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25/03/2010

n°35 - journal d'Iran - 28-02 au 24-03 - : Fin - : Mots de guerre et guerre de mots contre l’Iran.

n°35 - journal d'Iran  - 28-02 au 24-03 - : Fin  - : Mots de guerre et guerre de mots contre l’Iran.



journal d'Iran   35 du 28-02 au 24-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Politique Internationale

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion

2-1 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

 

Dans le monde

Allemagne

3 mars,

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a souhaité mercredi que les pays membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU votent contre la candidature de l'Iran. Guido Westerwelle a estimé qu'intégrer l'Iran dans cette institution, qui compte 47 pays, serait un "affront" aux droits de l'homme. Selon le chef de la diplomatie allemande, l'Iran ne mérite pas de siéger au Conseil des droits de l'homme en raison des nombreuses violations commises envers ses citoyens.

Téhéran devrait présenter sa candidature lors de l'élection de nouveaux membres en mai prochain

http://fr.news.yahoo.com/3/20100303/twl-iran-onu-allemagne-ba66223_2.html


Brésil

Lula soutient l’Iran.
25-03

Le président brésilien, Lula da Silva, s’est prononcé contre l’isolement de l’Iran, menacé de nouvelles sanctions internationales en raison de son programme nucléaire, rapportent mercredi les agences de presse.
« La paix mondiale ne consiste pas à isoler qui que ce soit », a déclaré hier Lula lors d’une conférence de presse en compagnie de son homologue mexicain, Felipe Calderon, à l’issue d’un sommet de 32 pays d’Amérique latine et des Caraïbes tenu dans le sud-est caribéen du Mexique. « Je vais aller en Iran en mai pour leur acheter des choses. Le Brésil exporte à l’Iran pour un milliard de dollars par an et n’en importe rien », a-t-il ajouté, cité par les mêmes sources. Pour sa part, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a déclaré tout récemment que son pays était disposé à « favoriser » le dialogue entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
http://www.elwatan.com/Il-s-y-rendra-en-mai-prochain-Lula

08/03/

Le ministre des Sciences et des technologies brésilien Sergio Rezende a insisté sur la nécessité de développer la collaboration scientifique et technique entre son pays et la République islamique d’Iran.
En visite à Téhéran où il a rencontré le chef de la diplomatie Manouchehr Mottaki, Rezende a souligné que « les liens bilatéraux entre les deux pays connaissent une recrudescence rapide », assurant avoir précisé avec la partie iranienne les domaines de coordination bilatérale.  
Pour sa part Mottaki a déclaré que « que les capacités économiques des deux pays sont assez bonnes et leur permettent d’être complémentaires, tout en contribuant au développement des deux pays ».
«  La collaboration entre l’Iran et le Brésil ne saurait être au détriment d’un tierce état, mais nous ne permettrons jamais aux autres de s’ingérer dans les relations que nous entretenons avec les autres pays » a ajouté le responsable iranien

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128099&language=fr


France

Hervé Morin : Nous souhaitons une pression supplémentaire contre l'Iran

15/02

Interview exclusive du ministre de la Defence, Hervé Morin par Hélčne Pilichowski

Ętes-vous favorable à des sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire ?

 

Nous souhaitons une pression supplémentaire contre l'Iran en raison de son obstination à fabriquer de l'uranium enrichi à des fins militaires. Toute décision de sanctions efficaces doit reposer sur l'unanimité du Groupe des cinq (États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) du Conseil de sécurité des Nations unies. Il nous faut trouver un accord avec la Chine et la Russie. C'est à cela que nous travaillons.

 

Le député Didier Julia apporte son soutien au nucléaire iranien. 

Le député Didier Julia, membre de la commission des AE du parlement français a apporté son soutien au programme nucléaire civil iranien, lors d'un entretien avec l'Irna.
" Téhéran a parfaitement le droit d'avoir accès au nucléaire civil et il n'y aucune raison de vouloir interdire les activités nucléaires iraniennes' a dit M. Julia qui a affirmé que les Etats-Unis et leurs alliés avaient pour objectif d'exercer des pressions sur l'Iran. Il a qualifié d'utile l'accès de
la RII au nucléaire civil pour la région du MO en affirmant qu'Israël représente une menace pour la région et continue ses exactions et la colonisation des territoires occupés. Il a également critiqué les Etats-Unis qui ferment les yeux sur l'arsenal nucléaire israélien.

05/03/

IRIB -

 http://french.irib.ir/index.php/info/31903-un-depute-francais-apporte-son-soutien-au-nucleaire-iranien


Gabon

Le Gabon veut travailler en étroite collaboration avec les USA contre l'Iran.

09/03

Le Gabon, qui préside actuellement le Conseil de sécurité de l'ONU, va travailler en étroite collaboration avec les Etats-Unis et d'autres pays pour faire en sorte que l'Iran accepte de suspendre ses activités nucléaires, c'est ce qu'a indiqué lundi le président Ali Bongo.
  "Notre sentiment, c'est que c'est aux autorités en Iran de montrer qu'elles sont disposées à accepter les demandes de la communauté internationale", a-t-il dit au cours de sa visite à Washington  Bongo.
"Ce n'est pas nous qui devons nous montrer rassurants. C'est à eux de se montrer rassurants à l'égard de tout le monde et notamment des voisins de l'Iran", selon ses propres termes. "Les voisins de l'Iran ont le droit de vivre en paix. Nous allons travailler en étroite collaboration parce que notre objectif n'est pas seulement de punir mais aussi d'assister", a-t-il encore ajouté au cours d'une conférence de presse commune avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. 
 De son côté, la secrétaire d'Etat américaine a estimé que "la meilleure façon d'envoyer un message clair et commun à l'Iran c'est de parler d'une seule voix et de répondre avec de nouvelles mesures à travers une nouvelle résolution du Conseil de sécurité".
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128271&language=fr


Grande-Bretagne

La Grande Bretagne ne peut participer à un conflit contre l’Iran.

C’est l’avis d’un célèbre expert britannique dans les questions militaires Andrew Brookes  rapporté par le quotidien anglais Sunday Express.

La raison invoquée par ce directeur du centre d’études « Air League » est la réduction drastique que le gouvernement britannique a imposée au budget militaire, en l’occurrence à l’armée de l’air , et le transfert des fonds à la guerre en Afghanistan.
Au niveau de la force aérienne, en a découlé une baisse considérable des heures des exercices de vols des avions de chasse Tornado. Elles sont passées de 20 heures par mois à 10 heures.
A cet égard, le journal rappelle la décision annoncée par le ministre britannique de la defense  Bob Ainsworth  d’éliminer une escadrille des avions de chasse britannique  et une autre des 7 escadrilles des avions de combats Tornado.
L’avis de Brookes est partagé par un autre expert britannique, le chroniqueur des questions de defense  au magazine militaire Janes , Tim Ripley , lequel estime que la baisse votée  par le gouvernement britannique  au budget militaire aura un impact sur les capacités de participation de son pays à une action militaire contre l’Iran : «  en réalité, excepté une attaque nucléaire, nous ne pourrons pas participer à un conflit contre l’Iran, même dans le cadre d’une alliance » a-t-il jugé.

22/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130327&language=fr


Inde

21 Mars

Le ministère indien de l'Energie a fait état des plans portant sur la reprise des négociations avec l'Iran au sujet de la construction d'un gazoduc sous-marin pour transférer le gaz naturel iranien vers l'Inde, a rapporté la chaîne Press TV.

Selon le ministère indien de l'Energie, New Delhi a proposé à Téhéran la tenue des négociations techniques au mois de mai à Téhéran. Ces négociations devront porter sur le transfert du 60 millions de mètre cube de gaz naturel iranien vers l'Inde et le Pakistan. En effet, la méfiance de l'Inde par rapport au gouvernement pakistanais avait amené l'Inde à sortir des négociations de 2008 portant sur le transfert du gaz naturel iranien vers l'Inde via le territoire pakistanais.

http://french.irib.ir/index.php/info/economie/32532-linde...


Italie

L’ambassadeur d'Italie convoqué pour s'expliquer sur l'arrestation de deux Iraniens soupçonnés de trafic d'armes.
05/03

L'ambassadeur d'Italie à Téhéran a été convoqué pour s'expliquer sur l'arrestation de deux Iraniens soupçonnés de trafic d'armes à destination de l'Iran en violation de l'embargo international, ont indiqué vendredi les médias locaux.
"L'ambassadeur d'Italie (Alberto Bradanini) a été convoqué jeudi soir au ministère des Affaires étrangères pour s'expliquer sur les raisons de ces arrestations", a indiqué le porte-parole de la diplomatie iranienne Ramin Mehmanparast, cité par plusieurs agences de presse. "Les informations publiées au sujet de ces arrestations montre un nouveau jeu destiné à créer des digressions et des ambiguïtés", a-t-il ajouté.
Deux Iraniens, dont un journaliste, soupçonnés de travailler pour les services secrets de Téhéran, et cinq Italiens dont des entrepreneurs ont été arrêtés mercredi à l'aube en Italie pour un trafic d'armes à destination de l'Iran en violation de l'embargo international.

Deux autres Iraniens, visés par des mandats d'arrêt dans la même enquête, se trouvent en Iran, selon le procureur antiterroriste Armando Spataro à Milan (nord).
Au total, la justice italienne a émis neuf mandats d'arrêt "pour association de malfaiteurs ayant pour but l'exportation d'armes et systèmes d'armement vers l'Iran en violation de l'embargo international en vigueur". Le trafic existait depuis "au moins 2007" et était basé sur un système triangulaire. Les entrepreneurs se procuraient légalement en Europe, en particulier en Allemagne, les armes que leur commandait l'Iran puis les envoyaient en Grande-Bretagne, Suisse ou Roumanie puis via d'autres sociétés vers l'Iran, parfois en transitant par Dubaï.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/05/01011-20100305FILWWW00346-teheran-ambassadeur-d-italie-convoque.php 


Appel pour la souveraineté et l'indépendance de la république islamique d'Iran.

19-03

Suite à l'arrestation du journaliste iranien, Hamid Massouminejad, des dizaines de penseurs, d'hommes politiques et de professeurs d'université italiens ont signé une pétition ayant comme thème " Appel pour la souveraineté et l'indépendance de la république islamique d'Iran" 
En vue d'apporter leur soutien à l'Iran, dont vous proposons un extrait :
La question iranienne – c'est-à-dire la tentative d'empêcher le gouvernement de Téhéran de développer son propre programme nucléaire qui est allée jusqu'à la menace israélienne (pendante depuis la fin juin 2006) et celle des néoconservateurs sionistes, dans leur lettre à Bush le 20 septembre 2001, de lancer une opération militaire contre le pays, – ne préjuge pas, en fin de compte, des opinions personnelles sur l'Islam, le nucléaire, telle ou telle formation politique en Italie ou dans n'importe quel autre pays.
Mais elle concerne directement la question du respect de la démocratie internationale, de la souveraineté et de l'inviolabilité des Etats souverains et indépendants, ce qu'est l'Iran : cette démocratie internationale que viole l'Etat d'Israël depuis sa fondation, le 15 mai 1948, au nom d'un droit raciste fondé sur
la Bible et qui voudrait que le soi-disant peuple « élu » disposât de la faculté de lancer des guerres criminelles et des agressions-éclair punitives contre Gaza, le Liban, l'Irak de Saddam Hussein, la Syrie et, aujourd'hui, nous y venons, contre l'Iran.
Ce n'est certainement pas le choc des civilisations que nous devons rechercher aujourd'hui, pas plus que nous ne devons préparer une agression insensée et néfaste contre l'Iran, mais bien une politique de paix authentique au Moyen-Orient qui soit aussi une politique d'orgueil démocratique et national qui libérerait les milieux politiques de tout l'Occident des pressions en faveur de nouvelles guerres, de nouveaux embargos, de nouvelles sanctions, ouvertement contraires au droit international.
Premiers objectifs: respect de la souveraineté et de l'indépendance de l'Iran, restitution du Golan à
la Syrie, arrêt immédiat des colonies israéliennes illégales sur les terres palestiniennes.

 19/03/

http://french.irib.ir/index.php/article/32399-italie--soutien-apporte-a-liran


Norvège

03/03 

La Norvège a expulsé un diplomate iranien en représailles à l'expulsion la semaine dernière d'Iran d'un de ses propres diplomates, a annoncé mercredi le ministère norvégien des Affaires étrangères.
 Le ministère "a demandé à un diplomate iranien de quitter le pays", dit un communiqué qui n'identifie pas le diplomate iranien visé.
  Le 24 février, les autorités iraniennes ont convoqué l'ambassadeur norvégien à Téhéran et réclamé le départ d'un diplomate norvégien accrédité en Iran, pour protester contre la décision d'Oslo d'accorder l'asile politique à l'ex-consul général iranien Mohammed Raza Heydari.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127344&language=fr


Pays-Bas

08/03 
La République islamique d'Iran et les Pays-Bas ont insisté sur la nécessité de renforcer les relations politiques, parlementaires et culturelles entre les deux pays.
Selon l'agence Fars nouvelles, le directeur des affaires du Moyen-Orient au Ministère néerlandais des affaires étrangères, Hein Asgufor a confirmé cela au cours d’un entretien avec le Directeur des affaires européennes au ministère des Affaires étrangères de
la République islamique d'Iran.
L’hôte néerlandais qui est en visite à Téhéran accompagné d’une délégation officielle a examiné avec le responsable iranien les questions d'intérêt commun et celles régionales et internationales.
Hein Asgufor a assuré  que son pays souhaite coopérer avec
la République islamique d'Iran, soulignant que son pays est prêt à ouvrir  en dialogue avec eux à cet égard.
Pour sa part,  le Directeur général des affaires européennes au ministère des Affaires étrangères a souligné l'importance de renforcer les relations bilatérales pour développer la coopération entre les deux pays dans tous les domaines.
Selon lui,  la poursuite du dialogue permet de créer un terrain d’entente entre les deux pays, soulignant la nécessité de renforcer la communication entre les deux parties dans les questions de droits politiques, législatives et culturelles.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128214&language=fr



2 Médias et Manipulation de l’opinion.

2-1 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

La subversion est un élément substantiel de la stratégie hégémoniste des Etats-Unis, pays qui est en permanence en guerre (latente ou ouverte).
Considérée autrefois comme une force accessoire, l’information a désormais un intérêt stratégique vital. Conscient des enjeux, les USA exploitent parfaitement, au bénéfice de leurs ambitions impérialistes, les virtualités offertes par les nouvelles technologies de communication, de socialisation et d’information.
La stratégie de domination s’est affinée au point que l’objectif est maintenant de conquérir un pays sans même l’attaquer physiquement, en particulier en recourant à des campagnes de désinformation relayées par des agents d’influence internes.
Dès l’antiquité, le stratège chinois Sun Tzu avait déjà défini les idées-forces de la subversion : «Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact; l’anéantir n’est qu’un pis aller». «Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées». «Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie».
L’écrivain italien Curzio Malaparte (1898-1957) était tout autant convaincu de la possibilité de déposer un pouvoir en propageant une perception altérée des faits. Il soulignait le rôle central d’une minorité agissante qui laissait dans l’ombre la majorité loyale au pouvoir.
Le psycho-sociologue français Roger Mucchielli (1919-1981), souligne lui aussi l’importance des facteurs subjectifs en terme de subversion : « L'action de dissociation des groupes constitués est une opération indispensable car on sait, par les recherches en psychologie sociale, que plus les individus adhèrent à des groupes cohésifs, moins ils sont perméables à la propagande et à la subversion. Il faut donc dissocier ou neutraliser les groupes de références pour individualiser les gens et les détacher individuellement de leurs valeurs groupales ». Vladimir Volkoff (1932-2005) a parfaitement codifié les linéaments de la désinformation et de la manipulation dans son livre « La désinformation, arme de guerre » :
- Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.
- Discréditer l’autorité, ses defense urs.
- Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser.
Les objectifs de la subversion consistent en substance à assiéger idéologiquement, politiquement et stratégiquement l’adversaire en vue de limiter sa liberté de mouvement et d’action.
Au nom de la démocratie, pour le capitalisme ?
Les concepts de « démocratie » et de « droits de l’homme » se sont convertis en argument central de l’interventionnisme étasunien. La promotion nominale de la démocratie est un précepte essentiel de la stratégie globale de domination des USA, peu importe si en sous-main ils trahissent ces mêmes valeurs chaque fois que leurs intérêts sont contrariés.
Les révolutions « colorées » (Géorgie, Ukraine, Liban et dans une certaine mesure en Iran) témoignent de l’emploi méthodique de cette tactique.
Sous l’étendard des droits de l’homme et de la liberté, les mouvements de contestation cubains sur lesquels les Etats-Unis prennent appui dissimulent un programme politique explicitement contre-révolutionnaire. En s’inspirant des dissidents de l’Europe de l’Est, ils se contentent d’en appeler à une plus grande liberté politique et économique, ce qui implique dans les faits le renversement du système sociopolitique socialiste, le démantèlement des acquis révolutionnaires et l’assujettissement de Cuba aux intérêts impérialistes.
Les mouvements dissidents font un travail de sape pour le compte des Etats-Unis qui les encouragent économiquement et moralement. Structurellement et idéologiquement intégrés aux dispositifs d’ingérence, les dissidents constituent l’avant-garde de la restauration du capitalisme. Il est significatif que leurs chefs de file soutiennent bassement les coups de force contre le pouvoir légal en Bolivie, au Honduras ou au Venezuela.
La dissidence est-elle un processus endogène ?
Jean-Guy Allard et Eva Golinger dans le livre «
La Agresión Permanente » pointent du doigt les activités subversives de la USAID, l’agence américaine pour le développement international qui s’est convertie en principale plateforme de contre-insurrection. Le dossier à charge de cette officine paragouvernementale en Amérique latine est éloquent.
La USAID qui a pour mission affichée de renforcer la démocratie, la création d'une croissance généralisée économique à long terme, et promouvoir la sécurité, a investi des millions de dollars dans la déstabilisation des pays progressistes. Elle est particulièrement active au Venezuela et en Bolivie, où elle sous-traite à travers des fondations (Freedom House, American Enterprise Institute, Fondation Ford,…) et des ONGs locales.
Elle est secondée par
la NED (National Endowment for Democracy), organisme écran de la CIA, qui se charge plus particulièrement du financement et de l’encadrement des dirigeants politiques et syndicaux – lisez dissidents- et qui a revendiqué l’organisation du syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie.
Cuba est en prise, depuis le début de l’ère révolutionnaire, à une propagande noire qui cherche par tous les moyens à porter atteinte à son prestige. Les campagnes de diffamation contre la révolution font passer, à la faveur de l’abdication intellectuelle des journalistes disciplinés, les immigrés économiques en exilés politiques, les délinquants de droit commun en prisonniers politiques, les agents conspirationnistes à la solde d’un régime étranger en opposants politiques.
La USAID revendique d’ailleurs son soutien aux «agences exécutives, aux médias et à la société civile à Cuba via le programme pour Commission pour Assistance à une Cuba libre (http://www.usaid.gov/locations/latin_america_caribbean/). L’administration Obama poursuit scrupuleusement, malgré ses déclarations d’intention, la stratégie d’ingérence et d’hostilité de ses prédécesseurs comme le confirme le Président Raul Castro : «L'ennemi reste aussi actif qu'auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d'un citoyen américain, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d'État comme un sous-traitant de son gouvernement et qui se consacrait à l'approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant ».
Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.
Emrah Kaynak
14/03/10
Sur le même sujet, lire l'important dossier de John Laughland: 
La technique du coup d’État coloré
http://www.voltairenet.org/article163449.html

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkylVZukZlRPk...



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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