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28/03/2010

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Suite : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Suite : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Rencontre du G8 : Manifestation annoncée.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Drones

Paroles & action du président...

1 Au jour le jour

2 Les Déclarations

3 Politique

a) locale

b) Usa

4  Brèves

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique".

5 Dossiers .

Le Pakistan s'affirme à Washington.

5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

 



3 Politique

a) Pakistan

Extension des guerres ?

14.03.

L'Afghanistan et le Pakistan vont se battre ensemble contre le terrorisme (…)

L'Afghanistan et le Pakistan ont accepté de se battre ensemble contre le terrorisme et l'extrémisme dans la région et ont souligné que le terrorisme est une menace commune pour les deux pays, a déclaré samedi Waheed Omar, porte- parole en chef du président afghan.
"Ces deux dernières années, les deux pays ont compris que le terrorisme et l'extrémisme sont la menace commune des deux pays", a indiqué M. Omar lors d'une conférence de presse.
Il a également ajouté que la partie pakistanaise a promis de prolonger toute l'aide possible dans l'intérêt de la stabilité politique en Afghanistan, ajoutant que "le Pakistan a pesé de tout son poids dans l'agenda du processus de paix afghan".
Le gouvernement pakistanais a promis de soutenir complètement les efforts du gouvernement afghan destinés au processus de réconciliation et de réintégration des résistants dans la société, a affirmé le porte-parole.
M. Omar a également indiqué que le président afghan, a assuré à la partie pakistanaise que l'Afghanistan ne permettra pas que son sol soit utilisé contre tout pays voisin.
M. Karzaï a souligné catégoriquement que l'Afghanistan ne veut pas de guerres de proximité sur son territoire entre l'Inde et le Pakistan ou encore entre les Etats- Unis et l'Iran.

14.03.

Source: xinhua


1-13 Prisons & tortures - Déclaration et situation dans les geôles.

Arrestation d'un porte-parole d'Al-Qaïda

070/3

Un des porte-parole de la résistance d'origine américaine a été arrêté au Pakistan, ont annoncé dimanche des officiers des services de renseignement pakistanais.

Adam Gadahn a été arrêté à Karachi, la capitale pakistanaise

M. Gadahn était recherché par le FBI depuis 2004 et avait été inculpé pour trahison deux années après.

Une récompense d'un million de dollars a été offerte en échange de toute information pouvant permettre son arrestation ou sa condamnation.

Adam Gadahn a mis en ligne plusieurs vidéos et messages appelant à la destruction de l'Occident et à des attaques contre des cibles aux Etats-Unis.

Son dernier message, dans lequel il faisait l'éloge du commandant de l'armée américaine poursuivi pour avoir tué 13 personnes à Fort Hood (Texas), avait été mis en ligne dimanche

http://fr.news.yahoo.com/3/20100307/twl-pakistan-al-qaida-arrestation-2f4e741_2.html

 

L’Américain arrêté n'est pas Adam Gadahn…

Les services de renseignement pakistanais avaient annoncé dimanche qu'une personne, suspectée d'être Adam Gadahn, un porte-parole d'Al-Qaïda d'origine américaine, avait été arrêtée à Karachi, dans le sud du Pakistan. Mais lundi, ils sont revenus sur leurs affirmations, précisant que ladite personne n'était pas Adam Gadahn.

"La ressemblance entre leurs noms est à l'origine de la confusion", a expliqué un membre des services secrets pakistanais, ayant requis l'anonymat, qui a ajouté que l'homme, arrêté il y a quelques jours, "se sent fier d'être un membre d'Al-Qaïda".

Un membre des services de renseignement américains a confirmé, sous le couvert de l'anonymat lundi, que l'homme n'était pas Adam Gadahn, l'Américain, recherché par le FBI depuis 2004 et inculpé pour trahison en 2006. (Texas).

8/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100308/twl-pakistan-al-qaida-arrestation-2f4e741_2.html

18.03

"Le 16 mars, les autorités pakistanaises ont inculpé pour ‘terrorisme’ cinq Américains venus de Virginie et ont fait état de leur projet d'aller combattre les forces américaines en Afghanistan, voire de perpétrer une attaque aux Etats-Unis"(…) , rapporte un quotidien de Washington.

Ces cinq Américains ont été arrêtés le 7 décembre, près de Lahore. Ils risquent la prison à vie. Ils plaident non coupable.

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/03/18/cinq-americains-inculpes-pour-terrorisme



3 Politique

Les voisins

b) Afghanistan

Hamid Karzaï au Pakistan…
Kaboul accuse Islamabad de ne pas faire assez pour éliminer les activistes résistants basés au Pakistan, d'où ils entretiennent la résistance en Afghanistan, désormais dans sa neuvième année. Karzaï s'est engagé à tenté de mettre sur pied une conférence de paix pour encourager les résistants et autres résistants à déposer les armes. Il n'a pris cependant aucun engagement quant à une réconciliation avec Al-Qaïda.i10/03

http://www.lefigaro.fr/



3 Politique

Les alliés

c)  Onu

Fin des contacts avec les résistants.
Les récentes arrestations de hauts responsables résistants au Pakistan ont interrompu un canal secret de communications avec les Nations unies, a déploré aujourd'hui sur la BBC l'ex-représentant de l'ONU en Afghanistan, le Norvégien Kai Eide.
Kai Eide, dont la mission s'est terminée ce mois-ci, confirme ainsi pour la première fois qu'il menait des discussions avec des résistants entamées selon lui il y a environ un an.

Des discussions en tête à tête ont eu lieu avec "de hauts responsables au sein du leadership résistant" à Dubaï et en d'autres lieux, a déclaré le diplomate, précisant qu'il pensait que le mollah Omar avait donné son feu vert à ces contacts.
"J'ai évidemment rencontré des dirigeants résistants lorsque j'étais en Afghanistan", a déclaré Kai Eide depuis Oslo. "Le premier contact a probablement eu lieu au printemps dernier, puis bien sûr nous sommes entrés dans le processus électoral et il y a eu une pause dans cette activité", a-t-il dit.
Il a expliqué que les contacts avaient repris une fois le processus électoral achevé et qu'ils s'étaient même "intensifiés jusqu'à un certain moment il y a quelques semaines". Le diplomate se référait à la capture de plusieurs commandants résistants au Pakistan ces dernières semaines, dont le mollah Baradar, saluée par les Etats-Unis comme étant un signe de la volonté du Pakistan d'agir contre les résistants afghans sur leur territoire.

Mais, a-t-il souligné, "l'impact de ces (arrestations) a été, au total, clairement négatif sur notre possibilité de poursuivre un processus politique que nous estimions nécessaire à ce moment-là".
Parlant de nombreux canaux de communications avec les résistants y compris avec le président afghan Hamid Karzaï, Kai Eide a indiqué que les discussions en étaient encore à "un stage préliminaire", s'agissant de "discuter (...) des discussions". Il a également suggéré que le Pakistan avait délibérément tenté de saper les discussions. "Les Pakistanais n'ont pas joué le rôle qu'ils auraient dû jouer (...) Je ne pense pas que ces gens aient été arrêtés par pure coïncidence. Ils (les Pakistanais) devaient savoir qui ils étaient, le rôle qu'ils jouaient et vous voyez le résultat aujourd'hui", a-t-il dit.
Parlant du mollah Omar, "j'estime impensable que de tels contacts se déroulent sans qu'il en ait été informé et sans son accord", a dit Kai Eide. Nommé en 2008 au moment où la résistance des résistants commençait à s'intensifier, Kai Eide a connu une fin de mandat controversée, après une crise liée à la gestion de l'élection présidentielle afghane.

19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-20100319FILWWW00373-onu-fin-des-contacts-avec-les-résistants.php



 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

 Un responsable du gouvernement a mis en place un réseau de sous-traitants privés en Afghanistan et au Pakistan dans le but de localiser et de tuer des résistants présumés, rapporte lundi le New York Times.

"Cet article formule de graves accusations et soulève de nombreuses questions qui exigent d'être étudiées par ce département", a réagi lundi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, tout en refusant de dire si l'affaire faisait l'objet d'une enquête.

Citant sous le couvert de l'anonymat des sources militaires officielles et des hommes d'affaires en Afghanistan et aux Etats-Unis, le quotidien écrit que ce responsable du ministère américain de la Defence, Michael Furlong, a embauché des sous-traitants auprès de sociétés de sécurité privées faisant travailler d'anciens agents de la CIA et des forces spéciales américaines.

Ces sous-traitants collectaient des renseignements permettant de localiser des résistants et des camps résistants, selon le journal.

Les informations étaient adressées à des responsables de l'armée et du renseignement pour être ensuite utilisées dans des frappes au Pakistan et en Afghanistan.

Certains responsables américains ont exprimé leur préoccupation face à la possibilité que Michael Furlong soit à la tête d'un réseau d'espions non officiel, sans qu'on sache réellement qui supervisait ses opérations, selon le New York Times, soulignant qu'il est généralement considéré comme illégal que des militaires embauchent des sous-traitants privés pour qu'ils agissent en tant qu'espions sous couverture.

Le réseau de Michael Furlong a pu également être financé par des détournements d'argent consacré à un programme visant à collecter des renseignements dans la région, selon le journal.

Le réseau mis en place par Furlong a été démantelé et ce dernier fait l'objet d'une enquête du Pentagone, qui l'accuse notamment de fraude, selon des sources officielles anonymes citées par le New York Times.

16/3

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmy2-WVHS3fpj8YCH5HO5tVG4MFg


4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique"
Pakistan et Etats-Unis, alliés de raison plus que de cœur, inaugurent aujourd'hui à Washington un "dialogue stratégique", alors qu'Islamabad espère récolter les fruits de l'aide militaire qu'il apporte à son puissant partenaire. Le ministre des Affaires étrangères, Mehmood Qureshi, et le général Ashfaq Kayani, chef de l'armée, doivent s'entretenir avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, au lendemain de rencontres au Sénat.
Les deux hommes sont arrivés à Washington avec une liste de demandes qui commence par la fourniture de matériel militaire. Le Pakistan espère notamment recevoir des drones, ou avions sans pilote, pour mener lui-même le combat contre les résistants islamistes dans les zones de guérilla. Le Pakistan espère aussi des accords commerciaux et douaniers facilitant son accès au marché américain, en particulier pour ses exportations de textiles.
Pour le président Barack Obama, l'objectif est d'abord de convaincre l'opinion pakistanaise, farouchement anti-américaine, du désir de l'Amérique de s'engager dans une relation large et de long terme avec le Pakistan.

24/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/24/97001-20100324FILWWW00453-pakistanus-dialogue-strategique.php 



5 Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le Pakistan s'affirme à Washington.

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis et le Pakistan entament aujourd'hui à Washington un "dialogue stratégique". 

Avec, en toile de fond, la guerre en Afghanistan et le rôle que souhaite jouer Islamabad dans sa résolution.

Le Pakistan présentera en quelque sorte l'addition aux Américains pour services rendus dans la guerre contre le terrorisme.

Et ne manquera pas de demander à Washington de faire pression sur l'Inde pour qu'elle cesse d'étendre son influence en Afghanistan.

La composition de la délégation dépêchée par Islamabad à Washington pour faire avancer le « dialogue stratégique » entre les Etats-Unis et le Pakistan parle d'elle-même : officiellement emmenée par le ministre des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, la vedette incontestée en est le général Ashfaq Kayani, le chef des armées. Ce n'est pas tout. Shuja Pasha, le patron de l'ISI, les Services de renseignements pakistanais, est aussi du voyage. Tous deux sont arrivés en Amérique suffisamment tôt pour avoir des entretiens bilatéraux avec leurs homologues respectifs, et au moins un ministre. Le ton est donné, le terrain est balisé : les pourparlers qui se dérouleront aujourd'hui porteront d'abord sur la sécurité dans la région « Af-Pak », et sur le rôle qu'entend bien jouer le Pakistan dans la dernière phase de la guerre afghane.

Un chapitre crucial, autant pour Islamabad que pour Washington, qui a peut-être encore plus besoin du Pakistan pour sortir d'Afghanistan que pour y gagner une guerre qui est entré dans neuvième année.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit.

Depuis que Barack Obama a laissé entendre que les troupes américaines pourraient commencer à se retirer d'Afghanistan dès 2011 ; depuis, surtout, que l'ouverture d'un dialogue avec les talibans n'est plus un sujet tabou, Islamabad n'a de cesse de placer ses pions.

Un, en réclamant de faire partie du peloton de tête des médiateurs entre les talibans et les pays de la coalition ;

deux, en exigeant que l'Inde soit chassée d'Afghanistan que le Pakistan considère comme son « arrière-cour ».

Sur ces deux points, Kayani est monté au créneau à plusieurs reprises. A Bruxelles, fin janvier, lors d'une réunion aux quartiers généraux de l'Otan, où il a laissé entendre que le Pakistan ne pouvait pas se permettre de perdre sa « profondeur stratégique » en Afghanistan, arguant de la menace indienne à l'Est. Il avait alors notamment proposé d'entraîner en partie la nouvelle armée afghane, ce que fait déjà l'Inde à dose homéopathique. Il a été plus explicite encore à Islamabad, en février, lors de deux conférences de presse où il a clairement expliqué que la politique militaire pakistanaise resterait « India-centric ». En clair, pas question de dégarnir le front oriental pour s'engager davantage à la frontière avec l'Afghanistan.

Les Etats-Unis sont-ils prêts à payer le prix fort pour en finir avec la guerre afghane ?

Au point d'ignorer les inquiétudes de l'Inde, leur autre allié dans le sous-continent ?

« Ce qui nous intéresse, c'est de forger des relations à long terme entre les Etats-Unis et le Pakistan. Et nous allons explorer comment nous pouvons aider les Pakistanais à relever les défis auxquels ils sont confrontés en matière de sécurité, et qui sont aussi les nôtres et ceux de l'Otan », a déclaré à la veille de l'ouverture du "dialogue stratégique" le Secrétaire américain à la Défense Robert Gates, après s'être entretenu une nouvelle fois avec le général Kayani. Quant à Hillary Clinton, elle a souligné que les Etats-Unis soutenaient déjà les efforts du Pakistan « en vue de renforcer ses institutions démocratiques, développer son économie, et anéantir les groupes extrémistes qui menacent le Pakistan, la région, et même notre propre pays ». Les Pakistanais, eux, ont annoncé la couleur : « Le Pakistan a fait sa part ! Nous en avons déjà trop fait », a lancé Shah Mahmood Qureshi avant de s'envoler pour les Etats-Unis.   

La « shopping list » du Pakistan est longue, un document de 56 pages, selon le Wall Street Journal. Elle va d'une coopération renforcée entre les agences du renseignement des deux pays, à un accord sur le nucléaire civil comparable à celui que Washington a consenti à New Delhi.

En passant par des demandes d'hélicoptères, de drones, une aide financière accrue etc.

Les Indiens sont furieux. « Il est temps pour nous de rejoindre des pays comme Israël et d'étouffer dans l'œuf ce geste de l'administration Obama », lance G. Parthasarathy, ancien ambassadeur de l'Inde au Pakistan.

Le jeu pourrait s'avérait dangereux, y compris pour Washington. En admettant que l'Inde subisse une nouvelle attaque du type de celle de Bombay, qui a fait près de 200 morts fin novembre 2008 ; en supposant que, cette fois encore, la responsabilité du Pakistan - via un groupe terroriste comme le Lashkar-e-Taiba - soit avérée, Delhi pourra difficilement rester inerte. Or, si les Indiens en venaient à masser quelques troupes à la frontière avec le Pakistan, voire se contentaient d'en proférer la menace, le général Kayani aura beau jeu de faire valoir aux Etats-Unis qu'il doit d'abord se consacrer à protéger son pays contre l'Inde.

Une chose est sûre, l'Inde figurera en bonne place dans le "dialogue stratégique" américano-pakistanais. 

(De larges extraits de cette note ont été publiés dans Le Figaro d'aujourd'hui)  

http://blog.lefigaro.fr/inde/2010/03/le-pakistan-saffirme-a-washing.html?xtor=RSS-24


5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Islamabad demande à Washington de jouer un rôle « constructif» concernant le Cachemire.
Le premier « dialogue stratégique » entre les États-Unis et le Pakistan s'est ouvert hier, l'occasion pour Islamabad de demander à Washington de jouer un rôle « constructif » concernant le Cachemire ou l'énergie en échange de son aide pour lutter contre les extrémistes résistants.
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a ouvert dans la capitale américaine les discussions, auxquelles participent côté pakistanais son homologue Shah Mehmood Qureshi et le général Ashfaq Kayani, chef d'état-major, en assurant qu'un « jour nouveau » se levait sur les relations souvent tendues entre les deux pays. Elle a notamment souligné l'effort de plus en plus net des autorités pakistanaises pour
combattre les groupes résistants extrémistes et leur a promis le soutien plein et entier des États-Unis. « Votre lutte est la nôtre », a-t-elle dit.
« Il est certain qu'il y aura encore des désaccords à l'avenir »,a-t-elle ajouté, mais « il y en a toujours entre amis ou entre membresd'une même famille ».
M. Qureshi, de son côté, a promis le soutien du Pakistan à la lutte antiterroriste, mais a ajouté que son pays avait aussi des demandes à formuler. « Le Pakistan est déterminé à faire sa part pour aider à l'effort de la communauté internationale en vue d'obtenir la paix et la stabilité en Afghanistan, a-t-il dit. Nous espérons que la communauté internationale répondra de la même façon à nos préoccupations légitimes. »
« Le Pakistan continuera de rechercher une résolution pacifique de tous les conflits en cours en Asie du Sud, y compris au Cachemire. Nous espérons que les États-Unis maintiendront leur approche constructive pour encourager ce processus », a-t-il notamment déclaré. Islamabad réclame depuis longtemps une intervention internationale au Cachemire, territoire himalayen à majorité musulmane divisé entre l'Inde et le Pakistan.
Par ailleurs, « nous espérons qu'un accès non discriminant aux ressources énergétiques vitales nous sera accordé pour que nous puissions poursuivre notre plan de développement économique et industriel », a déclaré M. Qureshi.
Ces demandes risquent d'être accueillies froidement par les États-Unis,qui ont refusé jusqu'ici de jouer un rôle de médiateur sur le Cachemire, que l'Inde considère comme un problème de politique intérieure.
Concernant le dossier énergétique, le Pakistan souhaite obtenir un accord nucléaire civil avec les États-Unis, similaire à celui signé entre Washington et New Delhi. Mais l'idée est accueillie avec prudence par les responsables américains, notamment en raison du passif du Pakistan : le « père » de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, avait reconnu en 2004 des activités de prolifération en Iran, Corée du Nord et Libye.
Interrogée par la chaîne pakistanaise Express TV pour savoir si une coopération nucléaire permettrait d'éviter les pénuries chroniques d'énergie que connaît le Pakistan, Mme Clinton a déclaré qu'il y avait « des mesures plus urgentes à prendre », notamment la modernisation des centrales.
Mais les demandes de coopération du Pakistan ne s'arrêtent pas là, et concernent aussi les secteurs de l'eau et de l'éducation. Islamabad voudrait également que Washington lui fournisse des drones de combat.
Les États-Unis ont mené plus de 90 attaques de drones au Pakistan depuis août 2008, tuant plus de 830 personnes, selon des sources locales. Ces opérations ont été dénoncées au sein du gouvernement pakistanais comme empiétant sur la souveraineté du pays.

L’Orient-Le Jour  -
Jeudi 25 mars 2010
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/651486/Le_Pakistan_promet_son_aide_aux_USA%2C_mais_veut_quelque_chose_en_echange_.html


5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Pakistanais et Américains ont ouvert mercredi à Washington deux jours de discussions stratégiques portant notamment sur la coopération dans la lutte contre les  résistants.

Les tensions persistent entre les Etats-Unis et le Pakistan sur de nombreux sujets, allant de la coopération nucléaire aux questions de sécurité.

"C'est le début de quelque chose de nouveau", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à l'ouverture des discussions, avant d'ajouter cependant: "Nos pays ont eu leurs désaccords et leurs malentendus dans le passé et il est sûr qu'ils en auront encore dans l'avenir".

Pour le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, "le partenariat (entre Washington et Islamabad) est bon pour le Pakistan, bon pour l'Amérique, bon pour la paix, la sécurité et la prospérité dans le monde".

Il s'est dit "un homme heureux" à l'issue de la première journée de discussions qui a porté sur des sujets comme la sécurité, l'énergie ou l'eau.

Les Etats-Unis ont promis d'accélérer le versement d'une aide militaire de deux milliards de dollars due au Pakistan dans le cadre d'un programme baptisé fonds de soutien de coalition.

Qureshi a précisé qu'une partie "substantielle" de ce montant serait versée d'ici la fin avril, et que Washington avait promis de payer le solde d'ici la fin juin.

TENSION SUR LE NUCLÉAIRE

Le chef de la diplomatie pakistanaise a également déclaré que les deux pays avaient convenu d'accélérer l'examen de demandes pakistanaises en équipement militaire et Clinton a ajouté qu'ils travailleraient à la mise au point d'un ensemble pluriannuel de mesures portant sur la sécurité.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a salué la coopération accrue du Pakistan dans la guerre en Afghanistan, dont la récente arrestation du numéro deux des taliban Abdul Ghani Baradar.

En public, les deux parties cherchent à présenter un front uni mais les discussions à huis clos s'annoncent délicates sur plusieurs sujets, notamment sur la poursuite des offensives contre les taliban et la coopération nucléaire civile.

Islamabad recherche dans ce dernier domaine un accord comparable à celui que son grand rival indien a finalement passé avec Washington, ce à quoi les Américains sont très réticents.

"Ce qui est bon pour l'Inde devrait être bon pour le Pakistan", a souligné Salman Bashir, secrétaire d'Etat pakistanais chargé des Affaires étrangères.

Si la délégation pakistanaise est officiellement menée par le ministre des Affaires étrangères, les entretiens devraient souligner le rôle prépondérant de l'armée et de son chef d'état-major, Ashfaq Kayani, qui a, selon des analystes, fixé lui-même l'agenda des sujets à aborder.

Bien que le Pakistan soit retourné à un régime civil avec la démission en 2008 du président Pervez Musharraf, l'armée n'a pas renoncé à son contrôle sur les questions de sécurité, notamment en ce qui concerne les relations avec l'Inde ou l'Afghanistan et les liens militaires avec les Etats-Unis.

Pour préparer la rencontre, Kayani a multiplié les entretiens avec des responsables américains, parmi lesquels Robert Gates, le chef d'état-major interarmées, le général Mike Mullen, et le chef du Commandement central américain, le général David Petraeus.

Avant la rencontre le Pakistan a soumis une "liste de souhaits" avec pour objectif d'étendre la coopération militaire et économique entre Washington et Islamabad, a-t-on indiqué de sources autorisées américaine et pakistanaise.

Dans ce document de 56 pages, le Pakistan réclame un meilleur partage des renseignements et l'obtention d'hélicoptères de combat et de drones afin d'intensifier la lutte contre les taliban et les activistes d'Al Qaïda. Islamabad souhaite également une augmentation de l'aide économique.

Sue Pleming

Reuters

Avec Deborah Charles, Guy Kerivel et Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

http://www.challenges.fr/actualites/asie/20100324.REU9892/washington_et_islamabad_ouvrent_un_dialogue_strategique.html?xtor=RSS-25

http://www.laprovence.com/article/monde/discussions-strategiques-entre-pakistanais-et-americains


5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de 220 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin. Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme

, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l’étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom les 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001. En revanche, elle met en lumière l’ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) auprès de l’Union européenne.

C’est la première fois qu’un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l’ONU." Dans son rapport sur les vols secrets de la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l’Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d’un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l’insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d’avoir fait toute la lumière !

Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d’obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme.

Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu’à aujourd’hui, affirment-ils. "Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de la CIA. Très peu d’affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH. Des raisons qui expliquent le malaise général.

Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnue comme document officiel de l’ONU, donc qu’il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l’homme. Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Ils reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n’avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste.

Le 8 janvier, l’ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen. Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n’avaient en rien outrepassé leur mandat et qu’ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite. Selon Peter Splinter, représentant d’Amnesty International auprès de l’ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l’OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré. 

Tabnak.com

Lundi, 08 Mars

http://french.irib.ir/index.php/article/32027-le-rapport-de-lonu-sur-les-prisons-secretes

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