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26/04/2010

n°39 - Dossier d'Iran - 25-04 -:Début :- La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.


n°39 - Dossier d'Iran  - 25-04  -:Début :-  La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.


 Dossier d'Iran   n°39 du 25-04

                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.  

2 Les brèves.

2-1 Armes nucléaires contre l’Iran : Des chercheurs US ont affiché leur scepticisme.

2-2 Israël "engagé sur la voie menant à sa chute", affirme M. Ahmadinejad.

2-3 L''Iran et la Turquie signeront bientôt un nouveau contrat gazier. 

3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Yahia Gouasmi : Bruit de guerre à Washington, vent de paix à Téhéran

3-2 Leila Mazboudi : Bombe électromagnétique contre l'Iran : nouveau scénario d'une guerre de nerfs.

3-3 Le monde non contrôlé par les USA continue de soutenir le programme nucléaire iranien.  

3-4 La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

3-5 Les relations sino-américaines subissent un "coup de froid de printemps".

3-6 Arno J. Mayer : Wiesel et le « problème iranien » : La trahison des Nobels.

3-7 Mireille Delamarre :  Budapest survolée par deux avions israéliens.

3-8 Manœuvres iraniennes dans le Golfe et le détroit d’Ormuz.

3-9 Les manoeuvres iranniene dans le Golfe, une réponse aux "menaces américaines".

Suite

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.(Democracy Now !).

4-2 Qui êtes vous Noam Chomsky?.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Juan Cole : " 10 Fausses croyance sur l'Iran.'

5-2 Robert Bibeau : Une puissance en déclin est toujours plus dangereuse quand le désespoir la pousse à l'aventurisme.

5-3 Hojjatol Islam Ali Akbar Naseri : «La politique des USA et Israël est sans issues, l’époque du colonialisme est finie».

5-4 Emrah Kaynak: Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

5-5 L'Iran trahi par la Russie ?

5-6 La Conference  internationale sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération des armes atomiques, a eu de vastes répercussions.

Fin

6 Annexe

6-1 Eva R-sistons : Les dernières trouvailles de l'Occident assassin : Urbicide, sociocide, mnémocide.

6-2 L’Iran souhaitait l’ouverture d’investigations sur les attentats du 11 septembre 2001 et une condamnation des attentats commis dans le pays par le Jundallah,

1 L’Iran saisit l’ONU à propos du 11-Septembre .

2 Le président qualifie le 11-Septembre de grand mensonge.

Rappel

René Naba : Iran, Israël: Les enjeux sous-jacents de la confrontation.

 



Tiré à part

24-04

L'Iran, déjà sous le coup notamment d'un embargo financier et bancaire occidental, est menacé de nouvelles sanctions économiques par la communauté internationale, inquiète de la politique nucléaire de Téhéran.

Ces sanctions, dont discutent actuellement les grandes puissances, devraient notamment viser le secteur pétrolier et gazier, ainsi que le corps de Gardiens de la révolution, bras armé du régime iranien qui a pris ces dernières une importance croissante dans la vie économique de l'Iran.

(AFP / 24 avril 2010 11h35)

 

http://www.romandie.com/ats/news/100424093552.2ern6f6z.asp

Iran: les Pasdaran affirment pouvoir remplacer Shell ou Total

Les Gardiens de la Révolution ont la capacité de remplacer les compagnies comme Shell ou Total sur les grands projets pétroliers ou gaziers en Iran, a affirmé samedi un haut responsable des Pasdaran en estimant que de nouvelles sanctions seraient sans effet sur eux.

"Aujourd'hui, les Gardiens de la Révolution sont fiers de dire qu'ils ont la compétence et la capacité de se substituer aisément aux grandes compagnies internationales" opérant en Iran, a déclaré le général Yadollah Javani, chef du bureau politique des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, dans une interview à l'agence Ilna.

"Par exemple, nous pouvons reprendre des grands projets à Assalouyeh (ndlr: le gisement offshore de gaz géant de South Pars, dans le Golfe) et y remplacer Shell ou Total", a-t-il affirmé.

"Parler de sanctionner les Gardiens de la Révolution est quelque peu amusant", a estimé le général Javani.

Les Pasdaran "sont aujourd'hui inséparables du régime et du peuple" iraniens, a-t-il affirmé, et ceux qui veulent les sanctionner "ne parviendront pas à leur fins".

http://www.romandie.com/ats/news/100424093552.2ern6f6z.asp



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.  

La subversion est un élément substantiel de la stratégie hégémoniste des Etats-Unis, pays qui est en permanence en guerre (latente ou ouverte).

Considérée autrefois comme une force accessoire, l’information a désormais un intérêt stratégique vital. Conscient des enjeux, les USA exploitent parfaitement, au bénéfice de leurs ambitions impérialistes, les virtualités offertes par les nouvelles technologies de communication, de socialisation et d’information.

La stratégie de domination s’est affinée au point que l’objectif est maintenant de conquérir un pays sans même l’attaquer physiquement, en particulier en recourant à des campagnes de désinformation relayées par des agents d’influence internes.

Dès l’antiquité, le stratège chinois Sun Tzu avait déjà défini les idées-forces de la subversion : « Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact ; l’anéantir n’est qu’un pis aller ». « Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées ». « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ».

L’écrivain italien Curzio Malaparte (1898-1957) était tout autant convaincu de la possibilité de déposer un pouvoir en propageant une perception altérée des faits. Il soulignait le rôle central d’une minorité agissante qui laissait dans l’ombre la majorité loyale au pouvoir.

Le psycho-sociologue français Roger Mucchielli (1919-1981), souligne lui aussi l’importance des facteurs subjectifs en terme de subversion : « L’action de dissociation des groupes constitués est une opération indispensable car on sait, par les recherches en psychologie sociale, que plus les individus adhèrent à des groupes cohésifs, moins ils sont perméables à la propagande et à la subversion. Il faut donc dissocier ou neutraliser les groupes de références pour individualiser les gens et les détacher individuellement de leurs valeurs groupales ».

Vladimir Volkoff (1932-2005) a parfaitement codifié les linéaments de la désinformation et de la manipulation dans son livre « La désinformation, arme de guerre » :

- Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.

- Discréditer l’autorité, ses defenseurs.

- Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser.

Les objectifs de la subversion consistent en substance à assiéger idéologiquement, politiquement et stratégiquement l’adversaire en vue de limiter sa liberté de mouvement et d’action.

Au nom de la démocratie, pour le capitalisme ?

Les concepts de « démocratie » et de « droits de l’homme » se sont convertis en argument central de l’interventionnisme étasunien. La promotion nominale de la démocratie est un précepte essentiel de la stratégie globale de domination des USA, peu importe si en sous-main ils trahissent ces mêmes valeurs chaque fois que leurs intérêts sont contrariés.

Les révolutions « colorées » (Géorgie, Ukraine, Liban et dans une certaine mesure en Iran) témoignent de l’emploi méthodique de cette tactique.

Sous l’étendard des droits de l’homme et de la liberté, les mouvements de contestation cubains sur lesquels les Etats-Unis prennent appui dissimulent un programme politique explicitement contre-révolutionnaire. En s’inspirant des dissidents de l’Europe de l’Est, ils se contentent d’en appeler à une plus grande liberté politique et économique, ce qui implique dans les faits le renversement du système sociopolitique socialiste, le démantèlement des acquis révolutionnaires et l’assujettissement de Cuba aux intérêts impérialistes.

Les mouvements dissidents font un travail de sape pour le compte des Etats-Unis qui les encouragent économiquement et moralement. Structurellement et idéologiquement intégrés aux dispositifs d’ingérence, les dissidents constituent l’avant-garde de la restauration du capitalisme. Il est significatif que leurs chefs de file soutiennent bassement les coups de force contre le pouvoir légal en Bolivie, au Honduras ou au Venezuela.

La dissidence est-elle un processus endogène ?

Jean-Guy Allard et Eva Golinger dans le livre « La Agresión Permanente » pointent du doigt les activités subversives de la USAID, l’agence américaine pour le développement international qui s’est convertie en principale plateforme de contre-insurrection.

Le dossier à charge de cette officine paragouvernementale en Amérique latine est éloquent.

La USAID qui a pour mission affichée de renforcer la démocratie, la création d’une croissance généralisée économique à long terme, et promouvoir la sécurité, a investi des millions de dollars dans la déstabilisation des pays progressistes. Elle est particulièrement active au Venezuela et en Bolivie, où elle sous-traite à travers des fondations (Freedom House, American Enterprise Institute, Fondation Ford,…) et des ONGs locales.

Elle est secondée par la NED (National Endowment for Democracy), organisme écran de la CIA, qui se charge plus particulièrement du financement et de l’encadrement des dirigeants politiques et syndicaux – lisez dissidents- et qui a revendiqué l’organisation du syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie.

Cuba est en prise, depuis le début de l’ère révolutionnaire, à une propagande noire qui cherche par tous les moyens à porter atteinte à son prestige. Les campagnes de diffamation contre la révolution font passer, à la faveur de l’abdication intellectuelle des journalistes disciplinés, les immigrés économiques en exilés politiques, les délinquants de droit commun en prisonniers politiques, les agents conspirationnistes à la solde d’un régime étranger en opposants politiques.

La USAID revendique d’ailleurs son soutien aux « agences exécutives, aux médias et à la société civile à Cuba » via le programme pour Commission pour Assistance à une Cuba libre. L’administration Obama poursuit scrupuleusement, malgré ses déclarations d’intention, la stratégie d’ingérence et d’hostilité de ses prédécesseurs comme le confirme le Président Raul Castro : « L’ennemi reste aussi actif qu’auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d’un citoyen américain, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d’État comme un sous-traitant de son gouvernement et qui se consacrait à l’approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant ».

Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.

Emrah Kaynak 

Source: Legrandsoir

Tiré d'investig'action



2 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Armes nucléaires contre l’Iran : Des chercheurs US ont affiché leur scepticisme.

Des chercheurs américains ont affiché leur scepticisme quant au recours à des armes nucléaires tactiques pour éradiquer le programme nucléaire iranien.
« A fortiori, il est exclu que le président des États-Unis acceptent de recourir à des armements nucléaires (…) ou de permettre à un fort allié à l’instar d’Israël de le faire, si le pays ( visé) ne l’utilise pas contre les États-Unis ou un de leur allié » ont conclu les deux analystes au Centre  des études stratégiques et internationales, qui siège à Washington, Abdallah Toughane, et Antony Cordsmann.
L’éventualité d’une frappe nucléaire est abordée depuis l’échec des efforts diplomatiques déployés en vue d’un durcissement des sanctions, et en raison des difficultés que pourraient rencontrer les bombardiers israéliens pour arriver en Iran et mener à bien leur mission. Sachant que tous les pays voisins de l’Iran refusent l’utilisation de leur espace aérien par les avions israéliens pour une telle agression.  
Quoique les chercheurs assurent que les bombes nucléaires tactiques ont l’avantage d’échapper aux radars et aux avions de chasses iraniens et de détruire les sites souterrains,  ils estiment toutefois que les résultats espérés sur le cours du programme nucléaire iranien demeurent très limités.     
« Si Israël prend la décision de recourir à des armements non traditionnels contre l’Iran, ceci ne ferait qu’attarder ce programme d’une période allant de trois à cinq années, estimant que ceci peut très bien être réalisé sans armements nucléaires tactiques », explique le colonel à la retraite de l’armée de l’air américaine, Sam Gradener,
Selon un autre chercheur du centre, Robert Nelson, le fait d’assurer que les séquelles de l’utilisation d’un bombardement nucléaire souterrain sont très limitées sur l’environnement et l’homme n’est « qu’un mythe dangereux » : «  Les bombardements nucléaires dans des profondeurs proches de la surface de la terre provoquent des séquelles bien plus graves que celles dues à une bombardement  aérien ou sur la surface de la terre », assure-t-il

28/03

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131171&language=fr


2-2 Israël "engagé sur la voie menant à sa chute", affirme M. Ahmadinejad.

Israël est "engagé sur la voie menant à sa chute", a réaffirmé dimanche le président Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours à l'occasion de la Journée de l'armée.

M. Ahmadinejad, qui s'exprimait devant les principaux chefs militaires du pays réunis pour assister à un défilé au mausolée de l'Imam Khomeiny, dans le sud de Téhéran, a également appelé les pays occidentaux à "mettre leur militarisme de côté et cesser de soutenir ce régime meurtrier".

"Le régime sioniste est engagé sur la voie menant à sa chute. Les nations de la région, après quelque 60 ans (d'existence d'Israël), veulent déraciner ce microbe corrompu, qui est la principale cause d'insécurité dans la région", a déclaré le président iranien.

L'Etat hébreu fête mardi le 62e anniversaire de sa création, le 14 mai 1948 selon le calendrier hébraïque.

Il a de nouveau réclamé "le départ des grandes puissances" du Moyen-Orient, afin de "permettre aux pays de la région et aux Palestiniens de régler le problème" avec les Israéliens, sans préciser ce qu'il entendait par "régler le problème".

Les dirigeants iraniens affirment régulièrement qu'Israël est voué à la destruction, et M. Ahmadinejad a suscité l'indignation des Occidentaux en affirmant en 2006 que l'holocauste des juifs par l'Allemagne nazie durant la seconde Guerre mondiale était un "mythe".

"La présence de forces étrangères est à l'origine des conflits dans notre région. Elles doivent quitter la région", a ajouté M. Ahmadinejad.

Téhéran dénonce la présence des forces américaines et occidentales en Irak et en Afghanistan comme le principal facteur d'instabilité dans la région.

Il a également mis en garde contre toute agression militaire contre l'Iran: "l'armée iranienne est puissante, et joue un rôle important pour assurer la sécurité et l'équilibre dans la région. Elle a un pouvoir de dissuasion contre les ennemis" de la République islamique, a-t-il estimé.

Israël a avancé à plusieurs reprises l'éventualité d'une action militaire contre les installations nucléaires de l'Iran, que les Occidentaux soupçonnent de chercher à se doter de l'arme atomique.

M. Ahmadinejad n'a pas évoqué directement les Etats-Unis durant son discours, prononcé entre deux grandes banderoles proclamant "Les Etats-Unis ne peuvent rien faire" et "Nous pouvons et nous serons là jusqu'au bout".

Lors du défilé qui a suivi, une douzaine de drones (avions sans pilote) capables de mener des activités de surveillance et d'attaque, selon Téhéran, ont été présentés.

Des missiles Ghadr 1 (Puissance), d'une portée de 2.000 km, Shahab-3 (météore), d'une portée de 1.800 km, Sejil 2 (pierre tueuse), Fateh (conquérant), Raad (tonnerre) et Nasr 1 (victoire) ont également été exposés.

Les premiers missiles peuvent atteindre le territoire de l'Etat hébreu qui n'a pas exclu de mener des actions militaires contre les installations nucléaires iraniennes.

Des responsables militaires iraniens ont également affirmé qu'en cas d'attaque, l'Iran pourrait viser les "intérêts" américains dans la région.

18 avril

http://www.romandie.com/ats/news/100418075454.bbmliqy6.asp


2-3 L''Iran et la Turquie signeront bientôt un nouveau contrat gazier  

Le ministre turc de l'Energie Taner Yildiz a fait état du soutien total du gouvernement d'Ankara à la signature d'un nouveau contrat gazier par la Turquie et la RII

pour un montant de 5,5 milliards de dollars, a rapporté mercredi la chaîne Press TV.
M. Yildiz a déclaré à l'agence Reuters que la partie turque prendra sa décision finale dans deux semaines concernant l'investissement de la Turquie dans le projet du champ gazier de Pars Sud en Iran. Selon le ministre turc de l'Energie, les sociétés turques sont en train d'étudier le texte de l'accord final. Il a ajouté que ce contrat aurait besoin du soutien politique du gouvernement d'Ankara pour être finaliser. Les réserves confirmées des champs gaziers Pars-Sud en Iran sont réévaluées à 14 trillions de mètres cubes et représentent 8% des réserves mondiales confirmées de gaz naturel. La Turquie soutient l'idée de l'usage du gaz naturel iranien pour alimenter le gazoduc Nabucco qui devra réduire la dépendance de l'Europe du gaz russe. A présent, l'Iran exporte 25 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour à la Turquie, et les deux pays envisagent augmenter bientôt ce chiffre à 30 millions. L'Iran est le deuxième grand détenteur mondial du gaz naturel derrière la Russie. Selon les experts, l'Iran est capable de fournir une grande partie de l'énergie du continent européen.

Press TV –

24/03

 http://french.irib.ir/index.php/info/32676-liran-et-la-turquie-signeront-bientot-un-nouveau-contrat-gazier



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Yahia Gouasmi : Bruit de guerre à Washington, vent de paix à Téhéran.

La Conference sur le nucléaire organisée par l’Iran s’est tenue à Téhéran, les 17 et 18 avril 2010.

Elle a réuni une soixantaine de participants (dont 14 Ministres des Affaires Etrangères, 10 Vice-ministres, des représentants de l’AIEA et des Nations Unies, ainsi que le Président de l’Organisation de la Conference   Islamique - OCI -Ekmeleddin Ihsanoglu). Parmi les nations participantes, on peut citer la Russie et la Chine (ayant droit de véto au Conseil de Sécurité), mais également l’Irak, la Syrie, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, l’Algérie, le Venezuela, la Turquie… Le thème de la Conference   était « L’énergie nucléaire oui, l’arme nucléaire non ». Juste avant l’allocution de M. le Président Mahmoud Ahmadinejad, le guide suprême Ali Khamenei a réaffirmé dans un message que « l’utilisation des armes nucléaires est interdite par l’Islam », ajoutant : « seul le gouvernement américain a commis un crime nucléaire; le seul criminel atomique du monde ment en se présentant lui-même comme opposé à la prolifération, alors qu’il n’a pris aucune mesure sérieuse dans ce domaine ».
Pour sa part, le Président Mahmoud Ahmadinejad a proposé la création d’un « organe international indépendant disposant de pleins pouvoirs donnés par l’Assemblée Générale de l’ONU, afin de superviser le désarmement nucléaire et d’empêcher la prolifération ». Il a demandé également que les Etats ayant l’arme nucléaire, ceux l‘ayant utilisée ou ceux ayant menacé de l’utiliser, et particulièrement les Etats-Unis, soient suspendus de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Enfin, la nouvelle politique d’Obama, qui menace l’Iran et la Corée du Nord (y compris de frappes nucléaires), a été dénoncée. Cette Conference   a été boycottée par les pays occidentaux, c’est-à-dire ceux dont les gouvernements sont sous la coupe du lobby sioniste.
Quels enseignements peut-on, d’ores et déjà, tirer de cette Conference   ?
Il s’agit d’une victoire morale et diplomatique de la République Islamique d’Iran.
En affirmant l’interdiction de l’usage du nucléaire par l’Islam, le guide suprême,  Ali Khamenei, non seulement affirme un principe religieux et moral, mais il met également au défi d’autres chefs d’Etat qui se disent Chrétiens, Judaïques, adeptes des « Droits de l’Homme », d’affirmer un tel principe. Bien au contraire, Obama (après Bush) et les dirigeants sionistes ont affirmé leur volonté d’utiliser l’arme nucléaire. Quel est d’ailleurs le seul pays à s’en être servi ?  Celui-là même qui depuis 1945 s’est érigé en gendarme du monde au nom de Dieu, des Droits de l’Homme et de la defense de l’entité sioniste.
Il
s’agit également d’une victoire diplomatique.

Le nombre et la qualité des pays participants indiquent clairement que l’Iran n’est pas isolé.

La présence de nombreux pays dits émergents, et parmi les plus peuplés de la planète, montre également a contrario ce qu’a été le sommet de Washington autour d’Obama, à savoir une réunion au cours de laquelle l’USraël et l’Union européenne sionisée ont tenté de parler au nom d’une opinion publique mondiale qu’ils ne représentent en aucun cas. Ainsi, se trouve bien illustrée la coupure entre les pays dits émergents, qui n’acceptent plus de subir le diktat américano-sioniste, et les vieilles nations impérialistes dont le lobby sioniste s’est emparé. Cette coupure est encore confirmée par les réticences, pour ne pas dire le refus, des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) réunis le 15 avril à Brasilia. Là encore on peut constater que ces pays se réunissent en dehors de toute ingérence de l’Usraël, échappant ainsi à sa mainmise.
La Conference   de Téhéran contribue aussi à démasquer la politique de guerre d’Obama. Ce dernier, en refusant de placer le nucléaire israélien au centre des vrais dangers pour la Paix mondiale, et en menaçant l’Iran et la Corée du Nord, se démasque chaque jour un peu plus. Comme l’a écrit le Journal de Téhéran, Resalat, « le phénomène Obama est une fabrication politique pour restaurer le crédit des Etats-Unis ». Se cachant derrière de grands discours humanistes, Obama prépare politiquement et psychologiquement l’agression contre l’Iran. La fameuse menace « d’attentat nucléaire » brandie par Obama en est une illustration. Avec ou sans « attentat nucléaire », la menace mise en avant joue exactement le même rôle que les « armes de destruction massive » de son prédécesseur Bush.
La Conference   sur le nucléaire tenue à Téhéran a un mérite immense.

Elle ose poser la vraie question : qui affirmera solennellement, comme l’Iran, que ses valeurs morales ou religieuses l’empêchent d’utiliser l’arme nucléaire ? 

 Certainement pas les Etats-Unis, qui l’ont déjà utilisée et qui menacent de l’utiliser à nouveau, ni Israël, état voyou nucléaire, se déclarant lui-même au-dessus et en dehors de tout droit international et menaçant de l’utiliser contre ses voisins.
Devant l’hypocrisie et le bellicisme des Etats-Unis et d’Israël, il est normal que les nations soucieuses de Paix et d’indépendance souhaitent les écarter des instances internationales (comme l’AIEA) ou en créent d’autres, comme le Groupe de Shanghai (Russie, Chine, Républiques d’Asie Centrale, Iran au titre d’observateur) et le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), autant de structures de concertation qui contournent la domination américano-sioniste. Et cette Conference   qui vient de se terminer à Téhéran est un nouveau pas dans cette direction. La République Islamique d’Iran, par sa rigueur morale et sa fermeté politique, démontre que l’on peut tenir tête à l’Usraël et à tous les gouvernements sionisés. Depuis cette Conference  , les nations surarmées et belliqueuses, aussi humanistes qu’hypocrites, n’ont plus le monopole de la parole. Il est triste de constater que la Vieille Europe est absente de ce vaste mouvement qui, déjà, englobe la majorité de la population de la planète.
Seul un combat déterminé contre le lobby sioniste qui nous gouverne, en France et dans l’Union Européenne, peut nous libérer de Tel-Aviv et de Washington, afin de rejoindre le camp de la Paix et de la Justice.

Le Président,
Yahia Gouasmi

19 avril


3-2 Leila Mazboudi : Bombe électromagnétique contre l'Iran : nouveau scénario d'une guerre de nerfs.

C’est le dernier cri lancé dans le monde des rumeurs et des contre rumeurs aux sources ambigues qui grouillent au Proche Orient.

Au départ, les menaces de frappes contre l’Iran évoquaient une attaque aérienne, impliquant des missiles air-sol lancés à partir d’appareils de chasse. Il fut question d'une banque de cibles élaborée par les Américains et les Israéliens.
Il fut ultérieurement question d’attaques de missiles mer-sol, à partir des navires de guerre israéliens ou américains qui traversaient l’entourage maritime de la République islamique, escortés d’une large couverture médiatique.
Plus tard, les bombes anti bunkers sont rentrées dans l’arène médiatique  destinées à viser particulièrement des installations souterraines nucléaires.
Alors que ces dernier temps, l’on a constaté que c’est la bombe atomique qui a été particulièrement arborée, dans des articles de presse et des centres de recherches.

Or, tout récemment le scénario du recours à la e-bombe, connue également sous l’appellation de bombe EMP ou IEM (bombe à impulsion électromagnétique)  est tout à coup évoqué.
Les produits médiatiques précisent que c’est l’entité sioniste qui l’envisage pour entraver le programme nucléaire iranien.
En principe, ce projectile classifié parmi les armes de destructions massives et qui n’a jamais été utilisé, ne tue personne, et ne détruit rien. Largué pour exploser dans l’air, il sature l’environnement de toutes longueurs d’ondes et neutralise tous les systèmes électroniques et éclectiques qui se trouvent sur son chemin : y compris les téléphones portables. Bien entendu, devrait être concerné par ce bombardement  tout le système électronique qui revient aux installations nucléaires, notamment celles situés dans les bunkers souterrains, pour soi-disant paralyser  tout éventuel recours à un armement nucléaire, selon les assertions israéliennes.

Sachant que le recours à l’e-bombe n’est pas sans inconvénient majeur : son champ d’action, pour être efficace est néanmoins beaucoup trop large. Si l’Iran est frappé, le champ électromagnétique qu’il propulsera gagnera toute la région : la Turquie, l’Irak, le Golfe, le Pakistan, le Caucase, l’Asie mineure et tout le Moyen Orient. Voire même l’entité sioniste. En passant par toutes les bases américaines disséminées autour de l’Iran. Les rendant également inopérantes.
A quoi bon évoquer  ce scénario?
Question de faire parler sans cesse de l’Iran, de brandir sa soi-disant menace nucléaire, de semer la hantise de frappes militaires imminentes, de leur mettre en scène des scénarios apocalyptiques.
Le tout pour récolter par le harcèlement les fruits politiques escomptés. Dont, pour le moment, un durcissement des sanctions au sein du Conseil de sécurité.
 Si ça ne marche pas, il faut s’attendre à une nouvelle mise en scène avec un autre armement médiatisé dans des films américains, propulsée au devant de la scène…
Vendredi 16 avril 2010
 Al-Manar. Tous droits Droits réservés
Publié le 18 avril 2010


3-3 Le monde non contrôlé par les USA continue de soutenir le programme nucléaire iranien.  

Alors que les Etats-Unis déploient tous leurs efforts pour obtenir un consensus parmi ses alliés et les pays membres permanents de l’OTAN, pour ainsi intensifier les pressions internationales sur l’Iran et faire arrêter ses activités nucléaires pacifiques, les soutiens mondiaux se multiplient en faveur du programme nucléaire iranien.

En Asie, le vice-Premier ministre malaisien chargé des affaires parlementaires a réitéré que son pays continue de soutenir le programme nucléaire civil iranien et qu’il n’accepte jamais fouler aux pieds ses propres principes pour le développement des relations avec les Etats-Unis. La Malaisie

, qui est un des membres importants du MNA, a annoncé, a-t-il rappelé, qu’elle n’entendait pas se soumettre aux Etats-Unis et qu’elle défendrait totalement et explicitement les activités nucléaires iraniennes. Entre temps, le chef de la diplomatie turque a affirmé que les pays importants s’opposaient toujours aux sanctions contre l’Iran. Davutoqlu a dit, devant les journalistes, que les Etats-Unis se trouvaient à l’origine de l’instabilité de la région et que le Président américain s’est vu confronté à grand problème sérieux. N’oublions pas que le ministère chinois des Affaires étrangères a, dans un communiqué, qualifié de mensonge, l’accord avec les Etats-Unis sur l’intensification des sanctions anti-iraniennes. Le communiqué a indiqué que la diffusion de telles informations est l’œuvre de certains médias américains. « Aucun accord n’a eu lieu entre la Chine et les Etats-Unis sur l’intensification des sanctions contre l’Iran. », a indiqué le communiqué. De même, le porte-parole de la diplomatie chinoise a rappelé que les démarches entreprises par le Conseil de sécurité devraient être censées aplanir le terrain à la poursuite du dialogue et de négociations diplomatiques. Quant au Pakistan, pays atomique du sud de l’Asie, ses responsables et experts ont toujours soutenu les activités nucléaires civiles iraniennes. Et en Inde dont les autorités américaines espèrent le soutien aux sanctions anti-iraniennes, des rapports font étant de la poursuite du soutien du gouvernement et des milieux politiques au nucléaire iranien.

Ceci dit, comme les experts de l'Asie du Sud l’estiment, les Etats-Unis ont avancé l’affaire du nucléaire iranien pour ainsi détourner l’opinion publique mondiale au lieu de répondre de ses crimes, en soutenant le groupuscule terroriste de Rigi, et en procédant au massacre des civils en Afghanistan et au Pakistan.

Et n’oublions pas que c’est en effet le silence des milieux mondiaux et des instances soi-disant defenseurs des droits de l’Homme devant les crimes américains en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, qui a encouragé les forces américaines et de l’OTAN à poursuivre ses crimes, exhortant aussi Barack Obama à menacer les autres pays d’attaque atomique, ce qui est d’ailleurs une violation flagrante des règles internationales et de la charte des Nations unies.

15/04

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/33604-le-monde-continue-de-soutenir-le-programme-nucleaire-iranien


3-4 La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

Depuis que le nouveau directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le Japonais Yukia Amano, largement soutenu par les puissances occidentales, a affirmé dans son rapport sur l’Iran présenté mi-février – sans toutefois apporter de réelles preuves – que ce pays travaillerait probablement au développement d’une ogive nucléaire, les gouvernements des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et de l’Allemagne font entendre leur voix pour exiger des sanctions plus appuyées.
Pour l’instant, le Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas encore en possession d’un texte de résolution contre l’Iran. Il est uniquement question d’éventuels projets de sanctions de la part des Etats-Unis et de l’Union européenne. Ainsi, le «New York Times» du 3 mars laissait entendre qu’il y aurait un projet de résolution en route, fruit d’une entente entre le gouvernement américain et les gouvernements engagés de l’Union européenne. Selon ce projet, les sanctions devraient toucher brutalement les échanges bancaires, la circulation maritime et le secteur des assurances, ainsi que les fortunes à l’étranger et les possibilités de déplacements d’Iranien «suspects». Seraient visés tout particulièrement les gardes révolutionnaires qui détiendraient une part essentielle de l’économie iranienne. L’industrie pétrolière iranienne ne serait pas touchée directement.
Il est intéressant de constater que, selon un article de «Spiegel Online» du 23 février, les projets de l’UE iraient plus loin, comme cela ressort d’un rapport secret de 13 pages, intitulé «Non-Paper on political and economic context of sanctions against Iran». Il est proposé dans ce rapport de s’en prendre énergiquement au secteur financier, aux assurances d’investissements en Iran ainsi qu’au secteur de l’énergie. Si ces projets étaient exécutés, la population iranienne aurait à en souffrir gravement dans sa vie quotidienne.
Le fait que le Conseil de sécurité n’ait pas encore produit de texte de résolution viendrait du fait que la Russie et la Chine s’y opposent. D’autres pays, membres actuels du Conseil de sécurité, tels que la Turquie, le Brésil et le Liban, préfèrent miser sur des négociations plutôt que sur des sanctions.
Il est vrai que le gouvernement des Etats-Unis, de même que la chancelière alle­mande, Angela Merkel, ont déclaré vouloir appliquer des sanctions plus contraignantes, même sans l’aval du Conseil de sécurité. Le gouvernement allemand renforce son influence sur les autres gouvernements de l’Union européenne pour qu’ils acceptent des sanctions plus dures, cela surtout depuis la visite du gouvernement et du président israéliens à Berlin.
Les Etats-Unis, l’UE et leurs alliés se heurtent à la résistance du Mouvement des non-alignés (NAM) qui regroupe 118 pays. Le 25 février, il a protesté auprès du Conseil des gouverneurs de l’AIEA contre le rapport du nouveau directeur sur l’Iran et assuré ce pays de leur soutien de sa position en ma­tière nucléaire.
Toutefois, on ne trouve pas ce document sur le site Internet de l’AIEA, mais seulement sur des sites iraniens, notamment www.presstv.ir/pop/Print/?id=120019 ou english.farsnews.com/printable.php.
Dans sa déclaration le Mouvement des non-alignés met l’accent sur le droit sans réserve de tous les Etats d’utiliser l’énergie nucléaire dans des projets pacifiques. Ces pays font savoir leur refus de sanctions renforcées par leur volonté de mettre en avant la diplomatie et le dialogue, considérés comme la seule voie menant à une solution durable. De plus, ils mettent en garde «envers toute attaque, voire simplement la menace d’une attaque, contre des installations nucléaires pacifiques qui présenteraient un grave danger pour les populations et l’environnement et seraient une grave violation du droit international». Ce groupe d’Etats vise la conclusion sur une base internationale d’une interdiction de toute attaque ou menace d’attaque.
Il apparaît donc que ce sont uniquement les gouvernements américain, d’une partie de l’Union européenne et surtout d’Israël qui menacent gravement l’Iran. On ne peut cependant pas désigner qui, au-delà des sanctions, envisagerait le déclenchement d’une guerre. Le gouvernement américain ne se prononce pas en la matière, les gouvernements de l’Union européenne se positionnent en ordre dispersé – le gouvernement allemand a jusqu’à présent déclaré fermement qu’il s’oppose au déclenchement d’une guerre. Le gouvernement israélien envisage, lui, l’éventualité d’une attaque.
Mais les gouvernements américain, de l’Union européenne et israélien ne représentent nullement la «communauté internationale». La grande majorité des pays de ce monde sait très bien où l’accentuation du conflit mènerait la planète et veut s’engager sur une autre voie.
http://www.horizons-et-debats.ch


3-5 Les relations sino-américaines subissent un "coup de froid de printemps"

Un responsable chinois a estimé mardi que les relations sino-américaines subissaient "un refroidissement de printemps", peu avant l'arrivée à Pékin du No2 du département d'Etat américain pour une visite destinée à apaiser les tensions.

 Un porte-parole de la Conference   consultative politique du peuple chinois, un organisme de conseil au parlement, a souligné lors d'une Conference   de presse que deux facteurs avaient contribué à ce refroidissement: la vente d'armes américaines à Taiwan et la rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï lama.

"En vingt jours, (ces) deux événements ont comme apporté un sentiment de refroidissement de printemps", a affirmé Zhao Qizheng.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a de son côté imputé le même jour la responsabilité de la détérioration de la relation aux Etats-Unis.

"La responsabilité des difficultés actuelles dans les relations bilatérales repose entièrement sur la partie américaine", a dit Qin Gang lors d'un point presse, "nous espérons que la partie américaine prendra la position chinoise au sérieux".

Cette apparente intransigeance pourrait compliquer la tâche du secrétaire d'Etat-adjoint James Steinberg, arrivé dans l'après-midi en Chine pour une visite de deux jours.

L'ambassade des Etats-Unis en Chine qui a confirmé son arrivée, n'a pas souhaité faire plus de commentaires.

Le porte-parole de la diplomatie américaine Philip Crowley avait indiqué lundi que son pays espérait un retour rapide à la normale de ses relations avec la Chine.

"Nous avons eu quelques accrocs et je crois qu'il y a un désir, tant aux Etats-Unis qu'en Chine, de revenir le plus vite possible à la normale", a estimé M. Crowley.

Les relations des deux grandes puissances mondiales ont été secouées par plusieurs crises ces dernières semaines.

Outre celles évoquées par le porte-parole chinois, l'affaire d'espionnage contre Google ou encore la réticence de Pékin à imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran pèsent aussi dans la balance des différends.

A Pékin, James Steinberg devrait aussi parler des efforts actuels pour ramener la Corée du Nord à la table des négociations et relancer les discussions sur son désarmement nucléaire.

M. Steinberg, accompagné de Jeffrey Bader, le conseiller d'Obama pour l'Asie au Conseil de sécurité national, doit quitter la Chine jeudi pour le Japon.

 02.03.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41831080@7-60,0.html


3-6 Arno J. Mayer : Wiesel et le « problème iranien » : La trahison des Nobels.

Elie Wiesel appelle sobrement sa fondation humanitaire : « Fondation Elie Wiesel pour l’Humanité »… C’est sous cette bannière qu’il a réuni les signatures de quarante-trois lauréats du Prix Nobel en soutien à la résistance à l’intérieur de l’Iran (New York Times, 7 février 2010, p. 19).

Bien que Wiesel se soit vu décerner le Prix Nobel de la Paix en 1986, son appel est tout ce que l’on voudra, sauf une invitation à une solution pacifique et négociée du soi-disant « problème iranien » en Asie occidentale.

Arno J. Mayer

Vendredi 5 Mars

Puis-je rappeler aux récipiendaires du Nobel qui ont paraphé cet appel l’une des principales raisons qu’avait invoquées Jean-Paul Sartre pour expliquer sa renonciation volontaire au Prix Nobel de Littérature, en 1964 : « Pour moi, signer « Jean-Paul Sartre », ou signer « Jean-Paul Sartre, Prix Nobel », ça n’est pas la même chose. Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution, même si cette institutionnalisation adopte la forme la plus honorable qui soit ».
Mis à part son soutien aux dissidents iraniens, Wiesel est un super-faucon contre l’Iran depuis des lustres : il l’a d’ailleurs confirmé immédiatement après la publication de son appel. Dans un quasi-postscriptum ayant pris la forme d’une interview, il a avoué qu’il ne verserait pas une larme « s’il apprenait qu’Ahmadinejad venait d’être assassiné » et, le qualifiant de « danger pathologique pour la paix mondiale », il a ajouté foi au fait que le Président de l’Iran «
a l’intention de détruire Israël et d’apporter la désolation au monde entier ». Wiesel a par ailleurs profité de l’occasion pour fustiger le Rapport Goldstone, qu’il a qualifié de « crime contre le peuple juif ».
Concernant l’Iran, Wiesel est en harmonie patente avec Shimon Pérès, le Président extrémiste d’Israël, qui a partagé de la manière la plus incongrue qui fût un Prix Nobel de… la Paix avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat (en 1994).
Il ne nous reste plus qu’à espérer (contre tout espoir ?) que le Président Barack Obama, dernier récipiendaire du Prix Nobel de la Paix en date, s’avérera à la hauteur de l’honneur qui lui fut ainsi prématurément décerné (un honneur dont Sartre aurait vraisemblablement considéré qu’il aurait dû le refuser). Le Président Impérial de l’Amérique pourrait contribuer à réhabiliter la lettre et l’esprit du testament d’Alfred Nobel, qui formait le vœu que ce prix annuel récompenserait «
la personne qui aura œuvré le plus ou de la meilleure manière à la fraternité entre les nations, à l’abolition ou à la réduction des armées existantes et à la tenue et la promotion de Conference  s de paix ».

Arno J. Mayer
Arno J Mayer est professeur émérite d’histoire à l’Université Princeton.

Il est l’auteur des ouvrages The Furies: Violence and Terror in the French and Russian Revolutions et Plowshares Into Swords: From Zionism to Israel (éditions Verso).

Source : CounterPunch

Traduction : Marcel Charbonnier

http://ism-france.org VS


3-7 Mireille Delamarre :  Budapest survolée par deux avions israéliens.

Vols d’entraînement militaire israéliens dans l’espace aérien européen pour une attaque contre l’Iran ?

Deux avions de reconnaissance militaire israéliens survolant la Hongrie ont provoqué une cession extraordinaire du comite de defense du parlement questionnant cette intrusion dans l’espace aérien hongrois alors même que cette manœuvre s’est faite sous le patronage de l’OTAN et d’Eurocontrol.
Le 17 Mars deux avions de reconnaissance militaires israéliens se sont approchés de la piste d’atterrissage de l’aéroport international Ferihegy de Budapest sans atterrir pour reprendre ensuite de l’altitude dans ce qui semble être un exercice d’entraînement dit du « toucher partir» selon des experts militaires. En d’autres termes l’aviation militaire israélienne s’entraîne à des vols en basse altitude sur des zones urbaines ou péri urbaines avec simulacre d’atterrissage et de redécollage instantanés.

Pour quel genre d’attaque militaire future?

Le ministre du transport hongrois, Peter Honig, et les membres du comité ont exigé des explications du ministre de la defense Imre Szekeres, l’accusant de ne pas être maître de l’espace aérien national et insistant pour dire que cette manoeuvre israélienne était en violation des lois du pays et qu’ils en sauraient plus une fois que l’enquête sur ce vol serait terminée.

Le ministre hongrois de la defense a affirmé que l’armée avait eu connaissance de cet exercice à l’avance ainsi que de son itinéraire et de son horaire. Il a également ajouté que cet exercice avait été supervisé par l’OTAN et Eurocontrol, l’organisation de sécurité aérienne de l’Europe.

Cependant, les services nationaux de sécurité hongrois n’ont pas été mis au courant et l’un des membres du comité, le socialiste Gyorgy Keleti, a dit que ce vol posait un « risque national sécuritaire ».  

Le chef d’état major, Laszlo Tombo, a dit quant à lui devant le comité que les mouvements des avions israéliens étaient conformes au plan de vol annoncé et que les citoyens hongrois n’étaient pas en danger. Les avions étaient en possession d‘une autorisation diplomatique de survol et l’objectif était un exercice de long vol de routine.

L’enquête ouverte par le comité sur ces vols d’entraînement israéliens l’a été à l’initiative des membres de l’opposition accusant le gouvernement de négligence en matière de sécurité de l’espace aérien du pays.

Le plus inquiétant c’est que l’aviation militaire israélienne utilise semble t-il l’espace européen aérien pour s’entraîner à des vols de routine, avec « autorisation diplomatique » dont l’objectif est au final d’attaquer des pays considérés comme adversaires de l’état d’Israël.  

En clair, Israël qui ne possède aucune profondeur stratégique aérienne bénéficie maintenant pour ses entraînements d’attaque longue distance de l’aide de l’OTAN et d’Eurocontrol qui n’hésitent pas à violer la souveraineté de l’espace aérien de pays membres.

Dans le contexte géo stratégique actuel, les seuls vols longue distance pouvant être entrepris par l’avion militaire israélienne ont pour cible l’Iran. Sur la carte ci dessus on peut comparer la distance de vol Israël Hongrie et Israël Iran. C'est clair qu'il s'agit d'exercices aériens d'entraînement contre l'Iran.

Est-ce à dire que l’OTAN et Eurocontrol aident activement à la préparation d’une attaque israélienne contre l’Iran ?  

Il semblerait que oui et si cet incident hongrois n’avait pas été rapporté par la presse locale personne ne saurait que les avions de combat israéliens s’entraînent librement à une telle attaque dans l’espace aérien européen alors qu’Israël ne fait partie ni de l’OTAN ni de l’Union européenne.

En supervisant de tels vols d’entraînement, l’OTAN et Eurocontrol mettent la vie des citoyens européens en danger car si l’Iran est bombardé par l’aviation israélienne, Téhéran pourra en représailles s’attaquer à l’Europe complice.

Israël cherche à tout prix à impliquer d’autres pays dans sa confrontation avec l’Iran, l’Europe ne doit pas faire le jeu d’un gouvernement israélien devenu incontrôlable et qui constitue une menace sérieuse pour la paix mondiale.

Mireille Delamarre

- 25 mars 2010
http://www.planetenonviolence.org/Vols-D-entrainement-Militaire-Israelien-Dans-L-Espace-Aerien-Europeen-Pour-Une-Attaque-Contre-L-Iran_a2149.html
  


3-8 Manœuvres iraniennes dans le Golfe et le détroit d’Ormuz
Golfe Khamenei refuse l'idée d'une « domination diabolique » par les États-Unis sur son pays en dépit de leurs menaces atomiques.
Les gardiens de la révolution iraniens entameront aujourd'hui trois jours de manœuvres dans le Golfe arabo-persique et le détroit d'Ormuz, a rapporté hier l'agence de presse Fars. Ce secteur maritime est un passage vital pour le commerce pétrolier mondial et un enjeu dans le bras de fer entre l'Iran et les pays occidentaux autour du dossier nucléaire. « Préserver la sécurité dans le Golfe persique et le détroit d'Ormuz, voies primordiales pour l'économie et l'énergie mondiales, est
le principal objectif de ces manœuvres », a déclaré le général Hossein Salami, cité par Fars. « Cet exercice ne constitue une menace pour aucun
pays ami », a-t-il ajouté. Le général Salami a également affirmé le « rôle constructif et efficace » de l'Iran dans le maintien de la sécurité régionale. « Nous voulons que le monde soit conscient de l'importance de la sécurité dans cette région et du rôle indéniable de la République islamique à cet égard. La paix et l'amitié, la sécurité, la tranquillité et la confiance mutuelle sont les messages adressés par ces manœuvres aux pays voisins du golfe Persique », a-t-il ajouté. Les composantes
terrestre, navale et aérienne des gardiens de la révolution prendront part aux manœuvres. L'Iran organise fréquemment des exercices dans le golfe, dans le but apparent de montrer sa volonté de riposter à toute attaque américaine ou israélienne.
Réagissant aux récentes menaces américaines contre l'Iran, le chef suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a par ailleurs déclaré hier que la communauté internationale ne devait pas laisser le président Barack Obama « s'en tirer comme cela avec ses menaces nucléaires », rapporte Fars. « Nous ne tolérerons pas que l'Amérique établisse à nouveau sa domination diabolique en brandissant de telles menaces », a-t-il dit.
De son côté, le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a démenti hier que l'Iran veuille produire des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) capables d'atteindre les États-Unis. « Nous n'avons pas un tel programme. Cela fait partie de la guerre psychologique des ennemis », a affirmé M. Vahidi, qui était interrogé à propos d'un rapport du département américain de la Défense selon lequel l'Iran pourrait parvenir à fabriquer un missile de longue portée capable
d'atteindre les États-Unis en 2015.
Concernant les nouveaux sites d'enrichissement d'uranium récemment approuvés par le président Ahmadinejad, le chef du programme nucléaire iranien a affirmé hier que le chef de l'État n'avait pas encore approuvé leur emplacement, démentant des propos faits en ce sens par un conseiller du chef de l'État.
Sur un autre plan, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a estimé, dans des propos publiés hier, que des progrès ont
été réalisés lors de ses entretiens à Téhéran visant à trouver une solution à la crise du nucléaire iranien. « Le plus important est le fait que les Iraniens sont très réceptifs », a-t-il déclaré à la presse turque. « On peut aller plus loin. Je suis très optimiste », a-t-il ajouté. Tout en saluant les efforts turcs, la diplomatie américaine a toutefois fait part à nouveau mardi de son scepticisme quant aux chances de cette démarche. « Pour jouer un rôle de médiation, il faut avoir un pays, l'Iran, véritablement désireux de dialoguer sérieusement, et c'est ce qui manque depuis des mois », a commenté Philip Crowley, le
porte-parole du département d'État.

L’Orient-Le Jour  -
Le quotidien libanais d'expression française
Jeudi 22 avril 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/654595/Manoeuvres_iraniennes_dans_le_Golfe_et_le_detroit_d%27Ormuz.html


3-9 Les manœuvres iranienne dans le Golfe, une réponse aux "menaces américaines"

Les Gardiens de la révolution ont entamé jeudi des manoeuvres dans le Golfe, présentées par un responsable iranien comme une réponse aux menaces nucléaires des Etats-Unis.

"Le plus important message des manoeuvres face aux menaces nucléaires américaines est que nous résistons fermement pour montrer à tous ceux qui menacent la paix et la sécurité mondiales qu'ils n'ont pas la capacité de lancer une guerre, y compris nucléaire", a déclaré l'hodjatoleslam Ali Shirazi.

"Depuis 31 ans, les Etats-Unis ne cessent de nous menacer mais ils ont été incapables de faire quoi que ce soit", a ajouté l'ayatollah Ali Khamenei, au sein de la marine des Gardiens de la révolution, cité par l'agence de presse Irna.

Dans leur nouvelle doctrine nucléaire, les Etats-Unis n'ont pas exclu en cas de conflit une attaque nucléaire contre l'Iran, accusé par Washington de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil malgré les démentis iraniens.

L'ayatollah Khamenei a affirmé mercredi que les menaces américaines étaient "une tache honteuse dans l'histoire des Etats-Unis".

Lors de la première journée des manoeuvres qui doivent durer jusqu'à samedi, une nouvelle vedette rapide a été testée, selon le porte-parole des manoeuvres cité par l'agence de presse Isna.

"La vedette, appelée Ya Mehdi, a été fabriquée en Iran et possède une force de destruction très importante et ses missiles sont capables de creuser un trou de 7 mètres sur 7", a déclaré le commandant Alireza Tanghsiri, ajoutant que cette vedette échappait "au contrôle des radars".

Les Pasdaran avaient indiqué mercredi que ces manoeuvres leur permettraient notamment de mettre en oeuvre des missiles de construction locale et d'autres armes.

Ces exercices terrestres, aériens et navals ont pour objectif de tester les capacités des Gardiens de la révolution à "préserver la sécurité du Golfe persique, le détroit d'Ormuz et le Golfe d'Oman", selon le général Hossein Salami, chef adjoint de ces troupes d'élite.

"Garder ouvert le détroit d'Ormuz et assurer sa sécurité est très important pour nous. Le détroit d'Ormuz appartient aux peuples de la région et les étrangers ne doivent pas y intervenir", a affirmé le commandant Tanghsiri.

"Nous voulons assurer la sécurité du détroit d'Ormuz, le garder ouvert et en assurer le libre passage, ce sont les étrangers qui veulent que le détroit soit fermé et pas sûr", a-t-il ajouté.

Près de 40% de la production mondiale de pétrole provient de la région du Golfe et une grande proportion de cet or noir transite par le détroit d'Ormuz, selon des données du département américain de l'Energie.

L'Iran, qui a averti dans le passé qu'il pourrait paralyser le trafic pétrolier en bloquant le détroit d'Ormuz en cas d'attaque contre son territoire, conduit régulièrement des exercices militaires dans le Golfe.

AFP -

le 22 avril 2010, 14h04

http://www.lematin.ch/flash-info/economie/iran-manoeuvres-golfe-reponse-menaces-americaines

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