de ces théâtres d’opération, il est difficile de comptabiliser les pertes en l’absence de données indépendantes. A vrai dire, on a le même problème en Afghanistan et en Irak mais tout le monde s’accorde à dire que le nombre de drones utilisés au Pakistan, Yémen et Somalie est en hausse. A ce jour, selon le Bureau du Journalisme d’Investigation, il y aurait eu au moins 357 frappes au Pakistan entre 2004 et juin 2012 (plus de 300 sous l’administration Obama). Au moins 2464 personnes ont été tuées dont au moins 484 civils (168 enfants). Le Washington Post y ajoute 38 frappes qui ont causé 241 morts (56 civils) au Yémen. Il n’y a pas de chiffres pour la Somalie mais le New York Times confirme que ce type d’opération y est mené depuis 2007 au moins.

 

Les officiels ou citoyens ordinaires partisans de la guerre se hâteront de rétorquer que beaucoup des chiffres cités dans cet article concernent des morts civiles dont sont responsables des combattants ennemis. Mais comment peut-on le savoir quand les données sont si incomplètes ? Et, comme cela a été mis en lumière pendant la campagne de "drones", comment peut-on distinguer les civils des combattants quand les assassins de ces derniers sont aussi leurs juges ? En vérité, même en tenant compte de ces réserves, ces attaques font du gouvernement étasunien un des gouvernements qui a commis le plus "d’assassinats ciblés", selon sa propre expression, de l’histoire. Qui plus est, comme l’a indiqué un des représentants de UMANA à propos de leur étude, "Lorsque nous doutons du statut de non-combattant d’une ou de plusieurs victimes, nous ne les incluons pas au nombre des victimes civiles. Et donc il est fort possible que le nombre des victimes rapporté par UMANA soit sous-estimé." En fait tous ceux qui font de telles études reconnaissent avoir ce type de problème.

 

Si on essaie de rassembler ces données éparses, on arrive à un minimum de 140 000 victimes civiles non étasuniennes et non OTANiennes. Et facilement à un maximum de 1 100 000. Ce qui donne 14 000 à 110 000 morts par an. Pour mieux se rendre compte de ce que cela représente, il faut se rappeler que le "Blitz" nazi sur l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale a fait 40 000 morts civiles. Il faut aussi se rappeler que dans cette fourchette d’estimation, ne sont pas comprises les victimes directes d’Afghanistan de 2003 à 2005 ni les victimes indirectes de 2003 à nos jours. Par ailleurs, les morts civiles causées par autre chose que les drones, comme les disparitions et les détentions secrètes, ne sont comptabilisées nulle part et les pertes résultant des campagnes militaires de commanditaires (comme les gouvernements du Pakistan et du Yémen) ne sont pas répertoriées. Le nombre des blessés, des orphelins, ou des gens privés de leurs droits, sans compter le nombre de ceux qui ont été torturés dans des prisons publiques ou privées du monde entier, n’est pas mon plus pris en compte. Et enfin les souffrances des millions de personnes déplacées d’Afghanistan, d’Irak, du Pakistan et d’ailleurs sont incalculables.

 

Les chiffres que nous venons de vous présenter, même s’ils sont tragiquement incomplets, expliquent pourquoi les officiels des Etats-Unis et de l’OTAN refusent de les établir. Prendre en compte le stupéfiant coût humain de la "guerre contre le terrorisme" les forcerait à reconnaître que le "terrorisme" n’est pas à sens unique et que les états, et non les milices, détiennent les armes les plus meurtrières. Le choix du général Franks de ne pas compter les cadavres est révoltant mais pas surprenant. Le fait que le manque d’intérêt des opinions publiques des Etats-Unis et des pays de l’OTAN fasse écho au sien démontre qu’un consensus (fabriqué ou non) très étonnant règne dans les populations au moins en ce qui concerne ces victimes musulmanes. Rien d’autre que cette indifférence du public et des officiels ne peut expliquer l’absence d’études exhaustives sur les pertes civiles surtout lorsqu’on pleure les près de 3000 civils morts le 11 septembre et au nom desquels la "guerre contre le terrorisme" continue de se déchaîner.

Reza Pirbhai  

M. RezaPirbhai  est professeur d’histoire de l’Asie du Sud à Louisiana State University.

On peut  le joindre à : rpirbhai@lsu.edu

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

21 juin 2012

Source : Le Grand Soir


 

Le cas des terroristes manquants.

S’il y avait des terroristes réels, José Rodriguez serait mort.

Qui est José Rodriguez ? C’est le criminel qui a géré le programme de torture de la CIA.

La vaste majorité de ses victimes ne furent pas des terroristes ni mêmes des insurgés. La plupart furent de pauvres bougres kidnappés par des seigneurs de la guerre et vendus aux Américains comme “terroristes” pour toucher la récompense promise.

 

Si l’identité de Rodriguez était auparavant un secret, elle ne l’est plus. Il est apparu sur l’émission de CBS “60 Minutes” prenant à son crédit le fait d’avoir torturé des musulmans et utilisé l’information soi-disant obtenue pour tuer les chefs d’Al-Qaïda. Si les terroristes étaient vraiment le problème que la sécurité de la patrie (NdT : le DHS ou la Stasi, Securitate du pays du goulag levant), le FBI et la CIA disent qu’ils sont, le nom de Rodriguez serait un nom à rayer sur la liste d’élimination des terroristes. Il serait déjà dans sa tombe.

De même le serait John Yoo (ci-contre), qui écrivît le memo du ministère de la justice (sic) donnant le feu vert pour torturer et ce malgré qu’à la fois la loi états-unienne et la loi internationale aient banni la torture. Apparemment, Yoo, un professeur à la faculté de droit de Boalt de l’université Berkeley de Californie, était ignorant de la loi américaine et de la loi internationale. Il en va de même pour le ministère de la justice (sic).

 

Notez que Rodriguez, “le tortionnaire des musulmans”, ne doit pas se cacher. Il peut aller sur les chaînes de télévision nationales, révéler son identité, et révéler ses succès à torturer et massacrer des musulmans. Il n’a aucune protection des services secrets et serait une cible très facile pour des assassins terroristes si efficaces paraît-il, qu’ils ont perpétrés le 11-Septembre.

 

Une autre cible facile pour être assassiné serait l’ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld, qui bourra le Pentagone de va-t-en guerre néoconservateurs tels que Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui à leur tour concoctèrent la fausse information utilisée pour justifier l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Rumsfeld lui-même déclara les membres d’Al-Qaïda comme étant les plus vicieux et les tueurs les plus dangereux de la planète. Et pourtant, Rumsfeld, Wolfowitz, Feith, Richard Perle ainsi que les propagandistes néoconservateurs des médias tels William Kristol et Max Boot, se promènent tous depuis des années non protégés sans avoir été inquiétés par des terroristes qui chercheraient à venger le million plus de musulmans tués en assassinant les responsables.

 

CondiRice, Colin Powell, qui fît le discours mensonger à l’ONU pour lancer l’invasion de l’Irak et Dick Cheney, dont la protection plus que minimale par les services secrets ne serait en aucun cas un problème dans l’hypothèse d’une tentative d’assassinat déterminée ; tous ces gens profitent de la vie sans être molestés par des terroristes.

 

Vous rappelez-vous du jeu de cartes que le régime Bush avait fait faire avec les visages des responsables irakiens ? Si les terroristes avaient un jeu de carte similaire, tous les noms cités ci-dessus seraient des cibles de la plus haute importance. Et de fait, il n’y a eu aucune tentative d’assassinat sur aucun d’entre eux.

 

Bizarre non, qu’aucune de ces personnes ne soient sujette à une menace terroriste. Pourtant, les machos, durs à cuire des commandos marines qui ont soi-disant tués Oussama Ben Laden doivent avoir leur identité cachée afin qu’ils ne deviennent pas des cibles pour les terroristes. Ces supermen américains, tueurs hautement entraînés eux-mêmes, n’osent pas montrer leurs visages, mais Rodriguez, Rumsfeld et CondiRice se baladent sans être inquiétés.

 

De fait, les vies de ces commandos sont tellement en danger, que le président Obama a abandonné l’énorme avantage en relations publiques et le bénéfice politique que représente une cérémonie de décoration à la Maison Blanche avec ces commandos marines héroïques. Cela est très certainement une étrange attitude venant d’un politicien. Quelques semaines après la soi-disant élimination de Ben Laden, la même unité de commandos marines, ou la vaste majorité d’entre baeux, est décimée dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.

 

Si vous étiez un terroriste musulman cherchant à vous venger des crimes de Washington, essaieriez-vous de passer clandestinement une bombe dans votre slip ou vos chaussures afin de faire sauter un avion de ligne rempli de gens dont la seule responsabilité qu’ils ont de la guerre de Washington contre les musulmans est qu’ils croient la propagande de cette dernière ? Si vous vouliez même faire sauter des innocents, ne placeriez-vous pas votre bombe au milieu de la grande foule en attente de passer la sécurité de l’aéroport ainsi au passage, tuant quelques membres de la TSA avec les passagers ? Des terroristes pourraient coordonner leurs attaques, touchant simultanément dans la même minute un vaste nombre d’aéroports à travers les Etats-Unis. Ceci serait vraiment de la terreur ; de plus cela poserait un problème insoluble à la TSA : comment contrôler les gens avant même qu’ils ne soient contrôlés par la sécurité ?

 

Ou des attaques coordonnées dans des centres commerciaux ou des stades ?

 

Pourquoi des terroristes, si tant est qu’ils existent, s’embêteraient à tuer des gens alors qu’il est facile de causer un chaos total sans les tuer ? Il y a un bon nombre de sub-stations électriques non gardées. Des régions entières du pays pourraient être fermées. Une des méthodes les plus simples et effective pour causer le plus de troubles serait de larguer de grandes quantités de clous sur la chaussée aux heures de pointes à New York, Boston, Washington DC, Atlanta, Dallas, Chicago, Los Angeles, San Francisco. Vous voyez le tableau : des milliers et des milliers de voitures incapacitées avec les pneus crevés bloquant les artères principales pendant des jours.

 

Avant que certains lecteur ne m’accusent de donner des idées aux terroristes, demandez-vous si des gens aussi intelligents pour avoir soi-disant planifié et perpétré le 11 Septembre, ne pourraient pas penser à de telles tactiques si simples, qu’ils pourraient effectuer sans grandes difficultés pour déjouer des systèmes de sécurité ou pour tuer un grand nombre de personnes innocentes ? Mon point de vue n’est pas ce que devraient faire les terroristes, s’ils existent vraiment. Mon avis est que l’absence d’actes de terrorisme faciles à faire suggère que la menace terroriste est plus une invention que la réalité. Et pourtant, nous avons un système de sécurité des plus intrusif qui n’a apparemment aucune fonction si ce n’est que d’exercer un pouvoir plus contraignant sur les citoyens américains.

 

Au lieu de vrais terroristes perpétrant des complots faciles, nous avons des “complots terroristes” rêvés par des agents du FBI et de la CIA, qui ensuite recrutent quelques pauvres hères naïves à moitié démentes, les soudoyant d’argent et d’images héroïques pour elles-mêmes, leur donnant à la fois le fil conducteur du complot et les faux explosifs. Ceci est appelé de l’arnaque, sans l’être. Elles sont orchestrées par nos propres agences de sécurité, qui produisent de faux complots terroristes, qui sont ensuite éventés par les mêmes agences de sécurité qui ont pondu les complots.

 

L’annonce faite par Washington est toujours : “le public ne fut jamais en danger”. Quel complot ! Nous n’avons jamais été mis en danger par aucun d’entre eux, mais les aéroports ont été en alerte orange depuis 11 ans et demi.

 

Le système judiciaire fédéral et les jurys conditionnés traitent ces complots concoctés comme de véritables menaces à la sécurité des Américains et ce malgré les annonces du gouvernement que le public n’a jamais été en danger.

 

Les annonces de ces complots “déjoués” maintiennent le public lobotomisé tranquille et docile, plus servile pour plus de fouilles intrusives, d’espionnage sans mandat, d’augmentation d’un état policier irresponsable et de guerres sans fin.

 

La “guerre contre la terreur” est une escroquerie, qui a été utilisée avec succès pour détruire la constitution des Etats-Unis et pour compléter la transformation de la loi d’un bouclier pour les citoyens en une arme aux mains de l’état. En détruisant l’Habeas Corpus, le droit à une procédure judiciaire et un procès, et la présomption d’innocence, la “guerre contre la terreur” a de fait détruit notre sécurité

Paul Craig Roberts 

Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été précédemment rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, "How the EconomyWasLost: The War of the Worlds" (Comment l’économie a été perdue : la guerre des mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis

http://11septembre2001.blogspot.be/


 


Paroles & action du président...

 

L’Irak au cœur des débats.

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le Premier ministre réclame des élections anticipées
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a réclamé mercredi des élections législatives anticipées en raison d’une grave crise politique qui paralyse le pays depuis six mois, un appel accueilli de façon mitigée par ses adversaires qui tentent de le renverser.
"Alors que l’autre partie refuse de s’assoir à la table du dialogue et continue de provoquer des crises politiques successives qui nuisent gravement aux intérêts suprêmes du peuple irakien, le Premier ministre s’est vu obligé de convoquer des élections anticipées", indique un communiqué officiel.

Le mandat de la législature actuelle court jusqu’en 2014.
D’après la Constitution, le Parlement peut être dissous par le vote d’une majorité absolue de ses membres, à la demande d’un tiers des députés ou du Premier ministre après accord du président de la République.

La position du président Jalal Talabani sur la question n’est pas encore connue.
Après les élections parlementaires de mars 2010, le gouvernement n’avait été formé qu’en décembre, et certains portefeuilles clés, notamment la Défense et l’Intérieur, demeurent dépourvus de titulaire.
L’Irak traverse une crise politique qui s’est déclarée en décembre, au moment du retrait des troupes américaines, sous l’impulsion d’Iraqiya, bloc laïque dominé par les sunnites, qui accuse M. Maliki d’accaparer le pouvoir.
Les dirigeants kurdes et le mouvement du chef chiite MoqtadaSadr sont ensuite également entrés en conflit avec M. Maliki, arrivé au pouvoir en 2006 et reconduit grâce à des alliances après les législatives de 2010.
Le président kurde Talabani a opposé il y a près de trois semaines une fin de non-recevoir à ceux qui lui demandaient d’organiser un vote de défiance à l’encontre du chef de gouvernement chiite, invoquant le manque de soutien nécessaire des députés à une telle démarche.
Le président du Parlement Oussama al-Noujaifi a indiqué la semaine dernière que les députés anti-Maliki allaient de nouveau tenter d’obtenir un vote de défiance.

La décision de M. Maliki a provoqué des réactions mitigées parmi ses
détracteurs.
Moqtada al-Sadr "n’est pas partisan de cette mesure, qui demande du temps", a indiqué à l’AFP Dhiaal-Assadi, secrétaire général de son bloc, Ahrar.
"Le consensus auquel on était parvenu pour (former) le gouvernement actuel ne peut être obtenu dans ces circonstances, nous disons donc qu’il n’est pas approprié de dissoudre le Parlement car cela ne serait pas dans l’intérêt du peuple", a ajouté M. Assadi.
Haïdar al-Mullah, un député d’Iraqiya, a pour sa part affirmé que son bloc était favorable à "toute option constitutionnelle" et respecterait la dissolution du Parlement si cela est fait de manière constitutionnelle.

"Mais nous réclamons aussi que le Premier ministre comprenne les deux côtés de la démocratie — quand cela est dans son intérêt et ça ne l’est pas", a dit M. Mullah.
Selon un analyste irakien Reidar Visser, les chances sont faibles que le Parlement soit effectivement dissous.
"M. Maliki souhaite probablement montrer qu’il est confiant et n’a pas peur du verdict des urnes", estime-t-il, soulignant que "il peut se le permettre car la probabilité que des députés votent pour perdre leur siège est très faible".
En outre, l’organisation de nouvelles élections ne serait pas une tâche
aisée.
Le mandat de la Haute commission électorale indépendante (IHEC) expire le mois prochain et aucun remplacement n’a été nommé.
"Je pense que la situation politique aura un impact (...) sur le choix des nouveaux commissaires, et sur notre travail", a dit à l’AFP le président de l’IHEC, Faraj al-Haidari.
M. Haidari a passé plusieurs jours en prison en avril pour des allégations de corruption, une affaire qui selon lui était poussée par la coalition de M. Maliki.
La crise politique a paralysé le gouvernement et le Parlement, où aucune législation significative n’a été votée à l’exception du budget. Les autres mesures, notamment une loi régulant le secteur pétrolier, ont été reportées.
Des dirigeants politiques ont mis en garde contre les conséquences de l’instabilité politique sur la situation sécuritaire. Mercredi, au moins onze personnes ont été tuées dans l’explosion de trois bombes en Irak.

http://www.assawra.info/spip.php?article328
mercredi 27 juin 2012

par La Rédaction


 

 

Un document issu de la présidence de la République irakienne en 2001 accuse l’intellectuel français, d’origine juive, Bernard Henri Levi, d’être derrière le projet de création de l’organisation (unicité et djihad) en Irak. Le journal algérien, echourouk , révèle dans son édition de ce vendredi avoir obtenu un document classé, "confidentiel et personnel", datant du 18 septembre 2001, issu de la présidence irakienne et signé par Abdelhamid Mahmoud, secrétaire spécial de l’ancien président Saddam Hussein, selon lequel, Bernard Henri Levi a essayé de fonder une organisation terroriste liée à al-Qaïda, sous le nom "unité et djihad".
Selon ce document, la sécurité présidentielle de la République d’Irak a intercepté les agissements de Levi, et il s’est aperçu qu’il cherchait à organiser une réunion de coordination avec Massoud Barazani, président du Kurdustan irakien, en vue de créer ladite organisation terroriste pour perpétrer des opérations qui seront imputées à al-Qaïda.
La découverte de ce projet par les autorités irakiennes l’a étouffé dans l’œuf, selon le journal algérien, mais BHL a revu ses plans d’ingérence dans les affaires irakiennes et arabes conformément à d’autres scénarios, qui ont mené à l’occupation de l’Irak et à la pendaison de Saddam, indique le journal.
"Bernard Henri Levi est revenu de nouveau à l’avant-scène des événements arabes, à travers son soutien du printemps arabe en Tunisie, Egypte, Yémen, Libye et Syrie", ajoute echourouk.
"Le rôle de Levi est apparu plus dans la révolution libyenne, mais ses plans ont échoué dans l’agitation de la rue algérienne à plus d’une occasion", conclut le journal.

 http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/bhl-a-tente-de-creer-lorganisation-unicite-et-djihad-en-irak/id-menu-957.html 
 


 


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 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le point sur la situation sociale en Irak.

Notes à partir d’une conférence téléphonique le 26 juillet 2012 avec Falah Alwan, traduites en français par Renaud.

Le principal problème auquel font face les travailleurs irakiens en ce moment est la tentative du gouvernement d’imposer un nouveau code du travail. Depuis la chute du régime baathiste, les prolétaires irakiens ont travaillé sans code du travail officiel. En réalité, les gens ont travaillé sur la base de conventions et pratiques établies plutôt que sur celle d’un code légal. Il y a eu un premier jet de la loi en 2004, mais selon nous, il était pire que la loi de 1936 établie par la monarchie !

Le nouveau projet inclus 156 articles et nous avons de sérieuses objections sur 140 d’entre eux. Le code a été rédigé par le ministère du travail, donc il a été rédigé entièrement par des représentants du capitalisme. Il y a eu de soi-disant consultations avec des « représentants des travailleurs » - deux personnes issues de syndicats soutenus par le gouvernement ont été impliquées – mais il n’y a pas eue de réelle participation des organisations ouvrières indépendantes pour établir le code. Le nouveau code donne le droit de rejoindre un syndicat, mais seulement les syndicat soutenus ou reconnus officiellement par le gouvernement.

Les syndicats indépendants d’Irak se sont récemment réunis dans le Solidarity Centre de l’AFL-CIO au Liban pour discuter d’une campagne contre la loi. Nous voulons exercer une pression sur les autorités irakiennes, à la fois dans le pays et internationalement, sur cette question. Nous voulons dévoiler la réalité de ce nouveau code du travail, car beaucoup de travailleurs ne connaissent pas son contenu. Il ne contient aucune garantie des droits des travailleurs, et nous avons besoin d’obliger les autorités irakiennes d’écouter le mouvement ouvrier et changer le code.

Nous voulons un code du travail basé sur les droits des travailleurs – le droit de former des syndicats indépendants, le droit de grève, la santé, la sécurité sociale et d’autres droits de base sur le lieu de travail.

Le gouvernement doit procéder à une seconde lecture de la loi au parlement avant que celle-ci ne soit ratifiée mais ils n’ont pas encore annoncé quand cette seconde lecture aura lieue. Nous ne voulons pas que ça aille jusque là. Si la loi est ratifiée, ce serai un désastre pour les travailleurs irakiens.

Il y a aussi des ingérences constantes du Ministère du Travail dans l’affaire des syndicats irakiens. Ils ont, pendant longtemps, tenté de délégitimer tous les syndicats sauf une unique fédération soutenue par le gouvernement. Récemment, le Ministère a tenu des soi-disant « élections » de représentants syndicaux, ce qui est une tentative directe pour saper la démocratie interne des fédérations existantes. On a demandé aux ouvriers de voter dans des élections générales, sans prendre en compte dans quel syndicat ils étaient membres, pour des « représentants » qui négocieront avec leurs employeurs. En réalité, les autorités ont acheté les gens pour qu’ils participent aux élections, par exemple, en promettant des emplois aux chômeurs s’ils votaient.

Le climat est une tentative des forces islamistes – mouvement Sadr et soutiens du Conseil Suprême – de gagner le contrôle politique des syndicats à l’intérieur du ministère du travail. Le ministre du travail lui-même, Nassar al-Rubayie est un membre du mouvement Sadr. A Bassorah, les bureaux de la Fédération Générale des Travailleurs Irakiens (General Federation of Iraqi Workers (GFIW)) ont été attaquées et il y a eu plusieurs protestations des travailleurs contre cela.

Il s’agit d’un problème politique. C’est le droit des travailleurs à choisir quel syndicat rejoindre et à élire leur propres représentants. L’imposition de fausses élections menace l’indépendance du mouvement ouvrier et menace de défaire tout ce que nous avons construit depuis les neuf dernières années.

Malgré ces conditions difficiles, beaucoup de grèves et de luttes ont encore cours en Irak. A Bassorah, il y a eu de grandes manifestations pour demander l’électricité. Beaucoup de maisons sont sans électricité, et dans le climat actuel – chaleur très élevée – c’est horrible de ne pas avoir d’électricité (pour les ventilateurs etc ...). Ces manifestations ont été violemment réprimées par l’armée et la police qui ont procédé à beaucoup d’arrestations. Des manifestations similaires ont eu lieues à Diwaniya.

A Baghdad, les travailleurs municipaux ont protestés dans le bâtiment du gouvernemental local. Cela faisait partie d’un conflit a propos des avantages de logement. Les travailleurs du secteur public ont une clause dans leur contrat qui leur garantis un logement, mais ces travailleurs en ont été privés. Encore une fois, les autorités ont répondu très sévèrement à la manifestation.

A Bassorah, les ouvriers du secteur pétrochimique continuent leur campagne contre les pertes d’emplois et les transferts. Sur 5000 ouvriers d’une centrale particulière, 3000 ont été déclarés « surplus », et risquent licenciement ou transfert vers d’autres lieux de travail. Les travailleurs se sont battus contre cela. A Bagdad, les artisans maroquiniers ont agit récemment, demandant la santé et des avantages en terme de sécurité.

A l’échelle internationale, les travailleurs peuvent aider notre campagne contre le code du travail en protestant à l’ambassade Irakienne, en écrivant aux autorités irakiennes, et, en général, en faisant prendre conscience aux gens de ce problème. Nous avons besoin du maximum de solidarité internationale pour obtenir un code du travail basé la protection des droits des travailleurs.

http://www.solidariteirak.org/spip.php?article829

 


 : Comment Ashton saurait-elle ce qui est bon pour l’Irak ?

 

Les dernières nouvelles ont souvent besoin d'un avertissement. Dans un souci de transparence, les mots « il s'agit d'un communiqué de presse réchauffé » devrait apparaître au début de nombreux articles dans les journaux et les sites Web appartenant aux grands médias. Les bulletins télévisés devraient s'ouvrir avec une annonce disant : « une grande partie de ce que vous allez entendre reflète les intérêts des plus puissants".

 

En début de ce mois l'Union européenne a signé un accord de "partenariat et de coopération" avec l'Irak. D'après mes recherches, il semble que presque tous les rapports de presse sur l'accord ont été basés principalement, sinon exclusivement, sur une déclaration publiée par Catherine Ashton, Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères. Cette déclaration nous informe que l'accord serait "bon pour l'Irak".

Tous les journalistes qui ont écrit sur cet accord l'ont fait sans en connaitre les détails. Quand j'ai demandé au porte-parole de Mme Ashton une copie du texte, il m'a dit qu'il n'est pas encore "accessible au public". Ashton et son équipe ont avancé leur version de l'histoire avant que quiconque ait une chance de les contredire.

Pourquoi devrait-on faire confiance à Catherine Ashton ? Ashton était un ministre du gouvernement britannique en 2003. Son patron à l'époque, Tony Blair, a décidé (avec George Bush) d’envahir l'Irak en violation de la Charte des Nations Unies, qui interdit expressément les guerres d'agression.

« Se prononçant » sur son emploi actuel en 2010, Ashton a déclaré aux députés qu'elle croyait que les bombardements en Irak étaient "la bonne chose à faire en fonction de ce que je savais à l'époque". Elle n'a à aucun moment présenté des excuses pour avoir soutenu cette guerre ni cherché à prendre ses distances d'aucune manière avec Blair. En effet, elle entretient des contacts réguliers avec ce criminel de guerre dans son rôle actuel d’« envoyé pour la paix internationale" (le titre que lui ont conféré les médias britanniques) pour le Moyen-Orient.

 

Comment Ashton pourrait-elle savoir ce qui est « bon pour l'Irak" quand elle a soutenu une occupation illégale qui a dévasté ce pays ? Tommy Franks, l'un des militaires « cerveaux » à l’origine de cette guerre, fit cette célèbre déclaration « nous ne comptons pas les corps ». Mais le nombre de morts était certainement énorme. Une étude réalisée en 2006 par The Lancet, une revue médicale faisant autorité, a estimé que la guerre avait causé 600.000 morts parmi les civils. L'organisation Just Foreign Policy avance aujourd'hui le chiffre de plus de 1,4 millions. Wikileaks a révélé comme malhonnête l'affirmation de Franks en relâchant les câbles diplomatiques qui prouvent que les Etats-Unis ont gardé un œil sur les victimes. Le IraqWar Logs, publié par Julian Assange et ses accolytes en 2010, recense 109.000 morts violentes dans la période 2003 à 2009. Plus de 66.000 des victimes ont été classées comme étant des civils.

Que savait exactement Ashton en 2003 ? Comme elle était ministre dans le département de l'éducation et des compétences, je suppose alors qu'elle n'était pas au courant de toute l' "intelligence" à la disposition de M. Blair. Cependant, elle aurait été extrêmement naïve si elle croyait que la guerre était vraiment motivée par ces armes de destruction massive que Saddam était supposé cacher.

L'an dernier, The Independent a révélé que des réunions ont eu lieu entre les représentants du gouvernement britannique, Shell et BP dans les derniers mois de 2002. Les enregistrements de ces discussions révèlent que BP était « désespéré » de mettre ses griffes sur les réserves pétrolières de l'Irak. Le bureau des affaires étrangères a pris l'engagement de faire pression sur Washington pour s'assurer que les entreprises britanniques ne perdraient pas quand les contrats seront partagés après l'invasion.

Ashton a juste signé un accord qui est présenté comme « bon pour l'Irak ». Voulait-elle dire en réalité qu'il était bon pour BP et Shell ?

 

Une note explicative sur le site du « Service d'Action Extérieure » de l'Union européenne, que Ashton commande, déclare que l'Union vise à assurer un niveau minimum de « prévisibilité » et de « sécurité légale » pour les entreprises travaillant en Irak. Le nouvel accord fait suite au "Protocole d'accord » de 2010 entre l'UE et l'Irak sur les questions énergétiques, et qui a promis un « cadre d'investissement transparent ».

Ces termes pourraient sembler anodins. Mais s’ils sont placés dans le contexte plus large de la politique commerciale de l'UE, ils prennent un sens plus sinistre. L’ « Europe Globale » modèle défendu par cet autre acolyte de Blair, Peter Mandelson, quand il était commissaire au commerce de l'UE, a soutenu que tout obstacle rencontré par les entreprises faisant affaires à l'étranger doit être surmonté. A défaut de preuve du contraire, il faut donc en conclure que Mme Ashton veut exploiter les réserves de pétrole et de gaz de l'Irak d'une manière qui apporterait beaucoup plus de bénéfices aux sociétés occidentales qu’à la population irakienne.

En Juin 2011, le Wall Street Journal a rapporté qu’une loi sur l'investissement introduite en Irak exemptait de nombreux investisseurs d'impôt sur les sociétés pour une période allant jusqu’à 15 ans et leur permettait de rapatrier les bénéfices. Une interdiction constitutionnelle de la privatisation des principaux biens publics a été annulée par l'Autorité Provisoire de la Coalition, l'organisme américain qui a supervisé le pillage systématique de l'économie irakienne en 2003 et 2004.

Un total de 47 entreprises se prépare à une vente aux enchères des licences d'exploration pétrolière en Irak le 30 mai, selon Bloomberg. L'Irak est en bonne voie pour être le deuxième plus grand producteur de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole d'ici la fin de l'année, déclare l'agence.

La presse économique n'est pas à l'abri des charmes des « spindoctors ». Mais elle publie des faits utiles. Lisez-les attentivement et vous obtenez une vue plus précise de la façon dont le monde fonctionne plutôt que de copier-coller la propagande de Catherine Ashton.

Comment quelqu'un qui a soutenu une guerre illégale ose-t-il revendiquer savoir ce qui est bon pour l'Irak.

Source originale : neweurope

Traduit de l'anglais par A. Krinah pour Investig'Action

 

29 juin 2012

 

 

 


 


 

Gilles Munier

 : Irak: L'Omerta des « amis des Kurdes ».
L'OngTransparency International classe l’Irak parmi les huit pays les plus corrompus du monde. Au Kurdistan, tout a commencé pendant la guerre du Golfe de 1991 avec l’interdiction faite au pouvoir central d’intervenir au nord du pays. Le maintien de l’Irak sous embargo a ensuite généré des trafics qui ont considérablement enrichis Massoud Barzani et Jalal Talabani, notamment la contrebande de pétrole et de pneumatiques. Depuis 2003, la corruption au Kurdistan atteint des sommets : aucun contrat ne peut être signé sans payer sa dîme. Actuellement, deux fils de Massoud Barzani, font scandale. Mansour, qui a perdu 3,2 millions de $ dans un casino des Emirats Arabes Unis et que son père est allé rembourser (1).Masrour, chef des escadrons de la mort du régime, qui s’est offert une villa de 10 millions de $ dans l’Etat de Virginie, à 5 km du siège de la CIA ! (2)Serwan Mustafa, un neveu, est impliqué dans une affaire de rétro commissions. Le nom de France Telecom a été cité dans les médias kurdes (3)… Plusieurs journalistes qui dénonçaient la cupidité des Barzani et des Talabani ont été arrêtés ou assassinés, des manifestants tués et des militants torturés. Aso Jabar, auteur de Hell of truth, un livre interdit de 500 pages documentant la corruption et les violations des droits de l’homme au Kurdistan, s’est enfui aux Etats-Unis (4).

 

Pour l’exemple, Zana Mohamed Salih, puissant maire de Soulimaniya, a été arrêté le 8 avril dernier et accusé de corruption. Quelques jours plus tard, on l’a retrouvé mort, pendu dans sa cellule. Selon des parents, des traces de tortures constellaient le corps qui leur a été remis. Non seulement Zana Mohamed Salih niait toute implication dans le scandale, mais il refusait de taire les noms des personnalités du régime impliquées dans l’affaire (5). Est-il besoin de préciser que la prison de Soulimaniya est gérée par l’Asayish, le service secret de Masrour Barzani ?

Ces informations ne sont que la face immergée de l’iceberg. Comment se fait-il que les « amis des Kurdes », nombreux en Europe, ferment les yeux sur de tels agissements ?

(1) Will scandalsdestabilize Kurdistan ? par Michael Rubin (Commentary – 15/5/12)
http://www.commentarymagazine.com/2012/05/15/will-scandals-destabilize-kurdistan/

(2)To fight corruption, Barzani needs to clean house, par Michael Rubin (The Kurdistan Tribune – 10/9/11)
http://www.aei.org/article/to-fight-corruption-barzani-needs-to-clean-house/

(3)France Telecom Trapped in Kurdistan's Korek Scam, par Mrs.BenawIzzat(ekurd.net – 4/4/12)
http://www.ekurd.net/mismas/articles/misc2012/4/state6060.htm

(4)The troubling correlation between dialogue and dictatorship, par Michael Rubin (Commentary – 24/4/12)
http://www.commentarymagazine.com/2012/04/24/troubling-correlation-between-dialogue-and-dictatorship/

(5)Death of a Kurdish mayor: secrets, murder, suicide and corruption? parZanko Ahmad, (Niqash – 20/4/12 )
http://www.ekurd.net/mismas/articles/misc2012/4

 

Publié le 4 juillet 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


 


2 Dossier & Point de vue

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Irak : trop d’Américains dans le pays…

Revue de presse (Traduction et synthèse, d’après Timelive.co.za - Reuters – 29/6/12).

Pour le gouvernement irakien de Nouri al-Maliki, le nombre d’Américains dans le pays est trop important ; même si ce dernier prétend vouloir entretenir de bonnes relations avec les Etats-Unis. Pour preuve, la signature d’un contrat d’achat de F16 pour la somme de 6 milliards de dollars.

Des experts US ont averti le Congrès que l’Irak rendait la vie difficile au personnel de l’Ambassade alors que le Département d’Etat et le Département de la Défense envisagent d’établir en Irak une large présence civile.

20 milliards de dollars manquent à l’appel

Il est d’ailleurs peu certain que les Irakiens veuillent préserver « les milliers » de projets de reconstruction coûteux, financés par les contribuables américains, après l’invasion de l’Irak,  qui font partie du programme ambitieux de plusieurs milliards de dollars destinés à laisser en Irak la marque « Made in America ». « La crainte existe que les projets transférés au gouvernement irakien ne soient pas poursuivis et manqueront les buts pour lesquels ils ont été conçus». Une partie du problème vient de ce que aucune donnée ne permet de pister lesdits projets : l’inspecteur général spécial pour l’Irak, Stuart Bowen, a découvert que quelque 20 milliards de dollars manquent à l’appel, rendant ainsi difficile aux Irakiens de savoir ce qui est disponible. 14 postes US dans le pays

sont remis en question

L’ambassade avec ses 16000 personnes est la plus grande mission diplomatique US dans le monde auxquelles s’ajoutent les 2000 employés locaux. « Nous voulons réduire le nombre à 11 500 dans les 16 prochains mois…. ». Une étude séparée montre que les forces de sécurité irakienne ont l’habitude de « détenir » des membres des compagnies de sécurité US à des points de contrôle, d’obstruer les convois, retardant ainsi l’approvisionnement de l’ambassade à partir du Koweït, de restreindre l’utilisation de son espace aérien « mettant en danger les voies d’évacuation ».  

Par ailleurs, le lieu, la taille et les besoins en sécurité des 14 postes US dans le pays sont remis en question et seuls 5 contrats de concession de terrains ont été signés jusqu’ici.

Des critiques se font entendre sur le retrait, par Obama, des  forces US en décembre dernier qui a affaibli l’influence US en Irak malgré les lourds investissements qui y ont été faits. Et, ce pays se rapproche de plus en plus de l’Iran…

Traduction et synthèse: Xavière Jardez

Source : Iraq questions continued US presence, congresswarned

http://www.timeslive.co.za/world/2012/06/29/iraq-questions-continued-us-presence-congress-warned

 

 


 

USA/Irak: Blackwater paiera 7,5 millions de dollars pour trafic d’armes

 

 

 

 

 

L'entreprise de sécurité Blackwater, désormais appelée Academi, a conclu un accord avec la justice américaine pour éviter un procès et devra payer une amende de 7,5 millions de dollars pour exportation illégale d'armements, a annoncé mardi le département de la Justice.

   Cette affaire coûtera au total près de 50 millions de dollars à la société qui, outre l'amende, avait déjà conclu en 2010 un accord avec le département d'Etat pour lui verser 42 millions de dollars pour avoir violé la loi et les réglementations internationales sur les exportations d'armements à destination notamment de l'Irak et du Soudan, annonce un procureur fédéral de Caroline du Nord, Thomas Walker.

   La sulfureuse société, privée de contrats en Irak après une fusillade sur des civils en 2007, fut un important partenaire des militaires américains enIrak et en Afghanistan. Elle faisait l'objet d'une enquête depuis cinq ans.

   La justice lui reprochait d'avoir exporté des fusils d'assaut et des équipements militaires sans licence et fourni des renseignements secrets sur des hélicoptères et des transports de troupes blindés à des ressortissants étrangers. Blackwater avait également fourni un entraînement militaire à l'étranger sans en avoir informé les autorités américaines.

   Au total, la société était menacée de 17 chefs d'accusation, selon le procureur fédéral.

   En novembre 2005, elle avait ainsi exporté au Soudan des téléphones satellitaires cryptés sans les autorisations requises. Entre octobre 2004 et

mars 2006, elle est accusée d'avoir exporté sans licence des munitions et des gilets pare-balles en Irak et en Afghanistan ou encore d'avoir entre 2006 et 2008 "fourni des données techniques et d'ingénierie relatives à la construction de transports de troupes blindés à des ressortissants de Suède et du Danemark sans autorisation", selon Thomas Walker.

   Cette décision "conclut une enquête longue et complexe sur une société qui a fourni de précieux services au gouvernement des Etats-Unis et qui, par moments et de nombreuses manières, a manqué de respecter d'importantes lois et réglementations relatives à la façon dont notre pays interagit avec nos alliés et nos adversaires", affirme le procureur Walker, cité dans le communiqué.

   Créée en 1997 puis cédée en 2010 par Erik Prince, un ancien membre des forces spéciales de la marine, les NavySeals, Blackwater avait déjà changé de nom pour celui de Xe, avant de devenir Academi fin 2011.

   Elle est la plus emblématique de ces sociétés privées dont le rôle a été prépondérant en Irak et en Afghanistan pour assurer la sécurité des convois, des ambassades ou encore pour gérer les milliards de dollars d'aide internationale.

   Blackwater a accumulé les revers ces dernières années. Elle a été interdite d'exercer en Afghanistan, le président Hamid Karzaï l'accusant, elle et d'autres, de représenter "un système de sécurité parallèle au gouvernement afghan", générant "pillages et vols".

   Elle a de même été sommée de quitter l'Irak après avoir été impliquée dans plusieurs scandales, en particulier la mort de 14 à 17 civils à Bagdad en septembre 2007, et a dûcesser de s'occuper de la protection des diplomates américains à Bagdad en mai 2009.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=74490

 


 

 


3 Déclaration,

courrier des lecteurs & témoignage

 

Ziad Tarek Aziz :Irak: "Silence, on exécute!"

Dans une lettre publique, Ziad Tarik Aziz, le fils de Tariq Aziz, ancien vice-premier ministre de Saddam Hussein et ministre des Affaires étrangères, condamné à mort, informe le monde des méthodes expéditives utilisées par le gouvernement irakien pour exécuter en silence ses anciens ennemis condamnés à la peine de mort. Voici l’intégralité de la lettre :

« Madame, Monsieur,

Je suis certain que vous avez entendu l’information sur l’exécution de l’ex-secrétaire du président (Saddam Hussein), Abid HameedHamoud. Cependant, ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a été conduit à son exécution en pensant qu’on l’emmenait faire un contrôle médical. Le gouvernement irakien n’a même pas informé sa famille ou ses proches, ou pris ses dispositions pour la remise du corps.

C’est là un comportement typique du gouvernement irakien. Ils ont tellement soif de vengeance qu’ils ont ignoré les formalités consistant à informer le condamné de son exécution.
Mon père a été condamné à la peine de mort dans le même procès que M. Hameed. Je suis très inquiet à l’idée qu’ils puissent lui faire la même chose. Le secrétaire à la presse du Premier ministre a déclaré au début de l’année qu’ils allaient exécuter mon père, et ayant accompli cette formalité, rien ne peut les arrêter. Le monde doit savoir ce que ces gens ont fait et ce qu’ils feront, j’en suis certain, dans un futur très proche.

Je vous demande de m’aider à faire savoir au monde ce que ces gens ont fait et à arrêter ce qu’ils ont prévu de faire.

Merci pour votre soutien, ma famille et moi-même vous seront redevables.
Sincèrement
Ziad Tarik Aziz »

Source : Afrique Asie – juin 2012

http://www.afrique-asie.fr/component/content/article/27-actualite32/3081-irak-silence-on-execute.html

© G. Munier/X. Jardez
Publié le 12 juin 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

 


Ramzy Baroud :

LA SOMBRE TRAGÉDIE DES BOMBES « SILENCIEUSES » DE L’IRAK.

 

 

 

Quelque part dans ma maison j’ai une série d’albums photo dont je m’en rapproche rarement. J

e crains que le flot de souvenirs cruels remonte à la surface en regardant les innombrables photos que j’ai prises lors d’un voyage en Irak. La plupart des photos sont celles d’enfants ayant développé des formes rares de cancer à la suite de l’exposition à l’uranium appauvri (UA), utilisé dans la guerre menée contre l’Irak, il ya plus de deux décennies.

J’ai visité un hôpital qui était attachée à l’université d’Al-Mustansiriya à Bagdad. L’odeur qui emplissait ses couloirs n’était pas l’odeur de l’antisepsie inhérente à l’hôpital, mais celle de la mort. Au moment de l’accablant siège, l’hôpital manquait même de matériel de base, d’anesthésie et médicaments. Les enfants assis regardaient fixement leurs visiteurs. Certains gémissaient dans des douleurs inconcevables. Les parents vacillaient entre l’espoir et la futilité de l’espoir, et au temps de prière, ils durent prier.

Un jeune médecin livre un diagnostic sans appel : « Jamais aucun enfant qui arrive dans ce lieu ne le quitte vraiment en vie. » Le jeune reporter, que j’étais à l’époque, pris diligemment note de ses paroles avant de poser plus de questions. Je n’ai pas bien saisir que la mort est l’étape finale.

Quelques années plus tard, la désolation de l’Irak continue. Le 16 août, 90 personnes ont été tuées et d’autres blessés dans des attaques à travers tout le pays. Les médias ont rapporté le bain de sang (près de 200 tués en ce seul mois), mais sans plus de contexte. Est-ce qu’on veut croire que la violence en Irak a transcendé tous les niveaux de la raison ? Que les Irakiens se font sauter tout simplement parce que c’est leur destinée de vivre dans la crainte perpétuelle et la misère ?

Mais ces morts, avant d’être tués, étaient des gens avec des noms et des visages. Ils étaient des individus à part entière dans leur plein droit, digne de vivre. Nombreux sont les enfants, qui ne savaient rien des dissensions politiques irakiennes, ont été conviés aux guerres américaines et à l’occupation fomentées par ceux qui se nourrissent du sectarisme.

Nous oublions souvent cela. Ceux qui refusent de tomber dans le piège des extrêmes politiques ont toujours tendance à traiter et accepter la violence d’une manière ou d’une autre. Nous avons co-existé avec la tragédie, avec la conviction que les bombes exploseraient au hasard et que les victimes survivantes ne pourraient pas être aidées. Nous avons en quelque sorte accepter l’idée que les réfugiés ne peuvent pas être rapatriés et ceux qui ont faim ne peuvent pas être nourris.

Cette étrange sagesse est plus apparente au Soudan. Dans l’état du Nil supérieur, des hommes meurent d’épuisement avant d’atteindre les camps de réfugiés de Batil. Certains marchent sans fin pendant des semaines entre le Sud Kordofan et le Nil Bleu, à la recherche de répit et de la moindre chance de survie. Ceux qui endurent le voyage – acculés par les combats que se livrent l’armée soudanaise et les groupes rebelles – pourraient ne pas survivre à la rudesse de cette vie qui les attend à Batil. La BBC, citant un avertissement émis par Médecins Sans Frontières a rapporté que le 17 Août, que « les gens meurent en grand nombre dans un camp de réfugiés au Sud-Soudan. »

« Il s’agit d’une véritable catastrophe sanitaire », (comme l’explique Helen Patterson, coordonnatrice médicale de MSF au camp de Batil), tout en examinant les rapports de la détérioration de la situation dans certains camps de réfugiés du Darfour. Batil accueille actuellement près de 100.000 à 170.000 réfugiés, ayant récemment fui leurs maisons. Selon l’ONG, 28% des enfants souffrent de malnutrition et le taux de mortalité atteint déjà deux fois celui du seuil d’urgence acceptée.

Le Darfour est, bien sûr, une plaie ouverte. Beaucoup de réfugiés se trouvent dans un étatconstant d’exode, comme ce fut le cas au début du mois. Les fonctionnaires de l’ONU ont déclaré que « pas moins » de 25 000 personnes du camp de réfugiés de Kassab étaient contraints de fuir à nouveau après que des groupes armés se soient confrontés aux forces gouvernementales. Ils se sont installés dans un autre « camp » à proximité, de la ville de Kutum. Selon l’opération hybride Union Africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), le prétendu nouveau « camp » manque d’eau, de nourriture et de salubrité. (9 août, CNN).

Depuis lors, l’écho a disparu. Non pas parce que les réfugiés qui s’exilent vivent dans de meilleures conditions, mais parce toute l’attention de ces 25 000 réfugiés est détournée par l’engouement des médias pour l’hypocrisie politicienne et la presse people. On pourrait prendre une célébrité « pacificatrice» pou situer Batil ou Kassab sur une carte numérique puis le lendemain ou deux jours après, rien de moins que le nombre assez considérable de morts afin de faire des réfugiés une information pertinente de nouveau.

Cela a dit, aucun VIP en mal d’attention n’est prêt de s’aventurer au Mali dans un avenir proche. Alors que la crise humanitaire en Afrique de l’Ouest atteint des niveaux effrayants, les médias continuent de traiter le conflit au Mali en termes de logique d’intérêts occidentaux menacés par les rebelles, de coups d’Etat et de djihadistes. Laissant de côté le fait que l’Occident a contribué au chaos, 435 000 réfugiés affluent vers les pays voisins. Ce fut l’estimation la plus récente de l’Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires le 16 août, mais le fait a été ignoré par la plupart des médias.

Le Programme alimentaire mondial estime que la crise alimentaire est dévastatrice – et non seulement pour les réfugiés affolés, mais aussi pour millions de personnes dans le pays. Le nombre d’enfants maliens dépassant, bien sûr, toutes les autres victimes. Ils sont impuissants, traînés à travers les déserts sans fin. Quand ils meurent, ils ne font que laisser une trace majorant une autre statistique, sans certitude, et, malheureusement, sans valeur.

Cependant, ici, nous pouvons fixer la morale de l’histoire. Chaque Malien, Soudanais, Irakien, Syrien, Palestinien, Yémenite ou de l’enfant rohingya importe énormément à ceux qui l’entourent. Sa vie – ou sa mort – peut facilement servir à fortifier un argument politique, faire un bon reportage du National Geographic, ou une photo Facebook avec de nombreux « partager » et « j’aime. »

Mais pour les parents, les familles, les amis et les voisins, leurs enfants sont au centre de leur univers, bien que pauvre et misérable en apparence. Ainsi, lorsque l’UNICEF ou l’UNRWA se plaint d’un manque de fonds, cela signifie en fait que des milliers de gens innocents souffrent inutilement, et que les centres de nombreux univers implosent de façon spectaculaire, l’espoir relayant le désespoir infini, et souvent la rage.

Il peut être accommodant d’affecter une sagesse politique conventionnelle afin d’expliquer les problèmes politiques complexes et les conflits violents. Mais les conflits prolongés ne rendent pas la vie plus précieuse, ou les enfants pas moins innocents.

C’est une tragédie qui se joue lorsque les Irakiens n’en finissent plus de défiler lors des enterrements de leurs proches, tandis que les Soudanais semblent être dans une quête permanente de survie. Mais c’est une plus grande tragédie encore, lorsque nous nous laissons manipuler par le déchaînement de la violence humaine et quand nous acceptons comme une fatalité la réalité d’enfants errant à la recherche d’une gorgée d’eau au milieu du Sahara occidental.

Ramzy Baroud

Article original : The darktragedy of Iraq’s « silent » bombs

Traduction : MecanoBlog

22 Août 2012·

pour Asia Times Online

http://mecanoblog.wordpress.com/2012/08/22/la-sombre-tragedie-des-bombes-silencieuses-de-lirak/

 

 


 

 

 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

La liberté de la presse se détériore en Irak.

Il y a un an, le journaliste Hadi al-Mehdi, célèbre pour ses diatribes anti-gouvernementales, était assassiné à Bagdad. Depuis, l’enquête piétine, et militants et observateurs déplorent une détérioration de la liberté de la presse dans le pays.

Le 8 septembre 2011, Hadi al-Mehdi se trouve dans son appartement lorsqu’en début de soirée, des inconnus font irruption chez lui et l’abattent d’une balle dans la tête.

Sa mort provoque une onde de choc au sein de la société irakienne. Le lendemain de son décès, ses amis organisent des funérailles symboliques au cours desquelles un cercueil vide, recouvert du drapeau irakien, est transporté jusqu’à la place Tahrir, au centre de Bagdad.

Mais, très vite, l’hommage tourne à la manifestation contre le gouvernement de Nouri al-Maliki taxé d’incurie et d’incompétence. Les autorités promettent, elles, l’ouverture d’une enquête.

Mais depuis, aucun suspect n’a été appréhendé. Contacté par l’AFP, Adnan al-Assadi, vice-ministre de l’Intérieur, n’a pas souhaité s’exprimer.

Cette semaine, Radio Demozy, où officiait Hadi al-Mehdi, a prévu une série d’émissions spéciales en son honneur.

"Hadi disait tout au haut ce que tout le monde pensait tout bas", raconte Karnas Ali, directeur technique de la station sur les ondes de laquelle le journaliste s’en prenait trois fois par semaine sur un ton acerbe à l’incompétence et la corruption qui rongent la conduite des affaires publiques.

"Son émission lui a valu beaucoup d’ennemis", soupire M. Ali.

Mais le meurtre de Hadi al-Mehdi a surtout cristallisé la colère des défenseurs de la liberté de la presse qui dénoncent sans relâche depuis un an une marge de manoeuvre de plus en plus réduite pour les professionnels des médias.

"Jour après jour, la liberté de la presse régresse en Irak", regrette Ziad al-Ajili, chef de l’Observatoire de la liberté de la presse. "Je conseille à tous ceux qui affirment que la presse est libre de parler avec les journalistes qui sont sur le terrain".

Dans son classement des pays où l’impunité pour les meurtres de journalistes est la plus élevée, le Committee to Protect Journalists (CPJ) classe l’Irak dans les tout premiers.

Cette ONG installée à New York affirme même que la totalité des assassinats de journalistes sont restés impunis depuis 2003 et la chute du régime de Saddam Hussein.

Et une batterie de nouvelles lois, adoptées ou en cours d’adoption au Parlement, menace davantage la liberté d’expression.

Les militants dénoncent notamment une législation censée protéger les journalistes, une autre sur la cybersécurité et d’autres encore portant sur un projet de redéfinition des contours de la liberté d’expression.

Les textes ont en commun de mettre hors la loi des délits mal définis comme l’"atteinte à la morale" ou "l’expression de messages immoraux", pour lesquels sont prévues des amendes et des peines de prison particulièrement sévères.

"Ces termes vagues conjugués à des sanctions d’une extrême sévérité pourraient bien paralyser la liberté d’expression en Irak", tonne un diplomate occidental en poste à Bagdad, sous couvert d’anonymat.

Mais le gouvernement de Nouri al-Maliki ne voit rien d’alarmant à la situation des journalistes. Au contraire.

"Les journalistes irakiens jouissent d’une immense liberté", se félicite Ali Moussaoui, porte-parole du chef du gouvernement. "Les médias ont fait d’énormes progrès. On ne peut pas comparer leur situation avec celle qui prévalait sous le régime" de Saddam Hussein, conclut-il.

(05 Septembre 2012 - Avec les agences de presse)

La Rédaction

5 septembre 2012,

http://www.assawra.info/spip.php?article803 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

    Ce message vous a été envoyé parce que vous faites parties de mes contacts 
  • Pour ne plus recevoir d'e-mail de notre part, signaler le nous avec si possible un commentaire explicatif.


17/09/2012

Subject: n°13 - Dossiers du 11-09 16-09 --:11 Septembre : La terreur médiatique.

Dossiers du 11-09

n°13 - 8- 16-09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

11 Septembre : La terreur médiatique.

Comment, en 3 constatations, le sujet du 11 septembre est confirmé comme étant le tabou indépassable des médias Français, 11 ans après les fait.

1ère constatation : Le 11 septembre n'est plus abordé dans les médias en temps que tel, mais indirectement par son produit dérivé, le conspirationnisme.

C'est en fait le symptome de la peur que produit encore le sujet sur les médias en France. L'aborder directement revient en fait à admettre que la version officielle peut se discuter, ce qui est la chose à éviter. Donc pour disqualifier ceux qui irrémédiablement continue à en douter tout en ne prenant pas le risque de l'enquête sérieuse sur les faits, appellent à grand renfort l'analyse psychopathologique des conspirationnistes, ce qui revient donc à aborder le thème sous l'angle de la folie, permettant de dénier par essence même la possibilité de tout argumentaire rationnel de la part de ceux qui doutent. 

Ça a été donc l'objet de la série de l'été de Médiapart, "enquête sur les théories du complot". En fait, une analyse sous l'angle de la psychiatrie faite par le biologiste Nicolas Chevassus-au-Louis, agrémenté de vidéos de sociologues universitaires pour la caution scientifique. Cette série a été l'objet d'un nombre impressionnant de commentaires, pour la plupart négatif, et suivi d'une mise au point devant le tollé suscité auprès des abonnés Mediapart dont je faisaitparti. Le principal reproche étant pour Médiapart qui se définit comme un média indépendant d'investigation, d'avoir livré là une analyse sur la base de fait pris pour argent comptant, tout en assumant de refuser d'y apporter la moindre vérification factuelle au moyen d'une véritable enquête.

2ème constatation : après avoir défendu la même position pendant 11 ans, la presse a toujours à coeur de nous rappeler qu'elle croit sans réserve à la version officielle, comme si on ne le savait pas.

Ansi donc, pour Paul Jorion qui l'écrit dans son Blog "Or, dans ce cas–ci, la version officielle me semble, jusqu’à preuve du contraire, complète et cohérente."

Médiapart y va également de sa conviction profonde

"nous pensons que les attentats du 11 Septembre ont été organisés par les islamistes du groupe de Ben Laden, comme le décrit le rapport de 2004 de la Commission nationale d'enquête sur les attentats contre les Etats-Unis. Ce fait nous semble aussi avéré que l'innocence du capitaine Dreyfus."

C'est un moment excellent pour résumer cette version officielle, complète et cohérente telle quelle. 

Le 11 septembre 2001, 19 musulmans arabes pirates de l'air, commandés par leur chef - sous dyalise - Oussama Ben Laden depuis sa grotte ultramoderne, ont réussi à l'aide de simples cutters à déjouer le système de défense militaire le plus sophistiqué du monde à 4 reprises dans la même journée.

A l'aide de 2 avions de ligne, ils ont réussi à faire tomber 3 immeubles (WTC 1, 2 et 7) sur leur propres empreintes, et à une vitesse proche de la chute libre.

Alors que - selon le NIST - les feux ont été suffisant pour affaiblir l'acier des structures et provoquer la chute des tours, dans les heures qui ont suivi, les enquêteurs ont retrouvé dans les décombres du WTC le passeport à peine abimé de l'un des pirates de l'air.

Au terme d'une accrobatie aérienne exceptionnelle, un avion est allé s'écraser sur le pentagone, l'un des immeuble les plus gardé des états unis. Malheureusement et malgré la centaine de caméra de surveillance pointée sur le bâtiment à ce moment là, il n'existe aucune image montrant la présence d'un avion avant et pendant l'impact. L'absence de débris - notamment des réacteurs avec des parties en titane, de bagages, et même des boites noires - s'explique par le fait que l'avion se serait entièrement volatilisé durant l'impact, sans laisser d'autres traces et une pelouse quasi intacte.

Les passagers d'un 4ème avion ont passé des appels téléphoniques pendant plusieurs minutes, alors qu'ils étaient en vol et sous la menace des terroristes, et avec de simples téléphones portables. Ces appels sont les seuls éléments permettant d'attester de manière indiscutable de la présence de pirates de l'air dans les avions. Par la suite, ce 4ème avion est allé s'écraser en étant entièrement absorbé par le sol, et là également on ne retrouva ni corps, ni débris, ni boite noire.

 Suite à quoi, après avoir échappé pendant plus de 10 ans à la vigilance du réseau militaire le plus important du monde, Oussama Ben Laden a finalement été localisé dans une maison situé à 500 mètres d'installation militaire. Lors d'une opération commando ou Ben Laden a résisté (ou pas ?), il a finalement été tué sans que l'on puisse lui poser la moindre question sur son implication dans les évènements du 11 Septembre 2001, et son corps fut immédiatement jeté dans l'océan.

Voilà donc ce à quoi on est prié de croire sans réserve.

3ème constatation : Pour être invité dans les médias, il faut croire sans réserve à la version officielle du 11 Septembre, et surtout l'écrire

Médiapart, Jorion, il s'agissait jusqu'alors de rares ilôts médiatiques qui n'avaient pas pris position sur le 11 Septembre. Voilà qui est fait, et dans la plus parfaite doxa. M. Plenel et Jorion peuvent maintenant souffler : ils continueront à être reçus à la télévision. 

Ainsi donc, il ne reste plus qu'à Fakir et Acrimedd'aller dans le même sens pour que la totalité des médias établis en France - sans exception - aient dans un touchant ensemble la même position sur le sujet.

Et c'est là le fait essentiel de ces papiers qui sont paru cet été sur le 11 septembre, ce sont des passages obligés pour être accepté dans le milieu médiatique. Car entre le point de vue indigeant de Médiapart et de Paul Jorion, conforme en tout point à la doxa officielle, et celui de Frédéric Lordon qui de manière très subtile en dénonce les ficelles, quelle est la différence ? Médiapartrepresenté par EdwyPlenel et Jorion sont des personnalités qui courent les médias, en vivent, alors que FredericLordon les fuient en refusant pratiquement toutes les invitations qui lui sont faites. 

Je serai tenté de conclure que la croyance que l'on a sur les causes réelles et complètes des évènements du 11 septembre 2001 est structurellement lié à sa position sociale, et à sa dépendance à l'industrie médiatique. Pour le dire plus simplement, dès lors que l'on vit par et pour les médias, on est automatiquement convaincu que le 11 septembre est exclusivement le fait de la nébuleuse Al Quaeda et de son chef Oussama Ben Laden, à l'exclusion de toute complicité ou complaisance extérieure.

Cela discrédite donc totalement n'importe quel média ou personne médiatique à évoquer le 11 septembre sous l'angle "conspirationnistes", et j'invite d'ailleurs tout lecteur abonné à tel ou tel média qui se fourvoierai dans cette voie à s'en désabonner, ne voulant pas cautionner ce discours de lâcheté consistant à répêter inlassablement "circulez, il n'y a rien à voir".

références : 

Mediapart : Enquête sur les théories du complot : en réponse aux commentaires (accès payant) 

Analyse de la série de Mediapart par l'association Reopen911 

Blog de paulJorion : PIQÛRE DE RAPPEL : Complots et thèse du complot

FredericLordon, la pompe à Phynance : Conspirationnisme : la paille et la poutre probablement ce que on peut lire de plus intelligent sur le sujet depuis bien longtemps


1-2 "Ben Laden, storytelling et démocratie"

http://11septembre2001.blogspot.be/2012/08/ben-laden-storytelling-et-democratie.html

 


1-3 Vidéo du 11 Septembre :

Les avions magiques du 11-Septembre

http://www.reopen911.info/video/un-instructeur-pilote-de-voltige-questionne-le-scenario-du-11-septembre.html

 


1-4 VIDEO : Afghanistanmy love 1

http://www.dailymotion.com/video/xl0jvb_afghanistan-my-love-1_news

 


1-5 VIDEO : 11-Septembre : Il faut écouter April Gallop.

ParReOpen911

Voir la vidéo sur le site d'origine:  http://www.dailymotion.com/video/xt1hcp_11-septembre-il-faut-ecouter-april-gallop_news

April Gallop travaillait pour le Département de la Défense américain. Le 11-Septembre, elle et son bébé ont survécu de justesse à l’attaque contre le Pentagone. Bien qu'elle se soit trouvée à moins de 15 mètres du point d'impact, et qu'après s'être dégagée du tas de débris, elle soit ressorti avec son enfant par le trou dans le mur du Pentagone, April Gallop n’a jamais constaté ni débris d’avion, ni siège, ni bagage, ni aucune trace des dizaines de milliers de litres de kérosène que contenait le Boeing 757 de la version officielle. Le témoignage très détaillé d’April Gallop est fondamental dans le sens où il corrobore, en fait, les principales observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même lorsqu’il lorsqu’il s’affranchit des oeillères idéologiques qui lui ont été installées depuis 11 ans.

 


1-6 11 septembre - Nous exigeons une nouvelle enquête -

Le 11 septembre fut un coup monté

VIDEO by Architects and Engineers for 9/11 Truth - http://www.informationclearinghouse.info/article32279.htm

 Comme des millions de personnes aux États-Unis et dans le monde, nous exigeons une nouvelle enquête indépendante sur l'effondrement des trois édifices du «World Trade Center» de New York le 11 septembre 2001 - Contactez «Architects and Engineers for 9/11 Truth» (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) - www.ae911truth.org/ Nous vous demandons de diffuser la vidéo «11 septembre 2001- Des preuves explosives - Des experts se prononcent», dans lequel plus de 40 experts en architecture de gratte-ciel, en ingénieriede structures, en métallurgie, en chimie, en physique, en explosifs, en démolition contrôlée échangent leurs connaissances professionnelles et leurs opinionssur les événementsdu 11 septembre 2001. De plus, 8 experts en psychologieexpliquent pourquoi les personnes éprouvent beaucoup de difficulté à accepter les preuves de la destruction des trois gratte-cieldu World Trade Center par démolition contrôlée.

 



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage.

Lisez cet article sur le Blog ReOpen

911 http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

3-1 Alan Sabrosky :  « Les attentats du 11 septembre furent principalement l’œuvre du: Mossad et des réseaux sionistes établis aux États-Unis »
nb

En France, des voix se sont élevées pour affirmer que les menées du lobbying sioniste sont « une menace réelle pour la souveraineté nationale ».

Aux Etats-Unis, nombre de militants de poids pensent que l'arrêt de l'expansion d’Israël et le retrait des territoires occupés sont « une question d’intérêt national »…

Dans ces deux pays pourtant, l'asservissement à l'entité sioniste est persistant et sans retenue. 

Mais comment les agissements des sionistes arrivent-ils à subjuguer autant d'intervenants et de décideurs dans les sphères de la politique, des médias, de la culture, des affaires ? Que l'on me permette de reprendre ce que j'ai écrit antérieurement : « si l’influence du mouvement sioniste est opérante au plus haut point, c’est parce qu’elle est perçue et accueillie favorablement, parce qu’elle s’accorde avec les intérêts bien compris de l’Occident. En somme, la politique de Washington concernant la Palestine s’avère être l’œuvre du Pentagone et des affairistes de l’armement autant que et parallèlement à celle des officines sionistes. A cela il faut s’empresser d’ajouter le rôle joué par les chrétiens sionistes dans la prééminence accordée historiquement à Israël dans le champ politique officiel des Etats-Unis ». (1) Tenons-nous ici à l'emprise des lobbys. 

L'emprise des lobbys sionistes 
Le sionisme influence de manière directe et flagrante l’ensemble de la politique étasunienne au Moyen-Orient. On se rappelle de l'interrogation d’Avnery : « Est-ce le chien qui remue la queue ou la queue qui remue le chien ? ». (2) Sous Clinton, Bush et Obama, les exigences de l'Etat juif ont toujours triomphé, même les plus délirantes. Si le travail de nettoyage ethnique se poursuit sans aucune retenue ni contrainte, c’est bien en raison du soutien immoral de l’allié étasunien (en plus de l’appui au moins silencieux de l’Europe). Bush, débordant de ferveur, avait « promu le lobby israélien, ou du moins sa branche la plus active, aux plus hauts échelons des cercles de décision de l’administration. […] Les néoconservateurs américains sont tous des membres du Likoud ». (3) Les sionistes, soucieux de maintenir leur hégémonie régionale au Moyen-Orient, ont joué un rôle déterminant dans la dévastation funeste de l’Irak. C'est eux qui dictent, à un degré ou à un autre, la politique agressive concernant l’Iran et la Syrie. Hier, ils faisaient pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure en Egypte une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak. Aujourd'hui, avec un aplomb cynique, Clinton ose demander au nouveau président de maintenir le blocus sur Gaza. Quant au candidat Romney, qui a perdu toute notion de l'honneur, il a déclaré que se sont « les différences culturelles » qui expliquent la disparité de niveau de vie entre Israël et les Palestiniens… 

Si les pseudos négociations successives avec les Palestiniens, n'ont jamais eu la moindre signification, c'est « parce qu’aucun président [étasunien] n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés, d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique, de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes ». (4) Du reste, de tels pourparlers n'ont aucune chance d'aboutir aussi longtemps qu'ils sont pensés en termes politiques et non en termes de droit international. Le problème est mis au rancart en alternance : avant les élections, en raison de l'agitation fougueuse des préparatifs ; au cours de la campagne électorale, à cause de l'état de focalisation générale ; après les élections, parce qu'on a d'autres chats à fouetter… et ainsi de suite jusqu'à l'infini. Aucune issue n'est envisagée, le processus d'expropriation suit son cours et les colons déploient leurs implantations à qui mieux mieux, rendant chaque fois une partie du territoire de Palestine définitivement sioniste. 

Obama qui a recueilli 61 % des voix des électeurs juifs ne voudrait pour rien au monde voir ce pourcentage diminuer, d'où son empressement à servir la bonne cause. Du reste, il est tenu de « rembourser » le crédit qui lui a été accordé et sans lequel sa victoire en 2008 n'aurait pas été possible. « S'il est vrai que le Congrès étasunien est contrôlé par le lobby israélien, alors ce lobby est contrôlé par le gouvernement israélien qui est lui-même contrôlé par les colons. Et donc les colons peuvent faire tout ce qu’ils veulent : construire de nouvelles colonies et agrandir celles qui existent, ignorer la Cour Suprême, donner des ordres à la Knesset et au gouvernement, attaquer leurs voisins chaque fois que ça les tente, tuer les enfants arabes qui jettent des pierres, déraciner les oliviers et brûler les mosquées ». (5) Notons, pour nuancer le propos, que nombre de lobbyistes ne sont pas d'accord avec la politique actuelle d'implantation et d'expansion : ils veulent par-dessus tout renforcer la sécurité d'Israël, craignent qu'un Etat malveillant et raciste soit exécré de par le monde… 

« Mais qui sont donc ces chiens de garde du sionisme, avec collier, bave et crocs ? ». (6) 
En France, les supporters d'Israël, qui sont supposés agir dans l’ombre, s'affichent au grand jour et interviennent tous azimuts. Les uns ont leurs entrées à l'Elysée et sont abondamment médiatisés (Finkielkraut, Bruckner, Lellouche, Attali, BHL…) ; les autres sont des artistes connus (Attal, Arditi, Boujenah…). Nombre d'entre eux occupent des postes clés, comme ces députés adhérents au Groupe France-Israël. 

Quant aux grands commis de l'Etat et autres politiques qui s'évertuent à être « israélo-compatibles », ils sont bien contents de prendre part au buffet annuel du CRIF. Cette coterie, qui prétend représenter la communauté juive, n’est en réalité qu’une représentation diplomatique de l’État colonial. Elle délivre des certificats de bonne conduite à ceux qui montrent patte blanche et clament leur soutien indéfectible au projet judéo-sioniste. 

Aujourd'hui, avec Fabius au Quai d'Orsay, Valls à l'Intérieur, Moscovici aux Finances, Kouchner à l'ONU [Haïti ?]... Hollande est décidément pris en tenailles par des sionistes exaltés, impénitents et sans vergogne. Tout se passe comme si la double allégeance était entrée dans les mœurs. Selon Blanrue, « ce n’est pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste. […] Sarkozy n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ». (7) 

La plupart des politiques français sont pro-israéliens, mais un certain DSK est allé très loin en déclarant en 1991 : « dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ». (8) Il a également déclaré, en 2003, dans Tribune Juive : « Chaque matin, je me lève en me demandant comment être utile à Israël »… (9) Voici un personnage – par la suite candidat à la présidence – qui déclare sans ambages que les intérêts de tel pays étranger constituent la motivation principale de sa carrière politique ; il sait que personne ne va s'en offusquer. Et comment, une fois élu président, aurait-il pu servir l'Etat juif ? Mais tout simplement en consentant avec zèle à ses diktats, en s'impliquant dans ses desseins hégémoniques et ses agissements criminels, en prenant parti contre le peuple palestinien spolié. « La France est méconnaissable ! Toutes ses valeurs, toutes ses traditions, tous ses idéaux, tous ses Droits de l'Homme, sont piétinés… ». (10) 

Les partis politiques français ne sont pas en reste de signes d'allégeance. Le Front national, par exemple, n'a pas hésité à présenter un candidat franco-israélien dans la 8e circonscription des Français de l'étranger (bassin méditerranéen). « Se définissant comme un "juif de la Halakha" [loi juive], Michel Thooris, fonctionnaire de police fondateur du syndicat Action Police faisait ami ami avec les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive ». (11) Il est vrai d'ailleurs que l'entité sioniste a toujours cherché le soutien de l’extrême droite européenne – des populistes islamophobes de l’UDC suisse aux fascistes suédois, y compris ceux qui ont un passif nazi ou antisémite avéré. 

Les choses sont en train de prendre une tournure alarmante : le lobby israélien se démène pour faire passer la loi appelée « Martin Luther King ». Sur ce point, Blanrue écrit : « Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France ». (12) 

Que dire de la création en février dernier du « parlement juif européen », dont les 120 membres ont été élus par des internautes ? Il ne s'agit pas d'un canular. Courroucé, le porte-parole de l’Union Juive française pour la Paix en dit ceci : « Cette histoire de parlement est un nouvel épisode du chantage permanent à l’exception juive, parce que l’antisémitisme, parce que la Shoah, parce qu’Israël. Que l’Union européenne fasse siéger non un conseil représentatif des Juifs d’Europe (qui n’a pas lieu d’être), mais un assez misérable lobby du sionisme en grande pompe dans son siège même, dit à quel niveau d’aplatissement devant Israël l’institution en est arrivée ». (13) Pendant qu'on y est, pourquoi les Musulmans ne créeraient-ils pas un « parlement islamique européen », eux qui sont victimes d'un racisme morbide et d'une flopée de préjugés ? Après ce serait le tour des Noirs, des ROM, des Rapatriés, des Bretons… 

Mensonge et travestissement de la réalité 
Israël roule à tombeau ouvert, chacun en convient. Colonisation galopante, démolition de maisons et arrachage des arbres, déni d'accès à l'eau, emprisonnement inhumain de résistants, torture d'enfants, système d'apartheid et agressions quotidiennes, recours aux armes interdites par les conventions de Genève, non application des résolutions votées par l’ONU, assassinats en catimini, manipulations et intimidations partout dans le monde... La liste des crimes et exactions est notoirement longue. 

Qu'importe, la vérité historique est négligeable, seul compte l'utopie sioniste. Il s’agit de marteler sans répit : « Palestiniens terroristes », « une terre sans peuple », « territoires contestés » (surtout pas occupés), « Hamas ne veut pas la paix »… L’argument massue « Israël une démocratie » est démenti quotidiennement par les faits (rappelons-nous la déportation en juin dernier des demandeurs d’asile africains), mais répété des centaines de fois, il finit par s’imposer. L'anesthésique médiatique marche à merveille. Désormais le monde consent à la vision israélienne du drame palestinien : il est question non pas d'une force d'occupation et d'un peuple spolié, mais de deux parties « en conflit » – lequel conflit se ramène progressivement à une simple question humanitaire. 

Le sionisme travaille à pervertir les faits, à manœuvrer l’opinion publique.
Dans la guerre de propagande, il n’a jamais cessé d'innover, d’acquérir toujours plus de vigueur et d'habileté. Un câble a été transmis en décembre 2010 aux ambassades de l'Etat juif dans dix pays européens. Il ordonne de trouver rapidement un millier de personnes qui agiront en amis d’Israël. « Elles devront être recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens. Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques ». (14) 

Les profondes manipulations idéologiques, les mensonges variés ont eu des conséquences inattendues. En France, par exemple, les profanations de tombes sont en grande majorité perpétrées dans des cimetières chrétiens ou musulmans, mais les médias pervertissent sciemment la réalité en se focalisant sur les tombes juives. De même faut-il évoquer « l’imposture de ce juif rescapé d’Auschwitz, Herman Rosenblat qui a fait pleurer dans les chaumières sur son histoire d’amour alors que tout cela n’était que fabulation ». (15) Quant aux « agressions antisémites » qui soulèvent l'indignation empressée des officiels, nombre d'entre elles sont fondées sur de simples mensonges. (16) 
Le statut de victime, entretenu par les média-menteurs, a permis aux conquérants juifs de passer outre les lois internationales, de se moquer des actions de protestation. L’idée trompeuse, bien incrustée dans les esprits, de « la terre promise par Dieu à Israël » continue de sévir parce que justement les sionistes détiennent ces médias. Alan Hart (auteur de « Zionism, The Real Enemy of the Jews») écrit : « Le plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs seraient jetés à la mer ». (17) Chacun est à même de comprendre que l’entité censée être en danger est une puissance nucléaire, fabrique des drones, des blindés, des satellites, des bombes atomiques… Mais les clairons de l'intoxication agissent directement sur le subconscient ; et voilà qu'on se met à croire que le pot de fer est menacé de mort par le pot de terre. Il doit bien y avoir des moments où les manipulateurs doivent pouffer de rire. 
Rudi Barnet se met ironiquement dans la peau d'un israélien : « Une de nos grandes forces a été de parler de paix depuis 60 ans, de proposer des négociations, d'afficher une volonté de solution pacifique... tout en continuant notre expansion territoriale. Nous sommes les rois du "faire traîner", les experts du piétinement ! » (18) Le mouvement judéo-sioniste, fort du soutien inique des Occidentaux, se complait désormais dans la posture du « chien enragé » (Moshé Dayan). C'est l'objet du prochain article. 
Thami BOUHMOUCH 
Août 2012 
Professeur Université AïnChock Casablanca 
http://bouhmouch.blogspot.com<http://bouhmouch.blogspot.com/> 
(1) T. B., Judéo-sionisme : lorsque la mystification devient vérité, in : http://bouhmouch.blogspot.com/2011/09/judeo-sionisme.html septembre 2011. 
(2) Cf.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-queue-ne-remue-pas-le-chien-97483 
(3) Kathleen Christison,
http://www.legrandsoir.info/Les-USA-sont-au-service-d-Israel-au-Moyen-Orient-Counterpunch.html février 2011. 
(4) Jeffrey Blankfort,
http://www.legrandsoir.info/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html octobre 2010. 
(5) Uri Avnery,
http://www.legrandsoir.info/Les-colons-font-tout-ce-qu-ils-veulent-au-pays-des-colons.html avril 2011. 
(6) DR,
http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-boycott-des-produits-israeliens-106257420.html juin 2012. 
(7) Paul-Éric Blanrue (interview),
http://www.silviacattori.net/article872.html juin 2009. 
(8) Cité par Diana Johnstone,
http://www.legrandsoir.info/La-gauche-francaise-devrait-voir-le-bon-cote-des-choses-Et-ne-pas-pleurer-Strauss-Kahn.html mai 2011. 
(9) Cité par Eva R-sistons,
http://r-sistons.over-blog.com/article-dsk-une-catastrophe-pour-la-gauche-et-pour-la-france-eva-r-sistons-dossier-57887874.html février 2010. 
(10) Eva R-sistons,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/20-categorie-10550742.html Janvier 2011. 
(11) Bakchich,
http://www.alterinfo.net/Le-Front-la-joue-communautaire-en-Israel_a78485.html juin 2012. 
(12) Paul-Éric Blanrue, op. cit. Je souligne. 
(13) Cf.
http://www.ujfp.org/spip.php?article2212 février 2012. 
(14) ManlioDinucci,
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22262 décembre 2010. 
(15)
http://effondrements.wordpress.com/2012/07/28/comment-francois-hollande-est-soumis-pieds-et-mains-lies-au-lobby-sioniste-franc-maconnique/ 
(16) Cf.
http://judeologie.com/2012/07/12/fausses-agressions-antisemites/ 
(17) Alan Hart,
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html février 2010. 
(18) Rudi Barnet,
http://michelcollon.info/Tout-va-bien-Aux-defenseurs-du.html février 2012. 



3-2 belga.be © & afp. : Pas de poursuites contre la CIA pour la mort de détenus.

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.

"Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable", justifie le ministre Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets en dehors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en oeuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix "techniques d'interrogatoire musclé" assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.

31/08/12 - 06h51  

Source: belga.be © afp.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1493650/2012/08/31/Pas-de-poursuites-contre-la-CIA-pour-la-mort-de-detenus.dhtml



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

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4-1 Lalo Vespera : 9/11 : La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 

Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

03 août, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/08/03/guerre-a-la-terreur-vous-ne-lavez-pas-remarque-mais-al-qaida-est-maintenant-notre-alliee/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda

paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… qui collabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

 

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

Mais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

  • L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.
  • Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »
  • Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.
  • Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

  • L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).
  • Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.
  • Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.
  • Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la  cible d’attentats ont été ignorés.
  • Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.
  • Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérêts verts et la CIA, et était un informateur du FBI.
  • La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

  • D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIA ont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.
  • Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…

 

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews        (les liens en gras sont en français. Pour les liens en anglais, se reporter au texte original)

 

Livres en lien avec cet article :

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5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Mediapart dans l'impasse du 11-Septembre

Posté par .Rédaction le 22/08/2012

http://www.reopen911.info/11-septembre/mediapart-dans-l-impasse-du-11-septembre/

Le 11 septembre ressemble à un vaste labyrinthe où une vérité en trompe l'œil dissimule une réalité complexe.

Il est probable qu'elle fascinera encore longtemps chercheurs et historiens.

Eric LaurentLa face cachée du 11 septembre, 2005

Autour du 11 Septembre prospèrent les croyances de chacun. Certains croient la version officielle pendant que d’autres y voient un grand complot. Entre ces deux positions dépassées, beaucoup de doutes mais surtout des familles de victimes, des témoins, des survivants, des professionnels, des associations et de nombreux citoyens qui demandent plus d’explications à travers la réouverture d’une enquête. Pour ce faire, ils énoncent des faits et posent des questions qui contrarient sérieusement la version officielle mais dont la couverture médiatique est extrêmement rare. Incapables de traiter le sujet à sa juste valeur, la plupart des médias écartent en général toute remise en cause et pointent simplement du doigt les conspirationnistes, qui à leur tour voient dans cette attitude la confirmation d’un appareil médiatique complice. Ils ne font alors que nourrir réciproquement des croyances en nuisant à la recherche de la vérité. Ceux qui défendent encore la version officielle du 11-Septembre ne sont donc pas plus crédibles que les théories du complot qu’ils dénoncent.

 

C’est ainsi qu'à l’approche de la 11ème commémoration des attentats du 11 septembre 2001, le site Mediapart, journal d’information numérique indépendant, a choisi de publier une enquête en quatre volets sur les théories du complot. Malheureusement, ce média qui a participé à la mise en lumière de nombreux faits négligés par d’autres sur des événements équivoques telles que les affaires Bettencourt et Karachi, a choisi d’enfermer le développement de son enquête dans une impasse de clichés concernant le 11-Septembre au lieu d’opposer des faits tangibles aux théories qui entourent ce drame. En l’occurrence, la controverse est rangée sans distinction dans la case des pathologies mentales, alors que pas une ligne n’est dédiée à faire l’examen de la version officielle. Et c’est bien là toute l’inutilité de la démarche. En continuant d’esquiver le débat sur des éléments factuels, Mediapart ne fait que contribuer à la défiance des citoyens face aux médias tout en refusant de participer à l’éducation du public sur un sujet aussi souvent mal compris, tant par les journalistes que par lescomplotistes qu’ils abhorrent.

 

Au fil des articles de Nicolas Chevassus-au-Louis, l’enquête se transforme en définitive en une critique sans grandes nuances des théories du complot où toutes les controverses de l’histoire sont mises sur le même plan et sur lesquelles toutes les opinions contestataires ne seraient que le fruit d’une propension maladive à douter de tout. Après un premier article sur l’histoire des théories du complot, un deuxième se consacre spécialement au 11-Septembre qui se trouve rangé à son tour dans la même catégorie. Et ainsi de suite, le journaliste entame sontroisième volet par une étude sociologique où il est demandé à 348 habitants de Philadelphie de donner « leur appréciation de dix théories du complot » : on y trouve pêle-mêle des questions sur les soucoupes volantes ou l’utilisation du virus du sida par le gouvernement américain, comparées aux assassinats de Martin Luther King et John F. Kennedy, ou encore à l’affaire des otages américains de Téhéran en 1980. Tous ces différents sujets sont-ils juste l’objet de théories délirantes ? Ou existe-t-il parmi eux des théories du complot recevables et qui méritent d’être étudiées ? La réponse n’est pas si simple pour qui s’est penché sur ces questions mais l’auteur n’en dira pas un mot. Au contraire, il généralise et sème une confusion dérangeante entre de simples rumeurs et des sujets concrets toujours soumis à l’étude des journalistes et des historiens. C’est très justement ce genre de confusion entretenue par l’auteur autour du terme de « théorie du complot » qui provoque la méfiance de nombreux lecteurs et permet d’introduire sur le terrain des faits des théories illégitimes.

 

Mais alors que l’auteur dénonce justement l’élaboration de telles théories dans le cas du 11-Septembre, il leur reproche en même temps de bien se garder « de suggérer un scénario alternatif […] qui pourrait être soumis à l’épreuve des faits » reprenant ainsi le philosophe Steve Clark. Outre l’incohérence de la remarque avec sa position de départ, elle ne tient aucunement compte de la demande de réouverture d’une enquête par la majorité des personnes concernées. Cela s’oppose donc par nature à prétendre connaitre ce qui s’est véritablement passé, bien que de nombreuses recherches tentent de le comprendre à défaut de voir les médias se charger de l’enquête. Par ailleurs, l’auteur néglige complètement de son côté d’appliquer ce principe de vérification des faits quant à la version officielle du 11-Septembre. Pourquoi ? Il est tout aussi étonnant que celui-ci reproche aux prétendus conspirationnistes d’insister sur les faits, de faire appel à des experts ou encore de s’intéresser aux conflits d’intérêts alors même que ces critères devraient être regardés comme des moteurs de l’investigation journalistique.


Mediapart mène l’enquête…

Le journaliste de Mediapart va tout de même faire appel à ses propres experts pour invalider les critiques de la version officielle du 11-Septembre, en commençant par deux spécialistes en rhétorique, Loïc Nicolas de l’Université libre de Bruxelles et Thierry Herman de celle de Neufchâtel. Ce choix démontre que l’auteur considère a priori que les faits en question ne méritent aucun débat et que tout cela ne repose finalement que sur ce qu’il nomme « les procédés de la rhétorique conspirationniste » auxquels il lui suffit donc d’opposer des rhétoriciens de son choix. Il est assez amusant au passage d’observer par quels fastidieux efforts rhétoriques, Loïc Nicolas cherche à invalider la qualité des experts qui contestent la version officielle dans le court extrait vidéo sélectionné par l’auteur. Un autre extrait vidéo de l’article laisse place à l’historien Emmanuel Kreis, auteur de plusieurs travaux sur les théories du complot. Cependant, l’extrait choisi par le journaliste ne parle à aucun moment du 11-Septembre bien qu’il s’agisse du sujet central de l’article : à la place, on y parle des théories du complot autour de la période de la seconde guerre mondiale, de l’influence de la littérature, des jeux vidéos ou du cinéma, ou encore des illuminatis. Pour entendre en revanche son opinion sur le sujet, il faut se reporter à la fin de la version complète de l’entretien où il déclare que « le 11-Septembre n’est en soi rien d’une théorie du complot » et nous dit même que « le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime ». Alors que l’article porte très précisément sur le 11-Septembre, pourquoi le journaliste de Mediapart préfère-t-il présenter un extrait sans aucun rapport avec le sujet traité, plutôt que de relayer ce que le spécialiste qu’il interroge en pense réellement ? Le biais de l’auteur est évident.

 

Puis lorsque le sujet dévie inévitablement sur l’effondrement des tours du World Trade Center, l’auteur fait appel à Jérôme Quirant pour contester « une liste de près de 1.500 architectes et ingénieurs exprimant des doutes sur le rapport publié en 2004 par la commission d’enquête » (ils sont en fait 1.704 et critiquent les rapports du NIST de 2005 et 2008). S’appuyant sur sa caution scientifique, l’auteur déclare ainsi que la pétition regroupe différents spécialistes « mais seulement une cinquantaine de signataires dont les titres laissent à penser qu’ilsmaîtrisent un tant soit peu le calcul de structures, bref qu’ils sont d’authentiques experts », ce qui du point de vue même de l’auteur, en dehors des termes dépréciatifs empilés grossièrement et laissés en italique, nous laisse pourtant avec une cinquantaine de signataires maitrisant le calcul de structure, ce qui mériterait au moins un débat contradictoire sur la question. Dans le même genre, l’auteur affirme que sur son site - alors que celui-ci est fermé aux commentaires (contrairement au nôtre) - « Jérôme Quirant n’a reçu que très peu de messages de truthers avançant des arguments techniques, comme si ces derniers n’étaient pas intéressés par la discussion scientifique contradictoire ». L’abus de confiance va encore plus loin quand le journaliste nous dit de façon péremptoire que les « particules extraites des décombres des tours jumelles […] se sont avérées n’être que des résidus de peinture », ce qui est précisément la thèse de Jérôme Quirant bien qu’il n’ait aucune compétence en la matière. Or, bien que l’étude de Jim Millette sur laquelle se fonde cette assertion conteste la présence de thermite ou de nano-thermite dans les poussières du World Trade Center, elle note bien que « la composition des chips rouges/grises ne correspond pas à la formule d’apprêt utilisée sur les colonnes métalliques des tours du World Trade Center ». Dès lors, s’il est souvent préférable de laisser la science aux scientifiques, cela ne signifie en aucun cas de prendre pour argent comptant tout ce qu’ils racontent, et cela vaut autant pour le journaliste de Mediapart que pour le reste de ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le 11-Septembre étant loin de se résumer à un débat scientifique où les théories s’affrontent, il aurait été utile que l’auteur se penche en priorité sur des faits dont chacun peut juger la pertinence.

 

Mais le plus navrant dans cette série d’article, c’est que, du point de vue qu’elle défend, tous ceux qui critiquent la version officielle du 11-Septembre passent eux-mêmes pour des théoriciens du complot, quels qu’ils soient et quoi qu’ils disent, ce qui, par ailleurs, n’a pas l’air d’intéresser vraiment l’auteur. Il conclut ainsi que les doutes exprimés sur le 11-Septembre relève d’une « foi comparable à celle de ces sectes qui survivent sans peine aux échecs répétés des prédications du gourou ». Il est rejoint dans ce sens par Philippe Corcuff qui dans les commentaires compare les « fidèles de ReOpen911 » aux « Témoins de Jéhovah » lorsque nous l’interpellons sur ce genre de généralités abusives. De même, l’auteur se demande si « les partisans des théories du complot ne sont-ils pas […] statistiquement plus enclins à croire aux fantômes et à la transmission de pensée, à ne pas vouloir passer sous une échelle, à toucher du bois pour conjurer le mauvais sort ? ». « Plus l'on se méfie d'autrui, plus l'on se sent socialement en difficulté, et plus on adhère aux discours conspirationnistes », continue l’auteur. Il va même jusqu’à parler de « mauvais citoyens, décidément, que ces adeptes des théories du complot. Au mieux, des malades. Au pire, des dangers pour la démocratie » avant de se rattraper en précisant que « des courants de la psychologie proposent une interprétation autrement plus subtile de la formation de croyance en une théorie du complot ».


ReOpen911 vu par Mediapart

Face à de tels propos qui rappellent les excès de Philippe Val ou Laurent Joffrin, il est essentiel d’écouter attentivement ce que dit l’historien Emmanuel Kreis dans la version intégrale de la vidéo de Mediapart : « Alors ce n’est pas en tant que telles les théories du complot finalement qui évoluent, mais c’est le regard qu’on leur porte. Donc des attaques extrêmement violentes, sur non seulement les théories du complot proprement dites, mais aussi un ensemble de doutes, d’hypothèses. Alors on peut appeler ça - je sais pas comment - d’hypothèses du complot peut-être ou de réflexions sur le complot, qui se retrouvent intégrées finalement dans une dénonciation globale. Alors pour l’instant ça fait, disons depuis le 11-Septembre que ces choses prennent une réelle dimension importante, médiatique, qui touche largement les gens. Les effets produits ne sont pas encore forcément faciles à analyser, à palper, mais il est évident que ça va avoir des effets. Ne serait-ce qu’un simple effet pervers, qui est de faire que des gens qui se posent simplement des questions, en étant attaqués extrêmement fortement sur des questions qui sont bien souvent même légitimes - enfin je veux dire le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime - ces gens donc, se posant des questions, vont donc être renvoyés finalement à une image de conspirationnistes, et du coup, on commence à avoir un élargissement finalement de l’impact de ces théories du complot dans des milieux qui jusqu’alors, n’étaient pas particulièrement touchés par ces théories, et finalement ces gens vont dériver vers tout autre chose. Donc qu’est-ce que cela peut produire, qu’est-ce que cela peut donner, est-ce que cela va enrichir les théories du complot, va les massifier ? Je n’en sais rien, mais en tout cas c’est quelque chose sur lequel, à mon avis, on ne réfléchit pas assez, et qui peut avoir des conséquences à la fois donc sur les théories du complot, mais également sur les sociétés ».

 

Nicolas Chevassus-au-Louis aurait été bien inspiré de prendre ces paroles en considération quand il a réalisé son enquête. Non seulement parce que l’historien refuse l’appellation de théorie du complot sur le 11-Septembre et qu’il ne trouve pas illégitimes ces interrogations, mais plus spécifiquement parce que la qualité de son enquête reflète parfaitement l’effet pervers dont parle Emmanuel Kreis. En traitant ainsi la question du 11-Septembre, outre le fait d’être improductive à faire avancer le débat, son enquête est peut-être même totalement contre-productive. Comme le disait Alain Garrigou sur son blog du Monde Diplomatique en 2011, « c’est une affaire d’examen dans tous les cas, soit exactement ce dont nous prive la dénonciation des visions conspiratives. […] La dénonciation de la théorie du complot est paresseuse. Elle rassure à bon compte car le complot fait doublement peur. […] Le dévoiement de la raison en complots fantasmatiques ne saurait être utilisé systématiquement contre l’ambition scientifique de dévoilement. Elucider des mécanismes, dévoiler des systèmes, comprendre des logiques n’est pas mettre à jour des complots, même si c’est parfois le cas, mais révéler que les raisons et les méthodes de l’action échappent à la lucidité des acteurs. »

 

Lorsque l’on soustrait l’examen des faits à un sujet aussi complexe et controversé, on peut effectivement arriver à faire passer des opinions avisées pour de simples croyances, de la superstition, et ainsi les associer à un profil social ou psychologique particulier, études à l’appui. Mais si l’on se désintéresse totalement des faits, ne peut-on pas faire de même avec l’affaire Karachi, qualifiée de « fable » par Nicolas Sarkozy ? Ceux qui croient à la théorie du complot dans l’affaire Karachi ne sont-ils pas plus enclin à croire à l’Affaire Bettencourt ? Quelles sont les couches sociales qui pensent que Kadhafi a financé la campagne de Sarkozy ? Combien parmi eux doutent également du 11-Septembre en rapport ànotre sondage de 2011 ? Et on peut continuer comme ça indéfiniment… C’est pourtant de cette manière que Mediapart a mené son enquête, en assimilant le 11-Septembre à des histoires sans aucun fondement relayées par des ahuris paranoïaques.

  

Interpellé sur les plus de 1.700 réactions suscitées par cette enquête, EdwyPlenel a répondu que « l'auteur de cette pertinente enquête, Nicolas Chevassus-au-Louis, veille lui-même à répondre aux commentaires. Un cinquième et dernier volet de sa série reprendra et synthétisera prochainement ses réponses aux objections et critiques ». Quand on se souvient que le président de Mediapart, à l’époque où il l’écrivait pour lesoir.be, disait du travail de Denis Robert sur Clearstream que « cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot », il y a de quoi se demander ce qu’est pour lui une enquête pertinente (Denis Robert a gagné en justice et face à tous ses détracteurs). Dans le cas présent, nous n’espérions rien d’un cinquième volet et cela s’est confirmé dans un article en réponse aux commentaires publié le 20 août. Bien que l’auteur, accompagné cette fois-ci par Sophie Dufau, tente de désamorcer quelques généralités trop fréquemment dénoncées par les lecteurs, il continue néanmoins de collectionner les idées reçues sur le 11-Septembre. Ainsi, contester la version officielle se résumerait, selon eux, à des « discours refusant d’attribuer les attentats du 11 Septembre aux islamistes de Ben Laden » et serait le « paradigme de la théorie du complot ». De tels préjugés démontrent à quel point ils ne connaissent pas et ne comprennent pas le sujet dont ils parlent. Ont-ils seulement pris le temps (85 minutes) d’écouter les familles de victimes dans le documentaire 9/11 Press for Truth ? Ils affichent en revanche une confiance inébranlable envers une commission d’enquête dont ils n’ont probablement pas lu le rapport, tout comme la somme d’ouvrages qui en font la critique. Et quand ils comparent sans gêne leurs contradicteurs aux « créationnistes » ou aux « climatosceptiques », que savent-ils vraiment de Coleen Rowley, Sibel Edmonds, Ann Wright, Anthony Shaffer, Robert Wright, Ray McGovern et tant d’autres ? Au final, ils citent Marcel Proust et nous disent que « les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances » : est-ce un aveu ?

 

Le dernier mot sera laissé à Donna Marsh O’Connor, qui a enseigné la littérature et la rhétorique à l’Université de Syracuse pendant plus de vingt ans. Contrairement aux spécialistes en rhétorique cités par Nicolas Chevassus-au-Louis, elle a étudié le sujet et sait de quoi elle parle. Et pour cause, elle a perdu sa fille qui se trouvait en haut de la Tour Sud du World Trade Center lors des attentats du 11-Septembre et agit au sein de l'association SeptemberEleventhFamilies for PeacefulTomorrows. Ce qu’elle disait le 11 septembre 2006 en soutien d’une nouvelle enquête est peut-être la meilleure réponse que l’on puisse apporter à celle de Mediapart et ce sera d’ailleurs notre conclusion : 
Sébastien Durrbach
Membre de l’association ReOpen911


le 11 septembre 2012

Article original : "Ground Zero redux" 

Pepe Escobar (Asia Times Online) Retour sur Ground Zero,

NEW YORK - dans le redoutable film de David-Cronenberg Cosmopolis (France/Canada, 2012), tiré du roman homonyme de Don DeLillo, le jeune milliardaire Eric Packer (joué par Robert Pattinson) traverse lentement New York dans sa limousine blanche, confortablement installé sur un trône confortable en cuir incrusté d'écrans.

Il ne ressent... rien ; pour l'essentiel, il aspire le monde dans sa propre inertie. A l'extérieur de son cabinet silencieux en mouvement, c'est le chaos total, avec des activistes qui aspergent de rats des restaurants huppés sous la tension de la menace d'une apocalypse imminente.

C'est le monde qui se métamorphose en ultra capitalisme dématérialisé, ou qui est avalé par lui ; un monde en état de crise, déterminé par la violence, et avec la violence comme seul horizon possible. Ainsi qu'une marchande d'art libidineuse (jouée par Juliette Binoche) le dit à Packer : « C'est le cyber-capital qui crée le futur ».

Une promenade au milieu de la nuit à Ground Zero offre un contexte supplémentaire à Cosmopolis. C'est là où notre modernité post-apocalyptique a commencé, il y a 11 ans - et où le cyber-capital continue toujours de créer au moins une partie du futur. Ainsi que Cosmopolis le montre, le turbo-capitalisme n'est pas seulement en crise ; le turbo-capitalisme, pour faire court, EST la crise.

Au coeur de la nuit, Ground Zero reste un site étrange. Il y a le mémorial. Il y a la nouvelle tour de verre non terminée. Et, tout au long du récit, subsistent les trous de la dimension de Ground Zero.

Cette semaine, 11 ans après le 11/9, on ne parle en ville (en crise) que du « héro » des Navy SEAL, échangeant son anonymat contre la poignée légendaire de dollars et disant les choses comme elles sont - « les choses » étant la suppression de « Geronimo », alias Oussama ben Laden, le présumé cerveau du 11/9, l'ensemble du spectacle emballé comme un célébration de « déférez-le devant la justice ». 
[1]

Pourtant, la suppression de « Geronimo » n'a pas clos l'affaire ; elle n'a réussit qu'à balancer un lot de vérités embarrassantes au fond de la Mer Arabique. Il y a plus de trois ans, l'indispensable Sibel Edmons certifiait comment Oussama était « un de nos salopards » directement lié au 11/9. [2] Et Richard Behan livrait un peu plus tôt une déconstruction succincte de la route vers le 11/9, exposant une fois encore l'idée fausse sur la « guerre contre la terreur ». [3]

Lorsque j'avais interviewé le Lion du Panshir, Ahmed Shah Massoud, fin août 2001 - seulement deux semaines avant son assassinat, le 9 septembre, le feu vert pour le 11/9 - il était convaincu que les Etats-Unis n'envahiraient pas l'Afghanistan pour attraper « Geronimo ». [4]

Ce que Massoud ne savait pas, alors, était ce qui s'était passé le 2 août à Islamabad, lorsque la négociatrice du Département d'Etat US, Christine Rocca, avait répété, sans équivoque, pour la dernière fois à l'ambassadeur Taliban auprès du Pakistan, Abdul Salam Zaïf : « Soi vous acceptez notre offre d'un tapis d'or, soi nous vous enterrons sous un tapis de bombes ». L'offre concernait le « Pipelineistan » - un tapis d'or pour les Taliban en échange des droits de transit pour la construction par UNOCAL du pipeline TAP (Turkménistan/Afghanistan/Pakistan).

Déjà, avant même l'offre finale de Rocca, l'administration de George W. Bush - à la réunion du G8 à Gênes, en Italie, en juillet - avait déjà secrètement informé les Européens, plus le Pakistan et l'Inde, que Washington commencerait à bombarder l'Afghanistan à partir d'octobre. C'était plusieurs semaines avant que le « Pearl Harbor », très cher aux néo-cons[ervateurs], ne soit envoyé par la Providence sous la forme du 11/9.

Le trucage des combattants de la liberté

Onze ans plus tard, les sténographes légendaires de l'Empire encouragent désormais avec enthousiasme ... al-Qaïda (qu'y a-t-il de nouveau ?). L'administration de Barack Obama - mettant en suspens la terminologie sur la « guerre contre la terreur » et orwellinisant ses méthodes - a travaillé côte à côte avec le Groupe des combattants libyens lié à al-Qaïda pour renverser Moummar Kadhafi en Libye ; et, côte à côte avec la Maison des Saoud, il soutient un chapelet de djihadistes salafistes de la variété al-qaïdesque pour renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie.[5]

Nous nous souvenons tous du moudjahidin pris en photo aux côtés de Ronald Reagan ; ils étaient chéris en tant que « combattants de la liberté ». Le retour de bâton était inévitable en Afghanistan - comme ce sera le cas en Libye et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Syrie et au Moyen-Orient.

En attendant, il y a cette myriade de questions qui restent sans réponses. Parmi elles :
* Pourquoi « Geronimo » n'a-t-il jamais été officiellement accusé par le FBI de porter la responsabilité du 11/9 ?
* Comment les 19 musulmans présumés acteurs de cette attaque ont-ils été identifiés en moins de 72 heures - sans même une enquête sur la scène du crime ?
* Qui a empoché les huit boîtes noires indestructibles de ces quatre vols du 11/9 ?
* Quelle fut la facilité pour désactiver tous ces systèmes de défense élaborés du Pentagone ?
* Pourquoi la Garde Nationale aérienne de Washington était-elle aux abonnés absents ?
* Comment se fait-il qu'un nombre incroyable d'architectes et d'ingénieurs réputés soient catégoriques sur le fait que le récit officiel n'explique tout simplement pas le plus gros effondrement de structure de toute l'Histoire (les Tours Jumelles), de même que l'effondrement de la tour n°7 du WTC qui n'a même pas été touchée par un avion ?
* Pourquoi le Maire de New York, Rudolf Guliani, a-t-il immédiatement autorisé le transport par voie maritime des décombres du WTC vers la Chine et l'Inde pour y être recyclés ?
* Pourquoi des débris métalliques ont-ils été retrouvés à pas moins de 13 km du site de crash de l'avion qui est tombé en Pennsylvanie - laissant supposer que cet avion a pu être abattu sous les ordres de Dick Cheney ?
* Qui, au sein des services secrets pakistanais (ISI), a transféré 100.000 dollars à Mohammed Atta en été 2001 - sous les ordres du chef de l'ISI, le Général Ahmad en personne, comme insistent les services secrets indiens ?
* Etait-ce réellement l'agent de l'ISI, Omar Cheikh, le spécialiste en technologie de l'information d'Oussama ben Laden, qui a organisé plus tard la mise à mort du journaliste Daniel Pearl à Karachi ?
* Les services secrets pakistanais étaient-ils directement impliqués dans le 11/9 ?
* Et, « Geronimo » a-t-il été admis à l'hôpital américain de Dubaï le 4 juillet 2001, après s'être envolé de Quetta, au Pakistan, où il serait resté pour un traitement jusqu'au 11 juillet ?

Nous ne le saurons jamais. Et « Geronimo » ne parlera pas. Ce que nous savons est que le cyber-capital crée le futur ; la « guerre contre la terreur » était - est - un bobard monumental ; et les élites à Washington se fichent pas mal de cette bande « d'enturbannés » ; c'est l'Empire du Milieu qui les remplit d'effroi.

Copyright 2012 - Asia Times Online /

Traduction [JFG-QuestionsCritiques] – Tous droits réservés.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/11_septembre_2001_questions_sans_reponses_turbo-capitalisme_110912.htm

Notes :
_________________
[1] Voir la video de CBSNews.
[2] VoirDaily Kos.
[3] Voir "Masterpiece of Propaganda".
[4] Voir Masoud: From warrior to statesman, Asia Times Online, 12 septembre 2001.
[5] Voir Syria's eerie parallel to 1980s Afghanistan, par David Ignatius, Washington Post, 6 septembre 2012.



 

 


Lalo Vespera : 9/11 :La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

 

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée

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Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. »

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent[2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain[4].

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis[5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Peter DeFazio – Chambre des représentants, le 7 juillet 2011 [6]

03 juillet, 2012 by Lalo

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Auparavant, DeFazio a retracé dans ce même discours les circonstances de l’affaire : « En 1990, le Congrès a adopté une loi qui exigeait que tous les organismes fédéraux, y compris le ministère de la Défense, devait avoir des états financiers vérifiables chaque année.

Depuis cette date, le Pentagone a dépensé 10 000 milliards de dollars et cependant, aucune vérification n’a été menée.

 En fait, il y a de nombreux problèmes avec la comptabilité au Département de la Défense, et sa gestion financière a été classée en "risque élevé" par le GAO [l'organisme du Congrès en charge du contrôle des comptes publics]. Malheureusement le Pentagone, ne pouvant tolérer les contrôles, a sollicité une exemption de vérifications. » [7] A défaut d’être contraint par un audit annuel indépendant, le DoD, à la fois juge et partie, ne délivre chaque année qu’un état financier sommaire de quelques pages, composé en interne. Ce contrôle est particulièrement léger au regard du fait que les contribuables américains financent le DoD pour un budget fédéral annuel qui est monté de 350 à 800 milliards de dollars entre la fin des années 1990 et 2011 [8].

Suite aux pressions du Congrès, le Pentagone a fini par accepter le principe d’un audit indépendant sur ses comptes. Mais en 2017, seulement. Ce qui implique qu’entre-temps, le ministère de la Défense sera tout de même en mesure de dépenser à nouveau 4000 milliards de dollars sans aucun contrôle. EtDeFazio pointe l’arrogance décomplexée des responsables du Pentagone en précisant que cet accord a été l’occasion pour eux de solliciter une nouvelle rallonge budgétaire afin d’assumer cet audit… « C’est incroyable ! » s’insurge le représentant du Congrès qui réclame la suspension immédiate du régime de privilège et d’exception dont bénéficie le Département de la Défense [7].

Budget américain de la défense (ajusté sur l’inflation) 1940 – 2010 • New York Times [9]

"Les États-Unis dépensent aujourd’hui environ l’équivalent des deux tiers du budget annuel

le plus élevé durant la seconde guerre mondiale."  

Le jour d’avant

Cette question sensible de la comptabilité du Pentagone n’est pas nouvelle. Dix ans plus tôt, en 2001, elle avait donc été traitée à sa façon par Donald Rumsfeld qui tenait depuis quelques mois les rênes du ministère. Lors d’une conférence à l’attention des bureaucrates de la défense américaine, il exhorta les cadres de son département à mener une guerre vigoureuse contre le "gaspillage" (sic) des dépenses, faisant déjà état de ce montant de "2,3 Trillion" soit 2300 milliards de dollars de transactions que les analystes budgétaires du département ne parvenaient pas à identifier [10].

 


Reportage de CBS News sur le discours du 10 septembre 2001 [11] 

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Ce qui est singulier dans la chronologie de cet épisode est le fait que cette conférence délivrée par Donald Rumsfeld se soit tenue le 10 septembre 2001, c’est-à-dire la veille des attaques qui détruisirent une partie du Pentagone lui-même, la veille d’un événement qui donna l’occasion aux États-Unis de faire valoir une nouvelle donne stratégique et militaire impliquant prioritairement le DoD et qui permit au secrétaire d’État à la Défense de se concentrer bien davantage sur de nouvelles rallonges budgétaires à faire voter au Congrès pour les conflits à venir en Afghanistan et en Irak, plutôt que sur d’ennuyeux examens comptables.

 

Principe de précaution

La Défense est un département que Rumsfeld connait bien pour en avoir déjà été le patron sous l’administration Ford de 1975 à 1977, et le secrétaire d’État est fin politique [12]. Quand, le 10 septembre 2001, il prend acte publiquement du gouffre comptable de 2300 milliards de dollars, et en rend responsables les bureaucrates du Pentagone, d’une part il assure ses arrières en jouant brièvement la transparence, d’autre part il désigne avec un jour d’avance un coupable parfait pour cette forfaiture, d’ores et déjà en cohérence avec le futur récit du gouvernement, stigmatisant l’incurie des agences de renseignement pour justifier l’incapacité des États-Unis à mettre en échec les attaques terroristes sur son sol.

 

Mais plus stupéfiant encore, plusieurs informations rendues publiques officiellement démontrent que la zone endommagée du Pentagone et la profession d’un nombre important des fonctionnaires tués durant l’attaque présentent des liens manifestes avec le gigantesque préjudice comptable. Nous y reviendrons.

Malgré cela ni les médias, ni les politiques, ni la justice, ne manifestèrent un quelconque intérêt envers ce faisceau de "coïncidences" extrêmes. La couverture de presse fut presque inexistante. L’ampleur inédite des attaques sur le sol américain balaya avec force l’ordre des priorités de la nation pour des mois, voire des années, et le Congrès, tétanisé par la peur conjuguée du choc terroriste et del’anthrax[13], ajoutera, malgré les milliers de milliards déjà évaporés des coffres, des centaines de milliards de crédits supplémentaires pour faire la "Guerre contre la Terreur".

Quant à la Commission d’enquête, rien de tout cela n’affleure dans son rapport final[14] pourtant caractérisé en préambule par ses auteurs comme « le récit le plus complet possible des événements du 11-Septembre, ce qui s’est passé et pourquoi. » (En fait, il s’agit là d’une des nombreuses anomalies que présente le rapport final) [15].

 

 

Un milliard de dollars en billets de $100 (œuvre de Michael Marcovici) [16] :

En 2001, le Pentagone prétend, sur une seule année comptable, ne pas être en mesure de justifier

ses dépenses, pour un montant financier équivalent à 2300 fois cette masse d’argent.

Puissance douze

Avant de s’enfoncer dans les arcanes du Pentagone, il est utile de remettre en perspective l’ampleur de la somme dont il est question ici, car le chiffre annoncé est si monumental qu’il en devient plus ou moins abstrait ou suscite l’incrédulité, quand il n’est pas tout simplement amputé de trois zéros à cause des différences entre les systèmes de comptage américain et européen (voir encadré).

En octobre 2001, la SEC, l’autorité de tutelle de la Bourse américaine, lance une enquête sur la société Enron suite à la perte trimestrielle de 618 millions de dollars [17]. Et un mois plus tard, Enron s’effondre après avoir reconnu, à la stupeur générale, avoir dissimulé plusieurs milliards de dollars grâce à des opérations ne figurant pas dans son bilan[18]. Le scandale ébranle les places boursières et éclabousse le monde politique. La France connaîtra en 2008 l’affaire Kerviel faisant perdre à la Société Générale 5 milliards d’euros (6,2 milliards de dollars) [19]. Ces catastrophes financières sont colossales. Et pourtant,l’ordre de grandeur utilisé pour appréhender la masse financière qui a disparu des caisses du Pentagone est tout autre, mille fois supérieur. Comparés aux transactions fantômes dans la comptabilité du DoD, les montants du scandale Enron ou de l’affaire Kerviel prennent soudain la consistance de quelques pièces jaunes au fond du porte-monnaie.

Par exemple, 2300 milliards de dollars en 2001 représentent un montant bien supérieur au PIB de la France cette année-là (1320 milliards de dollars sur 2001 en taux de change courant)[20]. Le sénateur américain Robert Byrd emprunte une métaphore pour caractériser cette somme : En deux mille ans se sont écoulées environ un milliard de minutes. La perte dont il est question ici est donc plus ou moins équivalente à 2300 dollars par minute depuis la naissance du Christ [21]. Il est aussi éloquent de visualiser ce que représente concrètement cet argent en coupures de 100 dollars (80 euros) :

 

Mais à quoi ressemblent 2300 milliards de dollars ? [22] 

Si le volume des transactions sans traçabilité est ainsi envisagé, alors quelques questions viennent à l’esprit :

D’une part, lorsque les dépenses militaires du budget fédéral se révèlent soudainement opaques sur une somme comportant douze zéros, pourquoi Donald Rumsfeld utilise-t-il un terme aussi inapproprié que "gaspillage" ("waste") à six reprises dans sa déclaration du 10 septembre 2001 ?[23] Ce haut responsable est-il donc naïf, ou a-t-il une manœuvre en tête en utilisant ainsi un tel euphémisme comme élément de langage ? De toute évidence, la naïveté n’est pas exactement ce qui caractérise en premier lieu le secrétaire d’État américain.

D’autre part, dans une démocratie moderne comme les États-Unis, comment est-il concevable que d’une année sur l’autre, la comptabilité d’une institution telle que le DoD notifie puis révèle que l’équivalent de deux millions trois cent mille mallettes contenant chacune un million de dollars est "tombé du camion", et qu’au lieu de braquer leur attention sur cet accident sensationnel, les élus et les médias détournent pudiquement le regard, comme c’est le cas ici (même avec l’excuse du contexte catastrophique du 11-Septembre) ?

 

Courte échelle

Si l’incrédulité est manifeste par rapport à cette perte subie par le Pentagone, il s’ajoute, en particulier pour les européens, une certaine confusion due au système de comptage différent d’un côté et de l’autre de l’Atlantique pour les sommes dépassant l’échelle du million (1.000.000). En effet, un milliard ici équivaut à un billion aux USA (1.000.000.000) mais un billion ici équivaut à un trillion là-bas (1.000.000.000.000). Un trillion ou un billion n’ont donc pas du tout le même sens et la même valeur si on se trouve aux États-Unis (où est utilisée l’échelle "courte" de comptage) ou en Europe (où est utilisée l’échelle "longue")[24]. En clair :

106 = 1 000 000 = 1 million aux USA et en Europe

109 = 1 000 000 000 = 1 billion aux USA = 1 milliard en Europe

1012 = 1 000 000 000 000 = 1 trillion aux USA = 1 billion en Europe (1000 milliards)

1015 = 1 000 000 000 000 000 = 1 quadrillion aux USA = 1 billiard en Europe

1018 = 1 000 000 000 000 000 000 = 1 quintillion aux USA = 1 trillion en Europe

La confusion suivante est régulièrement observée : 1 trillion = 1 billion = 1 milliard, laissant supposer que le Pentagone a perdu "2,3 milliards de dollars". Et bien que cela représente déjà une somme énorme, elle est sans commune mesure avec les 2300 milliards de dollars dont il est question en réalité. Pour éviter toute confusion, mieux vaut donc éviter l’usage de 2,3 trillion (USA) ou 2,3 billion (Europe) et nous emploierons uniquement les "milliers de milliards" pour désigner ce type de somme.

 

 

En effet, à l’apparition de ce rapport mentionnant les pertes de l’année fiscale 1999, les représentants politiques tout comme la presse restent étonnamment discrets. Et à l’exception d’une ou deux têtes brûlées, les commentaires sont rares. De ce fait, ce chiffre démesuré, « $2,300,000,000,000 », n’a-t-il pas toutes les chances de rester une entité abstraite ? Et dans ces conditions, comment les contribuables américains auraient-ils les moyens de prendre conscience de la forfaiture commise à leur endroit, et de son ampleur ? Par ailleurs, peu de citoyens ont l’opportunité de jongler au quotidien avec une somme aussi astronomique et il est possible que ce chiffre reste un concept qui défie l’entendement.

Ainsi, peut-être ce chiffre trop vaste est-il devenu étrangement invisible, condamné à l’incrédulité ou à l’indifférence des citoyens américains, comme bien d’autres aspects liés au 11-Septembre.

À suivre, mardi prochain : Le trésor enseveli du Pentagone

 

Lalo Vespera

La parenthèse enchantée

Parution du livre : septembre 2012

insolente.net

 

En lien avec cet article

Sites Internet de l’administration américaine

U.S. Government Printing Office

Bureau de Diffusion du Gouvernement américain

http://www.gpo.gov/

 

• Transcription des interventions de Peter DeFazio, les 2 août 2007 et 7 juillet 2011, devant la Chambre des représentants des États-Unis, qui dénonce les dissimulations de l’administration concernant la COG (2007) ou les finances du Pentagone (2011).

 

 

U.S. Department of Defense

Département américain de la Défense

http://www.defense.gov/

 

• Biographie de Donald Rumsfeld

• Transcription du discours intégral de Donald Rumsfeld le 10 septembre 2001, faisant état des 2300 milliards de dollars "perdus" dans les méandres de la comptabilité.

 

Documents officiels ou administratifs

 

FederalContinuity Directive 1

Directive de la Continuité Fédérale

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

 

Publication : Février 2008

Organisme : FEMA – Homeland Security

Présentation de la Continuité de Gouvernement (COG) prévue en cas de crise, dans sa partie accessible aux citoyens. Les dispositions qui compromettent l’intégrité constitutionnelle des États-Unis restent inaccessibles, même aux représentants du Congrès.

The 9/11 Commission Report

Rapport de la commission sur le 11-Septembre

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

 

Publication : 22 juillet 2004

Organisme : National Commission on TerroristAttacksUpon the United States

Rapport final de la Commission d’enquête présidentielle sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis. Seule la version en langue anglaise est en ligne sur Internet, à la disposition du public.       

Sources et références

1. Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

1B. Ibid. Chapitre 10, pages 253 : Structures parallèles et plans pour la continuité de gouvernement

 

2. OPB News "DefazioAmendmentSeeksPentagon Audit" par April Baer (8 juillet 2011)

http://news.opb.org/article/defazio-amendment-seeks-pentagon-audit/

Peter DeFazio est représentant de l’État d’Oregon. Le site d’OPB News (Oregon Public Broadcasting) résume la portée de l’amendement présenté par DeFazio.

 

3. FEMA – Homeland Security – FederalContinuity Directive 1 (février 2008)

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

Rapport officiel du Homeland Security sur la continuité de gouvernement.

 

Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

« Il n’existe aucun moyen de déterminer combien de changements constitutionnels survenus depuis le 11-Septembre peuvent trouver leur source dans la planification de la COG. Nous savons cependant que de nouvelles mesures de planification de la COG furent une nouvelle fois instaurées en 2007, lorsque le Président Bush a émis la National Security Presidential Directive 51 (Directive Présidentielle de Sécurité Nationale, ou NSPD-51/HSPD-20). Cette directive formulait ce que la FEMA a appelé ultérieurement "une nouvelle vision pour assurer la continuité de notre gouvernement". » Peter Dale Scott interviewé en 2011.

 

4. The Oregonian "DeFazioasks, but he’sdeniedaccess" par Jeff Kosseff (20 juillet 2007)

http://web.archive.org/web/…/base/news/118489654058910.xml&coll=

Article à propos du refus de George Bush d’accorder à Peter DeFazio un accès au contenu classifié de la directive NSPD-51.

 

GPO (U.S Government Printing Office) – Congressional Record – House “Americaneeds a plan to provide for Continuity of Government” (2 août 2007)

http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/CREC-2007-08-02/pdf/CREC-2007-08-02-pt1-PgH9548-4.pdf

Transcription de l’intervention de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants.

 

5. Le Monde "Crise financière, dette et avenir" par Radu Vranceanu (5 septembre 2011)http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/05/crise-financiere-dette-et-avenir_1566736_3232.html

 

6. C-SPAN – Peter DeFazio – Discours sous-titré en français – 7 minutes (7 juillet 2011)

http://www.dailymotion.com/video/k5ItlWWhZQXnlv3aucq

Vidéo du discours complet de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants à propos de l’amendement sur le contrôle des finances du Pentagone.

 

7. GPO – Peter DeFazio – Discours devant la Chambre des représentants (7 juillet 2011)

http://www.gpo.gov:80/fdsys/pkg/CREC-2011-07-07/pdf/CREC-2011-07-07-pt1-PgH4733-2.pdf

Transcription du discours

 

8. Le Point "En 2011, les États-Unis dépenseront plus de 800 milliards de dollars pour leurs armées" par Jean Guisnel (1er février 2010)

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-01/pentagone-en-2011-les-etats-unis-depenseront-plus-de-800-milliards-de/1648/0/419474

 

9. New York Times "Pentagon Faces Growing Pressures to Trim Budget" par Thom Shanker et Christopher Drew (22 juillet 2010)

http://www.nytimes.com/2010/07/23/us/politics/23budget.html

 

10. CBS News "The War On Waste" par AleenSirgany

http://www.cbsnews.com/stories/2002/01/29/eveningnews/main325985.shtml

Transcription du reportage diffusé par CBS News en 2002

 

11. CBS News (sous-titres français)

http://www.dailymotion.com/video/xfk1pe_2300-millards-de-dollars-disparus-la-veille-du-11-septembre_news

Ce reportage télévisé de CBS News sur le discours de Rumsfeld la veille du 11-Septembre a été diffusé en 2002. Circulant ensuite sur internet, il a contribué à faire connaître les propos du secrétaire à la Défense sur la perte de 2300 milliards de dollars par le Pentagone.

 

12. DoD Biographie de Donald Rumsfeld sur le site du Département de la Défense

http://www.defense.gov/specials/secdef_histories/bios/rumsfeld.htm

 

13. ReOpen911-Prison Planet “Affaire de l’anthrax : un comité d’experts indépendants remet en cause les conclusions du FBI” par Steve Watson (16 février 2011)

http://www.reopen911.info/News/2011/02/17/affaire-de-lanthrax-un-comite-dexperts-independants-remet-en-cause-les-conclusions-du-fbi/

 

14. The 9/11 Commission Report – Final Report of the National Commission on TerroristAttacksupon the United States (2004)

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

Rapport final de la Commission d’enquête Kean-Hamilton-Zelikow sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis

 

15. David Ray GRIFFIN "Omissions et manipulations de la Commission d’enquête" Editions Demi Lune (ouvrage publié aux États-Unis en 2005 et en France en 2006).

http://www.editionsdemilune.com/omissions-et-manipulations-de-la-commission-denquete-p-5.html

 

16. Michael Marcovici - One Billion Dollars

http://sites.google.com/site/artmarcovici/one-billion

10 millions de billets de $100 rangés sur 12 palettes / Oeuvre de M. Marcovici

 

17. Le Point “Enron : faillite de la septième société américaine” par Chloé Durand-Parenti (29 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220974

 

18. L’Express “Punis pour l’exemple” (27 mai 2006)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/punis-pour-l-exemple_458471.html

 

19. Le Point “Un trader fait perdre 5 milliards à la Société Générale” par Mélanie Delattre (24 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220121

 

20. Wikipédia – Produit intérieur brut de la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut_de_la_France

 

21. C-SPAN – Audition pour la nomination du Secrétaire à la Défense (11 janvier 2001)

http://www.c-spanvideo.org/program/161702-1

(Version intégrale de l’audition de Donald Rumsfeld – Durée totale 6 heures.

L’intervention de Robert Byrd dure 12 minutes de 3h33’30" à 3h45’30")

 

22. But whatdoes 2.3 Trillion dollars look like?

http://www.youtube.com/watch?v=jjcRywb6Zf4&feature=related

Extrait de “Jesse Ventura – ConspiracyTheory”

 

23. DoD – Discours de Donald Rumsfeld (10 septembre 2001)

http://www.defense.gov/speeches/speech.aspx?speechid=430

Transcription intégrale du discours

 

24. Wikipédia – Ordre de grandeur (nombres)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(nombres)

https://groups.google.com/forum/?hl=nl&fromgroups#!topic/medias-mensonges-desinformation/gn-KFZVRO8Y

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Dossiers du 11-09

n°13 - 8- 16-09

C.De Broeder & M.Lemaire



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b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


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1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

11 Septembre : La terreur médiatique.

Comment, en 3 constatations, le sujet du 11 septembre est confirmé comme étant le tabou indépassable des médias Français, 11 ans après les fait.

1ère constatation : Le 11 septembre n'est plus abordé dans les médias en temps que tel, mais indirectement par son produit dérivé, le conspirationnisme.

C'est en fait le symptome de la peur que produit encore le sujet sur les médias en France. L'aborder directement revient en fait à admettre que la version officielle peut se discuter, ce qui est la chose à éviter. Donc pour disqualifier ceux qui irrémédiablement continue à en douter tout en ne prenant pas le risque de l'enquête sérieuse sur les faits, appellent à grand renfort l'analyse psychopathologique des conspirationnistes, ce qui revient donc à aborder le thème sous l'angle de la folie, permettant de dénier par essence même la possibilité de tout argumentaire rationnel de la part de ceux qui doutent. 

Ça a été donc l'objet de la série de l'été de Médiapart, "enquête sur les théories du complot". En fait, une analyse sous l'angle de la psychiatrie faite par le biologiste Nicolas Chevassus-au-Louis, agrémenté de vidéos de sociologues universitaires pour la caution scientifique. Cette série a été l'objet d'un nombre impressionnant de commentaires, pour la plupart négatif, et suivi d'une mise au point devant le tollé suscité auprès des abonnés Mediapart dont je faisaitparti. Le principal reproche étant pour Médiapart qui se définit comme un média indépendant d'investigation, d'avoir livré là une analyse sur la base de fait pris pour argent comptant, tout en assumant de refuser d'y apporter la moindre vérification factuelle au moyen d'une véritable enquête.

2ème constatation : après avoir défendu la même position pendant 11 ans, la presse a toujours à coeur de nous rappeler qu'elle croit sans réserve à la version officielle, comme si on ne le savait pas.

Ansi donc, pour Paul Jorion qui l'écrit dans son Blog "Or, dans ce cas–ci, la version officielle me semble, jusqu’à preuve du contraire, complète et cohérente."

Médiapart y va également de sa conviction profonde

"nous pensons que les attentats du 11 Septembre ont été organisés par les islamistes du groupe de Ben Laden, comme le décrit le rapport de 2004 de la Commission nationale d'enquête sur les attentats contre les Etats-Unis. Ce fait nous semble aussi avéré que l'innocence du capitaine Dreyfus."

C'est un moment excellent pour résumer cette version officielle, complète et cohérente telle quelle. 

Le 11 septembre 2001, 19 musulmans arabes pirates de l'air, commandés par leur chef - sous dyalise - Oussama Ben Laden depuis sa grotte ultramoderne, ont réussi à l'aide de simples cutters à déjouer le système de défense militaire le plus sophistiqué du monde à 4 reprises dans la même journée.

A l'aide de 2 avions de ligne, ils ont réussi à faire tomber 3 immeubles (WTC 1, 2 et 7) sur leur propres empreintes, et à une vitesse proche de la chute libre.

Alors que - selon le NIST - les feux ont été suffisant pour affaiblir l'acier des structures et provoquer la chute des tours, dans les heures qui ont suivi, les enquêteurs ont retrouvé dans les décombres du WTC le passeport à peine abimé de l'un des pirates de l'air.

Au terme d'une accrobatie aérienne exceptionnelle, un avion est allé s'écraser sur le pentagone, l'un des immeuble les plus gardé des états unis. Malheureusement et malgré la centaine de caméra de surveillance pointée sur le bâtiment à ce moment là, il n'existe aucune image montrant la présence d'un avion avant et pendant l'impact. L'absence de débris - notamment des réacteurs avec des parties en titane, de bagages, et même des boites noires - s'explique par le fait que l'avion se serait entièrement volatilisé durant l'impact, sans laisser d'autres traces et une pelouse quasi intacte.

Les passagers d'un 4ème avion ont passé des appels téléphoniques pendant plusieurs minutes, alors qu'ils étaient en vol et sous la menace des terroristes, et avec de simples téléphones portables. Ces appels sont les seuls éléments permettant d'attester de manière indiscutable de la présence de pirates de l'air dans les avions. Par la suite, ce 4ème avion est allé s'écraser en étant entièrement absorbé par le sol, et là également on ne retrouva ni corps, ni débris, ni boite noire.

 Suite à quoi, après avoir échappé pendant plus de 10 ans à la vigilance du réseau militaire le plus important du monde, Oussama Ben Laden a finalement été localisé dans une maison situé à 500 mètres d'installation militaire. Lors d'une opération commando ou Ben Laden a résisté (ou pas ?), il a finalement été tué sans que l'on puisse lui poser la moindre question sur son implication dans les évènements du 11 Septembre 2001, et son corps fut immédiatement jeté dans l'océan.

Voilà donc ce à quoi on est prié de croire sans réserve.

3ème constatation : Pour être invité dans les médias, il faut croire sans réserve à la version officielle du 11 Septembre, et surtout l'écrire

Médiapart, Jorion, il s'agissait jusqu'alors de rares ilôts médiatiques qui n'avaient pas pris position sur le 11 Septembre. Voilà qui est fait, et dans la plus parfaite doxa. M. Plenel et Jorion peuvent maintenant souffler : ils continueront à être reçus à la télévision. 

Ainsi donc, il ne reste plus qu'à Fakir et Acrimedd'aller dans le même sens pour que la totalité des médias établis en France - sans exception - aient dans un touchant ensemble la même position sur le sujet.

Et c'est là le fait essentiel de ces papiers qui sont paru cet été sur le 11 septembre, ce sont des passages obligés pour être accepté dans le milieu médiatique. Car entre le point de vue indigeant de Médiapart et de Paul Jorion, conforme en tout point à la doxa officielle, et celui de Frédéric Lordon qui de manière très subtile en dénonce les ficelles, quelle est la différence ? Médiapartrepresenté par EdwyPlenel et Jorion sont des personnalités qui courent les médias, en vivent, alors que FredericLordon les fuient en refusant pratiquement toutes les invitations qui lui sont faites. 

Je serai tenté de conclure que la croyance que l'on a sur les causes réelles et complètes des évènements du 11 septembre 2001 est structurellement lié à sa position sociale, et à sa dépendance à l'industrie médiatique. Pour le dire plus simplement, dès lors que l'on vit par et pour les médias, on est automatiquement convaincu que le 11 septembre est exclusivement le fait de la nébuleuse Al Quaeda et de son chef Oussama Ben Laden, à l'exclusion de toute complicité ou complaisance extérieure.

Cela discrédite donc totalement n'importe quel média ou personne médiatique à évoquer le 11 septembre sous l'angle "conspirationnistes", et j'invite d'ailleurs tout lecteur abonné à tel ou tel média qui se fourvoierai dans cette voie à s'en désabonner, ne voulant pas cautionner ce discours de lâcheté consistant à répêter inlassablement "circulez, il n'y a rien à voir".

références : 

Mediapart : Enquête sur les théories du complot : en réponse aux commentaires (accès payant) 

Analyse de la série de Mediapart par l'association Reopen911 

Blog de paulJorion : PIQÛRE DE RAPPEL : Complots et thèse du complot

FredericLordon, la pompe à Phynance : Conspirationnisme : la paille et la poutre probablement ce que on peut lire de plus intelligent sur le sujet depuis bien longtemps


1-2 "Ben Laden, storytelling et démocratie"

http://11septembre2001.blogspot.be/2012/08/ben-laden-storytelling-et-democratie.html

 


1-3 Vidéo du 11 Septembre :

Les avions magiques du 11-Septembre

http://www.reopen911.info/video/un-instructeur-pilote-de-voltige-questionne-le-scenario-du-11-septembre.html

 


1-4 VIDEO : Afghanistanmy love 1

http://www.dailymotion.com/video/xl0jvb_afghanistan-my-love-1_news

 


1-5 VIDEO : 11-Septembre : Il faut écouter April Gallop.

ParReOpen911

Voir la vidéo sur le site d'origine:  http://www.dailymotion.com/video/xt1hcp_11-septembre-il-faut-ecouter-april-gallop_news

April Gallop travaillait pour le Département de la Défense américain. Le 11-Septembre, elle et son bébé ont survécu de justesse à l’attaque contre le Pentagone. Bien qu'elle se soit trouvée à moins de 15 mètres du point d'impact, et qu'après s'être dégagée du tas de débris, elle soit ressorti avec son enfant par le trou dans le mur du Pentagone, April Gallop n’a jamais constaté ni débris d’avion, ni siège, ni bagage, ni aucune trace des dizaines de milliers de litres de kérosène que contenait le Boeing 757 de la version officielle. Le témoignage très détaillé d’April Gallop est fondamental dans le sens où il corrobore, en fait, les principales observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même lorsqu’il lorsqu’il s’affranchit des oeillères idéologiques qui lui ont été installées depuis 11 ans.

 


1-6 11 septembre - Nous exigeons une nouvelle enquête -

Le 11 septembre fut un coup monté

VIDEO by Architects and Engineers for 9/11 Truth - http://www.informationclearinghouse.info/article32279.htm

 Comme des millions de personnes aux États-Unis et dans le monde, nous exigeons une nouvelle enquête indépendante sur l'effondrement des trois édifices du «World Trade Center» de New York le 11 septembre 2001 - Contactez «Architects and Engineers for 9/11 Truth» (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) - www.ae911truth.org/ Nous vous demandons de diffuser la vidéo «11 septembre 2001- Des preuves explosives - Des experts se prononcent», dans lequel plus de 40 experts en architecture de gratte-ciel, en ingénieriede structures, en métallurgie, en chimie, en physique, en explosifs, en démolition contrôlée échangent leurs connaissances professionnelles et leurs opinionssur les événementsdu 11 septembre 2001. De plus, 8 experts en psychologieexpliquent pourquoi les personnes éprouvent beaucoup de difficulté à accepter les preuves de la destruction des trois gratte-cieldu World Trade Center par démolition contrôlée.

 



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage.

Lisez cet article sur le Blog ReOpen

911 http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

3-1 Alan Sabrosky :  « Les attentats du 11 septembre furent principalement l’œuvre du: Mossad et des réseaux sionistes établis aux États-Unis »
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En France, des voix se sont élevées pour affirmer que les menées du lobbying sioniste sont « une menace réelle pour la souveraineté nationale ».

Aux Etats-Unis, nombre de militants de poids pensent que l'arrêt de l'expansion d’Israël et le retrait des territoires occupés sont « une question d’intérêt national »…

Dans ces deux pays pourtant, l'asservissement à l'entité sioniste est persistant et sans retenue. 

Mais comment les agissements des sionistes arrivent-ils à subjuguer autant d'intervenants et de décideurs dans les sphères de la politique, des médias, de la culture, des affaires ? Que l'on me permette de reprendre ce que j'ai écrit antérieurement : « si l’influence du mouvement sioniste est opérante au plus haut point, c’est parce qu’elle est perçue et accueillie favorablement, parce qu’elle s’accorde avec les intérêts bien compris de l’Occident. En somme, la politique de Washington concernant la Palestine s’avère être l’œuvre du Pentagone et des affairistes de l’armement autant que et parallèlement à celle des officines sionistes. A cela il faut s’empresser d’ajouter le rôle joué par les chrétiens sionistes dans la prééminence accordée historiquement à Israël dans le champ politique officiel des Etats-Unis ». (1) Tenons-nous ici à l'emprise des lobbys. 

L'emprise des lobbys sionistes 
Le sionisme influence de manière directe et flagrante l’ensemble de la politique étasunienne au Moyen-Orient. On se rappelle de l'interrogation d’Avnery : « Est-ce le chien qui remue la queue ou la queue qui remue le chien ? ». (2) Sous Clinton, Bush et Obama, les exigences de l'Etat juif ont toujours triomphé, même les plus délirantes. Si le travail de nettoyage ethnique se poursuit sans aucune retenue ni contrainte, c’est bien en raison du soutien immoral de l’allié étasunien (en plus de l’appui au moins silencieux de l’Europe). Bush, débordant de ferveur, avait « promu le lobby israélien, ou du moins sa branche la plus active, aux plus hauts échelons des cercles de décision de l’administration. […] Les néoconservateurs américains sont tous des membres du Likoud ». (3) Les sionistes, soucieux de maintenir leur hégémonie régionale au Moyen-Orient, ont joué un rôle déterminant dans la dévastation funeste de l’Irak. C'est eux qui dictent, à un degré ou à un autre, la politique agressive concernant l’Iran et la Syrie. Hier, ils faisaient pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure en Egypte une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak. Aujourd'hui, avec un aplomb cynique, Clinton ose demander au nouveau président de maintenir le blocus sur Gaza. Quant au candidat Romney, qui a perdu toute notion de l'honneur, il a déclaré que se sont « les différences culturelles » qui expliquent la disparité de niveau de vie entre Israël et les Palestiniens… 

Si les pseudos négociations successives avec les Palestiniens, n'ont jamais eu la moindre signification, c'est « parce qu’aucun président [étasunien] n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés, d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique, de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes ». (4) Du reste, de tels pourparlers n'ont aucune chance d'aboutir aussi longtemps qu'ils sont pensés en termes politiques et non en termes de droit international. Le problème est mis au rancart en alternance : avant les élections, en raison de l'agitation fougueuse des préparatifs ; au cours de la campagne électorale, à cause de l'état de focalisation générale ; après les élections, parce qu'on a d'autres chats à fouetter… et ainsi de suite jusqu'à l'infini. Aucune issue n'est envisagée, le processus d'expropriation suit son cours et les colons déploient leurs implantations à qui mieux mieux, rendant chaque fois une partie du territoire de Palestine définitivement sioniste. 

Obama qui a recueilli 61 % des voix des électeurs juifs ne voudrait pour rien au monde voir ce pourcentage diminuer, d'où son empressement à servir la bonne cause. Du reste, il est tenu de « rembourser » le crédit qui lui a été accordé et sans lequel sa victoire en 2008 n'aurait pas été possible. « S'il est vrai que le Congrès étasunien est contrôlé par le lobby israélien, alors ce lobby est contrôlé par le gouvernement israélien qui est lui-même contrôlé par les colons. Et donc les colons peuvent faire tout ce qu’ils veulent : construire de nouvelles colonies et agrandir celles qui existent, ignorer la Cour Suprême, donner des ordres à la Knesset et au gouvernement, attaquer leurs voisins chaque fois que ça les tente, tuer les enfants arabes qui jettent des pierres, déraciner les oliviers et brûler les mosquées ». (5) Notons, pour nuancer le propos, que nombre de lobbyistes ne sont pas d'accord avec la politique actuelle d'implantation et d'expansion : ils veulent par-dessus tout renforcer la sécurité d'Israël, craignent qu'un Etat malveillant et raciste soit exécré de par le monde… 

« Mais qui sont donc ces chiens de garde du sionisme, avec collier, bave et crocs ? ». (6) 
En France, les supporters d'Israël, qui sont supposés agir dans l’ombre, s'affichent au grand jour et interviennent tous azimuts. Les uns ont leurs entrées à l'Elysée et sont abondamment médiatisés (Finkielkraut, Bruckner, Lellouche, Attali, BHL…) ; les autres sont des artistes connus (Attal, Arditi, Boujenah…). Nombre d'entre eux occupent des postes clés, comme ces députés adhérents au Groupe France-Israël. 

Quant aux grands commis de l'Etat et autres politiques qui s'évertuent à être « israélo-compatibles », ils sont bien contents de prendre part au buffet annuel du CRIF. Cette coterie, qui prétend représenter la communauté juive, n’est en réalité qu’une représentation diplomatique de l’État colonial. Elle délivre des certificats de bonne conduite à ceux qui montrent patte blanche et clament leur soutien indéfectible au projet judéo-sioniste. 

Aujourd'hui, avec Fabius au Quai d'Orsay, Valls à l'Intérieur, Moscovici aux Finances, Kouchner à l'ONU [Haïti ?]... Hollande est décidément pris en tenailles par des sionistes exaltés, impénitents et sans vergogne. Tout se passe comme si la double allégeance était entrée dans les mœurs. Selon Blanrue, « ce n’est pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste. […] Sarkozy n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ». (7) 

La plupart des politiques français sont pro-israéliens, mais un certain DSK est allé très loin en déclarant en 1991 : « dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ». (8) Il a également déclaré, en 2003, dans Tribune Juive : « Chaque matin, je me lève en me demandant comment être utile à Israël »… (9) Voici un personnage – par la suite candidat à la présidence – qui déclare sans ambages que les intérêts de tel pays étranger constituent la motivation principale de sa carrière politique ; il sait que personne ne va s'en offusquer. Et comment, une fois élu président, aurait-il pu servir l'Etat juif ? Mais tout simplement en consentant avec zèle à ses diktats, en s'impliquant dans ses desseins hégémoniques et ses agissements criminels, en prenant parti contre le peuple palestinien spolié. « La France est méconnaissable ! Toutes ses valeurs, toutes ses traditions, tous ses idéaux, tous ses Droits de l'Homme, sont piétinés… ». (10) 

Les partis politiques français ne sont pas en reste de signes d'allégeance. Le Front national, par exemple, n'a pas hésité à présenter un candidat franco-israélien dans la 8e circonscription des Français de l'étranger (bassin méditerranéen). « Se définissant comme un "juif de la Halakha" [loi juive], Michel Thooris, fonctionnaire de police fondateur du syndicat Action Police faisait ami ami avec les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive ». (11) Il est vrai d'ailleurs que l'entité sioniste a toujours cherché le soutien de l’extrême droite européenne – des populistes islamophobes de l’UDC suisse aux fascistes suédois, y compris ceux qui ont un passif nazi ou antisémite avéré. 

Les choses sont en train de prendre une tournure alarmante : le lobby israélien se démène pour faire passer la loi appelée « Martin Luther King ». Sur ce point, Blanrue écrit : « Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France ». (12) 

Que dire de la création en février dernier du « parlement juif européen », dont les 120 membres ont été élus par des internautes ? Il ne s'agit pas d'un canular. Courroucé, le porte-parole de l’Union Juive française pour la Paix en dit ceci : « Cette histoire de parlement est un nouvel épisode du chantage permanent à l’exception juive, parce que l’antisémitisme, parce que la Shoah, parce qu’Israël. Que l’Union européenne fasse siéger non un conseil représentatif des Juifs d’Europe (qui n’a pas lieu d’être), mais un assez misérable lobby du sionisme en grande pompe dans son siège même, dit à quel niveau d’aplatissement devant Israël l’institution en est arrivée ». (13) Pendant qu'on y est, pourquoi les Musulmans ne créeraient-ils pas un « parlement islamique européen », eux qui sont victimes d'un racisme morbide et d'une flopée de préjugés ? Après ce serait le tour des Noirs, des ROM, des Rapatriés, des Bretons… 

Mensonge et travestissement de la réalité 
Israël roule à tombeau ouvert, chacun en convient. Colonisation galopante, démolition de maisons et arrachage des arbres, déni d'accès à l'eau, emprisonnement inhumain de résistants, torture d'enfants, système d'apartheid et agressions quotidiennes, recours aux armes interdites par les conventions de Genève, non application des résolutions votées par l’ONU, assassinats en catimini, manipulations et intimidations partout dans le monde... La liste des crimes et exactions est notoirement longue. 

Qu'importe, la vérité historique est négligeable, seul compte l'utopie sioniste. Il s’agit de marteler sans répit : « Palestiniens terroristes », « une terre sans peuple », « territoires contestés » (surtout pas occupés), « Hamas ne veut pas la paix »… L’argument massue « Israël une démocratie » est démenti quotidiennement par les faits (rappelons-nous la déportation en juin dernier des demandeurs d’asile africains), mais répété des centaines de fois, il finit par s’imposer. L'anesthésique médiatique marche à merveille. Désormais le monde consent à la vision israélienne du drame palestinien : il est question non pas d'une force d'occupation et d'un peuple spolié, mais de deux parties « en conflit » – lequel conflit se ramène progressivement à une simple question humanitaire. 

Le sionisme travaille à pervertir les faits, à manœuvrer l’opinion publique.
Dans la guerre de propagande, il n’a jamais cessé d'innover, d’acquérir toujours plus de vigueur et d'habileté. Un câble a été transmis en décembre 2010 aux ambassades de l'Etat juif dans dix pays européens. Il ordonne de trouver rapidement un millier de personnes qui agiront en amis d’Israël. « Elles devront être recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens. Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques ». (14) 

Les profondes manipulations idéologiques, les mensonges variés ont eu des conséquences inattendues. En France, par exemple, les profanations de tombes sont en grande majorité perpétrées dans des cimetières chrétiens ou musulmans, mais les médias pervertissent sciemment la réalité en se focalisant sur les tombes juives. De même faut-il évoquer « l’imposture de ce juif rescapé d’Auschwitz, Herman Rosenblat qui a fait pleurer dans les chaumières sur son histoire d’amour alors que tout cela n’était que fabulation ». (15) Quant aux « agressions antisémites » qui soulèvent l'indignation empressée des officiels, nombre d'entre elles sont fondées sur de simples mensonges. (16) 
Le statut de victime, entretenu par les média-menteurs, a permis aux conquérants juifs de passer outre les lois internationales, de se moquer des actions de protestation. L’idée trompeuse, bien incrustée dans les esprits, de « la terre promise par Dieu à Israël » continue de sévir parce que justement les sionistes détiennent ces médias. Alan Hart (auteur de « Zionism, The Real Enemy of the Jews») écrit : « Le plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs seraient jetés à la mer ». (17) Chacun est à même de comprendre que l’entité censée être en danger est une puissance nucléaire, fabrique des drones, des blindés, des satellites, des bombes atomiques… Mais les clairons de l'intoxication agissent directement sur le subconscient ; et voilà qu'on se met à croire que le pot de fer est menacé de mort par le pot de terre. Il doit bien y avoir des moments où les manipulateurs doivent pouffer de rire. 
Rudi Barnet se met ironiquement dans la peau d'un israélien : « Une de nos grandes forces a été de parler de paix depuis 60 ans, de proposer des négociations, d'afficher une volonté de solution pacifique... tout en continuant notre expansion territoriale. Nous sommes les rois du "faire traîner", les experts du piétinement ! » (18) Le mouvement judéo-sioniste, fort du soutien inique des Occidentaux, se complait désormais dans la posture du « chien enragé » (Moshé Dayan). C'est l'objet du prochain article. 
Thami BOUHMOUCH 
Août 2012 
Professeur Université AïnChock Casablanca 
http://bouhmouch.blogspot.com<http://bouhmouch.blogspot.com/> 
(1) T. B., Judéo-sionisme : lorsque la mystification devient vérité, in : http://bouhmouch.blogspot.com/2011/09/judeo-sionisme.html septembre 2011. 
(2) Cf.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-queue-ne-remue-pas-le-chien-97483 
(3) Kathleen Christison,
http://www.legrandsoir.info/Les-USA-sont-au-service-d-Israel-au-Moyen-Orient-Counterpunch.html février 2011. 
(4) Jeffrey Blankfort,
http://www.legrandsoir.info/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html octobre 2010. 
(5) Uri Avnery,
http://www.legrandsoir.info/Les-colons-font-tout-ce-qu-ils-veulent-au-pays-des-colons.html avril 2011. 
(6) DR,
http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-boycott-des-produits-israeliens-106257420.html juin 2012. 
(7) Paul-Éric Blanrue (interview),
http://www.silviacattori.net/article872.html juin 2009. 
(8) Cité par Diana Johnstone,
http://www.legrandsoir.info/La-gauche-francaise-devrait-voir-le-bon-cote-des-choses-Et-ne-pas-pleurer-Strauss-Kahn.html mai 2011. 
(9) Cité par Eva R-sistons,
http://r-sistons.over-blog.com/article-dsk-une-catastrophe-pour-la-gauche-et-pour-la-france-eva-r-sistons-dossier-57887874.html février 2010. 
(10) Eva R-sistons,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/20-categorie-10550742.html Janvier 2011. 
(11) Bakchich,
http://www.alterinfo.net/Le-Front-la-joue-communautaire-en-Israel_a78485.html juin 2012. 
(12) Paul-Éric Blanrue, op. cit. Je souligne. 
(13) Cf.
http://www.ujfp.org/spip.php?article2212 février 2012. 
(14) ManlioDinucci,
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22262 décembre 2010. 
(15)
http://effondrements.wordpress.com/2012/07/28/comment-francois-hollande-est-soumis-pieds-et-mains-lies-au-lobby-sioniste-franc-maconnique/ 
(16) Cf.
http://judeologie.com/2012/07/12/fausses-agressions-antisemites/ 
(17) Alan Hart,
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html février 2010. 
(18) Rudi Barnet,
http://michelcollon.info/Tout-va-bien-Aux-defenseurs-du.html février 2012. 



3-2 belga.be © & afp. : Pas de poursuites contre la CIA pour la mort de détenus.

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.

"Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable", justifie le ministre Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets en dehors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en oeuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix "techniques d'interrogatoire musclé" assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.

31/08/12 - 06h51  

Source: belga.be © afp.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1493650/2012/08/31/Pas-de-poursuites-contre-la-CIA-pour-la-mort-de-detenus.dhtml



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Lalo Vespera : 9/11 : La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 

Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

03 août, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/08/03/guerre-a-la-terreur-vous-ne-lavez-pas-remarque-mais-al-qaida-est-maintenant-notre-alliee/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda

paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… qui collabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

 

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

Mais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

  • L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.
  • Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »
  • Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.
  • Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

  • L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).
  • Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.
  • Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.
  • Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la  cible d’attentats ont été ignorés.
  • Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.
  • Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérêts verts et la CIA, et était un informateur du FBI.
  • La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

  • D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIA ont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.
  • Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…

 

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews        (les liens en gras sont en français. Pour les liens en anglais, se reporter au texte original)

 

Livres en lien avec cet article :

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5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Mediapart dans l'impasse du 11-Septembre

Posté par .Rédaction le 22/08/2012

http://www.reopen911.info/11-septembre/mediapart-dans-l-impasse-du-11-septembre/

Le 11 septembre ressemble à un vaste labyrinthe où une vérité en trompe l'œil dissimule une réalité complexe.

Il est probable qu'elle fascinera encore longtemps chercheurs et historiens.

Eric LaurentLa face cachée du 11 septembre, 2005

Autour du 11 Septembre prospèrent les croyances de chacun. Certains croient la version officielle pendant que d’autres y voient un grand complot. Entre ces deux positions dépassées, beaucoup de doutes mais surtout des familles de victimes, des témoins, des survivants, des professionnels, des associations et de nombreux citoyens qui demandent plus d’explications à travers la réouverture d’une enquête. Pour ce faire, ils énoncent des faits et posent des questions qui contrarient sérieusement la version officielle mais dont la couverture médiatique est extrêmement rare. Incapables de traiter le sujet à sa juste valeur, la plupart des médias écartent en général toute remise en cause et pointent simplement du doigt les conspirationnistes, qui à leur tour voient dans cette attitude la confirmation d’un appareil médiatique complice. Ils ne font alors que nourrir réciproquement des croyances en nuisant à la recherche de la vérité. Ceux qui défendent encore la version officielle du 11-Septembre ne sont donc pas plus crédibles que les théories du complot qu’ils dénoncent.

 

C’est ainsi qu'à l’approche de la 11ème commémoration des attentats du 11 septembre 2001, le site Mediapart, journal d’information numérique indépendant, a choisi de publier une enquête en quatre volets sur les théories du complot. Malheureusement, ce média qui a participé à la mise en lumière de nombreux faits négligés par d’autres sur des événements équivoques telles que les affaires Bettencourt et Karachi, a choisi d’enfermer le développement de son enquête dans une impasse de clichés concernant le 11-Septembre au lieu d’opposer des faits tangibles aux théories qui entourent ce drame. En l’occurrence, la controverse est rangée sans distinction dans la case des pathologies mentales, alors que pas une ligne n’est dédiée à faire l’examen de la version officielle. Et c’est bien là toute l’inutilité de la démarche. En continuant d’esquiver le débat sur des éléments factuels, Mediapart ne fait que contribuer à la défiance des citoyens face aux médias tout en refusant de participer à l’éducation du public sur un sujet aussi souvent mal compris, tant par les journalistes que par lescomplotistes qu’ils abhorrent.

 

Au fil des articles de Nicolas Chevassus-au-Louis, l’enquête se transforme en définitive en une critique sans grandes nuances des théories du complot où toutes les controverses de l’histoire sont mises sur le même plan et sur lesquelles toutes les opinions contestataires ne seraient que le fruit d’une propension maladive à douter de tout. Après un premier article sur l’histoire des théories du complot, un deuxième se consacre spécialement au 11-Septembre qui se trouve rangé à son tour dans la même catégorie. Et ainsi de suite, le journaliste entame sontroisième volet par une étude sociologique où il est demandé à 348 habitants de Philadelphie de donner « leur appréciation de dix théories du complot » : on y trouve pêle-mêle des questions sur les soucoupes volantes ou l’utilisation du virus du sida par le gouvernement américain, comparées aux assassinats de Martin Luther King et John F. Kennedy, ou encore à l’affaire des otages américains de Téhéran en 1980. Tous ces différents sujets sont-ils juste l’objet de théories délirantes ? Ou existe-t-il parmi eux des théories du complot recevables et qui méritent d’être étudiées ? La réponse n’est pas si simple pour qui s’est penché sur ces questions mais l’auteur n’en dira pas un mot. Au contraire, il généralise et sème une confusion dérangeante entre de simples rumeurs et des sujets concrets toujours soumis à l’étude des journalistes et des historiens. C’est très justement ce genre de confusion entretenue par l’auteur autour du terme de « théorie du complot » qui provoque la méfiance de nombreux lecteurs et permet d’introduire sur le terrain des faits des théories illégitimes.

 

Mais alors que l’auteur dénonce justement l’élaboration de telles théories dans le cas du 11-Septembre, il leur reproche en même temps de bien se garder « de suggérer un scénario alternatif […] qui pourrait être soumis à l’épreuve des faits » reprenant ainsi le philosophe Steve Clark. Outre l’incohérence de la remarque avec sa position de départ, elle ne tient aucunement compte de la demande de réouverture d’une enquête par la majorité des personnes concernées. Cela s’oppose donc par nature à prétendre connaitre ce qui s’est véritablement passé, bien que de nombreuses recherches tentent de le comprendre à défaut de voir les médias se charger de l’enquête. Par ailleurs, l’auteur néglige complètement de son côté d’appliquer ce principe de vérification des faits quant à la version officielle du 11-Septembre. Pourquoi ? Il est tout aussi étonnant que celui-ci reproche aux prétendus conspirationnistes d’insister sur les faits, de faire appel à des experts ou encore de s’intéresser aux conflits d’intérêts alors même que ces critères devraient être regardés comme des moteurs de l’investigation journalistique.


Mediapart mène l’enquête…

Le journaliste de Mediapart va tout de même faire appel à ses propres experts pour invalider les critiques de la version officielle du 11-Septembre, en commençant par deux spécialistes en rhétorique, Loïc Nicolas de l’Université libre de Bruxelles et Thierry Herman de celle de Neufchâtel. Ce choix démontre que l’auteur considère a priori que les faits en question ne méritent aucun débat et que tout cela ne repose finalement que sur ce qu’il nomme « les procédés de la rhétorique conspirationniste » auxquels il lui suffit donc d’opposer des rhétoriciens de son choix. Il est assez amusant au passage d’observer par quels fastidieux efforts rhétoriques, Loïc Nicolas cherche à invalider la qualité des experts qui contestent la version officielle dans le court extrait vidéo sélectionné par l’auteur. Un autre extrait vidéo de l’article laisse place à l’historien Emmanuel Kreis, auteur de plusieurs travaux sur les théories du complot. Cependant, l’extrait choisi par le journaliste ne parle à aucun moment du 11-Septembre bien qu’il s’agisse du sujet central de l’article : à la place, on y parle des théories du complot autour de la période de la seconde guerre mondiale, de l’influence de la littérature, des jeux vidéos ou du cinéma, ou encore des illuminatis. Pour entendre en revanche son opinion sur le sujet, il faut se reporter à la fin de la version complète de l’entretien où il déclare que « le 11-Septembre n’est en soi rien d’une théorie du complot » et nous dit même que « le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime ». Alors que l’article porte très précisément sur le 11-Septembre, pourquoi le journaliste de Mediapart préfère-t-il présenter un extrait sans aucun rapport avec le sujet traité, plutôt que de relayer ce que le spécialiste qu’il interroge en pense réellement ? Le biais de l’auteur est évident.

 

Puis lorsque le sujet dévie inévitablement sur l’effondrement des tours du World Trade Center, l’auteur fait appel à Jérôme Quirant pour contester « une liste de près de 1.500 architectes et ingénieurs exprimant des doutes sur le rapport publié en 2004 par la commission d’enquête » (ils sont en fait 1.704 et critiquent les rapports du NIST de 2005 et 2008). S’appuyant sur sa caution scientifique, l’auteur déclare ainsi que la pétition regroupe différents spécialistes « mais seulement une cinquantaine de signataires dont les titres laissent à penser qu’ilsmaîtrisent un tant soit peu le calcul de structures, bref qu’ils sont d’authentiques experts », ce qui du point de vue même de l’auteur, en dehors des termes dépréciatifs empilés grossièrement et laissés en italique, nous laisse pourtant avec une cinquantaine de signataires maitrisant le calcul de structure, ce qui mériterait au moins un débat contradictoire sur la question. Dans le même genre, l’auteur affirme que sur son site - alors que celui-ci est fermé aux commentaires (contrairement au nôtre) - « Jérôme Quirant n’a reçu que très peu de messages de truthers avançant des arguments techniques, comme si ces derniers n’étaient pas intéressés par la discussion scientifique contradictoire ». L’abus de confiance va encore plus loin quand le journaliste nous dit de façon péremptoire que les « particules extraites des décombres des tours jumelles […] se sont avérées n’être que des résidus de peinture », ce qui est précisément la thèse de Jérôme Quirant bien qu’il n’ait aucune compétence en la matière. Or, bien que l’étude de Jim Millette sur laquelle se fonde cette assertion conteste la présence de thermite ou de nano-thermite dans les poussières du World Trade Center, elle note bien que « la composition des chips rouges/grises ne correspond pas à la formule d’apprêt utilisée sur les colonnes métalliques des tours du World Trade Center ». Dès lors, s’il est souvent préférable de laisser la science aux scientifiques, cela ne signifie en aucun cas de prendre pour argent comptant tout ce qu’ils racontent, et cela vaut autant pour le journaliste de Mediapart que pour le reste de ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le 11-Septembre étant loin de se résumer à un débat scientifique où les théories s’affrontent, il aurait été utile que l’auteur se penche en priorité sur des faits dont chacun peut juger la pertinence.

 

Mais le plus navrant dans cette série d’article, c’est que, du point de vue qu’elle défend, tous ceux qui critiquent la version officielle du 11-Septembre passent eux-mêmes pour des théoriciens du complot, quels qu’ils soient et quoi qu’ils disent, ce qui, par ailleurs, n’a pas l’air d’intéresser vraiment l’auteur. Il conclut ainsi que les doutes exprimés sur le 11-Septembre relève d’une « foi comparable à celle de ces sectes qui survivent sans peine aux échecs répétés des prédications du gourou ». Il est rejoint dans ce sens par Philippe Corcuff qui dans les commentaires compare les « fidèles de ReOpen911 » aux « Témoins de Jéhovah » lorsque nous l’interpellons sur ce genre de généralités abusives. De même, l’auteur se demande si « les partisans des théories du complot ne sont-ils pas […] statistiquement plus enclins à croire aux fantômes et à la transmission de pensée, à ne pas vouloir passer sous une échelle, à toucher du bois pour conjurer le mauvais sort ? ». « Plus l'on se méfie d'autrui, plus l'on se sent socialement en difficulté, et plus on adhère aux discours conspirationnistes », continue l’auteur. Il va même jusqu’à parler de « mauvais citoyens, décidément, que ces adeptes des théories du complot. Au mieux, des malades. Au pire, des dangers pour la démocratie » avant de se rattraper en précisant que « des courants de la psychologie proposent une interprétation autrement plus subtile de la formation de croyance en une théorie du complot ».


ReOpen911 vu par Mediapart

Face à de tels propos qui rappellent les excès de Philippe Val ou Laurent Joffrin, il est essentiel d’écouter attentivement ce que dit l’historien Emmanuel Kreis dans la version intégrale de la vidéo de Mediapart : « Alors ce n’est pas en tant que telles les théories du complot finalement qui évoluent, mais c’est le regard qu’on leur porte. Donc des attaques extrêmement violentes, sur non seulement les théories du complot proprement dites, mais aussi un ensemble de doutes, d’hypothèses. Alors on peut appeler ça - je sais pas comment - d’hypothèses du complot peut-être ou de réflexions sur le complot, qui se retrouvent intégrées finalement dans une dénonciation globale. Alors pour l’instant ça fait, disons depuis le 11-Septembre que ces choses prennent une réelle dimension importante, médiatique, qui touche largement les gens. Les effets produits ne sont pas encore forcément faciles à analyser, à palper, mais il est évident que ça va avoir des effets. Ne serait-ce qu’un simple effet pervers, qui est de faire que des gens qui se posent simplement des questions, en étant attaqués extrêmement fortement sur des questions qui sont bien souvent même légitimes - enfin je veux dire le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime - ces gens donc, se posant des questions, vont donc être renvoyés finalement à une image de conspirationnistes, et du coup, on commence à avoir un élargissement finalement de l’impact de ces théories du complot dans des milieux qui jusqu’alors, n’étaient pas particulièrement touchés par ces théories, et finalement ces gens vont dériver vers tout autre chose. Donc qu’est-ce que cela peut produire, qu’est-ce que cela peut donner, est-ce que cela va enrichir les théories du complot, va les massifier ? Je n’en sais rien, mais en tout cas c’est quelque chose sur lequel, à mon avis, on ne réfléchit pas assez, et qui peut avoir des conséquences à la fois donc sur les théories du complot, mais également sur les sociétés ».

 

Nicolas Chevassus-au-Louis aurait été bien inspiré de prendre ces paroles en considération quand il a réalisé son enquête. Non seulement parce que l’historien refuse l’appellation de théorie du complot sur le 11-Septembre et qu’il ne trouve pas illégitimes ces interrogations, mais plus spécifiquement parce que la qualité de son enquête reflète parfaitement l’effet pervers dont parle Emmanuel Kreis. En traitant ainsi la question du 11-Septembre, outre le fait d’être improductive à faire avancer le débat, son enquête est peut-être même totalement contre-productive. Comme le disait Alain Garrigou sur son blog du Monde Diplomatique en 2011, « c’est une affaire d’examen dans tous les cas, soit exactement ce dont nous prive la dénonciation des visions conspiratives. […] La dénonciation de la théorie du complot est paresseuse. Elle rassure à bon compte car le complot fait doublement peur. […] Le dévoiement de la raison en complots fantasmatiques ne saurait être utilisé systématiquement contre l’ambition scientifique de dévoilement. Elucider des mécanismes, dévoiler des systèmes, comprendre des logiques n’est pas mettre à jour des complots, même si c’est parfois le cas, mais révéler que les raisons et les méthodes de l’action échappent à la lucidité des acteurs. »

 

Lorsque l’on soustrait l’examen des faits à un sujet aussi complexe et controversé, on peut effectivement arriver à faire passer des opinions avisées pour de simples croyances, de la superstition, et ainsi les associer à un profil social ou psychologique particulier, études à l’appui. Mais si l’on se désintéresse totalement des faits, ne peut-on pas faire de même avec l’affaire Karachi, qualifiée de « fable » par Nicolas Sarkozy ? Ceux qui croient à la théorie du complot dans l’affaire Karachi ne sont-ils pas plus enclin à croire à l’Affaire Bettencourt ? Quelles sont les couches sociales qui pensent que Kadhafi a financé la campagne de Sarkozy ? Combien parmi eux doutent également du 11-Septembre en rapport ànotre sondage de 2011 ? Et on peut continuer comme ça indéfiniment… C’est pourtant de cette manière que Mediapart a mené son enquête, en assimilant le 11-Septembre à des histoires sans aucun fondement relayées par des ahuris paranoïaques.

  

Interpellé sur les plus de 1.700 réactions suscitées par cette enquête, EdwyPlenel a répondu que « l'auteur de cette pertinente enquête, Nicolas Chevassus-au-Louis, veille lui-même à répondre aux commentaires. Un cinquième et dernier volet de sa série reprendra et synthétisera prochainement ses réponses aux objections et critiques ». Quand on se souvient que le président de Mediapart, à l’époque où il l’écrivait pour lesoir.be, disait du travail de Denis Robert sur Clearstream que « cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot », il y a de quoi se demander ce qu’est pour lui une enquête pertinente (Denis Robert a gagné en justice et face à tous ses détracteurs). Dans le cas présent, nous n’espérions rien d’un cinquième volet et cela s’est confirmé dans un article en réponse aux commentaires publié le 20 août. Bien que l’auteur, accompagné cette fois-ci par Sophie Dufau, tente de désamorcer quelques généralités trop fréquemment dénoncées par les lecteurs, il continue néanmoins de collectionner les idées reçues sur le 11-Septembre. Ainsi, contester la version officielle se résumerait, selon eux, à des « discours refusant d’attribuer les attentats du 11 Septembre aux islamistes de Ben Laden » et serait le « paradigme de la théorie du complot ». De tels préjugés démontrent à quel point ils ne connaissent pas et ne comprennent pas le sujet dont ils parlent. Ont-ils seulement pris le temps (85 minutes) d’écouter les familles de victimes dans le documentaire 9/11 Press for Truth ? Ils affichent en revanche une confiance inébranlable envers une commission d’enquête dont ils n’ont probablement pas lu le rapport, tout comme la somme d’ouvrages qui en font la critique. Et quand ils comparent sans gêne leurs contradicteurs aux « créationnistes » ou aux « climatosceptiques », que savent-ils vraiment de Coleen Rowley, Sibel Edmonds, Ann Wright, Anthony Shaffer, Robert Wright, Ray McGovern et tant d’autres ? Au final, ils citent Marcel Proust et nous disent que « les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances » : est-ce un aveu ?

 

Le dernier mot sera laissé à Donna Marsh O’Connor, qui a enseigné la littérature et la rhétorique à l’Université de Syracuse pendant plus de vingt ans. Contrairement aux spécialistes en rhétorique cités par Nicolas Chevassus-au-Louis, elle a étudié le sujet et sait de quoi elle parle. Et pour cause, elle a perdu sa fille qui se trouvait en haut de la Tour Sud du World Trade Center lors des attentats du 11-Septembre et agit au sein de l'association SeptemberEleventhFamilies for PeacefulTomorrows. Ce qu’elle disait le 11 septembre 2006 en soutien d’une nouvelle enquête est peut-être la meilleure réponse que l’on puisse apporter à celle de Mediapart et ce sera d’ailleurs notre conclusion : 
Sébastien Durrbach
Membre de l’association ReOpen911


le 11 septembre 2012

Article original : "Ground Zero redux" 

Pepe Escobar (Asia Times Online) Retour sur Ground Zero,

NEW YORK - dans le redoutable film de David-Cronenberg Cosmopolis (France/Canada, 2012), tiré du roman homonyme de Don DeLillo, le jeune milliardaire Eric Packer (joué par Robert Pattinson) traverse lentement New York dans sa limousine blanche, confortablement installé sur un trône confortable en cuir incrusté d'écrans.

Il ne ressent... rien ; pour l'essentiel, il aspire le monde dans sa propre inertie. A l'extérieur de son cabinet silencieux en mouvement, c'est le chaos total, avec des activistes qui aspergent de rats des restaurants huppés sous la tension de la menace d'une apocalypse imminente.

C'est le monde qui se métamorphose en ultra capitalisme dématérialisé, ou qui est avalé par lui ; un monde en état de crise, déterminé par la violence, et avec la violence comme seul horizon possible. Ainsi qu'une marchande d'art libidineuse (jouée par Juliette Binoche) le dit à Packer : « C'est le cyber-capital qui crée le futur ».

Une promenade au milieu de la nuit à Ground Zero offre un contexte supplémentaire à Cosmopolis. C'est là où notre modernité post-apocalyptique a commencé, il y a 11 ans - et où le cyber-capital continue toujours de créer au moins une partie du futur. Ainsi que Cosmopolis le montre, le turbo-capitalisme n'est pas seulement en crise ; le turbo-capitalisme, pour faire court, EST la crise.

Au coeur de la nuit, Ground Zero reste un site étrange. Il y a le mémorial. Il y a la nouvelle tour de verre non terminée. Et, tout au long du récit, subsistent les trous de la dimension de Ground Zero.

Cette semaine, 11 ans après le 11/9, on ne parle en ville (en crise) que du « héro » des Navy SEAL, échangeant son anonymat contre la poignée légendaire de dollars et disant les choses comme elles sont - « les choses » étant la suppression de « Geronimo », alias Oussama ben Laden, le présumé cerveau du 11/9, l'ensemble du spectacle emballé comme un célébration de « déférez-le devant la justice ». 
[1]

Pourtant, la suppression de « Geronimo » n'a pas clos l'affaire ; elle n'a réussit qu'à balancer un lot de vérités embarrassantes au fond de la Mer Arabique. Il y a plus de trois ans, l'indispensable Sibel Edmons certifiait comment Oussama était « un de nos salopards » directement lié au 11/9. [2] Et Richard Behan livrait un peu plus tôt une déconstruction succincte de la route vers le 11/9, exposant une fois encore l'idée fausse sur la « guerre contre la terreur ». [3]

Lorsque j'avais interviewé le Lion du Panshir, Ahmed Shah Massoud, fin août 2001 - seulement deux semaines avant son assassinat, le 9 septembre, le feu vert pour le 11/9 - il était convaincu que les Etats-Unis n'envahiraient pas l'Afghanistan pour attraper « Geronimo ». [4]

Ce que Massoud ne savait pas, alors, était ce qui s'était passé le 2 août à Islamabad, lorsque la négociatrice du Département d'Etat US, Christine Rocca, avait répété, sans équivoque, pour la dernière fois à l'ambassadeur Taliban auprès du Pakistan, Abdul Salam Zaïf : « Soi vous acceptez notre offre d'un tapis d'or, soi nous vous enterrons sous un tapis de bombes ». L'offre concernait le « Pipelineistan » - un tapis d'or pour les Taliban en échange des droits de transit pour la construction par UNOCAL du pipeline TAP (Turkménistan/Afghanistan/Pakistan).

Déjà, avant même l'offre finale de Rocca, l'administration de George W. Bush - à la réunion du G8 à Gênes, en Italie, en juillet - avait déjà secrètement informé les Européens, plus le Pakistan et l'Inde, que Washington commencerait à bombarder l'Afghanistan à partir d'octobre. C'était plusieurs semaines avant que le « Pearl Harbor », très cher aux néo-cons[ervateurs], ne soit envoyé par la Providence sous la forme du 11/9.

Le trucage des combattants de la liberté

Onze ans plus tard, les sténographes légendaires de l'Empire encouragent désormais avec enthousiasme ... al-Qaïda (qu'y a-t-il de nouveau ?). L'administration de Barack Obama - mettant en suspens la terminologie sur la « guerre contre la terreur » et orwellinisant ses méthodes - a travaillé côte à côte avec le Groupe des combattants libyens lié à al-Qaïda pour renverser Moummar Kadhafi en Libye ; et, côte à côte avec la Maison des Saoud, il soutient un chapelet de djihadistes salafistes de la variété al-qaïdesque pour renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie.[5]

Nous nous souvenons tous du moudjahidin pris en photo aux côtés de Ronald Reagan ; ils étaient chéris en tant que « combattants de la liberté ». Le retour de bâton était inévitable en Afghanistan - comme ce sera le cas en Libye et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Syrie et au Moyen-Orient.

En attendant, il y a cette myriade de questions qui restent sans réponses. Parmi elles :
* Pourquoi « Geronimo » n'a-t-il jamais été officiellement accusé par le FBI de porter la responsabilité du 11/9 ?
* Comment les 19 musulmans présumés acteurs de cette attaque ont-ils été identifiés en moins de 72 heures - sans même une enquête sur la scène du crime ?
* Qui a empoché les huit boîtes noires indestructibles de ces quatre vols du 11/9 ?
* Quelle fut la facilité pour désactiver tous ces systèmes de défense élaborés du Pentagone ?
* Pourquoi la Garde Nationale aérienne de Washington était-elle aux abonnés absents ?
* Comment se fait-il qu'un nombre incroyable d'architectes et d'ingénieurs réputés soient catégoriques sur le fait que le récit officiel n'explique tout simplement pas le plus gros effondrement de structure de toute l'Histoire (les Tours Jumelles), de même que l'effondrement de la tour n°7 du WTC qui n'a même pas été touchée par un avion ?
* Pourquoi le Maire de New York, Rudolf Guliani, a-t-il immédiatement autorisé le transport par voie maritime des décombres du WTC vers la Chine et l'Inde pour y être recyclés ?
* Pourquoi des débris métalliques ont-ils été retrouvés à pas moins de 13 km du site de crash de l'avion qui est tombé en Pennsylvanie - laissant supposer que cet avion a pu être abattu sous les ordres de Dick Cheney ?
* Qui, au sein des services secrets pakistanais (ISI), a transféré 100.000 dollars à Mohammed Atta en été 2001 - sous les ordres du chef de l'ISI, le Général Ahmad en personne, comme insistent les services secrets indiens ?
* Etait-ce réellement l'agent de l'ISI, Omar Cheikh, le spécialiste en technologie de l'information d'Oussama ben Laden, qui a organisé plus tard la mise à mort du journaliste Daniel Pearl à Karachi ?
* Les services secrets pakistanais étaient-ils directement impliqués dans le 11/9 ?
* Et, « Geronimo » a-t-il été admis à l'hôpital américain de Dubaï le 4 juillet 2001, après s'être envolé de Quetta, au Pakistan, où il serait resté pour un traitement jusqu'au 11 juillet ?

Nous ne le saurons jamais. Et « Geronimo » ne parlera pas. Ce que nous savons est que le cyber-capital crée le futur ; la « guerre contre la terreur » était - est - un bobard monumental ; et les élites à Washington se fichent pas mal de cette bande « d'enturbannés » ; c'est l'Empire du Milieu qui les remplit d'effroi.

Copyright 2012 - Asia Times Online /

Traduction [JFG-QuestionsCritiques] – Tous droits réservés.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/11_septembre_2001_questions_sans_reponses_turbo-capitalisme_110912.htm

Notes :
_________________
[1] Voir la video de CBSNews.
[2] VoirDaily Kos.
[3] Voir "Masterpiece of Propaganda".
[4] Voir Masoud: From warrior to statesman, Asia Times Online, 12 septembre 2001.
[5] Voir Syria's eerie parallel to 1980s Afghanistan, par David Ignatius, Washington Post, 6 septembre 2012.



 

 


Lalo Vespera : 9/11 :La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

 

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

 

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 



Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. »

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent[2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain[4].

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis[5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Peter DeFazio – Chambre des représentants, le 7 juillet 2011 [6]

03 juillet, 2012 by Lalo

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Auparavant, DeFazio a retracé dans ce même discours les circonstances de l’affaire : « En 1990, le Congrès a adopté une loi qui exigeait que tous les organismes fédéraux, y compris le ministère de la Défense, devait avoir des états financiers vérifiables chaque année.

Depuis cette date, le Pentagone a dépensé 10 000 milliards de dollars et cependant, aucune vérification n’a été menée.

 En fait, il y a de nombreux problèmes avec la comptabilité au Département de la Défense, et sa gestion financière a été classée en "risque élevé" par le GAO [l'organisme du Congrès en charge du contrôle des comptes publics]. Malheureusement le Pentagone, ne pouvant tolérer les contrôles, a sollicité une exemption de vérifications. » [7] A défaut d’être contraint par un audit annuel indépendant, le DoD, à la fois juge et partie, ne délivre chaque année qu’un état financier sommaire de quelques pages, composé en interne. Ce contrôle est particulièrement léger au regard du fait que les contribuables américains financent le DoD pour un budget fédéral annuel qui est monté de 350 à 800 milliards de dollars entre la fin des années 1990 et 2011 [8].

Suite aux pressions du Congrès, le Pentagone a fini par accepter le principe d’un audit indépendant sur ses comptes. Mais en 2017, seulement. Ce qui implique qu’entre-temps, le ministère de la Défense sera tout de même en mesure de dépenser à nouveau 4000 milliards de dollars sans aucun contrôle. EtDeFazio pointe l’arrogance décomplexée des responsables du Pentagone en précisant que cet accord a été l’occasion pour eux de solliciter une nouvelle rallonge budgétaire afin d’assumer cet audit… « C’est incroyable ! » s’insurge le représentant du Congrès qui réclame la suspension immédiate du régime de privilège et d’exception dont bénéficie le Département de la Défense [7].

Budget américain de la défense (ajusté sur l’inflation) 1940 – 2010 • New York Times [9]

"Les États-Unis dépensent aujourd’hui environ l’équivalent des deux tiers du budget annuel

le plus élevé durant la seconde guerre mondiale."  

Le jour d’avant

Cette question sensible de la comptabilité du Pentagone n’est pas nouvelle. Dix ans plus tôt, en 2001, elle avait donc été traitée à sa façon par Donald Rumsfeld qui tenait depuis quelques mois les rênes du ministère. Lors d’une conférence à l’attention des bureaucrates de la défense américaine, il exhorta les cadres de son département à mener une guerre vigoureuse contre le "gaspillage" (sic) des dépenses, faisant déjà état de ce montant de "2,3 Trillion" soit 2300 milliards de dollars de transactions que les analystes budgétaires du département ne parvenaient pas à identifier [10].

 


Reportage de CBS News sur le discours du 10 septembre 2001 [11] 

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Ce qui est singulier dans la chronologie de cet épisode est le fait que cette conférence délivrée par Donald Rumsfeld se soit tenue le 10 septembre 2001, c’est-à-dire la veille des attaques qui détruisirent une partie du Pentagone lui-même, la veille d’un événement qui donna l’occasion aux États-Unis de faire valoir une nouvelle donne stratégique et militaire impliquant prioritairement le DoD et qui permit au secrétaire d’État à la Défense de se concentrer bien davantage sur de nouvelles rallonges budgétaires à faire voter au Congrès pour les conflits à venir en Afghanistan et en Irak, plutôt que sur d’ennuyeux examens comptables.

 

Principe de précaution

La Défense est un département que Rumsfeld connait bien pour en avoir déjà été le patron sous l’administration Ford de 1975 à 1977, et le secrétaire d’État est fin politique [12]. Quand, le 10 septembre 2001, il prend acte publiquement du gouffre comptable de 2300 milliards de dollars, et en rend responsables les bureaucrates du Pentagone, d’une part il assure ses arrières en jouant brièvement la transparence, d’autre part il désigne avec un jour d’avance un coupable parfait pour cette forfaiture, d’ores et déjà en cohérence avec le futur récit du gouvernement, stigmatisant l’incurie des agences de renseignement pour justifier l’incapacité des États-Unis à mettre en échec les attaques terroristes sur son sol.

 

Mais plus stupéfiant encore, plusieurs informations rendues publiques officiellement démontrent que la zone endommagée du Pentagone et la profession d’un nombre important des fonctionnaires tués durant l’attaque présentent des liens manifestes avec le gigantesque préjudice comptable. Nous y reviendrons.

Malgré cela ni les médias, ni les politiques, ni la justice, ne manifestèrent un quelconque intérêt envers ce faisceau de "coïncidences" extrêmes. La couverture de presse fut presque inexistante. L’ampleur inédite des attaques sur le sol américain balaya avec force l’ordre des priorités de la nation pour des mois, voire des années, et le Congrès, tétanisé par la peur conjuguée du choc terroriste et del’anthrax[13], ajoutera, malgré les milliers de milliards déjà évaporés des coffres, des centaines de milliards de crédits supplémentaires pour faire la "Guerre contre la Terreur".

Quant à la Commission d’enquête, rien de tout cela n’affleure dans son rapport final[14] pourtant caractérisé en préambule par ses auteurs comme « le récit le plus complet possible des événements du 11-Septembre, ce qui s’est passé et pourquoi. » (En fait, il s’agit là d’une des nombreuses anomalies que présente le rapport final) [15].

 

 

Un milliard de dollars en billets de $100 (œuvre de Michael Marcovici) [16] :

En 2001, le Pentagone prétend, sur une seule année comptable, ne pas être en mesure de justifier

ses dépenses, pour un montant financier équivalent à 2300 fois cette masse d’argent.

Puissance douze

Avant de s’enfoncer dans les arcanes du Pentagone, il est utile de remettre en perspective l’ampleur de la somme dont il est question ici, car le chiffre annoncé est si monumental qu’il en devient plus ou moins abstrait ou suscite l’incrédulité, quand il n’est pas tout simplement amputé de trois zéros à cause des différences entre les systèmes de comptage américain et européen (voir encadré).

En octobre 2001, la SEC, l’autorité de tutelle de la Bourse américaine, lance une enquête sur la société Enron suite à la perte trimestrielle de 618 millions de dollars [17]. Et un mois plus tard, Enron s’effondre après avoir reconnu, à la stupeur générale, avoir dissimulé plusieurs milliards de dollars grâce à des opérations ne figurant pas dans son bilan[18]. Le scandale ébranle les places boursières et éclabousse le monde politique. La France connaîtra en 2008 l’affaire Kerviel faisant perdre à la Société Générale 5 milliards d’euros (6,2 milliards de dollars) [19]. Ces catastrophes financières sont colossales. Et pourtant,l’ordre de grandeur utilisé pour appréhender la masse financière qui a disparu des caisses du Pentagone est tout autre, mille fois supérieur. Comparés aux transactions fantômes dans la comptabilité du DoD, les montants du scandale Enron ou de l’affaire Kerviel prennent soudain la consistance de quelques pièces jaunes au fond du porte-monnaie.

Par exemple, 2300 milliards de dollars en 2001 représentent un montant bien supérieur au PIB de la France cette année-là (1320 milliards de dollars sur 2001 en taux de change courant)[20]. Le sénateur américain Robert Byrd emprunte une métaphore pour caractériser cette somme : En deux mille ans se sont écoulées environ un milliard de minutes. La perte dont il est question ici est donc plus ou moins équivalente à 2300 dollars par minute depuis la naissance du Christ [21]. Il est aussi éloquent de visualiser ce que représente concrètement cet argent en coupures de 100 dollars (80 euros) :

 

Mais à quoi ressemblent 2300 milliards de dollars ? [22] 

Si le volume des transactions sans traçabilité est ainsi envisagé, alors quelques questions viennent à l’esprit :

D’une part, lorsque les dépenses militaires du budget fédéral se révèlent soudainement opaques sur une somme comportant douze zéros, pourquoi Donald Rumsfeld utilise-t-il un terme aussi inapproprié que "gaspillage" ("waste") à six reprises dans sa déclaration du 10 septembre 2001 ?[23] Ce haut responsable est-il donc naïf, ou a-t-il une manœuvre en tête en utilisant ainsi un tel euphémisme comme élément de langage ? De toute évidence, la naïveté n’est pas exactement ce qui caractérise en premier lieu le secrétaire d’État américain.

D’autre part, dans une démocratie moderne comme les États-Unis, comment est-il concevable que d’une année sur l’autre, la comptabilité d’une institution telle que le DoD notifie puis révèle que l’équivalent de deux millions trois cent mille mallettes contenant chacune un million de dollars est "tombé du camion", et qu’au lieu de braquer leur attention sur cet accident sensationnel, les élus et les médias détournent pudiquement le regard, comme c’est le cas ici (même avec l’excuse du contexte catastrophique du 11-Septembre) ?

 

Courte échelle

Si l’incrédulité est manifeste par rapport à cette perte subie par le Pentagone, il s’ajoute, en particulier pour les européens, une certaine confusion due au système de comptage différent d’un côté et de l’autre de l’Atlantique pour les sommes dépassant l’échelle du million (1.000.000). En effet, un milliard ici équivaut à un billion aux USA (1.000.000.000) mais un billion ici équivaut à un trillion là-bas (1.000.000.000.000). Un trillion ou un billion n’ont donc pas du tout le même sens et la même valeur si on se trouve aux États-Unis (où est utilisée l’échelle "courte" de comptage) ou en Europe (où est utilisée l’échelle "longue")[24]. En clair :

106 = 1 000 000 = 1 million aux USA et en Europe

109 = 1 000 000 000 = 1 billion aux USA = 1 milliard en Europe

1012 = 1 000 000 000 000 = 1 trillion aux USA = 1 billion en Europe (1000 milliards)

1015 = 1 000 000 000 000 000 = 1 quadrillion aux USA = 1 billiard en Europe

1018 = 1 000 000 000 000 000 000 = 1 quintillion aux USA = 1 trillion en Europe

La confusion suivante est régulièrement observée : 1 trillion = 1 billion = 1 milliard, laissant supposer que le Pentagone a perdu "2,3 milliards de dollars". Et bien que cela représente déjà une somme énorme, elle est sans commune mesure avec les 2300 milliards de dollars dont il est question en réalité. Pour éviter toute confusion, mieux vaut donc éviter l’usage de 2,3 trillion (USA) ou 2,3 billion (Europe) et nous emploierons uniquement les "milliers de milliards" pour désigner ce type de somme.

 

 

En effet, à l’apparition de ce rapport mentionnant les pertes de l’année fiscale 1999, les représentants politiques tout comme la presse restent étonnamment discrets. Et à l’exception d’une ou deux têtes brûlées, les commentaires sont rares. De ce fait, ce chiffre démesuré, « $2,300,000,000,000 », n’a-t-il pas toutes les chances de rester une entité abstraite ? Et dans ces conditions, comment les contribuables américains auraient-ils les moyens de prendre conscience de la forfaiture commise à leur endroit, et de son ampleur ? Par ailleurs, peu de citoyens ont l’opportunité de jongler au quotidien avec une somme aussi astronomique et il est possible que ce chiffre reste un concept qui défie l’entendement.

Ainsi, peut-être ce chiffre trop vaste est-il devenu étrangement invisible, condamné à l’incrédulité ou à l’indifférence des citoyens américains, comme bien d’autres aspects liés au 11-Septembre.

À suivre, mardi prochain : Le trésor enseveli du Pentagone

 

Lalo Vespera

La parenthèse enchantée

Parution du livre : septembre 2012

insolente.net

 

En lien avec cet article

Sites Internet de l’administration américaine

U.S. Government Printing Office

Bureau de Diffusion du Gouvernement américain

http://www.gpo.gov/

 

• Transcription des interventions de Peter DeFazio, les 2 août 2007 et 7 juillet 2011, devant la Chambre des représentants des États-Unis, qui dénonce les dissimulations de l’administration concernant la COG (2007) ou les finances du Pentagone (2011).

 

 

U.S. Department of Defense

Département américain de la Défense

http://www.defense.gov/

 

• Biographie de Donald Rumsfeld

• Transcription du discours intégral de Donald Rumsfeld le 10 septembre 2001, faisant état des 2300 milliards de dollars "perdus" dans les méandres de la comptabilité.

 

Documents officiels ou administratifs

 

FederalContinuity Directive 1

Directive de la Continuité Fédérale

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

 

Publication : Février 2008

Organisme : FEMA – Homeland Security

Présentation de la Continuité de Gouvernement (COG) prévue en cas de crise, dans sa partie accessible aux citoyens. Les dispositions qui compromettent l’intégrité constitutionnelle des États-Unis restent inaccessibles, même aux représentants du Congrès.

The 9/11 Commission Report

Rapport de la commission sur le 11-Septembre

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

 

Publication : 22 juillet 2004

Organisme : National Commission on TerroristAttacksUpon the United States

Rapport final de la Commission d’enquête présidentielle sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis. Seule la version en langue anglaise est en ligne sur Internet, à la disposition du public.       

Sources et références

1. Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

1B. Ibid. Chapitre 10, pages 253 : Structures parallèles et plans pour la continuité de gouvernement

 

2. OPB News "DefazioAmendmentSeeksPentagon Audit" par April Baer (8 juillet 2011)

http://news.opb.org/article/defazio-amendment-seeks-pentagon-audit/

Peter DeFazio est représentant de l’État d’Oregon. Le site d’OPB News (Oregon Public Broadcasting) résume la portée de l’amendement présenté par DeFazio.

 

3. FEMA – Homeland Security – FederalContinuity Directive 1 (février 2008)

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

Rapport officiel du Homeland Security sur la continuité de gouvernement.

 

Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

« Il n’existe aucun moyen de déterminer combien de changements constitutionnels survenus depuis le 11-Septembre peuvent trouver leur source dans la planification de la COG. Nous savons cependant que de nouvelles mesures de planification de la COG furent une nouvelle fois instaurées en 2007, lorsque le Président Bush a émis la National Security Presidential Directive 51 (Directive Présidentielle de Sécurité Nationale, ou NSPD-51/HSPD-20). Cette directive formulait ce que la FEMA a appelé ultérieurement "une nouvelle vision pour assurer la continuité de notre gouvernement". » Peter Dale Scott interviewé en 2011.

 

4. The Oregonian "DeFazioasks, but he’sdeniedaccess" par Jeff Kosseff (20 juillet 2007)

http://web.archive.org/web/…/base/news/118489654058910.xml&coll=

Article à propos du refus de George Bush d’accorder à Peter DeFazio un accès au contenu classifié de la directive NSPD-51.

 

GPO (U.S Government Printing Office) – Congressional Record – House “Americaneeds a plan to provide for Continuity of Government” (2 août 2007)

http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/CREC-2007-08-02/pdf/CREC-2007-08-02-pt1-PgH9548-4.pdf

Transcription de l’intervention de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants.

 

5. Le Monde "Crise financière, dette et avenir" par Radu Vranceanu (5 septembre 2011)http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/05/crise-financiere-dette-et-avenir_1566736_3232.html

 

6. C-SPAN – Peter DeFazio – Discours sous-titré en français – 7 minutes (7 juillet 2011)

http://www.dailymotion.com/video/k5ItlWWhZQXnlv3aucq

Vidéo du discours complet de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants à propos de l’amendement sur le contrôle des finances du Pentagone.

 

7. GPO – Peter DeFazio – Discours devant la Chambre des représentants (7 juillet 2011)

http://www.gpo.gov:80/fdsys/pkg/CREC-2011-07-07/pdf/CREC-2011-07-07-pt1-PgH4733-2.pdf

Transcription du discours

 

8. Le Point "En 2011, les États-Unis dépenseront plus de 800 milliards de dollars pour leurs armées" par Jean Guisnel (1er février 2010)

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-01/pentagone-en-2011-les-etats-unis-depenseront-plus-de-800-milliards-de/1648/0/419474

 

9. New York Times "Pentagon Faces Growing Pressures to Trim Budget" par Thom Shanker et Christopher Drew (22 juillet 2010)

http://www.nytimes.com/2010/07/23/us/politics/23budget.html

 

10. CBS News "The War On Waste" par AleenSirgany

http://www.cbsnews.com/stories/2002/01/29/eveningnews/main325985.shtml

Transcription du reportage diffusé par CBS News en 2002

 

11. CBS News (sous-titres français)

http://www.dailymotion.com/video/xfk1pe_2300-millards-de-dollars-disparus-la-veille-du-11-septembre_news

Ce reportage télévisé de CBS News sur le discours de Rumsfeld la veille du 11-Septembre a été diffusé en 2002. Circulant ensuite sur internet, il a contribué à faire connaître les propos du secrétaire à la Défense sur la perte de 2300 milliards de dollars par le Pentagone.

 

12. DoD Biographie de Donald Rumsfeld sur le site du Département de la Défense

http://www.defense.gov/specials/secdef_histories/bios/rumsfeld.htm

 

13. ReOpen911-Prison Planet “Affaire de l’anthrax : un comité d’experts indépendants remet en cause les conclusions du FBI” par Steve Watson (16 février 2011)

http://www.reopen911.info/News/2011/02/17/affaire-de-lanthrax-un-comite-dexperts-independants-remet-en-cause-les-conclusions-du-fbi/

 

14. The 9/11 Commission Report – Final Report of the National Commission on TerroristAttacksupon the United States (2004)

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

Rapport final de la Commission d’enquête Kean-Hamilton-Zelikow sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis

 

15. David Ray GRIFFIN "Omissions et manipulations de la Commission d’enquête" Editions Demi Lune (ouvrage publié aux États-Unis en 2005 et en France en 2006).

http://www.editionsdemilune.com/omissions-et-manipulations-de-la-commission-denquete-p-5.html

 

16. Michael Marcovici - One Billion Dollars

http://sites.google.com/site/artmarcovici/one-billion

10 millions de billets de $100 rangés sur 12 palettes / Oeuvre de M. Marcovici

 

17. Le Point “Enron : faillite de la septième société américaine” par Chloé Durand-Parenti (29 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220974

 

18. L’Express “Punis pour l’exemple” (27 mai 2006)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/punis-pour-l-exemple_458471.html

 

19. Le Point “Un trader fait perdre 5 milliards à la Société Générale” par Mélanie Delattre (24 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220121

 

20. Wikipédia – Produit intérieur brut de la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut_de_la_France

 

21. C-SPAN – Audition pour la nomination du Secrétaire à la Défense (11 janvier 2001)

http://www.c-spanvideo.org/program/161702-1

(Version intégrale de l’audition de Donald Rumsfeld – Durée totale 6 heures.

L’intervention de Robert Byrd dure 12 minutes de 3h33’30" à 3h45’30")

 

22. But whatdoes 2.3 Trillion dollars look like?

http://www.youtube.com/watch?v=jjcRywb6Zf4&feature=related

Extrait de “Jesse Ventura – ConspiracyTheory”

 

23. DoD – Discours de Donald Rumsfeld (10 septembre 2001)

http://www.defense.gov/speeches/speech.aspx?speechid=430

Transcription intégrale du discours

 

24. Wikipédia – Ordre de grandeur (nombres)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(nombres)

https://groups.google.com/forum/?hl=nl&fromgroups#!topic/medias-mensonges-desinformation/gn-KFZVRO8Y

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


13/09/2012

n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies


n°615 - Journal de Palestine- 03-07 au 12-09 - A- PAL : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ..


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°615                           du 03 -07 au12-09

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Tiré a part

La dépouille d'Arafat sera examinée par des experts suisses...

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne a confirmé vendredi qu'il allait examiner la dépouille de Yasser Arafat après avoir obtenu l'autorisation de sa veuve, Souha Arafat, selon unporte parole du Centre.

AFP/Archives - Matthew Mirabelli

L'institut de radiophysique du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne a confirmé vendredi qu'il comptait examiner la dépouille de Yasser Arafat après le feu vert de sa veuve, Souha Arafat, selon un porte-parole du Centre.

Le CHUV a reçu au début août un courrier de l'Autorité palestinienne demandant cet examen et il avait sollicité la veuve du dirigeant palestinien pour obtenir son accord. L'avocat genevois de Mme Arafat, Maitre Marc Bonnant, a déclaré jeudi soir à la Radio Télevision suisse, que celle-ci "a voulu cette enquête, c'est elle qui l'anime, c'est elle qui la propulse et la conséquence serait que nous irons à Ramallah. Il faudrait que nous puissions y arriver dans le mois qui va venir".

Le CHUV attend maintenant une réponse écrite et formelle de l'avocat et ses experts sont prêts à se rendre en Cisjordanie, a indiqué à l'AFP le porte-parole du Centre, M. Darcy Christen. "C'est une question de jours", a-t-il dit en précisant que les experts effectueront d'abord "une mission de repérage", pour rencontrer les représentants de l'Autorité palestinienne, voir les conditions du mausolée et recenser les disponibités technologiques et scientifiques sur place.

L'objectif de l'examen qui devrait avoir lieu dans une seconde mission, si elle est décidée, sera de rechercher des traces éventuelles de polonium, une substance radioactive hautement toxique, dont une "quantité anormale" avait été retrouvée sur des effets d'Arafat, examinés par le CHUV.

"Le temps presse, on peut dire que c'est une question de semaines, pas de mois, car la traçabilité du polonium diminue de moitié tous les 138 jours", a précisé M. Christen. Depuis le décès non expliqué médicalement du dirigeant palestinien le 11 novembre 2004 il y a déjà eu plus d'une vingtaine de cycles.

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-La-depouille-d-Arafat-sera-examinee-par-des-experts-suisses.htm?

AFP) - 24.08.

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Mort d’Arafat : son neveu accuse Israël de l’avoir "empoisonné" au polonium
Le neveu du défunt président palestinien Yasser Arafat, Nasser el-Qidwa, a accusé jeudi Israël d’avoir "empoisonné" son oncle au polonium et exigé que "les responsables de cet assassinat soient jugés".
"Nous accusons Israël d’avoir empoisonné Yasser Arafat au moyen de cette substance mortelle et nous réclamons que les responsables de cet assassinat soient jugés", a déclaré à l’AFP Nasser el Qidwa, président de la fondation Yasser Arafat, joint par téléphone à Genève par l’AFP.
L’Institute for Radiation Physics de Lausanne, en Suisse, qui a analysé des échantillons biologiques prélevés sur les effets personnels d’Arafat remis à sa veuve par l’hôpital militaire français de Percy où le dirigeant palestinien est mort le 11 novembre 2004, y a découvert "une quantité anormale de polonium", selon un documentaire diffusé le 3 juillet par la chaîne qatarie Al-Jazeera.
"La Fondation Arafat a pris contact avec le laboratoire suisse pour l’informer qu’elle n’avait pas d’objection à l’analyse d’échantillons du corps du défunt président palestinien Yasser Arafat si cela était nécessaire", a ajouté Nasser el-Qidwa. "Depuis le martyre du défunt président Yasser Arafat, nous avons dit qu’il avait été assassiné par empoisonnement, mais nous n’avions aucune preuve tangible. Mais après le documentaire d’Al Jazeera affirmant son empoisonnement au polonium il n’y a plus de doute", a-t-il estimé.
Le polonium est une substance radioactive hautement toxique, qui a servi à l’empoisonnement en 2006 à Londres d’Alexandre Litvinenko, un ex-espion russe devenu opposant au président Vladimir Poutine. Le président palestinien Mahmoud Abbas et Souha Arafat, la veuve de Yasser Arafat, ont déjà donné leur accord à des prélèvements sur les restes du défunt, qui repose dans un mausolée au siège de la présidence à Ramallah

http://www.assawra.info/spip.php?article375
.



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

Rachel Corrie

UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html

Israël est sûrement un état des plus étranges, il est insensible à la pensée éthique et humaniste. En conséquence, le juge Gershon a donné cette semaine un tampon casher à un assassinat de sang-froid et ce faisant, il prouve une fois encore que les actions criminelles israéliennes sont en accord avec les interprétations les plus viles de l’Ancien Testament et de la haine du goy talmudique.

Comme on pouvait le prévoir, le juge Gershon s’est limité au légalisme et au contentieux, plutôt qu’à la pensée éthique, il a en fait blâmé Corrie pour n’avoir pas eu un « comportement raisonnable ». Pourtant, on peut se demander ce qu’il veut dire par « raison » ou, plus précisément, qu’est-ce qu’un israélien veut dire quand il se réfère à la « raison ».

Rachel Corrie a été écrasée par un bulldozer militaire israélien, un Caterpillar D9, le 16 mars 2003. Elle faisait partie de l’ISM (International SolidarityMovement), un groupe de militants pacifistes non-violents pro-palestiniens. Étant une jeune américaine, Corrie a cru à tort que les soldats israéliens étaient humainement déterminés. Étant elle-même une personne raisonnable, elle doit avoir cru qu’un conducteur de bulldozer israélien ne lui passerait jamais sur le corps. Elle avait tort. Corrie a clairement échoué à comprendre que le « raisonnement » israélien était mortellement alimenté par de la psychose ainsi que par des fantasmes de destruction.

Corrie a échoué, précisément là où tant de militants ont échoué. Israël n’est pas un état normal. C’est l’état d’un peuple seulement et d’un peuple qui se croit élu. La signification de ceci est à la fois simple et dévastatrice. Le peuple d’Israël croit que sa vie et sa sécurité sont des atouts cosmiques qui doivent être maintenus au détriment du reste de l’humanité. Cependant, ne vous trompez pas, la psychose israélienne est cohérente et même entraînée par la raison, mais cette « raison » est quelque peu différente de celle du reste d’entre nous. Elle est certainement loin d’être universelle.

Rachel Corrie, en revanche, est un symbole universel. Elle est l’incarnation de la solidarité, de la pensée empathique et du courage, mais sa mort tragique est aussi une indication claire qu’il y a un problème fondamental avec Israël. La mort de Rachel Corrie rend clair le fait que ce n’est pas seulement les dirigeants israéliens ou l’élite militaire qui sont aveugles à la vie humaine et à la conduite morale. Ce ne sont pas seulement Netanyahou ou Barak qui sont dans un état de rejet de la vie humaine. Nous sommes ici en présence d’un continuum meurtrier, ce sont les dirigeants, les soldats anonymes, les chauffeurs de bulldozers – ainsi que le juge Gershon et le système juridique israélien.

Israël aurait pu utiliser l’appel de la décision du tribunal de la famille de Corrie pour améliorer sa conduite. Mais le juge Gershon a été en fait assez honnête pour admettre que l’assassinat de Rachel Corrie était la « bonne chose à faire ». C’était sa faute, elle n’aurait pas dû être là initialement, a-t-il dit. Le juge Gershon nous a fourni cette semaine le vrai sens du « raisonnement israélien ».

L’assassinat de Corrie était conforme à la philosophie de survie d’Israël et avec l’interprétation israélienne de l’état juif. Cette semaine, le juge Gershon nous a donné un tampon casher pour un assassinat de sang-froid.

GiladAtzmon 
gilad.co.uk, 30 août 2012.

Traduction E&R (07.09.2012)

Texte original en anglais (30.08.2012) : 


UN ARTICLE DE GILAD ATZMON
Rachel Corrie et le tampon juridique casher

La décision du juge OdedGershon, prise plus tôt cette semaine, que l’état d’Israël n’est pas à blâmer pour la mort de Rachel Corrie, n’est pas une surprise. En fait, elle réaffirme tout ce que nous savons déjà à propos de l’état juif, sa politique, son système judiciaire ainsi que son état d’esprit.

7 SEPTEMBRE 2012

http://www.silviacattori.net/article3650.html
http://www.gilad.co.uk/writings/gilad-atzmon-rachel-corrie-and-the-kosher-legal-stamp.html#entry26357634

 



M. Saadoune :Le bulldozer était menacé

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Rachel Corrie est coupable ! Permettez-moi de vous transmettre l’édito de M Saadoune Quotidien d’Oran consacré au jugement posthume de la pacifiste nord américaine R. Corrie.

Décidément Israël est une grande démocratie

 

Rachel Corrie est coupable… Un militaire israélien conduisant un bulldozer lui est passé et repassé dessus. Elle en est morte. Bien fait pour elle, a dit la « justice » israélienne. Cette militante pacifiste américaine est donc coupable d’avoir été là, d’être venue en témoin de la terrible vie imposée aux Palestiniens. C’est donc Rachel Corrie qui a menacé le bulldozer, elle s’est tuée elle-même.

Un juge israélien dans la « seule démocratie du Moyen-Orient », selon la propagande routinière des médias occidentaux, a donc décidé que la jeune Américaine méritait bien de mourir. Et que le militaire israélien qui l’a tuée n’était pas responsable de sa mort. Et pour corser le tout, le juge israélien qui a pris cette sentence historique a jugé que l’ONG Mouvement International de Solidarité auquel appartenait Rachel Corrie était un mouvement violent. Bref, pour rester dans la rhétorique habituelle appliquée aux Palestiniens, Rachel Corrie et son ONG sont des « terroristes ». Choquée et indignée, la mère de la jeune militante pacifiste américaine a constaté qu’Israël « dispose d’un système bien huilé pour protéger ses militaires… tout cela est mauvais pas seulement pour notre famille, mais c’est aussi un mauvais jour pour les droits de l’homme, pour l’humanité, pour la loi et pour un pays comme Israël ».

Le père de Rachel, qui a fait la guerre du Vietnam, constate « qu’au plus haut niveau militaire (israélien) on pense que l’on peut tuer impunément des gens à la frontière ». Le dispositif est en effet bien huilé. Les témoignages et les images ne manquent pas sur ce qui est un acte délibéré mais le système judiciaire de la « seule démocratie » dans la région fait partie du dispositif de guerre. Il n’a donc vu qu’une dangereuse jeune pacifiste - terroriste - menacer gravement la marche tranquille d’un bulldozer. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, a estimé que le jugement était « triste » pour la famille de Rachel et « pour l’Etat de droit ». Il y a vu une « défaite pour la justice » et une « victoire pour l’impunité de l’armée israélienne ». Mais Richard Falk, fortement haï par Israël, connaît son sujet et il n’omet pas de noter que la mort de Rachel Corrie tout comme le jugement font partie du cadre général du fonctionnement d’une armée d’occupation. Et surtout d’une armée qui n’a aucun reproche à craindre des pays occidentaux.

 

LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE NE TRANSIGENT JAMAIS EN GENERAL SUR LE SORT RESERVE A LEURS CITOYENS A L’ETRANGER. LES DEFENDRE CONTRE LES ACTES DE VIOLENCE ET CONTRE LES INJUSTICES FAIT PARTIE DES DEVOIRS ELEMENTAIRES D’UNE GRANDE PUISSANCE. ET LES EXEMPLES NE MANQUENT PAS DE REACTIONS ENERGIQUES, PARFOIS EXCESSIVES, DU GOUVERNEMENT AMERICAIN DANS LES SITUATIONS OU DES CITOYENS AMERICAINS SONT EN DIFFICULTE. LE VERDICT, SCANDALEUX, DE LA JUSTICE ISRAELIENNE N’A SUSCITE AUCUNE REACTION DE LA PART DE L’ADMINISTRATION DE BARACK OBAMA. QUESTIONNE, UN REPRESENTANT DU DEPARTEMENT D’ETAT S’EST ABSTENU DE FAIRE DE COMMENTAIRES. LA CONCLUSION S’IMPOSE : POUR L’ADMINISTRATION AMERICAINE, RACHEL CORRIE EST AUSSI « COUPABLE » D’AVOIR ETE LA POUR TEMOIGNER DE L’ENFER VECU PAR LES PALESTINIENS SOUS LE JOUG DE LA « SEULE DEMOCRATIE » DE LA REGION. ET PUIS, OBAMA EST EN CAMPAGNE ELECTORALE DANS UN PAYS OU LE LOBBY ISRAELIEN PESE LOURDEMENT. IL NE FAUT DONC PAS L’IMPORTUNER AVEC LES NOTIONS DE JUSTICE ET DE VERITE. LE BULLDOZER ISRAELIEN DOIT TOUJOURS AVOIR RAISON MEME SI LE MONDE ENTIER L’A BIEN VU ECRASER UNE JEUNE AMERICAINE PACIFISTE ET ABSOLUMENT PAS MENAÇANTE !

http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html

M. Saadoune

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5172456

URL de cet article 17607 
http://www.legrandsoir.info/le-bulldozer-etait-menace.html



3 Résistance

CAPJPO : Israël ne répond pas aux questions sur la torture posées par les Nations Unies ...
Et pour cause ! Israël la pratique de manière institutionnalisée sur les adultes et les enfants palestiniens, et refuse les inspections sur les conditions d’interrogatoire et de détention. Ce "petit pays démocratique et civilisé" qui veut imposer ses méthodes de terreur dans le monde entier, n’a rien eu à craindre jusqu’à présent de tous les Etats et institutions qui sont censés faire respecter les conventions internationales sur la torture.

Alors, pourquoi répondrait-il à l’ONU qui ne prendra de toutes façons aucune sanction ?

Depuis juillet dernier, le Comité des Nations Unies contre la torture, attend toujours à l’heure qu’il est, les réponses aux 59 questions qu’il a posées à Israël concernant sa " non-​​conformité avec la Convention contre la torture et autres traitements cruels, humiliants et dégradants qu’il a ratifiée en 1991"

Le centre Al-​​Mezan pour les droits de l’Homme, Adalah, l’Association des Médecins pour les droits de l’Homme - Israël et le Comité public contre la torture en Israël ont présenté au Comité des Nations unies contre la torture un communiqué sur la non-​​conformité d’Israël avec la Convention afin d’attirer l’attention du Comité sur la poursuite de l’utilisation de la torture par Israël.

Ces quatre organisations, dont deux palestiniennes et deux israéliennes, soulignent les nombreuses violations par Israël de cette convention, allant des tortures physiques et psychologiques lors des interrogatoires, à la détention sans procès, la non divulgation de preuves concernant la dangerosité des prisonniers, l’isolement, la privation de soins, de visites familiales.

Le comité note ’"l’absence de volonté d’Israël de criminaliser la torture dans le Code pénal" et le refus de fournir des informations sur ces détenus considérés comme des "bombes à retardement", qui "justifieraient" des méthodes plus "musclées" pour obtenir des aveux.

Refus également de fournir des enregistrements vidéo ou audio concernant les fameuses "enquêtes de sécurité".

Refus de traiter les plaintes pour torture déposées en Israël par le Comité israélien contre la torture comme par d’autres associations palestiniennes.

Le Comité souligne le refus d’Israël de signer le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et de permettre un accès sans restriction aux lieux de détention et d’enquête. Le Comité a demandé (poliment, ndrl) à Israël : « d’indiquer si le gouvernement envisageait de ratifier le Protocole facultatif à la Convention."

Le Comité a soulevé d’autres questions en vertu de l’article 16 qui stipule : « Chaque Etat partie s’engage à interdire dans tout territoire sous sa juridiction d’autres actes de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, tels que :
les restrictions à la liberté de mouvement : check-points et blocus de Gaza
les restrictions d’accès aux soins de santé et les entraves à la vie familiale pour les Palestiniens dans la bande de Gaza. « des restrictions qui empêchent les Palestiniens de la bande de Gaza de rendre visite à leurs époux ou leurs parents qui vivent en Cisjordanie ou en Israël et pour les Palestiniens de la Cisjordanie de visiter leurs conjoints ou leurs parents qui vivent à Jérusalem ou en Israël ».
la destruction de maisons.

Merci le Comité !

Et pendant ce temps nos dirigeants déroulent le tapis rouge aux Israéliens qui sont directement responsables de ces actes, alors que la Convention internationale contre la torture leur fait obligation de les présenter devant un juge s’ils mettent le pied sur le sol français !

Lundi 20 août 2012

Source : http://www.mezan.org/en/details.php...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.capjpo.200812.htm



3 Politique a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Nouveau gouvernement du Hamas à Gaza  

 Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismail Haniyeh, a annoncé dimanche un remaniement ministériel avec l'arrivée de sept nouveaux ministres, dont celui chargé des Finances. "Il s'agit d'une procédure normale après presque six années de travail de la part de certains ministres et afin d'atteindre des buts spécifiques pour la période actuelle", a déclaré M. Haniyeh, en faisant allusion aux profonds bouleversements en cours dans la région. "Ce remaniement nous donnera l'occasion de réagir à ces changements", a ajouté le Premier ministre du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza depuis juillet 2007. Le Hamas avait largement remporté les élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Les priorités du nouveau gouvernement seront "de mettre fin au siège israélien et de résoudre les difficultés de la population, en particulier en ce qui concerne l'eau et l'électricité", a souligné M. Haniyeh. Le changement d'équipe gouvernementale a été approuvé par les députés du Hamas du Conseil législatif palestinien (Parlement) à Gaza. A la suite du remaniement, Ziad al-Zara, un ancien ministre de l'Economie, devient ministre des Finances et assumera aussi le rôle de Premier ministre adjoint avec des pouvoirs élargis. Moufiz al-Makhalalaty se voit attribuer le portefeuille de la Santé, Youssef SobhyAghreyz celui des Travaux publics et du logement et MazenHaniyeh celui de la Justice. M. Haniyeh a affirmé qu'il avait plusieurs fois repoussé ce remaniement afin de donner du temps au processus de réconciliation entre le Hamas et le mouvement nationaliste rival du Fatah. En vertu d'un accord de réconciliation nationale signé en avril 2011 entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas, les deux gouvernements rivaux doivent céder la place à un exécutif transitoire non partisan chargé d'organiser des élections générales. Mais les principales clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées. L'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie) avait d'ailleurs procédé en mai à un remaniement de son gouvernement dirigé par Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale. Le gouvernement rival de l'Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie), dirigé par le Premier ministre Salam Fayyad et reconnu par la communauté internationale, avait été remanié en mai dernier à la suite de l'échec de la réconciliation interpalestinienne.

02/09/2012

 http://ennaharonline.com/fr/news/14219.html



b) Politique Usa (le parrain)

1 Les grandes manœuvres & Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Pour Obama, le soutien à la sécurité d'Israël ne doit pas faire débat
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude"
Le président Barack Obama a affirmé  que le soutien à la sécurité d'Israël ne devait pas faire débat aux Etats-Unis, en répétant sa condamnation de l'attentat suicide "barbare" anti-israélien de la veille en Bulgarie.
M. Obama, qui faisait campagne à West Palm Beach (Floride, sud-est) dans une communauté réservée aux plus de 55 ans, a remarqué que "beaucoup de gens (ici) se sentent concernés par l'Etat d'Israël", et a mentionné "cet attentat barbare qui s'est produit en Bulgarie" et a fait six morts, dont cinq Israéliens, mercredi.

"Je veux que tout le monde le sache, sous mon administration nous n'avons pas seulement préservé le lien indissoluble (des Etats-Unis) avec Israël, nous l'avons renforcé", a insisté M. Obama, en tournée pendant deux jours en Floride, Etat qui abrite environ 10% de la population juive américaine, selon une étude publiée en 2011 par l'institut Berman de l'université du Connecticut.
"Nous avons été solidaires d'Israël face aux critiques. Notre coopération militaire et de renseignement n'a jamais été aussi étroite, et évidemment, il s'agit d'un moment d'incertitude au Moyen-Orient avec ce qui se passe en Syrie", a rappelé le président.
"Il faut tout faire pour protéger la sécurité d'Israël, et je veux que vous sachiez qu'il s'agit d'un débat qui devrait transcender les partis. Ce n'est pas une question démocrate ou républicaine", a assuré M. Obama.
Depuis le début de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre, M. Obama a été accusé par son adversaire républicain Mitt Romney de faire preuve de mollesse vis-à-vis de l'Iran et même d'avoir "laissé tomber Israël" face à la menace nucléaire de la république islamique.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/750938/pour-obama-le-soutien-a-la-securite-d-israel-ne-doit-pas-faire-debat.html


c) Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU 

Washington est contre un État palestinien non membre de l'ONU

Les États-Unis ont exprimé lundi leur opposition à la candidature de la Palestine au statut d'État non membre des Nations unies, un projet que le président palestinien Mahmoud Abbas doit présenter fin septembre à l'Assemblée générale de l'ONU.

«Nous continuons de le dire clairement: nous pensons que la seule voie réaliste pour que les Palestiniens aient un Etat passe par des négociations directes» avec Israël, a déclaré la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, assurant que Washington était «évidemment en contact avec le président Abbas».

Pour ce projet d'État, les États-Unis ont toujours plaidé pour des négociations de paix directes israélo-palestiniennes.

Celles-ci sont interrompues depuis septembre 2010 et la communauté internationale fait en vain pression sur les deux camps pour les ramener à la table des négociations.

«Nous travaillons intensément, via le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, États-Unis, Union européenne, Russie) et directement avec les Israéliens et les Palestiniens pour continuer de les encourager à revenir à la table» des pourparlers, a dit Mme Nuland.

Mais «tout ce que nous pouvons faire, c'est les pousser. Nous ne pouvons pas les forcer. C'est à eux de décider de faire la paix», a-t-elle averti.

M. Abbas a annoncé samedi qu'il lancerait les démarches pour l'accession de la Palestine au statut d'État non membre de l'ONU le 27 septembre, lors de son discours devant l'Assemblée générale. «Nous irons à l'Assemblée générale des Nations unies le 27 pour des consultations avec nos amis sur le projet de résolution réclamant l'adhésion de la Palestine» en tant qu'État non membre, a promis M. Abbas.

Pour être adoptée, la résolution élevant la représentation de la Palestine au rang d'État non membre, comme le Vatican, doit être votée par plus de la moitié des 194 États membres de l'Assemblée générale, où elle est assurée d'obtenir une large majorité.

Mahmoud Abbas a manifesté à plusieurs reprises son intention de se tourner vers l'Assemblée générale de l'ONU, après avoir renoncé, faute de majorité, à demander un vote au Conseil de sécurité sur la demande historique d'adhésion à part entière d'un État de Palestine, déposée le 23 septembre 2011.

 

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201209/10/01-4572808-washington-est-contre-un-etat-palestinien-non-membre-de-lonu.php

 



4 Médias / Vidéos

Lancement d’une première émission en français sur une radio de Gaza

«Bonjour de Gaza »

ZiadMedoukh, responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, et ses étudiants vont animer et présenter une émission hebdomadaire en français, tous  les dimanches de 15 à 16h, heure locale (14-15h heure française).

Cette émission francophone sera la première émise  en français sur les radios de Gaza. Elle sera destinée aux palestiniens francophones de Gaza et de la Cisjordanie, qui peuvent la suivre  et l’écouter via la fréquence  FM : 106,3. Mais elle s’adresse aussi et surtout, au public francophone qui, partout dans le monde, pourra la suivre en direct et en image, via internet à partir du site : www.yjctv.ps, et également sur faceebook : www.faceebook.com/yjctv . Il sera possible à ce public de dialoguer en direct avec les animateurs et présentateurs, en appelant le : 0097282863367.

L’émission sera diffusée à partir de la chaîne de radio des jeunes journalistes, une radio locale animée par des enfants et des jeunes de Gaza.

Le contenu de cette émission sera très riche : Outre la présentation de la situation qui prévaut présentement dans la bande de Gaza sous blocus et la transmission des dernières nouvelles de l’actualité de Gaza, des personnalités francophones de cette ville et du monde de la francophonie seront invitées avec lesquelles les auditeurs pourront dialoguer en direct.

L’émission a pour objectif général, en même temps qu’une contribution dynamique à une meilleure connaissance de Gaza et de la Palestine pour les francophones, le développement des échanges entre les jeunes francophones de Gaza et le monde francophone.

Nous prévoyons organiser des jumelages avec des radios francophones, de réaliser des directs avec des chaînes francophones, et espérons ainsi avoir une ouverture la plus large possible sur les médias et le public francophones.

 Le lancement de l’émission qui prendra le nom de « Bonjour de Gaza » est prévu le dimanche 2 septembre 2012.

Nous voulons que cette émission hebdomadaire en français diffusée à partir de Gaza soit la voix de Gaza au monde francophone !

Pour toutes propositions, les remarques et suggestions, vous pourrez envoyer des SMS au : 00972599881347, ou envoyer des méls à l’adresse émail : ziadmedoukh@hotmail.com !


jacob Cohen et Jean Bricmont dialoguent sur un sujet qu’ils connaissent bien et qui leur tient à coeur : "la paix" en Israël-Palestine.

Vidéo publiée le 13 août 2012 par le CercleDesVolontaires (*)

 

Balayant plusieurs enjeux, autant sur le terrain qu’au niveau de l’état du débat démocratique sur la question en France, ils échangent leurs points de vue et lancent des pistes sur ce qui pourrait constituer une base pour la paix de demain.

URL : http://www.silviacattori.net/article3524.html

(*) Vidéo publiée par le CercleDesVolontaires le 13 août 2012, réalisée par Jonathan Moadab, journaliste indépendant et cofondateur du site CercleDesVolontaires
http://cercledesvolontaires.wordpress.com/

Source :
http://www.facebook.com/pages/Cercle-des-Volontaires/302002546528363

 


VIDEO

Un courageux juif vs Un stupide sioniste

https://www.youtube.com/watch?v=c-XHyKxB-BQ&feature=related

 

VIDEO

La vérité de la bouche d'un sioniste

http://www.youtube.com:80/watch?v=YI_f2nFfqi4&feature=related

VIDEO SURPRENANTE

http://www.youtube.com/watch?v=Lr1NiHJEF_I&feature=player_embedded

VIDEO

Tout est dit ou presque

http://video.google.com/videoplay?docid=5838829577913530&hl=fr

 



6 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

BOYCOTT

L’Afrique du Sud bannit l’étiquette d’Israël sur les produits des Territoires occupés

23 août

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

 

L’Afrique du Sud a banni mercredi l’étiquette "made in Israël" sur les produits venant des Territoires occupés, rompant avec une relative neutralité observée depuis 1994 dans le conflit israélo-palestinien, selon des analystes.

(c) Afp

Cette mesure, adoptée en conseil des ministres, et symbolique plus que commerciale, était en gestation depuis mai.

En réaction, Israel a jugé cette mesure "discriminatoire" et "totalement inacceptable". "Israël et l’Afrique du Sud ont des divergences politiques ce qui est légitime. Ce qui est totalement inacceptable, c’est l’utilisation de mesures qui, par essence, discriminent et isolent, créant un boycott général", a affirmé un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

L’ambassadeur d’Afrique du Sud "sera convoqué demain (jeudi) au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem", a-t-on ajouté de même source.

Isarël avait qualifié par avance de "raciste" par la diplomatie israélienne et avait scandalisé une partie de la communauté juive d’Afrique du Sud, ainsi que les conservateurs évangéliques.

Le gouvernement sud-africain s’appuie sur une loi de protection du consommateur de 2008, imposant "un étiquetage des biens et produits venant des Territoires occupées pour éviter que les consommateurs ne croient qu’ils viennent d’Israël".

"C’est conforme à la ligne de l’Afrique du Sud qui reconnaît les frontières de 1948 délimitées par l’ONU et ne reconnaît pas les Territoires occupés au-delà de ces frontières comme faisant partie de l’Etat d’Israël", ajoute-t-il.

Les responsables de la communauté juive sud-africaine se sont dits "outragés" par cette mesure "discriminatoire et qui sème la discorde".

"Au fond, elle (cette mesure) semble motivée non par des préoccupations commerciale mais par un parti pris politique contre l’Etat d’Israël. Toute tentative de discussion a été vaine", a déclaré dans un communiqué le bureau des députés juifs sud-africains.

Cette mesure "met la diplomatie sud-africaine au diapason de sa rhétorique pro-palestinienne", a indiqué à l’AFP JakkieCilliers, le directeur de l’Institut des études de sécurité (ISS).

La semaine dernière, le ministre délégué aux Affaires étrangères EbrahimEbrahim a ouvertement envisagé de suspendre les visites officielles en Israël, estimant que celles-ci "légitimaient l’occupation de la terre palestinienne par Israël".

"C’est un pas de plus pour se rapprocher des Palestiniens et rompre avec la neutralité des relations entretenues par l’Afrique du Sud avec Israël et la Palestine", observe le directeur de la fondation De Klerk, Dave Steward.

Et un changement radical par rapport à l’apartheid qui entretenait "des coopérations inter-étatiques avec Israël dans d’assez nombreux domaines" y compris militaires.

La décision vient selon lui de "pressions internes à l’ANC et aux syndicats" et "elle ne doit pas être sous-estimée car l’Afrique du Sud tend à avoir plus d’influence que sa taille pourrait suggérer".

"Nombre d’autres pays pourraient suivre", juge aussi M. Cilliers selon lequel la décision montre que l’Afrique du Sud, membre du G20 et membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, "adopte une attitude plus indépendante face aux Etats-Unis".

L’Afrique du Sud a rejoint fin 2010 le bloc des Brics, autour de la Russie et de la Chine, avec le Brésil et l’Inde.

L’Afrique du Sud n’appelle pas pour autant au boycott des produits d’Israël, pays avec lequel elle maintient de bonnes relations.

L’Afrique du Sud abrite une importante communauté juive, historiquement enracinée et dont certains membres ont joué un rôle éminent