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01/07/2008

n° 188- dossiers de l'Afghanistan -Fin- " Désormais, les Etats-Unis ne sont plus une république".

n° 188 -  dossiers de l'Afghanistan -Fin- " Désormais, les Etats-Unis ne sont plus une république".

dossiers de l'Afghanistan 

n°188 au 30-06

Par M.Lemaire                                                                                 


Sommaire :    -Fin-

5-3 Analyse de Rudo de Ruijter : Afghanistan - Pipelines vers le 11 septembre 2001 - retour sur les causes.


5-3 Analyse de Rudo de Ruijter : Afghanistan - Pipelines vers le 11 septembre 2001 - retour sur les causes.

Les attaques du 11 septembre 2001, suivies de la guerre en Afghanistan et de la « Guerre contre la Terreur » ont changé le monde. Pourtant, tout comme les armes de destruction massive n'avaient rien à voir avec l'invasion de l'Iraq, Osama bin Laden n'a rien à voir avec la guerre en Afghanistan. Les véritables raisons de cette guerre sont le pétrole, le gaz et des pipelines autour de la Mer Caspienne. L'opération du 11 septembre avait pour but de donner une impulsion nouvelle aux conquêtes des Etats-Unis dans leur ambition de maitriser les sources de pétrole et de gaz.  

 Sommaire
Cet article relate les arrière-plans de la guerre des États-Unis contre l'Afghanistan. Les véritables raisons du conflit sont le pétrole, le gaz et des pipelines autour de
la Mer Caspienne. Afin de transporter le pétrole et le gaz depuis le côté est de la Mer Caspienne vers des marchés prometteurs au Pakistan et en Inde, un projet de construction de pipelines traversant l'Afghanistan avait été étudié. Le Etats-Unis entendaient obtenir la maîtrise sur ce pipeline stratégique via l'entreprise UNOCAL, mais lorsque celle-ci n'y parvenait pas, les Etats-Unis finissent par préparer une guerre. Au moment où les militaires étaient prêts à attaquer, et qu'il ne manquait plus qu'un prétexte pour l'invasion, les événements du 11 septembre 2001 tombaient à pic. Les Etats-Unis pouvaient attaquer l'Afghanistan avec le support du Congrès, de la population et du reste du monde. Bush a menti sur les vraies raisons et « Opération 11 septembre » s'avère un crime presque parfait.
Contenu
Introduction
Ligne chronologique 1989 – 2000
Les idées des néo-conservateurs
Les acteurs riches et leurs influences
Les préparations pour le 11 septembre et l'invasion de l'Afghanistan
Le 11 septembre 2001
Conclusion

Introduction

Nos politiciens ont formé les idées, que beaucoup de gens ont de notre monde. Ils ont divisé notre monde en bien et mal. Naturellement, eux, ce sont toujours les bons et ceux qu'ils accusent sont les mauvais. Simple, n'est-ce pas?
Par contre, si nous nous tenons aux faits, et jetons de côté toutes les informations qui viennent de sources invérifiables, notre monde semble très différent. Cette recherche n'a pas pour but d'offenser qui que ce soit. Si vous êtes content de la version “officielle” de notre histoire, ne lisez pas ce qui est écrit ici.
Bush disait que les attaques du 11 novembre étaient la raison pour envahir l'Afghanistan. [1]
Cet article montre que cette guerre était le résultat logique des tentatives ratées des États-Unis pour construire et maîtriser des pipelines à travers l'Afghanistan, et que les préparatifs pour cette guerre avaient eu lieu avant le onze septembre 2001.
En septembre 2000 les néo-conservateurs écrivaient, qu'ils avaient besoin d'un événement «catastrophique et catalytique». Cet article montre comment cet événement a pu avoir lieu le 11 septembre 2001

L'attaque de 1993
Les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone du 11 septembre 2001 font presque oublier une attaque précédente contre le World Trade Centre en 1993. Le 20 janvier 1993 William (Bill) Clinton était devenu président. Un mois plus tard « une explosion immense eût lieu à 12:18 heure locale dans la section des services secrets du parking situé sous les batiments les plus hauts de New-York. » [2]
La BBC publiait les paroles d'un témoin: « On avait l'impression qu'un avion heurtait le bâtiment. » Apparemment l'explosion avait pour but de faire tomber les tours du WTC. Le New York Times découvrait, que le FBI était impliqué dans l'attaque. Le FBI aurait infiltré un groupe de terroristes et aurait été au courant de leurs intentions. Mais pour des raisons inconnues, ils n'avait pas empêché cet attentat. [3] Six personnes étaient tuées et une centaine blessées. [2]

Ligne chronologique 1989 - 2000

Dans ce chapitre je présenterai une ligne chronologique des événements en Afghanistan. Je mentionnerai également les événements relatifs au terrorisme, puis que ceci deviendra le prétexte final des Etats-Unis pour débuter la guerre.
Immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001 des officiels américains accusèrent Osama bin Laden. Comme l'homme résiderait en Afghanistan, ceci offrait à George W. Bush le prétexte pour attaquer et envahir l'Afghanistan.
Regardons de plus près la situation d'avant le 11 septembre. Comme promis par le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, l'Union Soviétique avait retiré son dernier soldat de l'Afghanistan le 15 février 1989. C'était la fin de dix années de guerre. C'était aussi la dernière guerre de l'Union Soviétique.
Quelques mois plus tard, le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombait. Le Rideau de Fer s'écroulait. Les gens de l'autre côté du rideau, dont nos chefs politiques avaient toujours prétendu qu'ils étaient dangereux et féroces, paraissaient être des gens aussi aimables que nous-mêmes.
Avec le concept de
la Guerre Froide nos chefs avaient divisé notre monde et maintenu une angoisse dans notre esprit pendant plus de quarante ans. Cette terreur, fabriquée par nos propres gouvernements, était enfin finie.
Les projets de pipelines à travers l'Afghanistan
Le 25 décembre 1991 le drapeau soviétique sur le Kremlin était baissé pour la dernière fois. [4] Les républiques soviétiques devenaient indépendantes. Parmi celles-ci il se trouvaient les pays au tour de
la Mer Caspienne , tous riches en pétrole et en gaz. CARTE
Auparavant, le pétrole et le gaz étaient acheminés par des pipelines vers leurs voisins soviétiques, ou bien ils étaient exportés vers l'Europe via
la Russie. Mais à présent, chaque pays pouvait vendre son propre pétrole et gaz et développer de nouveaux marchés. Des acheteurs arrivaient de partout.
Au début, les nouveaux chefs n'avaient pas encore d'expérience avec le marché mondial du pétrole. Une des premières transactions du Turkménistan a été de vendre aux enchères un puits de pétrole pour seulement $100,000. [5] Des entreprises provenant des États-Unis arrivaient aussi.
Pour le pétrole et le gaz caspien, le plus grand défi était de les transporter aux marchés mondiaux. Le problème? La région est entièrement entourée de terre. Si l'on ne fait pas confiance à
la Russie sur le côté nord de la Mer Caspienne , ni à l'Iran sur le côté sud, il faut construire de nouveaux pipelines.
CARTE
Aujourd'hui, du côté ouest de
la Mer Caspienne le pétrole est pompé par différents pipelines vers la Mer Noire et la Mer Méditerranée , d'où il est transporté par bateaux.
Par contre, sur le côté est les grosses affaires sont encore limitées. Pour libérer le pétrole et le gaz de ce côté-ci, des pipelines doivent être construits à travers l'Afghanistan. Ici, depuis le début des années 90, il y avait deux projets de construction de pipelines, l'un pour du pétrole et l'autre pour du gaz.
CARTE
Le pipeline de pétrole devait aller vers le sud, vers l'Océan Indien, terminant au port de Gwadar au Pakistan. Le pipeline de gaz devait tourner vers l'est, vers Multan, au milieu du Pakistan. Du Pakistan une extension était en projet vers Bombay (Mumbia, Indes), où une entreprise avec des liens avec père et fils Bush, Enron, était en train de construire une grande centrale électrique. [6]
Les contrats de pipelines ne sont pas uniquement des projets de construction se chiffrant à plusieurs milliards de dollars. Généralement, le signataire du contrat achète et vend également le pétrole et le gaz qui passe à travers. Il en dispose. Il détermine le prix payé au fournisseur. Il détermine la redevance payée aux pays traversés. Il détermine également qui aura le pétrole ou le gaz, la quantité, le prix et la monnaie dans laquelle il sera payé.
En fait, il détermine beaucoup de choses dans le développement économique, aussi bien du pays vendeur, que du pays acheteur. Avec le Turkménistan avide de vendre son gaz, le Pakistan avide de l'acheter et Enron aux Indes espérant de le voir arriver au plus tôt, le pipeline à travers l'Afghanistan est d'un intérêt majeur.
Cependant, en 2001, les travaux en Afghanistan n'avaient toujours pas commencé. C'est que depuis le retrait des Soviétiques en 1989, le calme ne régnait toujours pas dans le pays.
Les Talibans : d'alliés en terroristes.
Les choses qui perturbaient le calme et empêchaient les affaires méritent d'être mentionnées. En 1992 le président pro-rus Mohammad Najibullah, était chassé. En 1993, Burhanuddin Rabbani devenait président, soutenu par la minorité Tadjik de la population afghane.
En 1994 les Pashtouns, qui forment la moitié de la population, défiaient Rabbani. Comme les pipelines devaient traverser principalement des territoires Pashtouns, leur mouvement, les Talibans, avait le soutien des États-Unis et du Pakistan.
En mars 1995, deux entreprises, BRIDAS d'Argentine et UNOCAL des États-Unis, prétendaient toutes les deux avoir obtenu les contrats du vendeur (Turkménistan) et de l'acheteur (Pakistan.) A ce moment-là, aucun contrat n'était encore signé avec les autorités afghanes.
En octobre 1995, le président Niyazow de Turkménistan, signait un accord officiel avec UNOCAL, mais en février 1996, le président Rabbani d'Afghanistan signait un accord avec BRIDAS pour la section principale de 875 miles (1350 km) à travers l'Afghanistan. [7]
Les chances d'UNOCAL semblaient alors compromises. Heureusement pour eux, les Talibans voulaient chasser le président Rabbani. En septembre, ils s'emparaient de Jalabad, Kandahar, et puis Kaboul. Le président Rabbani fuyait pour rejoindre l'Alliance Nordique.
UNOCAL soupirait soulagé. Ils exprimaient leur soutien pour la prise du pouvoir des Talibans, en disant que cela facilitait le projet du pipeline. (UNOCAL disait plus tard, qu'il a été mal cité.)
Est-ce que BRIDAS était vaincu? Non. En novembre 1996 BRIDAS signait un accord avec les Talibans et le Général Dostum pour la construction du pipeline. Malheureusement, excepté le Pakistan et l'Arabie Saoudite, le gouvernement des Talibans n'obtenait pas de reconnaissance internationale.
En avril 1997, comme les travaux n'avaient toujours pas commencé, les Taliban annonçaient qu'ils offriraient le contrat à celui qui démarrerait le premier. Cependant, UNOCAL exigeait qu'il y ait la paix d'abord.
En juillet 1997, le Turkménistan et le Pakistan acceptaient un nouveau délai et signaient un nouveau contrat avec UNOCAL, stipulant que les travaux devaient démarrer avant 18 mois.
En décembre 1997, UNOCAL essayait de sympathiser avec les Talibans en invitant une délégation à leur siège social à Sugarland (Texas). Les Talibans étaient reçus comme des VIP (Very Important Persons) et séjournaient dans les meilleurs hôtels. [8]
En Afghanistan, la guerre civile continuait. Sans représentation légale internationalement reconnue les projets de pipelines semblaient sans issue. [9]
Bombes des États-Unis sur l'Afghanistan après des attaques contre des ambassades en Afrique.
Le 4 février 1998 et le 30 mai 1998 des tremblements de terre très sévères secouaient le Nord-Est de l'Afghanistan. Ils tiraient l'attention internationale et beaucoup de groupes de secouristes arrivaient dans le Nord-Est de l'Afghanistan pour venir en aide. D'après des accusations des E.U. cela aurait été la période, où, dans cette même région de l'Afghanistan, un certain Osama bin Laden aurait préparé des attaques à la bombe contre deux ambassades des Etats-Unis en Afrique, l'une à Nairobi (Kenya) et l'autre à Dar es Salam (Tanzanie).
Les attentats avaient un grand impact dans la presse. 258 personnes furent tuées et à peu près 5.000 blessées. Les explosions avaient lieu le 7 août 1998, apparemment sans raisons particulières. [10]
Et, apparemment, seul le président Clinton en profita. Aux E.U. (= Etats Unis) l'affaire Monica Lewinski touchait à son point culminant. La presse et le public étaient excités. Clinton avait déclaré sous serment qu'il n'avait pas eu de relation sexuelle avec Monica Lewinsky. De nouvelles pièces à conviction indiquaient le contraire. Clinton était sur le point d'être condamné pour parjure.
Les attaques contre les ambassades déviaient l'opinion publique vers le drame en Afrique. Finalement, le 17 août, Clinton échappait à l'accusation de parjure en raisonnant, que le sexe oral ne constituait pas une relation sexuelle. [11]
Quelques jours plus tard, le 21 août 1998, des militaires des E.U. larguaient des bombes sur Kandahar et quelques autres cibles en Afghanistan. Seulement après coup, Clinton expliquait aux journalistes que cela était en raison d'Osama bin Laden, qui était supposé être responsable des attaques contre les ambassades. [12]
Contrairement à George W. Bush en 2001, Clinton n'envahissait pas l'Afghanistan. Une invasion aurait donné de l'espoir à UNOCAL de voir la situation se débloquer, mais avec l'affaire Monika Lewinsky encore dans les esprits, Clinton n'avait pas assez de crédit politique pour une telle guerre.
Le 2 août 1998, la résolution 1193 du Conseil de Sécurité des Nations Unies blâmait les Talibans pour les problèmes en Afghanistan. [13]
Le 5 novembre 1998, un Grand Jury des E.U. accusait Osama Bin Laden. (Non pas pour les attaques à la bombe contre les ambassades en Afrique, mais essentiellement pour considérer les E.U. comme son ennemie.) [14] & [15]

Retour aux budgets de la Guerre Froide
Le 23 septembre 1999, le candidat présidentiel George W. Bush exposait ses vues sur l'appareil militaire des E.U. Il lamentait, que les budgets alloués à
la Défense aient chuté de 40 pourcent depuis la fin de la Guerre Froide et que l'armée n'ait jamais été en aussi mauvais état depuis Pearl Harbor. (Pearl Harbor était une base des E.U., où ils essuyèrent une sévère défaite lors d'une attaque japonaise en 1941.)
« Comme président, j'ordonnerai une reconsidération immédiate de nos déploiements outre- mer – dans des dizaines de pays. … Mon deuxième but est de construire les défenses de l'Amérique sur les frontières troublées de technologie et de terreur. »
Parmi ces vues sur les armes : «Dans l'air nous devons être capables de frapper partout dans le monde avec la précision d'une pointe de clou – avec des avions longue-distance et peut-être avec des systèmes sans équipage » [19]
Le 15 octobre 1999, les menaces contre les Talibans devenaient plus sérieuses. Résolution 1267 du Conseil de Sécurité des N.U. menaçait avec un ban limitant l'aviation et un gel de leurs fonds, si Osama bin Laden n'était pas livré avant le 14 novembre 1999. [20] & [2]
Le 11 novembre 1999, pendant une conférence de presse, le ministre des affaires étrangères des Talibans disait qu'Osama bin Laden et les Talibans étaient incapables d'organiser des attaques comme celles sur les ambassades en Afrique et condamnaient ces actions.
En 2000, des élections présidentielles avaient lieu aux E.U. Il était temps de remettre des décisions délicates à plus tard.
Le 2 avril 2000, Richard Clarke, qui avait été nommé coordinateur anti-terroriste le 22 mai, quelques mois avant les attaques contre les ambassades en Afrique, prédisait : « Ils s'attaqueront à notre point faible, à notre tendon d'Achilles, qui est largement ici, aux Etats-Unis. » [21]

Une curieuse liste “No-Fly”
Le 21 avril 2000, il se passe quelque chose de remarquable. Comme une mesure anti-terroriste le Congrès des E.U. annonce la création d'une seule liste de surveillance de terroristes,
la TID (Terrorist Identities Database). Dans cette base de données unique toutes les données relatives aux terroristes internationaux dont dispose le gouvernement des E.U. seront rassemblées. La plupart de ces données proviennent de la liste no-fly TIPOFF, une liste de personnes suspectes, qui sont interdites de monter à bord des avions ou d'entrer aux E.U. [22]
Cependant, le jour même où le Congrès annonce cette liste unique TID, l'autorité fédérale de l'aviation (FAA) crée une deuxième liste, séparée, pour les vols domestiques et place seulement six noms sur cette liste. Deux semaines avant le 11 septembre, cette liste était étendue avec six autres noms, portant le total à douze noms.
Grâce à cette liste séparée les pirates du 11 septembre, utilisant des vols domestiques et n'étant pas listés parmi les 12 noms, pouvaient monter à bord sans difficultés. Le 23 août 2001, deux noms, publiés plus tard comme étant deux des pirates, avaient été rajoutés à la liste TID officielle, qui comptait 60.000 suspects. [23]

Les idées néo-conservatives

Ce deuxième chapitre démarre en septembre 2000, quand les néo-conservateurs présentent leurs projets. Leurs idées se répandront à travers l'administration de la Maison Blanche après l'élection de George W. Bush. Même avant qu'il n'entre dans la Maison Blanche , deux guerres impérialistes sont déjà sur l'agenda : l'Iraq et l'Afghanistan. L'Afghanistan aura la priorité.
En septembre 2000 le groupe de réflexion « Projet pour un Nouveau Siècle Américain » (Project for a New American Century, PNAC) publiait ses idées impérialistes pour les E.U. [24] Dans leur document, ils avertissaient que le processus de transformer les E.U. en « la force dominante de demain » serait probablement lent en l'absence de « quelque événement catastrophique et catalytique – comme un nouveau Pearl Harbor. » [25]
Après le 11 septembre, à ceux qui n'auraient pas compris les effets bénéfiques de Pearl Harbor en 1941, Bush expliquait: « Les quatre années suivantes ont transformé la manière américaine de mener la guerre » et « encore plus important, un président américain et ses successeurs ont donné forme à un monde au delà de la guerre. » Et pour être certain que les gens comprennent, qu'ils devaient comparer le onze septembre à Pearl Harbor, il ajoutait : « le 11 septembre – il y a trois mois et longtemps – a mis une autre ligne de division dans nos vies et dans la vie de notre nation. » [27]
Beaucoup de membres du PNAC sont devenus des membres de l'administration Bush. Ces membres incluent Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, I. Lewis "Scooter" Libby, et Richard Perle. [26]
Le 12 octobre 2000, trois semaines avant l'élection présidentielle, la population des E.U. était rappelé brièvement de la menace terroriste dans le monde. Dans le port d'Aden, au Yémen, le destroyer USS Cole de la marine des E.U. était heurté par un bateau gonflable chargé d'explosifs et endommagé. Détail publié: le bateau gonflable semblait s'approcher pour aider le bateau de guerre à s'amarrer. [28] Message: Vous ne pouvez faire confiance à personne.
Le 7 novembre 2000 les élections présidentielles avaient lieu. George W. Bush ou Al Gore devait devenir président. Le comptage des suffrages donnait un résultat très serré. Les résultats dans l'état de Floride devenaient décisifs, mais le comptage était et reste loin d'être clair.
Les opposants bataillaient dans beaucoup de cours de justice jusqu'au 13 décembre. Il s'était avéré qu'en Floride 180.000 bulletins avaient été jetés hors du comptage. De cette façon Bush devançait de moins de 600 voix. Des recomptages partiels donnaient des chiffres encore plus faibles. Finalement tous les recomptages ne pouvaient pas être exécutés dans les limites de temps imposées par
la Cour Suprême. C'est ainsi que Bush a remporté les élections. [29]
Dictateur
Quelques jours plus tard, parlant au Capitole, Bush blaguait à propos de sa nouvelle relation avec quelques chefs du Congrès : « Si c'était une dictature, ce serait vachement plus simple… tant que c'est moi le dictateur. » [30]
Un lapsus? Pas réellement. En juillet 1998, à propos de gouverner le Texas, il disait déjà « une dictature serait bien plus facile. » [31] Et le 26 juillet 2001, parlant à nouveau de ses difficultés avec le Congrès, il répétait: «une dictature serait vachement plus simple. » [32]
Eh bien, pour les projets ambitieux des néo-conservateurs le Congrès était, en effet, un obstacle important à vaincre. Le budget des militaires s'était rétréci de 40 pourcent après
la Guerre Froide et avec les guerres qu'ils avaient l'intention de mener, ils avaient besoin de beaucoup plus d'argent.
Comment pourraient-ils obtenir le budget qu'ils voulaient? Si les Etats-Unis étaient attaqués, il n'y aurait pas de problème. Ils recevraient tous les fonds, le soutien politique et la sympathie de la population nécessaires. Mais, comme écrit dans leur document, sans un autre Pearl Harbor les choses n'avanceraient que lentement. [25]
Au moment où Bush débutait sa présidence, beaucoup de néo-conservateurs considéraient que l'Iraq était la première cible à frapper. Dans leur document de septembre 2000, ils avaient mentionné l'Iraq comme un « rival potentiel » des E.U. [24]
Première cible l'Iraq?

 Suite dans l’attaché Si vous voulez l'Article complet une seule adresse : fa032881@skynet.be

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=3643

http://www.planetenonviolence.org/Afghanistan-Pipelines-vers-le-11-septembre-2001-5-ans-apres-le-debut-de-la-guerre-retour-sur-les-causes_a1018.html 

 http://www.planetenonviolence.org/

 

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