Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

18/04/2010

n°478 - Journal d'Irak - 18/03/ au 17-04-10 - Début - 1 366 350 morts Irakiens depuis l'invasion et l'occupation américaine et britannique...

n°478 - Journal d'Irak - 18/03/ au 17-04-10  -  Début  - 1 366 350 morts Irakiens depuis l'invasion et l'occupation américaine et britannique... 



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°478                 du 18/03/10                  au 17-04-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

1 366 350 morts Irakiens depuis l'invasion et l'occupation américaine et britannique...

Manifestations anti-américaines.  

The Power of Nightmares, ou comment fabriquer des cauchemars

Iyad Allawi vainqueur des législatives.

La victoire d'un nationaliste chiite laïque couvé par … Washington !

Elections législatives : Match aller…

Le cadeau empoisonné de Nouri al-Maliki : Rations alimentaires diminuées.

Paroles & action du bientôt président...

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

Suite

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 "Toucher Saddam, c'est humilier tous les Irakiens"

5-2 Permission accordée.

5-3 "Effroyables imposteurs" sur Arte: le roi est nu.

5-4 David Walsh : Démineurs, la cérémonie des oscars et la réhabilitation de la guerre en Irak.

5-5 Jean-Luc Douin : The Power of Nightmares, ou comment fabriquer des cauchemars.

 



Tiré à part : 

1 366 350 morts Irakiens depuis l'invasion et l'occupation américaine et britannique...
Le chiffre est choquant et consternant.
Il est environ 10 fois supérieur à la plupart des estimations données dans les médias américains, et est basé sur une enquête scientifique valide sur les pertes irakiennes violentes causées par l'invasion américaine de mars 2003.
Cette étude, publiée dans le prestigieux journal médical « The Lancet », a évalué que plus de 600,000 Irakiens avaient été tués suite à l'invasion depuis juillet 2006.

Les pertes irakiennes n'ont jamais cessé depuis lors. Le compteur ci-dessus fournit une mise à jour quotidienne brute de ce chiffre, basé sur un taux d'augmentation tiré du « Iraq Body Count » <http://www.iraqbodycount.org/> .

(Voir l'explication complète. <http://www.justforeignpolicy.org/deathcount/explanation> )
Ce bilan humain dévastateur demande une plus grande reconnaissance. Il éclipse le génocide rwandais, et les dirigeants des USA en sont directement responsables. Pas étonnant qu'ils ne le disent pas publiquement.

Voici le code HTML simple pour afficher le compteur sur votre site Web <http://www.justforeignpolicy.org/iraq/iraqdeaths_fr.html#post> et aider à passer le mot.

<http://www.justforeignpolicy.org/iraq/iraqdeaths_fr.html

 

 Manifestations anti-américaines.  

11/04

Des milliers d'Irakiens sont descendus dans les rues de Bagdad et des autres villes du pays, vendredi, à l'occasion du 7ème anniversaire de l'occupation des forces américaines, pour manifester contre l'occupation et la présence américaines, a constaté l'IRIB.
Dans Nadjaf, les manifestants brandissaient des drapeaux irakiens et des pancartes sur lesquelles on lisait: "Non, à l'Amérique", "Non à l'occupation".

Les manifestants scandaient des slogans en faveur de l'unité nationale.

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/33347-irak-manifestations-anti-americaines


The Power of Nightmares, ou comment fabriquer des cauchemars

 Comment les puissants de ce monde génèrent la peur pour imposer leur politique.

Al-Qaida serait un leurre créé de toutes pièces, un cauchemar soigneusement élaboré et nourri par l’élite qui prétend nous protéger d’une terreur qu’elle fabrique.

Quelle meilleure méthode pour imposer de nouveaux pouvoirs au monde et justifier les visées expansionnistes des faucons de Washington ?

 Adam Curtis.


Iyad Allawi vainqueur des législatives.

L'ancien Premier ministre Iyad Allawi, a remporté les élections législatives en s'octroyant 91 sièges au Parlement contre 89 au Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, selon des résultats officiels annoncés vendredi par la commission électorale.

L'Alliance nationale irakienne (ANI), qui rassemble des partis religieux chiites, arrive en troisième position avec 70 sièges alors que l'Alliance Kurdistania des deux grands partis kurdes obtient 43 sièges.

(Source AFP)

26-03

http://www.liberation.fr/monde/0101626915-iyad-allawi-vainqueur-des-legislatives-en-irak?xtor=EPR-450206

 

La victoire d'un nationaliste chiite laïque couvé par … Washington !

27.03.

Né à Bagdad il y a 64 ans, Iyad Allaoui est issu d'une famille chiite très prospère, qui a donné jadis plusieurs hauts responsables politiques à la monarchie irakienne renversée en 1958. Lui-même laïque, il fut, de 1961 à 1971, compagnon de route de Saddam Hussein et membre important du Parti Baas.

En rupture avec le parti unique instauré à Bagdad, Iyad Allaoui, devenu médecin, choisit l'exil fin 1971, d'abord vers le Liban puis à Londres, où il échappera miraculeusement, en 1979, il n'aura alors de cesse de renverser Saddam Hussein.

Il se rapproche de la CIA américaine et du MI 6 britannique, obtient des fonds et certains soutiens "techniques" grâce auxquels il fomentera, en 1996, un complot de l'intérieur réunissant plusieurs dizaines d'officiers supérieurs du régime.

Découverts, ses alliés seront exécutés. Sans abandonner complètement M. Allaoui, qui obtiendra le soutien discret de l'Arabie saoudite et de plusieurs monarchies du Golfe, la CIA se tournera après cet échec vers l'un de ses proches parents par alliance, Ahmad Chalabi, alors banquier de son état, pour préparer le renversement du régime en 2003.

"Le petit Saddam"

Rentré en Irak dans le sillage des troupes américaines, à l'instar de MM. Chalabi, Nouri Al-Maliki, de son prédécesseur Ibrahim Jaffari et de bien d'autres politiciens irakiens exilés, M. Allaoui est nommé, par le proconsul américain de Bagdad Paul Bremer, chef du premier gouvernement intérimaire irakien en 2004. Il restera à la tête du pays moins d'un an et sera battu par ses rivaux chiites religieux lors des premières élections parlementaires de l'ère post-baassiste en 2005.

Durant ce mandat, marqué par une forte corruption des élites - son ministre de la défense, Hazem Al-Chaalan, parviendra à détourner près d'un milliard de dollars avant de s'enfuir à l'étranger -, M. Allaoui couvre de son autorité les deux offensives américaines, en juin 2004 et avril 2005, sur Fallouja, alors bastion des résistants. Il y gagne la réputation d'un homme à poigne, ce qui lui vaut le surnom de "petit Saddam".

Aussi peu charismatique que Nouri Al-Maliki, M. Allaoui, qui met rarement les pieds à la mosquée, fut longtemps perçu comme une "marionnette" des Américains. Il s'est ensuite forgé une image de nationaliste sévère peu porté au compromis.

Son Bloc irakien, qui arrive en tête des élections, compte une soixantaine de partis et personnalités, majoritairement arabes, nationalistes et sunnites.

http://www.lemonde.fr/

 

Elections législatives : Match aller…

Nouri al-Maliki a raison d’être furieux du résultat des élections législatives : il a bourré les urnes partout où il l’a pu et se retrouve quasiment à voix égales avec le pro-américain Iyad Allaoui qui n’a pratiquement pas fait campagne - pour des raisons de sécurité - et qui vit la plupart du temps à l’étranger depuis sa défaite électorale de 2005.
Certes, dans le sud de l’Irak, majoritairement de confession chiite, Maliki ne pouvait pas s’opposer aux Gardiens de la révolution iranienne qui avaient reçu l’ordre de faire en sorte que la coalition d’Ammar al-Hakim l’emporte, au moins dans quelques régions. Cela n’inquiétait pas Maliki qui pensait contrôler la situation ailleurs, et surtout que la Haute commission électorale lui étant acquise ; il gagnerait les élections législatives, haut la main, comme cela avait été le cas lors des élections régionales de janvier 2009.
Un coup monté par la CIA ?
Rien n’a fonctionné comme Maliki l’avait prévu ! S’estimant humilié, il exige maintenant un recomptage manuel des bulletins, et menace les membres de la Haute commission électorale d’arrestation, s’ils n’y consentent pas. Au banc des accusés, la société informatique américaine Nashita que les partisans d’Al-Hakim accusent d’avoir modifié les résultats électoraux, via un système de communication appelé VAST qui la relie à son siège social aux Etats-Unis. Avec Maliki, ils se disent victimes d’un coup monté, de longue main, par la CIA avec l’aide, sans doute, du général Muhammad Abdallah Shahwani, ancien directeur de l’INIS (Iraqi National Intelligence Service - pro américain) *. Le Général, viré par Maliki après le « Mercredi noir », c'est-à-dire les attentats d’août 2009 contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances (plus de 100 morts et 600 blessés), avait désigné les Gardiens de la révolution iranienne comme étant les instigateurs du massacre.
Les ambassadeurs américain et britannique à Bagdad ont assuré les membres de la Haute commission électorale qui refusent de recompter les voix, de leur soutien et de leur protection physique ainsi que de celle de leurs familles. Pour temporiser, Jalal Talabani, Président de la République, a abondé dans le sens de Maliki, mais en proposant que cela n’ait lieu que dans certains bureaux de vote. Il faut dire qu’il a été mis en minorité, dans son fief de Soulimaniya, par Nushirwan Mustapha son ancien n°2 qui a rappelé les liens de quasi vassalité qu’entretenait Talabani avec les Gardiens de la révolution iranienne du temps de la guerre Iran-Irak.
Match retour au Parlement
Le match retour aura lieu au Parlement où la coalition kurde Barzani/Talabani et les partisans de Moqtada Sadr (environ 40 députés) peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Seulement voilà, Moqtada est d’accord pour s’allier à Al-Dawa, mais pose une condition : que Nouri al-Maliki ne soit plus Premier ministre. Il y a entre eux les corps des combattants de l’Armée du Mahdi tués lors des assauts de Bassora et de Sadr City, et de l'annonce faite en pleine campagne électorale qu'il est toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt - émis à l’instigation des Britanniques – pour avoir fait assassiner l’ayatollah pro-occidental Majid al-Khoï, en avril 2003.
Autre match enfin, mais à longue haleine : celui de la résistance qui juge ces élections « nulles et non avenues ».

Elle prend acte du nouveau rapport de force au sein du régime de Bagdad, et poursuit son combat pour libérer l’Irak de la « double occupation et de ses agents ».

Lire :Irak : terrorisme et services secrets
(Appendice 1 : Al-Sahwani et l’Inis, service secret made in USA)
http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-terrorisme-et-services-secrets-38735234.html
Gilles Munier

 

Le cadeau empoisonné de Nouri al-Maliki : Rations alimentaires diminuées.

Avant les élections législatives, Nouri al-Maliki promettait tout à tout le monde… s’il était réélu.

Comme cela risque fort de ne pas l’être, il a fait un cadeau empoisonné à son successeur en décidant de diviser par deux l’aide alimentaire accordée à plus de la moitié de la population, selon une estimation du ministère du Commerce.

Cette aide mensuelle (1), mise en place en 1995 par Saddam Hussein dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture », comprenait du riz (trois kilos par personne); du sucre (deux kilos par personne) ; de l’huile (un litre par personne) ; de la farine (neuf kilos par personne); du lait pour adultes (250 grammes par personne) ; du thé (200 grammes par personne) ; des fèves (250 grammes par personne) ; du lait pour enfants (1,8 kilo par enfant) ; du savon (250 grammes par personne) ; des détergents (500 grammes par personne) ; et de la purée de tomate (500 grammes par personne).

Depuis avril 2003, les Irakiens accusaient le régime américano-iranien d’incompétence et de corruption dans la distribution des rations alimentaires. Une étude conduite, en 2008, par Oxfam Internationale et l’ONG irakienne al Amal avait confimé leurs dires. Sur 1700 femmes des provinces de Bagdad, Ninive, Bassora, Kirkouk et Nadjaf: 30% déclaraient n'avoir jamais reçu d'aide de la part du gouvernement au cours des cinq dernières années, tandis que 76% , veuves,  n'avaient reçu aucun soutien de qui que ce soit (2).

En 2009, une enquête a révélé que les rations n’avaient pas été distribuées à 18% de la population depuis un an, et que les produits essentiels étaient de très mauvaise qualité. Le scandale a fini par éclater quand on a appris que Abdul-Falah al-Sudani, ministre du Commerce (3), importait des aliments périmés. Ses deux frères, qui travaillaient pour la force de sécurité du ministère, avaient détourné plusieurs millions de dollars dans le cadre de contrats d'importation. Ils menaient la grande vie : une vidéo placée sur YouTube les montra éméchés, en compagnie de femmes vêtues du strict minimum. Suite à ce scandale, 997 mandats d'arrêt furent émis pour corruption, mais trop tard, une partie des suspects – pour la plupart membres d’Al-Dawa - avait fui à l’étranger.

La décision de Nouri al-Maliki de réduire le nombre des bénéficiaires de l’aide alimentaire et de la diviser de moitié, est présentée comme une tentative de rationalisation du système. Ce n’est pas l’avis des Irakiens qui vont se serrer un peu plus la ceinture, tandis que l’argent des ventes du pétrole engraisse la nomenklatura au pouvoir (4).

Notes :

(1) Source IRIN, organisme d’information rattaché au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

(2) Quel Irak pour les Irakiens ? par Xavière Jardez (AFI-Flash, n°92 – 2/5/09)

(3) Abdul-Falah al-Sudani, né en 1947 à Bassora, est membre du Parti Al-Dawa – Organisation Irak, un courant différent de celui dirigé par Nouri al-Maliki. Il a été ministre de l'Education nationale dans le Gouvernement irakien de transition (du 3 mai 2005 au 20 mai 2006 – Premier ministre : Ibrahim al-Jaafari).

(4) Après la Révolution de juillet 1968, le gouvernement baasiste allouait à chaque Irakien des produits alimentaires essentiels à un prix inférieur à celui du marché, à retirer dans un magasin du quartier où les habitants étaient enregistrés automatiquement.
Publié le 3 avril 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Gilles Munier
3 avril

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...



L'Irak en chiffre: du 18/03/10  au 17-04-10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

232 + x

43 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

X

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

95

417

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



2-1 Occupation de l'Irak

03.04.

Les Sahwa sont régulièrement la cible des éléments encore actifs de la résistance, qui bien que largement affaibli, a encore les capacités d’exécuter des attaques.

Estimé à 94 000, les Sahwa sont formés en majorité d'anciens résistants ralliés à l'armée américaine, moyennant financement...

Ces miliciens ont largement contribué à faire reculer le réseau et diminuer les attaques dans ces régions qui constituaient depuis 2003 les foyers de l'insurrection anti-américaine.

Leur contrôle, précédemment américain, a été transféré entre janvier et avril 2009 au gouvernement irakien.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/03/sa...



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Maliki

Maliki accuse l'envoyé de l'ONU d'inaction face à la fraude

Le Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, a sévèrement critiqué dimanche l'envoyé spécial de l'ONU en Irak, Ad Melkert, qu'il a accusé d'inaction face aux accusations de fraude.
   Selon les résultats officiels annoncés vendredi par la commission électorale, le Bloc irakien de l'ancien Premier ministre laïque Iyad Allawi a obtenu 91 sièges au Parlement, contre 89 pour l'Alliance pour l'Etat de droit de Maliki, sur un total de 325.
 "Si j'étais à la place de Melkert et face à cette vague de problèmes, j'aurais dit: 'vous devez user de tous les moyens pour effectuer un nouveau décompte'. Mais Melkert a dit: 'c'est difficile en raison du temps (que cela prendrait)'", a indiqué Maliki à la télévision locale Soumeria.
  Juste avant la publication des résultats officiels, Melkert a qualifié les législatives de "crédibles" et salué le scrutin comme un "succès" pour l'Irak, appelant les différents candidats à en "accepter les résultats".
 L'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Christopher Hill, et le commandant des troupes américaines, le général Ray Odierno, ont eux aussi jugé qu'il n'existait "aucune preuve de fraudes massives ou sérieuses".
   Les partisans de Maliki, qui évoque des irrégularités dans le décompte des voix, ont réclamé un nouveau décompte manuel des bulletins, une demande rejetée par la commission électorale.
"J'ai demandé à la commission électorale indépendante d'Irak un nouveau décompte manuel, ils ont refusé et les Nations unies se sont montrées hostiles à ma demande de manière plus véhémente" que la commission, a poursuivi Maliki.
"Les Nations unies auraient dû se montrer plus motivées et s'imposer plus auprès de la commission pour qu'elle accepte la demande du peuple" d'un nouveau décompte, a-t-il encore dit.
Allawi a lancé samedi les négociations pour former une coalition gouvernementale avec l'ensemble des forces politiques mais la tâche s'annonce difficile et de longue durée.
Venant compliquer aussi cette tâche, un avis de la Cour suprême, réclamé par Maliki, a jugé que la formation d'un gouvernement pouvait être confiée à une alliance de listes qui se sont présentées indépendamment au scrutin mais qui ensemble totalisent le plus grand nombre de sièges au Parlement.
Si la liste de Maliki réussit à former une plus grande coalition avec d'autres listes, elle pourrait ainsi être chargée de former le cabinet.
 Maliki a d'ailleurs affirmé que "les prochains jours verront l'annonce d'une coalition qui formera le prochain gouvernement. La coalition sera composée des forces qui ont été au cœur du processus politique: l'Alliance de l'Etat de droit (son parti), l'alliance nationale irakienne (chiite), le Front de la concorde (sunnite) et l'alliance kurde".
Allawi avait contesté l'avis de la Cour suprême. "Le bloc qui a remporté le plus de sièges est celui chargé de former le gouvernement même s'il n'a gagné que d'une demi-personne".

29/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131267&language=fr 


2 Confection d'un gouvernement fantoche

21-03

Nouri al-Maliki, devancé en nombre de voix par son concurrent Iyad Allawi aux législatives du 7 mars, a appelé, dimanche 21 mars, "la haute commission électorale à répondre aux demandes des partis politiques de réaliser un nouveau décompte des voix manuellement", selon un communiqué officiel. Une demande partiellement rejetée par la commission électorale.

Soulignant qu'il était toujours "le chef des forces armées" et responsable de "la politique du pays", le premier ministre a expliqué souhaiter un nouveau décompte "afin de préserver la stabilité politique, empêcher une dégradation de la situation sécuritaire et un retour à la violence".
"Il y a des signes de manipulations dans le dépouillement qui ont provoqué des inquiétudes et un mécontentement de la part de l'opinion publique", a estimé un conseiller de M. Maliki.

La commission et l'ONU ont rejeté ces accusations malgré un dépouillement qui traîne en longueur et qui a provoqué des accusations de fraudes dans la plupart des camps.

21-03

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/03/21/le...

25-03

A Bassorah, dans le sud du pays, 500 partisans de Maliki ont manifesté mercredi devant le siège du gouvernement provincial pour demander un nouveau dépouillement des suffrages

http://fr.news.yahoo.com/4/20100324/twl-irak-violence-38cfb6d_1.html

 

Iyad Allawi vainqueur des législatives.

L'ancien Premier ministre Iyad Allawi, a remporté les élections législatives en s'octroyant 91 sièges au Parlement contre 89 au Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, selon des résultats officiels annoncés vendredi par la commission électorale.

L'Alliance nationale irakienne (ANI), qui rassemble des partis religieux chiites, arrive en troisième position avec 70 sièges alors que l'Alliance Kurdistania des deux grands partis kurdes obtient 43 sièges.

(Source AFP)

26-03

http://www.liberation.fr/monde/0101626915-iyad-allawi-vainqueur-des-legislatives-en-irak?xtor=EPR-450206

 

al-Maliki reproche à l'ONU de n'avoir pas appuyé sa demande de recomptage des votes

29/3

Le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki a critiqué les Nations unies pour n'avoir pas soutenu sa demande de procéder à un nouveau comptage des bulletins de vote à l'issue des législatives du 7 mars.Les reproches qu'il a adressés dimanche soir à l'ONU sont les derniers d'une campagne destinée à contester les résultats montrant que le Bloc Irakien de son rival de longue date, l'ex-chef du gouvernement Iyad Allaoui, a obtenu plus de sièges que sa liste.

Le Premier ministre sortant a épinglé le représentant spécial des Nations unies pour l'Irak Ad Melkert pour n'avoir pas poussé la commission électorale à approuver le recomptage réclamé par son bloc au motif que des irrégularités auraient été commises.

"L'ONU aurait dû encourager plus avant la commission (électorale) à procéder à un nouveau comptage", a-t-il dit, estimant que les Nations unies "ne devraient pas être" un "parti" impliqué dans le processus politique.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100329/twl-irak-elections-resultats-1def439_2.html

 

Le Conseil suprême islamique d'Irak prêt à un accord avec Irakia

Le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII), refuse de siéger dans un gouvernement en l'absence de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, ce qui pourrait favoriser son retour aux affaires après la courte victoire de son parti aux législatives du 7 mars.

Ammar Hakim, chef de file de ce mouvement très proche de l'Iran, s'est en outre dit prêt à former une coalition gouvernementale avec Irakia, parti non confessionnel d'Iyad Allaoui.

Les résultats très serrés du scrutin pourraient donner lieu à de longues tractations susceptibles de raviver les tensions entre communautés religieuses avant le retrait du corps expéditionnaire américain, prévu fin 2011.

Le CSII fait partie de l'Alliance nationale irakienne (ANI), arrivée en troisième position, tout comme le mouvement de l'imam chiite radical Moktada Sadr.

Irakia a remporté 91 des 325 sièges parlementaires, soit deux de plus que L'Etat de droit, mouvement chiite du Premier ministre sortant Nouri al Maliki. L'ANI, qui fait figure d'arbitre, en a quant à lui obtenu 70.

L'Etat de droit a entamé des négociations avec les sadristes et un accord marginaliserait Irakia, malgré sa victoire.

"Faire pression sur Irakia c'est faire pression sur une part importante du peuple irakien. Nous ne siègerons dans aucun gouvernement si la liste Irakia n'y est pas représentée", a déclaré Ammar Hakim, dont les propos, enregistrés la veille, ont été diffusés jeudi par la chaîne de télévision du CSII.

Le chef de file du CSII a par ailleurs récusé les allégations selon lesquelles Iyad Allaoui, un chiite laïque, serait lié au parti Baas de Saddam Hussein.

"Je ne peux pas me porter garant pour tous les candidats d'Irakia qui l'ont emporté, mais je peux confirmer qu'Irakia en tant que liste n'est pas baasiste", a-t-il ajouté.

L'élection de six représentants du mouvement a été invalidée par la commission de débaasisation.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100401/twl-irak-elections-38cfb6d.html

03-04

Près d'un mois après des élections législatives qui se sont soldées par un résultat indécis, les partis nationaux sont engagés dans des tractations pour former une majorité parlementaire.

L'alliance laïque de l'ancien Premier ministre Iyad Allawi, qui a capté le vote de la minorité sunnite, a devancé de peu celle du chef du gouvernement sortant Nouri al Maliki.

Ce dernier tente de conclure un pacte de gouvernement avec l'Alliance nationale irakienne, coalition de partis chiites où figurent notamment le courant politique de Moktada Sadr.

Ce dernier, qui ne pardonne pas à Maliki la mise au pas en 2008 de ses miliciens de l'Armée du Mahdi, organisait vendredi et samedi un référendum dans tout l'Irak pour choisir le futur Premier ministre parmi six personnalités, dont Allaoui et Maliki.

AFP

 

Maha Salem : Trouver une coalition
Le vainqueur des législatives, Iyad Allawi, a lancé les négociations marathon avec l’ensemble des forces politiques pour former un gouvernement. Mais avec une faible majorité, sa tâche s’annonce difficile.
Après avoir  remporté les élections  législatives en Iraq, Iyad Allawi a lancé  cette semaine les négociations pour former une coalition gouvernementale avec l’ensemble des forces politiques.  Une tâche qui s’annonce  difficile et de longue  durée. D’un côté, le nouveau gouvernement  ne devrait pas voir le jour avant  plusieurs semaines car le vainqueur  ne dispose pas d’une  majorité  absolue pour former, seul, le cabinet et  devra se  livrer à des tractations  difficiles pour rassembler  une coalition gouvernementale. De l’autre  côté, un avis de la Cour  suprême sur  une  interprétation d’un article de la Constitution lié à la désignation  du chef du  gouvernement  pourrait générer une grave crise  politique et retarder encore plus la formation du cabinet. Réclamé par le premier ministre  iraqien sortant  Nouri Al-Maliki, un avis de la Cour  suprême a jugé  que la formation d’un gouvernement  pouvait  être confiée  à une alliance de listes qui se sont  présentées indépendamment au scrutin  mais qui ensemble totalisent le plus grand nombre de sièges au  Parlement. Si la liste de M.  Maliki réussit  à former  une plus grande coalition avec d’autres  listes, notamment l’Alliance des partis  chiites religieux (70 sièges) ou l’Alliance  kurde (43 sièges),  elle  pourrait ainsi  être  chargée de former le cabinet.

Déjà, M. Maliki a  annoncé que « les prochains  jours   verront l’annonce  d’une coalition qui formera le  prochain gouvernement. La coalition sera composée des forces qui ont  été au cœur   du  processus  politique :  l’Alliance de l’Etat de  droit (son parti), l’Alliance  nationale irakienne (chiite), le Front de la concorde (sunnite) et l’Alliance  kurde ».
Des déclarations rejetées par l’autre camp. Allawi a contesté l’avis de la Cour suprême. « La Constitution est claire. Le bloc qui a remporté le plus (de sièges) est celui chargé de former le gouvernement même s’il n’a gagné que d’une demi-personne », a affirmé Allawi en expliquant que « le gouvernement actuel du frère Maliki comprenait des alliances comprenant les Sadristes, le Conseil islamique et d’autres qui se sont retirés de l’alliance ». « Si l’on applique cette règle, le gouvernement aurait dû démissionner depuis longtemps car il ne représente plus la  majorité », a affirmé Allawi.
Pour accélérer la formation du gouvernement, Allawi a chargé le vice-premier ministre sortant, le sunnite Rifaa Al-Issawi, de mener les négociations avec les autres partis. « Le dialogue se déroule avec les différentes forces politiques sans exception. Nous pensons qu’il doit y avoir un gouvernement fort capable de prendre des décisions qui servent le peuple iraqien et permettent à l’Iraq d’atteindre la paix et la stabilité et de reprendre sa place dans le monde arabo-islamique et au sein de la communauté internationale », a ajouté M. Allawi. Il a aussi déclaré que des membres de sa liste avaient mené un « dialogue » avec le Dawa, le parti de M. Maliki, mais qu’il n’y avait « en vérité pas de rapprochement ».
« Nouvelle page » avec les voisins
M. Allawi, un chiite laïque qui avait dirigé en 2004 le premier gouvernement iraqien après l’invasion américaine, a en outre attiré l’attention de la communauté internationale et régionale en assurant qu’il entendait ouvrir une « nouvelle page » avec les voisins de l’Iraq — la Syrie, l’Iran, l’Arabie saoudite et le Koweït — et établir avec eux de « meilleures relations » basées sur « la coopération et la fraternité ».
Des idées qui ont favorisé Allawi lors du scrutin des législatives du 7 mars. Selon les résultats officiels, la commission électorale iraqienne a annoncé vendredi dernier que le Bloc de M. Allawi avait obtenu 91 sièges au Parlement contre 89 pour l’Alliance pour l’Etat de droit de M. Maliki sur un total de 325. Une fois ces résultats annoncés, le premier ministre sortant a refusé de reconnaître sa défaite. Maliki a contesté les résultats en arguant que les résultats du scrutin n’étaient « pas définitifs ». La Cour suprême doit encore les approuver après l’examen par la commission électorale d’éventuelles plaintes que les candidats pourront déposer à partir de samedi. Les partisans de M. Maliki, qui évoque des irrégularités dans le décompte des voix, ont réclamé un nouveau décompte manuel des bulletins, une demande rejetée par la commission électorale. « J’ai demandé à la commission électorale indépendante d’Iraq un nouveau décompte manuel, ils ont refusé et les Nations-Unies se sont montrées hostiles à ma demande de manière plus véhémente » que la commission, a poursuivi M. Maliki.
Aussi, ce dernier a sévèrement critiqué dimanche l’envoyé spécial de l’Onu en Iraq, Ad Melkert, qu’il a accusé d’inaction face aux accusations de fraude. « Si j’étais à la place de Melkert et face à cette vague de problèmes, j’aurais dit : vous devez user de tous les moyens pour effectuer un nouveau décompte », a estimé Maliki. Juste avant la publication des résultats officiels, M. Melkert a qualifié les législatives de « crédibles » et salué le scrutin comme un « succès » pour l’Iraq, appelant les différents candidats à en « accepter les résultats ».
Maha Salem

31 mars

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/3/31/marab0.htm 


Les grandes manœuvres

L'Irak compterai reconstruire un million de logements en trois ans.

L'Irak compte faire construire un million de logements en trois ans et le double d'ici cinq ans, a déclaré à Reuters le président de la commission nationale d'investissement, Sami al Aradji.

Le pays, dont le parc immobilier a été ravagé par sept ans de guerre, estime à 50.000 dollars chacun des logements. De nombreuses firmes étrangères se sont montrées intéressées, a souligné Aradji.

Une dizaine de grandes entreprises ont exprimé leur intérêt pour cet ambitieux programme de reconstruction, dont des firmes américaines, émiraties, chinoises, turques et canadiennes, a précisé Aradji.

"Nous prévoyons des discussions dans les trois prochains mois avec toutes ces sociétés et, lorsque nous arriverons à un protocole d'entente, nous signerons un accord immédiatement", a-t-il dit.

Il a cité l'exemple de négociations bouclées avec la firme canadienne Traugott Building Contractors pour construire 100.000 logements dans six provinces et précisé que l'accord définitif serait signé "dès que possible".

Les autorités de Bagdad ont déjà signé un contrat de 15 milliards de dollars avec une société émiratie pour la construction de 65.000 logements dans l'est déshérité de la capitale, à population chiite.

29/3

http://fr.news.yahoo.com/4/20100330/twl-irak-logements-38...




Les commentaires sont fermés.