Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

02/05/2010

n°522 - Dossier de Palestine - 01-05 - : début - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

n°522  - Dossier de Palestine - 01-05 - : début - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                



Dossier de Palestine

n°522                                                     01-05

                                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Israël à l’OCDE ? Un mauvais coup contre la paix !

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Accueillir les criminels de guerre.

1-2 Action BDS - Carrefour de Saint Denis (24/04/2010)

1-3 L'histoire que la presse israélienne ne peut pas (encore) raconter

1-4 Luc Delval : « Jaffa, la mécanique de l'orange », film de Eyal Sivan.

1-5 Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary : Peut-on tout dire pour défendre Israël ?

2 Les brèves

2-1 Israël menace le Hamas d'une opération punitive.

2-2 "Israël" sur le point de démolir 312 habitations à Al Qods.

2-3 Les Palestiniens haussent le ton contre la menace d'expulsions.

2-4 Israël passe à l'acte ! Israël lance son programme de déportation des Palestiniens.

2-5 Décès du détenu Raëd Abou Hammad, 31 ans "violemment battu dans les prisons israéliennes".

2-6 Chaîne humaine devant le mur de la honte.

Fin

3 Dossier

3-1 G.Houbballah : Israël possède prés de 300 ogives nucléaires !  

3-2 Ahmed Loutfi : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

3-3 Le filet se resserre sur Israël.  

3-4 Union Juive Française « JCALL » appelle à la raison : Quelle raison ?

3-5 Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables ».

3-6 Gavin Rabinowitz : Israël de plus en isolé sur la scène internationale.

3-7 Et si le processus de paix échouait... les Arabes en pleine réflexion.

3-8 René Backmann :Les mesures attendues de Netanyahou.

3-9 Amy Teibel : Nétanyahou aurait imposé le gel des constructions à Jérusalem-Est.

3-10 Israël/Etats-Unis : la crise s'installe.

3-11 «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

3-12 Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d'eau.



Tiré a part

Israël à l’OCDE ? Un mauvais coup contre la paix !
Le « club des riches » : l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) regroupe les trente Etats les plus développés du monde. Or Israël y présente sa candidature, qui plus est avec les territoires qu’il occupe, Cisjordanie palestinienne et Golan syrien. Et l’OCDE s’apprête à l’accueillir en son sein !
Cette nouvelle est purement et simplement incroyable. A l’heure où le rapport Goldstone accuse Israël de « crimes de guerre, voire contre l’humanité », où les dirigeants politiques et militaires américains considèrent que la politique de Benyamin Netanyahou menace les « intérêts vitaux » des Etats-Unis, où des institutions européennes publiques et privées prennent de premières sanctions contre la colonisation, accepter l’adhésion d’Israël à l’OCDE, ce serait agir contre la paix.

Ce serait en effet l’encourager à poursuivre sa politique d’occupation et de colonisation qui foule aux pieds le droit international.
Les Etats membres de l’OCDE se trouvent donc au pied du mur : il suffit qu’un seul refuse l’adhésion d’Israël pour que celle-ci soit repoussée. C’est dire la responsabilité de chacun d’entre eux, à commencer par la France, de surcroît dépositaire des instruments de ratification. Si Paris est, comme toujours depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, du côté d’Israël, d’autres Etats ont condamné, à des degrés divers, la politique israélienne.
Or il y a urgence : la question figure à l’ordre du jour des réunions de l’OCDE à Paris, durant ce début du mois de mai. C’est pourquoi l’AFPS appelle toutes les forces attachées au droit, à la justice et à la paix à manifester leur opposition ferme à cette adhésion auprès des autorités françaises, mais aussi auprès des autres pays membres. Elle se prononce pour l’organisation rapide d’une manifestation aussi large que possible devant le siège de l’OCDE – le Château de la Muette - à Paris. Elle invite tous ses groupes locaux à faire entendre partout, par des rassemblements,  l’opposition de nos compatriotes à ce mauvais coup contre la paix.

L’AFPS, le 30 avril 2010



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Accueillir les criminels de guerre.

Plus de 300 manifestants ont réservé un accueil bruyant hier soir aux criminels de guerre israéliens invités par le CRIF à célébrer l’anniversaire de la création d’Israël à la médiathèque de Toulouse.

Le nom du maire, Pierre Cohen, qui avait accepté de louer cet espace public et municipal aux officiers de l’armée israélienne, a été abondemment hué également.

Des slogans "Tsahal criminel, Cohen complice ", "Gaza, on n’oublie pas"... ont fusé sous la grande Arche de la Médiathèque, accompagné d’un magnifique concert de casseroles maniées par un groupe de virtuoses dignes des "Tambours du Bronx", sous le regard médusé des CRS qui encerclaient les lieux. (Une quinzaine de fourgons de CRS, également payés avec l’argent du contribuable)

Le rassemblement était organisé par l’ensemble des associations de solidarité avec la Palestine, dont EuroPalestine Toulouse, Le Croissant fertile et le Collectif Palestine 31.

La mobilisation se renforce à Toulouse contre la collaboration de la Mairie et du Conseil Régional avec les entreprises et les organismes technologiques et scientifiques d’Israël.

Visionner les photos de cette manifestation en cliquant sur le lien  ci - dessous :

http://www.europalestine.com/spip.php?article4962

Publié le 20-04-2010


1-2 Action BDS - Carrefour de Saint Denis (24/04/2010)

Visionner / http://www.youtube.com:80/watch?v=POJd2N18OoU

Publié le 24-04-2010


1-3 L'histoire que la presse israélienne ne peut pas (encore) raconter

La lecture de la presse israélienne ressemble ces derniers jours à un véritable jeu de piste.

Dans l'édition du 1er avril du Yediot Aharonot, le plus gros tirage quotidien, un encadré intitulé "Ce que les services secrets ne veulent pas que vous sachiez" conseillait de taper sur un moteur de recherche Internet les mots "journaliste, israélien, censure" pour en savoir plus sur une histoire dont les médias étrangers ont parlé mais que les journalistes locaux n'auraient pas le droit d'aborder.

Poisson d'avril ?

Pas du tout. Quelques jours plus tôt, c'est le tabloïd Maariv qui se livrait aux mêmes contorsions, dans un bandeau où était écrit en lettres rouges : "Du fait d'un ordre de censure, nous ne pouvons pas vous dire ce que nous savons. Pour cause de paresse, d'apathie et de foi aveugle dans l'institution militaire, nous ne savons rien."

Ces allusions sibyllines renvoient à l'affaire Anat Kamm, un nom encore méconnu en Israël mais qui promet de défrayer la chronique dans les prochaines semaines, voire dès le 12 avril.

Ce jour-là, la justice israélienne statuera, à la demande de plusieurs médias, sur l'interdiction de publication qui pèse sur cette histoire. Une prohibition devenue largement désuète depuis qu'un blogueur, aux Etats-Unis, suivi par une agence de presse juive américaine et la propre station en arabe de Radio Israël ont dévoilé tous les détails, générant un trafic énorme sur Internet. Donc voici : journaliste de 23 ans, Anat Kamm est assignée à son domicile de Tel-Aviv depuis trois mois. Elle est poursuivie pour trahison et espionnage et encourt une peine de quatorze ans de prison pour avoir transmis à un enquêteur du quotidien Haaretz des documents "top secret" qu'elle se serait procurés durant son service militaire.

En novembre 2008, ce journal avait publié un article, autorisé au préalable par la censure militaire, qui accusait l'armée israélienne d'avoir délibérément enfreint une décision de la Cour suprême limitant les liquidations extrajudiciaires (assassinats ciblés) de combattants palestiniens, pratique courante durant la seconde intifada, aux cas où ceux-ci ne pouvaient pas être arrêtés. Haaretz avait cité un ordre écrit, datant de mars 2007 et signé du général Yaïr Naveh, alors commandant de la région Centre - celle-ci englobe la Cisjordanie -, qui autorisait les troupes à ouvrir le feu sur des militants du Djihad islamique, même s'ils ne représentaient aucun danger apparent. Quelques mois plus tard, l'un d'eux était tué par des soldats israéliens dans des échanges de tirs, selon la version officielle.

"Faire un exemple"

L'auteur de l'article, Uri Blau, qui était en Chine au moment de l'interpellation d'Anat Kamm, n'a pas remis les pieds en Israël depuis cette date. La direction d'Haaretz, qui redoute une arrestation, a jugé préférable de le muter à Londres. Les avocats d'Anat Kamm de leur côté s'efforcent de négocier avec le bureau du procureur pour éviter un procès - dont la date a été fixée au 14 avril. Cette perspective ainsi que l'exil forcé d'Uri Blau inquiètent le milieu médiatique israélien. "L'armée israélienne veut faire un exemple", dit un journaliste sous réserve d'anonymat. Elle soupçonne Anat Kamm d'avoir photocopié des centaines de documents sensibles et redoute donc que Blau ait à l'avenir les moyens de publier des dizaines d'autres enquêtes embarrassantes. Aux journalistes et aux soldats , l'armée dit très clairement : "Regardez ce qui peut vous arriver si vous fouinez un peu trop".

Le 5 avril http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=20100405&articleId=18492


1-4 Luc Delval : « Jaffa, la mécanique de l'orange », film de Eyal Sivan.

Au début de janvier 1948, alors qu'avait débuté depuis plusieurs semaines la guerre dont par la suite les sionistes allaient s'échiner, non sans succès, à faire croire qu'elle avait été déclenchée par les armées des pays arabes voisins (lesquels en fait attendirent stoïquement pour réagir sans excès d'enthousiasme qu'une moitié des villages palestiniens eussent été attaqués, souvent pillés et leurs habitants parfois massacrés), un attentat sanglant commis par l'Irgoun [1] eut lieu à Jaffa : une bombe pulvérisa la "Maison Sarraya", le siège du comité national palestinien local. 

Bilan de cet attentat terroriste de l'Irgoun : 36 morts [2].

Bien avant déjà, c'est-à-dire avant même le vote par l'ONU de sa résolution du 29 novembre 1947 prévoyant la partition de la Palestine, la population arabe avait - notamment à Haïfa, dont les maisons brûlaient et les écoles étaient dynamitées dans les quartiers arabes - vécu dans une terreur grandissante à mesure que le colonisateur britannique cessait de facto d'assumer ses responsabilités et laissait le champ libre aux milices sionistes.

Le ton des relations que les sionistes entendaient désormais avoir avec les Arabes était dès ce moment donné. Depuis lors, il n'a guère changé.

Peu après l'attentat de Jaffa, David Ben Gourion fit savoir à ses troupes qu'il n'était plus nécessaire désormais, de faire de différence entre «coupables» et «innocents». Expression dont il définit par la suite ainsi le sens [2] : «Toute attaque doit se terminer par l'occupation, la destruction et l'expulsion».

Le chef du Palmah [4], Yitzhak Sadeh, qui reste un héros légendaire aux yeux de beaucoup d'Israéliens, ajouta que c'est à tort que les troupes sionistes s'étaient jusque là cantonnées à des opérations de ″représailles″ (ce que d'ailleurs elles ne faisaient nullement, le terme de ″représailles″ n'étant déjà à l'époque qu'un de ces artifices de langage destinés à tromper l'opinion mondiale et à ménager les dirigeants de pays qui savaient se montrer d'autant plus compréhensifs et faussement naïfs qu'ils ne souhaitaient en aucun cas accueillir sur leur propre sol tous les Juifs que le mouvement sioniste voulait attirer en Palestine). L'heure, disait-il, était venue d'une offensive totale.

D'autres dirigeants sionistes déploraient, à cette époque, de n'avoir pas ″utilisé correctement [leur] capacité d'étrangler l'économie des Palestiniens″ (ils se sont largement rattrapés depuis).

Et Yigal Allon, le second de Sadeh, critiquait ouvertement le Conseil consultatif (sioniste) pour n'avoir par déclenché explicitement une offensive massive dès le début de décembre : «Nous devons effectuer une série de ″punitions collectives″, même s'il y a des enfants qui vivent dans les maisons [attaquées]» [3].

Un des modes opératoires favoris des commandos sionistes, à l'époque, quand ils n'étaient pas occupés à empoisonner ou à dynamiter les puits d'eau des villages arabes, était de faire exploser des maisons de nuit, dans des villages arabes endormis, sans juger utile ou convenable d'en faire sortir les habitants. Ou encore, variante particulièrement plaisante aux yeux de ceux qui s'y adonnaient, si les habitants étaient arrachés au sommeil et chassés à l'instant de leurs maisons, c'était pour succomber sous les rafales des mitrailleuses préalablement postées dans les rues du village par les assaillants...

Jaffa était un enjeu. Economique, politique, symbolique.
C'est à deux pas de là, dans un immeuble de Tel Aviv baptisé "La Maison Rouge" que se réunissait le Conseil consultatif sioniste, où en dépit de son appellation, étaient arrêtées toutes les décisions stratégiques, où s'élaboraient les plans de conquête visant à s'approprier un maximum de territoire avec aussi peu de population arabe que possible, débordant très largement des limites fixées par la "plan de partage" onusien que les dirigeants sionistes avaient feint d'accepter.

Le 13 février 1948 débuta l'offensive que Yagaël Yadin avait mise au point. A Jaffa, des maisons furent choisies au hasard puis dynamitées [6] avec leurs habitants (ensuite hâtivement rebaptisés "combattants" par la propagande sioniste), selon une technique déjà bien rodée un peu partout ert qui allait encore beaucoup servir.

Jaffa fut la dernière ville palestinienne à tomber, le 13 mai, deux jours avant la fin du mandat britannique. 5.000 soldats de la Haganah et de l'Irgoun eurent raison de la résistance des 1.500 volontaires alignés du côté arabe, qui avaient résisté trois semaines durant [6].

Toute la population de Jaffa - 50.000 habitants qui subsistaient après un premier exode - fut expulsée. Certains furent littéralement poussés à la mer - ce qui n'est pas sans rappeler un des slogans favoris des sionistes - quand les expulsés s'entassèrent vaille que vaille dans des bateaux de pêche beaucoup trop petits qui allaient les conduire vers Gaza, tandis que les miliciens juifs tiraient au-dessus de leurs tête, histoire de hâter le mouvement et de signifier clairement que c'était un voyage "aller simple".

L'immense majorité d'entre eux, quelle que soit leur appartenance de classe, de catégorie professionnelle ou de religion, n'a jamais plus pu mettre les pieds à Jaffa.

Tout cela, et quantité d'autres crimes, eut lieu - il ne faut pas se lasser d'y insister - avant qu'un seul soldat des armées régulières arabes ne soit entré en Palestine.

Voilà donc le contexte du film que Eyal Sivan a consacré à Jaffa : "JAFFA, LA MECANIQUE DE L'ORANGE".

La version proposée ci-dessous (faites l'impasse sur le petit laïus creux d'introduction avant le générique) en trois tronçons, est une version courte destinée à la télévision (52 minutes au total), tandis qu'une version plus longue (90 minutes) devrait apparaître sur quelques grands écrans qu'il convient de favoriser.

VIDEO 1 http://www.dailymotion.com/video/xcrfi4_jaffa-l-orange-de-la-discorde-reali_news?start=56

VIDEO 2 http://www.dailymotion.com/video/xcrfzb_jaffa-l-orange-de-la-discorde-eyal_news?start=2

VIDEO 3 http://www.dailymotion.com/video/xcrfzh_jaffa-l-orange-de-la-discorde-reali_news?start=3

Luc Delval

21 avril

Source : Plateforme Charleroi Palestine
http://www.pourlapalestine.be/...


1-5 Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary : Peut-on tout dire pour défendre Israël ?
Eric Marty s'interroge, dans une tribune publiée le 21 avril sur Le Monde.fr : "Le boycott d'Israël est-il de gauche ?"

Ce qui semble être une critique de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissements-Sanctions) contre Israël excède en réalité largement son objet, et redéfinit les termes du conflit opposant Israël aux Palestiniens.

L'argumentaire de M. Marty est aussi spécieux qu'original, et mérite un petit exercice de "sociologie littérale".

L'hostilité à Israël serait le produit d'une "propagande antisémite systématique" dans les pays musulmans et d'un "flot paranoïaque d'imputations criminelles".

L'antisémitisme existe et nous le combattons, ainsi que l'instrumentalisation de la cause palestinienne par des adeptes de la théorie du "complot juif".

Mais nous combattons avec la même vigueur l'amalgame entre antisémitisme et critique d'Israël. Comment M. Marty interprète-t-il la récente enquête de la BBC, conduite dans 28 pays, dans laquelle seuls 19% des sondés apprécient positivement l'influence d'Israël ?

Une opinion mondiale otage de la propagande antisémite ou une critique partagée de la politique d'Israël ?

M. Marty affaiblit la lutte contre l'antisémitisme en développant lui aussi une logique du "complot" et en défendant trois des aspects les plus contestés de la politique israélienne : la construction du mur, l'attitude de l'armée à Gaza lors de l'opération "Plomb durci", la situation des Palestiniens d'Israël.

"Il n'est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d'une politique de discrimination".

M. Marty balaie allègrement les avis d'Amnesty International, de la Croix-Rouge ou de l'ONG israélienne B'tselem. Il fait en outre peu de cas de l'avis de la Cour internationale de justice (juillet 2004), qui qualifiait le mur de "violation du droit international" et demandait à Israël de le"démanteler immédiatement".

Selon le dernier rapport de l'ONU, le mur serpentera sur 709 km, alors que la ligne verte n'en mesure que 320. Par endroit, il pénètre de 22 km en Cisjordanie (large de 50 km). 10% du territoire palestinien est annexé de facto à Israël, dont 17 000 ha de terres auxquelles les paysans ne peuvent quasiment plus accéder. Pour la seule partie nord de la Cisjordanie, 220 000 villageois sont affectés.

M. Marty envisage qu'il y ait eu des crimes de guerre à Gaza, mais c'est, ajoute-t-il, parce que "la guerre est criminelle". Le droit international est plus exigeant, affirmant un principe que M. Marty écarte avec légèreté : tout n'est pas permis lorsque l'on fait la guerre.

Or, les témoignages et rapports d'ONG le confirment : Israël a enfreint le droit de la guerre en déversant des bombes au phosphore blanc (considérées, y compris par les Etats-Unis, comme des armes chimiques) sur des zones densément peuplées, en empêchant le personnel médical de secourir de nombreux blessés ou en utilisant des boucliers humains. Les témoignages de soldats recueillis par l'ONG israélienne Breaking the Silence sont, à ce titre, éloquents. De surcroît, Israël, avec la complicité de l'Egypte, a bouclé la minuscule bande de Gaza (360 km2), empêchant les civils de fuir un déluge de fer et de feu. En violation totale du droit de la guerre, le blocus se poursuit, empêchant la reconstruction et aggravant les conditions sanitaires.

Il est dès lors indécent de vanter l'humanité de l'armée israélienne pour mieux décrier le Hamas qui aurait "sciemment exposé les populations civiles en s'abritant derrière elles". Souvenons-nous que la même accusation fut portée contre le FLN algérien et le FNL vietnamien. Argument commode qui rend le Hamas responsable des morts israéliens et palestiniens, et occulte les chiffres gênants de l'opération "Plomb durci" : plus de 1 400 morts côté palestinien et 13 morts côté israélien (dont quatre tués par des "tirs amis").

Enfin, M. Marty affirme que les Palestiniens d'Israël (1/5e de la population) ne sont pas victimes de discriminations institutionnelles, mais sujets à des"inégalités conjoncturelles", contredisant un rapport du Département d'Etat états-unien, daté de 2009, qui affirme que "les citoyens arabes d'Israël continuent de souffrir de formes variées de discriminations". Ainsi, les dispositions sur le regroupement familial interdisent aux Israéliens d'être rejoints par leur conjoint si ce dernier est palestinien : dans un Etat au sein duquel un mariage entre un juif et non-juif ne peut être célébré, une telle loi n'est-elle pas par nature discriminatoire ? Et que penser du fait que 13 % des "Terres d'Etat", gérées par le Fonds National Juif, ne puissent être cédées qu'à des juifs ?

Israël a choisi un drapeau orné d'une étoile de David, un chandelier pour emblème et un hymne national qui débute par "Aussi longtemps qu'en nos cÅ“urs/Vibrera l'âme juive" : les Palestiniens d'Israël, qui sont nés sur cette terre (avant même la création d'Israël pour les plus âgés) ont-ils le droit de penser que le choix de ces "symboles nationaux" indique qu'ils ne sont pas considérés comme des Israéliens à part entière, et de revendiquer qu'Israël soit une démocratie réelle, "un Etat de tous ses citoyens" ? Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères israélien, a son avis sur la question : "S'il y a conflit entre les valeurs universelles et les valeurs juives, ce sont ces dernières qui priment."

Alors non, on ne peut pas dire n'importe quoi pour défendre Israël. C'est au contraire un mauvais service à rendre aux Israéliens que de flatter une paranoïa entretenue par leurs dirigeants pour justifier leur fuite en avant.

La menace de "l'anéantissement physique", premier et ultime argument de M. Marty, est l'expression la plus aboutie de cette paranoïa. Rappelons qu'Israël est la 1re puissance militaire du Moyen-Orient, la seule à détenir l'arme nucléaire et donc à avoir la capacité réelle d'anéantir un autre Etat. Dans le cas palestinien, l'argument frôle le ridicule : les Palestiniens ne possèdent ni armée, ni avions, ni tanks. La probabilité que le Hamas "anéantisse physiquement" l'Etat d'Israël est aussi élevée que celle de voir l'armée luxembourgeoise prendre le contrôle de Paris.

L'instrumentalisation de la mauvaise conscience occidentale envers un anéantissement réel passé (la Shoah) sert en fait à blanchir Israël. Ce qui inquiète réellement M. Marty est sans doute l'épuisement de cette argumentation, qui se concrétise dans la montée des critiques d'Israël. Et, ne lui en déplaise, ce qui est dénoncé n'est pas le  "manque de vision" de B. Netanyahu, mais une politique conduite dans la durée par des gouvernements tant de "gauche" que de "droite", du "centre" ou d'"union nationale". Une politique qui nourrit l'antisémitisme, quand l'Etat qui la mène affirme le faire au nom des juifs.

"Je me suis rendu dans les territoires palestiniens occupés et j'ai vu une ségrégation raciale [au niveau] des routes et du logement, qui m'a rappelé avec force les conditions que nous avons connues en Afrique du Sud à l'époque du système raciste de l'Apartheid". Ces mots ont été écrits il y a trois semaines par l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix en 1984.

Chacun devrait les entendre. A moins de vouloir ajouter la surdité à l'aveuglement.

Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary

Julien Salingue est enseignant et doctorant en science politique à l'université Paris VIII, Nicolas Dot-Pouillard est chercheur en sociologie politique au European University Institute de Florence, et Catherine Samary est maître de conférences en économie à l'université Paris-Dauphine et à l'Institut d'études européennes de Paris VIII.

LEMONDE.FR | 27.04.10



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Israël menace le Hamas d'une opération punitive.

nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le  point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Israël a menacé, vendredi 2 avril, le Hamas, de lancer une nouvelle opération punitive d'ampleur si les tirs ne cessent pas contre son territoire. "Nous ne permettrons pas à nouveau de voir des enfants terrorisés dans des abris", a averti le vice-premier ministre, Sylvan Shalom.

L'aviation israélienne a effectué six raids dans la nuit de jeudi à vendredi contre l'enclave palestinienne, blessant trois enfants et détruisant une laiterie, selon des sources hospitalières et les forces de sécurité du mouvement islamiste. Dans un communiqué, l'armée a précisé avoir atteint "deux ateliers de fabrication et deux entrepôts d'armes".

Les groupes armés palestiniens de Gaza ont multiplié les attaques à la roquette depuis plusieurs semaines, dont l'une a tué un ouvrier agricole thaïlandais dans un kibboutz (village collectiviste) du sud d'Israël. Israël tient le Hamas pour "seul responsable" des attaques à la roquette, en tant que maître de Gaza, même si ce dernier dit observer une trêve de facto de ces tirs depuis plusieurs mois.

FLAMBÉE DE VIOLENCE

Le premier ministre du gouvernement du Hamas a appelé "la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à cette escalade et à l'agression israélienne".

Ismaïl Haniyeh a assuré que son gouvernement entretenait "des contacts avec les autres factions palestiniennes pour maintenir le consensus interne (NDLR : respecter la trêve), protéger notre peuple et renforcer notre unité".

 02.04.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/02/israel-menace-le-hamas-d-une-nouvelle-operation-punitive_1328172_3218.html#xtor=AL-32280184


2-2 "Israël" sur le point de démolir 312 habitations à Al Qods.

L'association d'Al-Maqdissi pour l'amélioration de la société, à Al-Qods, a déclaré qu'elle a réusi à se procurer une carte détaillée émanant de la municipalité israélienne, révélant que  le nombre des habitations palestiniennes qui seront démolies est de 312 maisons.
L'association a souligné lors d'une déclaration, que la municipalité sioniste a décidé de démolir des centaines d'habitations, à Selwan et les quartiers limitrophes, comme Al-Boustane et la région de Rass Al-Amoud, ainsi que le quartier de Thaour.
"L'occupation a renforcé récemment ses extensions coloniales, ses agressions, et les démolitions de maisons palestiniennes sans compter la judaïsation  des territoires palestiniens occupés en 1948, notamment à al Qods occupée, dont la vieille ville, le quartier de Cheik Jarrah, à Selwan, et Al Boustane et ce dans le but d'instaurer la ville prétendue de David et le Bain saint, dans le centre de la partie Est d'Al Qods occupée, et autour de sa mosquée sacrée d'Al Aqsa".

04-04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=132093&language=fr


2-3 Les Palestiniens haussent le ton contre la menace d'expulsions.

L'Autorité palestinienne, soutenue par la Ligue arabe, a haussé le ton mardi contre un nouvel ordre militaire israélien qui, selon elle, menace d'expulsion des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie occupée.

Quelque 200 Palestiniens se sont parallèlement rassemblés dans le centre de Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, aux cris de "A bas l'apartheid israélien, Palestine libre".

"J'ai le droit de me déplacer dans mon propre pays", ont scandé les manifestants.

Selon des informations de presse et l'ONG israélienne Hamoked, un nouveau décret de l'armée israélienne visant à empêcher les infiltrations en Israël pourrait permettre l'expulsion ou l'arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie.

"Cela va transformer les Palestiniens en criminels dans leurs propres foyers, tout en minant les efforts que déploient les Palestiniens pour gérer leurs affaires intérieures", a accusé dans un communiqué le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.

Selon lui, "toute personne trouvée sans permis spécifique, y compris dans les zones contrôlées par l'Autorité palestinienne, peut désormais être emprisonnée ou expulsée de Cisjordanie" par Israël.

En visite à Madrid, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a déclaré que "l'ordre militaire qui vise à déporter des Palestiniens ou à les soumettre à des poursuites est à tous les points de vue illégal".

Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos a indiqué de son côté que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et la présidence tournante espagnole de l'Union européenne avaient demandé des "éclaircissements" à Israël et indiqué que l'UE réagirait une fois ces explications obtenues.

L'armée israélienne a démenti avoir l'intention de procéder à des expulsions massives après l'entrée en vigueur prévue mardi de cet ordre.

"Ce texte va au contraire permettre de mieux défendre ceux qui seront visés par un ordre de rapatriement car il prévoit la création d'une commission judiciaire auprès de laquelle ces personnes pourront faire appel", a déclaré lundi un responsable israélien qui a requis l'anonymat.

L'ordre qui vise des personnes séjournant illégalement en Cisjordanie, "touchera très peu de gens", a-t-il dit.

Selon Haaretz, l'ordre, dont "la teneur est ambiguë", vise surtout les Palestiniens détenteurs d'une carte d'identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants.

Au Caire, la Ligue arabe a appelé les Palestiniens à refuser "d'obtempérer" à cet ordre "raciste", lors d'une réunion des représentants permanents des 22 membres de l'organisation.

Elle a affirmé son "total soutien aux démarches du peuple palestinien en vue de contrer cette décision", ajoutant avoir demandé aux pays arabes à l'Assemblée générale de l'ONU d'appeler à une réunion d'urgence.

L'Egypte, qui a signé un traité de paix avec Israël, a déclaré "rejeter totalement la décision" israélienne. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a affirmé "tenir Israël responsable des conséquences possibles" de cet ordre.

La France s'est dite "très préoccupée" par cet ordre, appelant au respect de la liberté de résidence des Palestiniens.

AFP / 13 avril


2-4 Israël passe à l'acte ! Israël lance son programme de déportation des Palestiniens.

Deux Palestiniens ont été expulsés vers la bande de Gaza depuis Israël, faisant craindre que d’autres expulsions puissent suivre en vertu d’un nouveau décret militaire israélien.

Après avoir passé neuf ans dans une prison israélienne, Ahmad Sabah, un Palestinien âgé de 40 ans, a été déporté vers Gaza, au lieu d’être libéré en Cisjordanie où sa famille l’attendait.

Les Israéliens l’ont envoyé à Gaza parce qu’il avait une carte identité palestinienne produite sur place.

Sa famille a déclaré que Sabah, qui a été arrêté en 2001 pour des « infractions à la sécurité israélienne », n’a aucun lien avec la bande de Gaza et il a refusé de quitter la frontière entre Israël et Gaza afin de protester contre le traitement qui lui est appliqué.

« C’est mon droit de retrouver ma femme et ma famille », a-t-il dit.

« Politique inhumaine »

La décision israélienne a entraîné une condamnation des dirigeants politiques palestiniens, lesquels ont dénoncé la déportation de Sabah comme « inhumaine ».

Issa Qaraqi, le ministre des Affaires des Prisonniers dans le gouvernement de Mahmoud Abbas [Ramallah], a déclaré que Sabah aurait dû être libéré en Cisjordanie.

« Il n’a aucun lien avec la bande de Gaza, pas de famille là-bas, rien. »

Il a déclaré que la déportation était un exemple de l’application par Israël des nouveaux décrets militaires permettant que les résidents « illégaux » en Cisjordanie soeint déportés. [...]

Le cas Sabah fait suite à celui de Saber Albayari, qui a été déporté ce mercredi vers la bande de Gaza après avoir sollicité un traitement médical dans un hôpital israélien.

Albayari a vécu en Israël durant les 15 dernières années [à Jaffa, où il est marié], mais il a été déporté vers la bande de Gaza lorsque les autorités israéliennes ont découvert qu’il y était né.

On craint que ces expulsions soient les premières d’une vague de déportations de Palestiniens depuis Israël et la Cisjordanie.

Jusqu’à 70 000 Palestiniens peuvent risquer la déportation en vertu de l’ordre militaire qui a été fermement condamné par les dirigeants arabes.

La semaine dernière, l’ex-président Abbas a promis de s’oppposer à ce décret. « Israël n’a pas le droit d’expulser même un seul Palestinien, et l’Autorité palestinienne ne le permettra pas et s’y opposera de plusieurs façons [on attend de savoir lesquelles ... N.d.T] ».

Jackie Rowland d’Al Jazeera , rapportant depuis Al Qods, dit que ces faits individuels font connaître le coût humain de ce qui est une stratégie israélienne délibérée pour traiter différemment la Cisjordanie et Gaza.

« Cela s’inscrit dans le contexte stratégique israélien consistant à traiter la bande de Gaza et la Cisjordanie comme des entités distinctes au niveau géopolitique, » dit-elle.

Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : http://english.aljazeera.net/news/m...
22 avril 2010 –

Traduction : Info-Palestine.net


2-5 Décès du détenu Raëd Abou Hammad, 31 ans "violemment battu dans les prisons israéliennes".

L'Autorité palestinienne a accusé jeudi l'administration pénitentiaire israélienne d'être responsable de la mort d'un détenu palestinien battu à mort.
Détenu à l'isolement, Raëd Abou Hammad, 31 ans, a été retrouvé mort le 16 avril dans sa cellule de la prison d'Eshel (sud de la Palestine occupée).
Le ministre palestinien chargé des Prisonniers, Issa Qaraqaë, a affirmé lors d'une conférence de presse que cette mort était due à un "coup violent à la base de la colonne vertébrale". Un rapport d'autopsie effectué par deux médecins israélien et palestinien a confirmé cette hypothèse.
Mais comme d'habitude, l'administration pénitentiaire israélienne a affirmé que "le rapport d'autopsie n'avait révélé aucun signe de violence", jugeant l'accusation "absolument infondée".
 Détenu depuis cinq ans, Raëd Abou Hammad purgeait une peine de dix ans et avait été placé en cellule isolée.
Le frère du défunt, Ahmad, a affirmé, lors d'une conférence de presse à Ramallah, que Raëd était de constitution athlétique et ne souffrait pas de maladie, avant cette mort subite.
Plus de 7.000 Palestiniens, dont 270 âgés de moins de 18 ans, sont détenus par Israël, selon le Bureau central palestinien des statistiques.
 Trois des prisonniers sont détenus depuis plus de 30 ans, et 315 depuis plus de 15 ans. 264 sont en détention administrative, incarcérés sans jugement.
Réagissant à ce nouveau crime israélien, le ministère palestinien à Gaza, chargé des affaires des détenus a annoncé avoir reçu une promesse de la part de l'Union Parlementaire internationale de déposer des plaintes contre les violations israéliennes de la loi internationale concernant le traitement des détenus et leur situation dans les prisons de l'occupation.  
Pour sa part, le vice-président du conseil législatif palestinien Ahmad Bahr a salué la position de l'union parlementaire internationale "opposé à la politique de détention et de poursuite adoptée par les autorités de l'occupation sioniste à l'encontre des députés détenus".
Bahr a assuré dans un communiqué que la cause des députés détenus devrait attirer l'attention de la communauté internationale alors que l'hégémonie israélienne ne prend pas en considération les valeurs ni les principes de la loi internationale et humaine.
Il a appelé  l'union parlementaire internationale à effectuer une visite urgente à la bande de Gaza pour s'enquérir de la souffrance qui y sévit à la suite de la guerre israélienne et de ses répercussions désastreuses.  

23/04 
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134623&language=fr


2-6 Chaîne humaine devant le mur de la honte.
Plus de 3000 personnes venues de plusieurs pays européens, dont l’Espagne, ont formé hier une immense chaîne humaine face à un tronçon du « mur de la honte », érigé par le Maroc au Sahara occidental, pour demander le démantèlement de ce « symbole de la colonisation ».
En organisant cette initiative, connue sous le nom de la « Colonne des 1000 » pour la troisième année consécutive, les organisateurs entendent « dénoncer de nouveau l’occupation marocaine du Sahara occidental et ce mur de la honte qui sépare le peuple sahraoui et qui symbolise la poursuite du conflit », expliquent les organisateurs. « 34 ans se sont écoulés depuis que le Maroc a occupé par la force ce territoire, ouvrant ainsi un conflit qui continue sans aboutir à une solution juste et définitive, avec des familles sahraouies séparées : une partie demeure expulsée de sa terre vivant dans des conditions précaires dans des camps de réfugiés, et l’autre continue de souffrir des affres de l’occupation et de la répression marocaine », ajoutent-ils dans un communiqué.

3 avril
http://www.elwatan.com/Chaine-humaine-devant-le-mur-de-la

Les commentaires sont fermés.