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02/05/2010

n°522 - Dossier de Palestine - 01-05 - : Fin - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

n°522  - Dossier de Palestine - 01-05 - : Fin  - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                



Dossier de Palestine

n°522                                                     01-05

                                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Dossier

3-1 G.Houbballah : Israël possède prés de 300 ogives nucléaires !  

3-2 Ahmed Loutfi : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

3-3 Le filet se resserre sur Israël.  

3-4 Union Juive Française « JCALL » appelle à la raison : Quelle raison ?

3-5 Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables ».

3-6 Gavin Rabinowitz : Israël de plus en isolé sur la scène internationale.

3-7 Et si le processus de paix échouait... les Arabes en pleine réflexion.

3-8 René Backmann : Les mesures attendues de Netanyahou.

3-9 Amy Teibel : Nétanyahou aurait imposé le gel des constructions à Jérusalem-Est.

3-10 Israël/Etats-Unis : la crise s'installe.

3-11 «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

3-12 Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d'eau.




3 Dossier

PS : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 G.Houbballah : Israël possède prés de 300 ogives nucléaires !  

Dire que l’entité sioniste possède un important arsenal nucléaire militaire n’est certes pas une première !
Mais que cette information soit publiée par des experts occidentaux, et pas n’importe lesquelles, notamment le réputé magazine Jane's Defence Weekly (JDW), un hebdomadaire spécialisé dans  les affaires et sociétés militaires, oui cela mérite une pause !  
Or si le Centre de recherches et d'études stratégiques, basé à Londres, estime que l'entité israélienne détient actuellement jusqu'à 200 ogives. Le groupe d’information britannique Jane’s , spécialisé dans les questions de défense estime le nombre d'ogives nucléaires détenues par l'entité israélienne , entre 200 et 300 têtes nucléaires !
Toujours selon l’hebdomadaire, la puissance militaire israélienne réside dans ses missiles nucléaires sol-sol de courte et de moyenne portée  comme par exemple Jericho1 et Jericho2 ! 
Or, poursuit l’hebdomadaire, Jéricho-
2 a évolué de telle sorte qu’il peut atteindre 4500 km, et en 2005 l’entité sioniste s’est dotée d’un missile de longue portée, Jericho-3 qui peut atteindre 7800 km. En plus de ces missiles qui peuvent porter des têtes nucléaires, l'entité israélienne a des avions de chasse  F-16, qui peuvent être équipés de missiles nucléaires, toujours selon la même source.
Dans les années
90, l'entité israélienne s’est doté de trois sous-marins de type Dolphins, c’est-à-dire qui fonctionnent au diesel, chacun est équipé de six tubes de lance-torpilles. Selon Jane's, ces sous-marins, sont capable de lancer des missiles, de type Harpon soit capable de porter des têtes nucléaires."  
Les experts ont déclaré que l'entité israélienne dispose  également d’armes nucléaires tactiques (obus mines, ...).
« Certains analystes pensent qu’Israël maintient le gros de son arsenal nucléaire, en pièces détachées,  mais que cet arsenal  peut être monté en quelques jours pour le rendre opérationnel ", explique le magazine Jane’s .  
Pour sa part, l'Organisation « Prendre une initiative contre la menace nucléaire », une ONG américaine qui comprend plusieurs éminents experts internationaux confirme que  l'arsenal nucléaire de l'entité sioniste varie entre 100 et 200 ogives.
Bref, terminé  le tabou nucléaire israélien!

G.Houbballah

10-04-10

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133015&language=fr

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&aid=18613


3-2 Ahmed Loutfi : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

Braqué surtout sur l’Iran …en dépit d’un ordre du jour différent, le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu dont les armes échappent à tout contrôle.
Israël dans le rôle du souffleur.
La sécurité nucléaire est-elle entre les mains des grandes puissances uniquement ?

Elles étaient toutes réunies lors du sommet de Washington qui vient de prendre fin et qui fut marqué par l’annonce d’une nouvelle doctrine nucléaire du président américain Barack Obama, s’ajoutant à ses succès politiques de ces dernières semaines. Prélude à cette conférence de Washington, l’accord entre l’Amérique et la Russie pour la réduction de leurs armes stratégiques. Il s’agit finalement de réduire le rôle des armes nucléaires dans les stratégies de défense nationale.
Certes, le nucléaire est loin d’être totalement domestiqué. Malgré certaines avancées, cette nouvelle doctrine américaine reste très en retrait et ne renonce pas à utiliser en premier l’arme atomique, y compris contre un pays qui n’en dispose pas. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Lors de la conférence, Obama n’a pas manqué, ainsi que les différents participants, mais à de degrés divers, de montrer du doigt l’Iran en tant que principale source de terreur nucléaire bien plus que la Corée du Nord. Toute une liste d’accusations contre Téhéran avec en filigrane des menaces à peine voilées d’un possible usage de la force si les sanctions n’aboutissent pas. Et aussi on a vu désigné, comme source de danger plus récent, le terrorisme nucléaire que pratiqueraient certaines organisations, notamment Al-Qaëda (lire page 5). Ainsi, c’est quasiment dans le cercle moyen-oriental que cette notion d’un danger nucléaire trouve son terrain. Mais l’acteur principal, lui, veut rester dans les coulisses ou même jouer le rôle de souffleur. Pas besoin de tenter d’aller chercher trop loin pour deviner de qui il s’agit. C’est Israël, cette puissance nucléaire avérée. La sixième du monde à avoir acquis l’arme nucléaire. La politique du secret, un secret de polichinelle somme toute, qu’il pratique est en premier lieu une arme d’intimidation à l’égard des Arabes.
Ces dernières années d’ailleurs, les allusions concernant ce dossier se sont faites de plus en plus transparentes, notamment de la part de Shimon Pérès, l’actuel président, considéré comme le « père » du programme nucléaire israélien, lancé en très étroite coopération avec
la France à la fin des années 1950. En novembre 2001, Shimon Pérès a reconnu, dans un documentaire diffusé par la télévision publique israélienne, que la France avait accepté, en 1956, de doter Israël d’une « capacité nucléaire ». « Des quatre pays qui avaient à l’époque des capacités nucléaires, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande Bretagne, la France était seule susceptible de nous aider », avait admis Pérès.
La politique du flou
Aujourd’hui, selon les experts militaires, l’Etat hébreu dispose d’un arsenal nucléaire comprenant plus de deux cents bombes atomiques. « Nous continuons à dire qu’Israël ne sera pas le premier pays à dévoiler l’arme nucléaire au Moyen-Orient. Cette politique va continuer et aucune pression d’un quelconque pays ne la fera changer », a déclaré la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Dany Ayalon.
La politique du « flou » constitue la position officielle israélienne depuis son adoption en 1965, date de l’inauguration de la centrale nucléaire de Dimona dans le Néguev au sud d’Israël. Or, dans le contexte nouveau-né de cette conférence de Washington, si l’Amérique a tenté de faire pression sur Israël, elle a tout de suite fait marche arrière. « En ce qui concerne Israël, je ne vais pas m’exprimer sur leur programme. Nous avons encouragé tous les pays à devenir membres du TNP, donc, il n’y a pas de contradiction », a affirmé le président Obama, qui poursuit : « Que nous parlions d’Israël ou de tout autre pays, nous pensons que devenir un membre du TNP est important. Ce n’est pas une nouvelle prise de position, c’était l’avis du gouvernement américain, même avant mon administration ».
Des appels bien timides comme on le constate alors que pour l’Iran, ce sont quasiment des déclarations de guerre. On rappelle d’ailleurs que l’Etat hébreu a conclu une « entente » en 1969 avec les Etats-Unis aux termes de laquelle les dirigeants israéliens s’abstiennent de toute déclaration publique sur le potentiel nucléaire de leur pays et ne procèdent à aucun test nucléaire. En échange, Washington s’est engagé à s’abstenir d’exercer des pressions sur ce dossier.
De toute façon, Israël n’est pas signataire du TNP et ce ne sont les douces invitations d’Obama qui l’obligeront à le faire. 190 Etats ont adhéré à ce traité, en dépit de certaines réserves, y compris tous les Etats du Moyen-Orient. Dans ce contexte, on ne peut que constater que c’est Tel-Aviv qui est le gagnant. « On pourrait penser que le TNP a été doublement profitable à Israël : d’une part, parce que sa non-adhésion lui a permis de garder ses options ouvertes et d’autre part, et inversement, parce que l’adhésion des Etats voisins lui a permis de bénéficier des contraintes que le TNP impose à ces Etats », relève le politologue Camille Mansour, professeur à l’Université de Versailles.
Or, il est clair que, vu du Proche-Orient, c’est Israël qui représente donc le principal danger au Proche-Orient. En fait, il se sert du nucléaire pour asseoir sa suprématie militaire, et puis joue le jeu contraire, celui de la crainte d’un nucléaire qui viendrait de l’Iran, par exemple, pour continuer à jouer ce double rôle. Oter un masque pour placer un autre, mais le visage réel est celui de Mars, le dieu de la guerre. Le bombardement de la centrale nucléaire iraqienne Osirak en 1981 est bien un exemple. Le danger vient donc d’Israël. Mais cet Etat parvient toujours à se dérober.
Selon le chercheur Mohamad Abdel-Salam, du Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, « il ne faut pas ignorer que le sommet de Washington avait pour chapitre principal dans son agenda de traiter avec les matériaux nucléaires qui pourraient s’infiltrer vers l’extérieur, c’est-à-dire des organisations terroristes par exemple.

Contrôler les matières et non les armes était l’objectif du sommet. Mais il était entendu que cette question d’armes s’imposera, et c’est ce qui est arrivé. Certains ont fait campagne contre l’Iran tandis que les Arabes se sont mobilisés contre Israël ». Tout s’est déroulé selon les capacités de chaque partie. « Mais, ajoute-t-il, Israël arrive toujours à se dérober, parce que les pays occidentaux sont en majorité convaincus de ce que fait l’Etat hébreu. Obama n’a même pas commenté le programme nucléaire israélien. Ce sont les équilibres politiques qui ont prévalu et non l’ordre du jour ». Israël ne trouve pas de peine à se dérober. Ceci remonte à trois raisons, selon Mohamad Abdel-Salam. « Tout d’abord parce qu’il n’est pas signataire du TNP (Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires), donc aucune règle de ce traité ne s’applique à lui. Ensuite, Israël n’a pas jusqu’à présent déclaré officiellement qu’il détient des armes atomiques. Et enfin, les liens très solides qui existent avec les Etats-Unis. Il y a une compréhension américaine à l’égard de ce que fait Tel-Aviv concernant les armes nucléaires. Ceci d’autant plus qu’Israël a su promouvoir l’idée qu’il n’utilisera l’arme nucléaire que pour se défendre. D’ailleurs, l’Europe adopte la même attitude ».
Sources de menaces multiples
Par contre, les pays arabes n’ont pas, à ce jour, trouvé le moyen effectif de traiter cet état des choses. Comme le dit le politologue, les Arabes peuvent soulever un débat sur la question, mais pas la traiter. Or il semble qu’ils n’ont pas beaucoup de choix. Soit ils acceptent la réalité, et c’est ce qu’ils rejettent totalement. Soit ils tentent d’être à égalité avec Israël en se dotant d’armes nucléaires, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire. La dernière option est l’élimination des armes nucléaires de toute la région. Mais là aussi, il s’agirait d’un discours plutôt médiatique. « Ce ne sont pas des propos négociables. Même le sommet arabe de Riyad 2007 a gelé un projet de résolution de la Ligue arabe pour l’élimination totale des armes de destruction massive, sous couvert de la nécessité de réviser le texte ». Or la question est d’autant plus complexe que pour les pays arabes en général, les sources de menaces sont considérées comme multiples. « Le danger provient d’Israël et de l’Iran. Tout est donc relatif. Le degré de danger est associé  pour chaque Etat à sa proximité avec la source et leurs intérêts communs », poursuit-il.
Mais un fait est sûr, le vrai risque provient d’Israël et cela ne date pas d’hier. Camille Mansour rappelle que dès la fin des années 1950, l’Egypte n’ignorait pas que le réacteur de Dimona était susceptible de servir à un usage militaire et le président Nasser lui-même évoqua la question dans un discours en décembre 1960. Quand en 1963, les émissaires du président américain John Kennedy proposèrent que Washington œuvre en vue d’un contrôle du programme nucléaire israélien, en contrepartie du gel de l’effort égyptien visant à développer des missiles balistiques, Nasser répondit que la politique de l’Egypte à l’égard d’Israël était une politique défensive et que la production par Israël de matières fissiles à usage militaire conduirait l’Egypte à une anticipation par une guerre de protection. D’ailleurs, Mohamad Saïd Idriss relève qu’Israël agit dans le même esprit et cite même Nasser. Un écrivain israélien, Alof Ban, a aussi écrit dans le journal Haaretz que cette vision d’une guerre préventive, les Israéliens la tirent d’une déclaration de Nasser et qu’Israël se l’est appropriée en faisant sa vraie doctrine. En fait, Israël joue la même rengaine depuis toujours, celle de l’Etat en danger. Une vision que soutiennent les Occidentaux.
Sentiment d’avoir été « abusés »
Or, s’il en est ainsi, il faudrait que l’Etat hébreu et l’Occident s’attachent principalement à la recherche de la paix. Il est important de rompre le cercle vicieux concernant la relation entre la bombe et la prétendue situation spécifique d’Israël. Mais comme on le voit dans le contexte politique actuel, Israël ne fait pas le moindre effort pour résoudre la question du Proche-Orient, en plus de son rejet du TNP. De quoi rendre le rendez-vous de mai prochain à New York, du Congrès de révision du traité, très important. Il déterminera dans quelle mesure les participants adopteront leur attitude au sujet d’Israël. Les pays du Moyen-Orient ont eu le sentiment d’avoir été « abusés » par le TNP pour lequel les puissances nucléaires n’ont pas tenu leurs engagements. C’est ce que d’ailleurs avait mis en relief un diplomate égyptien. « Nous, pays du Moyen-Orient, avons le sentiment d’avoir été abusés en faisant des concessions pour des promesses qui ne se sont jamais concrétisées », a expliqué Hicham Badr, représentant de l’Egypte auprès de l’Onu à Genève, lors de la Conférence du désarmement, organisée dans cette ville en mars dernier. « Il y a un ressentiment répandu dans la région contre le TNP, ses objectifs, sa partialité et son manque de volonté politique », a-t-il insisté. L’ambassadeur égyptien estime que les pays dotés de l’arme nucléaire n’ont pas tenu leurs engagements, alors que les tentatives de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires ont toujours été repoussées. Il a prévenu que les pays du Moyen-Orient pourraient jouer un rôle « central » dans le succès de la conférence de mai destinée à renforcer le traité. Les conférences de suivi du TNP se déroulent tous les cinq ans depuis l’adoption, en 1970, de l’accord. La dernière, en mai 2005, s’est terminée sur un échec. La prochaine sera-t-elle plus efficace ? Difficile à prévoir. Mais une chose est sûre : pour le Proche-Orient, les risques nucléaires et un Iran diabolisé sont les principaux alibis d’Israël.
Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid

27 avril
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve1.htm


3-3 Le filet se resserre sur Israël. 

" La communauté internationale doit exercer des pressions sur Israël afin de le contraindre à signer le Traité de Non-prolifération (TNP)".
C'est ce qu'a souligné le ministre libanais des Affaires étrangères, en visite à Téhéran, en vue de participer à
la Conférence internationale de Téhéran sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération. " Israël, a précisé Ali al-Shami, n'a cesse de menacer d'attaque nucléaire et non nucléaire, les pays de la région, y compris le Liban et ce régime a, à maintes reprises, violé l'espace aérien libanais, contredisant la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l'Onu. Avant le Liban, l'Egypte et la Jordanie ont averti le monde entier contre les dangers de la centrale nucléaire Dimona et la fuite des matières radioactives de cette centrale nucléaires et cela malgré le fait que ces deux pays aient signé l'accord de paix avec le régime de Tel-Aviv. La centrale nucléaire Dimona, a été construite en 1956 par la France au sud de la Palestine occupée, centrale dont la durée de vie n'a, l'ont prévu les spécialistes français, été que de trois décennies, tandis que depuis 54 ans, la centrale Dimona reste encore active. Il s'agit, en conséquence, des menaces sérieuses pour le monde, notamment les pays de la région. Le seul possesseur des armes nucléaires se soustrait, non seulement de signer le TNP, mais encore, il n'a, jusqu'à présent, autorisé aucune instance internationale compétente à superviser ses activités nucléaires.

L'intéressant est qu'Israël n'a fait aucun cas des spéculations en cours sur son arsenal nucléaire, mais aussi, il opte pour une stratégie équivoque dans ce domaine pour faire planer à jamais le spectre de la menace dans la région.

Selon les révélations faites par l'ex technicien nucléaire israélien, Mordechaï Vananu, Israël possède plus de 200 ogives nucléaires. Le premier chef du gouvernement israélien, David Ben Gourion s'était clairement adressé en 1950 aux pays de la région qu'Israël devait muter en seule puissance nucléaire de la région.

Pour ce faire, le régime factice sioniste a lancé des guerres destructives dans la région pour embraser le Moyen-Orient et produire, proliférer et stocker la bombe atomique pour planer sa menace dans la région. Certes, Israël compte, entre temps, sur les soutiens sans réserve des Etats-Unis et profite de la politique de deux poids deux mesures de la Maison Blanche pour insécuriser la région et le monde. Dans une telle situation, les pays de la région, tels que la Turquie, l'Egypte, le Liban et la Syrie plaident pour l'adhésion du régime sioniste au TNP et une supervision internationale sur l'arsenal nucléaire israélien.

18/04

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/33713-le-filet-se-resserre-sur-israel


3-4 Union Juive Française « JCALL » appelle à la raison : Quelle raison ?

La politique intransigeante du gouvernement Netanyahou, qui, en poursuivant la judaïsation de Jérusalem, va jusqu’à narguer le gouvernement Obama, ne peut que susciter des protestations dans les grandes communautés juives du monde occidental, y compris au coeur des communautés organisées.
Ainsi aux USA, un groupe de pression nommé « J Street » s’est fixé comme horizon de mettre en oeuvre des conceptions plus proches de celles d’Obama que de celles de Netanyahou.
Dans cet état d’esprit, il a été lancé au niveau européen un appel « Jcall », dont les initiateurs en France sont diverses personnalités telles que Daniel Cohn Bendit, Bernard Henry Lévy ou Alain Finkielkraut.
Cet appel dénonçant la colonisation ininterrompue de
la Cisjordanie, il ébranle le monolithisme arrogant du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), courroie de transmission de la politique israélienne, et suscite des remous dans la population juive, ce qui ouvre la voie à des remises en cause que nous espérons de plus en plus profondes.
Toutefois, l’Union Juive Française pour la paix ne peut apporter sa signature à ce texte ni le soutenir de quelque façon que ce soit.
En effet, il se présente clairement comme une façon de faire accepter au monde un « Etat juif et démocratique » dont les Juifs du monde entier serait par définition solidaires, un Etat démocratique pour les Juifs mais Juif au regard des Palestiniens.
Les Palestiniens sont les grands absents de ce texte, Gaza n’y existe pas, le droit des réfugiés n’y existe pas, le droit de tous les habitants d’Israël à une citoyenneté complète n’y existe pas. Pire, le texte estime que la décision finale n’appartient qu’aux Israéliens, ne donnant aucune voix au chapitre aux palestiniens.
Car ses rédacteurs l’écrivent clairement, ce qui les guide c’est sauver l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël, c’est la crainte d’un processus de délégitimation de cet Etat, en dehors de toute référence au droit international. Pour l’UJFP, le peuple israélien ne peut espérer une paix durable qu’en acceptant une solution faisant droit aux revendications légitimes du peuple palestinien. Le rôle des Juifs dans le monde n’est pas d’entretenir le peuple israélien dans l’idée suicidaire que sa mission serait d’établir entre Méditerranée et Jourdain un Etat juif refuge exempté de toute obligation de respect des règles du droit international et de simple humanité à l’égard d’un peuple qu’il continue d’ignorer.

UJFP

Le Bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix
26 avril 2010

Le texte de l’appel sur :
Appel à la raisonhttp://www.aloufok.net:80/spip.php?article1783

http://www.aloufok.net/spip.php?article1783


3-5 Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables ».

Le gouvernement israélien a-t-il, au moins, pendant ce long délai de trois semaines, progressé dans la réflexion sur les engagements à prendre pour rétablir la confiance avec les palestiniens ? En apparence, non. Il  semble même avoir conclu que l'heure n'est pas aux gestes d'ouverture en direction des Palestiniens et de Washington. Alors que des initiatives destinées à assouplir la réglementation militaire en vigueur en Cisjordanie et à faciliter la vie quotidienne des Palestiniens étaient attendues, c'est une mesure allant exactement à l'encontre de cet objectif qui a été prise mardi dernier.

Ce jour-là en effet sont entrés en vigueur deux « ordres » des Forces de défense d'Israël ( n°1649 et n°1650) qui, selon les organisations israéliennes de défense des droits de l'homme, ouvrent la voie à l'expulsion possible de Cisjordanie de plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens.

Fondés sur des dispositions adoptées en 1969, pour réprimer l'infiltration en Israël de Palestiniens soupçonnés de terrorisme, en provenance des pays ennemis voisins (Jordanie, Egypte, Liban,Syrie), ces deux ordres, signés en réalité, discrètement, le 13 octobre dernier par le général Gadi Shamni, alors commandant des forces israéliennes en Cisjordanie, ont pour effet pratique de transformer en « infiltrés » tous les Palestiniens qui se trouvent en Cisjordanie sans posséder un permis - délivré par l'armée - les autorisant à y résider ou séjourner.

L'accusation « d'infiltration » relevant de l'atteinte criminelle à la sécurité d'Israël, les « suspects » ne seront plus jugés comme de simples « immigrants illégaux » par les tribunaux civils mais déférés aux tribunaux militaires, ce qui les expose à des peines de prison de trois à sept ans, à de lourdes amendes, voire à l'expulsion pure et simple du territoire.

 « L'aveuglement politique de Netanyahou »

Qui est visé par ces ordres ? Tous les résidents de Cisjordanie ou presque. Sont plus immédiatement menacés ceux qui possèdent une carte d'identité portant une adresse dans la bande de Gaza, ceux qui sont nés en Cisjordanie mais qui pour diverses raisons (études, affaires, réunion de famille) ont séjourné longtemps à l'étranger, les résidents de Jerusalem-Est contrôlés en Cisjordanie, et les conjoints étrangers de Palestiniens ou Palestiniennes de Cisjordanie. Pourront aussi être visés les Palestiniens de Cisjordanie qui vivent à proximité du mur et de la barrière de séparation et qui doivent détenir un permis spécial - même s'ils sont nés là - pour résider dans cette zone jugée « sensible » par l'armée.

Une négligence dans le renouvellement du document où un refus de l'armée les exposera du jour au lendemain à la prison ou à l'expulsion vers un pays voisin. L'armée - qui  délivre ou non les permis - étant simultanément chargée de juger les contrevenants, les organisations de défense des droits de l'homme redoutent que les juges militaires confrontés à des « infiltrés » soient beaucoup plus intransigeants que les magistrats civils à qui il arrivait parfois de tenir compte de considérations humanitaires notamment dans les cas de regroupement familial. S'ajoutant aux multiples contrôles, harcèlements bureaucratiques et humiliations diverses qui font le quotidien des habitants de la Cisjordanie, ces mesures ont été accueillies avec un sentiment de révolte d'autant plus grand qu'elles ne s'appliquent évidemment pas aux 500 000 israéliens qui vivent dans les colonies de Cisjordanie et de la périphérie de Jerusalem.

L'entrée en vigueur de ces deux ordres militaires, au moment même où Hillary Clinton salue « l'efficacité et l'engagement des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne » et où la Banque mondiale, constate, dans un rapport de 31 pages, les « progrès constants » accomplis par l'Autorité palestinienne en matière de sécurité et de construction de ses institutions a provoqué une violente réaction du principal négociateur palestinien.

 Au cours d'un entretien avec des journalistes, mercredi à Ramallah, Saëb Erakat, a dénoncé un « système d'apartheid » et « l'aveuglement politique de Netanyahou » qui a choisi, selon lui, « les colons contre la paix ». Les responsables de l'Autorité palestinienne, comme les organisations de défense des droits de l'homme relèvent par ailleurs que ces deux ordres militaires violent clairement la Quatrième Convention de Genève qui interdit à une puissance occupante de chasser de leurs foyers les civils placés de fait sous son contrôle.

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/


3-6 Gavin Rabinowitz : Israël de plus en isolé sur la scène internationale.
- Le Premier ministre Netanyahu brille par son absence cette semaine au sommet sur la sécurité nucléaire à Washington, un geste symbolique qui traduit l'isolement croissant de l'État hébreu sur la scène internationale.
 Depuis qu'il a pris ses fonctions il y a un an, le chef de la droite israélienne a dû gérer crise diplomatique sur crise diplomatique, tout en étant confronté à un blocage total du processus de paix avec les Palestiniens.
        Non seulement des frictions se sont multipliées avec l'Égypte et
la Jordanie, seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël, mais les relations avec la Turquie, longtemps considérée comme un allié stratégique, se sont dégradées à la suite de la dernière guerre de Gaza et de la récente humiliation publique de l'ambassadeur turc en Israël.
        Des désaccords sont aussi apparus avec plusieurs pays européens, notamment scandinaves.

Mais le coup de froid dans les relations avec Washington, dont rien n'indique qu'il n'est que passager, représente l'évolution la plus inquiétante pour les dirigeants israéliens.
        L'accueil réservé par le président Barack Obama à Benjamin Netanyahu lors de sa visite fin mars à Washington illustre l'ampleur de la crise israélo-américaine, sans précédent depuis des décennies.
        Les deux hommes, qui ne semblent guère avoir d'atomes crochus, ne sont parvenus jusqu'à présent à aucun accord, en particulier sur la colonisation juive à Jérusalem-Est annexée que M. Netanyahu entend poursuivre.
        Le climat s'est à ce point dégradé qu'un des principaux conseillers de M. Obama, David Axelrod, a dû assurer qu'aucun "affront" n'avait été fait au Premier ministre israélien.
        Les analystes israéliens relèvent que l'isolement d'Israël est, dans une large mesure, lié à des développement  antérieurs de plusieurs mois à l'arrivée au pouvoir de M. Netanyahu.
        Ainsi l'image d'Israël auprès de l'opinion internationale a été sérieusement ternie par l'Opération "Plomb durci" lancée en décembre 2008 contre la bande de Gaza par le précédent gouvernement d'Ehud Olmert.
        Le bilan humain (1.400 Palestiniens tués, dont des centaines de civils) et l'étendue des destructions matérielles -soulignés par le rapport Goldstone de l'ONU- ont placé Israël sur le banc des accusés.
        Depuis, les Palestiniens ont suspendu les négociations avec Israël et les relations avec
la Turquie se sont détériorées.
        "Pour
la Turquie, la guerre à Gaza a surtout servi de prétexte pour s'en prendre à Israël, à l'heure où, déçue par le refus de l'UE de l'accueillir comme État membre, elle se rapproche de la Syrie et de l'Iran", analyse le politologue Gerald Steinberg du Centre d'études stratégiques Begin-Sadate.
        Quant aux relations avec Washington, l'élection de Barack Obama a marqué un vrai tournant: M. Netanyahu n'est plus en symbiose avec le président américain comme ses prédécesseurs l'étaient avec George W. Bush dans la lutte contre "l'axe du mal".
        Le président Obama accepte beaucoup moins que M. Bush la poursuite de la colonisation.
        Aux yeux de nombre de responsables américains, civils comme militaires, la politique de M. Netanyahu entrave les efforts des États-Unis pour se rapprocher du monde arabe et musulman.
        Pour le chercheur Mark Heller, de l'université de Tel-Aviv, "Bibi" Netanyahu ne poursuit pourtant pas de politique radicalement différente de celles de ses prédécesseurs.
        Mais la diplomatie israélienne est aujourd'hui dirigée par le chef d'un parti ultra-nationaliste, Avigdor Lieberman, peu apprécié dans plusieurs capitales occidentales.
        "Les dirigeants israéliens actuels ne savent pas trouver le langage diplomatique pour rendre la pilule moins amère", souligne M. Heller

Gavin RABINOWITZ

13-04-

PO-Israël-diplomatie-USA PREV
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http://boycottisraelinternational.com


3-7 Et si le processus de paix échouait... les Arabes en pleine réflexion.

- Si le processus de paix échoue, que fait-on?

Les dirigeants arabes réunis en sommet à Syrte réfléchissent aux alternatives pour contraindre Israël à se retirer des territoires occupés.

Plusieurs responsables se déclarent désormais convaincus que les négociations indirectes proposées par les Etats-Unis ne mèneront à rien.

Samedi, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé les dirigeants arabes à "discuter de la possibilité existante d'un échec total du processus de paix" israélo-palestinien. Les négociations de proximité, arrachées par les Etats-Unis aux deux parties, sont effectivement bloquées par la colonisation à Jérusalem-Est avant même d'avoir commencé.

Ces discussions, a estimé M. Moussa, sont pourtant les dernières "sous la forme dont elles ont été menées au cours des deux dernières décennies".

M. Moussa a révélé que le comité de suivi de l'initiative de paix arabe, un plan de paix global d'inspiration saoudienne, était "sur le point d'élaborer des plans alternatifs et des démarches pour faire face" à l'éventualité d'un échec.

Ce comité avait donné le 3 mars son feu vert pour le lancement des négociations indirectes. Mais les Arabes sont "convaincus qu'elles sont inutiles en raison de la poursuite de l'intransigence israélienne", a admis vendredi soir le président du comité de suivi, le Premier ministre qatari Hamad Ben Jassem.

Il est temps, a-t-il dit, que "la communauté internationale assume ses responsabilités" évoquant pour la première fois des sanctions internationales contre Israël.

"Israël se comporte comme s'il avait une immunité car jamais des sanctions internationales ne lui ont été imposées", a ajouté le Qatariote.

En acceptant les négociations indirectes, "nous avons voulu donner une carte au médiateur américain et nous allons soutenir les efforts des médiateurs s'ils espèrent réussir. Mais ce soutien ne sera pas aux dépens de notre cause", a-t-il averti.

Selon le comité de suivi, le lancement des négociations "est lié" à l'arrêt de la colonisation israélienne et surtout l'annulation de la décision récente de construire 1600 logements juifs à Jerusalem-est.

"Il y a plusieurs options pour une nouvelle stratégie arabe vis-à-vis du conflit avec Israël", affirme à l'AFP Hicham Youssef, un haut responsable de la Ligue arabe, alors que l'Etat hébreu a réitéré samedi son refus de geler la colonisation.

"Certains évoquent la guerre, d'autres parlent de résistance armée ou de résistance pacifique", ajoute-t-il.

Des dirigeants arabes se sont inquiétés des risques d'un conflit armé dans la région. A Syrte, le président palestinien Mahmoud Abbas a mis en garde samedi contre "des guerres qui risquent d'éclater si les violations israéliennes à Jérusalem se poursuivent". Peu avant lui, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que "si Jérusalem brûle, ceci signifie que la Palestine brûle. Et si la Palestine brûle, ceci veut dire que le Proche-Orient brûle".

Israël joue "avec le feu" en poursuivant la construction de logements à Jérusalem-Est, avait estimé jeudi le roi Abdallah II de Jordanie. Pour le président syrien Bachar al-Assad, Israël "pousse la région vers la guerre" avec l'occupation de terres comme le Golan, revendiqué par Damas.

Une autre possibilité, selon M. Youssef, serait "d'aller au Conseil de sécurité pour demander l'imposition d'un règlement aux parties".

"Il est temps que les résolutions du Conseil de sécurité concernant le conflit israélo-palestinien soient prises sous le chapitre VII de l'ONU", prévoyant des mesures coercitives en cas de menace contre la paix, souligne-t-il.

"Ce sera bien sûr une longue et dure bataille", admet le diplomate arabe.

28/03

http://www.lexpress.fr/actualites/1/et-si-le-processus-de-paix-echouait-les-arabes-en-pleine-reflexion_858764.html 


3-8 René Backmann :Les mesures attendues de Netanyahou.

La Maison Blanche n'a pas rendu publique la liste des engagements attendus du premier ministre israélien, mais par recoupement de fuites et de confidences de part et d'autre, on estime qu'elle comprenait notamment les mesures suivantes : gel des constructions dans les colonies à Jérusalem-est et respect strict du moratoire sur l'arrêt des constructions en Cisjordanie;  levée de certains barrages et check-points en Cisjordanie, pour faciliter la circulation et stimuler l'activité économique ; libération de plusieurs centaines (voire de 2000) de prisonniers du Fatah, détenus en Israël, pour restaurer la crédibilité du président palestinien ; passage sous contrôle de l'Autorité palestinienne de certaines zones de Cisjordanie - dont la localité d'Abou Dis, à l'est de Jérusalem - actuellement sous contrôle israélien ;  allègement du blocus de la bande de Gaza, et autorisation d'y faire entrer des matériaux de construction destinés à réparer les dégâts de l'opération «plomb durci» ; engagement à aborder dès le début des négociations indirectes les questions liées au statut final des négociations (frontières, colonies, Jérusalem, réfugiés, eau, sécurité...), au lieu de consacrer ces pourparlers aux questions de calendrier et de procédures, comme le souhaitait la partie israélienne.

La majeure partie, de ces mesures, on le voit, étaient très difficiles à faire accepter par la coalition de droite et d'extrême droite qui soutient Benjamin Netanyahou. Peut-être grisé par l'accueil enthousiaste qu'il avait reçu à Washington lors du congrès de l'Aipac, le principal lobby pro-israélien des Etats-Unis, très favorable au Likoud, le premier ministre israélien a semblé réagir comme si le rapport de forces politique aux Etats-Unis ne lui était pas défavorable et, surtout, comme s'il avait tout son temps. Ce qui n'était pas exactement le cas.   

La nécessité pour le premier ministre israélien d'avoir à s'expliquer, devant le président américain, sur son absence de réponse, a sans doute été, autant que le risque de s'exposer à une offensive diplomatique turco-arabe contre l'armement  nucléaire israélien, à l'origine du refus de Netanyahou de se rendre comme prévu, la semaine dernière, à Washington, pour la conférence internationale sur la sécurité nucléaire.

Et cela même si cette réunion offrait à Israël une tribune providentielle pour défendre sa thèse stratégique favorite : la possession par le régime de Téhéran d'une arme nucléaire constitue pour Israël une menace majeure, qui devrait être traitée en priorité par les Etats-Unis et leurs alliés, au contraire de la question israélo-palestinienne qui peut attendre.    

Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables »

Le gouvernement israélien a-t-il, au moins, pendant ce long délai de trois semaines, progressé dans la réflexion sur les engagements à prendre pour rétablir la confiance avec les palestiniens ? En apparence, non. Il  semble même avoir conclu que l'heure n'est pas aux gestes d'ouverture en direction des Palestiniens et de Washington. Alors que des initiatives destinées à assouplir la réglementation militaire en vigueur en Cisjordanie et à faciliter la vie quotidienne des Palestiniens étaient attendues, c'est une mesure allant exactement à l'encontre de cet objectif qui a été prise mardi dernier.

Ce jour-là en effet sont entrés en vigueur deux « ordres » des Forces de défense d'Israël ( n°1649 et n°1650) qui, selon les organisations israéliennes de défense des droits de l'homme, ouvrent la voie à l'expulsion possible de Cisjordanie de plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens.

Fondés sur des dispositions adoptées en 1969, pour réprimer l'infiltration en Israël de Palestiniens soupçonnés de terrorisme, en provenance des pays ennemis voisins (Jordanie, Egypte, Liban,Syrie), ces deux ordres, signés en réalité, discrètement, le 13 octobre dernier par le général Gadi Shamni, alors commandant des forces israéliennes en Cisjordanie, ont pour effet pratique de transformer en « infiltrés » tous les Palestiniens qui se trouvent en Cisjordanie sans posséder un permis - délivré par l'armée - les autorisant à y résider ou séjourner.

L'accusation « d'infiltration » relevant de l'atteinte criminelle à la sécurité d'Israël, les « suspects » ne seront plus jugés comme de simples « immigrants illégaux » par les tribunaux civils mais déférés aux tribunaux militaires, ce qui les expose à des peines de prison de trois à sept ans, à de lourdes amendes, voire à l'expulsion pure et simple du territoire.

« L'aveuglement politique de Netanyahou » 

Qui est visé par ces ordres ? Tous les résidents de Cisjordanie ou presque. Sont plus immédiatement menacés ceux qui possèdent une carte d'identité portant une adresse dans la bande de Gaza, ceux qui sont nés en Cisjordanie mais qui pour diverses raisons (études, affaires, réunion de famille) ont séjourné longtemps à l'étranger, les résidents de Jerusalem-Est contrôlés en Cisjordanie, et les conjoints étrangers de Palestiniens ou Palestiniennes de Cisjordanie. Pourront aussi être visés les Palestiniens de Cisjordanie qui vivent à proximité du mur et de la barrière de séparation et qui doivent détenir un permis spécial - même s'ils sont nés là - pour résider dans cette zone jugée « sensible » par l'armée.

Une négligence dans le renouvellement du document où un refus de l'armée les exposera du jour au lendemain à la prison ou à l'expulsion vers un pays voisin. L'armée - qui  délivre ou non les permis - étant simultanément chargée de juger les contrevenants, les organisations de défense des droits de l'homme redoutent que les juges militaires confrontés à des « infiltrés » soient beaucoup plus intransigeants que les magistrats civils à qui il arrivait parfois de tenir compte de considérations humanitaires notamment dans les cas de regroupement familial. S'ajoutant aux multiples contrôles, harcèlements bureaucratiques et humiliations diverses qui font le quotidien des habitants de la Cisjordanie, ces mesures ont été accueillies avec un sentiment de révolte d'autant plus grand qu'elles ne s'appliquent évidemment pas aux 500 000 israéliens qui vivent dans les colonies de Cisjordanie et de la périphérie de Jerusalem.

L'entrée en vigueur de ces deux ordres militaires, au moment même où Hillary Clinton salue « l'efficacité et l'engagement des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne » et où la Banque mondiale, constate, dans un rapport de 31 pages, les « progrès constants » accomplis par l'Autorité palestinienne en matière de sécurité et de construction de ses institutions a provoqué une violente réaction du principal négociateur palestinien.

 Au cours d'un entretien avec des journalistes, mercredi à Ramallah, Saëb Erakat, a dénoncé un « système d'apartheid » et « l'aveuglement politique de Netanyahou » qui a choisi, selon lui, « les colons contre la paix ». Les responsables de l'Autorité palestinienne, comme les organisations de défense des droits de l'homme relèvent par ailleurs que ces deux ordres militaires violent clairement la Quatrième Convention de Genève qui interdit à une puissance occupante de chasser de leurs foyers les civils placés de fait sous son contrôle. 

Un nouveau plan de paix à l'automne

On comprend, dans ces conditions, que l'administration Obama manifeste une certaine irritation devant la mauvaise volonté israélienne. Confrontés à deux guerres - en Irak et en Afghanistan - et au difficile dossier du nucléaire irakien, les responsables du Pentagone et du Conseil de sécurité insistent, avec l'aval désormais explicite du président, sur la nécessité dans laquelle ils se trouvent d'obtenir et de préserver le soutien de la majeure partie du monde arabe. Et ils répètent, depuis plusieurs semaines désormais, que de ce point de vue, le conflit qui se prolonge au Proche-Orient représente un fardeau pour les Etats-Unis. Barack Obama a rappelé mardi que la résolution du conflit israélo-palestinien était « une question de sécurité nationale vitale pour les Etats-Unis » car elle avait « un coût significatif en sang et en ressources financières »

Il n'est pas question pour Washington, de revenir sur le caractère stratégique et historique de l'alliance entre les Etats-Unis et Israël, ni d'évoquer d'éventuelles menaces de pressions sur Jerusalem - les assurances sont claires sur ces points - mais de faire comprendre à Benjamin Netanyahou qu'on attend plus et mieux de lui.

C'était d'ailleurs le sens de l'intervention d'Hillary Clinton, jeudi devant les membres d'un centre de recherches pour la paix au Moyen-Orient. « Notre administration n'a pas l'intention d'imposer un accord aux deux parties, a déclaré la secrétaire d'Etat, mais Israël ne peut pas reculer devant les choix difficiles qui doivent être faits pour parvenir à la paix avec les Palestiniens ».

Même s'il ne s'agit pas « d'imposer un accord » aux deux parties, Washington, semble t-il, pense sérieusement à présenter, peut-être dès cet automne, un « plan de paix pour le Proche-Orient » qui serait notamment fondé sur les avancées obtenues à Camp David en juillet 2000, puis à Taba, en janvier 2001.

Le président américain, selon le Washington Post, aurait pris cette décision après avoir recueilli l'avis de six anciens conseillers pour la sécurité des présidents démocrates et républicains, réunis par le général Jim Jones, actuel titulaire du poste.

Au lieu de tenter d'obtenir des deux parties des concessions et d'offrir des propositions de rapprochement, comme projetait de le faire George Mitchell, les collaborateurs de Barack Obama envisageraient, sur les conseils de ces experts, de faire progresser les deux parties à partir des positions déjà acquises sur les questions des frontières, du « droit au retour » des réfugiés palestiniens, du statut de Jerusalem et de la sécurité.

Ce plan, toujours selon les informations recueillies par David Ignatius du Washington Post, serait mis en œuvre en même temps que les mesures destinées à convaincre - voire contraindre - l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires militaires. L'objectif étant de ne pas laisser le problème palestinien sans solution, pour le plus grand bénéfice de l'Iran et des extrémistes islamistes, prompts à se présenter en défenseurs des opprimés. Une partie des conseillers de Barack Obama estimeraient que ce plan de paix doit se substituer purement et simplement au projet de « négociations indirectes ». D'autres jugeraient qu'il faut laisser une chance à la navette diplomatique de George Mitchell et mettre en œuvre ce plan en cas d'échec des négociations. Echec tenu pour probable, étant donné l'intransigeance actuelle d'Israël.

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3-9 Amy Teibel : Nétanyahou aurait imposé le gel des constructions à Jérusalem-Est.

Bien qu'il s'en défende en public, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a imposé de facto un gel des constructions israéliennes à Jérusalem-Est, a appris l'Associated Press lundi auprès de responsables municipaux.

Le même jour, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a laissé entendre qu'il serait prêt à entamer des pourparlers indirects avec Israël.

Interrogé sur la chaîne israélienne Channel 2, Mahmoud Abbas a déclaré qu'il allait soumettre cette semaine à la Ligue arabe la proposition américaine pour une reprise des pourparlers et que les Palestiniens «espèrent que la réponse sera positive».

Le dirigeant palestinien doit consulter samedi les représentants de la Ligue arabe sur ces pourparlers indirects. Lors des précédentes consultations, il avait reçu le feu vert des pays arabes. Leur approbation lui donnerait plus de poids pour tenter de convaincre une opinion publique sceptique.

Les États-Unis ont proposé des pourparlers indirects entre Israël et l'Autorité palestinienne, l'émissaire du président Barack Obama, George Mitchell, servant d'intermédiaire. Mais l'ouverture de tels pourparlers est bloquée depuis plusieurs semaines, les Palestiniens ayant suspendu leur accord à la suite de l'annonce par Israël de nouvelles constructions à Jérusalem-Est.

L'État hébreu avait provoqué la colère des États-Unis il y a un mois et demi quand, en pleine visite du vice-président Joe Biden, le ministère israélien de l'Intérieur avait annoncé l'approbation de 1 600 logements juifs dans la partie arabe de la ville, revendiquée par les Palestiniens. Une décision jugée provocatrice, au moment même où M. Biden tentait de ramener les Palestiniens à la table des négociations. Pour reprendre les pourparlers indirects, les Palestiniens exigent un gel préalable de la colonisation.

«Tout de suite après l'incident Biden, le gouvernement a ordonné au ministère de l'Intérieur de ne même plus parler de nouvelles constructions de logements juifs à Jérusalem-Est», a rapporté le conseiller municipal Meir Mergalit. Ce membre du parti Meretz (gauche) a dit tenir ces informations de hauts responsables municipaux directement impliqués dans les projets immobiliers. «Ce n'est pas simplement que les chantiers ont cessé: les comités qui s'occupent de ces questions ne se réunissent même plus».

Alors qu'il se réunissait une fois par semaine auparavant, le comité du ministère de l'Intérieur chargé d'approuver les projets de construction n'a pas été convoqué une seule fois depuis la visite de Joe Biden, a rapporté le conseiller municipal Meir Turujamen, membre de ce comité.

«J'ai écrit une lettre il y a environ trois semaines ou un mois pour demander (au ministre de l'Intérieur Eli) Yishai pourquoi le comité ne se réunissait pas», déclare M. Turujamen. «A ce jour, je n'ai pas reçu de réponse».

Ce comité s'est réuni pour la dernière fois le 9 mars, précise le conseiller municipal, et c'est ce jour-là qu'il a décidé d'approuver les 1 600 logements de Ramat Shlomo.

M. Turujamen dit ne pas avoir été informé d'un gel. «Mais d'après la situation, ce sont les faits», observe-t-il. «Il est clair qu'il y a un ordre».

Le négociateur palestinien Saeb Erekat affirme également ne rien avoir entendu d'officiel sur un éventuel gel des constructions israéliennes à Jérusalem-Est. «Ce qui compte pour nous, c'est ce que nous verrons sur le terrain», dit-il. «Nous espérons que le gouvernement israélien cessera les activités de colonisation afin que nous puissions donner aux discussions indirectes la chance qu'elles méritent».

Le porte-parole du gouvernement israélien Mark Regev a refusé de confirmer un gel, se contentant de rappeler: «Après l'incident lors de la visite de M. Biden, le Premier ministre a demandé à ce qu'un mécanisme soit mis en place pour empêcher que ce genre de débâcle ne se reproduise».

Efrat Orbach, porte-parole du ministère de l'Intérieur, assure que c'est la mise en place de ce mécanisme qui explique que le comité ne se soit pas encore réuni. Désormais, plusieurs ministères doivent se coordonner, a-t-elle souligné: «Il n'y a aucun gel. Il y a de la bureaucratie».

Benyamin Nétanyahou lui-même a démenti tout gel lundi, devant les membres de son parti, le Likoud, selon le député Danny Danon, qui assistait à cette réunion. «Si nous voyons qu'il y a un gel, nous ne resterons pas assis calmement et le Premier ministre le sait», a mis en garde l'élu Likoud. «Cette coalition ne laissera pas le Premier ministre geler les constructions à Jérusalem».

Amy Teibel
La Presse Canadienne

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201004/26/01-4274437-netanyahou-aurait-impose-le-gel-des-constructions-a-jerusalem-est.php 


3-10 Israël/Etats-Unis : la crise s'installe.

Alors que Barack Obama attend toujours les engagements réclamés depuis plus d'un mois  à Benjamin Netanyahou pour « rétablir la confiance » avec les Palestiniens et amorcer les négociations indirectes israélo-palestiniennes, deux nouvelles déclarations de  membres du gouvernement israélien viennent de confirmer que le premier ministre, sans le dire clairement, n'a toujours pas l'intention de négocier. Mercredi, le vice-ministre des affaires étrangères Danny Ayalon, a affirmé à la radio militaire israélienne qu'Israël rejetait toute tentative étrangère de fixer un calendrier pour la création d'un Etat palestinien. « Qu'est ce que cela veut dire, fixer un calendrier. Il ne faut pas de calendrier, s'est emporté l'impétueux Ayalon, membre comme son patron, le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman, du parti ultra-nationaliste Israël Beitenou. Il ne faut pas se presser et il faut arrêter de tenter d'être gentils avec tout le monde. Il ne faut pas faire de nouvelles concessions et signer parce que quelqu'un est pressé, uniquement parce qu'il a dit qu'il faut créer  un Etat palestinien d'ici deux ans ». Le « quelqu'un » ainsi visé est évidemment Barack Obama, qui a clairement souhaité la naissance d'un Etat palestinien avant la fin de son mandat. Mais la diatribe de Danny Ayalon visait tout autant le Quartette - Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations Unies - qui avait appelé, dans sa déclaration de Moscou, le 19 mars, « à la conclusion d'un accord dans les 24 mois ». Ces déclarations en disent long sur la considération que Danny Ayalon, comme une bonne partie du gouvernement israélien nourrissent pour les Etats-Unis, allié historique majeur d'Israël, mais aussi pour le reste du monde, représenté à divers titres dans le Quartette.

Lieberman : « Jerusalem ne sera jamais divisée »

La veille de la déclaration de Danny Ayalon, c'est son patron, Avigdor Lieberman, qui avait, lui aussi, adressé à sa façon - peu diplomatique - une fin de non recevoir à Barack Obama en affirmant devant un groupe de journalistes réunis à la résidence  du président israélien que Jerusalem « est la capitale éternelle de l'Etat d'Israël et qu'elle ne sera jamais divisée, ni directement ni indirectement ». Affirmation en contradiction formelle non seulement avec les exigences des Palestiniens mais avec les documents de travail élaborés lors de la plupart des négociations menées jusqu'à présent, en particulier les « paramètres Clinton » qui envisageaient en détail un partage de la ville.

Spécialiste des coups d'éclats diplomatiques, Lieberman ne faisait là que répéter ce qu'avait déclaré, un jour plus tôt, le président de la knesset, Reuven Rivlin, à l'occasion des festivités marquant le 62ème anniversaire de la naissance de l'Etat : « nous n'allons pas nous excuser d'avoir fait de Jerusalem notre capitale ».

En d'autres termes, la crise diplomatique israélo-américaine, loin de s'apaiser, s'installe. Au point de devenir une nouvelle donnée essentielle des relations entre les deux pays. Ancien ambassadeur américain en Israël, Martin Indyk, aujourd'hui conseiller de l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell, vient de faire observer dans un article du New York Times qu'en fait, les relations entre Israël et les Etats-Unis ont commencé à changer il y a trois ans, lorsque Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat de George Bush, a déclaré à Jérusalem que les « intérêts stratégiques des Etats-Unis étaient en jeu dans la résolution du conflit israélo-palestinien ».  Obama n'a d'ailleurs pas dit autre chose, la semaine dernière lorsqu'il a  rappelé que résoudre le conflit israélo-arabe est d'un « intérêt national vital » pour les Etats-Unis.

Les ministres travaillistes menacent de démissionner

  « Netanyahou doit faire un choix, conclut Martin Indyk : affronter le président des Etats-Unis ou affronter son aile droite. S'il continue à s'incliner devant les membres de son gouvernement qui s'opposent à la paix, les conséquences pour les relations américano-israéliennes pourraient être terribles ».

Cette inquiétude semble avoir gagné les ministres travaillistes de Netanyahou. Au cours d'une réunion, dimanche, Benjamin Ben Eliezer, Isaac Herzog et Avishaï Braverman ont averti Ehoud Barak, ministre de la défense et secrétaire général du Parti travailliste qu'ils pourraient envisager de quitter le gouvernement si le processus de paix restait bloqué. « Nous avons dit à Barak que le statu quo ne pouvait se poursuivre, a confié l'un des ministres à Haaretz et nous avons ajouté que nous pendrions une décision dans les semaines qui viennent ».

Selon le quotidien israélien, Ben Eliezer a été le plus acerbe dans ses critiques. Il a fait observer qu'Israël était de plus en plus isolé sur le plan international et que la crise avec les Etats-Unis avait pour principal résultat de contribuer à « délégitimer » Israël. « Nous devons à tout prix rétablir et resserrer nos relations avec les Etats-Unis, aurait répondu Barak. Même si cela nous oblige  à un changement de politique ou à un changement de coalition ».

Chez les Palestiniens, pendant ce temps, les critiques contre les violences dont sont victimes certains habitants de Cisjordanie de la part des colons israéliens se multiplient. « Ces attaques sont le résultat d'une culture de la violence, de la haine et de l'extrémisme que le gouvernement israélien continue à encourager chaque fois qu'il annonce de nouvelles constructions dans les colonies » a déclaré mercredi le principal négociateur palestinien, Saeb Erekat.

Par ailleurs les perspectives de paix sont jugées par les Palestiniens de moins en moins crédibles avec le temps.

Selon un sondage réalisé par le Jerusalem media and communication center (JMCC), un centre d'études politiques désormais installé à Ramallah - la proportion des Palestiniens qui jugent que le processus de paix est mort est passée, entre février 2006 et aujourd'hui de  19,4% à 32,1%. Interrogés sur le meilleur moyen de mettre fin à l'occupation et d'établir un Etat palestinien, 43,7% des personnes interrogées optent pour des négociations pacifiques contre 29,8% en faveur de la lutte armée et  21,9% en faveur de la résistance non-violente.

Sondage : le Fatah loin devant le Hamas, même à Gaza

L'immobilisme de Barack Obama face à l'intransigeance de Netanyahou a gravement dégradé la crédibilité du président américain chez les Palestiniens. Alors que 34,5% pensaient en juin que sa politique accroissait les chances de parvenir à  une paix juste, ils ne sont plus aujourd'hui que 9,9% à partager cet avis. En matière de politique intérieure palestinienne, l'enquête du JMCC, qui a bénéficié du soutien de la fondation allemande Friedrich Ebert, montre que le degré de satisfaction dont bénéficie le président Mahmoud Abbas est passé entre octobre 2009 et avril 2010 de 39,4%à 48,2%.

Le soutien au premier ministre Salam Fayyad est également en net progrès.

Alors qu'en avril 2009 23,7% des Palestiniens estimaient que la situation économique s'était améliorée depuis l'entrée en fonction du premier ministre, ils sont aujourd'hui 41,7%  de cet avis contre 23,8% qui jugent que la situation économique s'est détériorée.

Détail intéressant : les résidents de Gaza, qui ne bénéficient pas des améliorations économiques et sécuritaires constatées en Cisjordanie, manifestent un taux d'approbation du premier ministre supérieur à celui recueilli par Salam Fayyad en Cisjordanie. Enfin, interrogés sur leurs choix en cas d'élections législatives, les Palestiniens se prononcent - en Cisjordanie comme dans la bande de Gaza - à plus de 38% en faveur du Fatah - contre 14,4% en faveur du Hamas.

En cas d'élection présidentielle, 19,1% des sondés choisiraient de réélire Mahmoud Abbas,

14,5% voteraient en faveur du leader du Fatah emprisonné Marwan Barghouti,

11,2% pour Ismaïl Hanniyeh, premier ministre du « gouvernement » du Hamas à Gaza, et

6,7% pour Salam Fayyad

21.04.2010

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/22/israel-etats-unis-la-crise-s-installe.html

22.04.2010 




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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