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30/03/2010

n°129 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 29-04 : - Fin -: Toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël".

n°129 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 29-04 : - Fin -: Toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël". 



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban 

129 du 29-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire : 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Bachar AlAssad  : Nous avons relevé le défi dans l'aventure qui nous a été imposée.

4-2 Beyrouth se mobilise contre la judaïsation de Jérusalem-Est.

5 Annexe

5-1 Impérialisme & Résistances.

5-2 Danielle Bleitrach : La Chute de L’Empire étasunien.

5-3 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 




4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Bachar AlAssad  : Nous avons relevé le défi dans l'aventure qui nous a été imposée.
Dans une interview exclusive accordée à notre chaîne alManar, et diffusée mercredi soir, le président syrien Bachar AlAssad  a assuré que son pays a opté en faveur une politique qui relève le défi pour faire face à l'aventure imposée par la politique de l'ancien président américain dans la région.

Indiquant que la Syrie a finalement eu gain de cause, vu l'échec de cette politique et vu que la nouvelle administration américaine diffère de la précédente.

Concernant la relation avec le Liban, le dirigeant syrien a signalé que les changements opérés n'affectent nullement les intérêts de la Syrie.

Assurant entretenir désormais de bonnes relations avec toutes les instances politiques officielles il a nié les assertions selon lesquelles Damas est derrière la campagne menée dernièrement contre le président libanais.

Voici les principales idées de cet entretien :

AlManar : Monsieur le Président, la Syrie a réussi à surmonter  différentes  crises, au cours de ces dernières années grâce à une politique de défi et de résistance, cette politique a failli faire payer chère à la Syrie, aussi, ma question est sur  la marge d’aventure prise dans la décision syrienne de relever le défi.

Al-Assad : Il faut savoir distinguer entre une aventure imposée et une aventure choisie.   Nous ne sommes pas des aventuriers nous les Syriens, mais nous vivons au Moyen-Orient; la région du Moyen-Orient est connue pour sa complexité  tout au long de son histoire pendant des siècles, voire des milliers d'années, la cupidité a toujours régné dans cette région particulière  et peut-être dans  la Méditerranée orientale autour d’elle, parce qu'elle est le cœur du monde qui abritent les intérêts stratégiques et si vous voulez créer une politique ou faire une guerre c’est une aventure en soi, mais comme je l’ai dit, c'est une aventure  imposée, aussi faut-il distinguer entre l'aventure et le jeu du hasard , le jeu consiste à supposer que la solution la plus facile est de confier notre avenir et nos capacités aux grandes puissances pour résoudre nos problèmes. Or à travers les expériences passées ce sont toujours les grandes puissances qui ont compliqué nos problèmes pour des raisons différentes, souvent par mauvaise foi, mais supposons que c'est par bonne foi, il y a toujours une complication des  problèmes parce qu'ils ne sont pas les habitants de cette région.  Nous avons refusé de faire partie du jeu, de confier les intérêts de la Syrie à  une partie de l'extérieur et c’est ce qui est arrivé durant la dernière période notamment à travers le projet  d’un nouveau Moyen-Orient, où l'Irak et le Liban étaient impliqués, et où la Syrie devait en faire partie. Or, nous avons rejeté ce projet: et je l’ai dit lors de mon discours en 2005, quand j'ai dit que le prix de la résistance est inférieure au prix de l'anarchie car le choix du projet conduira au chaos et le prix à payer sera excessif, entre un prix élevé et un prix excessif, nous avons choisi le prix élevé surtout quand il n’ y a pas de prix faible ou il n’y a pas de prix à payer !

AlManar : vous l'avez souligné à plusieurs reprises, Monsieur le Président, vous êtes en Syrie contre la politique du compromis, tandis que  l'autre partie, soit l’administration américaine croit en la politique  des pressions et des compromis, malgré cela les relations se sont améliorés, comment êtes-vous parvenus à cette situation ?

AlAssad : le bilan c’est qu’ils n’ont pas réussi, non seulement les Etats-Unis, mais même les auteurs de ce  projet, entre autre Bush, or nous ne voulons pas mélanger entre l’administration américaine précédente et celle d’aujourd’hui, certes il y a des différences entre les deux (..)

AlManar : vous avez établi une distinction entre l'administration Bush et celle d’Obama : Est-ce parce que vous ne voulez pas imputer à Obama la responsabilité des erreurs de  Bush ou parce que réellement il y a des différences ?

AlAssad : il y a des différences: la première réside dans les propositions que nous entendons et la deuxième dans les discours où l’on a noté l’absence du langage du diktat; et puis il y a une différence dans les points  vues ce qui est  normal en soi (..)

AlManar : mais permettez-moi de m’arrêter un peu sur les propos tenus par l’ambassadeur des Etats-Unis en Syrie devant la commission des relations étrangères du Sénat le 16-3-2010. Ces propos étaient assez sévères à l’encontre de la Syrie, puisqu’il a mis en garde cette dernière contre le fait de se laisser entraîner  vers une confrontation avec Israël, même par inadvertance, allant même jusqu’à estimer que la Syrie commet de graves erreurs en soutenant le parti (Hezbollah) ?

AlAssad : Il a tenu ces paroles devant le Congrès et avant qu'il ne devienne l'ambassadeur, dès qu’il sera nommé ambassadeur des USA en Syrie  et qu’il nous présentera  ses papiers et ses lettres de créance alors nous pourrons commenter  chacune de ces paroles; de toute façon  nos positions sont connues et je n'ai pas besoin d'expliquer ces positions, mais en même temps je tiens à  dire que tout ambassadeur, quel que soit son caractère, représente en fin de compte la  politique de son pays, peu importe s’il a mauvais ou bon caractère (..) pour l’instant je ne suis pas en mesure de commenter le discours de l'ambassadeur, quand il viendra nous commenterons sa manière à exécuter sa mission, finalement il a le droit d’essayer de nous convaincre et nous avons le droit de nous laisser nous convaincre.

AlManar : dans quelle mesure peut-on considérer comme un prix payé par la Syrie le fait d’avoir accepté des relations diplomatiques avec le Liban et d'avoir accepté d'ouvrir une ambassade syrienne au Liban, sachant que certaines parties libanaises remercient la France pour les efforts qu'elle a déployés pour réaliser cette demande.

AlAssad : Il y a des parties qui insistent à faire croire qu’elles ont réussi à réaliser quelque chose de leurs politiques; au cours des dernières années, en réalité, elles n’ont rien réalisé, elles ont entraîné le Liban dans des absurdités (..)  L’idée d’établir des relations diplomatiques entre les deux pays, est une idée qui n’est pas libanaise,  l’idée de l’ambassade je l’avais en tête en 2005; aucun de nos anciens ou nouveaux alliés ne l’avait proposée;  à l'époque cette idée a été proposée en présence  du Président du Parlement Nabih Berri du Président Emile Lahoud et du Premier ministre Omar Karamé à la réunion du Haut comité syro-libanais. Mais lorsque les conditions au Liban se sont aggravées  nous avons décidé de fermer les yeux sur ce sujet. L’idée d’une ambassade  est initialement une idée syrienne et puis  la Syrie ne peut pas proposer des relations diplomatiques  entre le Liban et la Syrie, si ce n’est par conviction si nous avions le sentiment qu’une telle idée était imposée de l’extérieur nous aurions rejeté l’idée car toute proposition qui vient de l’extérieur est rejetée chez nous, car nous refusons toute pression out diktat (..)

AlManar : Certains Libanais évoquent la présence d’un handicap dans la relation syro-libanaise, handicap lié à la question des hameaux de Chebaa, la question qui se pose est pourquoi la Syrie s’obstine-t-elle à ne pas délivre au Liban le document officiel qui certifie que les hameaux de Chebaa  font partie du territoire libanais.

AlAssad : parce que vous ne pouvez pas donner de document que vous n’avez pas en votre possession, et vous ne pouvez être propriétaire de ce document tant que vous n’avez pas effectué toutes les mesures nécessaires pour obtenir ce document; ces mesures sont des procédures législatives qui précisent qui est le propriétaire de ces terres, avant et après l’indépendance etc. Dés que ces mesures seront terminées sera déclenchée le processus de démarcation des frontières; mais le fait de prétendre que la question est liée à des raisons politiques n'est pas logique.

AlManar : Monsieur le Président, il est bon de voir que  la relation syro-libanaise s’améliore, mais dans  la forme qui se présente à nous se résume en une réconciliation entre les chefs des principaux blocs avec la Syrie alors que leurs bases populaires ne les suivent pas, pourquoi accepter cette forme de relation ?

AlAssad : D’abord mettons de côté  Saad Hariri, car il est aujourd'hui le chef  d’un gouvernement de réconciliation nationale, et nous souhaitons au premier ministre et à son gouvernement tout le sucés,  en même temps nous essayons de bâtir , le premier ministre Saad Hariri et moi, une bonne relation personnelle et directe afin de pouvoir refléter cette relation sur le plan institutionnel (..) ; pour ce qui est de votre question je pense qu’il faut l’adresser à tous ceux qui se contredisent avec leurs chefs, mais de mon point de vue, cela  n'affecte pas la Syrie, cela affecte plutôt  la crédibilité de l'intéressé car quand son équipe dit le contraire de ce que qu’il fait ou pense, alors c’est sa crédibilité en tant que chef de cette équipe qui est entachée, et discréditée.

AlManar : on parle aujourd’hui au Liban d’une campagne dirigée contre  le président Michel Souleimane au Liban, certains disent que c’est la Syrie qui a donné son feu vert à une telle campagne, alors que d’autres disent le contraire (…), quelle est votre relation avec ce dossier ?

AlAssad : personnellement, j’ai la conviction depuis des années qu’il n’est pas dans l’intérêt de la Syrie de se mêler  des détails de la vie libanaise, et quand la  Syrie est sortie du Liban je suis encore plus convaincue qu’il n’est pas de notre intérêt de se mêler des détails libanais, nous affirmons clairement que nous soutenons la présidence de la République et donc nous soutenons le Président de la République Michel Souleimane comme nous avons soutenu  tous les présidents de la république précédents, l'ex-président Hraoui et le président Lahoud en plus nous soutenons les  présidences des autres institutions libanaises parce qu’elles représentent  l'Etat libanais, si nous avons à critiquer toute personne en tant que président ou administrateur nous pouvons le faire directement nous avons l'audace, la capacité, et les moyens de communiquer directement avec l’intéressé, sur ce point je n’ai rien à ajouter. Je ne voulais pas parler de cette question mais vous l’avez posée, je souhaite de la part des Libanais de ne plus parler de la Syrie dans ce genre de situation, aujourd'hui et dans l'avenir.  J'espère que ma  réponse est claire (…); ce que nous voulons du Liban c’est ses positions générales, concernant sa relation avec la Syrie et avec Israël, sa position concernant la paix, la sécurité et la stabilité,  sa coopération fraternelle entre les deux peuples, mais les détails de la vie quotidienne libanaise n'intéressent en rien la Syrie,  nous refusons ce genre de débat !
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Les analyses de G. Houbballah
Les dernières mises à jour

Al-Manar.
Publié le 25 mars 2010

Traduction . Ghada Houbballah

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...


4-2 Beyrouth se mobilise contre la judaïsation de Jérusalem-Est.
Réuni en session ordinaire, le Conseil des ministres a entendu hier les explications du chef du gouvernement, Saad Hariri, au sujet de la teneur de ses entretiens avec les dirigeants allemands, lors de sa récente visite à Berlin.
M. Hariri a notamment exposé la position de ces derniers par rapport à l'obstination israélienne de poursuivre la politique de colonisation et a fait état de l'inquiétude de Berlin face aux actes provocateurs israéliens à Jérusalem-Est.
Les mêmes inquiétudes, a-t-il ajouté, ont été émises lors des entretiens des responsables libanais avec le haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.
Le ministre de l'Information, Tarek Mitri, qui a donné lecture des résolutions du Conseil des ministres, a mis l'accent sur « l'opposition farouche du Liban à la judaïsation de Jérusalem, à l'extension des colonies israéliennes et à la politique du fait accompli suivie par l'État hébreu, au détriment des droits légitimes du peuple palestinien ».
Cette opposition a été aussi exprimée dans les nombreuses déclarations indignées, hier. Le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a pris contact avec le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, pour leur communiquer les décisions prises par le bloc afin de soutenir, au niveau local, la lutte des Palestiniens contre l'expansionnisme israélien.
Réunie sous la présidence de M. Mohammad Raad, le Bloc parlementaire de
la Fidélité à la Résistance a insisté, dans son communiqué, sur le fait que « seule l'option de la résistance peut barrer la voie à la judaïsation de Jérusalem-Est », avant d'accuser l'administration américaine d'être « impliquée dans ce processus ». Le bloc s'est dit sceptique quant au bien-fondé de la mésentente israélo-américaine à ce sujet, estimant que « les peuples arabes ne se laisseront pas berner par ce faux désaccord dont l'objectif est de faire passer ce complot, avec le minimum d'embarras pour les régimes arabes redditionnistes, tout en contenant le ressentiment des peuples arabes ».
Le député Nidal Tohmé, qui a tenu une conférence de presse au Parlement, a considéré que « l'entité sioniste représente le pire ennemi » et a exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien.
18 mars
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/650679/Beyrouth_se_mobilise_contre_la_judaisation_de_Jerusalem-Est.html



5 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Impérialisme & Résistances. 

« La guerre c’est la continuation de la politique par d’autres moyens.
La politique c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens »

Carl von Clausewitz

Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan, les guerres qui opposèrent directement ou indirectement la Syrie à Israël et ses alliés occidentaux découlent de cet antagonisme structurel.

La stratégie des forces occidentale et sioniste consiste en effet à déposséder la Syrie de ses atouts stratégiques d’une part, et, de faire peser une pression politique constante de façon à l’isoler, la déstabiliser et l’affaiblir économiquement et militairement d’autre part.

L’objectif fut de pousser la Syrie hors du Liban et de réduire en conséquence son influence sur le terrain palestinien. Néanmoins son influence au Liban persiste puisque la Syrie a toujours su, qu’elle soit présente ou non sur le sol libanais, recomposer efficacement ses alliances libanaises en instrumentalisant stratégiquement les contradictions internes comme le reflète le soutien politique et militaire apporté au bloc nationaliste mené par le Hezbollah et opposé aux tendances pro-impérialistes anti-syriennes.

Cependant, les relations qu’entretient l’Etat syrien avec l’impérialisme sont en même temps d’une autre nature surtout depuis le démantèlement du bloc soviétique sa puissance protectrice et ressource dans le contexte bipolaire de l’après deuxième guerre mondiale. Son engagement au sein de la coalition occidentale dans la guerre contre l’Irak en 1991 puis l’ouverture de son espace aérien aux avions américains lors de l’invasion de l’Irak en 2003, montre la dépendance relative et le caractère contradictoire de la géopolitique syrienne dans son rapport à l’impérialisme. Certes, l’Etat irakien est dans une certaine mesure un rival historique expliquant l’opportunité de son affaiblissement pour l’Etat syrien. Reste que son démantèlement et l’occupation américaine permet à l’impérialisme de se doter de moyens de pression supplémentaires sur la Syrie.

Ce qui en réalité détermine la politique extérieure de l’Etat syrien c’est précisément une politique d’alliance avec l’ensemble des forces autochtones et allogènes présentes dans la région et la conservation de ses atouts stratégiques que sont le Liban et la Palestine afin d’annuler l’action des forces hostiles tout en tentant de développer des forces militaires de dissuasion. Partenaire circonstanciel de l’Otan, alliée privilégié de la Russie et de la Chine dans la région, de l’Arabie Saoudite et l’Iran pourtant en concurrence intense pour le leadership, alliée des mouvements de résistance populaire armés du Hamas et du Hezbollah, la Syrie protège habilement ses intérêts d’Etat. Une autonomie relative construite à partir d’un système d’alliance équilibré entre les pôles antagonistes structurant les rapports de forces régionaux.

Si l’on considère l’axe palestinien-syrien-iranien-libanais, on peut penser que celui-ci s’inscrit dans une dynamique de renforcement compte tenu des antagonismes régionaux mais plus particulièrement de l’antagonisme fondamental que génèrent les intérêts vitaux de l’entité coloniale sioniste. Il faut en effet rappeler une donnée essentielle. L’existence durable d’Israël n’est possible que si l’Etat juif parvient à maintenir son hégémonie et sa supériorité militaire au Moyen-Orient. Ce qui suppose de sa part et de ses alliés impérialistes de pouvoir modifier la cartographie sociale et géopolitique de la région. C’est-à-dire de réaliser le projet historique colonial non-abouti définit par les accords de Sykes-Picot signés entre anglais et français en 1916 prévoyant le démembrement du Moyen-Orient en quantités de provinces et d’Etats faibles soumis et rivaux. La Palestine, l’Iran, la Syrie, le Liban, l’Irak et l’Afghanistan sont des zones échappant relativement au contrôle impérialiste. En Irak, l’attaque de la coalition bien qu’ayant provoqué la destruction de l’Etat et de la menace qu’il représentait aux yeux des occidentaux et de l’entité sioniste a néanmoins permis le renforcement de l’Iran comme nous le soulignions plus haut. Mais l’invasion de l’Irak a engendré une instabilité politique libérant des forces hostiles que les agresseurs sont incapables de maîtriser. Au Liban, la puissance du Hezbollah, sa supériorité militaire par rapport aux factions rivales, ses capacités organisationnelles et son pouvoir de mobilisation se sont traduits par les victoires remportées contre Israël et les organisations libanaises qu’il instrumentalise. L’émergence de ce mouvement ouvre un front de résistance dans une zone limitrophe de l’Etat sioniste auquel s’articule le front de résistance interne palestinien. Soumis au blocus, confronté à l’expansion sioniste, le mouvement de résistance palestinien s’est en retour significativement renforcé en parvenant à libérer Gaza et la défendre, et en mobilisant le peuple palestinien sur un projet d’indépendance nationale. Au reste, la constitution d’un front reliant objectivement les forces étatiques iranienne et syrienne aux forces de la résistance populaire palestinienne et libanaise marque l’essor d’un rapport de force défavorable au camp impérialiste-sioniste et ses agents locaux. De même, si l’occupation de l’Afghanistan par l’armée américaine a eu pour effet dans un premier temps de repousser l’ascension et la prise de pouvoir du mouvement taliban, celui-ci est parvenu à se réorganiser et à rétablir une influence prépondérante sur les tribus et les communautés familiales locales au point de se développer significativement au Pakistan et de déstabiliser le régime pakistanais allié de Washington.

Comité Action Palestine (CAP)

Article du Comité Action Palestine issu d'une conférence-formation organisée en 2009.

17/2/

http://www.comiteactionpalestine.org/modules/news/article.php?storyid=150


5-2 Danielle Bleitrach : La Chute de L’Empire étasunien.

1991 à l’échelle d’un être humain c’est déjà loin, et pourtant nous voilà au pied du mur… de Berlin et ses conséquences.

L’histoire a creusé sa galerie comme une taupe et aujourd’hui nous découvrons que ce n’est pas seulement l’Union soviétique qui s’est effondrée mais tout le système mis en place aux lendemains de la deuxième guerre mondiale et en particulier la suprématie étasunienne avec le dollar comme devise internationale et les alliances autour de sa puissance militaire pour protéger de « la contagion » communiste. C’et la chute de l’Empire étasunien et une phase de désagregation de l’ensemble du système y compris l’Union européenne.

Cette désagregation sociale , économique et politique, est partiellement masquée par le fait que les médias en occultent totalement les signes pourtant multiples , nous assistons à ce que l’on croyait une simple hypothèse théorique de Marx : la paupérisation absolue non seulement des damnés de la terre, l’augmentation du nombre de ceux qui souffrent de la faim, mais la paupérisation absolue y compris de la classe moyenne. On sent monter le refus d’obéir de ceux d’en bas, l’exaspération des masses devant la dégradation de leur vie.

Aucun pays n’en est exempt et les Etats-Unis moins que quiconque, la Chine connaît des tensions trés fortes et l’Europe vit un mélange de repliement et de bouffées de colère.Partout, y compris en Amérique latine, la situation peut déboucher non pas sur des avancées révolutionnaires mais sur des retournements de tendance comme au Chili ou encore des coups d’Etat favorisés par les Etats-Unis comme au Honduras.

Rares sont les hommes politiques de ce troisième millenaire qui ont pris la mesure de la situation et tentent de faire face avec leur peuple, ce qui serait pourtant l’unique solution parce que la pression des masses va monter, la colère également, il y a cette solution ou la répression.

Sous cette pression, mais aussi sous la direction erratique du capital poursuivant son accumulation mortifère malgré ou grâce à sa crise, le petit personnel politique en général apparaît comme totalement incapable de faire autre chose que de continuer à favoriser les mêmes, et sa nervosité, il n’y a pas d’autre mot, peut déboucher sur n’importe quelle aventure.

Les antagonismes s’exaspèrent entre capitalistes, chacun tente de défendre ses monopoles en bonne logique impérialiste. On est au-delà de ce qui se tolère en matière de relations internationales sur le continent européen, quand les Allemands assortissent leur refus d’aider les Grecs d’insultes sur la mise en vente de certaines îles ou même quand madame Lagarde découvre un secret de polichinelle sur le cavalier seul allemand, l’Europe jusqu’à son couple fondateur est en crise mais ce n’est pas seulement l’Europe, c’est l’Union européenne en tant qu’institution privilégiée du capital financier, l’Europe alliée principale des Etats-Unis.

La chute de l’empire étasunien entraîne dans son craquement sinistre celle des princes alliés incapables de reprendre leur autonomie et qui se déchirent en rivalités singulières.

C’est pourquoi les signes de la désagrégation sont non seulement économiques et sociaux mais ils témoignent d’une exaspération des tensions politiques.On assiste à l’effondrement des institutions internationales qui ont plus ou moins assuré la perennité de la domination de l’Empire étasunien.

Est- ce qu’on a mesuré ce que représentait l’échec du sommet de Copenhague en décembre 2009 ? Il n’a même pas été question de sauver les apparences en feignant un accord quelconque.

Les Etats-Unis ont prétendu manipuler l’assemblée et imposer cavalièrement à leur manière habituelle des conclusions préfabriquées, ils se sont heurtés à un mur.

Celui de la BRIC, les grands pays émergents s’appuyant sur le tiers monde pour refuser le diktat. Ca a été un des signes les plus évidents de la débâcle d’un système incapable de faire face aux périls qui menacent la planète. Pas plus que les grandes messes du G 20 ne sont capables d’inventer une nouvelle monnaie commune pour remplacer le dollar, une monnaie en capacité de tenir compte de l’équilibre entre plusieurs monnaies fondée sur leur production réelle comme le réclament de nombreux pays.

Mais là aussi il faut remarquer que le refus de se ranger comme d’habitude derrière le chef de file impérialiste, la remise en cause de l’hégémonie étasunienne s’accompagne d’une attitude méprisante à l’égard du maître déchu, il n’est pas jusqu’à Israël qui se permette de l’insulter alors même que ce dernier Etat est pourtant accroché aux Etats-Unis comme la corde à un pendu.

Le pendu est entraîné vers l’embrasement de l’Iran, après l’Irak et l’Afghanistan, mais ce qui partout est recherché n’est plus, si cela a jamais été la défense d’Israël, mais c’est l’inévitable affrontement avec la Chine.

Depuis l’an dernier je ne cesse de multiplier les articles qui mettent en évidence la montée d’un conflit ou d’une sorte de guerre froide entre la Chine et les Etats-Unis alors même que la mode était à la mise en évidence de « complicités »liées au fait que la Chine étant le premier créancier des Etats-Unis, elle était obligée de soutenir le dollar faute de quoi elle perdait ses avoirs. Mais la Chine a rapidement découvert qu’elle perdait de toute manière ses avoirs et que les Etats-Unis agissaient avec elle comme ils l’ont toujours fait, en gangsters détruisant socialement, économiquement, et peut-être même militairement celui qu’ils veulent perdre, assurés comme ils le sont d’une totale impunité en matière internationale.

La Chine a compris qu’il s’agissait de la destabiliser et que tous les pions avancés visaient à l’atteindre. Il n’y a même plus, pas plus qu’à Copenhague la moindre tentative de feindre des accords. la dégradation des relations sino-américaines est régulière et porte sur de multiples sujets : vente d’armes à Taiwan, provocation au Tibet, Iran où la Chine tenant compte de ses intérêts nationaux autant que de son refus des interventions contre un Etat souverain n’accepte pas de voter des sanctions, parité Dollar-Yuan sur laquelle les Etats-unis font pression, vente par la Chine de Bons du Trésor US, conflits commerciaux multiples avec la montée des taxes douanières sur les produits chinois, etc…

Il serait plus que temps de se rendre compte de la nécessité dans laquelle nous sommes tous de devoir faire face collectivement à une situation qui risque de ressembler bientôt à un gigantesque tremblement de terre avec partout une absence d’organisation et des dirigeants en faillite, prêts sans doute à choisir des solutions dramatiques pour préserver encore et toujours ce qui est condamné : le mode de production capitaliste et sa domination exclusive sur la planète.

Mais faute de la capacité dans laquelle nous sommes de présenter une alternative, de faire que partout les peuples interviennent pour orienter le changement nous risquons de voir se multiplier les conflits économiques, financiers mais aussi militaires sans parler de la manière dont on nous forcera à nous « adapter » à la pauperisation absolue et à la continuation de la ponction qui nous tue, celle du profit…

Danielle Bleitrach

21 mars 2010

23 mars par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article572


5-3 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

Parlons du gauchisme petit bourgeois occidental maladie infantile de la résistance anti-impérialiste. J'aimerais clarifier la question des alliances au sein du Front Uni Anti-impérialiste. 

On nous propose ci-dessous (Annexe 1) un texte de « réflexion » sur les rapports que devraient entretenir  « La gauche » et le mouvement ouvrier avec les mouvements révolutionnaires et les mouvements de libération nationale populaires dans les pays colonisés ou néo-colonisés (Afghanistan, Palestine, Irak, Iran, etc.).

Contrairement à ce que laisse entendre l'opuscule (Annexe 1) le sujet n'est absolument pas nouveau, ni inconnu du  mouvement révolutionnaire. 

Ce thème a été traité abondamment dans le passé au moment de chacune des grandes luttes de libération nationale (Cuba, Chine, Algérie, Viet Nam, Cambodge, Afrique du Sud, Angola,  Timor Oriental, etc. etc. etc.  Aujourd'hui, ce débat est repris à propos des luttes en Irak, Liban, Iran, Népal,  Afghanistan, Palestine, etc. 

Ces organisations que l'on nous cite dans l'article ci-dessous ne sont pas « La gauche » comme ou voudrait le laisser croire,  l’auteur fait brièvement mention de quelques organisations occidentales, il n’y a d’organisation de gauche d’un pays en guerre que le Parti Communiste du Liban qui est cité et qui se trouve justement le seul à adopter une position juste et conséquente à propos de l’importante question de FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE. 

Certaines organisations  ont un rôle et une tâche toute particulière à jouer dans le mouvement révolutionnaire, ce rôle s'appelle « semer la zizanie ». 

Il consiste à  frapper le mouvement révolutionnaire afin de le diviser sur n'importe quel sujet, à propos de tout et de rien et sous n'importe quel angle, tantôt en adoptant une position ultra gauchiste, ultra-radicale, et tantôt en faisant alliance et compromis avec n'importe qui, n'importe quelle organisation bourgeoise exceptée bien entendu avec les organisations révolutionnaires. 

 À titre d'exemple, certaines organisations de la gauche canadiennes font de l'entrisme et font alliance avec les sociaux démocrates du NPD et avec le Parti Québécois dirigé par une multimillionnaire. Par contre, ces organisations ne peuvent pas accepter  un militant révolutionnaire musulman appuyant le  Hezbollah et portant la barbe surtout s’il est accompagné d’une femme portant le voile.                

 En terme clair ces gauchistes se sentent plus proches et davantage en confiance avec une arrogante multimillionnaire qui vend le peuple québécois aux américains, mais  ils ne peuvent s'approcher d'un pauvre gueux qui veut prendre les armes contre le pouvoir capitaliste canadien parce que ce dernier  porte la barbe et lit le Coran et que sa femme porte un foulard pendant qu'elle recharge le fusil mitrailleur de notre musulman pro-Hezbollah.  

Voilà, à peine caricaturer, la position de principe de ces organisations dites de gauche.  Tous et n'importe qui sauf les révolutionnaires.  Avec les musulmans le prétexte pour diviser est tout trouvé, ils  lisent le Coran et ils oppriment leurs femmes  (évidemment les Catholiques et les Anglicans et les Juifs et les  Hindouistes et les Mormons et les Baptistes n'oppriment pas leurs femmes dans les revues pornos et les films XXX, et ils ne lisent aucun missel et ne font aucune incantation à aucun Dieu, quel qu'il soit ?!...). 

 Citons maintenant un extrait de l'analyse (Annexe 1) qui nous est offerte : « La LCR signera même avec la section France du Parti communiste libanais, allié du Hezbollah, une déclaration commune de refus de déploiement des forces internationales et de refus de l’application de la résolution 1559 sur le désarmement du Hezbollah. L’affaire du voile « féministe et laïque » que Besancenot semble presque décrire comme un accessoire de mode, n’est que le reflet de la confusion idéologique qui règne aujourd’hui dans les rangs du NPA. Une clarification est nécessaire. »  

Notez la façon dont l'auteur  regrette la signature d'une entente entre la LCR et le PCL qui dit-il est allié au Hezbollah que l’on devrait désarmer selon lui  (c’est exactement la position des sionistes et des américains). L'auteur préfère s'allier aux forces impérialistes. En effet, l'alliance du PCL et du Hezbollah s'oppose à qui ?  Au déploiement des troupes des pays impérialistes  (que l’auteur de l’extrait qualifie scrupuleusement, tel un journaliste  occidental,  "de forces internationales" ) sur le sol  libanais, troupe de la FINUL venue porter main forte à leurs amis sionistes mis en déroute par les dits révolutionnaires anti-impérialistes ( PCL et Hezbollah et autres forces dont des Chrétiens et des Druzes).  Pour l'auteur  vaut-il  mieux l'occupation impérialiste du Liban et de GAZA que de lui imposer la vue d’un barbu le Coran à la main et d’une femme voilée ?

Compter sur d'autres organisations de gauche  comme il le souligne pour prendre la position la plus extrémiste qui soit au nom de l’antitotalitarisme et de la l’anti autoritarisme.  « A l’extrême gauche, seuls les anarchistes et Lutte ouvrière (revoilà nos trotskystes anarcho-syndicalistes. NDLR)  refusent de jouer les idiots utiles de l’islamisme en troquant leurs convictions anti totalitaires au nom de leurs sympathies palestinienne et antilibérale ». 

Les petits bourgeois de gauche sont tellement heureux de vivre et de prospérer au milieu de la « démocratie » libérale bourgeoise.  Ils ne ressentent nullement la dictature totalitaire des riches.  Ils peuvent fumés ce qu’ils veulent et consommé tout ce qu’ils aiment…voilà la liberté. L’aliénation ouvrière, la pauvreté des masses, l’esclavage des travailleurs et l’obligation totalitaire de mourir de faim dans les bidonvilles et les banlieues ne sont pas des privations de liberté pour ces derneirs, ce sont des contraintes qu’amènent au peuple la jouissance de la liberté et de la démocratie. Malheureusement, la démocratie permet de renflouer les banquiers mais elle ne laisse rien aux pauvres ce ne sont là que des malversations collatérales de la liberté et de la démocratie bourgeoise.

Évidemment, notre analyste  ne veut pas savoir pourquoi le Hezbollah et le Hamas sont si populaires parmi leurs peuples respectifs.   C'est parce qu'il connait déjà la réponse, sa réponse est celle des médias  impérialistes  américains; le Hezbollah et le Hamas sont des organisations étrangères venues d'Iran et former d'iraniens pour opprimer le peuple Libanais et le peuple Palestinien. Ce ne sont pas les sionistes ni les impérialistes qui sèment la guerre et oppriment et colonisent le Liban, la Syrie et la Palestine ce sont les islamistes dit-il !

  Le Parti Communiste du Liban a eu tout à fait raison de garder son autonomie organisationnelle, sa ligne politique et de faire alliance avec le Hezbollah révolutionnaire pour s'opposer au désarmement de la résistance et aussi à l'installation des troupes impérialistes  étrangères sur le sol libanais. C'est ce que l'on appel le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE qui répond à la contradiction principale de notre époque. Le PCL a raison de faire alliance concrète,  les armes à la main,  avec tous ceux qui prennent les armes et qui tirent sur l'ennemi impérialiste et de faire alliance avec tous ceux qui sacrifient leur vie pour chasser les sionistes et les américains et les français du sol libanais et aussi avec tous ceux qui forgent le même FRONT-UNI en  Palestine. 

 La contradiction PRINCIPALE de notre temps, la CONTRADICTION qui fait avancer l'histoire n'est pas la contradiction entre athée et islamiste ou entre juif et chrétien, c'est la CONTRADICTION entre les peuples et les puissances impérialistes mondiales.  Cette contradiction est partie de la plus vaste contradiction entre le capital et le travail, entre la classe ouvrière et la classe capitaliste, les deux seules classes internationalistes de notre période historique. D’autres classes ou section de classes cherchent à prendre position dans ce titanesque conflit global et les impérialistes font tout en leur pouvoir pour entrainer chaque classe secondaire  (paysan, petit bourgeois, intellectuel, professionnel, petits commerçants, artisans) de leur côté et pour leur  faire servir la contre révolution et les séparer de la classe ouvrière sous toute sorte de prétexte ou de contradictions secondaires (la religion par exemple, la langue, le racisme, l'immigration, le sexisme, conflit de génération, le sous-emploi, la paupérisation et les charges sociales, l'éducation, les services de santé, etc.).

Le prolétariat à travers ses organisations de classe doit tout faire pour entrainer ces classes secondaires, fragments de classes, ou classes déchues ou en voie de disparition et de désintégration du côté de la révolution et en opposition à l'impérialisme.  De toute façon le développement impérialiste entraine inéluctablement la paupérisation de ces fractions de classe qui se retrouvent à "travailler plus pour gagner toujours moins". 

  Voilà pourquoi nous répétons depuis des années que la question religieuse (nous dirions de même à propos de la question linguistique au Québec) est une contradiction au sein du peuple que nous ne devons pas laisser s'envenimer, ni ériger en contradiction antagoniste entre fractions de classe ou entre la classe ouvrière et la petite bourgeoisie et les intellectuels, afin de ne pas diviser les forces révolutionnaires anti-impérialistes. On doit traiter de ces contradictions secondaires au sein du peuple, loin des yeux et des oreilles des capitalistes, avec patience et longue, très longue durée et sans jamais mettre en péril le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE.

C'est ce que fait le  Parti Communiste Libanais et nous l'en félicitons.

Robert Bibeau

Marxiste-Léniniste.

18 mars 2010

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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