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18/03/2010

n°475 - Journal d'Irak - 19/02 au 18/03/10 - :Suite : - : Marjah, Fallujah, Haditha, My Lai et Hue City : Les « guerres justes » de l’Occident

n°475 -  Journal d'Irak - 19/02 au 18/03/10  - :Suite  : - : Marjah, Fallujah, Haditha, My Lai et Hue City : Les « guerres justes » de l’Occident



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°475                 du 19/02                    au 18/03/10

                                    C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 


1 Politique

Irak

2 Election législatives 

L'unité de l'Irak n'est pas au programme de la campagne électorale

Le rêve d'unité de l'Irak s'évanouit peu à peu face aux messages électoraux vindicatifs et sectaires des différents candidats aux législatives.

A Bagdad, seule la surenchère sécuritaire semble unir encore les Irakiens de différentes confessions .

L'échec pourrait replonger le pays dans le chaos et l'anarchie des années récentes, et raviver les conflits communautaires de 2006 et 2007.

Car loin de prôner l'unité, la campagne électorale alimente les tensions. Les milliers d'affiches et de banderoles électorales qui ornent les rues de Bagdad jouent dangereusement avec les ressentiments communautaires. Les chiites, majoritaires dans la population et ainsi qu'au gouvernement, accusent les sunnites de rester fidèles à Saddam Hussein ou à Al-Qaïda. Les sunnites les accusent en retour d'opprimer le peuple.

Le porte-parole du gouvernement Ali Al-Dabbagh, candidat aux législatives, n'y échappe pas: il a lancé lundi son petit quolibet à l'encontre des parlementaires sunnites qu'il a accusé de travailler pour Al-Qaïda.

Une affiche du candidat l’ancien Premier ministre Ibrahim Al-Jaafari avertit qu'"il n'y a pas de place pour le Baas", parti de Saddam Hussein, accusé par les Chiites de comploter pour revenir au pouvoir. Des accusations qui ne visent qu'à exploiter à des fins électorales les peurs de la population contre les sunnites, estiment ces derniers.

Dans une pique à peine voilée contre ses rivaux, le candidat Saleh Al-Moutlak a ironisé sur la présence en nombre de "voleurs" sur les affiches électorales, au détriment des "honnêtes gens".

"Je n'oublierai pas ceux qui vous ont oppressé", promet quant à lui Mahmoud Al-Machadani, ancien porte-parole du parlement, à ses électeurs sunnites.

Signe de ces tensions croissantes, des centaines de sunnites en colère sont descendus dans les rues de Bagdad et de Falloujah pour protester contre les commentaires insultants proférés par Bahaa al-Aaraji, un parlementaire chiite, à l'encontre d'un des compagnons du Prophète, vénéré par les sunnites mais vilipendé par les extrémistes chiites.

Les quelques messages d'unité, placardés en général par les forces de sécurité -ironiquement, surtout sur les murs des postes de contrôle-, tels que "loyauté à la patrie et au peuple seulement", peinent à redonner l'espoir de voir un jour l'Irak unifiée et débarrassée de la corruption et du sectarisme.

"Les choses vont de mal en pis du point de vue de la sécurité et des services, car les responsables sont préoccupés par les élections et leurs seuls intérêts", estime Ali Mohesen, fonctionnaire chiite de l'est de la capitale.

19/2

http://fr.news.yahoo.com/

 18/02/2010  
Trois personnes blessées par des tirs au cours d'une réunion électorale au Kurdistan irakien ont été enlevées par des hommes en armes de l'hôpital de Souleimaniyeh où elles avaient été transportées, selon des déclarations de l'hôpital et de la sécurité.
Les tirs ont eu lieu au cours d'une réunion électorale de la liste Goran (Changement) qui a été perturbée par des membres dépendants de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), a indiqué Chaho Saïd, vice-président du groupe Goran au Parlement du Kurdistan.
Saleh

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125145&language=fr

 

Des politiciens accusés de liens avec l'Iran s'en prennent à Odierno.

Deux politiciens irakiens, au cœur d'une polémique sur la disqualification de candidats aux élections, s'en sont pris mercredi au commandant des troupes d'occupation américaines en Irak qui les a accusés de liens avec l'Iran.
Ali al-Lami et Ahmed Chalabi ont critiqué dans un communiqué des propos tenus mardi par le général Ray Odierno devant un groupe de réflexion à Washington dénonçant "une ingérence flagrante dans les affaires internes irakiennes." Ils se sont dits "surpris et consternés par cette diatribe inopportune".  
Ali al-Lami est à la tête d'un comité chargé de faire en sorte que les individus ayant des liens avec le parti interdit Baas de Saddam Hussein ne puissent se présenter aux législatives du 7 mars. Ahmed Chalabi, fait également partie de ce comité.

18/02/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125043&language=fr

 

Législatives : Sistani insiste sur la neutralité du clergé

27/02

Le grand dignitaire religieux le grand ayatollah Sayed Ali Sistani a insisté samedi sur la neutralité de la hiérarchie religieuse dans les législatives à la suite d'une attaque sans précédent d'un de ses pairs contre des candidats proches du Premier ministre Nouri AlMaliki.
"Je renouvelle mon appel aux personnes liées à la Marjaïya (référence religieuse) pour qu'elles adoptent la stricte neutralité par rapport aux partis politiques", affirme le message envoyé Sayed Ali Sistani à tous ses représentants dans le pays, a indiqué samedi une source de son bureau.
 Dans cette mise au point, la plus importante personnalité religieuse de cette communauté a tenu à lever toute ambiguïté.
 "Nous avons entendu que certains enseignants et étudiants de la Hawza (école religieuse chiite) attribuent à son éminence Ali Sistani des sympathies pour certaines entités participant aux élections. Je le démens catégoriquement et je demande que mon appel soit largement distribué", dit-il.
Sa décision de ne pas donner des consignes de vote pour éviter de choisir entre les deux principales listes chiites, celle du Premier ministre Nouri AlMaliki et celle de ses anciens alliés devenus adversaires regroupés dans l'Alliance nationale irakienne (ANI), a été mise à mal en fin de semaine par le  Grand ayatollah d'origine pakistanaise, Bachir al-Najafi.
Ce dernier s'en était pris jeudi soir nommément au ministre de l'Education Khodeir al-Khouzaï et a attaqué la corruption dans plusieurs ministères, dirigés par des amis politiques de M. AlMaliki

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126616&language=fr

 

Législatives irakiennes: Les partis et coalitions

28/02

Les élections législatives irakiennes auront lieu, partout, en Irak, le 7 mars. Au total, 12 importantes coalitions seront en lice. Les coalitions réunissent les représentants des communautés, chiites, sunnites et kurdes irakiennes, et, à l’exception des kurdes, d’autres coalitions sont composées de groupes chiites et sunnites de diverses tendances.
L’Alliance nationale irakienne (ANI),  regroupe 30 mouvements et partis, dont l’Assemblée Suprême Islamique Irakienne présidée par Sayed  d’Ammar Hakim, le Courant des réformes nationales d’Ibrahim Jaafari, le mouvement as-Sadr  de Sayed Moktada as-Sadr,  le Congrès national irakien d’Ahmad Chalabi, le Parti du Conseil de salut d’Anbar de Hamid Farhan al-Hayis, le parti turcoman de Riad Jamal Amine et le Congrès national des Kurdes de Mohammad Saïd Tawfik al-Naami.
Les membres du mouvement as-Sadr, insistent sur la nécessité du retrait rapide des forces d’occupation de l’Irak, ce que l’ANI considère comme l’une de ses priorités.
Sayed Ammar Hakim, a condamné, l'ingérence des  responsables politiques et militaires américains dans ces élections, affirmant que cela porte atteinte à la démocratie irakienne.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126683&language=fr

 

Première journée de vote

19 millions d'électeurs étaient appelés à choisir parmi 6.200 candidats en lice pour 325 sièges au Parlement, à l'occasion de ce deuxième scrutin national depuis l'invasion américaine de 2003.

04 - 03

Contrairement aux premières élections législatives de 2005, les troupes américaines ne participent pas à la protection des urnes.

Pour tenter de parer aux violences, un dispositif de sécurité exceptionnel a été mis en place.

 A Bagdad, 200'000 policiers et soldats sont déployés, alors que la circulation automobile sera interdite dans l'ensemble des villes.

(ats /

 04.03.

La première journée de vote pour les élections législatives irakiennes a été ensanglantée, jeudi 4 mars, par une série d'explosions.

Les militaires, forces de sécurité, prisonniers et personnes hospitalisées ont été appelés à voter, jeudi, pour ce scrutin crucial, sept ans après la chute du régime de Saddam Hussein.

Au moins dix-sept personnes ont été tuées dans ces attentats, dont deux ont visé des bureaux de vote.

http://www.lemonde.fr/

 

Des attaques meurtrières

04-03

Sept soldats ont été tués et 25 blessés dans deux attaques contre des militaires attendant de voter à Bagdad, a indiqué une source au ministère de l'Intérieur.

Au moins cinq civils ont ausi péri dans l'explosion d'une bombe.

Quatre soldats ont été tués par un kamikaze qui s'est glissé au milieu de soldats faisant la queue devant une école du quartier de Bab al-Mouazam (centre) abritant un bureau de vote, selon cette source.

Quelques minutes plus tôt, un premier kamikaze avait lui aussi visé une file d'attente de soldats devant une autre école, cette fois dans le quartier Mansour (ouest), a ajouté la même source.

Vers 11H30, une bombe ou une roquette, selon des sources de sécurité, a tué cinq civils et en a blessés 22 dans une attaque dans le nord de la capitale.

(ats / 04 mars 2010 13:56)

 

Les sunnites veulent de nouveau compter en politique

09-03

Privilégiés sous Saddam Hussein et mis à l'écart après sa chute, les sunnites, minoritaires en Irak, ont voté en masse dimanche aux élections législatives et comptent bien en tirer un profit politique.

Au coeur du "pays sunnite", comme dans la province d'Anbar, où les forces américaines ont longtemps affronté une résistance qui refusait de baisser les armes, le ressentiment contre le gouvernement du Premier ministre Nouri al Maliki, est palpable.

"Ici, il n'y a pas de services publics, pas de travail. Nous vivons dans le dénuement. Qu'est-ce qu'ils attendent de nous ? Qu'on aille mendier pour rester en vie ?", s'emporte Kamel Farhan, 66 ans, dont deux des fils ont été tués par les résistants il y a deux ans et qui a lui même été blessé.

"Si rien ne change, nous devrons marcher dans le sang. Ce sera le retour des assassinats et de la violence dans cette province", prédit-il, assis dans une boutique de Ramadi, la capitale provinciale.

Les sunnites, écartés de la vie publique après l'invasion de 2003 et la chute du président Saddam Hussein, leur coreligionnaire, avaient largement ignoré les élections de janvier 2005 pour la mise en place d'une assemblée provisoire.

En décembre de la même année, ils n'avaient guère été plus pressés de se rendre aux urnes, semblant ne rien attendre d'un pouvoir dominé par les chiites.

Très présents cette fois dans la campagne et lors du scrutin de dimanche, ils espèrent recueillir les fruits de leur engagement en prenant de nouveau leur part dans la direction politique du pays.

La participation dans l'Anbar, une immense province désertique qui s'étend de l'ouest de Bagdad jusqu'aux frontières syrienne, jordanienne et saoudienne, s'est élevée à 61% des inscrits, un point de moins seulement que la moyenne nationale.

 

" Allaoui est le meilleur, c'est un autre Saddam - sans la moustache",

Dans les autres provinces à majorité sunnite, le chiffre est aussi bon, voire meilleur, selon la commission électorale - 66% de participation dans celle de Ninive, 62% dans celle de Diyala et 73% dans celle de Saladine, berceau du clan de Saddam Hussein.

La sécurité s'est améliorée de façon spectaculaire dans l'Anbar depuis que des chefs locaux ont accepté en 2006 de prêter main forte aux forces américaines pour faire face aux résistants islamistes d'Al Qaïda.

Il semble que la plupart des électeurs de l'Anbar ont voté soit pour Ahmed Abou Richa, l'un des cheikhs locaux, soit pour l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, chef de file de la liste Irakya, une alliance laïque et nationaliste.

"Allaoui est le meilleur, c'est un autre Saddam - sans la moustache", déclare Tourki Hamad, applaudi par ses amis, confirmant la popularité dont jouit encore dans cette région Saddam Hussein exécuté en décembre 2006.

Les premiers résultats officieux en provenance de bureaux de vote à Ramadi et à Falloudja montrent qu'Allaoui réalise un bon score.

Dans le village d'origine d'Abou Richa, ce dernier recueille 1.200 voix, Allaoui 750 et la coalition de Maliki 129.

"Ce gouvernement n'a rien fait pour nous, alors pourquoi voter pour lui ?", s'interroge Salih Abed, un habitant de Ramadi. "Tous les gens de notre tribu ont choisi de voter pour une certaine liste afin que les choses changes. Nous avons tous voté pour cette liste."

http://fr.news.yahoo.com/4/20100309/twl-irak-sunnites-38cfb6d_1.html

 

Les Irakiens ont voté en nombre

07.03.

Selon les premières estimations données par les responsables locaux, les régions sunnites qui avaient boycotté le scrutin en 2005 ont voté davantage que les provinces chiites.

Ainsi 90 % des électeurs se sont rendus aux urnes dans la province de Diyala et, dans la province de Kirkouk que se disputent Arabes et Kurdes, 70% des électeurs ont fait leur devoir de citoyen.

En revanche, dans les régions chiites le pourcentage varie entre 46% à Kut à 64% à Mouthana.

Environ 19 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour désigner les 325 députés pour un mandat de quatre ans durant lequel 96 000 soldats américains quitteront définitivement l'Irak.

Douze coalitions et 74 partis étaient en lice mais deux listes sont données favorites: l'une ayant une forte connotation religieuse chiite, "l'Alliance pour l'Etat de droit" de M. Maliki, et l'autre résolument laïque, le Bloc Irakien, dirigé par l'ancien chef du gouvernement Iyad Allawi.

 http://www.lemonde.fr/


Maliki et Allawi à égalité en nombre de sièges, selon une projection de l'AFP

 Le Premier ministre irakien sortant Nouri al-Maliki et son rival Iyad Allawi étaient mardi au coude à coude dans la course aux législatives avec le même nombre de sièges, selon une projection de l'AFP effectuée après le dépouillement de 80% des bulletins.

Selon cette projection, les listes des deux candidats obtiendraient chacune 87 des 310 sièges à pourvoir dans la prochaine assemblée.

En nombre de voix, M. Allawi est désormais en tête au niveau national devant le Premier ministre, avec une marge extrêmement faible de 8.984 votes, selon les résultats publiés par la commission électorale.

Quinze autres sièges au Parlement (réservés aux minorités notamment) ne sont pas intégrés dans la projection.

Selon cette projection, la liste de l'Alliance nationale irakienne, qui regroupe des partis religieux chiites, obtient 67 sièges et la liste des deux grands partis kurdes 38 sièges.

Les votes des Irakiens de l'étranger et des services de sécurité n'ont pas encore été intégrés pour l'heure par la commission électorale dans les résultats encore partiels et pourraient modifier la donne.

Au total, la liste d'Iyad Allawi (le Bloc Irakien) a récolté 2.102.981, celle de M. Maliki (l'Alliance pour l'Etat de droit) 2.093.997, l'ANI 1.597.937, et la liste Kurdistania des deux partis kurdes, 1.132.154.

Le Premier ministre a réalisé de bons scores dans six régions chiites alors que M. Allawi est largement en tête dans quatre régions sunnites.

Dans la capitale irakienne, qui possède le plus grand réservoir de sièges (68), M. Maliki menait avec plus de 69.000 votes d'avance.

M. Allawi, lui aussi chiite, a réussi à revenir dans la course après avoir réussi à s'adjuger la plupart des sièges des régions sunnites mais aussi à prendre des sièges sur son rival dans les provinces chiites du sud où il arrive souvent troisième comme à Kerbala, Najaf ou encore Bassora.

Avec des résultats aussi serrés, les négociations pour former le prochain gouvernement seront longues et chacun des deux candidats tentera de former des coalitions au Parlement pour pouvoir arracher le poste convoité de Premier ministre.

AFP. 17-03

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h122UGF-HmEglbSIAWuKnRHmK2Xw

 

Lire :  Portrait de Nouri Al Maliki, Ahmed Chalabi et Iyad Allaoui. dans Dossier & Point de vue


Les grandes manœuvres

Le gouvernement va réintégrer plus de 20.000 officiers

Le gouvernement irakien va réintégrer dans les forces armées 20.400 officiers de l'ancienne armée irakienne, dissoute après la chute de Saddam Hussein en 2003, a annoncé un porte-parole du ministère de la Défense Mohammad al Askari.  
"Ces demandes avaient été soumises depuis 2008 par des officiers se trouvant en Irak et à l'extérieur", a dit le porte-parole, indiquant que les militaires réintégrés auraient un délai d'"un mois à 45 jours" pour rejoindre leur poste.

25/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126249&language=fr



b) Les occupants 

1) Usa

Extension des guerres ?

Le retrait des troupes américaines pourrait être ralenti en cas de problème

Le général Ray Odierno, commandant en chef des forces américaines en Irak, a annoncé lundi qu'il pourrait ralentir le retrait des forces combattantes américaines du pays en cas d'instabilité politique après les élections législatives irakiennes prévues en mars. Selon le général Odierno, actuellement rien n'indique qu'il sera nécessaire de changer le calendrier de retrait, mais il précise qu'il a mis sur pied un plan B dont il a parlé ces derniers jours à ses supérieurs lors d'entretiens à Washington.

"Si quelque chose se passe", comme des problèmes avec la formation d'un nouveau gouvernement irakien après les élections législatives, les Etats-Unis pourraient ralentir le retrait, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au Pentagone. A l'inverse, le retrait pourrait aussi être accéléré si nécessaire, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis maintiennent encore 96.000 soldats en Irak, le nombre le plus bas depuis l'invasion de 2003. En vertu d'un accord négocié sous la présidence de George W. Bush, l'ensemble des troupes de combat américaines devra avoir quitté le pays d'ici le 31 août

http://fr.news.yahoo.com/3/20100222/twl-usa-irak-retrait-troupes-1def439_2.html


Prisons, exactions & torture

L'armée américaine transmet le contrôle d'une nouvelle prison aux autorités irakiennes

L'armée américaine a transmis lundi aux autorités irakiennes le contrôle de la prison de Taji, qui abrite 2.900 détenus, dans le cadre du calendrier de retrait américain devant être achevé fin 2011. La majorité des prisonniers de Taji sont des insurgés arrêtés par les soldats américains, a expliqué le général américain David Quantock, commandant des opérations pénitentiaires en Irak. Un petit nombre a été condamné pour crimes.

Le contrôle des prisons est un sujet sensible pour beaucoup d'Irakiens. Les tortures y étaient très répandues sous le régime de Saddam Hussein, et la population a ensuite été choquée par le scandale des abus commis à la prison d'Abou Ghraïb par des soldats américains.

Taji est la deuxième prison transférée par les Américains aux Irakiens, alors que les Etats-Unis se préparent à libérer ou confier aux autorités locales plusieurs milliers de détenus d'ici la fin de l'armée, selon un communiqué de l'armée. Le premier établissement, le Camp Bucca, une prison isolée dans le désert, a été fermé en septembre.

L'armée américaine ne contrôle plus aujourd'hui qu'une seule prison en Irak, le Camp Cropper, où sont notamment retenus d'anciens dignitaires du régime de Saddam Hussein, qui y a lui-même été détenu avant son exécution. Les autorités irakiennes devraient en assumer le contrôle à partir du 15 juillet.

15/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100315/twl-irak-usa-prison-1def439_2.html 



a) Organisation mondiale

1 Onu

Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de 220 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin. Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme

, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l’étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom les 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001.

En revanche, elle met en lumière l’ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) auprès de l’Union européenne.

C’est la première fois qu’un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l’ONU." Dans son rapport sur les vols secrets de la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l’Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d’un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l’insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d’avoir fait toute la lumière !

Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d’obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme.

Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu’à aujourd’hui, affirment-ils. "Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de la CIA. Très peu d’affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH. Des raisons qui expliquent le malaise général. Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnue comme document officiel de l’ONU, donc qu’il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l’homme.

Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Ils reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n’avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste. Le 8 janvier, l’ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen. Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n’avaient en rien outrepassé leur mandat et qu’ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite. Selon Peter Splinter, représentant d’Amnesty International auprès de l’ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l’OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré.

Lundi, 08 Mars

Tabnak.com -

http://french.irib.ir/index.php/article/32027-le-rapport-de-lonu-sur-les-prisons-secretes



3 Dans le monde

France

Rachida Dati à Bagdad.

Rachida Dati doit faire partie de la délégation de l’Union européenne chargée d’observer le déroulement des élections législatives. Selon le magazine Le Point, elle a demandé à être accompagnée d’une équipe de Paris Match !

http://www.lepost.fr/article/2010/02/20/1951136_incorrigible.html

 Gilles Munier
http://www.france-irak-actualite.com/article-piege-electoral-en-irak-45892688.html


Grande-Bretagne

La participation de la Grande Bretagne à la guerre en Irak en question.

a) Brown continue de défendre le bien-fondé de la guerre en Irak.

Il n'était pas prévu que la commission Chilcot, chargée de faire la lumière sur les conditions de l'intervention britannique en Irak, entende Gordon Brown aussi tôt. Soucieuse de maintenir une neutralité politique, la commission souhaitait interroger l'actuel premier ministre après les élections législatives prévues d'ici juin. Sous la pression de l'opinion publique, M. Brown s'est livré à cet exercice, vendredi 5 mars.

 

Gordon Brown était le ministre des finances de Tony Blair en mars 2003, lorsque des soldats britanniques, aux côtés des Américains, envahirent l'Irak sans mandat des Nations unies. Jusqu'à son audition, Gordon Brown avait toujours soigneusement évité d'aborder un sujet aussi polémique, et qui a sans aucun doute contribué au départ de son prédécesseur. C'est donc sous la contrainte qu'il a fini par accepter qu'une commission s'y consacre, en menant des auditions publiques.

Vendredi, pendant plus de quatre heures, il a répondu aux questions. M. Blair "a pris la bonne décision pour de bonnes raisons", a-t-il jugé, même si "je pense qu'entrer en guerre est la plus grave des décisions à prendre". Après avoir rendu hommage aux 179 soldats de Sa Majesté morts dans ce conflit, il s'est justifié : "Nous ne pouvons pas avoir une communauté internationale qui fonctionne bien si nous avons des terroristes qui enfreignent ses règles, des Etats belliqueux qui refusent d'(y) obéir."

M. Brown a néanmoins exprimé un regret. Contrairement à M. Blair qui avait déclaré, lors de son audition, n'en avoir "aucun". Il regrette de "n'avoir pas réussi à convaincre les Américains de mieux préparer la reconstruction de l'Irak", qui a sombré dans un véritable chaos après l'invasion de mars 2003. "C'était essentiel, autant que la préparation de la guerre", a-t-il poursuivi.

En revanche, le premier ministre a nié avoir cherché à faire des économies sur le dos des troupes déployées en Irak. Plusieurs responsables militaires, ainsi que l'ancien ministre de la défense Geoff Hoon, l'ont accusé d'avoir limité les moyens de l'armée et d'avoir ainsi exposé les soldats envoyés au front à des risques inutiles. Il était d'autant plus attendu sur la question que le même procès lui est fait au sujet de l'actuelle guerre en Afghanistan.

"Toutes les demandes d'argent que nous ont faites les militaires ont été agréées. Aucune n'a jamais essuyé le moindre refus", a-t-il affirmé. De nombreux témoignages décrivent, au contraire, une armée britannique souffrant, comme aujourd'hui en Afghanistan, d'un manque d'hélicoptères et de la piètre qualité de ses véhicules blindés. Dès la mi-2002, a expliqué M. Brown, il avait assuré à MM. Blair et Hoon que le Trésor ne chercherait pas "à écarter telle ou telle option militaire au motif qu'elle serait trop onéreuse". Promesse tenue, a-t-il affirmé, même s'il a reconnu que le coût de la guerre (8 milliards de livres, soit 8,9 milliards d'euros) ne lui avait pas facilité la tâche.

L'ancien chancelier de l'échiquier a implicitement mis en cause les hauts gradés de l'armée, qui n'auraient pas su évaluer correctement leurs besoins. "Ce n'est pas à moi de décider de quels types de véhicules les militaires ont besoin sur le terrain", a-t-il dit.

Dans une interview au Times, vendredi, le général Guthrie of Craigiebank, chef des forces armées entre 1997 et 2001, a jugé quant à lui que "le fait de n'avoir pas financé l'armée comme elle le demandait a incontestablement coûté des vies".

Après l'invasion en Irak, des hauts gradés du ministère de la défense avaient d'ailleurs menacé de démissionner pour protester contre des coupes budgétaires imposées par M. Brown.

6/3

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/06/brown-defend-le-bien-fonde-de-la-participation-de-londres-a-la-guerre-en-irak_1315324_3214.html#ens_id=1280031


b) Plusieurs responsables militaires britanniques contestent la déposition de Brown.

A peine Gordon Brown a-t-il fini de témoigner devant la commission Chilcot, répétant que l'intervention était "une bonne décision" et qu'il avait accepté "toutes" les demandes d'argent en vue de la guerre qu'un amiral l'accuse d'avoir "manqué de sincérité" lors de son audition. "Il dissimule des choses", déclare au Times l'amiral Lord Boyce, qui était chef des forces armées au moment de l'invasion de l'Irak en 2003.

Le véritable problème, explique l'amiral Boyce, était que le ministère de la défense "était privé de fonds". "Dire qu'il a donné à l'armée tout ce qu'elle a demandé est tout simplement faux", déclaré également au Daily Telegraph le général Lord Guthrie, chef des forces armées de 1997 à 2001.

M. Brown a bel et bien accepté de financer les besoins "urgents", explique le général de division Tim Cross, qui était le plus haut gradé britannique après l'invasion en Irak. "Mais ce qu'il a refusé, c'est d'accroître le niveau des dépenses de la défense... qui était réduit année après année", dit-il sur la BBC. "Bien joué Monsieur le premier ministre de dire que nous avons eu tout ce que nous voulions. Mais cela ne concerne que la question vraiment mineure des opérations", accuse aussi sur la BBC le général Richard Dannatt, ancien chef d'état-major devenu conseiller pour l'opposition conservatrice.

La presse britannique estime cependant samedi que M. Brown avait réussi à sortir indemne de ses quatres heures d'audition, un exercice risqué à quelques semaines d'élections législatives qui s'annoncent serrées. "Mission accomplie", titre le Guardian. Le Daily Telegraph estime que le dirigeant a "réussi à donner l'impression qu'il soutenait l'invasion de l'Irak mais tout en gardant ses distances" avec une décision qui a été prise par le premier ministre d'alors, Tony Blair, dont le récent passage devant la commission avait été beaucoup plus critiqué.

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http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/06/plusieurs-responsables-militaires-britanniques-contestent-la-deposition-de-gordon-brown_1315298_3214.html#ens_id=1280031


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