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17/04/2010

n° 4 - Journal du Yémen - 15-04- Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

n° 4  -  Journal du Yémen - 15-04- Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Dossier du Yémen

  n° 4                                                   15-04-2010

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 1 Politique

a) Yemen

b Les

c Usa 

2 Brèves

2-1 Les USA mettent en garde contre des attaques d'al-Qaïda au large du Yémen.

3  Dossier

3-1 Washington donne son feu vert à l'élimination de Anwar al-Aulaqi.

3-2 Nicolas Marmié : Washington veut la tête de l'américain Anwar al-Awlaki­

3-3 Mise en garde contre une élimination de Aulaqi.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

4-2 Les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Evaresis : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

5-2 Philip Giralda : L'état voyou & sans scrupules.

6 Annexe

6-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

6 Pièce jointe

André Tosel : "L'inhumaine humanité de la guerre"

 



1 Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-1 Sur le terrain

La guerre est terminée"

La guerre contre les rebelles dans le nord du Yémen est "terminée", a affirmé le président Ali Abdallah Saleh, dans une interview à la télévision Al-Arabiya qui sera diffusée ce soir.
Dans des extraits de cette interview mis en ligne sur le site internet Alarabiya.net, le chef de l'Etat yéménite déclare que la mise en œuvre actuelle du cessez-le-feu entre rebelles et gouvernement est "le signe que la guerre a pris fin et qu'il ne s'agit pas d'une trêve passagère".
Les deux parties s'emploient depuis ls 12 févier à consolider la trêve qui a mis fin à six mois de combats dans le nord, dans ce qui est appelé "la sixième guerre" depuis le début des hostilités en 2004.

Ce conflit a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts et plus de 250.000 déplacés.

AFP
19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-20100319FILWWW00484-yemen-la-guerre-est-terminee.php


2a-3 Les grandes manœuvres

Des sympathisants de la rébellion  jugés pour espionnage au profit de l'Iran.(...)

Quatre sympathisants de la rébellion du nord du Yémen ont été traduits en justice lundi pour espionnage au profit de l'Iran, une accusation qui leur fait encourir la peine capitale réclamée par les procureurs.

Arrêtés l'été dernier, les quatre hommes sont accusés d'avoir transmis à l'Iran des photographies d'installations de l'armée et de la sécurité ainsi que de ports et d'îles du pays sur une période s'étalant de 1994 à 2009.
Le président Ali Abdallah Saleh a décrété le mois dernier définitivement finie la guerre contre les insurgés du nord du Yémen qui durait avec plus ou moins de violence depuis 2004.

Mais les trêves dans ce conflit sont rarement durables.

SANAA, 12 avril

(Reuters)



b) Les Houthis

2a-1 Les grandes manœuvres

Nasser al-Aulaqi propose un marché à Washington.

Le père d’Anwar al-Aulaqi, que les Etats-Unis cherchent à éliminer pour ses liens présumés avec Al-Qaïda, a proposé à Washington de cesser de traquer son fils affirmant qu'en échange celui-ci cesserait ses déclarations anti-américaines.

"Que Washington cesse de traquer mon fils pour le capturer ou le tuer, et Anwar cessera de faire des déclarations ou des discours anti-américains", a affirmé Nasser al-Aulaqui dans des propos rapportés lundi par la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazira.

Nasser al-Aulaqi est un ancien ministre yéménite de l'Agriculture et ancien recteur de l'université de Sanaa.

L'influente tribu des Al-Awaliq, à laquelle appartient la famille de l'imam, avait réagi en affirmant qu'elle "ne demeurerait pas les bras croisés si l'on touche à un cheveu de cheikh Anwar al-Aulaqi".

Cette tribu, fortement armée et basée dans les provinces de Chabwa et d'Abyan (est) où se cacherait Anwar al-Aulaqi, a "mis en garde quiconque contre toute coopération avec les Américains" pour la capture ou la liquidation de l'imam.

Pour sa part, le vice-Premier ministre aux Affaires de la Défense et de la sécurité, Rached Mohammed al-Alimi, a affirmé que les autorités recherchaient l'imam.

"Aulaqi figure parmi les personnes recherchées par les forces de sécurité. Il est pourchassé pour être arrêté", a affirmé le ministre dans des déclarations mises en ligne sur le site gouvernemental 26sep.net.

"Si le Yémen reçoit des preuves sur la culpabilité d'Aulaqi, l'Etat agira conformément à la Constitution et aux lois yéménites", a ajouté M. Alimi, laissant entendre que Sanaa était réticent à une possible liquidation d'Aulaqi par les Américains au Yémen.

"L'Etat ira chercher les personnes recherchées là où elles se cachent pour les présenter à la justice", a ajouté M. Alimi, en minimisant la capacité des tribus, pourtant très influentes au Yémen, à soustraire des suspects à la justice.

L'imam, soupçonné d'être lié à l'Al-Qaïda(…)  dans la péninsule arabique (Aqpa), a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan qui a tiré en novembre 2009 sur des soldats à Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il avait par ailleurs affirmé en février dans une interview à Al-Jazira que le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, accusé d'avoir tenté de faire exploser le vol Amsterdam-Detroit le 25 décembre, était son "disciple", mais qu'il n'avait pas lancé de fatwa (avis religieux) lui demandant de commettre cet attentat.

Il avait appelé le mois dernier dans un message audio les musulmans américains à se rebeller contre leur gouvernement.

SANAA,

12 avr 2010

(AFP) -

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100412080922.sipag22s.htm



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

10-04

Un responsable ‘antiterroriste’ américain avait confirmé à l'AFP des informations selon lesquelles l'administration Obama avait donné son feu vert à l'élimination de l'imam Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen.

Afp



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Les USA mettent en garde contre des attaques d'al-Qaïda au large du Yémen.

NB : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis craignent un risque d'attentats du réseau al-Qaïda visant des navires au large du Yémen, autour du détroit contrôlant l'entrée méridionale de la mer Rouge, selon une mise en garde de la Marine militaire américaine.
 "Des renseignements laissent penser qu'al-Qaïda continue de préparer des attaques en mer le long des côtes du Yémen dans le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge et dans le golfe d'Aden", indique cette note émanant de la Direction du renseignement de l'US Navy.
Rien ne permet de dire quand et où le réseau d'Oussama ben Laden compte frapper, mais "les risques que des bateaux soient pris pour cible sont maximaux dans les zones où les manœuvres sont peu faciles", ajoute le texte.
Dans un message audio publié début février sur un site internet, la branche d'Al-Qaïda au Yémen(..)  avait annoncé son intention de s'emparer du Bab el-Mandeb ("la porte des Lamentations").

22/03  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130472&language=fr



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Washington donne son feu vert à l'élimination de Anwar al-Aulaqi.

Le gouvernement américain a donné son feu vert à l'élimination de l'imam Anwar al-Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen et soupçonné d'activités terroristes, a déclaré mercredi à l'AFP un responsable anti-terroriste américain.

"Le gouvernement américain commettrait une erreur s'il ne traquait pas des menaces terroristes comme al-Aulaqi", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat, confirmant ainsi des informations du New York Times.

"Cela ne devrait surprendre personne, surtout pas Anwar al-Aulaqi lui-même, d'être une cible américaine. Oui, c'est un citoyen américain, mais les Américains qui collaborent avec l'ennemi ne jouissent pas de protection spéciale", a-t-il déclaré.

Selon le quotidien new-yorkais, cette autorisation, exceptionnelle dans le cas d'un citoyen américain, a été donnée cette année quand l'administration du président Barack Obama s'est convaincue que l'imam ne se contente plus de soutenir le terrorisme mais y participe directement.

En février, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a confirmé lors d'une audition parlementaire que les services d'espionnage étaient autorisés à tuer des citoyens américains s'ils représentaient une menace directe pour les Etas-Unis.

L'imam, né dans l'Etat du Nouveau Mexique, a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan accusé d'avoir tiré en novembre 2009 sur des soldats à la base de Fort Hood (Texas), faisant 13 morts.

Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans un avion américain le 25 décembre 2009 juste avant son atterrissage à Detroit (nord des Etats-Unis).

"La menace que fait peser Aulaqi sur notre pays ne se limite plus à des mots. Il est désormais impliqué dans des préparatifs" d'attentat, a déclaré un haut responsable américain au New York Times, sous couvert de l'anonymat.

"Les Etats-Unis s'efforcent, comme les Américains s'y attendent, d'éliminer les menaces à leur sécurité et cet individu en est devenu une de par ses propres actes", a ajouté la même source.

Washington considère que le droit international permet d'éliminer des individus ou des groupes qui posent une menace imminente.

Les Etats-Unis ont également dévoilé récemment la base juridique qui couvre, selon eux, les frappes de drones --avions sans pilotes-- qu'ils mènent contre Al-Qaïda et les talibans, en se prévalant du droit à "l'auto-défense", inscrit dans le droit international.

Ces offensives se sont multipliées ces derniers mois tant au Pakistan qu'en Somalie ou sur d'autres "points chauds" où l'armée américaine s'attaque aux militants extrémistes, mais dont l'administration du président Barack Obama refuse de dévoiler les détails.

Dépêche (texte)

07/04/2010 

AFP

http://www.france24.com/fr/20100407-etats-unis-autorisent-elimination-iman-americain-yemen-anwar-aulaqi-terrorisme


3-2 Nicolas Marmié : Washington veut la tête de l'américain Anwar al-Awlaki­

Pour la première fois, un citoyen américain est placé par Washington sur la liste noire des islamistes radicaux. A ce titre, Anwar al-Awlaki­, d'origine yémenite, est susceptible d'être éliminé physiquement par tous les moyens.

« Il doit se douter qu’on ne va pas le chercher pour lui offrir des fleurs », avertit un responsable américain de la lutte antiterroriste. L’imam Anwar al-Awlaki­ ne peut l’ignorer: ce citoyen américain, né en 1971 dans l’État du Nouveau-Mexique, est désormais officiellement sur la liste noire des islamistes radicaux susceptibles d’être éliminés physiquement au nom de la « sécurité nationale ».

Aujourd’hui localisé au Yémen, Awlaki a grandi aux États-Unis. Ingénieur de formation, il a été imam à la mosquée de San Diego (Californie) avant de s’enfuir en 2002 au Royaume-Uni, puis au Yémen, son pays d’origine. Selon le New York Times, son nom serait lié à une douzaine d’attentats (ou tentatives), aux États-Unis, au Canada et au Royaume-­Uni. Y compris à ceux du 11 Septembre… Il passe d’ailleurs aujourd’hui pour l’un des principaux donneurs d’ordres d’Al-Qaïda.

Ses prêches virulents connaissent une large audience chez les musulmans anglophones, à qui il enseigne les règles du djihad et en donne le mode d’emploi. Par l’intermédiaire de son site internet, Awlaki a salué « l’héroïsme » de Nidal Hasan, cet officier américain de confession musulmane qui a tué treize de ses collègues sur la base de Fort Hood, au Texas, en novembre 2009. Et a publiquement affirmé qu’Omar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian auteur de l’attentat manqué contre le vol ­Amsterdam-Detroit, qui a failli coûter la vie à 290 passagers en décembre, était son « disciple ».

Exécution extrajudiciaire

Autant dire qu’il est dans la ligne de mire de Washington, qui fournit une aide militaire importante (près de 70 millions de dollars en 2009) au Yémen, devenu, avec la Somalie voisine, l’une des bases stratégiques d’Al-Qaïda. Les forces gouvernementales yéménites, appuyées par des commandos américains, auraient déjà, à deux reprises, livré des assauts pour mettre la main sur le prédicateur djihadiste. L’utilisation de drones est également envisagée pour le localiser et le supprimer.

Reste la question de sa nationalité. C’est en effet la première fois qu’un citoyen américain est, au moins publiquement, désigné comme cible d’une exécution extrajudiciaire. « Nous avons une autorisation spéciale du Conseil de sécurité nationale », répond laconiquement Dennis Blair, le patron du DNI, les services de renseignements intérieurs. Considéré comme un « ennemi de la nation », Awlaki peut oublier son passeport américain. S’il ne l’a pas déjà brûlé…

Nicolas Marmié

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2570p014.xml1/


3-3 Mise en garde contre une élimination de Aulaqi.

La tribu Al-Awaliq a mis en garde ceux qui coopéreraient à l'élimination de l'imam Anwar al-Aulaqi, autorisée par l'administration Barack Obama, dans un communiqué obtenu samedi par l'AFP.

Dans ce communiqué publié au terme d'une réunion de ses dignitaires et notables, la puissante tribu Al-Awaliq avertit qu'elle "ne restera pas les bras croisés si l'on touche à un cheveu de cheikh Anwar al-Aulaqi".

"Le gouvernement américain commettrait une erreur s'il ne traquait pas des menaces terroristes comme al-Aulaqi", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

S'élevant contre ce "comportement maladroit" de Washington, la tribu Al-Awaliq, fortement armée et basée dans les provinces de Chabwa et d'Abyan (est) où se cacherait Anwar al-Aulaqi, "met en garde quiconque contre toute coopération avec les Américains" pour la capture ou la liquidation de l'imam.

"Celui qui prend le risque de dénoncer notre fils, sera la cible des armes d'Al-Awaliq", conclut le communiqué.

En février, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a confirmé lors d'une audition parlementaire que les services d'espionnage étaient autorisés à tuer des citoyens américains s'ils représentaient une menace directe pour les Etats-Unis.

L'imam, né dans l'Etat du Nouveau Mexique, a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan accusé d'avoir tiré en novembre 2009 sur des soldats à la base de Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans un avion américain le 25 décembre 2009 juste avant son atterrissage à Detroit (nord des Etats-Unis).

SANAA,

10 avr 2010

(AFP) –

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100410074805.ah7ccw0b.htm



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

Le vice-ministre yéménite du Plan, Hicham Charaf Abdallah, a exhorté lundi les donateurs à honorer leurs engagements financiers pris il y a près de quatre ans pour aider son pays, confronté à la pauvreté et à la menace d'Al-Qaïda.

"Le besoin se fait de plus en plus pressant pour la mobilisation des ressources" financières promises en 2006 à Londres pour "réduire la pauvreté et le chômage" au Yémen, a déclaré M. Abdallah au début d'une réunion des "Amis du Yémen", un forum des donateurs à ce pays pauvre de la péninsule arabique.

"Le gouvernement a entrepris des réformes (...), mais le chemin est encore long (...) pour relever les défis qui entravent l'œuvre de développement et sapent les fondements de la sécurité et de la stabilité", a-t-il ajouté.

Il s'adressait aux représentants d'une vingtaine de pays arabes et occidentaux, réunis pendant deux jours à Abou Dhabi.

"Les Amis du Yémen" est un forum créé lors d'une conférence internationale fin janvier à Londres avec l'idée de soutenir le Yémen face aux menaces d'Al-Qaïda, qui avait revendiqué la tentative d'attentat de Noël contre un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit.

Fin février, une réunion des donateurs avait discuté à Ryad des moyens de débloquer le reste d'une aide de 5,7 milliards de dollars promise en 2006 à Londres, dont 2,5 milliards de dollars à la charge des monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe (CCG), voisins du Yémen.

"Jusqu'en 2009, le CCG a honoré 15% de ses engagements, et nous espérons porter ce taux à 30% cette année", a déclaré aux journalistes M. Abdallah, indiquant que les donateurs occidentaux continuaient à s'acquitter de leurs quotes-parts à travers des programmes annuels de coopération bilatérale.

M. Abdallah devait présenter aux participants les projets prévus dans le plan quinquennal de développement du Yémen pour 2011/2015, dont le financement nécessite quelque 44 milliards de dollars.

Sanaa espère juguler le chômage qui touche 34% des jeunes dans un pays où 68% des habitants ont moins de 24 ans, et réduire la pauvreté qui frappe 40% de la population alors que les revenus pétroliers (70% des revenus de l'Etat), sont en baisse constante, a-t-il indiqué.

Le ministre adjoint émirati des Affaires étrangères, Khaled Ghanem Al-Ghaïth, a assuré Sanaa du soutien des donateurs, soulignant toutefois que la sécurité devait être améliorée. Le Yémen est confronté à un regain d'activités d'Al-Qaïda, à un mouvement séparatiste dans le sud et aux conséquences de la rébellion dans le nord.

Avant la réunion, Human Rights Watch (HRW) a exhorté les donateurs à lier leur aide au Yémen à la bonne gouvernance et au respect de la loi.

Les donateurs veulent s'assurer que leur aide soit bien utilisée dans un pays rongé par une corruption dénoncée par l'opposition et des ONG.

A cette fin, les "Amis du Yémen" prévoient une série de réunions techniques, avec une conférence ministérielle en mai à Ryad, puis une autre en septembre à New York, selon des responsables yéménites.

AFP

29 mars

http://www.romandie.com/ats/news/100329114154.3xrseba5.asp


4-2 Les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

Ndlr : La publication de l' article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vuze des auteurs mais doit être vu comme information.

Les insurgés du nord du Yémen pourraient être tentés de marcher sur les traces du Hezbollah libanais, selon des analystes à Sanaa qui s'interrogent sur les objectifs véritables des combattants zaïdites en lutte depuis 2004 contre le pouvoir central.

Farès al-Sakkaf, qui dirige le Centre des études de l'avenir, un organisme indépendant, évoque la perspective d'une formation politique flanquée d'une aile militaire avec un noyau d'administration locale. "Les Houthis n'annoncent pas leurs intentions réelles. Ils disent que l'Etat les empêche de pratiquer leur foi, et que c'est pour se défendre qu'ils ont pris les armes", déclare cet analyste à l'AFP.
"Mais après six campagnes de combats avec l'armée depuis 2004, je pense qu'ils cherchent à avoir un parti politique avec une aile militaire qui pourrait trouver sa place sur la scène politique", comme le Hezbollah au Liban, dit-il."Le réveil" des chiites au Yémen ressemble à celui des chiites du Liban même si "les Houthis ne sont pas une création de l'Iran", souligne M.Sakkaf.
Le zaïdisme, branche du chiisme, a commencé, selon lui, à se politiser lorsque le premier chef de la rébellion, Hussein al-Houthi, a lancé "une réinterprétation des textes religieux de sa communauté pour leur donner un contenu revendicatif". "Ses petits fascicules, largement diffusés, ont dessiné un projet politique" articulé autour de la défense de l'identité zaïdite et de l'hostilité à l'Occident, explique M. Sakkaf.

Allié du pouvoir pendant la période d'ouverture démocratique des années 1990, Hussein al-Houthi a commencé à déranger par son activisme croissant, et c'est une opération pour arrêter cet ancien député qui a déclenché la rébellion en 2004.
Cet activisme, le fait d'un groupe appelé "les jeunes croyants", une aile dure créée par Hussein al Houthi au sein du parti zaïdite modéré Al-Haq, s'est manifesté par un accueil houleux réservé au président Ali Abdallah Saleh lors d'une visite dans le nord en 2003. Il a culminé avec une manifestation monstre et violente dirigée contre l'ambassade américaine à Sanaa en protestation contre l'invasion de l'Irak la même année.

Sur le terrain, les insurges dégradent, selon de nombreux récits, tous les symboles l'Etat mais tentent aussi de créer le noyau d'une administration locale avec des juges, une collecte de l'impôt et la protection des civils zaïdites.
Mohammed al-Dhahiri, professeur de sciences politiques à l'université de Sanaa, ne croit pas toutefois à une ressemblance entre les Houthis et le Hezbollah. "Ils sont différents idéologiquement", estime-t-il pour l'AFP, notamment parce que les Houthis ne vénèrent que cinq imams et que les chiites libanais en révèrent douze. "La géostratégie n'est pas la même", poursuit-il, expliquant que les Houthis peuvent difficilement justifier leur combat par la "résistance à Israël"."

On surestime la force des Houthis là où il faut parler de la faiblesse de l'Etat", dont les projets de développement ont été freinés par les rivalités entre tribus puissantes, faisant le lit de la rébellion, selon cet analyste.
Pour Mohammed Yahia al-Sabri, un dirigeant de l'opposition, "il n'est pas exclu que les Houthis cherchent à contrôler une partie du territoire pour pouvoir négocier une portion du pouvoir".

"Le pays chiite yéménite, négligé et où l'Etat est peu présent, ressemble en effet à la zone chiite libanaise, mais personne ne peut dire avec certitude que les Houthis ont les capacités du Hezbollah et son organisation à moins que quelqu'un veuille qu'il les ait", déclare-t-il, en allusion à l'Iran.

AFP –



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Evaresis : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

 Les dernières inventions de l'Occident pour mieux détruire

 L'imagination de l'homme ne connaît aucune limite pour détruire.  
 On nous parle tous les jours de la Shoah (passée) des Juifs, en oubliant d'ailleurs les Tsiganes et les autres victimes de la barbarie des camps de la honte.

Et on se tait scandaleusement sur les "Shoah" d'aujourd'hui. Il y en a à la pelle, à commencer par celle du peuple Karens en Birmanie.

Sur http://r-sistons.over-blog.com/article-shoah-des-irakiens-nouveaux-concepts-sociocide-mnemocide-cancers-47540727.html
, vous verrez le sort réservé aux Communautés indiennes en Colombie lorsqu'elles gênent les multinationales, ou aux paysans qui revendiquent l'application du Droit : Têtes coupées, fours crématoires, Indiens jetés vivants aux caïmans, etc, et cela par milliers ! Silence de nos médias, plus prompts à s'inquiéter de la popularité de Chavez auprès de son peuple... Et que dire du génocide en Irak, accompli par ceux-là mêmes qui se prétendent les dépositaires du Bien, de la Liberté, de la Démocratie, peuple lui aussi "élu" pour être un modèle, mais aux USA cette fois ?   
 Bilan de l'opération irakienne :
 - Un million et demi de morts (essentiellement des civils)
 - Cinq millions de réfugiés
 - Enfants nés avec des malformations à cause du phosphore blanc et de l'uranium appauvri
 - Manque d'eau potable, d'électricité, de soins de santé
 - Destruction du Système d'Enseignement (génération perdue)
 - Intimidations, enlèvements, meurtres d'universitaires, de journalistes, de médecins, d'ingénieurs, de leaders spirituels... Assassinats ciblés.

Aucune enquête sur les meurtres, pas de coupables, pas de jugements...

Il s'agit d'"éliminer la classe intellectuelle qui aurait pu devenir le fondement d'un nouvel Etat démocratique". Elle est belle, la démocratie imposée par l'Occident ! Et nous devons prendre les USA comme modèle, nous aligner sur cet Etat, participer à ses guerres impériales, dérouler le tapis rouge devant ses dirigeants ?

Avons-nous perdu la tête ?

Nous devons TOUS devenir anti-Américains si nous aimons la paix, la justice, la vérité, si nous aimons notre prochain ! Et toutes ces atrocités se font pour que les financiers et les industriels puissent se goinffrer davantage ?    
 Et cela ne suffit pas, on fait la même chose en Afghanistan, au Pakistan, au Yemen, partout...

C'est ça, le Prix Nobel de la Paix ? Sommes-nous tombés sur la tête ? Parce qu'Obama est noir, souriant, avenant, beau parleur, nous devons nous réconcilier avec l'Amérique de Bush qui a commis des crimes d'Etat, de guerre, contre l'humanité ? Mais Obama est pire, et hypocrite, en plus !
 Et cela ne suffit pas, après tous ces carnages d'ailleurs non couverts par la Presse immonde, on veut faire la même chose avec l'Iran, le Vénézuela, la Syrie, le Liban... et ne parlons pas de Gaza !  
 Et on veut aussi immoler sur l'autel de Mâmon la Chine et la Russie ?

Aucune voix ne s'élève pour dénoncer cela ?

Non, on préfère fustiger ceux qui, naturellement, sainement, dénoncent les atrocités de l'Occident carnassier ?  
 Mais ce n'est pas tout ! Les tueries, les bombardements, les assassinats ciblés ne suffisent pas, voici maintenant de nouveaux concepts pour réduire à néant les peuples : L'urbicide (destruction des villes), le sociocide (destruction de sociétés), le mnémocide (destruction de la mémoire
collective) ! Mais nous sommes cinglés, ou quoi ? On poursuit un Milosevic devant le Tribunal de la Haye alors qu'il commet des atrocités en défendant son peuple agressé sauvagement, et on déroule les tapis rouges devant ceux qui commettent des guerres d'agression, des génocides, des exactions, des crimes de masse, des actes d'une barbarie inouïe, tout cela pour du fric ? Combien d'années de prison pour la soldate américaine qui s'est amusée en photographiant les prisonniers irakiens humiliés ? Et les VRAIS auteurs de ces crimes courent toujours ? Les vrais commanditaires échapperont-ils à la Justice parce qu'ils sont haut-placés et Anglo-Saxons ou Israéliens ?
Qu'est-ce que ce deux poids deux mesures infâme ?

Les peuples en ont assez des crimes impunis, des criminels comme Bush qui reçoivent des millions en donnant des conférences sur leur métier de Président ! Le monde est tombé sur la tête !

L'Occident est une vomissure qui ne mérite que le mépris !

eva R-sistons à l'intolérable
Lundi 29 Mars 2010

http://r-sistons.over-blog.com/


5-2 Philip Giralda : L'état voyou & sans scrupules.

 Bien que nulle part dans le monde les États-Unis ne soient face à un ennemi capable de s'opposer à eux sur le champ de bataille, le budget de la Defense de 2011 sera augmenté de 7,1 pour cent par rapport au niveau actuel. Une grande partie des nouvelles dépenses iront dans des drones, la dernière contribution des USA à la civilisation occidentale, capable de surveiller de grandes surfaces de terrain et de délivrer la mort depuis le ciel.

C'est une vision de la guerre typiquement zunienne, avec un « pilote » assis à un bureau à l’autre bout du monde, capable de détruire une cible tout en bas en appuyant sur un bouton. Hygiénique et automatique, c'est un peu comme un jeu vidéo, sans nettoyage salissant après.

Diffusé récemment, le Bilan Quadriennal de la Defense des États-Unis fait état de la manière dont le Pentagone développera une nouvelle génération de supers drones pouvant rester très longtemps en l'air pour frapper n'importe où et à tout moment dans le monde, afin de tuer ses ennemis.

Certains supers drones pourront voler à des vitesses supersoniques et d'autres seront assez grands pour transporter des armes nucléaires. Conçus pour la Marine, quelques-uns de ces nouveaux drones seront capables de décoller des porte-avions pour étendre la puissance zunienne même aux points chauds les plus lointains. Les drones sont particulièrement estimés par les décideurs car ils n’ont pas d’équipage, peuvent voler au ras du sol et violer « accidentellement » l'espace aérien de quelqu'un sans que ça n’aboutisse nécessairement à un incident diplomatique.

      L'une des raisons majeures pour lesquelles les États-Unis sont devenus l'empire du mal est dans l’adoption des drones comme arme de choix de Washington pour ses assassinats internationaux. Les drones constituent le poing déployé de ce qui se référait d’habitude à la Doctrine Bush. En vertu de la Doctrine Bush, Washington prétend avoir le droit d'user de sa force militaire préventive à tout moment contre quiconque dans le monde, à partir du moment où la Maison Blanche détermine que cette action peut être interprétée comme une Defense des États-Unis. Le vice président Dick Cheney a défini la politique en termes de pourcentage, affirmant que, si une évolution quelque part dans le monde avait 1% de chance de mettre les Zuniens en danger, le gouvernement des États-Unis était tenu d'agir. Il convient de noter que le président Barack Obama n'a renié ni la Doctrine Bush, ni la résolution du 1% de Dick Cheney, et a même été jusqu'à prétendre que les États-Unis font des « guerres justes, » approuvées par le christianisme, une position contestée entre autres par le pape Benoît XVI. Loin d’éviter la guerre et le massacre, le nombre et l'intensité des attaques de drones ont augmenté sous Obama, tout comme le nombre de victimes civiles, auquel fait allusion le splendide euphémisme non ensanglanté de « dommages collatéraux. »

      Des drones tuent en ce moment des gens en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Il convient de noter que les États-Unis ne sont pas en guerre contre tous ces pays. Dans un monde sain d'esprit cela devrait impliquer l’illégalité de ces meurtres en vertu tant du droit international que de la Constitution zunienne. Pour rendre difficile aux Zuniens de partir en guerre, les pères fondateurs des États-Unis se sont servis de contraintes constitutionnelles qui exigent du Congrès une déclaration de guerre. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. Les États-Unis sont embringués dans une guerre quasi continue depuis la Seconde Guerre mondiale, mais la plus récente déclaration de guerre véritable fut celle du 8 décembre 1941. Et puis il y a les opérations spéciales et clandestines qui couvrent le monde. À part Israël, aucun autre pays du monde n'a une politique avouée ouvertement d’agissements meurtriers contre des gens. On pourrait penser qu’en conséquence la communauté internationale regarderait en parias à la fois Tel Aviv et Washington, mais la peur de froisser la seule superpuissance du monde et son principal État satellite fait avorter la plupart des critiques. Les nations se sont en majorité résignées à laisser agir comme ils leur plaisent les équipes d'assassins et les drones armés des feux de l’enfer. Si l'Iran utilisait des drones et faisait la peau de ses ennemis en des lieux comme Dubaï, vous pourriez être sûr que la réaction serait vraiment différente.

      Et ça ne s'arrête pas là. Eric Holder, l’Attorney Général (ministre de la Justice) d’Obama a en réalité bloqué toute enquête sur le recours à la torture des fonctionnaires zuniens, majoritairement de la CIA. L'administration prétend avoir cessé la pratique, mais a déclaré que personne ne sera puni pour avoir obéi à l’ordre de soumettre des prisonniers à la torture de la noyade, un argument qui était inacceptable au procès de Nuremberg en 1946 et qui ne devrait pas être acceptable maintenant. Les États-Unis sont signataires de l'accord international sur la torture et il y a aussi des lois fédérales et locales qui interdisent soit de la pratiquer, soit de la permettre. C’est pourquoi la décision du pouvoir consiste essentiellement à ignorer les crimes graves qui ont été commis contre des individus qui, dans de nombreux cas, étaient à la fois sans Defense et totalement innocent. Ça ignore aussi la participation des juristes du ministère de la Justice et des médecins de la CIA dans le processus, une participation que beaucoup auraient considéré à la fois immorale et contraire à l'éthique.

Pire que tout, ça permet de laisser s’échapper de vrais criminels de guerre, des gens comme George Tenet et ceux de la Maison Blanche qui ont approuvé cette pratique. Tenet on s'en souvient la médaille présidentielle de la liberté et un contrat d’avocat de 4 millions de dollars. Il enseigne toujours à l’université Georgetown.

Les juristes du ministère de la Justice, John Yoo et Jay Bybee, qui ont fabriqué l'argumentation juridique de la torture, sont maintenant respectivement professeur titulaire à Berkeley et juge à la Cour d'appel fédérale. On suppose que les véritables tortionnaires de la CIA seront toujours employés par le gouvernement fédéral ou bénéficieront d'une retraite confortable. Voilà pour le devoir de rendre des comptes pour les crimes de guerre sous le président Obama.

      Enfin, il y a l'assassinat. Le 3 février, Dennis Blair, le directeur du Renseignement intérieur, a fait remarquer lors d'un briefing au Congrès que les États-Unis se réservent le droit de tuer leurs citoyens à l'étranger quand ils sont « impliqués » activement dans des groupes considérés comme terroristes. L’implication est naturellement une expression très mouvante procurant une liberté maximum à ceux qui cherchent à faire un cas de l'exécution sommaire. Une liste de cibles implique une sorte de processus propre dans lequel un fonctionnaire du gouvernement prend une décision qui doit être basée sur des directives, mais elle ne permet pas à l'accusé de rejeter ou de contester la preuve contre lui. Il convient de noter également que personne au Congrès n’a objecté devant la déclaration de Blair, et que les médias n’ont guère signalé l'affaire. Ce qui suggère que la tolérance envers l’activité illégale et immorale imprègne désormais l’establishment. Comme l’a commenté Bruce Fein, l’ancien procureur général adjoint de Reagan, le pouvoir de suspendre les droits constitutionnels de quelqu’un à l'étranger peut être étendu à quiconque aux États-Unis. Il suffit de le déclarer combattant ennemi en vertu des clauses de la loi sur les commissions militaires. Bien que c’était un citoyen zunien, Jose Padilla a été démis de son droit constitutionnel en un procès équitable, et a été arrêté à Chicago, pas à l'étranger. Pouvons-nous anticiper les exécutions extrajudiciaires de citoyens zuniens aux États-Unis dans le cadre de la guerre contre le terrorisme ? Bien sûr que nous le pouvons.

      Trois chances et vous êtes fini, M. Obama. Votre régime tolère le meurtre préventif et le tir de missiles contre des habitants de pays qui ne sont pas en guerre avec lui, laisse en liberté les tortionnaires et ceux qui permettent la torture, et prétend avoir le droit d'assassiner ses propres citoyens partout dans le monde sur la base de preuves secrètes. Ronald Reagan a autrefois décrit sa vision des États-Unis comme une ville brillante sur une colline. Ces dix dernières années, la ville brillante est devenue l’États Voyou absolu, glorifié par la puissance et l'orgueil en dépit des signes visibles de déclin et de l’avancée inexorable vers une chute catastrophique.

Philip Giralda,

Ancien officier de la CIA, Philip Giraldi est aujourd’hui conseiller de rédaction à l’American Conservative et associé à l’American Conservative Defense Alliance.

11 mars 2010

Original : original.antiwar.com/giraldi/2010/03/10/the-rogue-nation/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Antiwar.com,
http://www.internationalnews.fr/article-l-etat-voyou-par-philip-giralda-47058363.html 



6 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle.

Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda.

Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime défense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime défense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime défense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan. Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort, la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous haïr et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est en quelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient , organisaient et coordonnaient les soins dans Haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach

30 mars
http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-le-terrorisme-lexception-et-la-regle-par-danielle-bleitrach/#more-21166



6 Pièce jointe ( A la demande).

André Tosel : "L'inhumaine humanité de la guerre"

A la Maison de la poésie avec les Amis de l’Humanité, André Tosel a offert à une assistance emportée par le rythme haletant de l’exposé une cérémonie de haut vol.

En débat, Jaurès, le capitalisme transnational et la guerre mondialisée.

Retrouvez ici l’intégralité de ses propos.

Il ne lit pas, il ne dit pas, il ne raconte pas, il professe. Et l’on comprend mieux ce que ce mot peut avoir d’admirable quand on a eu la chance, trop rare, d’entendre une leçon d’André Tosel. Le philosophe, ancien professeur à la Sorbonne et à Nice, a choisi, encouragé par Charles Silvestre et Claude Guerre, les maîtres de céans, d’interroger de plein fouet l’énigmatique phrase de Jaurès qui sert de prétexte à ces rencontres. Il l’affronte pendant une heure trente de combat sans pause, dans ce qu’elle a de plus désarmant, de plus terrifiant peut-être : ce qu’il appelle «  l’inhumaine humanité de la guerre  ».

Le scandale d’une humanité qui n’a pas renoncé à la guerre.

Une humanité qui, plus exactement, est retournée en barbarie, dans l’affrontement inexpiable des empires coloniaux à la fin du XIXe siècle, au moment où les nations européennes libérées de leurs conflits d’unité nationale semblaient aborder les rivages civilisés. C’est ce scandale qui a bouleversé Jaurès au beau milieu de sa vie d’intellectuel et de militant, c’est aussi ce scandale pressenti, analysé et dénoncé, qui l’a tué, en entraînant le monde dans l’abîme de la Première Guerre mondiale – et bientôt de la Seconde.

Mais c’est encore ce scandale qui nous ronge, nous autres «  prolétaires de tous les pays  », qui, aujourd’hui comme hier, voulions changer de monde et n’y sommes pas parvenus. Dans ce parcours lucide qui côtoie sans cesse le désespoir sans y verser, Tosel convoque un florilège de figures tutélaires. Avec les mots les moins arides qu’on puisse aligner, il montre comment et pourquoi Jaurès emprunte à Marx, aux métaphysiciens allemands et au mouvement révolutionnaire et ouvrier français, comment il s’écarte à la fois de Bergson, d’Auguste Comte ou de Kant, comment il anticipe Lénine, Rosa Luxemburg ou Gramsci.

Comment, en fin de compte, sa vision d’une «  évolution révolutionnaire  », d’une «  interpénétration des contraires  » qui contraigne le capital à entendre la classe ouvrière sur les conditions d’une transformation inédite des rapports sociaux, fut noyée à contre-courant d’une histoire vomissant une violence aussi radicale qu’imprévue. Jaurès a échoué, mais nous restons les héritiers de sa persévérance : celle qui relève le défi de ce combat infini contre la violence. Tosel distingue et clarifie quatre versants du «  carré  » où agir face à la guerre mondialisée de notre époque. Dans les rôles principaux, la politique impériale du supergrand militaire, une multiplicité de conflits nationalitaires à tonalité raciste et potentiellement génocidaires, une culture de la vie quotidienne hantée par la concurrence et tentée par la violence contre «  l’autre  », et un capitalisme transnational obsédé par l’exploitation sans fin du travail et des hommes. Le pire est-il certain, se demande Tosel L’optimisme, en tout cas, est affaire de volonté.

 Le texte intégral est en pièce jointe.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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