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21/04/2010

n° 325 - journal de l'Afghanistan- 21-03- 20-04 – Début - "Obama est venu en voleur"

n° 325 - journal de l'Afghanistan-  21-03- 20-04 – Début  -  "Obama est venu en voleur"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 325- du 22-03 au 20 -04

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Gareth Porter : L’offensive de Marjah

Des bombes rudimentaires... et souvent indétectables.

Les Américains évacuent une vallée.
L'armée canadienne cessera de rapporter ses blessés.

Des milliers de manifestants anti-guerre" devant la Maison Blanche contre la guerre en Irak et en Afghanistan.

The Power of Nightmares, ou comment fabriquer des cauchemars.

Les USA et l'OTAN derrière la production massive de la drogue en Afghanistan

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L'Otan admet avoir tué cinq civils en février

L'Otan tue non seulement un vieil Afghan… mais… 

Bavure (?) de l’armée allemande.

Encore une bavure…  

Encore une bavure… (Analyse)

Paroles & action du président...

Une visite-surprise en Afghanistan…

"Obama est venu en voleur"

Obama promet la victoire…

Une majorité d'Américains contre la politique d'Obama.

L’Afghanistan au cœur des débats.

Des drones inquiètent le Pentagone

Suite

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin

2) occupants 



Tiré à part :

Gareth Porter : L’offensive de Marjah

En février, tous les médias nous ont relaté le récit valeureux de l'offensive de Marjah en Afghanistan. Une importante opération autant militaire que médiatique. Nous avons pu découvrir dans nos journaux et sur nos écrans de télévision comment 7500 soldats de l'armée afghane et des forces internationales menées par les Etats-Unis sont partis à l'assaut de ce bourg du sud de l'Afghanistan, bastion des Résistants et centre de production d'opium.

Pour Washington, il s'agissait de marquer le coup en démontrant à quel point sa présence militaire était efficace et nécessaire.

Oui mais voila: l'historien et journaliste d'investigation Gareth Porter nous explique dans cet article que Marjah n'est pas ce bastion de l'insurrection qu'on a voulu nous faire croire.

Ce n'est ni une ville et même pas un village.

On pourrait parler de zone agricole peu habitée tout au plus! Il paraît qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Les choses sont probablement différentes quand on est expert en manipulation de l'information. (Investig'Action)

 Pendant des semaines, le public états-unien a suivi ce qui semblait être l’offensive la plus importante de leurs troupes en Afghanistan: celle contre Marjah, «une ville de 80'000 habitants» et le centre logistique du mouvement islamiste résistant dans la province du Helmand, au sud-ouest du pays.
L’idée – répandue en février 2010 – que Marjah avait 80'000 habitants était un élément clé pour donner l’impression que la localité représentait un objectif stratégique beaucoup plus important que d’autres districts du Helmand.
En réalité, l’image que les militaires ont fournie de Marjah, et qui a été fidèlement reproduite par les principaux médias des Etats-Unis, constitue l’un des exemples les plus dramatiques de désinformation de toute cette guerre qui a commencé en octobre 2001, apparemment dans le but de présenter cette offensive comme étant un tournant historique du conflit.
Marjah n’est pas une ville, ni même un vrai village, mais plutôt un groupe d’habitations de producteurs ruraux ou une zone agricole étendue comprenant une grande partie de la vallée du fleuve Helmand, au sud du pays.
Un fonctionnaire de
la Force Internationale d’assistance et de sécurité (ISAF), qui a demandé de conserver l’anonymat, a reconnu auprès du journaliste de l’IPS (Inter Press Service) que cette localité «n’est absolument pas urbaine. Marjah est une communauté rurale. Il s’agit d’un groupe d’habitations paysannes de bourgade, avec des maisons familiales typiques». Le fonctionnaire a ajouté que les résidences sont relativement prospères dans le contexte afghan.
Richard B. Scott, qui a travaillé jusqu’en 2005 à Marjah en tant qu’expert dans le domaine des risques – pour l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID, d’après le sigle en anglais) – est d’accord sur le fait qu’il n’y a rien dans cette localité qui puisse la faire passer pour un site urbain.
Pendant un entretien téléphonique avec le journaliste de l’IPS, il a expliqué qu’il s’agissait «d’un site rural» avec «une série de marchés agricoles dispersés».
Selon le fonctionnaire de l’ISAF, ce n’est qu’en prenant compte de la population qui se trouve dispersée dans plusieurs bourgades et sur presque
200 kilomètres carrés, qu’il est possible d’arriver au chiffre de dizaines de milliers de personnes. D’après lui, Marjah n’a même pas été intégrée dans une communauté, même si maintenant il y a des projets de formaliser sa situation en tant que «district» de la province du Helmand.
Le fonctionnaire a reconnu que la confusion concernant la population de Marjah a été facilitée par le fait que ce nom a été utilisé pour désigner non seulement une zone agricole étendue, mais également la localité spécifique où se réunissent les producteurs ruraux pour tenir leurs marchés.
Néanmoins, la dénomination de Marjah «a été plus étroitement associée» à une localité spécifique, où il existe également une mosquée et quelques magasins.
C’est cette zone très limitée qui était l’objectif apparent de l’ «Opération Mushtarak» («Ensemble»), au cours de laquelle 7500 militaires états-uniens, afghans et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) se sont engagés dans ce qui allait devenir la bataille entourée de la publicité la plus intense depuis le début de la guerre en territoire afghan.
Comment a pu débuter cette fiction que Marjah serait une ville de 80'000 habitants ?
L’idée a été divulguée aux médias par les «marines» (fantassins de la marine états-unienne) au sud du Helmand. Les premiers reportages mentionnant Marjah comme étant une ville avec une population importante font suite à un communiqué du 2 février par des sources militaires du Camp Leatherneck, la base états-unienne sur place.
Le même jour, un article de l’agence d’informations Associated Press (AP) citait des «commandants» des «marines» qui s’attendaient à trouver entre 400 et 1000 résistants «cachés» dans cette «ville du sud de l’Afghanistan de 80'000 habitants». Le texte laissait penser qu’il y aurait des combats de rue dans un contexte urbain.
Ce même article caractérisait Marjah comme étant «la plus grande ville sous le contrôle des Résistants» et la qualifiait comme «axe logistique et de contrebande d’opium des résistants». Il ajoutait que 125'000 personnes habitaient dans «la ville et dans des villages avoisinants».
Le lendemain, ABC News, qui fait partie de la chaîne de télévision états-unienne ABC, faisait référence à «la ville de Marjah» et assurait que celle-ci et les territoires environnants étaient «plus peuplés, urbains et denses (du point de vue démographique) que d’autres lieux que les ‘marines’ ont été capables de libérer et de contrôler».
A partir de là, les autres médias d’information ont adopté l’image d’une Marjah urbanisée et animée, en alternant les termes «agglomération» et «ville». Le 9 février, l’hebdomadaire Time parlait d’une «population de 80’000» personnes, et le 11 février le Washington Post faisait de même.
Lorsque l’Opération Mushtarak a été déclenchée, des porte-parole militaires des Etats-Unis se référaient à Marjah comme étant un centre urbain. Le 14 février, soit le deuxième jour de l’offensive, le lieutenant-colonel Josh Diddams a dit qu’en ce moment les ‘marines’ occupaient «dans la majeure partie de la ville».
Son exposé évoquait également des images de combats urbains et il mentionnait que les résistants contrôlaient plusieurs «quartiers».
Quelques jours après le début de l’offensive, certains journalistes ont commencé à utiliser le terme «région», mais cela a contribué à la confusion plutôt que de clarifier la question.
Dans un même article du 15 février 2010, la chaîne d’informations CNN mentionnait Marjah à deux reprises, une fois en tant que «région» et l’autre comme s’il s’agissait d’une «ville», sans fournir d’explication sur cette apparente contradiction.
L’agence Associated Press a encore aggravé la confusion dans un communiqué du 21 février, en parlant de «trois marchés de l’agglomération qui s’étend sur
207 kilomètres carrés».
Une agglomération qui s’étendrait sur
207 kilomètres carrés serait plus grande que les villes de Washington, de Pittsburgh et de Cleveland aux Etats-Unis. Mais l’agence AP ne s’est pas aperçue de cette erreur de taille.
Bien après que les autres médias aient cessé de parler de Marjah comme étant une ville, le quotidien The New York Times la qualifiait encore de «ville de 80'000» personnes dans un article du 26 février.
La décision d’exagérer l’importance de Marjah en tant qu’objectif de l’Opération Mushtarak n’aurait pas été prise de manière indépendante par les marines du Camp Leatherneck.
D’après le manuel sur la contre-insurrection de l’armée, révisé par le Général David Petraeus en 2006, une des tâches centrales des «opérations d’information» dans ce type de guerre est d’ «imposer la narration COIN (acronyme de contre-insurrection)». Le manuel signale qu’habituellement cette tâche est de la compétence des «quartiers généraux supérieurs» plutôt que directement sur place.
D’après le manuel, les médias influent «directement sur l’attitude des publics visés en ce qui concerne la contre-insurrection, leurs opérations et l’insurrection contre laquelle ils se battent». Il ajoute que c’est une «guerre de perceptions... dirigée de manière constante par l’utilisation des médias».
Le général Stanley A. McChrystal, commandant de l’ISAF, se préparait visiblement à mener une telle guerre en prévision de l’opération de Marjah. Lors de remarques faites juste avant le début de l’offensive, McChrystal reprenait les termes du manuel de la contre-insurrection, notamment lorsqu’il a déclaré «Tout ceci est une guerre de perceptions».
Le quotidien The Washington Post a rapporté le 22 février que la décision de lancer l’offensive contre Marjah avait pour objectif d’impressionner l’opinion publique états-unienne avec l’efficacité des forces militaires de son pays en Afghanistan, démontrant ainsi qu’ils pouvaient obtenir «une victoire importante et éclatante».
L’idée que Marjah était une ville importante était une partie essentielle de ce message.

Source : A l'encontre

Source originale: IPS

 

Des bombes rudimentaires... et souvent indétectables.

En 2009, 8159 attaques contre les militaires américains ont été faites à l'aide de bombes artisanales, comparativement à 3867 en 2008 et à 2677 en 2007.

Blessé le 6 mars dernier dans l'explosion d'une bombe artisanale, le caporal Darren James Fitzpatrick est devenu samedi le 141e soldat canadien à perdre la vie en Afghanistan. Sa mort survient quelques jours après qu'un officier supérieur américain eut révélé que les attaques du genre contre les troupes de l'OTAN ont doublé en 2009.

C'est le lieutenant-général américain Michael Oates, commandant du Joint IED Defeat Organization (JIEDDO), dont le rôle consiste à contrer les attaques d'engins explosifs artisanaux, qui fait ce constat.

Non seulement le nombre d'attaques augmente, dit-il, mais les bombes sont de plus en plus puissantes. En moyenne, chaque déflagration cause 50% plus de pertes (morts et blessés) qu'il y a trois ans, a-t-il fait remarquer devant un comité du Congrès américain.

Le lieutenant-général Oates a aussi reconnu que tout l'argent investi dans la recherche de technologies permettant de découvrir et de neutraliser les bombes artisanales ne permettra pas de résoudre le problème pour une raison qui peut paraître incroyable: les résistants utilisent des matériaux et des systèmes tellement simples que les bombes sont indétectables.

Trop rudimentaires

Les bombes composées de parties métalliques ou actionnées par ondes peuvent être repérées.

Mais beaucoup d'autres, faites à base de fertilisants ou de gazole, sont trop rudimentaires pour être détectées.

Selon un article du Washington Post citant le lieutenant-général Oates, 80% des bombes artisanales sont détectées à vue. Par exemple, de la terre récemment remuée peut signaler qu'une bombe est enterrée.

L'article indique que, en 2009, 8159 attaques contre les militaires américains ont été faites à l'aide de bombes artisanales, comparativement à 3867 en 2008 et à 2677 en 2007.

Depuis trois ans, la majorité des soldats canadiens morts en Afghanistan ont été tués par des bombes artisanales. En 2009, ce fut le cas de 28 des 32 soldats canadiens qui ont perdu la vie dans ce pays.

Les Forces canadiennes comptent également des centaines de blessés depuis leur arrivée en Afghanistan, au début de 2002, dont plusieurs dans l'explosion d'un engin artisanal.

Efforts canadiens

Comme les Américains, les Canadiens déploient d'importants efforts et dépensent beaucoup d'argent pour faire échec aux bombes artisanales. Au fil des ans, ils ont fait sauter des engins sous des véhicules afin d'en analyser les effets, ils ont acquis des équipements nouveaux, ils ont recruté des démineurs de la marine et de l'aviation, etc. Tout récemment, l'organisme Construction de Defense du Canada a accordé un contrat de 480 000$ pour l'aménagement, en Alberta, d'un centre d'essai pour la neutralisation des engins explosifs artisanaux.

Aux États-Unis, le Pentagone a alloué un budget de 3,5 milliards de dollars au JIEDDO en 2011 - il était de 2,3 milliards en 2010. Malgré cela, les bombes continuent à faire des ravages.

Membre du régiment d'infanterie légère Princess Patricia, le caporal Darren James Fitzpatrick en était à sa première mission en Afghanistan. Il a été blessé lors d'une patrouille à pied dans le district de Zhari, à l'ouest de Kandahar. Il est mort samedi, au lendemain de son transfert à Edmonton. Il avait 21 ans.

23 mars

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201003/23/01-4263320-des-bombes-rudimentaires-et-souvent-indetectables.php

 

Les Américains évacuent une vallée.
nb: Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

La vallée de Korengal, a été surnommée «vallée de la mort» par le magazine Time, car 42 Américains y sont morts en moins de cinq ans.

Le général McChrystal, commandant en chef des troupes de l'Otan et des forces américaines en Afghanistan, a décidé de retirer la compagnie qui contrôlait la vallée de Korengal, dans la province montagneuse de Kunar (nord-est du pays). Cette vallée perdue, au relief difficile, longue de 15 kilomètres, est peuplée de 4 500 Pachtouns pratiquant un islam ascétique.

Située au nord de l'axe routier Kaboul-Djalalabad-Peshawar, elle a souvent servi de point de transit pour les résistants, venus des zones tribales pakistanaises, afin de combattre l'ennemi «infidèle» américain.

Les forces américaines s'y sont implantées à partir de l'année 2005, dans l'espoir d'y interrompre le flux de combattants et d'armes en provenance du Pakistan. Mais elles n'ont jamais réussi à se faire adopter par la population.

Le magazine Time qualifia récemment Korengal de «vallée de la mort», parce que 42 soldats américains y ont été tués en l'espace de moins de cinq ans. «Il faut le reconnaître, notre présence dans la vallée a toujours irrité la population. Dans ces conditions, il était inutile d'insister», a confié Stanley McChrystal.

Le «retrait tactique» de Korengal s'inscrit dans la nouvelle stratégie de l'Otan, que son commandant en chef avait exposée à l'été 2009, deux mois après son arrivée dans le pays. Stratégie dont les deux piliers sont la «protection des populations» et la «reconquête du pays utile».

L'état-major américain a estimé que les farouches tribus pachtounes de la vallée de Korengal ne voulaient ni des «bienfaits» de l'administration du gouvernement Karzaï, ni de la protection américaine qui allait avec. Comme cette région reculée ne fait pas partie du «pays utile» - à la différence des cultures vivrières de la riche vallée de la rivière Helmand (sud du pays) reconquises récemment par les troupes américaines et britanniques -, le général McChrystal a pensé que le jeu n'en valait plus la chandelle. «Cela ne me sert à rien d'aller faire la chasse aux résistants dans les déserts et les montagnes, nous avait confié le général en septembre dernier.

Si je repère un groupe de dix résistants en vadrouille sur une crête, et que j'arrive à en tuer deux, quel sera mon résultat final? Je ne me retrouverai pas avec un groupe de huit résistants, mais bien plutôt de seize, car quatre cousins de chacune des victimes auront décidé, “par honneur”, de rejoindre la rébellion.»

Double stratégie 

Les stratèges américains pensent désormais qu'il vaut mieux «tenir à 100% 60% du territoire afghan, que tenir à 60%  des 100% de la superficie du pays».

Le plan de McChrystal pour réduire la virulence de la résistance pachtoune repose sur une double stratégie, interne et externe.

À l'intérieur du pays, il organise la reconquête des zones très peuplées et des grands axes de communication, pour ensuite en confier le contrôle à l'armée et à la police afghane - lesquelles n'ont toujours pas le niveau de professionnalisme et d'intégrité requis, au grand désespoir des formateurs de l'Otan.

À l'extérieur, McChrystal s'appuie sur le chef de l'armée pakistanaise, le général Kayani, avec lequel il a réussi à nouer des liens de grande confiance.

Prochain test à Kandahar 

De fait, l'armée pakistanaise a considérablement accru ses efforts pour mater les résistants présents dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan et pour mieux contrôler la «ligne Durand», frontière dessinée par un gouverneur britannique à la fin du XIXe siècle, que les Pachtouns n'ont jamais acceptée, car elle divisait en deux cette vieille ethnie guerrière.

Évidemment, le «retrait tactique» américain de Korengal a été immédiatement instrumentalisé par les résistants, dans la guerre médiatique qu'ils mènent contre l'Otan et le gouvernement Karzaï. «C'est une grande victoire pour nous», a déclaré à l'AFP, par téléphone, un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahid.

En octobre dernier, après que le président Obama lui eut accordé un renfort de 30 000 soldats américains, le général McChrystal avait réclamé un «délai d'un an avant d'être jugé».

'opération de ratissage de la région de Kandahar, prévue pour le mois de juin, constituera le prochain «test-match» du commandant en chef.

16/04

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/15/01003-20100415ARTFIG00822-les-americains-evacuent-une-vallee-afghane-.php

 

L'armée canadienne cessera de rapporter ses blessés.

L'armée n'avait pas rapporté l'incident au cours duquel le caporal Darren Fitzpatrick avait été blessé le 6 mars.

C'est la mort du jeune soldat de 21 ans qui a propulsé la nouvelle directive à l'avant-plan: désormais, l'armée ne rapportera plus les blessés mais livrera des statistiques annuelles.

L'armée canadienne a discrètement cessé d'informer le public lorsque des soldats étaient blessés sur les champs de batailles en Afghanistan, et livrera plutôt des statistiques annuelles à cet effet.

Ce changement abrupt de politique est décrit par les Forces canadiennes comme une tentative délibérée de garder les résistants dans l'ignorance.

Le décès, ce week-end, du Le caporal Darren Fitzpatrick est mort dans un centre de traumatologie d'Edmontonun après avoir été blessé dans l'explosion d'une bombe artisanale le 6 mars. Cette incident qui n'avait pas été révélé au public. a propulsé cette nouvelle directive à l'avant-plan. Le soldat de 21 ans a été mortellement blessé à la suite de l'explosion d'une bombe artisanale survenue le 6 mars, un incident qui n'avait pas été révélé au public.

Darren Fitzpatrick, un membre du 3e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, effectuait une patrouille à pied avec des soldats afghans lorsque l'explosion a eu lieu dans le district agité de Zhari, à l'ouest de Kandahar.

D'autres incidents du même type n'ont pas été rapportés, dont un soldat qui a été blessé par balle à la jambe la semaine dernière.

Dans une déclaration écrite, mardi soir, le commandant de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan, le brigadier-général Daniel Ménard, a assuré que la directive était nécessaire.

Il a expliqué que l'armée ne voulait pas que les résistants afghans associent le nombre de blessés à des incidents spécifiques. Selon le brigadier-général Ménard, si les résistants savaient combien de soldats étaient blessés à chaque incident, ils pourraient utiliser cette information pour améliorer leurs tactiques et causer davantage de victimes canadiennes.

C'est la première fois depuis quatre ans de combats intenses dans ce pays que les Forces canadiennes dissimulent de nouvelles informations, qui, dans ce cas, sont surnommées par les soldats eux-mêmes «estimations des dégâts de combats».

Cela fait d'ailleurs longtemps que l'armée interdit la publication de photos montrant des véhicules bombardés, soutenant que les résistants pourraient alors construire des bombes encore plus dommageables.

On ignore quand l'armée a officiellement cessé de faire le décompte public de ses blessés et si cette recommandation provient du terrain ou si elle a été issue directement par le ministère de la Defense nationale à Ottawa.

Selon le brigadier-général, la publication annuelle des statistiques sur le nombre de blessés répond adéquatement au droit du public d'être informé.

A la fin de décembre 2009, 529 soldats canadiens avaient été inscrits sur la liste des blessés sur le terrain, selon les données statistiques de l'armée. Ces chiffres comprennent tous les blessés depuis le début de la mission canadienne en Afghanistan, soit en 2002.

Depuis le début de la guerre, 141 soldats et un diplomate canadiens ont été tués.

23 mars

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201003/23/01-4263578-larmee-cesse-de-rapporter-ses-blesses-en-afghanistan.php

 

Des milliers de manifestants anti-guerre" devant la Maison Blanche contre la guerre en Irak et en Afghanistan.

Des milliers de manifestants anti-guerre" ont défilé samedi dans les rues de Washington à l'occasion du septième anniversaire du début de l'invasion de Irak.
Rassemblés en début d'après-midi devant
la Maison Blanche, les manifestants brandissaient des pancartes exigeant "de l'argent pour l'emploi et l'éducation, pas pour la guerre et l'occupation", ou demandant l'"arrêt des frappes de drones", sous surveillance discrète de la police.
 Plusieurs jeunes activistes portaient des cartons en forme de cercueils recouverts des drapeaux irakiens et afghans, en hommage aux victimes civiles des deux conflits.
"La politique du président Obama en Irak et en Afghanistan est aussi criminelle que celle de Bush", affirme Matthis Chiroux, 26 ans, de l'association "Vétérans d'Irak contre la guerre".
 "On tue des innocents", déclare cet ancien soldat, qui regrette que "les Américains semblent plus soucieux de payer leur loyer que de respecter les lois internationales".
 Larry Syverson, 61 ans, montre une photo de son fils Branden, déployé dans le sud afghan. "Je suis là pour rappeler aux Américains qu'il y a deux guerres en cours", dit cet opposant déclaré au conflit en Afghanistan.

21/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130223&language=fr

 

The Power of Nightmares, ou comment fabriquer des cauchemars.

Comment les puissants de ce monde génèrent la peur pour imposer leur politique.

Al-Qaida serait un leurre créé de toutes pièces, un cauchemar soigneusement élaboré et nourri par l’élite qui prétend nous protéger d’une terreur qu’elle fabrique.

Quelle meilleure méthode pour imposer de nouveaux pouvoirs au monde et justifier les visées expansionnistes des faucons de Washington ?

A la suite de l’article paru dans Le Monde, nous vous proposons de regarder les meilleurs extraits du long métrage  "The Power of Nightmares" du réalisateur britannique Adam Curtis.

Ce documentaire, produit en 2004, a été présenté au Festival de Cannes.

Pour étayer son sujet, A. Curtis se réfère à deux "théoriciens" qui, dans les années 50, ont stigmatisé une dépravation générale des comportements à travers le monde, une véritable plaie à combattre.

Il s’agit de l’Américain Leo Strauss, professeur de philosophie politique dont s’inspireront les néoconservateurs de la Maison Blanche, et de Sayyid Qutb, membre des Frères Musulmans dont la pensée influera sur l’idéologie de ben Laden.

Mélangeons le tout, et nous avons là une parfaite recette pour fabriquer la peur. Le film que nous vous présentons a été traduit et sous-titré par l’équipe ReOpen911.

apetimedia

mars 22,

Les USA et l'OTAN derrière la production massive de la drogue en Afghanistan

Le quotidien russe Nezavisimaya Gazeta a publié lundi un rapport concernant le rôle des Etats-Unis et de l'OTAN dans la production massive de la drogue en Afghanistan.
Selon ce rapport, les commandants militaires des Etats-Unis et de l'OTAN soutiennent, dans les coulisses, la production de la drogue en Afghanistan.
 Le quotidien ajoute que pendant ces dernières années, avec le développement de la culture de pavot en Afghanistan, le nombre des toxicomanes dans le monde a augmenté de plus d'un million, tandis que 16 millions de personnes en souffrent de traumatismes physiques et psychiques à travers le monde

23/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130564&language=fr


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L'Otan admet avoir tué cinq civils en février

5/4

L'Isaf, force internationale sous commandement de l'Otan, reconnaît avoir tué cinq civils afghans, dont trois femmes, lors d'un raid nocturne en février dans le sud-est de l'Afghanistan.

La Force internationale d'assistance à la sécurité, dans un communiqué, admet qu'elle est responsable de "la mort de trois femmes qui se trouvaient dans le même bâtiment où deux hommes ont été tués par une patrouille mixte de l'Isaf et de l'armée afghane qui était à la recherche d'un résistant".

L'Otan avait dans un premier temps déclaré que les trois femmes avaient été découvertes déjà mortes, ligotées et bâillonnées, avant de reconnaître que cette thèse était fausse et résultait d'une méprise.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100404/twl-afghanistan-civil...

 

L'Otan tue non seulement un vieil Afghan… mais… 
Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison pendant une fouille a été tué hier par une patrouille de soldats de l'Otan qui cherchaient des résistants dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui la force internationale.

La Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf) a précisé qu'elle disposait, pour cette opération, de renseignements au sujet d'activités des résistants dans un village du district de Chaki Wardak.

La province de Wardak est considérée comme une base arrière des résistants pour des offensives contre la capitale.

Petit rappel (Times,  "L’OTAN a tenté de dissimuler les faits après un raid qui a tourné au carnage ) pour plus de précision sur l'"identification d'intention hostile" 

Le communiqué initial de l’Otan indiquait que « plusieurs résistants ont engagé le combat contre la force conjointe et ont été tués lors des échanges de tirs. »

La famille affirme que personne n’a même jeté une pierre.

Le contre-amiral Greg Smith, responsable de la communication de l’OTAN à Kaboul, nie qu’il y ait eu tentative de camouflage. 
Il indique que les deux hommes qui ont été tués étaient armés et manifestaient des «
intentions hostiles », mais a admis « qu’ils n’étaient pas la cible de ce raid particulier ».
«
Je ne sais pas s’ils ont tiré des coups de feu », indique-t-il. « Si on a un individu qui sort d’un bâtiment, et que la force d’assaut est là, cela déclenche souvent une neutralisation de l’individu. Il n’est pas nécessaire d’être visé par un tir pour riposter. »

22/03

AFP

12/04

Le président afghan Hamid Karzaï a accusé lundi les troupes de l'Otan d'avoir tué quatre civils, dont une femme et un enfant, en ouvrant le feu sur un autobus qui s'était approché d'un convoi des militaires de l'occupation, dans le sud de l'Afghanistan.
"Ouvrir le feu sur un autobus va à l'encontre des engagements de l'Otan de protéger les civils et ne se justifie d'aucune manière", a déclaré le président afghan, qui a "fermement condamné" cet acte.
La tuerie s'est produite lundi sur une route principale de la province de Kandahar, quand un autobus civil s'est approché d'un convoi de la force d'occupation de l'Otan (Isaf), explique le bureau de gouverneur de la province dans un communiqué.
http://www.almanar.com.lb

 

Bavure (?) de l’armée allemande.

Le 4 septembre dernier, à Kunduz, une mission de l’OTAN sous commandement allemand bombarde deux camions-citernes pris par des résistants. Un bombardement qui a tué 142 civils.

 La commission parlementaire qui enquête sur l’attaque de Kunduz pourrait demander à la chancelière allemande de témoigner. Les services secrets affirment en effet avoir prévenu la chef du gouvernement quelques heures à peine après l’attaque alors qu’elle même et son ministre de la Defense de l‘époque ont prétendu dans un premier qu’il n’y avait pas eu de victimes civiles.

Soupçonné d’avoir dissimulé des preuves, l’ancien ministre de la Defense se dit innocent. Il avait néanmoins dû quitter son poste en novembre, soit deux mois après les faits.

26/03

http://fr.euronews.net/2010/03/26/merkel-rattrapee-par-une-bavure-de-l-armee-allemande-en-afghanistan/

 

Encore une bavure…  

12-04

Des responsables afghans ont annoncé que quatre civils ont été tués et 18 autres blessés lors d'une fusillade entre des soldats de l'OTAN et un bus, près de Kandahar, dans le sud du pays.

Zelmai Ayubi, porte-parole du gouverneur local, a précisé que des femmes, des enfants et des hommes figurent parmi les victimes de lundi matin, et que douze blessés ont été transportés vers un hôpital militaire par les troupes de l'Alliance atlantique.

Cette nouvelle tuerie  a déclenché des manifestations anti-américaines à Kandahar, la grande ville du sud, où les forces internationales cherchent à s'attirer les bonnes grâces de la population, en prévision d'une prochaine offensive contre les résistants, dont Kandahar est le berceau.

Quelques heures après la fusillade, des dizaines de manifestants ont bloqué la route principale qui sort de Kandahar avec des pneus enflammés, aux cris de "Mort à l'Amérique", et appelé au renversement du président Hamid Karzaï, lui-même originaire de Kandahar.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100412/twl-afghanistan-otan-civils-fcd69a8_6.html

 

Encore une bavure… (Analyse)

13/04

La série des tueries par des forces étrangères aura-t-elle enfin un terme?

C'est ce que se demande d'aucuns tandis que sur le terrain, les citoyens afghans, qui ont le ras-le-bol du massacre des civils, enrobé à chaque reprise, du terme "bavure" pour en masquer la véritable portée, sont descendus lundi dans les rues de Kandahar, pour exprimer leur colère et dénoncer la tuerie des civils par les militaires de l'Otan, dont la dernière en date était celle de dimanche: les forces de l'Alliance ont ouvert le feu sur un bus dans le sud de l'Afghanistan et ont tué quatre personnes, et blessé 18 autres.

Une enquête est aussi en cours sur le massacre de quatre autres civils afghans au Helmand, tués par les forces de l'Otan.

Début avril, l'Alliance avait reconnu que ses forces avaient pris pour cible en février des civils afghans dans le sud-est du pays et les avaient tués. Le 12 février les forces de l'Otan ont fait irruption dans une maison résidentielle à Gardiz, situé à Paktia, et y ont tué cinq civils.

Et la semaine dernière, l'Otan a encore reconnu dans un communiqué, le rôle de ses militaires dans le massacre de cinq civils, cette fois-ci à l'est de l'Afghanistan. Et la liste n'en fini pas…

http://french.irib.ir/



Paroles & action du président...

Une visite-surprise en Afghanistan…

nb: Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

28 mars

Barack Obama s'est rendu à l'improviste (…) en Afghanistan dimanche pour prendre la mesure de la situation dans ce pays en guerre depuis huit ans, après y avoir ordonné l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires. Après un vol de nuit, le chef de l'Etat est arrivé en Afghanistan, toujours dans la pénombre, pour une visite de quelques heures. Il s'est rendu en hélicoptère de la base aérienne de Bagram à la capitale, Kaboul, où il a rencontré le président Hamid Karzaï et son cabinet au palais présidentiel. M. Karzaï n'a été prévenu qu'une heure avant, selon la Maison Blanche.

Lors de ce bref déplacement, Barack Obama a invité Hamid Karzaï à se rendre aux Etats-Unis.

La date du 12 mai a été arrêtée pour cette visite du président afghan à Washington, a annoncé la Maison Blanche.

Le président Obama s'est félicité des progrès enregistrés dans la campagne militaire contre les résistants en Afghanistan, estimant toutefois que les conditions de vie quotidienne devaient s'améliorer pour les Afghans.

"Les progrès vont se poursuivre, mais nous voulons également faire des progrès sur le front civil", a dit le président américain, faisant référence à la lutte contre la corruption.

Les Etats-Unis veulent qu'Hamid Karzaï fasse cesser le favoritisme dont bénéficient certains seigneurs de la guerre au sein du gouvernement et mette en place un système judiciaire efficace et crédible. Ils veulent aussi que Kaboul fasse davantage d'efforts pour combattre la corruption ainsi que la culture du pavot et le trafic de drogue qui financent la rébellion.

"Toutes ces choses permettront d'aboutir à un Afghanistan plus prospère et plus sécurisé, a déclaré le président américain après un entretien d'une demi-heure avec son homologue afghan.

"C'est quelque chose qui doit être fait", a insisté le conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama, Jim Jones. "Les deux présidents doivent être sur la même longueur d'ondes".

Hamid Karzaï a assuré que son pays allait "se projeter dans l'avenir" afin de finalement prendre en charge sa propre sécurité.

La Maison Blanche a insisté pour que le cabinet d'Hamid Karzaï participe à la plupart des réunions avec le président américain, soulignant que le président devait travailler avec ses ministres. Washington entend renforcer le rôle de certains ministres - notamment ceux des Finances, de l'Intérieur et de la Defense - afin de limiter l'influence de certains proches de Karzaï.

En plus de discussions avec des dirigeants afghans, Barack Obama devait rencontrer le général Stanley McChrystal, commandant des forces alliées en Afghanistan, et l'ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Karl Eikenberry.

Avant de rentrer à Washington, il s'est aussi exprimé devant quelque 2.500 soldats US sur la base aérienne de Bagram. Il a affirmé que des vies américaines seraient en danger si les résistants reprenaient le contrôle de l'Afghanistan. Il a reconnu que des difficultés attendaient encore les militaires mais a rappelé que les Etats-Unis n'abandonnaient pas et qu'ils finiraient par l'emporter.

"Les Etats-Unis sont un partenaire mais notre intention est de nous assurer que les Afghans ont la capacité d'assumer eux-mêmes leur sécurité, qui est le coeur de notre de mission", a déclaré le président Obama aux soldats de la base aérienne de Bagram.

Vêtu d'un blouson en cuir de l'armée de l'air, le chef de la Maison Blanche a affirmé qu'il n'enverrait jamais les soldats américains combattre à l'étranger si la menace n'était pas avérée. Une prise de pouvoir des résistants en Afghanistan mettrait davantage les Américains en danger, a-t-il commenté.

"Les Afghans ont souffert pendant des décennies", a ajouté le président américain, "mais nous sommes ici pour aider les Afghans à forger une paix durement gagnée".

Il y a deux jours seulement, Oussama ben Laden diffusait un nouveau message audio où il menaçait les Américains. Le chef d'Al-Qaïda se cacherait dans la zone frontalière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

C'était le deuxième déplacement de M. Obama dans une zone de guerre depuis sa prise de fonctions en janvier 2009. Il s'était rendu en Irak il y a un an environ, dans le plus grand secret également.

Barack Obama avait déjà effectué une visite en Afghanistan en 2008. Il était alors sénateur, candidat à l'élection présidentielle américaine, et faisait partie d'une délégation officielle du Congrès américain.

En décembre dernier, Barack Obama a ordonné le déploiement de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan pour lutter contre l'insurrection résistante.

Ces renforts, qui devraient tous être arrivés d'ici l'été, porteront les effectifs militaires américains à environ 100.000 hommes, contre 34.000 quand l'actuel président et chef des armées a prêté serment.

Au moins 945 soldats américains sont morts en Afghanistan, au Pakistan et en Ouzbékistan depuis le début de l'intervention américaine en Afghanistan fin 2001, selon un décompte de l'Associated Press. Pour la majorité des Américains, la guerre en Afghanistan est impopulaire, notamment dans les rangs des progressistes du Parti démocrate

http://fr.news.yahoo.com/3/20100328/twl-afghanistan-usa-obama-224d7fb.html

 

 "Obama est venu en voleur"

La venue du président américain Barack Obama, en Afghanistan dimanche dernier, a été considérée comme celle "d'un voleur" par les résistants. "Les moudjahidines continuent d'acculer l'ennemi, à tel point qu'il (Obama) ne peut même pas se rendre en Afghanistan en plein jour. Il vient la nuit et se faufile furtivement dans l'obscurité, comme un voleur" ont déclaré les résistants sur leur site Internet. Barack Obama n'est resté que six heures sur le territoire afghan.

31/03

http://www.lejdd.fr/International/Moyen-Orient/Depeches/Afghanistan-Obama-est-venu-en-voleur-183087/

 

Obama promet la victoire…

 «Avec nos partenaires, nous l’emporterons. J’en suis absolument certain», a déclaré le président Obama aux centaines de GI’s venus l’écouter à la base de Bagram, près de Kaboul, où il avait atterri quelques heures plus tôt dans le plus grand secret.

Revêtu d’un blouson d’aviateur,(…)  Obama a averti que «si les résistants reprennent ce pays et qu’Al-Qaïda peut agir en toute impunité, davantage d’Américains seront en danger de mort». «Tant que je suis votre commandant en chef, j’empêcherai que cela se produise», a-t-il lancé à ses troupes qui l’ont longuement ovationné.

Obama a justifié l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires, «Nous allons empêcher Al-Qaïda d’avoir un sanctuaire. Nous allons renverser l’élan des résistants», a-t-il promis.

Aux Afghans, le président américain a expliqué que son armée «est là» pour les «aider à forger une paix chèrement gagnée». «Nous voulons construire une relation durable basée sur des intérêts mutuels et du respect mutuel», a-t-il expliqué.

Barack Obama s’était déjà rendu en Afghanistan en 2008 lorsqu’il était sénateur et candidat à la Maison Blanche. Il avait promis à l’époque de retirer les troupes américaines d’Irak et de mettre l’accent sur la guerre en Afghanistan, afin de lutter contre Al-Qaïda.

Après son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2009, M. Obama a annoncé en décembre l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan.

Le président compte sur ces renforts pour reprendre l’initiative face aux résistants et rapatrier les troupes américaines à partir de l’été 2011. Mais il a besoin pour ce faire de renforcer les forces armées afghanes, afin que celles-ci puissent prendre le relais. Les effectifs de l’armée américaine et de l’OTAN devraient passer à 150.000 hommes en Afghanistan en août prochain

Visite express

Barack Obama n’est resté en Afghanistan qu’environ cinq heures, avant de repartir pour Washington à bord de l’avion présidentiel Air Force One.

http://www.liberation.fr/monde/0101627277-en-visite-surprise-en-afghanistan-obama-promet-la-victoire?xtor=EPR-450206

 

Une majorité d'Américains contre la politique d'Obama.

23/03

Après un an de mandat, la cote de popularité de Barack Obama est descendue des cimes.

Si elle s'est érodée, sa cote de popularité n'en est pas non plus préoccupante.

Selon ce même sondage CNN, les Américains continuent d'être sensibles à la personnalité d'Obama. 70% des personnes interrogées disent l'apprécier, contre 25% qui ont répondu qu'elles ne l'aimaient pas en tant qu'homme.

Le seul domaine où Barack Obama ne connaît finalement pas la crise, reste celui de la «protection du territoire». En janvier 51% des Américains soutenaient son action en Afghanistan, en Irak, et contre le terrorisme. Ils sont désormais 55%.

* Sondage réalisé du 19 au 21 mars, par téléphone, auprès de 1030 personnes.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/23/01003-20100323ARTFIG00520-une-majorite-d-americains-contre-la-politique-d-obama-.php



L’Afghanistan au cœur des débats.

Des drones inquiètent le Pentagone

26.03.

Le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, s'est déclaré préoccupé jeudi 25 mars par l'existence de drones iraniens (avions sans pilote), tout en minimisant les risques encourus par les forces armées américaines déployées en Irak et en Afghanistan.
"L'Iran a des drones. C'est inquiétant, car s'ils le voulaient, ils pourraient nous créer des difficultés en Irak ou en Afghanistan", a-t-il déclaré lors d'une audition parlementaire. "En même temps, les drones volent relativement lentement et nous avons une excellente armée de l'Air", a-t-il relativisé.
"Je pense que nous sommes capables de protéger nos troupes, en particulier dans ces zones de combat".

"Ces drones sont capables de mener des opérations d'attaque"

"Je crains surtout de voir de telles capacités tomber entre les mains d'acteurs non-étatiques qui les utiliseraient à des fins résistants", a conclu le secrétaire américain à la Defense.
Le ministre iranien de la Defense, le général Ahmad Vahidi, a inauguré en février deux lignes de production d'avions pilotés à distance par une entreprise aéronautique dépendant de son ministère, selon l'agence Fars.
"Ces drones sont capables de mener des opérations de surveillance, de détection et même d'attaque avec une grande précision", avait-il affirmé.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20100326.OBS1051/des_drones_iraniens_inquietent_le_pentagone.html 


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