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05/05/2010

n° 65 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 06-04 - 04-05 : - Début - : L'OTAN se servira de l'Europe pour faire ses guerres par procuration.

n° 65 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan - 06-04 - 04-05 : - Début -  : L'OTAN se servira de l'Europe pour faire ses guerres par procuration.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 65- 04-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Missiles iraniens: l'OTAN constate une menace croissance...

Volcan Eyjafjöll : fermeture du ciel aux avions civils durant les exercices militaires

1 Dossiers

1-1 L'avenir de la politique nucléaire de l'OTAN.

1 Le dispositif nucléaire de l'Alliance, dans l'optique du nouveau concept stratégique...

 2 Rasmussen: "L'Europe doit rejoindre le bouclier antimissile américain".

3 Clinton: pas de retrait unilatéral des armes atomiques américaines d'Europe.

4 Les bombes nucléaires américaines restent en Europe.

5 Aucune arme nucléaire retirée d'Europe sans accord de l'Otan…

6 L'OTAN se penche sur le sort des armes nucléaires tactiques en Europe.

7 Nucléaire: la France isolée à l'Otan?

1-2 L'Europe caniche des Etats-Unis, enrôlée pour les guerres impériales ?

1-3 Justin Massie : Quelle OTAN pour le Canada?

Fin  

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Les ministres évoquent l'avenir de la politique nucléaire de l'OTAN.

2-2 L'Otan critique la doctrine militaire russe "déconnectée de la réalité".(…)

2-3 Pierre Piérart : La convention pour un désarmement nucléaire total n'est pas envisagée par la diplomatie occidentale.

2-4 La Russie dans l’OTAN: une position allemande et révélatrice.

2-5 Manlio Dinucci, Tommaso Di Francesco : La nouvelle stratégie nucléaire états-unienne : des « nouveautés » déjà vues…

2-6 Eva R-sistons : L'OTAN se servira de l'Europe pour faire ses guerres par procuration.

2-7 agoravox : Grèce : OTAN en emporte la Russie.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Aperçu de la conférence de Fogh Rasmussen.

3-2 Dimitri Rogozine : « Non au OTAN-centrisme et à l’encerclement de la Russie ».

3-3 Contre l’avis d’Obama, la Russie somme l’OTAN d’éradiquer l’opium afghan.

3-4 Otan-Russie: des relations "schizophréniques".

 



Tiré à part :

Missiles iraniens: l'OTAN constate une menace croissance...
nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Les pays membres de l'OTAN se sentent de plus en plus menacés par une possible frappe de missiles iraniens, a déclaré lundi aux journalistes le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.

"Les alliés se sentent de plus en plus menacés par une attaque de missiles, notamment en provenance de l'Iran", a annoncé le haut responsable otanien.  

M.Rasmussen a souhaité qu'au cours du prochain sommet de l'OTAN à Lisbonne, prévu en novembre, le projet de la création du bouclier anti-missile européen obtienne le statut de "mission otanienne" prioritaire.

19 avril –

RIA Novosti

 

Volcan Eyjafjöll : fermeture du ciel aux avions civils durant les exercices militaires ...

Zone orientale de l’OTAN : Suite à l’éruption du volcan Eyjafjöll la fermeture de l’espace aérien dans la zone orientale de l’OTAN a été décidée sur la base de recommandations infondées de l’organisme britannique de surveillance. Celles-ci ont été immédiatement rejetées par la Russie, mais appliquées par les États de l’OTAN à leur seule aviation civile, tandis que l’Alliance faisait voler ses chasseurs bombardiers, pourtant théoriquement plus vulnérables.

Les vérifications ont été retardées par les autorités, malgré l’impatience des compagnies aériennes.

En définitive, la gestion de cette catastrophe naturelle a été délibérément catastrophiste.

Deux F-18 finlandais auraient été endommagés le jeudi 15 avril 2010 en traversant la zone de dispersion des cendres du volcan Eyjafjöll [1].

Tandis qu’un F-16 belge, participant aux manoeuvres Brilliant Ardent 2010 de l’OTAN aurait été endommagé lundi 19 avril, indique Associated Press. [2]

Alors que le trafic aérien civil a été progressivement interrompu sur la partie européenne de la zone OTAN depuis la soirée du mercredi 14 avril, une soixantaine d’avions de l’Alliance participe à une vaste opération de tests de nouvelles armes tactiques liées au bouclier anti-missile.

L’Allemagne, les États-Unis, la France, l’Italie, la Pologne, le Royaume-Uni, la Tchéquie et la Turquie sont les principaux Etats impliqués dans l’exercice qui se poursuivra jusqu’au jeudi 22 avril, précise l’US Air Force. [3]

Selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), les cendres volcaniques de l’Eyjafjöll peuvent gravement détériorer les réacteurs des avions et rayer les cockpits. [4]

Cependant, l’OACI se fonde sur les données transmise par le Volcanic Ash Advisory Centre (VACC), un organe du Met Office britannique. Contrairement à ses équivalents comme Météo France, le Met Office ne dépend pas du ministère des Transports (aujourd’hui absorbé au sein du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer), mais du ministère de la Défense. [5]

Le VACC formule ses recommandations notamment au vu des données fournies par les satellites militaires britanniques.

Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré : « Je peux vous assurer que le volcan islandais n’a aucun effet sur nos opérations, ni sur la défense territoriale des États alliés » [6].

Pourtant les constructeurs soulignent que les réacteurs des avions de chasse aux normes OTAN sont plus puissants, mais plus fragiles que ceux des avions civils et ne sont pas certifiés contre les cendres volcaniques. [7]

Toutefois les avions sanitaires des forces US en Afghanistan et en Irak, qui font habituellement un pont aérien vers leur hôpital militaire à Stutgart (Allemagne) ont été déroutés vers le Maryland (États-Unis). [8]

Selon Arkady Tishkov, directeur du département géographique de l’Académie russe des sciences, et selon le commandant Oleg Smirnov, directeur de la Fondation de l’aviation civile russe, les mesures prises dans la zone OTAN sont inappropriées et sur-dimensionnées [9].

Le président Medvedev, qui n’accorde aucun sérieux aux mises en garde du Met Office, a été le seul chef d’État à se rendre par avion aux obsèques du président polonais, Lech Kaczynski, le 18 avril [10] (illustration : carte de la zone à risque établie par le VACC au moment du trajet de M. Medvedev). [11]

La Russie et la Biélorussie n’ont fermé aucun de leurs aéroports bien que, selon le Met Office, tout le territoire biélorusse et la moitié du territoire russe soient couverts par le nuage de cendres [12]. Cependant, l’aéroport de l’enclave russe de Kalilingrad a été fermé parce que les espaces aériens mitoyens (Pologne et Lituanie) ont été fermés. [13]

À partir du samedi 17, plusieurs compagnies d’aviation ouest-européennes ont bénéficié de dérogations pour conduire leurs propres tests et ont conclu à l’absence de danger (Lufthansa, Air Berlin, Condor, KLM, Air France, British Airways…). Elles ont dénoncé une mesure précipitée de fermeture de l’espace aérien civil. [14]

Ainsi, Joachim Hunold, PDG d’Air Berlin a déclaré au Bild am Sonntag : « Pas une seule sonde météo n’a été lancée en Allemagne pour mesurer si et dans quelles proportions il y a des cendres volcaniques dans l’air. La fermeture de l’espace aérien est entièrement basée sur les résultats de simulations par ordinateur du Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC) ». [15]

Ce que confirment les experts indépendants. Guido Visconti, directeur du Centre des phénomènes extrêmes à l’Université de l’Aquila a indiqué au Corriere della Sera : « Les valeurs mesurées en France, Allemagne, Pays-Bas, Suisse et Roumanie sont égales ou inférieures a celles des standards acceptés pour la pollution urbaine, même en ce qui concerne le dioxide de soufre ». [16]

Les mesures prises après l’éruption du petit volcan islandais sont sans précédent dans l’histoire de l’aviation civile.

Plus de 300 aéroports ont été fermés, plus de 60 000 vols ont été annulés au détriment de plus de 6 millions de passagers. Ces perturbations sont préjudiciables à toutes les compagnies aériennes. Si les compagnies US sont touchées à hauteur de 40 millions de dollars environ [17], ce sont surtout les ouest-européennes qui sont atteintes, à hauteur de plus d’un milliard de dollars [18]. Plusieurs pourraient être mises en faillite, laissant leurs parts de marché à leurs rivales états-uniennes. [19]

Des compagnies ont accusé le commissaire européen Siim Kallas d’avoir tardé à réunir le conseil des ministres des Transports de l’Union européenne pour examiner la pertinence des mesures prises. Ancien Premier ministre estonien (libertarien), M. Kallas est l’architecte de l’entrée de son pays dans l’OTAN. Le conseil n’a examiné que lundi 19 les contradictions entre les avis du Met Office et les tests des compagnies aériennes [20]. Une réouverture progressive du trafic a alors été décidée.

20 avril 2010

http://www.voltairenet.org:80/article165055.html



Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 L'avenir de la politique nucléaire de l'OTAN.

1 Le dispositif nucléaire de l'Alliance, dans l'optique du nouveau concept stratégique...

 Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OTAN, réunis à Tallinn, ont étudié les solutions pour aller de l'avant en ce qui concerne le dispositif nucléaire de l'Alliance, dans l'optique du nouveau concept stratégique, ainsi que des questions liées à la défense antimissile.

Les ministres ont souligné que la question nucléaire occupait une place importante dans les activités de l'OTAN relatives au concept stratégique, et que l'Alliance restait, comme toujours, bien déterminée à assurer la sécurité de ses membres, mais avec le niveau d'armes nucléaires le plus bas possible.

Ils ont estimé qu'un large partage des charges liées à la politique nucléaire de l'OTAN restait essentiel, et précisé que les Alliés prendraient ensemble les décisions relatives à cette politique. L'unité de l'OTAN est solide, et elle le restera.

Les ministres alliés ont souligné que l'OTAN devait continuer à maintenir un juste équilibre entre dissuasion crédible et soutien à la maîtrise des armements, au désarmement et à la non-prolifération.

Selon le secrétaire général, dans un monde où il existe des armes nucléaires, « l'OTAN doit posséder un moyen de dissuasion crédible, efficace et géré en toute sécurité. Cependant, l'Alliance doit aussi faire son possible en faveur de la maîtrise des armements, du désarmement et de la non-prolifération ». Les ministres des Affaires étrangères ont estimé que la défense antimissile, sans remplacer la dissuasion, pouvait toutefois la compléter.

Au cours d'un dîner, les représentants des pays alliés ont évoqué des questions liées à la défense antimissile telles que les coûts, ou le commandement et le contrôle, ainsi que les moyens d'engager un dialogue avec la Russie à ce sujet, « pour le bien de la sécurité de l'Europe et son unité politique », a précisé le secrétaire général. 

Au sommet de Lisbonne, en novembre, les pays membres de l'OTAN décideront s'ils adoptent la défense antimissile comme nouvelle mission de l'OTAN.

26/04/2010

http://www.newspress.fr/Communique_FR_227996_823.aspx 


2 Rasmussen: "L'Europe doit rejoindre le bouclier antimissile américain".

nb  : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 À quelques jours du sommet sur la sécurité nucléaire, que Barack Obama réunit à Washington la semaine prochaine, l'ancien Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, aujourd'hui secrétaire général de l'Otan, donne au 'Point' son avis sur les dossiers brûlants de l'heure : le bouclier antimissile, la défense européenne, l'Afghanistan et la défection de plusieurs alliés, le désarmement nucléaire ou encore les ventes d'armes françaises à la Russie.

Jean Guisnel 

Le Point : Quelle doit être l'attitude de l'Europe vis-à-vis de la défense antimissile ?

Anders Fogh Rasmussen : Le développement d'une défense antimissile forte et crédible est un point crucial de la défense territoriale de l'Otan.

Nous faisons face à une réelle menace : nous savons que l'Iran possède des aspirations nucléaires, et qu'au-delà le pays développe le moyen de transporter de telles armes à l'aide de missiles. Nous devons nous protéger et nous défendre contre de telles menaces, et pas seulement de la part de l'Iran. Le second point important est la dimension transatlantique de la défense antimissile. La disparité est réelle entre les investissements américains en matière de défense, et ceux des Européens. Si l'Europe rejoignait les États-Unis dans le développement d'un système antimissile, ce serait une démonstration claire de l'investissement européen dans la relation transatlantique.

N'est-ce pas agiter un chiffon rouge devant la Russie, qui a souvent manifesté son opposition à une telle initiative ?
J'allais y venir... J'apprécierais vivement que
la Russie rejoigne un bouclier antimissile commun.

Un "toit sécuritaire" couvrirait alors la Russie, l'Europe et les États-Unis, de Vancouver à Vladivostok. Si nous y parvenions, nous disposerions alors d'une vraie architecture commune de sécurité, couronnant nos efforts pour la construction d'une zone protégée contre les menaces.

 Que répondez-vous aux pays membres de l'Otan qui considèrent la défense antimissile comme un affaiblissement de la dissuasion nucléaire ?
Que j'y vois bien davantage un moyen de renforcer la dissuasion nucléaire. Je partage la vision d'un monde sans arme nucléaire, l'"option zéro". Mais j'insiste : tant que des armes nucléaires subsisteront, et que des États chercheront à en obtenir, nous aurons besoin d'en conserver pour garantir la crédibilité de la dissuasion.

La conclusion d'un nouvel accord START de réduction des armements nucléaires entre Washington et Moscou imposera-t-elle au Royaume-Uni et à la France de réduire le nombre de leurs têtes nucléaires ?
Les deux pays que vous citez ont déjà accompli d'importants efforts pour réduire le nombre de leurs armes atomiques. Des réductions supplémentaires ne sauraient être envisagées que dans un contexte multilatéral. De vraies possibilités existent pour aller plus loin dans cette voie, au vu de la direction prise par les États-Unis et
la Russie. Ces deux pays disposent toutefois des arsenaux de très loin les plus importants, et un nouveau mouvement de réduction et de contrôle des armements devrait commencer par eux.

L'Otan est très engagée en Afghanistan. Comment voyez-vous l'évolution de la situation ?
Au-delà de l'augmentation de nos effectifs sur place, je crois très important d'accroître le niveau et la qualité des troupes et de la police afghanes. Notre stratégie consiste à transférer progressivement la responsabilité de la sécurité dans ce pays aux Afghans eux-mêmes, province par province, chaque fois que les conditions le permettent. La communauté internationale les accompagnera dans ce mouvement. Le gouvernement afghan s'est engagé à améliorer ses pratiques, à combattre la corruption et le trafic de drogue. Ce sont des éléments qui contribueront aux progrès qui seront accomplis cette année. Nous devons augmenter nos efforts en direction des populations civiles, en ouvrant rapidement des régions à l'action du gouvernement afghan. Cela passe dans un premier temps par des moyens militaires, l'aide au développement suivant immédiatement.

Que demandez-vous au gouvernement français ?
Permettez-moi tout d'abord d'exprimer ma satisfaction pour les efforts fournis par
la France en Afghanistan. Mon message au gouvernement français, comme aux autres gouvernements de l'Alliance, c'est que nous avons besoin de formateurs. Dès lors que nous travaillons à un transfert des responsabilités de sécurité vers les autorités afghanes, nous devons former plus de soldats et plus de policiers afghans. Toute contribution supplémentaire dans ce domaine serait très vivement appréciée.

Les pays de l'Alliance en font-ils assez en Afghanistan ?
J'observe une chose : dès que le président Obama a demandé des renforts, les alliés ont immédiatement promis d'envoyer 10.000 troupes supplémentaires. C'est un témoignage de solidarité et d'engagement au sein de l'Alliance.

Quel est le terme de la présence de l'Otan en Afghanistan ?
Nous y resterons tant que nous n'aurons pas fini notre mission. Mais évidemment, elle ne sera pas éternelle. Je le répète : notre défi, c'est d'aider les Afghans à prendre en charge leur propre sécurité. Nous aurons terminé lorsque les Afghans seront capables par eux-mêmes de gouverner et de sécuriser leur pays. Plus nous investirons dans le soutien à cette démarche, plus tôt nous aurons terminé !

Que pensez-vous de la décision de certains pays de l'Otan, comme le Canada ou les Pays-Bas, de retirer leurs troupes d'Afghanistan ?
Vous évoquez là des décisions nationales. Et j'apprécie ce que ces deux pays ont fait jusqu'à présent, en payant pour cela un prix élevé. Ceci étant dit, je ne dissimulerai pas le fait que j'espère les voir trouver une façon de conserver un rôle dans cette mission.

Vous avez dit que l'Europe serait un "Tigre de papier". C'est un peu sévère, non ?
(Rires.) Cette expression est à replacer dans le contexte de la défense antimissile. J'ai voulu insister sur le fait que l'Union européenne a adopté le traité de Lisbonne. Celui-ci appelle à un renforcement de la défense et de la sécurité de l'Europe. Mais les articles du traité abordant ce thème resteront lettre morte si les Européens ne sont pas prêts à investir les ressources nécessaires à la mise en place d'une défense crédible. Il est de ce fait indispensable qu'ils affichent la volonté de participer à la défense antimissile. Sur le long terme, il faudra toutefois une volonté plus forte, et un engagement plus ferme, en faveur l'Europe de la défense.

Que pensez-vous de la vente éventuelle par la France de navires de type Mistral à la Russie ?
Tout d'abord, permettez-moi de préciser que l'Otan n'est pas concernée en tant que tel. Ceci dit, il est acquis que cet accord bilatéral ne se conçoit qu'en plein accord avec les règlements internationaux. De même, les Français seront attentifs aux questions soulevées par leurs alliés. Et enfin,
la Russie ne saurait utiliser de tels équipements contre aucun de ses voisins.

Jean Guisnel

 http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-04-06/intervi...


3 Clinton: pas de retrait unilatéral des armes atomiques américaines d'Europe.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a lié jeudi un retrait éventuel des 240 bombes atomiques américaines largables d'avion encore entreposées en Europe à une réduction de l'arsenal russe dans la même catégorie des armes dites tactiques ou pré-stratégiques en Europe. 
"Dans le cas de futures réductions, notre but devrait être d'obtenir l'accord des Russes pour une plus grande transparence en matière d'armes nucléaires pré-stratégiques en Europe, (de manière à) relocaliser ces armes hors des territoires des pays membres de l'Otan", a dit Clinton.
Une réduction des armes nucléaires non stratégiques devrait être incluse dans "la prochaine série de discussions entre les Etats-Unis et
la Russie sur le contrôle des armements, ainsi que sur les armes stratégiques et celles qui ne sont pas déployées", a-t-elle suggéré, selon le texte de son intervention jeudi soir devant ses 27 collègues de l'Otan.

La chef de la diplomatie américaine a semblé ainsi exclure le retrait à court terme des 240 bombes à gravitation qui restent stockées sur des bases aériennes de cinq pays de l'Otan, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, les Pays-Bas et la Turquie.
  Une position qui plaira à nombre de pays de l'Otan-
la Grande-Bretagne, la Turquie, la Pologne et les autres pays d'Europe de l'Est, très attachés au parapluie nucléaire américain.    
Elle devrait moins convenir aux cinq pays qui avaient réclamé qu'un débat ait lieu à Tallinn sur la question des armes nucléaires tactiques (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Norvège et Pays-Bas) dans l'espoir peu dissimulé d'obtenir leur retrait.  
Les ministres des Affaires étrangères de l'Otan, réunis jusqu'à vendredi à Tallinn, devaient discuter des armes nucléaires et de la défense antimissile au cours d'un dîner de travail dans la capitale de cette ancienne république soviétique qui a adhéré en 2004 à l'Otan.

23/04/

http://www.almanar.com.lb


4 Les bombes nucléaires américaines restent en Europe.
(nb) : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Hillary Clinton exclut de retirer les armes stockées dans les bases de l'Otan…

L'Allemagne va devoir prendre son mal en patience : Hillary Clinton exclut dans l'immédiat le retrait de plus de 200 bombes nucléaires tactiques américaines voulu par le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, en compagnie de ses collègues belge, luxembourgeois, néerlandais et norvégien.

 La secrétaire d'État américaine a remis les pendules à l'heure lors d'une réunion de l'Alliance atlantique à Tallinn, capitale d'une Estonie naguère soviétique. « L'Otan restera une alliance nucléaire aussi longtemps qu'il subsistera des armes nucléaires » à travers le monde et « le partage des risques et des responsabilités » reste son principe fondateur.

Se retrouve ainsi tué dans l'œuf le « grand débat sur la politique nucléaire de l'Otan » poussé début mars par les cinq capitales du nord de l'Europe. L'alliance, née de la guerre froide, travaille certes à un « concept stratégique » dépoussiéré pour le XXIe siècle. Mais, prévient Washington, elle ne saurait fragiliser sa clef de voûte : l'assistance mutuelle et la solidarité inscrites dans l'article V. En clair, l'Allemagne ne peut pas se défaire des armes qui viennent avec le parapluie nucléaire américain.

Plus de 200 bombes atomiques B-61 hantent encore les bases aériennes de l'Otan en Europe. Les États-Unis et l'Alliance ont toujours tenu secret le nombre et l'emplacement de ces engins. Militairement obsolètes, électoralement embarrassants, ils restent malgré tout le symbole de l'engagement nucléaire des États-Unis sur le Vieux Continent.

Divergences européennes   

D'autres capitales européennes se sont agacées de l'initiative de désarmement lancée avec Berlin. En compagnie du Royaume-Uni, la France voit d'un mauvais œil toute dénucléarisation européenne qui conduirait des alliés à remettre en question sa force de dissuasion autonome. La lettre des Cinq n'est pas non plus du goût des voisins de la Russie, qui s'inquiètent de voir l'Otan baisser sa garde.

L'Italie et surtout la Turquie, qui héberge de nombreuses bombes B-61 sur son territoire, brillent enfin par leur absence dans la requête des cinq capitales. Ankara a beau entretenir les meilleures relations avec Téhéran, tout porte à croire que la Turquie chercherait à se doter d'armes nucléaires si l'Otan devait la laisser désarmée face à l'Iran. Il n'a donc pas été trop difficile pour Clinton de faire comprendre à ses alliés qu'on en resterait là. 

Aux divergences européennes s'ajoute l'intérêt bien compris des États-Unis dans le marchandage nucléaire avec la Russie : les B-61 peuvent servir de monnaie d'échange si la négociation s'élargit un jour à l'arsenal tactique hérité de l'Union soviétique.

Fusées sol-sol ou missiles air-sol, ces armes du champ de bataille comprendraient environ 2 000 charges nucléaires du côté russe, selon les experts occidentaux.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/23/01003-20100423ARTFIG00565-les-bombes-nucleaires-americaines-restent-en-europe-.php


5 Aucune arme nucléaire retirée d'Europe sans accord de l'Otan…
Les 28 pays de l'Otan sont convenus jeudi qu'aucune des 240 armes nucléaires américaines encore entreposées en Europe n'en sera retirée unilatéralement sans accord préalable de l'ensemble des alliés, a annoncé le porte-parole de l'Otan.

"Rien ne sera changé unilatéralement en ce qui concerne la politique ou le dispositif nucléaire de l'Otan", a déclaré James Appathurai à l'issue d'un dîner de travail des chefs de la diplomatie de l'alliance consacré à la question nucléaire.

"Toutes les décisions seront prises ensemble", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur l'éventualité qu'un des cinq pays stockant les bombes atomiques de fabrication américaine sur son sol (Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas et Turquie) n'en demande le retrait.

Dans une lettre remise fin février au secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, les chefs de la diplomatie de ces cinq pays lui ont demandé de lancer un débat sur le rôle de ces engins, lors de la réunion ministérielle tenue à Tallinn.

Selon des experts, 240 bombes largables d'avion, dites "à gravitation", sont conservées dans des fortins dans des bases aériennes. Leur emploi, depuis l'époque de la Guerre froide, dépend du système de la "double clé": celle des Etats-Unis et celle de tel ou tel pays qui les abrite.  

En cas de conflit, la mission de les larguer sur un objectif ennemi serait en principe confiée à des chasseurs-bombardiers du pays hôte et non à des appareils américains.

Les ministres ont constaté que l'Otan, au fil des années, avait réduit le nombre de ses armes nucléaires ainsi que leur rôle militaire, a observé M. Appathurai.

Mais tant qu'il y aura des armes nucléaires dans le monde, a-t-il ajouté, l'Alliance atlantique "préservera un appareil de dissuasion crédible et sûr", "de même une combinaison appropriée d'armes atomiques et conventionnelles". 

Partisan déclaré du retrait de ces bombes d'Allemagne, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a déclaré à la presse à Tallinn "qu'il était temps de faire progresser le désarmement y compris nucléaire".

La question de savoir "comment l'Otan pouvait contribuer au progrès en matière de désarmement" a bien été soulevée, a indiqué M. Appathurai, mais "aucune proposition spécifique n'(a) été mise sur la table".

AFP /

22 avril 2010


6 L'OTAN se penche sur le sort des armes nucléaires tactiques en Europe.

A l'heure où Barack Obama intensifie sa diplomatie axée sur le désarmement nucléaire et la grande ambition de parvenir - un jour, même très lointain - à l'abolition de l'arme suprême, le débat sur le rôle de la dissuasion au sein de l'OTAN a repris de l'acuité.

La Russie a décidé au niveau "politique" d'acheter à la France un navire de guerre de type Mistral et espère signer un accord d'ici à la fin de l'année, a indiqué, mercredi 21 avril, le directeur du Service fédéral russe de coopération militaro-technique, Mikhaïl Dmitriev, cité par l'agence RIA Novosti.

Cette acquisition inédite a déjà suscité des critiques. La réalisation de ce projet évoqué depuis de longs mois constituera un transfert de technologie militaire sans précédent d'un pays de l'OTAN à la Russie.

Cette perspective a déjà été dénoncée par la Géorgie et les pays baltes, trois anciennes républiques soviétiques devenues membres de l'Alliance et de l'Union européenne (UE), ainsi qu'aux Etats-Unis. - (AFP.)

 

Les ministres des affaires étrangères des vingt-huit pays de l'Alliance participent, jeudi 22 et vendredi 23 avril, à Tallinn, en Estonie, à une réunion informelle où cette question figurera sur la table, aux côtés d'autres dossiers comme le bouclier antimissile ou encore l'Afghanistan. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a confirmé sa présence. L'OTAN doit élaborer, d'ici le sommet des chefs d'Etat prévu à Lisbonne en décembre, un nouveau "Concept stratégique" qui prendrait acte des nouveaux défis de sécurité apparus depuis dix ans.

La question du sort des armes nucléaires tactiques américaines en Europe est de nouveau posée. "C'est la première fois que nous en discutons au sein de l'Alliance depuis le début des années 1990", souligne l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN, Ivo Daalder.

Au nombre d'environ 200, ces ogives sont un héritage de la guerre froide, où elles jouaient un rôle central dans le "couplage" stratégique entre les Etats-Unis et leurs alliés. Sans reconnaître formellement leur déploiement, Washington les avait stationnées sur des bases aériennes de l'OTAN dans cinq pays : l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et la Turquie. Elles sont configurées pour être transportées par des bombardiers. Leur rôle était de dissuader toute attaque soviétique.

De son côté, l'URSS avait produit des milliers d'armes comparables. La Russie les a conservées, mais n'en divulgue pas le nombre, qui serait d'environ 2 000, face à l'Europe. Ces ogives américaines et russes, contrairement aux forces conventionnelles, n'ont jamais fait l'objet de discussions en matière de contrôle des armements.

Après la conclusion du nouvel accord Start sur les armes stratégiques, signé à Prague le 8 avril par les présidents Obama et Dmitri Medvedev, l'administration américaine voudrait continuer sur sa lancée et franchir une nouvelle étape, plus importante, dans la réduction des arsenaux avec les Russes. L'administration américaine pencherait pour que les négociations incluent cette fois le sort des armes nucléaires tactiques en Europe. Sans s'être toutefois exprimée ouvertement sur le sujet.

La Russie s'y oppose, et ne semble même pas envisager un nouveau "round" de discussions bilatérales sur le désarmement en général. La nouvelle doctrine militaire russe, rendue publique en février, a rehaussé le rôle des armes nucléaires dans la défense du pays.

Les Européens sont divisés au sujet de l'avenir du "parapluie" nucléaire américain. Ce clivage devrait s'exprimer lors de la réunion de Tallinn. Certains, Allemagne en tête, ont pris l'initiative, ces derniers mois, de porter le débat sur la place publique, en suggérant un retrait d'Europe des armes nucléaires tactiques américaines. Plusieurs textes ont été diffusés, dont l'un, appelé par les diplomates "la lettre des Cinq", émane de l'Allemagne, la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ces pays ont demandé un grand débat sur la politique nucléaire de l'OTAN.

Dans une tribune conjointe publiée dans la presse en février, les ministres suédois et polonais des affaires étrangères, Carl Bildt et Radek Sikorski, ont appelé les Etats-Unis et la Russie à procéder à une "réduction importante " de leurs stocks d'armes nucléaires tactiques, afin de "bâtir la confiance en une meilleure sécurité en Europe". Ils demandent à la Russie de s'engager à retirer ces ogives tactiques des régions adjacentes à l'Union européenne, l'enclave de Kaliningrad et la péninsule de Kola (mer de Barents). La question de la réciprocité est posée. Si les Etats-Unis envisagent à l'avenir un retrait de leurs ogives d'Europe, la Russie sera-t-elle tenue d'en faire autant ?

Les responsables français n'ont pour leur part pas apprécié que les opinions publiques soient prises à témoin. Paris a insisté pour que la discussion sur les armes nucléaires tactiques ait lieu au sein de l'Alliance atlantique, où les décisions se prennent à l'unanimité. La France est attachée à la dissuasion nucléaire et veille à ce que le débat sur le bouclier antimissile en Europe n'érode en rien cette notion. Paris a plaidé auprès du secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, pour que la dimension stratégique de l'Alliance soit préservée.

La France s'oppose à toute idée d'un retrait unilatéral des armes nucléaires tactiques américaines et estime qu'une réciprocité devrait être exigée des Russes. Il y a là un hiatus avec les prises de position de la coalition au pouvoir en Allemagne. Le ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle, nourrit des sympathies pour le discours d'abolition des armes nucléaires de Barack Obama et considère qu'un geste sur les armes tactiques constituerait une percée spectaculaire.

Un groupe d'experts internationaux, emmené par l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, doit remettre, le 1er mai, à M. Rasmussen un rapport sur les axes possibles du nouveau "Concept stratégique" de l'Alliance. Ce texte n'aura qu'une valeur indicative, mais il devrait se prononcer sur le devenir des armes nucléaires tactiques en Europe.

Natalie Nougayrède

22.04

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/04/22/l-otan-se-penche-sur-le-sort-des-armes-nucleaires-tactiques-en-europe_1341093_3214.html


7 Nucléaire: la France isolée à l'Otan?

Aujourd'hui et demain, les ministres des Affaires étrangères de l'Otan se réunissent à Tallinn pour évoquer le futur de l'Alliance Atlantique - dont le sort sera définitivement scellé en novembre prochain lors du sommet des chefs d'Etat, qui, à  Lisbonne, devront adopter le nouveau concept stratégique de l'Organisation.

Parmi les sujets qui seront évoqués à Tallinn puis à Lisbonne, il en est un qui préoccupe particulièrement la Francele futur rôle de l'arme atomique dans la défense de l'Alliance.

A Paris, on considère capital que ce rôle demeure le plus important possible -  de façon à ne pas "décrédibiliser" la force de frappe française et surtout éviter que les pressions internationales pour une diminution de l'arsenal français ne deviennent trop fortes.

Il y a quelques mois, l'équipe Sarkozy était paniquée. Elle redoutait que l'administration Obama -dont l'ambassadeur à l'Otan est un fervent partisan du Global Zero- et certains pays européens "abolitionnistes" ne veuillent faire accepter à Lisbonne un retrait total et inconditionnel des dernières armes atomiques américaines du Vieux Continent et cela malgré la présence d'environ 2000 missiles atomiques tactiques en Russie.

En février, cinq pays européens (l'Allemagne, le Bénélux et la Norvège) ont d'ailleurs fait connaître leur souhait de débattre de la question.

Mais, au fil des contacts avec Washington, la crainte des Français a diminué. Et la "Nuclear Posture Review" divulguée il y a quelques jours par le Pentagone a fini de rassurer Paris.

Dans ce document, il apparait en effet clairement que la Maison Blanche n'entend pas retirer toutes les armes américaines (200, dit-on) stationnées en Europe puisqu'il y est question d'une modernisation de celles-ci - ou d'une partie, en tous cas.

Les Français ont aussi acquis l'assurance que tout retrait partiel se fera après négociation avec les Russes (ce qui prendra probablement des années puisque Moscou refuse de réduire son arsenal tactique.)

Pour Paris, le pire semble donc évité.

Mais la diplomatie française reste sur ses gardes. Elle redoute désormais que, conformémement à son engagement de "réduire le rôle de l'arme nucléaire", l'administration Obama, suivie par les cinq pays pays européens cités plus haut, ne cherche à faire adopter par l'Alliance un concept stratégique dans lequel le primat de la défense européenne ne serait plus accordé à l'arme atomique seule mais à un mix entre la bombe et le bouclier anti-missiles.

Une telle évolution poserait un sérieux problème à la France qui risque de se voir à terme contrainte d'expliquer la raison d'être de sa force de dissuasion qu'elle envisageait justement de pérenniser et de justifier en la transformant en une dissuasion élargie à l'Union Européenne (idée que le bouclier anti-missile américain rendrait définitivement caduque.)

Comme le nouveau concept stratégique est approuvé par consensus, la France pourrait théoriquement s'opposer à tout changement de doctrine sur ce sujet- elle ne fait pas partie du Groupe nucléaire, mais le concept sera adopté au niveau politique par les chefs d'Etat, y compris donc Nicolas Sarkozy.

Mais, si elle brandit son véto, elle risque de s'isoler dangereusement sur la scène européenne et atlantique.

Sur ce dossier, elle a donc besoin d'alliés.

Jusque récemment les pays de l'Europe de l'Est semblaient être ses alliés naturels. Ils redoutaient qu'un retrait des armes atomiques américaines n'entrainent un découplage entre le Vieux Continent et les Etats-Unis - leur cauchemar. Mais depuis que Washington a fait savoir que le couple euro-américain reposerait désormais sur le bouclier anti-missiles, ils semblent moins attentifs à la doctrine nucléaire de l'Alliance.  

Reste la Grande Bretagne, seule autre puissance nucléaire en Europe.

Elle est en pleine réflexion sur l'avenir de sa propre force de frappe puisque ses missiles arrivent en fin de vie et qu'une décision doit être prise sur leur remplacement.

Tout va dépendre du résultat des élections législatives de mai.

Les diplomates "nucléaires" français prient pour que les Libéraux Démocrates, qui ont adopté les positions les plus sceptiques sur le rôle de la dissuasion nucléaire dans le monde d'aujourd'hui, ne l'emportent pas.

Car si cela arrive, la France sera totalement isolée.

Or, depuis le premier débat télévisé de la campagne électorale outre manche au cours duquel le leader des LibDem, Nick Clegg, a crevé l'écran, une telle victoire, jusque là tout à fait improbable, n'est plus impossible...

http://glob22 avril 2010

e.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/21/f930be7ac4e969bd84c41ddb33cc11d8.html

 


1-2 L'Europe caniche des Etats-Unis, enrôlée pour les guerres impériales ?

L'Europe caniche des USA, enrôlée pour les guerres impériales - Eurocorps

L'Europe a été créée, nous a-t-on dit, pour sceller la paix. Deux guerres mondiales, ça suffit, les Européens ne veulent pas en avoir une troisième !

Oui, mais voilà, on sait moins que l'Europe a été conçue par les vrais décideurs, en coulisses, pour être le tremplin du Nouvel Ordre Mondial, une étape vers la dictature des banques, privant tous les Etats de leur souveraineté. Ce que l'on sait moins, c'est qu'elle a été conçue, aussi, pour être au service de l'OTAN et de ses guerres impériales pour la domination du monde et le contrôle des ressources, l'asservissement des peuples à une idéologie dévastatrice - l'ultra-libéralisme militaro-financier - et leur enrôlement sous la bannière américaine, aveuglement et au prix de leur vie ! C'est tout simplement intolérable. 

Car en fait, les Européens sont destinés à devenir le supplétif des Etats-Unis, sur le continent, pour leurs guerres prédatrices, meurtrières, dévastatrices, en quelque sorte les Américains feraient leurs guerres iniques par procuration, par citoyens européens interposés ! Tout bénéfice pour eux, pour leurs banques et pour leurs multinationales de mort (armement, chimie, pétrole, nucléaire etc). Est-ce l'avenir dont veulent les Européens, se battre, par exemple, contre Russes ou Chinois ?

Et pour accomplir leur dessein mortifère, les Anglo-Saxons placent leurs pions au sommet des Etats européens, un Sarkozy par exemple, afin de priver les Nations de leur souveraineté, de leur liberté, de la démocratie en définitive ! Il faut en prendre conscience pour refuser l'intolérable... Nos dirigeants politiques (et leurs relais dans les Médias) deviennent ainsi les caniches des Anglo-Saxons, leurs valets, leurs soubrettes, faisant la promotion des politiques décidées à Washington !  

L'intégration - non officielle, mais bien réelle - de l'Europe au service des aventures sanguinaires de l'OTAN, constitue une menace majeure pour la paix et pour la démocratie. 

L'avenir de l'Europe, un avenir de paix, passe par la constitution d'une Grande Europe incluant la Russie, équilibrant la puissance hégémonique criminelle des Etats-Unis. La Russie et ses ressources, quelle force pour une Europe moderne ! Une culture commune, des racines communes, des liens extraordinaires - c'est la Russie et non l'Amérique qui, rappelons-le, a délivré l'Europe du joug du nazisme, en sacrifiant vingt millions de ses citoyens - et une folle envie commune de paix, connaissant le prix effroyable des guerres ! Et le "nazisme", justement, nous l'aurons à nouveau, l'affreux totalitarisme militaro-financier liberticide, si l'Europe confie son destin, son avenir, aux Anglo-Saxons, à l'OTAN !

La première étape est de prendre conscience des dangers qui nous guettent. Il est temps de sortir de l'OTAN (avec un article 5 nous enrôlant par solidarité dans les guerres otanesques), il est temps de retrouver les idéaux gaulliens d'indépendance, d'amour de la souveraineté nationale, et sa vision d'une Europe scellée avec les Russes plutôt que sous la bannière de l'Amérique ! 

Il y va de la paix, de la liberté, et peut-être de l'avenir de l'humanité !

eva R-sistons à l'intolérable

27 Avril

 http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7838912/leurope-ne-doit-pas-etre-le-caniche-des-etats


1-3 Justin Massie : Quelle OTAN pour le Canada?

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a rencontré ses homologues de l'alliance atlantique en Estonie les 22 et 23 avril.

Le but de la réunion était de discuter de l'avenir de l'OTAN à la lumière du conflit en Afghanistan. Conjuguée aux rumeurs d'une possible intervention militaire canadienne en République démocratique du Congo (RDC), cette réunion représentait donc une occasion privilégiée de considérer l'avenir de la politique étrangère du Canada, à la suite de son désengagement militaire de Kandahar prévu cet été.
Quelle OTAN pour le Canada?

La question peut paraître triviale, mais la réponse est loin de l'être.

Le Canada a appuyé toutes les initiatives majeures de l'OTAN depuis sa création, dont la décision de prendre part à des conflits internationaux en ex-Yougoslavie, en Afrique, au Moyen-Orient et en Afghanistan.

Ce qui veut dire que l'avenir de l'alliance est de première importance afin de prévoir la future politique étrangère et de défense canadienne. Or, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a énoncé publiquement il y a quelques semaines les préférences canadiennes à ce sujet.
Changements de politique
Il y a premièrement la question des opérations militaires expéditionnaires telles qu'en Afghanistan. Pour le Canada, le succès de l'OTAN dans ce pays est plus important que la nature de ce succès. Le gouvernement fédéral a ainsi ajusté l'objectif de sa politique afghane en fonction des changements de politiques de certains membres de l'OTAN, passant de la volonté d'éliminer al-Qaïda à celui d'établir une démocratie libérale et, aujourd'hui, à celui d'assurer la stabilité du pays, qui passe par un contrôle afghan de tout le territoire.
Ainsi, plutôt que de se limiter à traquer et à éliminer les membres de la nébuleuse terroriste ou encore à instaurer un régime de «bonne» gouvernance en Afghanistan, le Canada prône aujourd'hui l'«afghanisation» du conflit. Cela signifie la conclusion d'ententes politiques et financières avec certains talibans ayant combattu contre les forces occidentales et l'acceptation d'un gouvernement afghan passablement corrompu. La pacification de l'Afghanistan semble peut-être contradictoire avec l'exportation par l'OTAN des «valeurs démocratiques et humaines», dont a fait mention le ministre MacKay, mais elle est cohérente avec la stratégie de sortie privilégiée par l'OTAN.
Soutien militaire
Mais plutôt que de tirer de l'expérience afghane la leçon de ne plus s'engager dans de telles aventures, le gouvernement canadien juge plutôt que l'OTAN a la responsabilité de déployer des forces militaires partout où la sécurité de l'un de ses membres est en jeu. L'alliance doit avoir une politique «proactive», selon le ministre MacKay, visant à défendre la sécurité de ses membres au sens le «plus large» du terme, et ce, à une «plus grande échelle» qu'actuellement.
Le raisonnement du gouvernement canadien est que de telles opérations donnent une raison d'être à l'OTAN, empêchent «que les menaces n'atteignent nos propres frontières», en plus de permettre une présence canadienne et européenne dans les opérations menées par les États-Unis.
Ces trois raisons paraissent toutefois douteuses. D'abord, faire la guerre afin de légitimer une organisation internationale ne paraît pas très raisonnable. Ensuite, la plupart des analystes gouvernementaux et non gouvernementaux reconnaissent que la capacité d'al-Qaïda à commettre des actes de terrorisme international à partir de l'Afghanistan est aujourd'hui quasi nulle. L'OTAN a, autrement dit, atteint son objectif initial. Et plusieurs jugent que l'intervention militaire en Afghanistan a augmenté la probabilité d'attentats terroristes en Amérique du Nord et en Europe par l'entremise du développement du «terrorisme local», c'est-à-dire celui mené par des résidants de pays occidentaux.
Élargissement de l'alliance
Enfin, la volonté de rendre plus multilatérales les interventions militaires américaines est certes plus légitime, mais elle va à l'encontre de la nouvelle doctrine canadienne: l'appropriation régionale. Il s'agit de promouvoir la gestion régionale des conflits, par l'Union africaine par exemple, au détriment d'une opération dirigée par les grandes puissances. On devrait ainsi attendre du ministre Cannon qu'il fasse la promotion d'un rôle de soutien politique, financier et logistique de l'OTAN auprès de la mission des Nations unies en RDC plutôt qu'une intervention directe et massive du Canada.
Il y a aussi la question de l'élargissement de l'alliance. Le ministre MacKay a réitéré l'appui du Canada à l'adhésion de l'Ukraine et de
la Géorgie à l'OTAN. Compte tenu de la nouvelle politique étrangère ukrainienne et de la guerre entre la Géorgie et la Russie de 2008, il est difficile d'expliquer l'engouement du gouvernement Harper, qui a d'ailleurs pour effet notable d'exacerber encore davantage les relations tendues entre le Canada et la Russie. [...]
Il faut espérer une révision par M. Cannon de certaines idées proposées par M. MacKay. Il semble effectivement préférable de privilégier le soutien militaire d'organisations régionales par rapport à des interventions militaires directes de l'OTAN, de même que de prôner une politique d'engagement et d'accommodation plutôt que d'affrontement à l'égard de
la Russie.

Justin Massie - Professeur adjoint à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa et chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes de l'UQAM  27 avril 2010  Canada

http://www.ledevoir.com/politique/canada/287754/politique-etrangere-quelle-otan-pour-le-canada


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