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17/03/2010

n°3- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' du Yémen - 16-03 - : (Fin) - : Yémen : Al Qaida déménage

n°3- Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' du Yémen  - 16-03 - : (Fin)  - : Yémen : Al Qaida déménage.  



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' du Yémen

n°3                                                                                                                           16/03/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (Fin)

1-6 François Marginean : Le  présumé terroriste prend le vol 253 de Northwest sans passeport.

1-7 Elisabeth Studer : Yémen : l'exportation de gaz GNL, réel enjeu des tensions actuelles ?

1-8 Yémen: les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement américains revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger.

2-2 Des milliers de manifestants pour la sécession au Yémen. 

3 Annexe

3-1 Le Yémen devient exportateur de gaz.

 


1-6 François Marginean : Le  présumé terroriste prend le vol 253 de Northwest sans passeport.

fiché dans la base de données sur le terrorisme.

Le dernier épisode de terrorisme Hollywoodien vient tout juste de se produire et déjà les critiques sont sévères. C’est que le scénario, les effets spéciaux et la mise en scène comportent de sérieux manques et contradictions. Voyons voir ensemble. L’histoire officielle va ainsi: un étudiant nigérien de 23 ans, Umar Farouk Abdulmutallab, a tenté de détoner une bombe à bord du vol 253 de Northwest, en partance d’Amsterdam vers Détroit, et ce, la journée de Noël même. Heureusement, l’engin explosif n’a pas bien fonctionné. Le feu ainsi causé ainsi que l’homme furent rapidement maitrisés.

Al Qaïda aurait revendiqué l’attentat terroriste, en revanche des attaques américaines sur le Yémen la semaine auparavant. Les États-Unis ont accusé Abdulmutallab d’être lié à une cellule d’Al Qaïda située au Yémen et en Arabie Saoudite.

Vous vous rappelez quand on nous disait qu’Al Qaïda était en Afghanistan? Nous avons ensuite envahit.

 Et la fois où on nous disait que l’Irak était devenu la nouvelle base d’Al Qaïda?

Nous avons aussi envahit le pays.

Que pensez-vous que nous risquons de voir se produire si Obama et les médias clament que le Yémen et l’Arabie Saoudite sont la nouvelle demeure du célèbre groupe terroriste crée à l’origine par la CIA?

Alors quel est le problème avec cette histoire?

À peu près tout. À mesure que les informations font surface, ces dernières tendent à indiquer qu’il y a eu un échec retentissant du renseignement américain et un grave manque à la sécurité. Encore une fois, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement et les médias déblatèrent en nous expliquant que tous ces extraordinaires manques sont le produit d’une simple négligence ou un échec de faire les liens nécessaires. Mais qu’en est-il réellement?

Nous pourrions commencer par demander comment Umar Farouk Abdulmutallab a pu être capable de monter à bord de l’avion qui partait d’Amsterdam vers Détroit sans passeport. Nous savons tous que le profilage ethnique existe, surtout envers les musulmans. Particulièrement depuis le 11 septembre 2001 et la subséquente guerre contre le terrorisme. Imaginez maintenant un jeune homme provenant d’un pays musulman voyageant seul et sans bagage, avec un billet allez simple en direction des États-Unis et sans passeport. Imaginez en plus de cela que le nom de cet homme soit fiché dans la banque de données sur le terrorisme des États-Unis depuis deux ans. Cet homme, qui représente exactement Abdulmutallab, ressemble à une alerte générale ambulante qui clignote rouge lorsqu’il entre dans un aéroport et tente de prendre l’avion en direction des États-Unis. C’est la raison d’avoir mis en place le Homeland Security à la suite des attaques du 9/11. On y a investi des milliards de dollars et transformé le pays en État policier depuis; coupé massivement dans les droits et libertés ainsi que le droit à la vie privée.

Et pour quel résultat?

Celui qu’un apprenti-terroriste ait pu monter sur un avion sans passeport, alors qu’il était sur la liste du terrorisme des États-Unis, tout cela en transportant joyeusement des explosifs attachés à sa jambe (ou ses sous-vêtements, si les médias et les autorités peuvent se brancher sur leur version officielle, qui elle, ne cesse de changer!), alors que l’aéroport d’Amsterdam utilise déjà ces super-scanners “on-vous-voit-complètement-à-poil” dont on parle tant de ces jours-ci dans les médias. Dire que le Canada planifie nous installer des douzaines de ces charmants super-scanners XXX pour assurer notre sécurité et celle de nos enfants, que Abdulmutallab a pu si habilement déjouer. Ou était-ce bien lui… Nous avons appris que la sécurité de cet aéroport était assurée par ICTS, la même et identique compagnie israélienne qui était responsable de la sécurité à tous et chacun des aéroports desquels les terroristes du 9/11 sont partis, apparemment en déjouant la sécurité là encore. Pensez-y.

Et qui est cet homme d’apparente nationalité indienne “habillé de façon élégante” et qui a convaincu le personnel à la porte de sécurité de laisser passer Umar Farouk Abdulmutallab sans passeport? Plus précisément, quelle position cet homme possédait-il pour que le personnel de l’aéroport accède à ses souhaits?

Le journal britannique The Telegraph, ne citant aucune source, nous dit que les explosifs étaient du même type que ceux que Richard Reid a utilisé, soit du PETN, l’homme au soulier qui a fait que depuis, nous sommes parfois obligés de retirer nos chaussures au contrôle de sécurité à l’aéroport. Si tel est le cas, comment se fait-il que nous n’ayons pas de dispositif mis au point depuis pour détecter ce type d’explosif? D’ailleurs, d’où provient ce PETN, un explosif militaire? La compagnie de sécurité qui a laissé Reid monter à bord du vol 63 de American Airlines était encore une fois ICTS (International Consultants on Targeted Security). Les directeurs de ICTS sont tous d’anciens officiels israéliens de la sécurité.

C’est largement ICTS qui a développé les procédures de “profilage” des passagers utilisés à Schiphol, Amsterdam et ailleurs à travers le monde à travers une de ses branches, ICTS Holland Products BV. ICTS a précédemment été lié à de l’espionnage israélien contre les États-Unis. ICTS International est basé à Amstelveen, en Hollande et assure une présence majeure dans la sécurité de plusieurs aéroports du monde, avec des contrats à Hong Kong, Bangkok, Suva, Auckland, Singapour, Macao, Chicago O’Hare, Londres Gatwick, Newark, Los Angeles, et Belfast. En 1999, l ‘aéroport Détroit, a brusquement annulé leur contrat de sécurité avec Argenbright Security Inc et les ont remplacé avec Huntleigh of St-Louis. Huntleigh a récemment été racheté par ICTS.

Revenons donc à Abdulmutallab: comment a-t-il pu monter à bord d’un avion en direction de Détroit? Son nom figurait sur la liste noire du terrorisme des États-Unis après que son propre père ait averti des officiels hauts placés du Département d’État qu’il était inquiet à propos des croyances radicales et des connexions que son fils partageait avec des extrémistes. Si son père avait été un plombier, pas certain que cela aurait laissé eu un grand impact. Mais la réalité est que son père,  Dr. Umaru Mutalla, est un ancien directeur d’une importante banque nigérienne, un ministre, tête de l’industrie nationale de l’armement, un proche associé de l’ambassadeur américain et une des personnes la plus riche du monde. Il s’est donc fort probablement directement adressé à l’ambassadeur lui-même, en place à Abjua, Nigeria. Il est aussi confirmé que Mutallaha a rencontré le chef de la station de la CIA de son pays.

Umaru Mutalla a ainsi donc mené l’industrie nationale de l’armement (DICON) en partenariat avec Israël et particulièrement le Mossad. Il était en contact avec eux quotidiennement. Ils dirigent presque tout au Nigéria, de la production d’armement en passant par le contre-terrorisme. La piste ne s’arrête pas là. Notre ami Abdulmutallab est passé au Yémen pour rencontrer quelques copains à la tête de la cellule Al Qaïda que Bush avait libéré de Guantanamo et remis à l’Arabie Saoudite en 2007. Il est rapporté par SITE Intelligence Group que des groupes se disant être de l’Al Qaïda au Yémen, que l’attaque contre le vol vers Détroit était en réponse des attaques militaires américaines sur leurs bases dans ce pays. Mais le gouvernement du Yémen, tel que rapporté par BBC, soutient que les terroristes Al Qaïda, mené par ceux relâchés par Bush, sont en fait des agents israéliens. Le président yéménite, Ali Abdullah Sale, a déclaré que les forces de sécurité ont arrêté un groupe de militants dits musulmans, liés au service secret israélien. (Source)

SITE Intelligence Group est géré par une “ancienne” membre des Forces de la défense israélienne, Rita Katz, qui a un long passé de propagande favorable à l’agenda israélien.

Al Qaïda n’existe pas vraiment, selon la BBC. En réalité, ce groupe existe peut-être, mais il n’est pas ce que nous sommes induits à en penser, et surtout, pas dirigé et financé par ceux qu’on pointe du doigt de la part des autorités et des médias.

Le plus qu’on lit sur ce dernier attentat terroriste, plus on sent que c’est du tout faux, du préfabriqué.

La débâcle pour couvrir cette histoire va en crescendo. Chaque nouveau mensonge crée de nouveaux problèmes et contradictions, requérant de nouveaux mensonges, qui créent de nouvelles contradictions, etc. Plus on apprend au sujet du terroriste islamique Umar Farouk Abdulmutallab, plus l’absurdité de cette entière situation nous crève les yeux parce que non seulement cet incident aurait-il pu être prévenu, mais aussi parce que chacune des agences et autorité impliquées se sont comportées avec la plus complète incompétence.

Et pour palier à tout cela, on nous dit qu’il va falloir augmenter la sécurité dans les aéroports, se soumettre à des fouilles à nu virtuelles, faire du profilage ethnique à fond, attendre en file des heures, le temps de nous créer de nouveau une illusion de sécurité et de nous faire frire aux rayons X potentiellement mutagènes et cancérigènes.

François Marginean

Mondialisation.ca,

Le 7 janvier 2010

Les 7 du Québec
François Marginean
: Tech. en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.

François Marginean est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  

Articles de François Marginean publiés par Mondialisation.ca http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16831

http://les7duquebec.wordpress.com/2010/01/05/le-terroriste-nigerien-abdulmutallab-prend-le-vol-253-de-northwest-sans-passeport-fiche-dans-la-base-de-donnees-sur-le-terrorisme/#comments


1-7 Elisabeth Studer : Yémen : l'exportation de gaz GNL, réel enjeu des tensions actuelles ?

Simple coïncidence dans ce monde de brut ?

Alors que début novembre, le Yemen est devenu un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL ou LNG), grâce à la mise en oeuvre de nouvelles installations dans le Golfe d'Aden - dont Total possède près de 40% - l'ambassade de Grande-Bretagne à Sanaa a été fermée dimanche, après celle des Etats-Unis.

Raisons invoquées : des menaces d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, faisant notamment suite à l'attentat raté de Noël sur le vol Amsterdam-Detroit.

Alors, 2010 : l'année de la guerre du gaz ?

L'avenir du Yemen et de l'Ukraine nous le dira ....

"L'ambassade a été fermée aujourd'hui par mesure de précaution, de crainte d'éventuelles réactions d'Al-Qaïda", a ainsi affirmé dimanche un responsable yemenite au sujet de l'ambassade  britannique. Tout en indiquant que l'ambassade n'avait pas reçu "de menaces directes d'Al-Qaïda".

"Certaines indications laissent penser qu'Al-Qaïda prépare un attentat contre un objectif à Sanaa, peut-être notre ambassade", a déclaré quant à lui à la chaîne CNN John Brennan, conseiller d'Obama pour la sécurité intérieure et la lutte anti-terroriste. Selon lui, plusieurs centaines de membres d'Al-Qaïda sont actuellement au Yémen.  

Un contexte particulièrement tendu qui fait jour alors que début novembre, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait donné le coup d'envoi symbolique des premières exportations de GNL ... Simple "hasard', alors que gaz et pétrole sont à l'origine  de moult conflits  par les temps qui courent ?

Rappelons par ailleurs que le projet de Balhaf, dans le Golfe d'Aden, d'un montant de 4,5 milliards de dollars, représente un investissement majeur pour le Yémen.

L'usine est opérationnelle depuis le 15 octobre dernier via la mise en oeuvre d'un seul train de production. La construction d'une seconde infrastructure de ce type doit démarrer en février/mars prochain. Théoriquement .... Car le cours des choses pourrait subir quelques modifications  compte-tenu du "climat" actuel ...

Notons  toutefois que le gaz yéménite présente bien des avantages en matière de qualité et de localisation géographique par rapport à ses principaux concurrents de la région (Qatar et Iran notamment, situés dans le Golfe persique) ....

En cas de maintien de planning, la production serait alors de 40.000 m3 par jour, pour une production actuelle d'un peu moins de 20.000 m3 par jour. A terme, la production devrait atteindre jusqu'à 6,7 millions de tonnes par an.

Le GNL devrait être exporté en Corée du sud mais également en Europe et en Amérique du Nord. Le projet devrait générer sur 25 ans entre 30 et 40 milliards de dollars de revenus pour le Trésor du Yémen, l'un des pays les plus pauvres de la planète. A terme, les exportations de GNL du pays équivaudront à 180.000 barils de pétrole par jour.

A noter également : durant les années nécessaires à la mise en oeuvre du projet, aucune attaque significative n'a été dirigée contre les installations ou le personnel. Une « bonne » chose alors que les prises d'otages sont fréquentes dans cette partie du pays. Précisons que que la majorité des 19 millions de Yéménites sont de confession sunnite , tandis que les autres appartiennent à la branche Zaydi de l'islam chiite. Le conflit dans la province de Saada entre rebelles et forces gouvernementales soutenues par les Etats-Unis se poursuit de manière intermittente depuis 2004.

Rappelons également qu'en avril 2008 , Total avait annoncé avoir décidé de rapatrier en France les enfants de ses salariés au Yémen. Nulle crainte à avoir affirmait alors la compagnie, la décision n'étant à voir que comme une mesure "de précaution" destinée à préserver leur sécurité. Une "trentaine" de familles aurait été concernée.

A lire également :

. Le Yémen désormais exportateur de gaz, avec Total

. Gazprom : intérêt pour gaz et pipeline au Yemen

. Yémen/pétrole : Total rapatrie des enfants de salariés

. TOTAL se renforce au Yémen

. Yémen-Pétrole : 5 morts dans des attentats déjoués

. Yémen : construction d'un réacteur nucléaire civil

Par Elisabeth Studer

le 03 janvier 2010

http://www.leblogfinance.com/2010/01/yemen-gnl-reel-enjeu-tensions.html


1-8 Yémen: les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

Nb :  Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information..

Les séparatistes du nord du Yémen pourraient être tentés de marcher sur les traces du Hezbollah libanais, selon des analystes à Sanaa qui s'interrogent sur les objectifs véritables des combattants zaïdites en lutte depuis 2004 contre le pouvoir central.

Farès al-Sakkaf, qui dirige le Centre des études de l'avenir, un organisme indépendant,(...)  évoque la perspective d'une formation politique flanquée d'une aile militaire avec un noyau d'administration locale. "Les Houthis n'annoncent pas leurs intentions réelles. Ils disent que l'Etat les empêche de pratiquer leur foi, et que c'est pour se défendre qu'ils ont pris les armes", déclare cet analyste à l'AFP.
"Mais après six campagnes de combats avec l'armée depuis 2004, je pense qu'ils cherchent à avoir un parti politique avec une aile militaire qui pourrait trouver sa place sur la scène politique", comme le Hezbollah au Liban, dit-il."Le réveil" des chiites au Yémen ressemble à celui des chiites du Liban même si "les Houthis ne sont pas une création de l'Iran", souligne M.Sakkaf.
Le zaïdisme, branche du chiisme, a commencé, selon lui, à se politiser lorsque le premier chef de la rébellion, Hussein al-Houthi, a lancé "une réinterprétation des textes religieux de sa communauté pour leur donner un contenu revendicatif". "Ses petits fascicules, largement diffusés, ont dessiné un projet politique" articulé autour de la défense de l'identité zaïdite et de l'hostilité à l'Occident, explique M. Sakkaf. Allié du pouvoir pendant la période d'ouverture démocratique des années 1990, Hussein al-Houthi a commencé à déranger par son activisme croissant, et c'est une opération pour arrêter cet ancien député qui a déclenché la rébellion en 2004.
Cet activisme, le fait d'un groupe appelé "les jeunes croyants", une aile dure créée par Hussein al Houthi au sein du parti zaïdite modéré Al-Haq, s'est manifesté par un accueil houleux réservé au président Ali Abdallah Saleh lors d'une visite dans le nord en 2003. Il a culminé avec une manifestation monstre et violente dirigée contre l'ambassade américaine à Sanaa en protestation contre l'invasion de l'Irak la même année. Sur le terrain, les rebelles dégradent, selon de nombreux récits, tous les symboles l'Etat mais tentent aussi de créer le noyau d'une administration locale avec des juges, une collecte de l'impôt et la protection des civils zaïdites.
Mohammed al-Dhahiri, professeur de sciences politiques à l'université de Sanaa, ne croit pas toutefois à une ressemblance entre les Houthis et le Hezbollah. "Ils sont différents idéologiquement", estime-t-il pour l'AFP, notamment parce que les Houthis ne vénèrent que cinq imams et que les chiites libanais en révèrent douze. "La géostratégie n'est pas la même", poursuit-il, expliquant que les Houthis peuvent difficilement justifier leur combat par la "résistance à Israël"."On surestime la force des Houthis là où il faut parler de la faiblesse de l'Etat", dont les projets de développement ont été freinés par les rivalités entre tribus puissantes, faisant le lit de la rébellion, selon cet analyste.
Pour Mohammed Yahia al-Sabri, un dirigeant de l'opposition, "il n'est pas exclu que les Houthis cherchent à contrôler une partie du territoire pour pouvoir négocier une portion du pouvoir". "Le pays chiite yéménite, négligé et où l'Etat est peu présent, ressemble en effet à la zone chiite libanaise, mais personne ne peut dire avec certitude que les Houthis ont les capacités du Hezbollah et son organisation à moins que quelqu'un veuille qu'il les ait", déclare-t-il, en allusion à l'Iran

AFP –

12 novembre 2009



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement américains revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger.

Le directeur national des services de renseignement américains, Dennis Blair, a dit mercredi que les agences du gouvernement pratiquaient une politique d'assassiner les Américains à l'étranger comme l'exigeait la guerre « contre le terrorisme. »

Dans son témoignage devant la Commission de contrôle des services secrets de la Chambre des représentants, Blair a dit que les assassinats seraient justifiés si les citoyens américains « agissaient de manière à constituer une menace aux Américains ». Ceci constitue une catégorie extrêmement vaste et donne à l'appareil de renseignement américain l'autorisation générale de se livrer à ce qui n'est rien d'autre que des exécutions extrajudiciaires.

De tels meurtres sont illégaux en vertu de la loi internationale mais ils sont devenus sous l'euphémisme d'« assassinats ciblés » une procédure standard pour l'armée américaine et les agences de renseignement. Ils sont à présent pratique courante dans le cadre des occupations militaires à grande échelle en Irak et en Afghanistan, ainsi que dans d'autres pays visés par les Etats-Unis, y compris le Pakistan et le Yémen.

La question d'assassiner des Américains a été abordée spécifiquement par rapport au religieux américain d'origine yéménite, Anwar Al-Awlaki, qui a été lié par le gouvernement américain au suspect de la tentative d'attentat du jour de Noël sur le vol 253 de la Northwest Airlines l'an dernier. Le 24 décembre, les Etats-Unis avaient lancé des frappes contre des installations d'Al Qaïda au Yémen et l'on avait initialement cru qu'Al-Awlaki figurait parmi les tués.

Al-Awlaki n'a été accusé d'aucun crime. CNN a toutefois rapporté : « En privé, de nombreux responsables gouvernementaux ont dit qu'il était l'un des prochains citoyens américains à l'étranger dont les services de renseignement américains avaient l'intention de s'occuper. » CNN n'a pas dit qui d'autre figurait sur la liste des citoyens dont on allait « s'occuper ».

Les Etats-Unis suivent « une politique définie et un ensemble de procédures juridiques qui sont très minutieusement observées, » a proclamé Blair. Il a dit aussi que les agences américaines de renseignement cherchaient à obtenir « une autorisation spécifique, vraisemblablement de la Maison Blanche, sans pourtant que Blair soit explicite, pour exécuter des actions impliquant l'assassinat de citoyens américains.

Peter Hoekstra, le Républicain de haut rang siégeant à la Commission du renseignement, a dit qu'il était « étonné » que Blair ait fait cette déclaration lors d'une séance ouverte. « Donc, il existe un cadre et une politique. une voie claire pour le moment où cette personne pourra s'exprimer librement à l'étranger et où elle aurait pu avoir entamé le recrutement ou aurait pu avoir commencé à réellement coordonner et à exécuter des attaques contre les Etats-Unis ? » demanda-t-il.

Blair a répondu en disant qu'il préférait exposer les détails en « séance à huis clos, » mais a ajouté, « Nous ne ciblons pas les personnes pour liberté d'expression. »

Le fait que le chef du renseignement américain ait eu à assurer la population que le gouvernement ne tuait pas les citoyens américains sur la base de leurs opinions et de leurs points de vue politiques ne fait que souligner l'ampleur de la criminalisation de l'Etat.

Le gouvernement Obama est en train de poursuivre et à bien des égards d'intensifier l'attaque menée par Bush contre les droits démocratiques et constitutionnels. Durant le gouvernement Bush, la question de la surveillance abusive des communications impliquant des citoyens américains avait été à l'origine d'une tempête de controverses. A présent, le gouvernement américain s'arroge ouvertement le droit de tuer des citoyens américains sans que cela soulève de protestation d'aucun des deux partis politiques.

Les commentaires de Blair ont été faits au beau milieu d'une multiplication des avertissements lancés par les services de renseignement quant à d'imminentes attaques terroristes. Blair a dit que dans les prochains trois à six mois une tentative d'attaque était « certaine » aux Etats-Unis, répétant les commentaires faits mardi par le directeur de la CIA, Leon Panetta.

« Nous avons averti au cours de ces dernières années de ce qu'Al-Qaïda même et ses disciples ainsi que des terroristes inspirés par Al-Qaïda avaient toujours la ferme volonté de frapper les Etats-Unis, » a dit Blair, « et l'année dernière nous avons disposé de noms à associer à ces avertissements. »

Au milieu de ces avertissements, il est remarquable qu'aucun représentant du Congrès n'ait questionné Blair ou Panetta au sujet des rapports disant que les agences de renseignement américaines étaient intervenues pour empêcher la révocation du visa d'Umar Farouk Abdulmutallab, l'homme qui avait tenté de faire exploser l'avion du vol 253 de la Northwest Airlines.

Il y a eu une censure systématique de la part des médias et de l'establishment politique au sujet du témoignage du responsable du département d'Etat Patrick Kennedy devant le Congrès depuis la publication la semaine passée d'un article du Detroit News sous le titre, « Un suspect terroriste conserve son visa pour éviter toute enquête plus extensive. »

Le News avait écrit « Patrick F. Kennedy, un sous-secrétaire de la direction au Département d'Etat, a dit que le visa d'Abdulmutallab n'avait pas été révoqué parce que des responsables des services de renseignement avait demandé à son agence de ne pas refuser un visa au terroriste présumé de crainte qu'un rejet ne vienne contrecarrer une plus vaste enquête sur les menaces d'Al Qaïda à l'encontre des Etats-Unis. »

L'agence de renseignement en question avait été le National Counter Terrorism Center (NCTC) qui opère sous la direction du directeur du renseignement américain, Dennis Blair.

Les avertissements au sujet d'une attaque imminente émanant de ces mêmes agences de renseignement ont un caractère inquiétant. Sous George W. Bush, le gouvernement avait régulièrement manipulé les avertissements et l'évaluation des menaces pour des raisons politiques, afin de justifier une politique impopulaire, d'influencer les élections ou de détourner l'attention de révélations embarrassantes. Ces avertissements avaient en général de très peu à voir avec la réalité.

Dans le même temps, toute attaque terroriste réussie, qu'elle ait été facilitée ou non par des agences américaines de renseignement, serviront de prétexte à une escalade de la guerre et à des attaques contre les droits démocratiques.

Joe Kishore

Mondialisation.ca, Le 14 février

Article original en anglais, US intelligence chief claims right to assassinate Americans overseas

WSWS, paru le 5 février 2010.

 Mondialisation.cahttp://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&aid=17604


2-2 Des milliers de manifestants pour la sécession au Yémen. 

Des milliers de personnes ont manifesté samedi en faveur de la sécession du sud du Yémen, où trois civils ont été blessés par la police, ont indiqué des témoins.

Arborant le drapeau de l'ancien Yémen du sud et des bannières vertes, la foule a manifesté dans les provinces de Dhaleh, de Lahj, d'Abyane et du Hadramout, au sud de Sanaa, où les commerces sont restés fermés de crainte d'actes de violence.

Elle s'est dispersée en milieu d'après-midi.

Les manifestations réclamant la sécession du Sud, qui était avant 1990 un Etat indépendant, se sont multipliées ces derniers mois. Les habitants du sud s'estiment l'objet de discriminations et disent ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

Les protestations de samedi sont intervenues au lendemain d'un appel lancé par l'ex-président du Sud-Yémen, Ali Salem al-Baïd, qui, depuis son exil, a exhorté la population à observer «deux jours de colère sudiste», à l'occasion d'une réunion des donateurs au Yémen samedi et dimanche en Arabie saoudite.

«Vous êtes appelés à adresser aux frères arabes et aux représentants de la communauté internationale réunis à Ryad un message exprimant votre refus de l'occupation et votre attachement à l'autodétermination. «Nous (finirons par) arracher notre indépendance (...) quel que soit le prix à payer», a-t-il dit.

A Dhaleh, à une centaine de km au nord d'Aden, la grande métropole du sud, des milliers de personnes se sont rassemblés pacifiquement malgré un couvre-feu qui n'a pas été respecté.

Seules les voitures et autres véhicules ont été empêchés d'entrer ou de circuler à Dhaleh, ont indiqué des habitants.

Dans la province d'Abyane, les manifestants ont sillonné les principales rues de Zinjibar, chef-lieu de la province, et à Lauder, à 180 km plus au nord-est.

Prenant la parole à Zinjibar, le dirigeant sudiste islamiste Tarek al-Fadhli a exhorté les manifestants à «poursuivre la lutte jusqu'à la libération du Sud de l'occupation yéménite», promettant «une victoire prochaine» sur le régime du président Ali Abdallah Saleh.

Cet ex-jhadiste, qui s'était rallié au mouvement séparatiste, avait appelé récemment à une intifada et à la désobéissance civile pour obtenir la sécession du Sud.

Trois civils ont été blessés par des balles tirées par la police qui cherchait à disperser un groupe de manifestants qui a tenté de couper la route reliant Zinjibar à Aden, ont rapporté des témoins.

Des milliers de manifestants ont également manifesté dans plusieurs régions de la province de Lahj.

27 février

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201002/27/01-4256004-des-milliers-de-manifestants-pour-la-secession-au-yemen.php

" 4-1 Vol 253, Vidéos témoignage de Kurt et Lori Haskell: des réseaux de complicité incidemment mis à nus.

J'ai personnellement vécu un incident qui ressemble à cette affaire : " nous avons été retenus dans l'avion pendant 20 minutes après l'atterrissage. Une bombe aurait pu sauter. Ce n'était pas très sympa de la part des services de sécurité de ne pas nous avoir laissé débarquer immédiatement." Ce sont plusieurs heures d'attente à rester confinés en bout de piste sous une chaleur à crever dans notre avion "détourné"... par un peu de brouillard au-dessus de Nairobi et confiné à Mombassa comme dans une boîte de conserves !... Et quand les "autorités" ont consenti à ce qu'on débarque, c'est sûrement parce que l'équipage commençait lui-même à manquer d'eau et devait faire des menaces !... C'était en 80, il n'y avait pas de "pirates de l'air" mais des "autorités" très ressemblantes à ce dont nous parle Kurt Haskell !!!... Trop !!!... Enfin réfugié à l'ombre, j'ai observé pour la première ( et dernière !) fois une araignée géante , certainement une "veuve noire", superbe ... mais ce n'était pas elle la terroriste !!!... [ Selon le général Graves, bâtisseur du Pentagone et patron du projet Manhattan, Hitler aurait pu déployer des "barrages de radiations" sur les plages du débarquement en utilisant des légions de déportés drogués !...

On dirait que la CIA ( alias Al-Qaeda) cherche à concrétiser les fantasmes de ce brav' général !...]"

Ce commentaire a été posté par himmelgien.



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Le Yémen devient exportateur de gaz.

Le 10 Novembre 2009

Le Yémen est devenu samedi un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) à partir de ses nouvelles installations de Balhaf dans le Golfe d'Aden, avec une première cargaison à destination de la Corée du sud.

Lors d'une cérémonie depuis une colline surplombant le littoral, l'usine de liquéfaction et un terminal, le président yéménite Ali Abdallah Saleh a donné le coup d'envoi de ces exportations en pressant symboliquement un bouton.

Le gazier sud-coréen Ecopia, ancré au terminal et chargé de 147.000 m3 de GNL, a alors actionné sa sirène et pris la mer sous les applaudissements de l'assistance composée de hauts responsables yéménites, de représentants des sociétés partie du projet et de diplomates étrangers.

"Le deuxième chargement doit commencer le 12 novembre", a affirmé à l'AFP Philippe Hennebelle, directeur de production de l'usine Yemeni Liquefied Natural Gas (YLNG) dont le français Total possède près de 40% des parts. "D'ici à la fin de l'année, six cargos sont prévus", a-t-il précisé.

Le projet de Balhaf (sud), d'un montant de 4,5 milliards de dollars, est le plus important investissement de l'histoire du Yémen. Il est desservi notamment par un gazoduc de 320 km de long qui le relie à Maarib, dans l'est du pays. L'usine Balhaf a commencé la production le 15 octobre avec un seul train en fonctionnement mais qui en compte un second en construction. Une fois ce train achevé la production devrait atteindre jusqu'à 6,7 millions de tonnes par an.

Le GNL doit être exporté en Corée du sud mais aussi en Europe et en Amérique du Nord. "Le deuxième train doit démarrer en février/mars prochains et la production sera alors de 40.000 m3 par jour alors qu'elle est actuellement d'un peu moins de 20.000 m3 par jour", a précisé M. Hennebelle.

Au début de la cérémonie, plusieurs orateurs se sont succédé à la tribune pour souligner l'importance de cette réalisation qualifiée par le ministre du Pétrole Amir al-Aydarous du "plus important projet économique dans l'histoire contemporaine du Yémen". Le Pdg de la YNLG, François Rafin, a quant à lui souligné qu'en plus des 10.000 emplois créés, le projet va générer sur 25 ans entre 30 et 40 milliards de dollars de revenus pour le trésor yéménite.

Le Yémen est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Situé dans le sud de la péninsule arabique, il n'est qu'un producteur mineur de pétrole: l'an dernier, cette production n'a pas dépassé les 300.000 barils de brut par jour, et elle est en régression d'environ 5% par an. Ses réserves de gaz naturel prouvées sont de quelque 259 milliards de m3.

Une fois le projet achevé, les exportations de GNL du pays équivaudront à 180.000 barils de pétrole par jour, selon des responsables de YNLG.

Dans un bref discours lors de la cérémonie, le président Saleh n'a pas manqué d'évoquer la situation générale dans le pays confronté à une rébellion dans le nord et à une contestation parfois violente dans le sud, de même qu'à des attaques d'Al-Qaïda. "C'est un important projet stratégique et il est bon que ce projet n'a pas été perturbé", a-t-il en référence aux habitants des provinces de Chabwa et Maarib où le gaz est extrait et transformé. "Les habitants de ces deux provinces ont collaboré avec nous et n'ont pas perturbé le projet", a-t-il ajouté, soulignant que "la richesse qu'il génère profitera à tous les Yéménites".

Pendant les années d'exécution, aucune attaque significative n'a été dirigée contre les installations ou le personnel du projet alors que les prises d'otages sont fréquentes dans cette partie du pays.

http://www.laviedesreseaux.fr/Informez-vous/Actualite/Le-Yemen-devient-exportateur-de-gaz



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