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06/04/2010

n° 63 - Journal des Guerres de l'Otan - 12-03 au 05-10 : Fin : - Asie centrale: un bras de fer Russie-OTAN qui ne dit pas son nom.

n° 63 - Journal des Guerres de l'Otan - 12-03 au 05-10 : Fin : - Asie centrale: un bras de fer Russie-OTAN qui ne dit pas son nom.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 63- 12-03 au 05-10

                C.De Broeder & M.Lemaire         



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

3 Politique 

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Dave Lindorff : Exécution d’enfants afghans menottés, il ne se passe rien! La presse des Etats-Unis le cache….

6 Brèves

6-1 Madeleine Albright, s'est recyclée comme consultante dans la stratégie militaire…

6-2 Le traité, "nouveau Start", symbolise la "relance" .

7  Dossiers

7-1 Manlio Dinucci : Afghanistan : la guerre secrète.

7-2 Des groupes de réflexion canadiens réclament une "révision générale" de l'OTAN.

7-3 Hugo Natowicz : Asie centrale: un bras de fer Russie-OTAN qui ne dit pas son nom.

7-4 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

 .



4 Institutions internationales.

MsF

Afghanistan: la déclaration de l’OTAN met en danger les patients

MSF s'oppose à une déclaration du secrétaire général de l'OTAN, selon laquelle les ONG devraient être la composante "puissance douce" (soft power) d'une stratégie militaire.

 Pascale Zintzen/ MSF

En zones de conflit, jamais MSF ne collabore ni ne s'associe à une stratégie militaire. C'est grâce à notre totale indépendance et à notre neutralité que nous pouvons accéder aux populations nécessitant une assistance médicale d'urgence.
En 2009, alors que le conflit s'intensifiait, MSF est retournée en Afghanistan. L'objectif était de fournir un accès immédiat aux soins de santé pour les populations prises au piège dans des zones de guerre.

Pour atteindre cet objectif, MSF a négocié avec toutes les parties - que ce soient les forces de sécurité afghanes et internationales, comme les groupes d'opposition - afin qu'elles déposent leurs armes à l'extérieur des centres hospitaliers de Kaboul et de Lashkargah, où MSF travaille.

Une condition essentielle pour que les personnes nécessitant des soins médicaux se sentent suffisamment en sécurité et puissent s'y rendre. L'absence de présence armée évite que l'un ou l'autre des camps ne prenne les structures de santé pour cible.
La suggestion de M. Rasmussen selon laquelle des organisations civiles telles que MSF devraient collaborer, ou faire partie d'une "puissance douce", aux côtés des forces de l'OTAN fait courir un risque majeur aux hôpitaux, aux patients et au personnel qui pourraient plus facilement être ciblés par les forces d'opposition.
M. Rasmussen suggère que l'Afghanistan soit le "prototype" d'une collaboration entre l'OTAN et les ONG.

MSF demande à M. Rasmussen, ainsi qu'aux autres parties prenantes au conflit, de respecter la distinction qui s'impose entre objectifs et militaires et aide humanitaire médicale indépendante.

12 mars

http://www.msf.fr/2010/03/12/1678/afghanistan-la-declaration-de-lotan-met-en-danger-les-patients/

Cette tentative n'est pas nouvelle bien sûr, cf par ex le document "Comment améliorer les relations entre l’OTAN et les ONG dans les opérations de réponse aux crises?", mars 2007
http://www.coordinationsud.org/IMG/pdf/rapportOTAN-ONG.pdf

http://www.msf.fr/2010/03/12/1678/afghanistan-la-declaration-de-lotan-met-en-danger-les-patients/



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

5-1 Dave Lindorff : Exécution d’enfants afghans menottés, il ne se passe rien! La presse des Etats-Unis le cache….

Il n’y a pas que la presse des Etats-Unis.

La presse française, qui manifeste tant de vertueuse indignation quand il s’agit de Cuba ou de tout autre pays qui se rebelle devant l’ordre étasunien, non seulement se tait sur les milliers de morts en Colombie, mais se tait également sur ce qui est opéré au nom de l’OTAN, donc de la France en Afghanistan.

Des enfants menottés exécutés en notre nom par de la soldatesque étasunienne, peut-être des mercenaires…

On nous avait dit que si les britanniques se révoltaient contre la guerre en Irak c’est qu’ils y participaient, mais nous n’avons plus aucune excuse pour nous taire sur cette guerre à laquelle les troupes françaises participent.

(Note et traduction de Danielle Bleitrach pour Changement de société).

Dave Lindorff
CounterPunch

Quand le lieutenant de la Compagnie Charlie,  William Calley, avait ordonné et encouragé ses troupes pour qu’elles violent , mutilent et massacrent plus de 400 hommes, femmes et enfants à  My Lai au Vietnam en 1968,il y a eu au moins quatre étasuniens qui ont essayé de l’arrêter ou de le faire traduire en justice avec  les autres officiers supérieurs.

L’un a été le pilote d’hélicoptère Hugh Thompson Jr., celui qui a évacué certains des victimes blessées, et qui a placé son appareil entre un groupe de Vietnamiens et les hommes de Calley, et qui a ordonné à son artillerie qu’elle ouvrît le feu contre les soldats américains s’ils prétendaient tuer plus de gens. L’autre a été Ron Ridenhour, qui a eu connaissance du massacre et à commencé une enquête privée  et a fini par informer de ce crime le Pentagone et le Congrès. Enfin il y a eu Michael Bernhardt, un soldat de la Compagnie Charlie qui a été témoin de ce qu’elle avait fait et tout a racontéà Ridenhour.

Et le dernier  a été le journaliste Seymour Hersh, qui a publié l’histoire dans les médias des Etats-Unis.

La guerre actuelle en Afghanistan a aussi ses massacres de My Lai.

Il y en a presque toutes les semaines, accomplis par des avions des Etats-Unis. ils bombardent des fêtes de mariage, ou des maisons « suspectes » de servir d’abri à des terroristes mais dont on découvre qu’elles abritaient seulement des civils.   Mais ces My Lai sont tous classés pudiquement comme accidents. Ils sont classés et oubliés comme  « dommage  collatéral inévitable » de la guerre. Il y a eu, cependant, un massacre récent qui n’a pas été une erreur – Un massacre qui, bien que n’ayant concerné que moins  d’une douzaine de personnes, dégage la même puanteur que celui de My Lai. C’était le meurtre en  forme d’ exécution de huit écoliers menottés, ils avaient entre 11 et 18 ans, et celui d’un enfant de 12 ans, le berger voisin en  visite, dans la province Kunar, le 26 décembre.

 Malheureusement, aucun soldat ayant des principes, avec une conscience morale comme le pilote Hugh Thompson n’a essayé de sauver ces enfants.

Aucun observateur n’a eu le courage de Michael Bernhardt pour raconter  ce qu’il avait vu. Aucun Ron Ridenhour parmi les autres soldats d’Etats-Unis en Afghanistan n’a enquêté sur cette atrocité ou a informé le Congrès. Et aucun journaliste américain n’a enquêté sur ce crime de la guerre comme Seymour Hersh l’avait fait sur  My Lai.

 

Il y a eu un Seymour Hersh pour le  massacre de Kunar, mais il est  britannique.

Pendant ce temps les journalistes américains comme des drones anonymes journalistiques qui ont écrit le rapport du 29 décembre de CNN au sujet de  l’incident http://www.cnn.com/2009/WORLD/asiapcf/12/29/afghanistan.deaths/index.html) ont gobé comme si elle était vraie l’histoire inventé dès le début par le Pentagone – à savoir que les morts faisaient partie d’un groupe secret de terroristes-, Jerome Starkey, un journaliste en Afghanistan du  Time de Londres et du Scotsman, a parlé avec d’autres sources – le directeur de l’école des enfants morts, d’autres habitants du lieu, et les fonctionnaires du gouvernement afghan – et il a découvert la vérité réelle sur un crime atroce de guerre – l’exécution d’enfants menottés-. Et alors que un petit nombre de médias reconnus aux Etats-Unis. comme le New York Time mentionnaient qu’il existait quelques allégations disant que les morts étaient des enfants, qui ne fabriquaient pas de  bombes, aucun de ceux, y compris CNN, qui avait accepté et publié les mensonges du Pentagone sans les contredire, ne se sont donné la peine de publier l’actualisation de la nouvelle quand, le 24 février, les militaires d’Etats-Unis ont admis qu’il s’agissait effectivement d’écoliers innocents. Il n’y eut pas plus la moindre organisation corporative des Etats-Unis plus pour mentionner que les morts étaient menottés quand ils avaient été tués.

Starkey a publié la reconnaissance  du gouvernement des Etats-Unis.

Malgré cela les médias des Etats-Unis sont restés silencieux comme des tombes.
Si l’on considère la  Convention de Genève, c’est une crime de guerre que d’exécuter un prisonnier. Mais dans Kunar, le 26 décembre, des forces dirigées par des Etats-Unis., ou peut-être des soldats américains ou des mercenaires payés par les Etats-Unis.,  ont exécuté de sang-froid huit prisonniers menottés. C’est une crime de guerre  de tuer des enfants âgés de moins de 15 ans, mais dans cet incident on a mis les menottes à un enfant de 11 ans et à un  autre de 12 ans comme combattants, ils ont été capturés et exécutés. Deux autres sont  morts ils avaient 12 ans, et le troisième avait 15.

J’ai  alerté le bureau du secrétaire à la  defense pour lui demander si on faisait une enquête sur ce crime ou si on prévoyait d’en faire une  et on m’a dit qu’il fallait envoyer un question  écrite ce que j’ a fait. Jusqu’à ce jour je n’ai pas eu de réponse. La machinerie des relations publiques du Pentagone a prétendu par téléphone que le pentagone ne savait même pas de quel incident il s’agissait, mais sans leur « aide » je suis arrivé à savoir ce que les militaires des Etats-Unis ont – ce qui ne constitue pas une surprise – transféré le problème de l’enquête à l’ISAF (la Force Internationale de l’Aide de Sureté )- un nom décoratif pour la force de l’OTAN dirigée par les Etats-Unis, qui combat les Talibans en Afghanistan. C’est un habile artifice.   L’ISAF n’est pas plus une entité authentique de la coalition que ne l’était la Coalition des obligés de George Bush dans la Guerre en Iraq, mais ce subterfuge empêche la recherche légale sur l’évènement, puisque le Congrès ne possède pas l’autorité pour requérir le témoignage de  l’OTAN ou de l’ISAF comme il pourrait le faire avec le Pentagone. Une source  du Comité de Services Armés du Sénat confirme que l’ISAF fait des recherches, et que le comité a sollicité « une information » – ce qui veut dire que rien ne sera sous serment -  donc ne retenez pas votre respiration ou n’espérez quelque révélation dramatique une fois que la recherche sera effectuée. 
J’ai aussi pris  contact avec le bureau de presse du Comité de Services Armés de
la Chambre pour voir si une audience avait été planifiée sur ce crime. La réponse est non, bien que la préposée de presse m’ait demandé de lui envoyer les détails de l’incident (ce qui n’est pas un bon signe sur la manière  dont les membres et le personnel de la Chambre lui prêtent beaucoup d’attention – les meurtres ont déclenché des manifestations estudiantines dans tout l’Afghanistan,  une protestation formelle du bureau du président Hamid Karzai, et à une recherche du gouvernement afghan, qui a conclu que des étudiants innocents avaient été menottés et exécutés, et sans doute cela  a contribué à un appel du gouvernement afghan pour que soient inculpés et exécutés les soldats américains qui tuent à civils afghans.) 
 Le temps presse pour que des gens ayant une conscience se lèvent face à cette aventure impériale qui maintenant peut sans problème s’appeler
la Guerre d’Obama à l’Afghanistan. Beaucoup d’hommes et femmes en uniforme en Afghanistan savent que neuf enfants afghans ont été capturés et assassinés par les Etats-Unis. en décembre passé à Kunar. Probablement il existe des gens qui ont été impliqués dans la planification et la réalisation de cette opération criminelle qui sont écoeurés par ce qui s’est passé. Mais ces gens se taisent jusqu’à présent soit par peur, ou simplement parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser : si vous avez une information vous pouvez vous mettre en rapport avec moi. Il y a aussi des nombreux journalistes en Afghanistan et à Washington qui pourraient enquêter sur cette histoire. Ils ne le font pas. Ne me demandez pas pourquoi. Demandez peut-être leurs patrons de presse.
Source: http://www.counterpunch.org/lindorff03042010.html

 Dave Lindorff
CounterPunch

Dave Lindorff est un journaliste de la région de Philadelphie, on peut consulter sont travail dans  www.thiscantbehappening.net.

Traducido del inglés para Rebelión por Germán Leyens
et traduit de l’espagnol et de l’anglais par Danielle Bleitrach pour changement de société

http://socio13.wordpress.com/2010/03/06/execution-denfants-afghans-menottes-il-ne-se-passe-rien-la-presse-des-etats-unis-le-cache/



6 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 Madeleine Albright, s'est recyclée comme consultante dans la stratégie militaire…

L'ancienne secrétaire d'Etat étasunienne démocrate, Madeleine Albright, s'est recyclée comme consultante dans la stratégie militaire. Après avoir appuyé les guerres menées par les Etats-Unis en Irak, elle préside actuellement le groupe d'experts chargé d'étudier le nouveau concept stratégique de l'OTAN et l'avenir des relations UE-OTAN.

C'est à ce titre qu'elle a été auditionnée le 27 janvier par la commission des affaires étrangères du Parlement européen.

Les responsables de l'OTAN, avec en premier chef son secrétaire général Andros Fogh Rasmussen, prépare un nouveau concept stratégique pour remplacer celui de 1999 et tenir compte des évolutions récentes et de l'évolution future probable des relations internationales. Ce nouveau concept devrait être dévoilé lors du Sommet de l'OTAN à Lisbonne en novembre 2010.

Une partie importante de ce concept stratégique sera axée sur la redéfinition et le renforcement des relations (déjà étroites) entre l'Union européenne et l'OTAN. Madeleine Albright s'est inscrite dans cette démarche; après avoir réfuté les commentaires sceptiques sur l'utilité de l'OTAN sur la scène mondiale, elle a appelé au renforcement de la complémentarité entre les actions de l'OTAN et de l'Union européenne qui s'est déjà exprimée dans les Balkans et en Afghanistan. Elle a estimé que le nouveau concept devait se concentrer sur les capacités de réaction et ne pas tenter vainement de prédire l'avenir puisque "nous n'avons aucun moyen de savoir quand une menace se présentera".

Elle a conclu que "l'OTAN est le lien qui retient les Etats-Unis en Europe".

Le vice-président du groupe d'experts, Jeroen van der Veer, qui l'accompagnait à cette audition, a reconnu que l'opinion publique en Europe était de moins en moins favorable à l'OTAN. Sans remettre en cause sa nature et ses objectifs, il s'est contenté de proposer une meilleure pédagogie afin de permettre aux citoyens de mieux comprendre l'OTAN.

Le nouveau concept stratégique, qui sera adopté en novembre 2010, couvrira les dix prochaines années. Le débat sur ce nouveau concept ne doit pas intéresser que les experts; les forces progressistes et pacifistes doivent le mettre sur la place publique et interpeller gouvernements et parlementaires. Dans les mois qui viennent, il faut faire monter le débat public en se fixant comme objectif prioritaire la dissolution de l'OTAN.


6-2 Le traité, "nouveau Start", symbolise la "relance" .

Après des mois de discussions, Russes et Américains ont mis la dernière main au nouveau traité de réduction de leurs arsenaux nucléaires. Vendredi 26 mars, le président américain, Barack Obama, et son homologue russe, Dmitri Medvedev, sont tombés d'accord pour signer le document à Prague, le 8 avril.

C'est dans cette ville que le président américain s'était déclaré en faveur d'un monde dénucléarisé. La République tchèque était aussi l'un des sites prévus pour accueillir des éléments du bouclier antimissile américain en Europe, un projet mis en sommeil par Washington.

Le traité, baptisé "nouveau Start", symbolise la "relance" des relations entre les deux anciens ennemis de la guerre froide, tombées au plus bas après la guerre russo-géorgienne d'août 2008.

La confiance retrouvée devrait faciliter la coopération sur les dossiers brûlants - nucléaire iranien, insurrection des talibans en Afghanistan, élargissement de l'OTAN.

Concrètement, l'accord prévoit la réduction d'un tiers des arsenaux nucléaires des deux pays, impose des vérifications mutuelles et des échanges de données. A peine finalisé, le texte a toutefois donné lieu à des interprétations différentes. Le secrétaire américain à la defense, Robert Gates, a affirmé que le traité n'imposait pas de contraintes au développement de la defense antimissile américaine, alors que c'est précisément le point sur lequel la partie russe insistait au cours des négociations.

Si un lien est fait dans le texte entre armements offensifs et défensifs, les parlementaires américains seront plus réticents à le ratifier. Or, pour Moscou, ce lien existe. Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères, a confirmé vendredi l'existence d'une clause établissant un lien "juridiquement contraignant" entre "les armements stratégiques offensifs et défensifs".

Cette cacophonie mise à part, le nouveau Start est une bonne entrée en matière pour le sommet sur la sécurité nucléaire qui se tiendra les 12 et 13 avril à Washington et pour la conférence internationale sur la non-prolifération qui suivra, en mai. La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, a indiqué, vendredi, que le traité montrait "au monde, et en particulier à l'Iran et à la Corée du Nord", la volonté des grandes puissances de lutter contre la prolifération. Son homologue russe, Sergueï Lavrov, a souligné "le renforcement de la confiance entre les Etats unis et la Russie, et aussi entre les Etats nucléaires et non nucléaires, signataires du traité de non-prolifération".

27.03.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/03/27/l-accord-de-desarmement-nucleaire-relance-le-dialogue-entre-washington-et-moscou_1325053_3222.html



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

7-1 Manlio Dinucci : Afghanistan : la guerre secrète.

Le général McChrystal, qui avait créé des escadrons de la mort pour éliminer les cibles désignées par le vice-président Cheney, ne supporte plus le système qu’il a mis en place. Désormais commandant en chef en Afghanistan, il voit sa stratégie actuelle perturbée par des interventions secrètes des Forces spéciales qui lui échappent. Il plaide maintenant pour une réorganisation du système.

Non par vertu, mais pour regagner son autorité.
Le général Stanley McChrystal, commandant des troupes US et OTAN en Afghanistan, est soucieux : les Forces spéciales sont « responsables d’un grand nombre de victimes civiles et opèrent selon leurs propres règles » [1]. 

Parmi les derniers épisodes mis à jour se trouve celui qui s’est déroulé dans un village de la province de Paktia, où a surgi de nuit un bataillon des Forces spéciales (sans uniformes) à la recherche de deux présumés talibans. Ils ne les ont pas trouvés, mais ont, par contre, tué le chef de la police locale et un magistrat. Quand trois jeunes femmes ont essayé de leur porter secours, elles ont été tuées elles aussi. Plusieurs témoins racontent avoir trouvé les femmes attachées et bâillonnées, et avec des coupures au couteau sur le corps.

A tout cela, le général McChrystal est habitué : de 2003 à 2008, il a dirigé le Commandement joint pour les opérations spéciales et, selon le journaliste Seymour Hersh (Prix Pulitzer), il est l’organisateur d’un « secteur exécutif pour l’assassinat », relié au vice-président Cheney, surtout actif en Irak et en Afghanistan [2]. A présent cependant, dans ses nouvelles fonctions, McChrystal veut placer les Forces spéciales sous un contrôle plus étroit afin de « réduire le nombre des victimes civiles » et, donc, le « sentiment anti-américain » qui augmente dans la population.

La chose n’est pas simple. Sous les opérations guerrières officielles, est en cours en Afghanistan une guerre secrète dans laquelle la CIA joue un rôle croissant. Elle a constitué un réseau de petites bases, d’où opèrent des groupes d’agents pour repérer les chefs des insurgés et les éliminer. Les informations sont souvent fournies par « des contractuels indépendants » au service du Pentagone et de diverses agences. Ils constituent une véritable armée ombre, dont le nombre dépasse 100 000, spécialisés dans diverses tâches. 

Une brèche s’est ouverte sur ces opérations secrètes quand le New York Times [3] a rapporté le cas de Michael Furlong, un ex officier, à présent employé civil au Pentagone, qui a utilisé des fonds de dizaines de millions de dollars, officiellement destinés à recueillir des informations sur certaines zones tribales, pour constituer un réseau de contractuels ayant pour mission de repérer, dans la zone frontière avec le Pakistan, des « présumés militants » à éliminer. Deux agences privées ont été chargées de cet objectif : l’International Media Ventures, constituée d’anciens officiers des Forces spéciales, qui s’occupe de « communication stratégique et de campagnes médiatiques » pour le compte du Pentagone et de ses commandements ; et l’American International Security Corporation, elle aussi constituée d’anciens militaires et agents secrets, qui s’occupe de « fournir de la sécurité » à des gouvernements, agences et multinationales.

On ne sait pas combien de « présumés militants » ont été éliminés sur la base des informations des deux agences, ni comment celles-ci ont été payées (au forfait ou au chiffre). On sait encore moins si, pour augmenter leur gain, ces agences ont désigné quelques pauvres bergers comme dangereux chefs taliban à faire éliminer par les Forces spéciales ou, de façon plus aseptisée, par un missile tiré depuis un drone, confortablement guidé avec un joystick depuis une base aux Etats-Unis.

Manlio Dinucci

Manlio Dinucci : Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.), Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi (2005).
Traduction Marie-Ange Patrizio
Source Il Manifesto (Italie)
http://www.voltairenet.org/article164511.html


7-2 Des groupes de réflexion canadiens réclament une "révision générale" de l'OTAN.

 Une étude approfondie par deux des principaux instituts canadiens s'intéressant à la defense, aux affaires étrangères et à la sécurité énonce 10 recommandations percutantes concernant la réforme et le renouvellement de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

"Il y a, pensons-nous, un certain nombre de concepts qui devraient guider le renouvellement de l'OTAN", explique Paul Chapin, ancien haut fonctionnaire des Affaires étrangères et auteur principal de l'étude. "Même aujourd'hui, d'énormes actifs militaires sont encore consacrés à une defense territoriale statique, particulièrement dans les pays européens. L'Alliance finance encore ses opérations en s'appuyant sur des arrangements archaïques qui pénalisent ceux qui sont les plus consentants à apporter leur aide. Et, les États démocratiques clés, non-membres de l'OTAN, doivent être une partie plus intégrale des discussions en matière de politiques et des décisions concernant notre sécurité collective".

"Le Concept stratégique actuel remonte à 1999 et il est inspiré par une monde avant 9/11 qui n'existe plus", a déclaré le colonel à la retraite Alain Pellerin, directeur exécutif de l'Institut de la Conférence des associations de la defense (Institut de la CAD), qui a publié le rapport de concert avec l'Institut Canadien de la Defense et des Affaires Étrangères (ICDAE). "Les défis que doit affronter la sécurité d'aujourd'hui sont de nature mondiale, un fait que la carte routière stratégique se doit de reconnaître."

Le rapport, intitulé "La sécurité dans un monde d'incertitude : un point de vue canadien sur le nouveau concept stratégique de l'OTAN", sera distribué à plusieurs centaines de politiciens, d'universitaires et d'officiers militaires supérieurs dans tous les pays membres et partenaires de l'OTAN. Les collaborateurs qui ont participé à la rédaction du document constituent un véritable "bottin mondain" de la defense, de la sécurité, de la diplomatie et des milieux universitaires, et comprend un ancien Ministre de la defense, des anciens chefs de l'état major de la defense, un ancien président du Comité militaire de l'OTAN, un greffier du Conseil privé, des ambassadeurs à la retraite, un sénateur, et d'éminents historiens et universitaires.

Voici quelques-unes des principales conclusions du rapport :

- S'engager à une nouvelle formule de financement des opérations. Le principe actuel a été particulièrement onéreux pour les États-Unis et le Canada qui ont eu à déployer, maintenir et rapatrier personnel et équipement sur des distances beaucoup plus grandes que les membres européens afin de contribuer aux opérations de l'OTAN. Entre temps, des douzaines de projets d'infrastructure de l'OTAN en Europe bénéficient toujours d'un financement commun et notamment de programmes hérités de l'époque de la Guerre froide; - Retenir le principe du consensus comme base de la prise de décisions de l'Alliance, mais réformer la lourde structure de comités et les encombrants processus de prise de décisions de l'OTAN ; - Chacun des déploiements opérationnels récents des forces de l'OTAN a illustré le profond besoin pour un corps civil de réaction rapide et expéditionnaire alimenté par l'expertise qui se trouve dans les cinq douzaines de membres et de partenaires de l'Alliance. - Améliorer les relations avec les pays et les autres organisations qui partagent le fardeau et le prix que réclame le maintien de la sécurité internationale.

"Je n'ai jamais mâché mes mots quant aux raisons et aux façons de réformer l'OTAN", a déclaré le major-général à la retraite Lewis MacKenzie, un des collaborateurs de l'étude. "C'est un document qui combine une vision de l'avenir de l'OTAN avec quelques recommandations qui sont vraiment enracinées dans la réalité. Si l'OTAN devait retenir plusieurs, ou même un petit nombre, de ces recommandations, l'organisation s'en porterait déjà beaucoup mieux."

"L'OTAN a besoin du Canada ... et le Canada a besoin de l'OTAN", affirme M. John Scott Cowan (Ph. D.), Président de l'Institut de la CAD. "Et là encore, l'expérience de l'Afghanistan a montré aux Canadiens la nécessité du renouvellement de l'Alliance, pour une Alliance qui colle plus à nos intérêts, qui est plus agile et qui répond mieux aux défis actuels qui se posent à la sécurité mondiale. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille retourner à la case départ - on a de meilleures chances de succès à bâtir sur ce qui existe déjà qu'à tout recommencer."

En avril 2009, lors de leur plus récent sommet à Strasbourg-Kehl, les chefs d'État et de Gouvernement ont chargé le Secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, d'élaborer un nouveau Concept stratégique qui aura pour fonction de guider l'Alliance dans les années qui viennent. Depuis ce temps, l'OTAN a entrepris une ambitieuse série de consultations, ce qui, pour le moment, augure bien pour les difficiles discussions qui sont encore à venir. Le rapport de l'Institut de la CAD / ICDAE veut présenter un point de vue canadien qui contribuera aux travaux et aux négociations entre les membres de l'OTAN qui auront lieu pendant l'été et l'automne de 2010, dans le but d'aboutir à une entente lors du sommet de l'OTAN, à Lisbonne, à l'automne cette année.

"Notre intention est de contribuer à influencer la discussion actuelle et le débat en cours sur ce que devrait être l'avenir de l'OTAN", a déclaré Alain Pellerin.

Une conférence de presse aura lieu à l'Amphithéâtre national de la presse, 150, rue Wellington, Ottawa (Ontario), le Mars 24 à 11h00.

Le rapport complet est disponible sur le site Web www.natoconcept.ca

 23 mars

http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/March2010/23/c3911.html


7-3 Hugo Natowicz : Asie centrale: un bras de fer Russie-OTAN qui ne dit pas son nom.
La diplomatie russe ne décolère pas: à plusieurs reprises, l’Otan a ignoré ses offres de coopération autour d’une région stratégique, l’Asie centrale, et persiste à faire cavalier seul sur des dossiers qui tiennent Moscou à cœur, au premier rang desquels l’Afghanistan.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov l’a récemment exprimé on ne peut plus clairement: “L’Otan snobe pour des motifs purement idéologiques l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC)”, une alliance militaire mise sur pied par
la Russie comprenant également la Biélorussie, l’Arménie et quatre républiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan), tous anciens membres de l’Union soviétique.
“Nos partenaires de l’Otan refusent de mener une coopération mutuellement avantageuse et équitable avec l’OTSC”, a déploré M. Lavrov au cours du forum économique de
la Communauté des Etats indépendants (CEI).
L’OTSC, une alliance parfois qualifiée d’"Otan russe" ayant pour objectif de rasseoir le leadership de Moscou en Asie centrale, mis à mal par la chute de l’URSS, a formulé plusieurs propositions de partenariat dans cette région avec l’Otan, dont elle cherche à être reconnue comme
l’alter ego oriental.
Née en 1992 mais devenue réalité en 2000, l’organisation peine à faire bloc et à parler d’une seule voix, comme en témoignent les réticences biélorusses et ouzbèkes à signer l’accord de création d’une force de réaction rapide. Les deux pays craignent notamment l’hypertrophie du rôle de
la Russie, à l’heure où ils envisagent un renforcement de leurs
liens avec l’Occident.
M. Lavrov a en outre déploré que l’Alliance refuse les contacts avec l’OTSC sur le règlement et la reconstruction en Afghanistan, le retrait troupes soviétiques en 1989 ayant laissé un gout amer côté russe.
C’est toutefois la drogue provenant d’Afghanistan qui occupe le premier plan dans la rhétorique diplomatique de
la Russie, pays qui déplore plus de 30.000 morts par an en raison de ce fléau et qui constitue le premier consommateur mondial d’héroïne afghane selon l’ONU.
Moscou, de la voix du chef du Service fédéral antistupéfiants Viktor Ivanov, a récemment pressé Washington de détruire les plantations de pavot à opium, en s’immisçant par là même dans la stratégie américaine
dans ce pays.
Mais la drogue, sur laquelle la diplomatie russe multiplie les appels du pied, tout comme le règlement afghan, ne constituent en réalité que les différents aspects d’une seule et même tentative de forcer l’Otan à respecter les intérêts russes dans une région que Moscou perçoit comme son pré carré.
Si l’opération des alliés coïncide partiellement avec les intérêts de Moscou, en stabilisant une région explosive à proximité de ses frontières,
la Russie cherche toutefois à assumer l'intégralité du dialogue avec les Occidentaux dans l’espace centrasiatique, comme l’attestent ses démarches récentes.
Dans le cadre de l’opération antiterroriste en Afghanistan, les Russes s'efforcent de monopoliser les itinéraires permettant d’accéder à ce pays. Après avoir donné son feu vert au transit non militaire, Moscou a autorisé l’acheminement par son territoire des armements de l’Otan, fournissant ainsi un itinéraire bien plus fiable que celui traversant le Pakistan.
Mais cette stratégie passe parallèlement par un noyautage des autres voies d’accès au théâtre des opérations.
La Russie, qui prétend au leadership dans la région, s’efforce ainsi de limiter la marge de manœuvre de ses concurrents.
En attestent les tractations menées par Moscou l’année dernière afin d’obtenir la fermeture de la base kirghize de Manas, auparavant utilisée dans le cadre de l’opération “Liberté immuable” et que le président du pays à convenu de fermer en mars 2009 après l’obtention d’un important prêt russe.
Coup de théâtre, Washington et Bichkek ont ratifié en juin suivant un accord sur la création, à Manas, d’un centre de transit appelé à soutenir les opérations de la force internationale en Afghanistan. Bluffée, la partie russe a ressenti ce revirement comme une trahison qui pourrait nuire à ses intérêts dans la région.
Car la donne dans cette partie du monde a changé: considérée par Moscou comme sa sphère d’influence traditionnelle, l’Asie centrale est désormais courtisée en raison de son rôle stratégique et de ses richesses énergétiques par deux géants mondiaux, les Etats-Unis et
la Chine, entre lesquels la Russie cherche à maintenir son statut de grande puissance.

Hugo Natowicz

RIA Novosti

18/3
http://fr.rian.ru/discussion/20100318/186274433.html


7-4 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle. Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda.

Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

 

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime defense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime defense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime defense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan. Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort , la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons   rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous hair et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est enquelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient , organisaient et coordonnaient les soins dans haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach

30 mars

http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-le-terrorisme-lexception-et-la-regle-par-danielle-bleitrach/#more-21166



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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