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07/05/2009

n° 17- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de PAKISTAN. – Début - 05-05 : La chute de Buner avait provoqué les foudres de Washington.

n° 17- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de PAKISTAN. – Début - 05-05 : La chute de Buner avait provoqué les foudres de Washington.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 17- 05-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :

Avant propos

Tiré à part :

Robert Baer : Ben Laden serai bien mort depuis 5 ans.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Frédéric Bobin : La stratégie états-unienne  en Afghanistan bute sur des intérêts nationaux divergents, voire antagonistes, entre l'Inde et le Pakistan.

1-2 T.Hocine : L’armée pakistanaise a attaqué …

1-3 Les relations OTAN-Pakistan.

Suite

1-4 Laurent Gayer : Focus stratégique : Le défi taliban.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Le vingt septième Congrès des marxistes pakistanais

2-2 La résistance prend pied dans le nord-ouest, Washington s'alarme.

2-3 Richard Holbrooke : L'Inde et le Pakistan doivent s'unir contre les 'talibans' et 'Al-Qaeda'…

Fin

3 Annexe

3-1 Principes élémentaires de propagande de guerre.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part :

Robert Baer (ex-CIA) : Ben Laden serai bien mort depuis 5 ans.

Asif Ali Zardari(Président du Pakistan) a expliqué que d'après ce que lui communiquent les services de renseignement américan, ils ne savent pas où il se trouve.

Il a ajouté que ses propres services "jugent de toute évidence qu'il n'existe plus".

En bref, "Ben Laden serait mort", a explicité le chef de l'Etat pakistanais.
Les services anti-terroristes américains sont (bien entendu) d'un avis contraire ...
R.Baer confirme cela et accuse les yankees de fabriqué de faux enregistrements depuis 5 ans.
Tout ce qu'un "conspi" peut penser en somme ...
Mais nous sommes paranos il parait ...
(Désolé pour la mauvaise qualité du son)

27 -04

http://www.dailymotion.com/video/x94a3c_robert-baer-excia-ben-laden-serai-b_news




1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Frédéric Bobin ; La stratégie états-unienne  en Afghanistan bute sur des intérêts nationaux divergents, voire antagonistes, entre l'Inde et le Pakistan.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Après la théorie, les travaux pratiques.

A l'occasion de sa première visite en Asie du Sud depuis l'annonce par Barack Obama de sa nouvelle stratégie afghane, l'envoyé américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, qui s'est rendu cette semaine à Kaboul, Islamabad et New Delhi, a pris la mesure de la difficulté de sa mission. M. Holbrooke a tenté de promouvoir une approche régionale de la lutte contre le ‘terrorisme islamiste’ en insistant sur le péril commun qu'il fait courir à la région. "L'Inde, le Pakistan et les Etats-Unis sont confrontés à une menace, un défi et un objectif communs", a-t-il dit, mercredi 8 avril à New Delhi.

Il s'est toutefois heurté à un scepticisme général. Car cette conscience d'une "menace" commune bute sur des intérêts nationaux divergents, voire antagonistes, en particulier entre l'Inde et le Pakistan. L'accueil plutôt froid que M. Holbrooke a reçu, mardi, à Islamabad, l'a illustré.

L'envoyé de M. Obama, accompagné de l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major américain, a dû faire face à des interlocuteurs pakistanais récalcitrants. Lors d'une conférence de presse, le ministre des affaires étrangères, Shah Mahmoud Qureshi, l'a averti : "Nous ne pouvons travailler ensemble que s'il y a respect et confiance mutuels."

C'est la première fois que la complainte récurrente sur l'absence de "confiance mutuelle" est exprimée aussi publiquement. Depuis la fin de l'ère Bush, les relations américano-pakistanaises sont entrées dans l'ère du soupçon.

L'arrivée de M. Obama à la Maison Blanche n'a fait qu'aggraver la tendance. Le principal contentieux concerne les multiples raids de drones américains dans les zones tribales pakistanaises contre des repaires d'Al-Qaida.

Depuis 2008, trente-sept missiles ont visé ces sanctuaires qui, selon les Américains, alimentent la résistance contre les forces de l'OTAN.

victimes civiles

Ces raids, qui font des victimes civiles, ont enflammé l'antiaméricanisme au Pakistan, où l'opinion s'insurge contre ces violations répétées de la "souveraineté nationale". Islamabad a dû durcir le ton contre ces "ingérences" sur son sol. "Nous avons parlé des drones, et permettez-moi d'être très franc, il y a un fossé entre nous", a dit M. Qureshi après son entretien avec M. Holbrooke.

Cette irritation d'Islamabad a été renforcée par les accusations émanant d'officiels de Washington sur des liens que les services secrets de l'armée pakistanaise continueraient d'entretenir avec des mouvements islamistes radicaux, en particulier certains groupes talibans. Historiques, ces connexions ont trouvé ces dernières années une nouvelle justification, au nom de la nécessité de contrer le rôle croissant joué par l'Inde en Afghanistan.

Les Pakistanais reprochent aux Américains d'être aveugles à la dimension "indienne" de la crise régionale. Ils demandent à Washington d'honorer la promesse du candidat Obama de presser l'Inde de s'engager dans une résolution de la question du Cachemire indien, territoire disputé entre les deux Etats rivaux nés de la partition de 1947. Or les Indiens sont farouchement opposés à l'"internationalisation" d'un contentieux, à leurs yeux, de nature exclusivement bilatérale. Conscient de la susceptibilité indienne sur le sujet, M. Holbrooke est resté très prudent à New Delhi. "Je ne suis pas venu ici pour demander quoi que ce soit à l'Inde", a-t-il assuré. Déclaration qui ne peut que raffermir les préventions du Pakistan à l'égard d'un jeu américain jugé trop complaisant à l'égard de l'Inde.

Frédéric Bobin

LE MONDE |

10.04. 


1-2 T.Hocine : L’armée pakistanaise a attaqué …

Extrait

Toutes les trêves sont précaires et la seule chose qui soit réelle ce sont les affrontements et les morts.

C’est un face à face dangereux d’autant plus que les Américains, notamment, déclarent s’en préoccuper, faisant même du Pakistan une réelle menace.

Et c’est là toute la nouveauté dans l’espace géostratégique régional.

C’est vraiment inédit comme raisonnement et parait surprendre nombre d’analystes pour qui la situation au Pakistan est globalement la même depuis des décennies.

Pourquoi donc cette inquiétude américaine, et à quoi répond-elle très exactement ?

Chose tout aussi inédite, le Pakistan a été l’objet d’une réunion de donateurs, avec au bout du compte des promesses de dons s’élevant à plusieurs milliards de dollars, tout cela pour endiguer une menace…

A cela, le chef de l’Etat pakistanais, soupçonné au moins de faiblesse, a pris les devants, lui qui n’a jamais cessé d’affirmer que son pays s’opposera à la mainmise des talibans.

Ce qui explique alors l’offensive des troupes gouvernementales lancée cette semaine contre les talibans de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, et qui lui a permis, hier, de reprendre une ville-clé. Une victoire chaudement saluée par Washington qui reprochait à Islamabad d’« abdiquer » face à ces islamistes liés à Al Qaïda.

L’armée avait lancé, mardi, une vaste contre-attaque à Buner, à une centaine de kilomètres seulement d’Islamabad, dont les résistants du district voisin de Swat s’étaient emparés la semaine dernière en profitant d’un accord de cessez-le-feu qualifié d’« abdication » par Washington.

Ce ne sont plus quelques soldats envoyés pour la forme, mais l’armée pakistanaise a tout simplement déployé les grands moyens avec notamment des troupes héliportées qui ont réussi à sécuriser Dagar, chef-lieu du district de Buner, et ses environs. Dagar compte quelque 25 000 habitants.

Avec une première contre-attaque, dimanche, dans le district voisin du Lower Dir, l’armée s’est donc engagée cette semaine dans une offensive sur plusieurs fronts pour repousser les ‘talibans’ de la vallée de Swat, et ce, pour la première fois depuis la signature mi-février de l’accord très controversé au terme duquel les talibans cessaient le feu en échange de l’instauration de tribunaux islamiques dans la région de Malakand qui comprend notamment Swat, Buner et le Lower Dir.

La chute de Buner avait provoqué les foudres de Washington.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, avait accusé Islamabad d’« abdiquer » et s’était émue de l’« avancée » de ces talibans, « une menace mortelle » pour le Pakistan et, par voie de conséquence, pour le monde. « Les opérations militaires en cours dans les districts de Buner et de Dir sont une réponse parfaitement adéquate aux offensives des talibans ces dernières semaines », a jugé mardi le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell.

Quant aux résistants  ils assurent « résister » à l’armée.

Ces premiers combats ont déjà provoqué, dans ce district, l’exode massif de la population, au moins 30 000 personnes, selon le gouvernement de la province. Voilà donc en ce qui concerne les faits des dernières quarante-huit heures.

Car dans le fond qu’en est-il très exactement ?

Il est très difficile de croire que l’offensive gouvernementale est un simple sursaut d’orgueil et qu’elle intervient après les accusations américaines et que par conséquent le pouvoir n’a pas fait preuve de faiblesse. Il a déjà assuré – sinon rassuré – que l’arme nucléaire était en sécurité. Mais dans le même temps, il a lancé la balle dans le camp de la communauté internationale, plus précisément les pays qui attendent beaucoup du Pakistan.

Ceux-ci ont été appelés à faire preuve de bon sens, c’est dire se montrer généreux à son égard, en l’aidant à mettre fin à son sous-développement. Pour lui la corrélation est évidente.

30-04

T.Hocine

http://www.elwatan.com/Les-talibans-en-deroute-a-Buner


1-3 Les relations OTAN-Pakistan.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Comment la coopération fonctionne-t-elle dans la pratique ?

Si l'Afghanistan est au centre de leur coopération, l'OTAN et le Pakistan ont par ailleurs établi des échanges réguliers à différents niveaux, notamment en organisant des visites de hauts responsables et de faiseurs d'opinion, et en faisant participer des responsables militaires pakistanais à des programmes de formation de l'OTAN.

La coopération sur l'Afghanistan

Le Pakistan est un voisin important de l'Afghanistan. Le soutien qu'il a apporté aux efforts déployés en Afghanistan par l'OTAN et la communauté internationale reste essentiel pour la réussite de la mission de l'Alliance. Par ailleurs, l'instabilité, l'extrémisme et le terrorisme constituent autant de menaces pour le Pakistan, comme pour l'ensemble de la communauté internationale. Ainsi que le premier ministre pakistanais l'a souligné lors d'une visite effectuée au siège de l'OTAN le 30 janvier 2007, « Le Pakistan est déterminé à voir émerger un Afghanistan fort et stable. Le pays qui en bénéficiera le plus, outre l'Afghanistan lui-même, est le Pakistan. »

L'intensification de la coopération militaire entre l'OTAN et le Pakistan sur la question de l'Afghanistan se manifeste dans les travaux de la Commission tripartite, dans laquelle sont examinées les questions militaires et de sécurité, et qui rassemble des représentants de l'opération de la FIAS dirigée par l'OTAN, de l'Afghanistan et du Pakistan.

La Commission tripartite se réunit régulièrement à différents niveaux, et elle sert de cadre à des échanges de vues et à l'examen de questions de sécurité présentant un intérêt commun. Les quatre domaines principaux dans lesquels s'exerce la coopération sont le partage des données du renseignement, la sécurité aux frontières, la lutte contre les dispositifs explosifs de circonstance, et les initiatives relatives aux opérations d'information. Un centre de renseignement conjoint entre l'Afghanistan, la FIAS et le Pakistan, ouvert en janvier 2007 à Kaboul, a amélioré la coordination au sein de la Commission tripartite.

L'OTAN se félicite de l'attitude constructive du Pakistan à l'égard de la sécurité et de la stabilité dans la région. Les problèmes liés à l'augmentation de la culture du pavot en Afghanistan et à la prise en charge des réfugiés de ce pays ont également été évoqués au cours de discussions politiques de haut niveau.

Une coopération élargie

Les relations OTAN-Pakistan ne se limitent cependant pas au cadre du programme des opérations de l'Alliance en Afghanistan.

Le Secrétaire général délégué de l'OTAN s'est rendu au Pakistan à deux reprises depuis 2005. Des visites de faiseurs d'opinion pakistanais au siège de l'OTAN ont par ailleurs été organisées. Ils y ont reçu des informations sur les politiques de l'OTAN. Des contacts ont également lieu au niveau militaire, et l'OTAN a accepté d'admettre des officiers pakistanais à certains stages d'entraînement et de formation. Ces échanges permettent d'éviter les malentendus et de promouvoir une culture de sécurité fondée sur la coopération et axée sur des domaines d'intérêt commun (comme la stabilité régionale et la lutte contre le terrorisme). http://www.nato.int/issues/nato_pakistan/practice-f.html


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