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05/05/2010

n° 65 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 06-04 - 04-05 : - Fin - : L'OTAN se servira de l'Europe pour faire ses guerres par procuration.

n° 65 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 06-04 - 04-05 : - Fin  -  : L'OTAN se servira de l'Europe pour faire ses guerres par procuration.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 65- 04-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Les ministres évoquent l'avenir de la politique nucléaire de l'OTAN.

2-2 L'Otan critique la doctrine militaire russe "déconnectée de la réalité".(…)

2-3 Pierre Piérart : La convention pour un désarmement nucléaire total n'est pas envisagée par la diplomatie occidentale.

2-4 La Russie dans l’OTAN: une position allemande et révélatrice.

2-5 Manlio Dinucci, Tommaso Di Francesco : La nouvelle stratégie nucléaire états-unienne : des « nouveautés » déjà vues…

2-6 Eva R-sistons : L'OTAN se servira de l'Europe pour faire ses guerres par procuration.

2-7 agoravox : Grèce : OTAN en emporte la Russie.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Aperçu de la conférence de Fogh Rasmussen.

3-2 Dimitri Rogozine : « Non au OTAN-centrisme et à l’encerclement de la Russie ».

3-3 Contre l’avis d’Obama, la Russie somme l’OTAN d’éradiquer l’opium afghan.

3-4 Otan-Russie: des relations "schizophréniques".

 




2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Les ministres évoquent l'avenir de la politique nucléaire de l'OTAN.

 Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OTAN, réunis à Tallinn, ont étudié les solutions pour aller de l'avant en ce qui concerne le dispositif nucléaire de l'Alliance, dans l'optique du nouveau concept stratégique, ainsi que des questions liées à la défense antimissile.

 Les ministres ont souligné que la question nucléaire occupait une place importante dans les activités de l'OTAN relatives au concept stratégique, et que l'Alliance restait, comme toujours, bien déterminée à assurer la sécurité de ses membres, mais avec le niveau d'armes nucléaires le plus bas possible.

 Ils ont estimé qu'un large partage des charges liées à la politique nucléaire de l'OTAN restait essentiel, et précisé que les Alliés prendraient ensemble les décisions relatives à cette politique. L'unité de l'OTAN est solide, et elle le restera.

 Les ministres alliés ont souligné que l'OTAN devait continuer à maintenir un juste équilibre entre dissuasion crédible et soutien à la maîtrise des armements, au désarmement et à la non-prolifération.

 Selon le secrétaire général, dans un monde où il existe des armes nucléaires, « l'OTAN doit posséder un moyen de dissuasion crédible, efficace et géré en toute sécurité. Cependant, l'Alliance doit aussi faire son possible en faveur de la maîtrise des armements, du désarmement et de la non-prolifération ». Les ministres des Affaires étrangères ont estimé que la défense antimissile, sans remplacer la dissuasion, pouvait toutefois la compléter.

 Au cours d'un dîner, les représentants des pays alliés ont évoqué des questions liées à la défense antimissile telles que les coûts, ou le commandement et le contrôle, ainsi que les moyens d'engager un dialogue avec la Russie à ce sujet, « pour le bien de la sécurité de l'Europe et son unité politique », a précisé le secrétaire général.

 Au sommet de Lisbonne, en novembre, les pays membres de l'OTAN décideront s'ils adoptent la défense antimissile comme nouvelle mission de l'OTAN.

26/4 

http://www.newspress.fr/Communique_FR_227996_823.aspx


2-2 L'Otan critique la doctrine militaire russe "déconnectée de la réalité".(…)

Au lieu de considérer l'Otan comme son allié dans la lutte contre les dangers communs, la Russie, déconnectée de la réalité, persiste à voir dans l'Alliance la principale menace à sa sécurité, a déclaré vendredi à Tallinn le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.
"Nous avons discuté de différents aspects des relations avec
la Russie, y compris de la doctrine militaire russe. A mon sens, elle ne reflète pas le monde réel. Le document affirme notamment que l'Otan constitue la principale menace pour la sécurité de la Russie, mais cela ne correspond pas à la réalité", a indiqué M.Rasmussen lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre informelle des chefs de diplomatie des pays de l'Alliance.
Le secrétaire général de l'Otan a appelé
la Russie à renoncer à la rhétorique de guerre froide et à coopérer avec l'Alliance sur les questions d'intérêt mutuel,

notamment sur  l'Afghanistan,

dans la répression du narcotrafic,

sur le contrôle des armements nucléaires et conventionnels,

dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie et

dans la mise au point d'un bouclier antimissile en Europe.
Dans le même temps, l'Otan ne transigera pas sur certains points, notamment son élargissement et sa coopération avec les voisins de
la Russie.
M.Rasmussen
a admis des désaccords entre l'Otan et la Russie, en particulier au sujet de la Géorgie.
"Nous insistons sur son intégrité territoriale et sur sa souveraineté. En outre, nous réaffirmons que la porte de l'Otan restera ouverte à l'avenir", a souligné le secrétaire général de l'Alliance.
Début février, le Kremlin a publié une nouvelle doctrine militaire qui place l'Otan en tête des menaces pesant sur la sécurité de
la Russie, qui critique régulièrement la tendance de l'Alliance à se poser en "gendarme mondial".

Le document dénonce le rapprochement des frontières russes "de l'infrastructure militaire des pays membres de l'Otan, notamment par la voie de l'élargissement du bloc". 
Tenue à Tallinn du 22 au 23 avril, la rencontre ministérielle de l'Otan a réuni aussi les délégations des 45 pays membres de
la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF).

 23/04/2010

http://fr.rian.ru/world/20100423/186540290.html


2-3 Pierre Piérart : La convention pour un désarmement nucléaire total n'est pas envisagée par la diplomatie occidentale.

Les différentes déclarations concernant  la révision du Traité de Non Prolifération faites par les médias n’annoncent rien de bon au sujet de la convention pour un désarmement nucléaire total.

Un consensus entre Washington et Moscou pour une diminution significative des ogives nucléaires qui devrait durer pendant plusieurs années, de même que les accords pour un départ des bombes nucléaires du Nord de l’Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) ne représentent qu’une très petite partie de ce que la convention pour un désarmement total envisageait. 

Eric Remacle professeur à l’ULB et spécialiste des questions de désarmement, lors de son intervention à la RTBF ce mercredi 7 avril, s’est limité à des considérations générales et a présenté les propositions des gouvernements belge, allemand et hollandais c’est-à-dire s’est contenté de réclamer le départ des bombes nucléaires entreposées à Kleine Brogel, aux Pays-Bas et en Allemagne. 

Les discussions interminables sur l’arithmétique des milliers d’ogives nucléaires ainsi que sur les difficultés techniques de contrôle sont de la poudre aux yeux pour retarder un véritable désarmement nucléaire total.

Les mouvements pacifistes doivent dénoncer cette manœuvre de la diplomatie occidentale qui risque de faire capoter la révision du Traité de Non Prolifération qui doit se tenir à New-York au mois de mai et qui demande avec insistance un programme de désarmement complet qui devrait se réaliser sur 10 ans c’est-à-dire entre 2010 et 2020.

Le budget américain pour la défense est toujours en voie d’augmentation afin d’investir dans des guerres asymétriques : retrait des troupes de l’Iraq, intensification de la guerre en Afghanistan et se préparer pour une guerre éventuelle contre la Corée du Nord et plus spécialement contre l’Iran.  D’autre part, même si l’armement atomique est devenu une arme politique, les Etats-Unis investissent massivement dans les bombes à uranium appauvri, les bombes à sous-munitions, les bombes à souffle, les bombes à fibres de carbone et d’aluminium ainsi que des bombes de plusieurs tonnes pour détruire des bunkers et des installations nucléaires souterrains. 

N’oublions pas que les Américains continuent à utiliser des bombes à napalm (un nouveau type) et des bombes au phosphore blanc.  Un bombardement d’installations nucléaires iraniennes pourrait causer des explosions radioactives correspondant à plusieurs Tchernobyl. 

L’Iran et les pays voisins y compris Israël seraient contaminés par les retombées radioactives pendant plusieurs dizaines d’années.

7 avril 2010

Pierre Piérart


2-4 La Russie dans l’OTAN: une position allemande et révélatrice.

Une “lettre ouverte” de quatre personnalités allemandes a été publiée, notamment par le Spiegel, le 8 mars 2010, qui demande l’intégration de la Russie dans l’OTAN. Les quatre personnalités sont Volker Rühe (ministre de la défense de 1992 à 1998), le général à la retraite Klaus Naumann (ancien Inspecteur Général des forces armées et ancien président du Comité Militaire de l’OTAN), l’ambassadeur Frank Elbe, qui fut notamment en poste en Pologne et directeur de la planification au ministère allemand des affaires étrangères, et le vice-amiral Ulrich Weisser, qui fut directeur de la planification au ministère de la défense.

Les arguments de la lettre sont assez classiques pour cette sorte de démarche, dont on parle beaucoup quoiqu’à mi-voix. «L'OTAN devrait ouvrir la porte à l'adhésion de la Russie. Celle-ci devrait naturellement être prête à assumer les droits et les obligations d'un Etat membre, égal parmi les égaux […] L'Amérique du nord, l'Europe et la Russie [ont] des intérêts communs, qui sont menacés par les mêmes défis et exigent des réponses communes.»

• Les quatre signataires disent que l'OTAN a besoin de la Russie pour résoudre les problèmes de l'Afghanistan et du Proche Orient, de la sécurité énergétique comme du désarmement, tandis que l’adhésion de ce pays permettrait d'apaiser les craintes de ses anciens satellites d'Europe centrale et orientale qui continuent à le voir comme une menace. Ils estiment que l’affaire des anti-missiles pourrait être résolue par un réseau commun OTAN-Russie.

• Le passage sur les armes nucléaires, présentées comme devant être cantonnées à un rôle dissuasif passif, est beaucoup plus ambigu: «…tous les systèmes nucléaires tactiques russes devraient être stockés dans des dépôts, qui seraient ouverts à un contrôle international à tous moments, en échange du retrait des têtes nucléaires américaines d’Europe.» La proposition établit un déséquilibre évident et tout de même bien significatif, puisque les armes nucléaires tactiques US restent libres de tout déploiement et fonction hors des territoires non-US et non-européens tandis que les armes russes, sur le territoire russe, seraient sujettes à un contrôle “international” (?).

• Les auteurs estiment qu'il faudra du temps à la Russie pour remplir les conditions d'une adhésion, qui ne sont pas seulement militaires, mais impliquent bien entendu le respect des droits de l'homme, le pluralisme politique, l'économie de marché («Mais la perspective de l'adhésion a jusqu'à présent déclenché chez tous les candidats un processus qui a débouché sur un consensus de valeurs», commentent les signataires). Cette appréciation est également assez singulière, reléguant la Russie dans son état actuel, sans guère de souci pour sa souveraineté, au statut d’un pays retardataire et bien mal orienté, qui a besoin d’une éducation occidentale avancée sur les thèmes occidentalistes sempiternels dont on connaît la vertu et l’efficacité (voir le respect des droits de l’homme dans les diverses expéditions occidentalistes, en Irak, en Afghanistan, etc., et le succès éclatant de l’économie de marché mis en évidence depuis la crise du 15 septembre 2008).
10/03

http://www.dedefensa.org/article-la_russie_dans_l_otan_une_position_allemande_et_revelatrice_10_03_2010.html


2-5 Manlio Dinucci, Tommaso Di Francesco : La nouvelle stratégie nucléaire états-unienne : des « nouveautés » déjà vues…

A la veille de la publication du Nuclear Posture Review, le document sur la stratégie nucléaire Usa, et trois jours avant la signature du nouveau traité START avec la Russie qui aura lieu demain à Prague, le président Barack Obama a annoncé de façon anticipée, dans une interview au New York Times (5 avril), les lignes maîtresses de la nouvelle stratégie.

En quoi consiste la nouveauté ?

« Si tu es un Etat sans armes nucléaires et que tu t’en tiens au Traité de non-prolifération, tu as notre assurance que nous n’utiliserons pas contre toi d’armes nucléaires ».

Mais si l’Etat (à qui Obama s’adresse en le tutoyant) viole, sur le jugement non syndical de Washington, le Traité de non-prolifération (Tnp), les Etats-Unis ne garantissent plus qu’ils n’utiliseront pas contre lui d’armes nucléaires.

Et là Obama désigne l’Iran et la Corée du Nord, surtout le premier, accusé de défier la communauté internationale par un programme nucléaire qui « en suivant son cours actuel, lui fournira une capacité nucléaire militaire ».

Le président Obama, rappelle l’intervieweur, a déjà déclaré qu’il « ne pourrait pas cohabiter avec un Etat iranien doté d’armes nucléaires ». En substance, donc, les Etats-Unis se réservent le droit de la première frappe (first strike), c’est-à-dire de l’attaque nucléaire « préventive » pour empêcher un pays comme l’Iran de pouvoir construire un jour des armes nucléaires.

Tandis que la stratégie du président Bush prévoyait l’usage des armes nucléaires contre une vaste gamme de dangers, la stratégie du président Obama – écrit le New York Times- en « limite » l’utilisation.

Limitation toute relative puisque elle en admet l’emploi non seulement contre un Etat doté d’armes nucléaires, mais aussi contre « un [Etat] qui n’a pas signé ou a violé le Traité de non-prolifération ». Paradoxalement, dans l’interview, Obama affirme que « les Etats-Unis et Israël sont très préoccupés par les actions de l’Iran », ignorant en cela que tandis que l’Iran a adhéré au Tnp et fait l’objet d’inspections de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (Aiea), Israël n’a jamais adhéré au Tnp et possède un puissant arsenal nucléaire, qui ne fait l’objet d’aucune inspection internationale.

Et, alors que l’Iran n’a pas d’armes nucléaires, Israël en tient une centaine pointée sur l’Iran et d’autres pays de la région.

La même chose vaut pour l’autre allié des Etats-Unis, le Pakistan, qui possède des armes nucléaires mais n’a jamais adhéré au Tnp. A la question sur l’arsenal nucléaire pakistanais, pour la « mise en sécurité » duquel les Usa ont jusqu’à présent dépensé au moins 100 millions de dollars, Obama répond : « Je n’entends pas parler en détail du nucléaire pakistanais ». Ceci confirme que la nouvelle stratégie nucléaire des Etats-Unis continue à être caractérisée par la vieille politique des deux poids et deux mesures.

Ce ne sont pas les seules ambiguïtés.

Pendant que, d’une part, il annonce la réduction des armes nucléaires, le président Obama déclare d’autre part que « nous maintenons une robuste dissuasion » et « nous investissons dans une infrastructure améliorée pour conserver la sécurité et la fiabilité de nos armes nucléaires ».

Et alors que le président annonce la « limitation » de l’usage des armes nucléaires, des porte paroles de la Maison Blanche précisent que la nouvelle stratégie prévoit « l’usage d’une représaille nucléaire contre une attaque biologique » : en d’autres termes contre un pays non nucléaire accusé, éventuellement sur la base de « preuves » apportées par la Cia, d’avoir accompli ou tenté d’accomplir une attaque biologique contre les Etats-Unis.

De plus, à la question sur la nouvelle génération d’armes « conventionnelles » que les Usa sont en train de développer, en effaçant la frontière entre armes conventionnelles et nucléaires, Obama répond qu’il n’entend pas entrer dans les détails. Il fait de même en ce qui concerne la question sur les armes nucléaires états-uniennes en Europe.

Sur le « bouclier » antimissile que les USA veulent déployer en Europe, en risquant de faire échouer le nouveau traité START, Obama se tait.

Celui qui parle, par contre –et c’est une douche froide- est le ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov qui, à 48 heures du sommet de Prague prévient que « Moscou se réserve le droit de se retirer du nouveau START si le bouclier antimissile que les USA veulent construire a un impact excessif sur l’efficience des forces nucléaires stratégiques russes ».

Manlio Dinucci,

Tommaso Di Francesco

Edition de mercredi 6 avril 2010

de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


2-6 Eva R-sistons : L'OTAN se servira de l'Europe pour faire ses guerres par procuration.

L'Europe enrôlée pour les guerres impériales ?

L'Europe caniche des Etats-Unis ?

L'Europe a été créée, nous a-t-on dit, pour sceller la paix. Deux guerres mondiales, ça suffit, les Européens ne veulent pas en avoir une troisième !

Oui, mais voilà, on sait moins que l'Europe a été conçue par les vrais décideurs, en coulisses, pour être le tremplin du Nouvel Ordre Mondial, une étape vers la dictature des banques, privant tous les Etats de leur souveraineté. Ce que l'on sait moins, c'est qu'elle a été conçue, aussi, pour être au service de l'OTAN et de ses guerres impériales pour la domination du monde et le contrôle des ressources, l'asservissement des peuples à une idéologie dévastatrice - l'ultra-libéralisme militaro-financier - et leur enrôlement sous la bannière américaine, aveuglement et au prix de leur vie ! C'est tout simplement intolérable.

Car en fait, les Européens sont destinés à devenir le supplétif des Etats-Unis, sur le continent, pour leurs guerres prédatrices, meurtrières, dévastatrices, en quelque sorte les Américains feraient leurs guerres iniques par procuration, par citoyens européens interposés ! Tout bénéfice pour eux, pour leurs banques et pour leurs multinationales de mort (armement, chimie, pétrole, nucléaire etc). Est-ce l'avenir dont veulent les Européens, se battre, par exemple, contre Russes ou Chinois ?

Et pour accomplir leur dessein mortifère, les Anglo-Saxons placent leurs pions au sommet des Etats européens, un Sarkozy par exemple, afin de priver les Nations de leur souveraineté, de leur liberté, de la démocratie en définitive ! Il faut en prendre conscience pour refuser l'intolérable... Nos dirigeants politiques (et leurs relais dans les Médias) deviennent ainsi les caniches des Anglo-Saxons, leurs valets, leurs soubrettes, faisant la promotion des politiques décidées à Washington !

L'intégration - non officielle, mais bien réelle - de l'Europe au service des aventures sanguinaires de l'OTAN, constitue une menace majeure pour la paix et pour la démocratie.

L'avenir de l'Europe, un avenir de paix, passe par la constitution d'une Grande Europe incluant la Russie, équilibrant la puissance hégémonique criminelle des Etats-Unis. La Russie et ses ressources, quelle force pour une Europe moderne ! Une culture commune, des racines communes, des liens extraordinaires - c'est la Russie et non l'Amérique qui, rappelons-le, a délivré l'Europe du joug du nazisme, en sacrifiant vingt millions de ses citoyens - et une folle envie commune de paix, connaissant le prix effroyable des guerres ! Et le "nazisme", justement, nous l'aurons à nouveau, l'affreux totalitarisme militaro-financier liberticide, si l'Europe confie son destin, son avenir, aux Anglo-Saxons, à l'OTAN !

La première étape est de prendre conscience des dangers qui nous guettent. Il est temps de sortir de l'OTAN (avec un article 5 nous enrôlant par solidarité dans les guerres otanesques), il est temps de retrouver les idéaux gaulliens d'indépendance, d'amour de la souveraineté nationale, et sa vision d'une Europe scellée avec les Russes plutôt que sous la bannière de l'Amérique !

Il y va de la paix, de la liberté, et peut-être de l'avenir de l'humanité !

eva R-sistons à l'intolérable

eva R-sistons

Découvrez son blog r-sistons actu, ici :

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7838912/leurope-ne-doit-pas-etre-le-caniche-des-etats

http://www.marcfievet.com/article-l-otan-se-servira-de-l-europe-pour-faire-ses-guerres-par-procuration-eva-49231468.html


2-7 agoravox : Grèce : OTAN en emporte la Russie.

La crise grecque pourrait créer un précédent.

Le départ de la Grèce de l’OTAN, puis de la zone euro, puis de l’Union Européenne.

Aujourd’hui, la Russie a tout intérêt à sauver la Grèce. La Grèce a tout intérêt à accepter cette aide tombée du Ciel.

Au delà, se renouera une très ancienne alliance entre deux pays de l’Autre Europe, une Europe Chrétienne Orthodoxe séparée de l’Europe de l’Ouest depuis l’année 1054, date de la rupture des deux églises.

 2 avril 2012. Il est 20 heures. Flash spécial, la Grèce vient de quitter l’Union Européenne.

Pendant une partie de la soirée, les analystes vont se succéder sur les écrans de télévision pour expliquer la décision d’Athènes.

A Berlin, les Vingt-Six réunis en sommet extraordinaire viennent de publier une déclaration qui se veut rassurante. L’avenir de l’Union est assurée. Paraît-il...

Demain, le Figaro titrera : « L’Europe orpheline. La Grèce s’en va ».

En réalité, la décision était attendue depuis plusieurs semaines comme une fatalité après le départ de la Grèce, d’abord de l’OTAN puis de la zone euro.

Dans quelques jours, la Grèce rejoindra l’OTSC, l’alliance militaire nouée entre Moscou et ses anciens satellites qui lui sont resté fidèles. La popularité du gouvernement d’Athènes atteint des sommets. A Thessalonique, l’homme de la rue se félicite que son pays ait abandonné une alliance avec la Turquie pour en rejoindre une englobant la Russie et l’Arménie.

Scénario fiction, certes. Improbable pensez-vous ?

Certainement pas. Plus que possible, ce scénario est, à mon avis, le plus plausible.

Revenons au présent.

Aujourd’hui, la Grèce est au bord de la faillite. Athènes a un problème immédiat : trouver de l’argent !

Qui peut lui en donner ?

Le FMI,

L’Union Européenne,

Les Etats-Unis,

La Russie,

La Chine.

Le FMI ; Athènes n’en veut pas

L’Union Européenne ? Peut-être...

Mais l’Union est réticente, hésitante. Elle a de bonnes raisons. Après tout, la Grèce a triché pour entrer dans la zone euro. Pendant des années, elle a continué à tricher. La renflouer totalement aujourd’hui serait donner une prime au tricheur, affaiblir la crédibilité de la zone euro et donc de l’Union et renforcer encore le camp des eurosceptiques qui se porte déjà très bien. Alors probablement l’Union ne sera prête à donner que peu d’argent, en échange de beaucoup de sacrifices immédiats... pas de quoi faire sauter au plafond les responsables athéniens.

Les Etats-Unis ? Pourquoi faire ? La Grèce fait déjà partie de l’OTAN. Enlisés en Afghanistan, en échec en Iraq, les Etats-Unis ont sûrement d’autres priorités que de venir au secours de ce petit état qui, au demeurant est déjà leur allié et donc n’a pas grand chose à offrir en échange d’un plan de secours.

La Chine ? Trop loin ! Et géographiquement et politiquement. Pékin pourrait renflouer Athènes ; mais la Chine n’a pas aujourd’hui suffisamment d’influence en Grèce pour vraiment tirer un avantage politique réel de ce sauvetage intéressé.

Reste...la Russie !

L’Ours Russe a tout intérêt à venir au secours de la Belle Athéna ! Et il en a les moyens.

Depuis 2006, la Fédération de Russie a remboursé quasiment l’ensemble de sa dette. Elle a de l’argent, elle a les mains libres.

La dette grecque s’élève à 300 milliards d’euros. En 2008, le budget de la Fédération de Russie affichait 75 milliards d’euros d’excédents. Moscou a les moyens financiers de renflouer Athènes.

Et il y des précédents, en 2009, la Russie a annulé la dette du Kirghizistan en échange d’intérêts politiques. Hors de sa sphère traditionnelle d’influence, les mauvaises langues disent que Moscou a déjà accordé de larges crédits au Venezuela ou même à la lointaine île de Nauru, dans l’Océan Pacifique, en échange d’une bienveillante reconnaissance des ses deux bébés : l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Moscou a l’expérience de payer pour des avantages sur la Scène Internationale. La Russie a les moyens politiques de renflouer la Grèce.

L’Ours Russe a intérêt à aider la Grèce. Parce que depuis l’origine, cette dernière quoique membre d’une organisation hostile à la Russie : l’OTAN, n’a de cesse que de promouvoir le dialogue avec Moscou. Elle se comporte en amie, voire en alliée de la Sainte Russie. Pour mémoire et à titre d’exemple, en 2003, quand les Etats-Unis attaquent l’Iraq, parmi les rares pays de la « Vieille Europe » qui soutinrent le couple franco-allemand contre Washington, il y avait...la Grèce. Ce n’est pas un hasard. Il n’y a pas de hasard sur la scène des Relations Internationales.

En avançant leurs pions en Grèce, Poutine et Medvev jouent sur du velours.

La Grèce n’a jamais été à l’aise dans l’OTAN. D’abord à cause de la présence de la Turquie dans cette organisation. Est-il besoin de mettre des liens ? Et aussi parce que, si les Tchèques n’ont pas oublié l’intervention des chars russes en 1968, les Grecs se souviennent du rôle de la CIA dans la sinistre dictature des colonels.

Comme le Chili et beaucoup de pays d’Amérique du Sud, la Grèce présente pour les Etats-Unis et la Russie, l’image inversée de celle donnée en « l’Europe de l’Est ». Les Etats-Unis n’y sont pas les bienvenus, la Russie, si.

Que pourront faire les Etats-Unis pour s’opposer à une sortie de la Grèce de l’OTAN ? Bombarder, comme en Iraq ou en Serbie ? Ça n’est guère crédible. Il est probable que les USA resteront sur leur objectif prioritaire : l’Afghanistan et ignorent en le minimisant ce départ de la Grèce.

Aussi un accord « Renflouement financier contre retrait de l’OTAN » est possible.

La Russie peut payer, la Russie sait payer pour de telles opérations. Le contexte grec la fait alors progresser en pays ami. Ça lui permettra, à l’avenir de renforcer son avantage, par exemple en faisant adhérer la Grèce à l’OTSC.

Alors, hors de la zone euro, décrédibilisée en Europe, suspecte de servir les intérêts d’une Russie vue traditionnellement plus comme un ennemi que comme un partenaire du couple Union Européenne-USA ( souvenez-vous de la réaction dudit couple contre la Russie pendant la guerre d’Ossétie ), la Grèce « tombera » hors de l’Union Européenne comme un fruit mûr.

Dans un contexte de Chocs de Civilisations, quel meilleur aimant, quel meilleur amant, pour la Belle Athéna, que le Nounours Russe !

Et nous en arrivons au scénario ci-dessus.

Dans l’immédiat les deux principaux acteurs concernés : le premier ministre grec Papandréou et le tandem Poutine-Medvedev ont tout à gagner à cette alliance.

Papandréou sort à peu de frais ( immédiat ) la Grèce d’une crise qui paraissait inextricable, il ravit le contribuable grec qui aura moins à payer que prévu et électoralement, ça compte ! Poutine et Medvedev, en étendant la zone d’influence de la Russie de 2010 à une région d’où même l’URSS était absente, rentrent dans l’Histoire en couronnant ainsi le retour de la puissance russe.

D’ailleurs, tout ce beau monde se rencontre très bientôt. A votre avis, de quoi vont-ils parler ?

Alors, vous avez encore des doutes ?

Moi pas.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/grece-otan-en-emporte-la-russie-69952



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Aperçu de la conférence de Fogh Rasmussen.

à l'Ecole Royale Militaire à Bruxelles le 26 avril 2010

Devant 200 personnes, essentiellement militaires en uniformes et galons, le secrétaire général de l'Otan a parlé hier de "transformation et réforme de l'Otan".

Ses considérations devraient faire partie de l'élaboration du "nouveau concept stratégique".

Pour commencer, il cite James Jones: "une vision sans ressources est une hallucination". Donc il développe six pistes nécessaires à ses yeux

pour une transformation et réforme efficaces de l'Otan.

Constatation qu'il est exclu de demander une augmentation des budgets militaires des pays membres en cette période de crise  et au vu

de l'opposition qu'on rencontrerait dans les opinions publiques. Mais pas question non plus de réduire ces budgets.

Donc, il faut harmoniser et rationaliser les moyens des différents pays, savoir choisir les priorités, rechercher des solutions collectives (exemple de l'intégration de la marine belge à la marine hollandaise);

établir des financements communs : proposition d'augmenter fortement le "pot commun" de l'Otan, par une sorte de cotisation des Etats membres, qui va remplacer les contributions "à la carte" (exemple: Afghanistan ou autre "opération": si un pays ne veut pas participer c'est OK, mais il contribue quand même financièrement).

Partager les connaissances des différentes armées et augmenter les spécialisations et partager les risques des opérations (exemple: les démineurs en Belgique)

Éviter les doubles emplois et les incompatibilités des matériels "nationaux" (exemple: hélicoptères: avoir tous les mêmes; radios communications: un seul système en Afghanistan ou autre opération au lieu de 4 actuellement; vaincre les réticences à libérer des capacités nationales)

Surmonter les protectionnismes: renforcer nos industries européennes, et protéger nos marchés d'armement, mais s'ouvrir aux "autres", exemple des chantiezrs navals en surplus)

Réformer l'organisation du QG à Bruxelles, réduire le nombre des comités décisionnels.

Plus intéressant: ses réponses aux questions, bien que celles-ci étaient bien préparées, et n'avaient rien de spontané.

- Sur l'Afghanistan: insiste sur l'importance de l'augmentation des troupes (125.000 soldats  de 46 pays) et sur tâches d'assistance au gouvernement Karzai, par la formation efficiente de 300.000 militaires afghans. On ne peut quitter Afghanistan SANS "créer une nouvelle société stable, c'est à dire développer l'économie, une agriculture alternative à l'opium, des institutions fortes". Afghanistan doit être un exemple de réalisation du Nouveau Concept Stratégique, capacité d'intégrer les capacités civiles et militaires. Propose un engagement "humanitaire" plus important de l'Union Européenne pour concrétiser ces plans.

- Sur le nucléaire: OK avec la "grande vision" de Obama, mais impossible de rien faire sans armement nucléaire en Europe. D'où nécessité de maintenir une forte capacité nucléaire otanienne "tant qu'existeront des Etats, des non-Etats (sic) et des groupes terroristes" (sans citer aucun). Insiste sur conclusion de la réunion récente des ministres otan à Talinn: aucun allié ne peut prendre de mesure unilatérale de retrait des bombes atomiques. Un des moyens pour dissuader ces terroristes, c'est le nouveau bouclier anti-missiles qui doit être mis en place, en collaboration tous pays de l'Otan, le bouclier Otan déjà prévu pour la protection des militaires, peut être étendu à la protection des populations, le système US peut se connecter aux systèmes déjà existants en Europe. Le coût ne serait pas si terrible: 139 millions d'euros (je ne suis pas sûre du chiffre: par an? ou sur 10 ans?). Chercher la collaboration des Russes pour qu'ils comprennent que ce bouclier leur sera aussi utile. Grand espoir que cette décision sera prise au sommet Otan de novembre.

- Question sur la sécurité énergétique: l'Otan ne doit pas avoir le premier rôle dans cette question. C'est plus le rôle de l'UE de diversifier les sources d'énergie de chaque pays. Mais en cas de besoin, on devra activer l'article 4 de l'Otan, qui donne les possibilités de solidarité pour aider un pays membre en difficultés.

- question sur les finances: le pot commun de l'Otan est actuellement de 1 milliard d'euros/an. Il y a un déficit de 600 millions. Avec réformes en vue, on bouchera le trou.

- Partenariats restent importants. Même avec l'Ukraine, continuer les accords malgré nouveau gouvernement et même si pas d'adhésion en vue.  Partenariat avec Israel est essentiel, idem avec pays musulmans voisins de l'Iran.

- question sur les "programmes industriels": pas compris (??)

- sur Chypre et la Turquie: propose un contrat de sécurité avec la Turquie (??) et une plus grande ouverture vis-à-vis de la Turquie et possibilités de décision par exemple en Bosnie, où Turquie est 2e contributeur et n'a rien à dire sur les décisions à prendre.

- sur le Grand Nord: il n'y a pas de stratégie claire de l'Otan pour le moment. Probablement question sera réglée au sommet Otan de novembre.

Je retiens surtout:

-l'insistance sur le principe de la "cotisation", même quand un pays ne participe pas à une "opération":  le système de décisions au consensus se réduit comme une peau de chagrin? 

- aucun retrait d'Afghanistan à court, moyen ou long terme

- les interventions civilo-militaires deviendront un principe du nouveau concept avec un "partage du travail" entre UE et OTAN

- la centralisation croissante de tous les moyens militaires

- le bouclier anti-missiles contre "l'ennemi" invisible est maintenu et même renforcé

- aucune avance vers désarmement nucléaire, maintien de la stratégie nucléaire et des bombes atomiques en Europe. 


3-2 Dimitri Rogozine : « Non au OTAN-centrisme et à l’encerclement de la Russie ».

L’ambassadeur a critiqué la « Nato-centrisme » et relancé la proposition du président russe Medvedev pour un accord sur la sécurité européenne qui « tourne vers l’extérieur tous les canons du continent », en empêchant l’irruption d’un nouveau conflit en Europe.

On y a évidemment abordé le thème de l’Afghanistan, aire dans laquelle la convergence d’intérêts entre Moscou et l’Alliance Atlantique est plus forte, bien que Rogozine n’ait pas épargné quelques traits contre l’OTAN. L’ambassadeur a de fait affirmé qu’on ne peut pas « évaluer positivement le bilan des activités de l’ISAF », et que si aujourd’hui les troupes atlantistes quittaient le pays, le régime de Karzaï durerait moins que celui du communiste Najibullah après le retrait des soldats soviétiques. Une sortie hâtive de l’OTAN hors d’Afghanistan déstabiliserait l’Asie Centrale et poserait de « nouveaux défis » à la Russie, mais Rogozine a voulu préciser que l’appui de Moscou à l’Alliance atlantique n’est pas inconditionnel : l’ambassadeur s’est déclaré « extrêmement indigné » par la réticence de l’OTAN à détruire les cultures de pavot d’opium, dont dérive l’héroïne qui envahit la Russie ; réticence qui contraste avec les bombardements réguliers des bases de narcotrafiquants en Colombie. « N’est-ce pas parce que la cocaïne est dirigée vers les Etats-Unis et l’héroïne, par contre, vers la Russie ? » se demande de façon rhétorique Rogozine, en précisant que la patience des Russes « a atteint ses limites ».

Enfin Rogozine a montré de l’inquiétude pour « la politique d’encerclement de la Russie avec des bases militaires au sud et à l’ouest » par les Usa, souhaité le renforcement du Traité de Sécurité collective qui lie la Russie à de nombreux autres pays ex-soviétiques, et critiqué l’ingérence de l’OTAN dans les questions concernant l’Arctique.

L’interview de 4 pages à l’ambassadeur Rogozine, qui a abordé bien d’autres thèmes encore, peut être lue en version intégrale sur le numéro 1/2010 de la revue de géopolitique Eurasia, consacré à La Russie et le monde multipolaire

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 29/4

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Dimitri-Rogozine-Non-au-NATO-centrisme-et-a-l-encerclement-de-la-Russie-3166.html


3-3 Contre l’avis d’Obama, la Russie somme l’OTAN d’éradiquer l’opium afghan.

Mercredi 24 mars, lors d’une séance du Conseil Russie-OTAN à Bruxelles, le directeur du Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants (FSKN), Viktor Ivanov a soumis à l’examen de l’OTAN un projet russe de lutte contre la production de drogue afghane baptisé « Arc en ciel II : Russie-OTAN ».

La Russie propose notamment d’inclure dans le mandat de la Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) en Afghanistan la destruction des plantations de pavot, une politique diamétralement opposée à celle d’Obama et de l’OTAN.

Selon les données fournies par les autorités sanitaires russes, rien qu’en 2009 l’Afghanistan a produit 800 tonnes de drogue et reste le principal fournisseur de la Russie dont les habitants dépensent 17 milliards de dollars par an pour se procurer de la drogue.

Avec 2,5 millions de toxicomanes de 18 à 40 ans, « accros »à l’héroïne arrivant à 90% en provenance d’Afghanistan, la Russie voit exploser le nombre de décès, de cas de SIDA et d’hépatite. Cependant, elle n’est pas seule. D’après les statistiques de l’ONU, que cite Ivanov, la consommation mondiale d’héroïne pour 2008 se décline ainsi : 70 tonnes (21%) pour la Russie, 88 tonnes (26%) pour l’Europe et 22 tonnes (6,5%) pour les Etats-Unis et le Canada. N’est-il pas choquant que le nombre de morts provoqué par la drogue en Afghanistan se révèle cinquante fois plus élevé que les pertes en vies humaines lors des combats ?

Ivanov signale en passant que si la production d’opium fut réduite par douze entre 1998 et 2001, depuis l’arrivée de la force internationale de l’OTAN, envoyée pour « traquer » Al Qaida après le 11 septembre 2001, cette production augmenta de quarante fois ! Aujourd’hui, les provinces où sont déployées les unités de la coalition produisent 92% de l’héroïne et de l’opium afghans.

Pour sa part, le secrétaire scientifique du Conseil de coordination des prévisions de l’Académie des sciences de Russie Vladimir Evseïev déplore le fait que « la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan ne prévoit pas de lutter contre la production de drogue ».

Lyndon LaRouche souligne qu’en Afghanistan, « Les Etats-Unis, sous la présidence d’Obama, s’occupent à défendre le droit des trafiquants de drogue à poursuivre leurs affaires sans entraves.

Nous menons une guerre et nous envoyons des troupes en Afghanistan pour tuer et nous faire tuer afin de protéger des trafiquants de drogue !

Ces trafiquants font parti des forces qui cherchent à soumettre la Russie par le biais des évènements qui viennent de se produire dans le métro de Moscou.

Ces choses ont été faites (…) avec l’autorisation et les encouragements du Président ! (…)

Les mêmes forces, le même groupe de gens, qui était derrière les attentats du 11 septembre, s’en prennent aujourd’hui à la Russie et s’en prendront à d’autres pays (…)

Et Obama commet quasiment un acte de haute trahison en déployant les troupes américaines dans ce cadre… »

2 avril 2010

(Nouvelle Solidarité) –

http://www.solidariteetprogres.org/article6503.html


3-4 Otan-Russie: des relations "schizophréniques".

Le chef de la diplomatie estonienne Urmas Paet qualifie de "schizophréniques" les relations Otan-Russie, l'Alliance ne considérant pas la Russie comme un ennemi, mais comme un partenaire, alors que celle-ci voit toujours un ennemi en l'Otan et une menace dans son élargissement.
"A mon avis, les relations entre
la Russie et l'Otan sont aujourd'hui schizophréniques. D'une part, l'Alliance essaie d'obtenir depuis longtemps une étroite coopération avec la Russie et ne cesse de répéter qu'il ne voit pas un ennemi en la Russie et ne représente pas de menace pour elle. Mais qu'est-ce qu'elle reçoit en réponse? Des manoeuvres d'envergure à ses frontières", a déclaré jeudi le ministre devant les députés.
Et de rappeler que tout récemment "certains représentants de la plus haute direction russe déclaraient que l'Otan représentait toujours une menace sérieuse pour
la Russie".
"Nous doutons beaucoup que
la Russie se sente plus en sécurité si le processus d'élargissement de l'Otan se poursuit, et c'est la position commune des auteurs de la (nouvelle) Doctrine militaire russe" a notamment déclaré mardi dernier Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe.
Les exercices russo-biélorusses Zapad 2009 se sont déroulés sur le territoire biélorusse du 18 au 29 septembre derniers, réunissant environ 12.500 militaires des deux pays (6.000 pour
la Russie et près de 6.500 pour la Biélorussie). Au total, 40 avions et 200 unités de matériel de guerre ont été engagés.

RIA Novosti

11 février

http://fr.rian.ru/world/20100211/186041444.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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