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06/05/2008

n°357- Les Dossiers d'Irak-06-05 - Suite -« Nous ramènerons l'Irak à l'âge de pierre ! » Colin Powell

n°357- Les Dossiers d'Irak-06-05 - Suite -« Nous ramènerons l'Irak à l'âge de pierre ! » Colin Powell

Les Dossiers d'Irak - Suite-

N° 357                        6/05/08 Par M.Lemaire      


3 Dossier & Point de vue (suite)

 3-1 Point de vue de DeDefensa : Les USA, notre aveuglement et notre fascination.

3-2 Point de vue de Hamid Barrada : La « nouvelle star » d'Al-Qaïda.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Justice : Affaire « Pétrole contre nourriture »

 4-2 L’aide US à l’étranger : De plus en plus militarisée.

 4-3 Lettre au Parlement irakien - Comité juridique

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

Réflexion. 5-1 L'ascension de Petraeus (en Irak) libère Cheney vis-à-vis de l'Iran.

5-2 Cargos de nuit (vague n° 1,2 & 3) : Le commerce des armes et ses ramifications dans le monde. fin



3-1Point de vue de DeDefensa : Les USA, notre aveuglement et notre fascination. Le plus remarquable dans notre univers modernisé, moralisé et constamment entraîné à la satisfaction de lui-même, essentiellement à l’Ouest, c’est sans aucun doute l’aveuglement. C’est aussi le signe classique des grandes décadences et des décadences accélérées. Nous sommes vraiment dans une très grande décadence et nous nous y précipitons à une très grande allure. Le silence religieux qui accompagne l’évolution de la situation devra être décrit, pour ceux qui ont l’oreille fine, comme aussi assourdissant que les préparatifs de l’apocalypse. Dans les réunions internes de la plupart des grands corps politiques comme dans les colonnes des journaux institués, l’auto-censure concernant la réelle gravité des conditions politiques aux USA est une règle d’or, presque un signe de la politesse nécessaire à leur bonne tenue. Certes, il y a d’autres chats à fouetter, comme ces dernières semaines nous ont montré; le débat furieux sur le Tibet et le sort de la flamme olympique en sont un exemple, et l’on comprend que des âmes, bonnes et vertueuses, et en mal de “bonnes causes”, s’émeuvent à ce propos jusqu’au bouleversement de l’émotion, bien plus qu’à propos du sort des USA. Cette réactualisation involontaire mais minutieuse dans le montage comme une horlogerie de l’antique discussion sur le sexe des anges est une marque convaincante de ce qui ne peut être défini autrement que comme la dissolution radicale, comme passée à l’équarrissage d’un acide diabolique, de la fermeté du caractère et de la responsabilité de l’esprit. Voyez qu’il n’est même plus question de servilité (des Européns vis-à-vis des USA) ou de toute autre faribole de la sorte. Il est question d’une démission sans préavis, sans état d’âme, sans rien, du devoir de la responsabilité de nos directions politiques sur le fondement et les perspectives fondamentales de quelque sujet d’importance que ce soit, et d’abord les plus graves d’entre eux. Il semble que les caractère ont acquis la tenue et la rectitude d’un éclair au chocolat. (Référence à cette immortelle définition du président McKinley par son vice-président Theodore Roosevelt: «Il a autant de colonne vertébrale qu’un éclair au chocolat.») Un amiral, chef d’état-major des forces armées des USA, parle comme un général turc à la veille d’une élection présidentielle en Turquie, avertissant tout le monde, y compris son propre pouvoir politique, de l’extrême volatilité de la période et de son intention de veiller au grain, y compris sur le processus politique en cours aux USA, – et qui s’en émeut? Non que nous en ayons contre l’amiral Mullen, loin de là et même au contraire, mais parce que simplement l’amiral Mullen se permet d’ouvrir les yeux sur la situation de son pays, cette “hyperpuissance” dont, paraît-il, dépend l’équilibre du monde. Nous pourrions en profiter pour ouvrir les nôtres, mais non...

«The transition is unlikely to be smooth, predicted Mullen, who assumed his position seven months ago for a two-year term. He said he hopes to offer a stabilizing influence as a military leader who will bridge two administrations. “We will be tested. . . . I'm preparing that this country will be tested, and I have a role in that regard, certainly providing advice to whoever the new president's going to be,” he said.» Tout cela est écrit dans le Washington Post, organe au-dessus de tout soupçon et de tout repos pour nos élites. N’est-ce pas un langage de crise? N’est-ce pas l’intervention d’un chef militaire annonçant: nous sommes dans un temps de crise («a time of vulnerability») et, s’il le faut, je prendrai mes responsabilités? Combien y a-t-il eu de commentaires en profondeur sur ces déclarations en Europe? Combien de journaux se sont empressés d’en faire leur grand titre? Combien de présentateurs TV...? Il y avait les défilés du 1er mai et les routes de vacances encombrées. On a les priorités qu’on peut. Vont-ils s’apercevoir que le processus politique aux USA est en train d’évoluer vers un blocage en pleine campagne des élections présidentielles? L’article du Times du 2 mai que nous commentions le même jour, est un parmi vingt autres à partir duquel nous devrions tirer des analyses et des conclusions plus larges sur les dangers qui guettent la structure institutionnelle des USA. (Le Times, d’ailleurs, s’en garde bien. Même ceux qui diffusent les informations qui devraient nourrir cette sorte d’analyse se refusent absolument à y réfléchir, – ou à s’y risquer, – question de conformité intellectuelle.) Comment se sortir d’un tel imbroglio, – surtout du côté démocrate, où l’élimination de l’un ou l’autre candidat conduira inévitablement à des remous, – sans risquer une tempête dans un sens ou l’autre? Sans risquer des remous populaires ou des prolongements inattendus pouvant conduire à un blocage institutionnel? Et, pendant ce temps, au pouvoir, une direction dont la marque est à la fois l’impuissance, l’impopularité, l’aveuglement, et une stupidité sans mesure dans l’appréciation des tensions du monde, et qui ne rêve que de précipiter un autre conflit où la puissance US pourrait se voir confrontée à l’enchaînement d’une défaite militaire indirecte majeure.

Le refus d’un destin tragique des USA

Comment un tel aveuglement est-il possible? Parce qu’il y a là une attitude psychologique qui représente un cas assez unique dans l’histoire, compte tenu des moyens sans nombre qui nous sont donnés de voir la chose. Qu’on ne nous parle ni de complot, ni de servilité, ni de rien de la sorte car l’heure de ces vices de la politique courante, même s’ils existent et persistent comme l’acné dont on ne se débarrasse pas, leur heure est passée. Il reste la réalité nue, qui est une attitude psychologique sans exemple. Précisons notre propos. L’aveuglement dont nous parlons n’est pas absolument celui de la méconnaissance par sottise ou du refus inconscient de la connaissance par réflexe pavlovien d’enfermement du jugement. Le cas existe évidemment car les caractères faibles et les psychologies pauvres abondent. A côté, il existe de-çi de-là, et de plus en plus, nous en avons l’écho assuré, des esprits placés dans les rouages des pouvoirs ou fort proches qui commencent à réaliser et à mesurer la monstruosité de la crise US qui se développe (et des autres crises également, parallèlement) et l’abîme où ce mouvement convulsif conduit cette puissance. Leurs constats sont crépusculaires et leur conclusion désespérée par l’absence de réponse à cette question: que faire? A côté de ces divers cas individuels existe une consigne générale non écrite, justifiée par un réflexe de refus du réel, qui est celle de l’emprisonnement volontaire du jugement; et cette consigne, en général, passe bien, elle nous conforte, elle nous berce comme une contine fait pour un nouveau-né trop pressé, elle nous rendort si parfois nous vient la faiblesse d’ouvrir un oeil; elle passe si bien, enfin, qu’il serait manifeste qu’elle correspondît à un désir profond, on dirait presque de l’ordre du psychanalytique. Peut-être est-ce le désir presque innocent de refuser le meurtre du père que serait la mise en cause de l’Amérique? Tout se passe comme si notre fascination pour l’Amérique réglait notre pensée, notre jugement et notre réflexe vital.

Date de publication : 05/05/2008 - Rubrique : Faits et commentaires 

http://dedefensa.org/article.php?art_id=5098


3-2 Point de vue de Hamid Barrada : La « nouvelle star » d'Al-Qaïda.  

Al Cia-Mossad-Al-Qaïda vient de nous sortir un nouveau figurant.... lui aussi un miraculé !
Les experts antiterroristes de Washington ont déniché un successeur à Oussama Ben Laden : un obscur prêcheur répondant au nom d’Abou Yahya al-Libi. À défaut de mettre la main sur Oussama Ben Laden, les Américains lui ont trouvé un successeur. Et ce n’est pas l’Égyptien Aymen al-Zawahiri mais un compatriote de Mouammar Kaddafi appelé Abou Yahya al-Libi. Plus qu’un patronyme, ce nom indique son pays d’origine, en l’occurrence la Libye. L ’héritier putatif de Ben Laden a utilisé d’autres noms de guerre : Hassan Qaïd, Younès Sahraoui, mais son véritable nom serait Mohamed Hassan. Il bénéficie de l’engouement des experts américains, qui sont souvent des anciens de la CIA reconvertis dans les centres de recherche affectés à la lutte contre le terrorisme et dépendants de l’armée. Pour eux, Abou Yahya est la star qui monte dans le ciel d’Al-Qaïda. À 30 ans, il « possède tous les talents, s’enthousiasme l’un de ces experts. Il est à la fois guerrier, poète et savant (en sciences islamiques). Personnalité charismatique, c’est un chef militaire et un maître à penser ». La légende d’Abou Yahya al-Libi dans le monde clos des djihadistes remonte à 2005. Dans la nuit du 10 juillet, cet obscur prêcheur a été le héros d’une évasion spectaculaire d’une prison américaine particulièrement bien surveillée installée à la base aérienne de Bagram, en Afghanistan. Avec trois compagnons, il avait bidouillé une serrure et trompé la vigilance de ses geôliers avant de traverser une immense contrée sans tomber entre les mains de l’ennemi. Un vrai miracle qui rappelle un épisode de l’hagiographie du Prophète, célébré encore aujourd’hui sur le site Internet d’Al-Qaïda. Jusque-là, l’itinéraire d’Abou Yahya n’avait guère attiré l’attention. Son frère aîné, incarcéré dans les geôles de Kaddafi et dont on ignore s’il fait partie des quatre-vingt-dix djihadistes libérés récemment, était une figure du Groupe combattant islamique libyen (GCIL), qui avait participé au djihad contre les Soviétiques en Afghanistan. Lui-même s’était consacré à des études de théologie en Mauritanie. Et quand il avait rejoint l’Afghanistan, la guerre était finie et le pays était tombé sous la coupe des talibans. Il n’a reçu qu’une formation militaire rudimentaire, et son rôle au sein d’Al-Qaïda s’apparente davantage à celui d’un prêcheur. Au lendemain du 11 septembre 2001, il est arrêté par les Pakistanais et livré aux Américains. C’est ainsi qu’il se retrouve à la base de Bagram.
Tout change après son évasion miraculeuse, qui a grandement favorisé son ascension fulgurante au sein d’Al-Qaïda. Il fera bientôt partie du premier cercle restreint autour de Ben Laden. Tout au long de 2007, alors que la guerre des vidéos fait rage entre les services américains et le mouvement djihadiste, Abou Yahya occupe une place de choix. Rompant avec les orateurs exaltés, il se distingue dans ses interventions par un effort pédagogique de rationalisation. Plutôt que de multiplier les partisans d’Al-Qaïda, il cherche à consolider ses fondements idéologiques. Ses cibles privilégiées sont les oulémas modérés, en particulier saoudiens et égyptiens, qui dénoncent le djihad en terre d’islam et le recours aux attentats-suicides. Auparavant, il s’était opposé, toujours sur la Toile , à Abou Moussab al-Zarqaoui (mort en juin 2006), dénonçant les massacres des civils en Irak et la guerre entre sunnites et chiites. Lorsque l’affaire des caricatures du Prophète a éclaté fin 2006, il avait appelé les fidèles à organiser des attentats en Europe…

Après la mort, au début de cette année, d’Abou Laïth al-Libi (aucun lien de parenté), Abou Yahya apparaît comme le chef des éléments libyens au sein de la mouvance djihadiste en Afghanistan. Mais ce sont les relations au sommet d’Al-Qaïda qui vont peut-être, à l’avenir, retenir l’attention. Avec cette question sous-jacente : dans quelle mesure les marques de considération des Américains à l’endroit d’Abou Yahya al-Libi, la « star qui monte », vont-elles affecter les deux vétérans vedettes qui ont pour nom Oussama Ben Laden et Aymen al-Zawahiri et alimenter, à terme, guerre des chefs et guerre de succession ?
Sources
Jeune Afrique
Posté par Adriana Evangelizt  : http://usa-menace.over-blog.com/article-19246436.html



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

4-1 Justice :  Affaire « Pétrole contre nourriture »

 A Rennes, un « homme en colère »… Le rennais Gilles Munier, mis en examen il y a 3 ans pour «avoir violé une résolution de l’ONU » en Irak, n’a toujours pas le droit de sortir du territoire métropolitain. « C’est de l’acharnement juridique », dit-il « je suis un des seuls parmi les personnes impliquées dans l’Affaire Pétrole contre nourriture qui soit assigné de cette façon à résidence, alors que le juge Courroye a clos son instruction depuis juin 2007 » ». La « justice » française - il tient aux guillemets – craignait, semble-t-il jusque là, qu’il profite de déplacements à l’étranger pour « rencontrer des complices, détruire des documents ». « De la foutaise !  A Bagdad, les services secrets français savaient que je ne faisais en conscience rien de délictueux, sinon j’aurais eu des problèmes avant la chute de Saddam Hussein» clame-t-il, excédé, « m’empêcher de voyager est un prétexte, de nos jours avec un téléphone, Internet et une webcam, on peut communiquer discrètement n’importe où, il suffit d’aller dans un cyber café ». On lui a interdit de se documenter au Proche-Orient pour un livre sur le jeu américain dans la région, et pour les besoins d’articles sur la situation en Irak qu’il publie dans le mensuel Afrique Asie ou sur son blog*. En France, affirme-t-il : « on n’emprisonne pas pour des idées, on asphyxie financièrement pour réduire au silence ceux dont les engagements politiques déplaisent. Et après cela, on se permet de critiquer la Syrie , la Libye ou la Chine ». Son épouse a dû verser… 50 000 euros de caution pour qu’il reste en liberté conditionnelle. Secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes depuis 1986, Gilles Munier s’imposait une « obligation de réserve ». « C’est fini», dit-il maintenant, « A Bagdad, j’ai vu beaucoup de soi disants porteurs de messages se réclamant, à tort et ou à raison, de Chirac ou même de Sarkozy. J’en parlerai. Le procès qui s’ouvrira – et pour moi le plus tôt sera le mieux – doit être celui du génocide qui a tué plus d’un million d’enfants irakiens, de la cupidité et des mensonges de certains hommes politiques, de l’hypocrisie occidentale ». Dans son dernier livre**, son avocat Jacques Vergès écrit qu’il fera du procès « un acte d’accusation contre les criminels camouflés sous le manteau de la démocratie ». Vu sa réputation, ce n’est certainement pas une vaine promesse. *   gmunier.blogspot.com ** Journal, la passion de défendre  (Ed. du Rocher, 2008) Paru dans l’hebdomadaire « 7 Jours » (Rennes) 2 mai 2008


4-2 L’aide US à l’étranger : De plus en plus militarisée.

Oxfam America a plaidé récemment en faveur d’une intervention plus intelligente de la prochaine Administration américaine dans le développement international. Pour Oxfam, il faut changer radicalement le système américain d’aide à l’étranger. Celui-ci est un véritable labyrinthe de mandats et d’exigences où une chatte n’y retrouverait plus ses petits. De plus, la sécurité est devenue l’obsession numéro un. Le département de la Défense contrôle plus de 20% de l’aide, lui qui n’en contrôlait que 3% en 1990.
Un signe qui ne trompe pas de la complexification du système américain d’assistance est l’épaisseur de la loi sur l’aide aux pays étrangers. En 1960, à la veille de l’élection de John Kennedy, cette loi comportait une centaine de pages. Aujourd’hui, elle en compterait plus de 1 500 !
Les « allocations spéciales » – sommes allouées par des élus américains aux projets qu’ils choisissent de soutenir – ont aussi pris beaucoup de place, toujours selon Oxfam. Les programmes qui s’attaquent plus globalement aux causes de la pauvreté afin de l’alléger en ont souffert.
De plus en plus militarisée
L’aide américaine redevient ce qu’elle était avant la chute des pays de l’Est : de plus en plus une aide militaire.
En moins d’une décennie, le montant total des crédits consentis aux pays étrangers pour acheter des armes américaines est passé de 700 millions à 5 milliards de dollars USD. Cet accroissement de l’aide militaire s’est fait au détriment de l’aide civile et humanitaire (Global Issues, US and Foreign Aid Assistance - Aid and Militarism).
Mais il ne s’agit pas que du montant de l’aide civile détourné à des fins militaires, même les opérations d’aide civile sont de plus en plus prises en charge par des militaires.
Signe des temps, le Center for Global Development organise
une rencontre le 6 mai à Washington, lors de laquelle USAID va défendre la nouvelle coopération qui s’est établie avec l’armée américaine non seulement en Irak et en Afghanistan, mais aussi en Afrique et en Europe. USAID est une agence du gouvernement américain chargée de fournir l’assistance économique et humanitaire des États-Unis à travers le monde. Elle doit composer avec cette nouvelle présence des militaires dans son champ d’intervention.
Qu’est-ce que ce rapprochement entre les civils de USAID et les militaires change, sinon de rendre public ce qui se produit depuis la fondation de USAID, répondront
ceux qui accusent le gouvernement américain d’utiliser cette agence comme couverture pour leurs actions secrètes d’infiltration et de déstabilisation.
Le Congrès américain s’inquiète
Le comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants a entrepris une enquête parlementaire en profondeur sur le système américain d’aide à l’étranger. L’objectif est de comprendre ce qui ne va pas. Lors de
la première séance avec témoins, le président du comité, le représentant Howard Berman, s’est ouvertement inquiété de la trop grande présence des militaires dans l’aide étrangère et a appelé à un recentrage de l’armée sur sa mission première. Pour sa part, Lael Brainard de la Brookings Institution a témoigné le même jour en faveur d’une aide qui renouvellerait l’esprit du Plan Marshall et de l’Alliance pour le progrès de John F. Kennedy. L’échec de cette initiative d’aide économique favorisant le progrès démocratique en Amérique latine dans le but de contrer le communisme laisse songeur. Brainard a lié la question de la sécurité des États-Unis et celle du progrès économique et social dans le monde. (Son témoignage est disponible sur le site de la Brookings Institution). Mais, indépendamment de sa vision idéologique, le texte de Brainard vaut la lecture pour deux aspects : d’une part, elle fait un état de la situation démontrant à quel point l’aide étrangère « officielle » est devenue complexe, d’autre part elle met le doigt sur un gros bobo en révélant l’état de décrépitude de la partie civile de cette aide. Depuis 1990, USAID a vu son personnel réduit du tiers. De plus en plus, ce personnel est composé de chargés de projets. L’expertise civile technique et opérationnelle s’est rétrécie comme peau de chagrin. Le secrétaire à la Défense Gates l’a lui-même reconnu récemment : « Indeed, having robust civilian capabilities available could make it less likely that military force will have to be used in the first place, as local problems might be dealt with before they become crises  » (cité par Brainard). Au moment où le gouvernement américain est affaibli et empêtré dans la complexité de la structure administrative d’où émanent ses initiatives d’aide, l’aide non gouvernementale atteint des sommets, plus de 26 milliards de dollars selon Brainard, dépassant même le montant de l’aide gouvernementale. Il n’est pas étonnant, dans ces circonstances, que Bill Gates et ses amis milliardaires aient pris l’initiative en Afrique. Parmi les témoins, il y avait aussi Raymond C. Offenheiser, président d’Oxfam America, venu répéter l’argumentaire contenu dans le rapport publié en mars (Développement intelligent : pourquoi l’aide américaine doit être réformée).  Michel Monette http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39534 Date de publication : 03/05/2008


4-3 Lettre au Parlement irakien - Comité juridique.
Turkmeneli partie adressée le Parlement irakien - Comité juridique par le biais d'une lettre avec une certaine proposition sur les conseils de gouvernorat prochaine élection
À: Chambre des Représentants - Comité juridique
Constitution irakienne permanente dans son quatrième trimestre, l'article 121 en ce qui concerne les administrations locales sont les suivantes: "Cette constitution garantit l'administratif, politique, culturelle, le droit à l'éducation de diverses ethnies (Turkmènes, les Chaldéens, les Assyriens, et tous les autres composants) et réglemente que par une loi "En fonction de l'élection de 1992 du Kurdistan Assemblée nationale, la répartition des sièges pour des Turkmènes, des Assyriens et Chaldéens et l'utilisation des fonds spéciaux pour eux, devrait être pris en compte pour représenter toutes les composantes du peuple iraquien à la Chambre comme il est dit dans l'article ( 47), premier alinéa, de la Constitution iraquienne.
Nous espérons que tous les membres du Comité et la Chambre des représentants prendra en considération les propositions suivantes: --
1 - Se fondant sur l'recensement de 1957 avec des cartes de rationnement pour les dossiers de Kirkouk province à organiser l'inscription des électeurs pour les élections aux conseils provinciaux en raison de circonstances particulières entourant le gouvernorat.
2 - Utilisation de système électronique pour les élections dans le gouvernorat de Kirkouk pour empêcher la falsification.
3 - 32% d'attribution des sièges pour chacun des Turkmènes, Arabes, Kurdes et 4% pour les Assyriens.
4 - Réglage des critères spéciaux pour les pays candidats à gouvernorat de conseil - le candidat doit être de Kirkouk habitant pour les 10 dernières années comme un minimum.
5 - Prise en compte de la représentation de toutes les composantes ethniques dans les conseils provinciaux de Bagdad, Diyala, Salahuddin, à assurer une réelle participation de toutes les parties au conseil local et de prévenir la fraude et les différends entre les composantes.
Turkmeneli partie Bureau de juristes 27/4/2008
BLEU FEMME
Je suis une femme européenne qui prend un intérêt dans la difficile situation des Turkmènes d'Irak.

Le nord de l'Irak a été la patrie des Turkmènes irakiens depuis plus d'un millénaire. Depuis la création de l'État iraquien en 1921 - comme une conséquence de WW1 qui a causé la désintégration de l'Empire ottoman et la prise en compte de la réalité nord de l'Irak dans l'État iraquien - les Turkmènes ont été systématiquement fait preuve de discrimination, marginalisés et opprimés de géopolitique et de des raisons économiques, comme Turkmeneli contient d'énormes réserves pétrolières et gazières, concentré autour de Kerkuk, Tél Afer et Khanaqueen.For ces économiques et des raisons géopolitiques l'gouvernements iraquiens successifs ont essayé d'assimiler les Turkmènes et ils ont délibérément sous-estimé leur nombre et leur véritable représentation en Iraq. Depuis l'occupation de l'Iraq en 2003 par l'US-UK coalition, la situation des Turkmènes s'est encore détériorée à la suite de la décision des États-Unis afin de permettre au partis kurdes et leurs milices à pénétrer, occuper et de contrôler Kerkuk et tous les autres turkmène les villes comme une récompense pour leur collaboration au cours de l'invasion de l'Iraq.
Lundi 28/04/2008 Traduction de  Turkmeneli Party's letter to the Iraqi ParliamentLetter to Iraqi parliament – legal committee



5 Annalyse-  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

5-1 L'ascension de Petraeus (en Irak) libère Cheney vis-à-vis de l'Iran.. La nomination du Général David Petraeus en tant que nouveau chef du Central Command des Etats-Unis garantit qu'il sera disponible pour défendre la politique de l'administration de George W Bush vis-à-vis de l'Iran et de l'Irak, du moins dans les derniers mois du mandat de Bush, et peut-être même au-delà. Cela donne aussi au Vice-président Dick Cheney une plus grande liberté d'action pour exploiter, durant les derniers mois de l'administration Bush, l'option d'une frappe aérienne contre l'Iran.
Selon le Secrétaire à la Défense Robert Gates, Petraeus prendra le commandement de CENTCOM à la fin de l'été ou au début de l'automne.
La capacité de l'administration américaine de menacer, à la fois publiquement et en coulisse, d'attaquer l'Iran a été spectaculairement réduite en 2007, par l'opposition de l'ancien chef de CENTCOM, l'Amiral William Fallon, jusqu'à ce qu'il se retire de ce poste, le mois dernier, sous la pression de Gates et de la Maison-Blanche.
Petraeus a prouvé sa volonté de coopérer étroitement avec la Maison-Blanche sur l'Irak et l'Iran, en fourbissant des arguments contre toute réduction post-"surge" [montée en puissance] des troupes et en accusant l'Iran de défier la présence militaire des Etats-Unis. En plus de la déférence du Congrès et des médias envers Petraeus, la malléabilité de ce dernier sur ces questions a fait de lui le choix évident pour remplacer Fallon.
Mais en fait, dès l'année dernière, Petraeus avait déjà pris le contrôle d'un grand nombre des pouvoirs du chef de CENTCOM.
En tant que commandant en chef en Irak, il était en théorie, dans la chaîne de commandement, sous les ordres de Fallon. En réalité, Petraeus ignorait les points de vue de Fallon et prenait directement ses ordres de la Maison-Blanche. Petraeus exerçait en effet le rôle de commandant en chef sur les questions jumelles de l'Irak et de l'Iran.
Depuis le début de sa prise de commandement de CENTCOM, Fallon s'est régulièrement querellé avec Petraeus sur le "surge" et le retrait d'Irak. Fallon s'est opposé au "surge" et il pensait que les Etats-Unis devraient commencer à retirer d'Irak la plupart de leurs soldats. Mais il était efficacement contrecarré par le lien étroit entre Petraeus et la Maison-Blanche , pour pouvoir influencer la politique militaire des Etats-Unis en Irak et dans l'ensemble de la région.
Fallon a aussi exercé beaucoup de pression, selon une source qui connaît bien sa manière de penser, pour tenter de négocier un accord avec l'Iran sur le passage inoffensif par le Détroit d'Ormuz, afin d'apaiser les tensions causées par le différent entre les Etats-Unis et l'Iran sur les obligations des navires de guerre transitant par ce détroit. Mais toutes négociations de ce type seraient entrées en conflit avec l'emphase que l'administration a placée sur une confrontation avec l'Iran, et ils n'étaient pas intéressés.
Petraeus a révélé dans son audition du 10 avril dernier devant le Congrès qu'il avait déjà assumé quelques-unes des fonctions normalement exercées par le chef de CENTCOM, en ce qui concerne les relations avec les chefs militaires dans la région. Petraeus a déclaré qu'il était "vraiment allé dans quelques pays voisins, dans une initiative … de découvrir les réseaux de certains de ces combattants étrangers, les pays dans lesquels ils opèrent, et leurs sources".
En fait, Associated Press a rapporté que Petraeus, depuis septembre 2007, s'était rendu dans cinq pays du Proche-Orient - la Jordanie , le Koweït, Bahreïn, la Turquie et les Emirats Arabes Unis. Ceci aurait normalement dû être le travail de Fallon, mais la Maison-Blanche a bien fait comprendre qu'elle voulait que ce soit Petraeus - pas Fallon - qui accomplisse ces missions. 
Selon la même source, il était devenu de plus en plus évident à Fallon qu'il ne dirigeait pas vraiment les choses à CENTCOM. La frustration de Fallon vis-à-vis du pouvoir de fait que Petraeus exerçait sur la politique au Proche-Orient était la raison principale pour laquelle il était prêt à se retirer.
Mais, ainsi que l'a rapporté le magazine Esquire au début du mois de mars, ce fut le refus de Fallon d'accepter que l'option d'une frappe militaire contre l'Iran soit toujours effectivement sur la table qui conduisit à des tensions sérieuses avec la Maison-Blanche. Il était évident que Fallon avait irrité Cheney, en suggérant publiquement en trois occasions, entre septembre et fin-novembre 2007, qu'une frappe militaire contre l'Iran avait été écartée par Washington.
L'annonce de la démission de Fallon, le 11 mars dernier, a été suivie moins d'une semaine plus tard par un voyage de 10 jours de Cheney au Proche-Orient, durant lequel le vice-président a parlé explicitement d'une option militaire contre l'Iran lors de ses visites en Turquie et en Arabie Saoudite. Ce qui semble indiquer que Cheney s'est senti plus libre de brandir la menace militaire contre l'Iran avec Fallon qui était neutralisé. 
Durant sa visite en Turquie le mois dernier, Cheney a sollicité agressivement le soutien politique des dirigeants turcs, pour une frappe des Etats-Unis contre les installations nucléaires iraniennes, selon une source bien au courant de la rencontre de Cheney à Ankara.
Cheney a été "très agressif" en demandant au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et au Président Abdullah Gul, de même qu'au chef d'état-major le Général Yasar Bukyukanit, de "s'embarquer" dans une telle attaque, selon cette source, qui a accès au compte-rendu de la visite de Cheney.
Cheney a indiqué que la Turquie avait été ajoutée à la dernière minute à son voyage, semblant ainsi indiquer que cette décision de rendre visite à Ankara était liée à la démission de Fallon. 
Après la rencontre entre Cheney et le Roi d'Arabie Saoudite Abdallah ben Abdul Aziz, lors du même voyage, des sources saoudiennes ont fait savoir aux médias que le Roi Abdallah avait dit à Cheney que son gouvernement s'opposait à toute frappe militaire des Etats-Unis contre l'Iran. Indiquant par là que Cheney avait abordé l'option militaire aussi à Riyad. 
Lors de ce voyage, l'un des principaux objectifs de Cheney semble avoir été de faire passer le message à l'Iran que l'option d'une frappe contre ses installations nucléaires est bien toujours d'actualité.
Dans une interview avec Cheney, alors que celui-ci se trouvait à Ankara, la journaliste d'ABC News, Martha Raddatz, a fait le commentaire suivant : "[Lorsque] vous venez ici, les gens dans la région se mettent à penser que vous êtes ici pour planifier quelque sorte d'action militaire".
Cheney a fortement sous-entendu que c'était en effet l'objectif majeur de son voyage. "Eh bien, je pense que la chose importante à garder en tête", a-t-il dit, "est l'objectif que nous partageons avec un grand nombre de nos amis dans la région, et c'est qu'un Iran doté de l'arme nucléaire serait très déstabilisant pour toute la région".
Petraeus est devenu le principal porte-parole de l'administration pour l'argument tenant l'Iran pour principalement responsable de la résistance militaire chiite à l'occupation étasunienne en Irak. Petraeus et son état-major ont développé l'idée, début 2007, selon laquelle l'Iran utilisait un soi-disant "groupe spécial" de combattants rebelles de l'Armée du Mehdi du dirigeant chiite Muqtada al-Sadr, pour livrer une guerre par procuration contre les forces étasuniennes.
Lors de sa dernière audition devant les commissions parlementaires, Petraeus a déclaré que ces "groupes spéciaux" prétendument organisés et manipulés par l'Iran "posent la plus grande menace à long-terme à la viabilité d'un Irak démocratique".
Gareth Porter 

Gareth Porter est historien. Il est aussi un analyste politique sur la sécurité nationale. (Inter Press Service) – traduction [JFG-QuestionsCritiques]

Asia Times Online, publié le 26 avril 2008

article original : "Petraeus' rise lets Cheney loose on Iran" http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Gareth_Porter/Petraeus_Fallon_Centcom_Cheney_Iran_240408.htm

 


5-2 Cargos de nuit (vague n° 1,2 & 3) : Le commerce des armes et ses ramifications dans le monde.

Fin La CIA choisissait mieux ses contractants, dans les années passées se dit-on à lire l’étonnante carrière de notre jeune héros perturbé. Comme quoi tout se perd... y compris Efraïm, depuis introuvable sur le territoire US : il pris la fille de l’air depuis que le contrat a été rompu et demeure introuvable depuis, bien sûr... serait-on tenté de dire. Pourtant, il avait bien alerté lui-même l’ambassade américaine à Tirana et obtenu un rendez-vous important avec les autorités, y compris jusqu’au ministre de la défense albanais, impliqué jusqu’au cou dans l’affaire. Selon le New York Times, Diveroli avait lui même constaté à quel point dans le pays tout était circonscrit à une mafia : "At the end, Mr. Diveroli appeared to lament his business with Albania. “It went up higher to the prime minister and his son,” he said. “I can’t fight this mafia. It got too big. The animals just got too out of control.” Au passage, le journal cite derrière l’intermédiaire chypriote déjà cité un autre homme au dessous de tout soupçon : Heinrich Thomet, trafiquant suisse réputé. Un rapport édifiant sur les vols des avions de Victor Bout à Bagdad le mettant en cause évoquait la disparition de lots complets de mitraillettes sur le marché parallèle, à peine débarquées de Bosnie cette fois : "Some 200 000 guns the US sent to Iraqi security forces may have been smuggled to terrorists, it was feared yesterday. The 99-tonne cache of AK47s was to have been secretly flown out from a US base in Bosnia . But the four planeloads of arms have vanished". Bien entendu, à Bagdad, personne n’avait vu les Antonov atterrir : "But air traffic controllers in Baghdad have no record of the flights, which supposedly took off between July 2004 and July 2005." Nous avons déjà évoqué ici largement ces liens troubles entre armée américaine et les fournisseurs d’insurgés. Pour en revenir au fameux dépôt albanais, la première réaction américaine a été d’envoyer six inspecteurs du FBI sur place. Car la firme censée nettoyer le dépôt était... américaine au départ et non albanaise. C’est Southern Ammunition (Southern Ammunition Co. Inc., or SACI), société sise à Loris, en Caroline du Sud, dans le comté de Horry County, et qui vend sur le net ... des armes. Elle est en ce moment même en attente d’arrivée de nouveaux produits : "In the coming months we expect to receive some 50 caliber ammo as well as 9MM +P, and 7.62X39 Russian surplus. Check back with us from time to time, or fill out our contact form and we will keep you updated on our latest offerings." On ne peut être plus clair. Mise en cause dans l’explosion, elle a répondu que son contrat s’était terminé le 8 décembre 2007, bien avant l’explosion. Ce qui s’appelle se laver les mains du problème. Le dépôt explosé, la firme américaine responsable du traitement des munitions rentrée chez elle, le jeune Efraim dans la nature, il ne reste plus grand chose à la procureure Albanaise pour dérouler l’écheveau du gigantesque trafic en cours depuis des années. A moins de s’en prendre directement au gouvernement, ce qu’elle tente de faire. Mais la partie s’annonce rude : l’embassade des Etats-Unis à Tirana, ou se promenait régulièrement Diveroli, a déjà repris les choses en main. Dans une réunion tenue le 2 mai dernier, elle expliquait que tout allait mieux se passer, maintenant, puisque qu’elle avait dépêché, je cite le bureau des "Alcools, Tabac, Armes à feu et Explosifs" pour s’occuper du problème. Sans rire. Et annoncer triomphalement que pour nettoyer le site, c’était ArmorGroup North America (AGNA) qui avait été sélectionné par le nouveau ministre de la défense Gazmend Oketa, le remplaçant de Fatmir Mediu, en cheville directe avec Donald Rumsfeld, pour continuer l’œuvre de la précédente société américaine sur place... une société privée basée à Londres que l’on retrouve essentiellement déployée... en Irak...  Voilà près de 200 millions de dollars qui valent bien les 300 dont avait hérité un gamin de 22 ans, en définitive. Au royaume des corrompus, seuls les trafiquants d’état sont rois. On le voit, les containers, présent aussi bien en Irak qu’en Albanie, servent à tout, et surtout à cacher des armes qui sont achetées et revendues par des trafiquants qui bénéficient clairement de la bienveillance des états. Ici, notamment, l’Albanie, les Etats-Unis et l’Irak, où la CIA pointe constamment derrière des transferts douteux. Nous verrons dans un prochain volet que les Balkans regorgent d’autres trafics, et d’autres liens avec les groupuscules d’obédience néo-nazis, et que d’autres ports, tel Odessa, constituent d’autres plaques tournantes dangereuses, en revenant une dernière fois sur Anvers, où un autre volet du problème est resté en suspend : celui du transport de produits irradiants, sans que la population, une fois encore, ne soit informé des dangers réels de ces trafics.

Morice Informaticien, ancien rédacteur en chef de revue informatique nationale, préoccupé aujourd’hui par la montée des extrêmismes en tout genre. Professeur d’histoire en collège pendant 15 ans. Maîtrise de Géographie, mémoire sur "l’industrie photographique au Japon". Résistant officiel depuis le 6 mai. Accessoirement chasseur de Trolls (une autre forme d’extrêmisme), espèce fort répandue sur le Net. Athée, au cas où certains pourraient en douter.  http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39300

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