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28/03/2010

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Fin : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Fin : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger ".

7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

8 Annexe

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.

8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pakistan.



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

22 mars,

Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise Abdul Qadeer Khan, soupçonné d'avoir transmis des secrets nucléaires à l'Irak et l'Iran, déclare un avocat du gouvernement.

La requête déposée par le gouvernement devant la Haute Cour de Lahore survient à deux jours de l'ouverture d'un dialogue stratégique entre Etats-Unis et Pakistan, à l'occasion duquel Islamabad pourrait demander un accord sur le nucléaire civil similaire à celui conclu entre Washington et l'Inde.

"Nous demandons l'autorisation de voir le Dr (Abdul) Qadeer Khan et d'enquêter sur ce dossier, et aussi de l'empêcher de s'exprimer publiquement et de prendre contact avec quiconque", a déclaré l'avocat du gouvernement, Naveed Inayat Malik.

La Cour, après une audience préliminaire lundi, a ajourné ses débats à mercredi prochain.

Selon l'avocat de Khan, Ali Zafar, l'initiative du gouvernement n'est qu'une riposte à une requête judiciaire de son client, qui conteste les restrictions imposées par les autorités à ses déplacements. Pour Islamabad, ces restrictions visent uniquement à assurer la sécurité du savant atomiste.

Selon deux articles parus dans le Washington Post les 10 et 14 mars, l'expert nucléaire pakistanais a essayé d'aider l'Irak et l'Iran à produire des armes nucléaires, a précisé Malik. Ces contacts auraient été connus du gouvernement pakistanais. Khan comme Islamabad ont démenti les allégations contenues dans ces articles.

Khan a avoué lui-même, en février 2004, avoir transmis des informations et du matériel nucléaires à l'Iran, la Libye et la Corée du Nord. Il avait été alors pardonné par le président d'alors, Pervez Musharraf, mais placé en résidence surveillée.

Il a été libéré de cette assignation à résidence sur décision de la Haute Cour en février 2009.

A l'époque, le gouvernement pakistanais avait tenté d'apaiser les inquiétudes de Washington et de la communauté internationale en déclarant que le réseau de Khan avait été totalement démantelé et que le chercheur n'avait aucun accès au programme nucléaire du Pakistan.

Le Pakistan, qui n'est pas signataire du traité de non-prolifération, a procédé à plusieurs essais nucléaires en 1998 mais on suppose qu'il disposait dès 1986 de la capacité de fabriquer des bombes atomiques.

Islamabad espère aborder la question d'un accord sur le nucléaire civil lors de son dialogue stratégique avec Washington qui doit débuter mercredi.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

 On s’en doutait mais il serait temps que cela soit dit ! 
Alors qui a intérêt à entretenir ce mythe ? Et surtout dans quel but ?

Alain Chouet

Salam,

Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

 Cependant les propos de ce monsieur restent trop partiels et tendancieux, ce sont clairement des certitudes qui proviennent des rapports qu'on lui remonte et qui sont loin de dire la vérité et de comprendre les motivations des gens dans d'autres contrés avec d'autres références et d'autres cultures.

 De plus, ce monsieur veut nous faire croire que les mouvements islamiques qui optent pour la violence le font pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays, mais ceci est loin d'être vrai.

A l'origine, et depuis l'époque de Nasser, ces mouvements n'ont opté pour la violence, stupide et inutile, qu'en réaction presque désespérée à la répression terrible qu'ils ont subie par des régimes absolutistes, soutenus, voire fabriqués, soit par le bloc de l'Est ou bien par l'Occident.

Mais le point qui me semble le plus important que cet ancien directeur à la sécurité extérieure, un saint-ni-touche sans aucun doute, cherche à nous faire avaler, c'est que le danger qu'il faut combattre se trouve en vérité dans le mouvement des Frères Musulmans, qui est le mouvement principal qui a pignon sur rue et qui s'oppose politiquement aux régimes arabes pourris, notamment en Egypte et en Jordanie, et dont est issu le mouvement de résistance islamique en Palestine.

On peut être pour ou contre les points de vue des Frères Musulmans, mais c'est un mouvement populaire qui se renouvelle et se modernise avec des jeunes gens de haut niveau et devient donc l'ennemi à abattre.

Cela pourrait même dépasser le cadre des pays arabes et musulmans pour atteindre des organisations musulmanes en France, comme l'UOIF par exemple, et en Occident d'une manière générale, sous prétexte des liens qu'ils pourraient avoir avec les Frères Musulmans.

Il y a donc les musulmans « modérés » bien gentils qu'il faut encourager partout, et les exemples ne manquent pas, et des musulmans « extrémistes » qui semblent faire peur et qu'ils faut combattre !
 http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html


7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Une neuroscientifique pakistanaise, Affia Siddiqui, a été condamnée en février 2010 pour avoir tenté de tuer des officiers de l'armée américaine au sein d'un poste de police en Afghanistan.

Alors que sept chefs d'accusation ont été retenus à son encontre, son procès est considéré comme «une farce» au Pakistan.

Sa disparition avec ses trois enfants entre 2003 et 2008 représente toujours un grand mystère.

Une neuroscientifique de 38 ans, Afia Siddiqui, vient d'être condamnée par un jury de la «United District Court» de Manhattan à une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour des faits remontant à 2008. Cette année là, elle fut placée en garde à vue pour ses liens supposés avec la mouvance islamiste Al-Qaïda. Garde à vue au cours de laquelle elle aurait tiré sur un agent du FBI. Selon les médias pakistanais, cette sentence relève de la pure folie et le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani a d'ores et déjà promis de faire pression sur les Etats-Unis pour obtenir sa libération. Les journaux du Pakistan ont également assimilé le verdict à une «farce» qui serait l'exemple typique de l'injustice des tribunaux américains envers les musulmans, depuis l'attentat du 11 septembre 2001.

«La femme la plusrecherchée du monde»

Affia Saddiqui a effectué ses études à l'université privée de Brandeis dans le Massachussetts, connu pour être un foyer de contestation et de militantisme, avant d'obtenir son diplôme de neuroscience dans le très réputé «Massachussetts Institute of Technology». Suivant un début de carrière des plus honorables, elle rejoint le Pakistan, en 2003, pour épouser Ammar al-Baluchi, actuellement à Guantanamo pour son implication supposée dans les attentats du 11 septembre 2001. La même année, alors qu'elle quittait le domicile de sa sœur avec ses trois enfants pour l'aéroport de Karachi, la famille disparaît. Interpellé par cette soudaine évasion, Robert Mueller, directeur du FBI à l'époque, soupçonne la jeune femme d'être en intelligence avec Al-Qaïda. Toujours portée disparue avec ses trois enfants, elle est identifiée, en 2004, par l'Organisation des Nations Unies (ONU), comme «un membre d'Al-Qaïda opératoire». Au cours de sa disparation, Affia Saddiqui est devenue, selon l'ancien procureur général américain John Ashcroft «la femme la plus recherchée du monde».

Cinq ans de néant

Selon les documents administratifs, rendus public récemment par la justice américaine, et publiés par le quotidien britannique «The Independent», Affia Siddiqui a été arrêtée avec son fils aîné, en Afghanistan, à Ghazni, le 18 juillet 2008 pour «vagabondage suspect». Dans son sac, les enquêteurs auraient trouvé des instructions sur la fabrication d'explosifs et une liste de points de repères concernant New York, principalement la Statue de la Liberté, le pont de Brooklyn et l'Empire State Building. Immédiatement placée en détention provisoire, elle révèle dans les colonnes de «The Independent» que le FBI, l'accuse, pendant l'interrogatoire, d'avoir ouvert, en 2002, une boîte postale au nom de Majid Khan, soupçonné être un membre d'Al-Qaïda. Toujours selon les documents judicaires de la cour de Manhattan, la jeune chercheuse aurait saisi un fusil M4, dissimulé dans le faux-plafond de la salle d'interrogatoire, avant de tirer et de toucher un agent du FBI à l'abdomen. Les faits ont été certifiés par plusieurs témoignages d'agents du FBI. Affia Siddiqui, quant à elle, crie à la tromperie affirmant qu'elle n'a jamais eu l'arme dans la main. La justice américaine n'en a cure et la condamne, en 2010, à 20 ans de prison.

«La dame grise de Bagram»

L'histoire de cette neuroscientifique est devenue un véritable «mythe» au Pakistan. Pour la famille de l'accusée, toute la lumière n'a pas été faite sur cette affaire. En effet, le plus grand mystère demeure sur sa supposée disparition en 2003 et 2008. Aucun document de la justice des Etats-Unis ne lève le voile sur cette période d'inactivité. Alors, sa sœur, Fauzia Siddiqui, suspecte les services de renseignement pakistanais d'avoir transféré Affia à Bagram, une prison américaine située près de Kaboul, en Afghanistan. Cinq ans durant, elle aurait été torturée. D'anciens détenus de la maison d'arrêt de Bagram, où selon eux les sévices corporels sont monnaie courante, ont affirmé avoir entendu, chaque nuit, des cris de femme provenant d'une cellule isolée. Interrogés par «The Independent», ces ex-prisonniers ont surnommé cette femme battue «La dame grise de Bagram».

«Honte à l'Amérique»

Farouchement niée par les responsables américains, cette thèse concernant la possible détention d'Affia Siddiqui est acceptée par bon nombre de Pakistanais. Pour eux, il ne fait aucun doute que la neuroscientifique a été torturée et que ses deux enfants, par ailleurs toujours portés disparus, ont été assassinés. Dans toutes les grandes villes du Pakistan, d'immenses panneaux «Honte à l'Amérique» sont brandis par des centaines de manifestants qui réclament, depuis des semaines, la libération de leur compatriote. Au Pakistan, Affia Siddiqui est devenu un symbole si puissant que les politiciens de tous bords, les résistants ainsi que les médias nationaux se sont alignés sur les mêmes revendications. L'effusion provoquée par les diverses manifestations ont par ailleurs conduit le président de la République pakistanaise, Asif Ali Zardari, à déclarer publiquement son ressenti. Erigée au rang de martyre, Affia Siddiqui est désormais considérée par l'ensemble du gouvernement comme «une fille de la nation».

Matthieu Amaré

ParisMatch.com

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/L-etrange-cas-d-une-pakistanaise-condamnee-174855/


7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

Extrait

La multiplication des attaques de drones américains en Irak ou dans les zones tribales pakistanaises force Al Qaïda à adapter ses tactiques mais ne semble pas l'empêcher d'agir, estiment des analystes.
Les raids meurtriers de ces avions sans pilotes,
armés de missiles et télécommandés depuis les Etats-Unis, sont devenus la crainte des résistants cachés dans les déserts irakiens ou dans les régions montagneuses aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan.

Dans les zones tribales pakistanaises, une centaine d'attaques en un an et demi (dont plus de 20 depuis début 2010) ont tué des résistants, mais aussi, selon des responsables militaires pakistanais, de nombreux civils.

Sur internet des résistants ont évoqué la peur que leur inspire cet ennemi invisible et implacable.
"Ils peuvent suivre nos mouvements et prendre des photos de jour comme de nuit", avertissait récemment, dans une vidéo mise en ligne, un membre d'Al Qaïda en Irak.

Mais, même s’ils subissent des pertes, les hommes d'Al Qaïda et les résistants pakistanais ont prouvé qu'ils savaient s'adapter.
Des volontaires occidentaux arrêtés ont confié que les entraînements se faisaient désormais par petits groupes, rarement plus de dix, que les consignes étaient de rester au maximum à l'intérieur et de se méfier de tout le monde, par crainte des espions.
Ces attaques "représentent l'opération la plus agressive dans laquelle
la CIA a été impliquée de toute son histoire", a assuré mercredi dans le Washington Post le directeur de la centrale américaine, Leon Panetta.
"Ces opérations empêchent sérieusement Al Qaïda de fonctionner", a-t-il ajouté. "Tous nos renseignements concordent: il leur est très difficile de maintenir un système de commandement (...) Nous les avons mis en déroute".

Enlevé et détenu pendant sept mois en Afghanistan et au Pakistan, le journaliste du New York Times David Rohde a raconté "la présence terrifiante des drones".
"Nous pouvions les entendre tourner au-dessus de nos têtes pendant des heures", a-t-il écrit dans le récit de sa captivité. "Ce ne sont que des points dans le ciel, mais leurs missiles portent à des kilomètres. Nous savions que nous pouvions être immolés à tout instant".
"Ces raids rendaient les résistant paranoïaques", ajoute-t-il. "Ils croyaient qu'un réseau d'indicateurs guidaient les missiles.

L'expert américain Peter Bergen, qui étudie au sein de la New America Foundation l'impact de la "guerre des drones" (www.newamerica.net/drones), estime "qu'il faut être idiot, si vous êtes un membre d'Al Qaïda, pour rester à attendre dans les zones tribales d'être rattrapé par un missile Hellfire". "Ces zones sûres ne le sont plus. Nous pouvons raisonnablement penser qu'il y a eu (pour les membres d'Al Qaïda) un mouvement de retour vers les grandes villes", ajoute-t-il.
"La campagne des drones a tué un nombre important de chefs et de soldats résistants", écrivent Peter Bergen et Katherine Tiedermann dans un rapport de février, intitulé "L'année des drones", "mais ces pertes ont clairement été absorbées".

http://www.leparisien.fr/


7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger "

« …la relation de l’Amérique avec Israël est importante, mais pas aussi importante que les vies des soldats américains… »

Briefing De Petraeus : Toute l’histoire ne se résume pas à l’embarras de Biden

Le 16 Janvier, deux jours après le tremblement de terre meurtrier d’Haïti, une équipe d’officiers supérieurs du Commandement Central US (responsable de la supervision des intérêts sécuritaires américains au Moyen Orient) est arrivée au Pentagone pour un briefing avec le chef de tous les états majors de l’armée US, l’amiral Michael Mullen, sur le conflit israélo palestinien.
L’équipe a été envoyée par le commandant de CENTCOM, le Gl David Petraeus, pour exprimer ses inquiétudes croissantes sur l’absence de progrès dans la résolution de ce conflit. Mullen a été stupéfié par la présentation PowerPoint de 45mn et 33 diapositives. Les officiers ayant fait la présentation ont rapporté qu’il y avait une perception grandissante parmi les dirigeants arabes que les US étaient incapables de tenir tête à Israël, que CENTCOM, comprenant principalement des pays arabes, croyait de moins en moins dans les promesses américaines, que l’intransigeance israélienne dans le conflit israélo palestinien mettait en péril la position US dans la région, et que Mitchell lui-même était (comme un haut gradé du Pentagone l’a décrit plus tard) « trop vieux, trop lent et arrivé trop tard. »
Le briefing de Janvier de Mullen était sans précédent. Aucun commandant du CENTCOM auparavant ne s’était lui-même exprimé sur ce qui est essentiellement une question politique ; c’est pourquoi ceux qui ont fait le briefing ont agi avec circonspection et dit à Mullen que leurs conclusions faisaient suite à un tour de la région effectué en Décembre 2009, où, sur instruction de Petraeus, ils ont discuté avec des hauts dirigeants arabes.
« Partout où ils sont allés, le message était plutôt humiliant » a dit un officier du Pentagone ayant eu connaissance du briefing. «L’Amérique est non seulement perçue comme faible, mais sa position militaire dans la région est entrain de s’éroder».
Mais Petraeus n’avait pas terminé. Deux jours après le briefing de Mullen, Petraeus a envoyé un document à
la Maison Blanche demandant que la Cisjordanie et Gaza (qui avec Israël font partie du commandement européen - ou EUCOM) fassent partie de sa zone d’opérations. La raison invoquée par Petraeus était directe : avec des troupes US déployées en Irak et en Afghanistan l’armée US doit être perçue par les dirigeants arabes comme engagée dans les conflits les plus difficiles.
Actualisation
Un officier supérieur a nié dimanche que Petraeus ait envoyé un document à
la Maison Blanche.
« CENTCOM a eu affectivement une équipe qui a fait un briefing au CJCS sur des problèmes concernant la question palestinienne, et CENTCOM a proposé un changement UCP, au CJCS, et non pas à
la WH « a dit l’officier via un email.
« Le Gl Petraeus n’est pas certain de ce qui a pu avoir été transmis à
la WH (si quelque chose l’a été) du briefing au CJCS ».
UPC = Unified Combatant Command comme le CENTCOM ; CJCS une référence à Mullen ; et WH la Maison Blanche.
Le briefing de Mullen et la demande de Petraeus ont frappé
la Maison Blanche telle une bombe. Tandis que la demande de Petraeus que le CENTCOM soit élargi pour inclure les Palestiniens a été rejetée, ce qui a été confirmé par un officier du Pentagone disant : « c’était mort dés le départ », l’administration Obama a décidé qu’elle redoublerait d’effort - pressant Israël de nouveau sur la question des colonies, envoyant Mitchell visiter un certain nombre de capitales arabes et Mullen pour une rencontre soigneusement arrangée avec le chef d’état major de l’armée israélienne, le Lt Gl Gabi Ashkenazi.
Alors que la presse américaine spéculait que le voyage de Mullen était centré sur l’Iran, le président du JCS en fait a transmis un message dur et direct portant sur le conflit israélo palestinien qu’Israël devait voir le conflit avec les Palestiniens «dans un contexte régional plus large» - - comme ayant un impact direct sur le statut de l’Amérique dans la région. On a certainement pensé qu’Israël comprendrait le message.
Israël n’a pas compris.

Quand le Vice Président Joe Biden, a été mis dans l’embarras par une annonce israélienne que le gouvernement Netanyahou allait construire 1600 nouveaux appartements à Jérusalem Est, l’administration a réagi. Mais personne n’était plus indigné que Biden qui, selon le quotidien israélien Yedihot Aharonot a en privé échangé des paroles de colère avec le premier ministre israélien.

Sans surprise, ce qu’a dit Biden à Netanyahou reflétait l’importance que l’administration attache au briefing de Mullen par Petraeus.
On a rapporté que Biden a dit à Netanyahou : « cela commence à devenir dangereux pour nous ». « Ce que vous faites ici sape la sécurité de nos troupes qui combattent en Irak, en Afghanistan, au Pakistan. Cela nous met en danger et menace la paix régionale. »
Yedihot Aharonot continuait en rapportant que «le Vice Président avait dit à ses hôtes israéliens que comme de nombreuses personnes dans le monde musulman considèrent qu’il y a un lien entre les actions d’Israël et la politique des US, toute décision de construction qui sape les droits des Palestiniens à Jérusalem Est pourrait avoir un impact sur la sécurité personnelle des troupes américaines combattant le terrorisme islamique ».
Le message ne pouvait pas être plus simple. L’intransigeance d’Israël peut coûter des vies américaines.
Il existe d’importants et puissants lobbies en Amérique : le NRA, l’American Medical Association, les juristes - et le Lobby israélien. Mais aucun lobby n’est aussi important, aussi puissant que celui de l’armée US.
Tandis que les commentateurs et gourous ont pu dire que le voyage de Joe Biden en Israël a changé pour toujours la relation de l’Amérique avec son allié d’autrefois dans la région, la véritable rupture s’est faite en Janvier, quand David Petraeus a envoyé son équipe faire un briefing au Pentagone pour transmettre un message d'alerte absolue: la relation de l’Amérique avec Israël est importante, mais pas aussi importante que les vies des soldats américains. Peut être qu’Israël a compris le message maintenant.
Mark Perry

13/03/10

Foreign Policy
http://mideast.foreignpolicy.com/posts/2010/03/14/the_petraeus_briefing_biden_s_embarrassment_is_not_the_whole_story

Mardi 16 Mars 2010

Mireille Delamarre titre traduction

http://www.planetenonviolence.org/GL-David-Petraeus-Israel-Met-Des-Vies-Americaines-En-Danger_a2143.html


7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

Voici les nouvelles en provenance du tiers-monde.

Les Etats-Unis ont envahi l’Afrique.

Des troupes US sont entrées en Somalie pour étendre leur front de guerre d’Afghanistan et du Pakistan vers le Yémen et la corne de l’Afrique.

En guise de préparation à une attaque contre l’Iran, des missiles américains ont été placés dans quatre états du Golfe Persique, et les bombes « bunker-buster » (briseurs de bunkers) auraient été acheminées sur la base militaire située sur l’île britannique de Diego Garcia dans l’Océan Indien.

A Gaza, la population malade et abandonnée, en majorité des enfants, se fait enterrer vivante derrière des barrières souterraines fournies par les Etats-Unis pour renforcer un siège criminel.

En Amérique latine, l’administration Obama s’est octroyé sept bases militaires en Colombie, à partir desquelles il pourra mener une guerre contre les démocraties populaires du Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur et du Paraguay. Pendant ce temps, le secrétaire à la « défense » Robert Gates se plaint que « l’opinion publique (européenne) et la classe politique » sont tellement opposées à la guerre qu’elles constituent un « obstacle » à la paix. Rappelez-vous, nous serons bientôt le 1er Avril.

Selon un général américain, l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan n’est pas une véritable guerre mais une « guerre d’images ». Ainsi, la récente « libération de la ville de Marjah » de la « structure de commande et de contrôle » des Taliban n’était qu’une mise en scène. Les libérateurs héroïques ont tué les civils habituels, les plus pauvres parmi les pauvres. Sinon, pour le reste, c’était du bidon. Une guerre d’images est destinée à fournir de fausses informations à la population, à transformer une aventure coloniale ratée en une opération patriotique qui en valait la peine, comme si le film « les Démineurs » était réel et les parades de cercueils couverts de drapeaux à travers le ville de Wiltshire à Wooten Basset n’étaient pas une opération cynique de propagande.

« La guerre, c’est amusant », pouvait-on lire avec une extrême ironie sur les casques des soldats au Vietnam. Cela signifie que si la guerre n’a pas d’autre objectif que de servir de justification à un pouvoir vorace au service des fanatismes lucratifs des marchands d’armes, alors la vérité représente un danger. Un danger qu’on peut illustrer en comparant l’image « libérale » d’un Tony Blair en 1997, présenté à l’époque comme quelqu’un qui « veut créer un monde (où) l’idéologie aurait totalement cédé la place aux valeurs » (Hugo Young, The Guardian) à celle d’aujourd’hui, d’un menteur et d’un criminel de guerre.

Les états occidentaux tels que les Etats-Unis ou la Grande Bretagne (et la France – petit rajout du traducteur) ne sont pas menacés par les Taliban, pas plus que par une autre tribu lointaine quelconque, mais par les instincts guerriers de leurs populations respectives. Prenez par exemple les peines prononcées contre les nombreux jeunes qui ont protesté contre l’agression israélienne contre Gaza au mois de janvier de l’année dernière (2009). A la suite de ces manifestations où la police paramilitaire a « canalisé » des milliers personnes, les premiers condamnés se sont vu infliger des peines de deux années et demi de prison pour des délits mineurs qui en d’autres temps n’auraient pas fait l’objet d’une peine d’emprisonnement. Des deux côtés de l’Atlantique, toute dissidence déterminée qui dénoncerait la guerre illégale est devenue un délit grave.

C’est le silence aux sommets qui permet une telle perversion morale. Dans le monde des arts, de la littérature, du journalisme et du droit, les élites « libéraux », fuyant les débris abandonnés par Blair et à présent par Obama, continuent de voiler leur indifférence devant la barbarie et les crimes d’état de l’occident en agitant de vieux démons, tels que Saddam Hussein. Maintenant que Harold Pinter a disparu, essayez donc de dresser une liste d’écrivains, d’artistes ou de militants célèbres dont les principes n’auraient pas été consumés par le « marché » ou neutralisés par la célébrité. Qui parmi eux a parlé de l’holocauste provoqué en Irak par prés de 20 années de blocus et d’agressions ? Ce fut un acte délibéré. Le 22 janvier 1991, l’agence de renseignement de l’armée US avait prévu en détail comment le blocus allait systématiquement détruire la distribution d’eau potable en Irak et aboutir à « une augmentation de crises sanitaires, sinon d’épidémies ». Alors les Etats-Unis se sont mis à éliminer l’eau potable pour la population Irakienne. Ceci fut une des causes, selon UNICEF, de la mort d’un demi million d’enfants irakiens âgés de moins de cinq ans. Apparemment, cet extrémisme là ne mérite pas d’être cité.

Norman Mailer a dit un jour qu’il pensait que les Etats-Unis, dans leur poursuite incessante de domination et de guerres, étaient entrés dans une « ère préfasciste ». Mailer semblait indécis, comme s’il voulait nous avertir de quelque chose que lui-même n’arrivait pas à définir. « Fascisme » n’est pas le bon terme, car il fait trop facilement référence à des précédents historiques, en nous renvoyant une fois encore aux images de l’oppression allemande ou italienne. A l’inverse, l’autoritarisme américain, comme l’a souligné le professeur Henry Giroux , « est plus nuancé, moins théâtral, plus subtil, moins attaché aux moyens de contrôle répressifs qu’aux moyens de contrôle par consentement. »

C’est ça l’Américanisme, la seule idéologie prédatrice qui nie qu’elle est une idéologie. La montée en puissance d’entreprises tentaculaires qui sont autant de dictatures et celle des militaires qui sont devenus un état dans l’état, planqués derrière une façade que 35.000 lobbyistes à Washington nous vendent comme la meilleure démocratie qu’on puisse trouver sur le marché, le tout accompagné d’une culture populaire programmée pour nous divertir et nous engourdir, est un phénomène sans précédent. C’est peut-être un peu exagéré, mais les résultats sont néanmoins évidents et reconnaissables. Denis Halliday et Hans von Sponeck, les hauts officiels des Nations Unies en poste en Irak durant le blocus américano-britannique, n’ont aucun doute d’avoir assisté à un génocide. Ils n’ont pourtant vu aucune chambre à gaz. Insidieusement, silencieusement, et même parfois présentés intelligemment comme une marche vers la civilisation, la troisième guerre mondiale et le génocide ont eu lieu et les victimes sont tombées les unes après les autres.

Dans la prochaine campagne électorale en Grande Bretagne, les candidats ne parleront de la guerre que pour chanter les louanges de « nos p’tits gars ». Les candidats sont tous les mêmes momies politiques enveloppés dans l’Union Jack ou le Stars and Stripes (respectivement, nom du drapeau britannique et américain – NdT). Comme Blair l’a exprimé avec un peu trop d’enthousiasme, l’élite britannique adore l’Amérique parce que l’Amérique les autorise à bombarder les indigènes et à se présenter comme un « partenaire ». Il faut mettre fin à leur jeu.

John Pilger

26 mars 2010
www.johnpilger.com

traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/Passez-une-bonne-guerre-mondiale-braves-gens.html



8 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

Nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Extrait

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a menacé de tuer tout Américain capturé par son réseau si Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau des attentats du 11-Septembre, et ses compagnons sont exécutés, dans un message audio diffusé jeudi par la chaîne Al-Jazira.

Dans son message, adressé au peuple américain, ben Laden affirme que le président Barack Obama "suit la même politique que son prédécesseur (...) notamment par une escalade en Afghanistan et le traitement injuste de nos prisonniers, et en premier lieu du héros Khaled Cheikh Mohammed".

"La Maison Blanche a annoncé sa volonté de l'exécuter", a-t-il affirmé.

"Le jour où les Etats-Unis prendront cette décision, ils auront pris la décision de faire exécuter tout Américain que nous ferons prisonnier", a averti le chef d'Al-Qaïda dans une brève séquence diffusée par la chaîne du Qatar.

Il a dénoncé aussi la politique américaine au Proche-Orient: "les politiciens de la Maison Blanche continuent d'exercer l'injustice à notre égard, notamment en soutenant les Israéliens qui occupent notre terre, la Palestine", dit-il.

Khaled Cheikh Mohammed, cerveau autoproclamé des attentats qui ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, et quatre coaccusés doivent être jugés à une date indéterminée par un tribunal de droit commun ou un tribunal militaire d'exception.

Né le 24 avril 1965 au Koweït, d'une famille originaire du Pakistan, il adhère vers seize ans au mouvement des Frères musulmans puis part en 1983 faire ses études aux Etats-Unis, où il obtient trois ans plus tard un diplôme d'ingénieur mécanique.

Attiré par le jihad anti-soviétique en Afghanistan, il se rend dans le nord du Pakistan où, selon le rapport de la commission américaine du 11-Septembre, il rencontre le chef islamiste Abdoul Rasoul Sayyaf, qui devient son mentor.

En 1996, il rencontre Oussama ben Laden en Afghanistan et lui parle, selon des témoins, du plan qui allait devenir celui du 11 septembre 2001.

Après le succès de l'opération, celui que les services de renseignements occidentaux appellent par ses initiales (en anglais), "KSM", s'installe au Pakistan. Il est arrêté à Rawalpindi, ville-jumelle d'Islamabad, le 1er mars 2003 et transféré dans la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba.

Publié le jeudi 25 mars 2010 à 16H11

http://www.lunion.presse.fr/article/afp/ben-laden-menace-lamerique-si-le-cerveau-du-11-septembre-est-execute


8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.
Nous avons vu la semaine passée
 que CANADA Inc., comme toute bonne compagnie privée, a pour importante mission de faire du profit, souvent en extorquant et taxant à mort sa ressource naturelle, la population.

Nous avons aussi vu que cette extraction, ce vampirisme économique se fait souvent au nom de belles prétentions et motivations de façade, comme par exemple, la « sécurité », la « santé », la « démocratie », etc.

Au nom de la sécurité, on va vous taxer de quelques milliards. Au nom de la santé et d’une peur d’un certain H1N1, on va vous inoculer avec des produits non-testés et contenant des ingrédients toxiques, qui n’ont aucune efficacité prouvée à part des croyances aveugles et naïves.

Au nom de la démocratie, on va aller bombarder et occuper militairement des pays du Moyen-Orient où on a déjà entrainé la mort de 1.3 million d’Irakiens et des dizaines de milliers d’autres en Afghanistan.

Un génocide. Et un biocide: on a contaminé la place avec de l’uranium appauvri qui sert à fabriquer des armes dont on se sert pour libérer les gens de ces pays, un truc radioactif pour au moins 4.5 milliards d’années. Tout ce qui a de plus humain; à la fine pointe de l’humanité.

Des « guerres humanitaires », sorties tout droit du dictionnaire des plus fameux oxymores de nos temps dits « modernes ». Dans le temps des barbares, on se battait avec des massues. Dans nos temps barbares modernes, on se bat avec des massues nucléaires. C’est beau l’évolution.

Des guerres d’agression – anciennement punies par les tribunaux de Nuremberg comme constituant le « crime suprême » international, parce que ce crime renfermait tous les autres – sont devenues des guerres « préventives ».

Peut importe l’étiquette qu’on utilise pour masquer la réalité, le résultat sur le terrain est le même.

La souffrance, signe qui avertit d’une fausse motivation, d’une pensée erronée, d’un faux calcul de satisfaction, inharmonieux et déphasé du sens de la vie. Cette guerre préventive est menée sur le plan physique est aussi menée insidieusement sur le plan psychologique et mental. Une guerre est menée contre notre humanité, pour contrôler ce qu’on pense. Les frontières de ce qui est acceptable de penser, de débattre et de questionner sont établies pour vous. C’est le conditionnement de masse des masses, l’influence de l’opinion publique, la manufacture du consentement, le contrôle du paradigme de pensée, tels que Noam Chomsky le décrivait ou mieux encore, tel que Edward Bernays le préconisait, celui qu’on a surnommé « le père de la propagande ».

Ceci étant dit, voyons la suite des évènements suite à ce que nous avons vu la semaine passée, avec la venue de ces nouvelles mesures de sécurité complètement inutiles, mais qui devront néanmoins être payées par les voyageurs, à leur détriment (implémentation d’un État policier, exposition à une irradiation potentiellement dangereuse pour la santé, atteinte directe à son droit fondamental à la vie privée et liberté).

Cette semaine, nous apprenons que les États-Unis vont déterminer qui pourront embarquer sur un avion… ou pas. « Commençant en décembre », décrit l’article du Montreal Gazette, « certains passagers sur des vols commerciaux canadiens volant vers, ou en provenance des États-Unis, ou même seulement en transit au-dessus du territoire américain sans y atterrir, ne seront pas autorisés à monter à bord de l’avion avant d’avoir reçu la permission du département de la Sécurité intérieure des États-Unis (U.S. Department of Homeland Security) après avoir déterminé qu’ils ne sont pas des terroristes ».

« Secure Flight, la plus récente arme dans la guerre américaine contre le terrorisme, donne aux États-Unis des pouvoirs sans précédent sur quiconque veut prendre un vol qui passe à travers l’espace aérien de ce pays ». Une autre preuve tangible que notre souveraineté est dissoute dans l’Union nord-américaine. Nous ne sommes plus maitre chez soi.

« Sous ce programme, Secure Flight, les compagnies aériennes canadiennes vont transférer les informations personnelles des voyageurs au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, préférablement 72 heures avant le décollage ». Ensuite, l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports (TSA) utilisera Infoglide, un programme d’identification complexe pour trouver et regrouper de l’information provenant de plusieurs sources, pour vérifier l’identité des passagers.

« Si nécessaire, les analystes de la TSA vérifieront d’autres banques de données classifiée secrètes ou publiques sur le terrorisme du gouvernement, de la police et des services du renseignement, incluant les bases de données du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, du département de la Défense, du Centre national du contre-terrorisme et du FBI », tel que noté dans le document gouvernemental qui définit le programme Secure Flight.

Et après les scanneurs corporels, la dissolution de vos droits et libertés fondamentaux, va venir la prochaine version de l’État policier sous forme de scanneurs de la pensée, le règne où les machines vont devenir jugent de nos intentions et pensées, une technologie qui sera installée en premier dans les aéroports et bientôt un peu partout.

Déjà, ces mesures portent préjudices aux voyageurs et causent bien des malheurs. Elles briment les personnes et font en sorte que ceux qui font vivre l’industrie aérienne et du tourisme, les voyageurs, sont traités comme des criminels pour exercer le droit fondamental au libre déplacement et leur font manquer des vols.

La question de vous empêcher de voyager par des « autorités » américaines est des plus révoltante et insultante. Mais le plus pernicieux, c’est ce transfert arbitraire de données personnelles sans consentement vers des entités étrangères à l’extérieur du pays qui sont complètement incontrôlables et d’une transparence plutôt opaque.

À ces inquiétudes pressantes, s’ajoute le fait que le président Barack Obama vient de nommer à la tête de la TSA un ancien officiel militaire du renseignement. Sous le commandement de Robert Harding, la TSA, qui est responsable de la sécurité dans les aéroports américains suite au 9/11, sera probablement encore plus militarisée et transformée en une opération du renseignement. Cette nomination par Obama d’un ancien général de l’armée pour gérer la TSA indique que le gouvernement a un désir grandissant de militariser les aéroports civils.

Dans le passé, Robert Harding a travaillé comme adjoint au service de renseignement de l’Armée US G2. Il était responsable de la planification et de l’exécution des programmes du renseignement. De 1997 à 2000, il fut le directeur des opérations pour la DIA (Defense Intelligence Agency) et il a rempli les fonctions d’officier senior du renseignement humain au département de la Défense.

Avant de travailler pour la DIA, Harding a servi pour J2, Intelligence Directorate, United States Southern Command, sous le général Barry McCaffrey et Wes Clark en tant que chef du renseignement. Il a aussi dirigé le renseignement avec le Joint Interagency Task Force dans la pseudo guerre contre la drogue. Entre 2003 et 2009, Harding était un consultant auprès du gouvernement sur le renseignement humain et autres domaines connexes.

La DIA, la CIA, et la NSA ne sont que sélectivement soumis à l’examen du Congrès américain. La transparence y est aussi fréquente que l’honnêteté des politiciens. Sous le règne de Bush, la DIA fut infiltrée par les néo-conservateurs et en 2004, un analyste de la DIA a révélé à quel point l’agence était compromise. Cette histoire a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête du FBI à propos de l’espionnage israélien. Cette infiltration a fait en sorte que l’Office of Special Plans, dirigée par Douglas Feith à ce moment-là, a mené à l’invasion de l’Irak basé sur de fausses informations et faux prétextes.

Il y a de ces signaux, des symptômes, qu’on ne peut ignorer qu’à notre propre risque. L’Histoire se répète.

Un autre de ces signes qui devraient attirer notre attention, c’est le nombre d’armes à feu vendues l’année dernière aux États-Unis qui en hausse vertigineuse. Ne paniquons pas, il n’y aura pas plus de tueries et de crimes causés par arme à feu, les statistiques indiquent le contraire. Ces ventes d’armes à feu ont une tout autre signification.

Les statistiques pour l’année 2009, publiées par le National Instant Criminal Background Check System (NICS) du FBI, montrent une augmentation de 10% du nombre d’armes à feu vendues par rapport à 2008; totalisant plus de 14 millions de fusils vendus.

Pour mettre cela en perspective, c’est plus d’armes à feu que le nombre de soldats actifs des 21 premières armées du monde combinées.

Lorsque les gouvernements nous perçoivent comme étant la menace, l’ennemi à surveiller, il y a fort à parier que la population commence à comprendre que l’ennemi qui en veut vraiment à ses droits et libertés, à sa vie privée et son libre mouvement, est précisément ces gouvernements hors de contrôle.

Dès lors, toute notion de sécurité apportée par ces gouvernements est futile, en plus d’être dangereusement et gravement illusoire.
François Marginean 

François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.

Mondialisation.ca, Le 10 mars 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAR20100310&articleId=18031


8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pour faire bénéficier les peuples de la liberté que permet la démocratie, les États-Unis et leurs alliés investissent annuellement des centaines de milliards de dollars, sacrifient la vie de milliers de leurs soldats, absorbent des dizaines de milliers de blessés sans compter les centaines de milliers de civils, femmes, enfants et hommes qui deviennent des victimes innocentes de ces guerres. Il n’est donc pas superflu de regarder de plus près cette « démocratie » pour laquelle autant de sang y est versé et autant d’argent y est investi.

Dans notre Occident nous avons développé une démocratie qui trouve tout son sens dans le vote des citoyens et citoyennes qui élisent, tous les 4, 5 ou 6 ans, leurs représentants et représentantes pour diriger les destinées de l’État.

 À première vue, nous pourrions penser que là où il y a vote, il y a démocratie et que là où il n’y a pas de vote, il n’y a pas de démocratie.

Les choses ne sont pas aussi simples.

Notre Occident démocratique, pendant qu’il s’accommode parfois de gouvernements dictatoriaux comme ce fut le cas avec les nombreuses dictatures latino-américaines, il lui arrive de plus en plus souvent de s’opposer avec acharnement à certaines « démocraties » où les citoyens et citoyennes votent, pourtant, pour élire leurs dirigeants et dirigeantes. Le commun des mortels peut penser qu’il y a là une contradiction, mais qu’il s’en garde bien car certains esprits, plus subtils que d’autres, en arrivent à y trouver beaucoup de cohérence.

Augusto Pinochet, ce dictateur qui a renversé par la force des armes le gouvernement démocratique de Salvador Allende et s’est imposé comme Président du Chili, définissait son gouvernement comme une « démocratie autoritaire ».

Tout récemment, au Honduras, le gouvernement légitimement élu a été renversé par un coup d’État militaire sous prétexte de sauver la « démocratie ». Un simulacre d’élection a consacré le nouveau président en la personne de Porfirio Lobo que félicite sur la présente photo, la Secrétaire d’État des États-Unis, Hilary Clinton.

En 2002, au Venezuela, il y a eu un coup d’État militaire qui n’aura duré que quelques heures, mais dont l’objectif était, là encore, de « sauver la démocratie ». Dans ce dernier cas ce fut toutefois le peuple qui décida de « sauver sa démocratie ».

Ces exemples nous obligent à repenser un peu plus notre définition de la démocratie et surtout à mieux comprendre la démocratie pour laquelle nos soldats combattent. Le vote des citoyens et citoyennes ne semblent plus être l’élément le plus important. Si c’était le cas, la majorité des conflits que nous retrouvons en Amérique Latine et ailleurs dans le monde n’existerait tout simplement pas. Alors qu’a-t-elle de particulière cette démocratie, celle à laquelle l’Occident tient tellement ?

Une bonne question et pas simple à répondre. Toutefois, pour aller à l’essentiel, certaines constantes permettent d’en circonscrire les principales caractéristiques. Ces constantes se ramènent principalement à quatre.

La première est que les intérêts et la sécurité nationale des États-Unis ont primauté sur toutes les autres valeurs : la vie, les droits de la personne, le droit des peuples, la Charte des Nations Unies, le droit international, les libertés fondamentales. Ces intérêts et cette sécurité nationale sont définis par l’élite dirigeante qui se garde bien d’en faire connaître les avenants et aboutissants. Il suffit de dire, pour justifier toute intervention, qu’il s’agit de l’intérêt et de la sécurité nationale des États-Unis.

La seconde est que le bloc des pays développés, y compris le Vatican, se reconnaissent, en partie, dans ces intérêts et cette sécurité. En ce sens, les États-Unis peuvent compter sur leur solidarité et leur engagement dans les conflits qu’ils provoquent là où ils les jugent pertinents pour leurs intérêts et leur sécurité. En d’autres mots, États-Unis et alliés sont tricotés serrés à l’intérieur d’un même système.

La troisième est l’effort déployé, dans chaque cas, pour mettre à contribution le Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette couverture revêt une grande importance devant la communauté internationale. Toutes les initiatives, pouvant la favoriser, seront prises, mais si elles n’aboutissent pas, ils iront tout de même de l’avant, comme ce fut le cas en Irak et dans d’autres parties du monde. Les Nations Unies sont avant tout une couverture hautement utile, mais non essentielle.

La quatrième est que ces interventions doivent se réaliser, autant faire se peut, sous des vocables qui rejoignent la grande majorité des citoyens et citoyennes qui sont autant d’électeurs et d’électrices. Pour se faire, ils comptent, d’une part, sur un réseau exceptionnel qui met à contribution tous les moyens de communication et, d’autre part, sur les meilleurs spécialistes capables de transformer le vrai en faux, le noir en blanc, et de faire ressortir qu’à travers tous ces conflits c’est la lutte pour la « démocratie », la « liberté », le « respect des droits humains ».

Les adversaires deviendront des « monstres » aux ambitions illimitées et leurs actions seront autant de crimes contre l’humanité. Une bonne partie des 72 milliards $ du budget annuel de la CIA sera utilisée à cette métamorphose de la réalité.

Ces constantes permettent de dégager certaines caractéristiques de la démocratie compatible avec les intérêts des États-Unis et de leurs alliés. Je me permets d’en relever cinq :

1. Elle doit assurer en tout temps la primauté de leur pouvoir sur celui du peuple. Advenant un conflit entre ces deux pouvoirs, celui des États-Unis et de ses alliés devra prédominer.

2. Elle doit donner à ce pouvoir toutes les apparences de la démocratie élective de sorte que le peuple puisse s’y reconnaître comme s’il s’agissait du sien et de ses propres intérêts. Elle pourra compter sur la collaboration active de la CIA et de nombreux ONG.

3. Elle doit s’assurer que le néo-libéralisme et le capitalisme règnent en maître sur les destinées du pays. Les oligarchies devront avoir les coudées franches.

4. Elle ne doit pas hésiter à réprimer les contestataires en les transformant en terroristes et en criminels de droit commun. Les magistratures en place devront rendre possibles ces jugements.

5. Elle doit s’abstenir de liens privilégiés avec ceux et celles qui remettent en question ce système de tutelle et de dépendance auquel ils sont soumis. Il y a ceux qui sont avec eux et ceux qui sont contre eux.

Il ne s’agit évidemment que d’un survol rapide qui permet, toutefois, de mieux comprendre ce pourquoi des centaines de milliards $ sont dépensés chaque année et que des centaines de milliers de personnes sont tuées.

Oscar Fortin

22 mars

http://humanisme.blogspot.com

http://www.legrandsoir.info/La-democratie-celle-qui-plait-a-Washington-et-ses-allies.html



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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