Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

22/04/2010

n°326 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan : - 21-03 – Fin - : McChrystal a décidé un retrait tactique près de la frontière du Pakistan.

n°326 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan : - 21-03 – Fin - : McChrystal a décidé un retrait tactique près de la frontière du Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan

n° 326 - du 22-03 au 21-04                                         C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be  



Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Suite

2-5 Jean-Luc Douin : "The Power of Nightmares" : le pouvoir américain comme fabrique à cauchemars.

2-6 Francis Dupuis-Déri: Afghanistan, une guerre injuste.

3 Les Brèves

3-1 Le massacre des civils, un défi stratégique pour les Etats-Unis…  

3-2 MSF : Afghanistan: la déclaration de l’OTAN met en danger les populations prises au piège.

3-3 Trois humanitaires italiens accusés d’avoir planifié des attentats en Afghanistan.

3-4 600 soldats canadien après 2011 ?.

3-5 La Defense française se privatise, comme aux USA.


2-5 Jean-Luc Douin : "The Power of Nightmares" : le pouvoir américain comme fabrique à cauchemars.

Autres temps, autres mœurs. En 2004, on se serait battu pour assister à la projection du film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11. Cette année, c’est dans la plus petite salle du festival que l’on a visionné The Power of Nightmares ("Le Pouvoir des cauchemars"), documentaire du Britannique Adam Curtis, produit par la BBC. Ou comment des hommes politiques manipulent l’opinion au gré de cyniques numéros d’illusionnisme.

"Depuis que les gens ne croient plus aux rêves, et donc aux idéologues, dit Adam Curtis, nos gouvernants reprennent du pouvoir en nous assurant qu’ils nous protègent des cauchemars. Le pire d’entre eux serait le terrorisme international, censé opérer par un réseau de cellules éparpillées de par le monde. On veut nous protéger d’une terreur totalement virtuelle."

Il appartiendra aux spécialistes de se prononcer sur la démonstration d’Adam Curtis ­ délivrée par une voix off. Elle brocarde les Etats-Unis et l’Angleterre de Tony Blair. Elle mêle, sur fond de musique d’Ennio Morricone, des interviews de responsables politiques, spécialistes en stratégie ou membres de services de renseignements, à des archives d’actualités filmées. Nous sommes dans le droit fil de Michael Moore, mais de façon plus ironique que guignolesque, plus documentée aussi. Adam Curtis donne un fracassant cours d’histoire, appuyé par un montage dynamique d’images.

LES FORCES DU MAL

Deux hommes, sous la présidence d’Harry Truman, au début des années 1950, seraient à la source des manipulations de l’opinion. L’Egyptien Sayyid Qutb, membre des Frères musulmans et adversaire du président égyptien Gamal Abdel Nasser, dont les idées auraient été reprises par Ayman Zawahiri, le mentor d’Oussama Ben Laden. Et le philosophe Leo Strauss, dont s’inspirent les néoconservateurs qui dominent aujourd’hui la Maison Blanche. Le premier a dénoncé la décadence des mœurs occidentales. Le second a élaboré le mythe d’une Amérique destinée à combattre les forces du Mal.

Les djihads islamiques n’ont cessé depuis de vouloir éliminer ceux qu’ils considéraient comme corrompus par l’Occident (dont le président égyptien Anouar Al-Sadate). Les républicains américains, de leur côté, se sont appuyés sur les activistes religieux pour mener leurs croisades morales, et sur une surévaluation de la menace soviétique assénée par Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz (anciens conseillers de Ronald Reagan) pour justifier leur propagande impérialiste.

C’est le moment fort du film. Adam Curtis veut démontrer comment les Américains, inlassables inventeurs de mythes, ont porté des accusations sans preuve à l’encontre de l’URSS (monstre qui aurait dirigé tous les mouvements résistants de la planète, y compris l’IRA), puis de Saddam Hussein, et enfin d’un Ben Laden, qui ne serait, selon le film, qu’un banquier des djihads, n’aurait pas conçu les attentats du 11 Septembre, et dont la forteresse souterraine dans les montagnes de Tora Bora, enAfghanistan, serait une mystification.

Al-Qaida, nous explique Adam Curtis, n’a jamais existé. C’est une invention du ministère américain de la Defense, tout comme les "cellules dormantes" implantées un peu partout dans le monde.

Une cassette, que des prétendus résistants arrêtés dans le cadre du Terrorism Act auraient tournée à Disneyland, est le prétexte à une discrète mise en boîte des services secrets.

Nous devrions voir en salles, à la rentrée, ce cours cinglant ­ textes et images ­ sur la façon dont des hommes sans foi ni loi "imaginent le pire au sujet d’une organisation -Al-Qaida- qui n’existe pas" . Film britannique d’Adam Curtis (2 h 37.)

Article de Jean-Luc Douin paru dans Le Monde à l’occasion du Festival de Cannes 2005
Jean-Luc Douin

vidéo http://www.dailymotion.com/video/k2Iphzj8F7sEHE1r6Tq?start=151

http://www.reopen911.info/News/2010/03/22/the-power-of-nightmares-ou-comment-fabriquer-des-cauchemars/


2-6 Francis Dupuis-Déri: Afghanistan, une guerre injuste.

Face à la guerre et plus particulièrement à la présence de l'armée canadienne en Afghanistan, Francis Dupuis-Déri tient une position qui contraste avec celle de nombreux universitaires, experts, politiciens, chroniqueurs et éditorialistes du pays.

Mais ce n'est pas tout. Autant sa façon de penser est marquée par ses convictions antimilitaristes, autant le ton de son propos est dur. Pour ne pas dire très dur, dérangeant, choquant, provocant. C'est encore le cas dans son nouveau livre, L'armée canadienne n'est pas l'Armée du salut, qu'il lance aujourd'hui, à Montréal.

Professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, M. Dupuis-Déri s'insurge contre le prix Nobel de la paix remis au président américain Barack Obama en décembre dernier alors que celui-ci autorise le déploiement de 30 000 nouveaux militaires dans le pays.

«Pourquoi pas Jack L'Éventreur prix Nobel de médecine et Marc Lépine docteur honoris causa de l'École Polytechnique?» demande-t-il.

Ailleurs, il qualifie les militaires canadiens tués en Afghanistan de «cadavres souriants» en raison des photos de ces derniers publiés dans les médias.

En entrevue, le ton est plus réservé, moins polémiste, plus analytique. Voici ce qu'il nous a confié à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage.

Q. Quelle est l'idée maîtresse de votre livre?

R. L'idée de base est de rappeler que la présence de l'armée canadienne et des autres armées occidentales en Afghanistan provoque plus de problèmes qu'elle n'amène de solutions. Il faut penser à retirer ces soldats d'un pays qui est en guerre civile depuis une trentaine d'années. J'essaie aussi de montrer, entre autres en introduction du livre, que depuis quelques années, de plus en plus de personnes, dont des officiers supérieurs de l'OTAN ou des membres de l'ambassade britannique à Kaboul, estiment que la présence des troupes étrangères fait partie du problème et qu'elle stimule la résistance et la rébellion.

Q. Est-ce que l'engagement canadien a changé d'un gouvernement à l'autre?

R. Oui. Il y a eu des déplacements. Jean Chrétien a envoyé des troupes tout de suite après le 11 septembre. Il y a eu des participations dans les zones de combat, avec les Américains, dans le sud du pays. Après ça, on a ramené les troupes à Kaboul, une zone plus sécurisée. Puis, Rick Hillier (ndlr : chef d'état-major maintenant à la retraite) a réussi à convaincre Paul Martin de faire descendre les troupes dans les zones de combat à Kandahar. Oui, il y a eu des variations de priorités. La plupart des observateurs disent que c'est Rick Hillier qui a convaincu les autorités canadiennes de déplacer les troupes dans les zones de combat.

Q. Et le gouvernement Harper?

R. Le gouvernement Harper a hérité du dossier, mais à voir les déclarations et les prises de position du premier ministre et de ses ministres, on voit bien que les conservateurs sont «contents» d'avoir hérité d'une guerre. Ce sont des conservateurs. C'est dans leur idéologie de jouer les gros bras. (...) Je pense que si le gouvernement conservateur était majoritaire, il pousserait pour que l'armée canadienne reste après 2011. C'est une des raisons pour lesquelles je voulais donner un autre coup sur le clou avec ce livre.

Q. Est-ce que les Canadiens s'attendaient aux effets extrêmement létaux des bombes artisanales qui sont à l'origine de plus de la moitié des décès chez les 141 soldats canadiens tués depuis leur arrivée ?

R. Je ne sais pas s'ils s'y attendaient mais de toute évidence, ils étaient mal équipés ! On a dû modifier les équipements au fil des années. Et ce n'est pas uniquement le cas des armées canadiennes. On dit que l'emploi des armes artisanales est un peu injuste, qu'il y a comme un côté pernicieux ou vicieux des résistants afghans. Mais l'armée canadienne et les armées occidentales utilisent plein d'armes que les Afghans n'ont pas : des satellites, des appareils de vision nocturne, des drones... Du côté de l'arsenal, je pense qu'un drene est pas mal plus efficace. On ne fait pas le suivi des pertes du côté des résistants, mais ils ont des pertes tous les jours avec des armes aussi pernicieuses mais plus avancées sur le plan technologique.

Q. Vous dénoncez plusieurs choses : les politiciens, les médias, etc. Mais n'êtes-vous pas heureux de constater, sondage après sondage, une forte proportion de Canadiens en faveur d'un retrait des troupes ?

R. Oui, tout à fait. J'ai l'habitude de penser que je défends des positions marginales ou alternatives alors qu'ici, je suis avec la majorité de la population ! Pour le gouvernement canadien et l'armée canadienne, c'est un échec. D'autant plus pathétique que depuis cinq ou dix ans, l'opinion publique canadienne est soumise à une forte propagande militariste. Ce qui n'était pas le cas dans les années 1980 ou 1990. L'armée canadienne était beaucoup plus discrète dans la valorisation d'elle-même ou de ce qu'elle faisait. Mais depuis la guerre en Afghanistan, et cela est aussi relié à Rick Hillier, ils ont pris une approche de marketing, du type des États-Unis pour vendre l'armée américaine, avec la présence de soldats dans les événements sportifs, aux Jeux olympiques, etc., pour vendre l'armée canadienne dans l'opinion publique. Et vendre cette guerre en Afghanistan. Le gouvernement Harper a même fait appel à des entreprises de marketing et ça ne marche pas.

Q. Quel héritage laissera cette guerre à l'armée comme à la population ?

R. J'aurais envie de vous dire qu'on s'en reparlera en 2011 afin de voir si on se retire réellement. J'ai quand même bien l'impression que le gouvernement et les ministères concernés vont laisser quelques dizaines, quelques centaines de soldats sur place pour entraîner les militaires afghans ou la police, etc. Mais si l'armée canadienne se retire en 2011, la guerre va continuer durant plusieurs années, il va y avoir un effet de lecture historique un peu curieuse où ce ne sera pas l'armée canadienne qui va être associée à la défaite comme tel. On sera parti avant le constat d'échec. J'ai aussi l'impression que l'espèce de rhétorique disant que nous étions là pour défendre la démocratie, les femmes, construire des écoles et creuser des puits, c'est ça qui va perdurer dans les manuels d'histoires et les documents officiels.

Q. Mais alors, que faire ?

R. En Afghanistan, la solution n'est pas militaire. Il faut retirer les troupes. Si le gouvernement Harper est réellement préoccupé par le sort des enfants, des femmes ou le sort de l'Afghanistan d'un point de vue humanitaire, il y a un moyen de faire parvenir de l'aide. Peut-être qu'il n'y aura pas une grosse feuille d'érable sur l'aide, mais il y a des réseaux de solidarité. Il y a encore des camps de réfugiés, au Pakistan ou ailleurs, où il y a des femmes qui essaient d'organiser de l'enseignement, de la formation. On n'a pas besoin de l'armée pour faire parvenir de l'aide. Au contraire, je crois que la présence de l'armée nuit plus qu'elle n'aide les humanitaires.

Q. Mais que faire pour assurer que l'argent va à la bonne place? Qu'il n'y aura pas de corruption?

R. De toute façon, en ce moment, l'argent ne va déjà pas à la bonne place. Donc, il y a déjà de la corruption et une bonne partie de l'argent des contribuables canadiens est gaspillée dans l'armement. L'argent du gouvernement canadien est investi dans la guerre, pas dans l'aide humanitaire. L'ACDI a même déjà admis que son aide est en grande partie concentrée dans la formation de la police afghane. On est loin de l'aide humanitaire. Si on décide qu'on arrête de faire la guerre et qu'on investit dans l'humanitaire, il va y avoir de l'argent qui va se rendre. Je ne me fais pas d'illusions : c'est sûr que l'Afghanistan demeure un pays corrompu, mais si on veut vraiment aider, on va trouver des moyens de le faire. Mais je pense qu'à partir du moment où il n'y aura plus d'armée canadienne, le gouvernement canadien va se désintéresser de l'Afghanistan.

Q. Dans votre ouvrage, vous parlez peu de l'industrie militaire. Qu'en dites-vous ?

R. J'en ai parlé davantage dans un livre précédent (L'éthique du vampire). Les quelque quatre milliards de dollars investis par le gouvernement canadien dans la guerre en Afghanistan font bien l'affaire des gens de l'industrie privée de l'armement canadien : CAE, Bombardier, etc. Ils font de l'argent, c'est certain. Et ils sont associés à des événements publics, des conférences, sur la guerre, donnés par des ministres, des généraux de retour d'Afghanistan. La guerre, par définition, c'est aussi une affaire d'argent.

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201003/22/01-4263262-francis-dupuis-deri-afghanistan-une-guerre-injuste.php



3 Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

3-1 Le massacre des civils, un défi stratégique pour les Etats-Unis…  

Cité par le quotidien pakistanais, « Nation », le Secrétaire américain à la Defense Robert Gates a indiqué, mercredi, que le massacre des civils constituait un obstacle au succès des forces étrangères dans la guerre en Afghanistan. «  Le général McChrystal croit que le massacre des civils par les forces étrangères compromettra les efforts en matière de lutte contre le terrorisme en Afghanistan » a estimé Robert Gates, selon qui, une telle situation, si elle se perdurait, pourrait pousser le peuple afghan à soutenir les Résistants.

Dans le même temps, le Conseil des oulémas de l’Afghanistan, réuni à Kaboul, a, vivement, critiqué le massacre des civils par les forces étrangères. Ce Conseil a demandé au gouvernement afghan, aux forces américaines et à celles de l’Otan de mettre un terme à ces carnages. A noter que tout récemment, 4 civils ont été tués et 20 autres ont blessés, à Kandahar, par les forces étrangères. Y réagissant, le porte-parole du Conseil des Oulémas de l’Afghanistan a déclaré que la poursuite d’une telle situation jettera le discrédit sur les forces étrangères. « Les forces étrangères se contentent, seulement, de déplorer verbalement la mort des civils sans rien faire, pratiquement, pour y mettre un terme » a rappelé le porte-parole du Conseil des Oulémas, qui a également critiqué, les actes délibérés des forces étrangères en ce qui concerne les inspections et les perquisitions illégales et nocturnes, demandant aux autorités américaines et de l’Otan de les confier au gouvernement afghan.

Le Conseil des oulémas de l’Afghanistan a environ 3000 membres qui sont actifs, partout, dans le pays.

D’autre part, le quotidien New York Times, faisant allusion à la mort d’un certain nombre de civils, lors de l’attaque menée contre un autobus, à Kandahar, a rapporté que ce qui se passe à Kandahar n’est qu’une partie des crimes commis par les Etats-Unis, en Afghanistan.

15/04

http://french.irib.ir/


3-2 MSF : Afghanistan: la déclaration de l’OTAN met en danger les populations prises au piège.

MSF s'oppose à une déclaration du secrétaire général de l'OTAN, selon laquelle les ONG devraient être la composante « puissance douce » (soft power) d'une stratégie militaire.

En 2009, alors que le conflit s'intensifiait, MSF est retournée en Afghanistan.

L'objectif était de fournir un accès immédiat aux soins de santé pour les populations prises au piège dans des zones de guerre. Pour atteindre cet objectif, MSF a négocié avec toutes les parties - que ce soient les forces de sécurité afghanes et internationales, comme les groupes d'opposition - afin qu'elles déposent leurs armes à l'extérieur des centres hospitaliers de Kaboul et de Lashkargah, où MSF travaille. Une condition essentielle pour que les personnes nécessitant des soins médicaux se sentent suffisamment en sécurité et puissent s'y rendre. L'absence de présence armée évite que l'un ou l'autre des camps ne prenne les structures de santé pour cible.

 La suggestion de M. Rasmussen selon laquelle des organisations civiles telles que MSF devraient collaborer, ou faire partie d'une "puissance douce", aux côtés des forces de l'OTAN fait courir un risque majeur aux hôpitaux, aux patients et au personnel qui pourraient plus facilement être ciblés par les forces d'opposition.

M. Rasmussen suggère que l'Afghanistan soit le "prototype" d'une collaboration entre l'OTAN et les ONG.

MSF demande à M. Rasmussen, ainsi qu'aux autres parties prenantes au conflit, de respecter la distinction qui s'impose entre objectifs politiques et militaires et aide humanitaire médicale indépendante.

12 mars

http://www.msf.fr/2010/03/12/1678/afghanistan-la-declaration-de-lotan-met-en-danger-les-patients/


3-3 Trois humanitaires italiens accusés d’avoir planifié des attentats en Afghanistan.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

Neuf personnes, dont trois Italiens, travaillant en Afghanistan pour l’ONG Emergency, ont été arrêtées
samedi. Elles sont accusées d’avoir voulu tuer le gouverneur de la province du Helmand, région du sud du pays. Les trois Italiens, un médecin, une infirmière et un logisticien, ont planifié des attentats pour le compte des résistants, qui les ont financés, a expliqué le gouverneur, Gulab Mangal.

En précisant que des fusils, des grenades et des ceintures d’explosifs avaient été découverts dans l’hôpital géré par Emergency.

“Je suis choqué par ces arrestations et ces affirmations, a commenté le fondateur d’Emergency,
Gino Strada, lui-même médecin. Une guerre a été déclarée contre cet hôpital. Une guerre préventive. Parce que notre
ONG est un témoin gênant.” Et si ce médecin humanitaire accuse le gouvernement
afghan de “prendre en otage” des employés de son
ONG, il accuse aussi l’OTAN d’avoir couvert l’opération. Un porte-parole de l’OTAN, dont les forces mènent toujours leur grande offensive dans cette région, a démenti toute implication des forces de la coalition.

Plusieurs dizaines d’Afghans se sont rassemblés devant l’hôpital aux cris de “Mort à Emergency”,
“Nous ne voulons pas d’Emergency.” “Nous demandons à notre gouvernement de faire partir les
troupes italiennes de notre pays, a précisé l’un des manifestants. Nous sommes capables d’assurer nous-mêmes notre sécurité.”

Le gouvernement italien s’est jusqu’ici montré très discret. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères s’est contenté d’assurer que
“Les Italiens impliqués dans cet incident ne sont en aucune manière liés aux activités de coopération du gouvernement italien.” Une absence de soutien actif peut-être imputable aux mauvaises relations qu’il entretient avec l’
ONG Emergency…

11/04

L'article recherché n'est disponible qu'en archive et ne dispose plus de vidéo

http://fr.euronews.net/2010/04/11/trois-humanitaires-italiens-accuses-d-avoir-planifie-des-attentats-en-


3-4 600 soldats canadien après 2011 ?.

Les États-Unis voudraient contourner la motion du Parlement canadie.

L'OTAN souhaite que le Canada y maintienne 600 soldats après 2011

Le gouvernement Harper répète depuis des semaines qu’il n’a pas l’intention de laisser un seul soldat canadien en Afghanistan après 2011.

Cruellement à court de soldats-entraîneurs pour former l'Armée nationale afghane, l'OTAN souhaite que le Canada maintienne entre 500 et 600 militaires en Afghanistan après juillet 2011.

Ces soldats seraient postés à Kaboul, au camp de formation de l'armée afghane. La demande viendrait de l'administration Obama, via l'OTAN, d'ici la fin de l'année.
Selon des sources anonymes canadiennes et américaines citées par le quotidien torontois The Globe and Mail, Washington pense pouvoir inciter le Canada à prendre ce virage, notamment parce que la motion adoptée par le Parlement canadien en 2008 stipule que la suite de la mission ne sera pas militaire et qu'elle sera concentrée hors de Kandahar. Deux conditions qui seraient respectées si les soldats canadiens sont à Kaboul dans un rôle de formation.
Or, depuis des semaines, le gouvernement Harper répète qu'il n'a pas l'intention de laisser un seul soldat canadien en Afghanistan après 2011. Accéder à la demande de l'OTAN et des États-Unis serait donc un changement de position qui provoquerait un intense débat politique aux Communes. Déjà, le NPD s'oppose à cette idée et le Bloc québécois a marqué son opposition, même s'il préfère qu'il y ait un vote sur cette question. «Toute mission de ce genre dans un pays en guerre doit faire l'objet d'un vote ici», a dit Gilles Duceppe hier.
Au Parti libéral, on refuse de se prononcer, affirmant que le gouvernement devrait d'abord présenter son plan aux députés. «On a été clairs, on veut que la mission militaire prenne fin en juillet 2011. Maintenant, je ne vais pas me prononcer sur des "si". Le gouvernement doit présenter une motion s'il veut changer quelque chose ou s'il a une nouvelle proposition», a soutenu Bob Rae, critique du PLC en matière d'affaires étrangères. Le PLC prendra une décision en temps et lieu, a-t-il dit.
Pas de demande, dit Harper
De passage en Ontario, le premier ministre Stephen Harper a soutenu que son gouvernement n'avait pas reçu la demande américaine et qu'il s'agit de «spéculations». «Nos soldats planifient la fin de la mission militaire en 2011», a-t-il dit, refusant de préciser sa pensée.
Au bureau du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, on affirme: «Nos ministères examinent le rôle potentiel non militaire pour l'après-2011», a dit la directrice des communications, Catherine Loubier.
La formation de l'Armée nationale afghane est la pierre angulaire de la stratégie de sortie d'Afghanistan des pays de l'OTAN. Lorsque les soldats locaux pourront prendre en charge des provinces et des régions du pays, les forces occidentales vont entamer leur retrait. Or, l'OTAN se plaint depuis des années d'un manque de ressources dans la formation des militaires afghans.
En novembre dernier, Le Devoir révélait que le ministère de
la Defense s'attendait à ce qu'on exerce de la pression sur le Canada pour qu'il laisse des soldats en Afghanistan. Le nombre avancé de 600 est toutefois plus élevé que les évaluations des Forces canadiennes. Actuellement, près de 220 militaires entraînent les soldats et les policiers afghans au sein des équipes de mentorat, à Kandahar.

Alec Castonguay  

26 mars

http://www.ledevoir.com/politique/canada/285755/afghanistan-les-etats-unis-voudraient-contourner-la-motion-du-parlement-canadien

 


3-5 La Defense française se privatise, comme aux USA.

Sur le blog «Defense en ligne», Philippe Leymarie revient sur les problématiques actuelles de la Defense française : la privatisation et la robotisation de la guerre, qui sont déjà une réalité outre-atlantique. 

« Les forces armées face au défi de la privatisation de l’action militaire » : ce colloque international organisé le 18 mars dernier à l’Ecole militaire à Paris, a mis en évidence le gouffre qui sépare, dans ce domaine, les pays dits anglo-saxons – Usa, Canada, Royaume uni – où de larges pans de l’activité de Defense et de sécurité sont abandonnés aux sociétés militaires privées (SMP), de la plupart des autres, soucieux de conserver dans le giron des Etats l’essentiel des fonctions « régaliennes », et plus regardants sur les activités qui pourraient être concédées à des entreprises privées…
Il y a actuellement en Afghanistan moins de soldats réguliers américains que d’effectifs de « 
contractors
 » privés : gardes du corps ; techniciens ; agents pour la protection de bâtiments ou de personnalités, la sécurité d’ONG, l’escorte de convois, le déminage, etc.

Une partie de ces 100 000 hommes sont recrutés sur place, parmi les anciens militaires, policiers ou miliciens (dont se débarrassent les chefs de guerre locaux).

 28 Mars  

http://www.marianne2.fr/La-defense-francaise-se-privatise,-comme-aux-USA_a189976.html?com



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.