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10/05/2010

n°483 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Fin :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

n°483  - Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Fin :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.


 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°483                             08/05/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

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Sommaire :

Tiré à part :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  Fin

1-4 Abdul Ilah Albayaty : En Irak, Obama a choisi la continuation de la criminelle ingénierie sociale.

1-5 Dave Lindorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

2 Annexe

2-1 Entretien n°10 - FBI-Saddam Hussein

2-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel »

2-3 Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de l’examen du TNP 

 



1-4 Abdul Ilah Albayaty : En Irak, Obama a choisi la continuation de la criminelle ingénierie sociale.

Seule une rupture du processus politique peut sauver l’Irak et son peuple écrit Abdul Ilah Al Bayaty.

Tous les observateurs (les Nations-Unies, les institutions internationales, les organisations, les mouvements et partis arabes et internationaux, les irakiens en dehors des cercles du pouvoir en place en Irak) pointent du doigt et ont même alerté la communauté internationale, les Nations-Unies, les membres de la Ligue Arabe, les mouvements internationaux et arabes, de la situation tragique et des conditions de vie des irakiens vivant sous l’occupation, de la diminution drastique de toutes chances de vivre une vie normale si les conditions que l’invasion américaine a créées sont maintenues, et si le gouvernement Al Maliki soutenu par les Etats-Unis (EU), les leaderships kurdes et les partis sectaires pro-iraniens maintiennent leurs politiques de répression généralisée, de corruption généralisée, de falsification d’événements et de mensonges généralisés comme justifications.

Le plan initial de destruction de l’Irak et de sa division en trois entités,en dépendant d' une alliance entre les séparatistes kurdes, les religieux iraniens fascistes et les activités clandestines des services secrets israéliens, était déjà un plan en lui-même de criminelle ingénierie sociale contraire à toutes les obligations d’une occupation sous les lois internationales. Dès lors que l’armée irakienne et avec elle les irakiens se sont engagés à résister à l’occupation, cette dernière et ses alliés se sont embourbés dans de désastreuses actions génocidaires désastreuses non seulement pour les irakiens mais aussi pour les EU, les pays voisins de l’Irak, l’économie internationale, les relations, normes et standards internationaux.

Ce qui s’appelle “processus politique” n'a pour but que d’achever cette division de l’Irak. Mais tous ceux qui connaissent la région savent depuis le début que le plan des EU de détruire l’identité arabo-musulmane de l’Irak et de le diviser en une entité chiite, une sunnite et une kurde ira directement à sa perte. En courant derrière ce mirage, les EU ont produit sept années de morts incessantes, de destructions et de terreur pour l’Irak et sept années d’échec à combattre les irakiens et leur Resistance: une véritable effusion de sang pour l’Irak et un gouffre financier pour les EU. Les Etats-Unis n’y ont gagné que la honte, une crise financière, les morts injustifiables de leurs enfants, une agression impardonnable, le déclin de leur image, et une méfiance généralisée de leurs valeurs et leurs politiques.

Oui, les EU ont réussi à détruire l’Irak. Mais réussir à reconstuire un nouvel Iraq divisé en trois entités semi autonomes, projet que les think-tanks étatsuniens ont créé pour eux-mêmes et pour Israël, relève de l’impossible. L’Irak est incassable. Les irakiens, leur identité et leur volonté ainsi que la réalité géopolitique de la région ne permettent aucune division de l’Irak. Après sept années d’échecs, au lieu de négocier avec la Résistance et les forces anti-occupation restées en dehors du processus politique américain pour établir la paix et les conditions d’un retrait de leurs forces armées et de rendre l’Irak aux irakiens afin qu’ils puissent reconstruire leur pays, leur société et leur vie, l'administration Obama a décidé de raviver le processus politique raté via des élections fausses.

Avec Obama, les EU- premiers responsables de la situation tragique en Irak — ont présenté les élections irakiennes comme le remède aux problèmes qu’elles ont créés et soutenus. En réalité, les règles qui dominent le processus politique, la répression, la mise au ban de tous les opposants, la déportation forcée de la plus grande partie de la classe moyenne en dehors de l’Irak ont réduit ces élections à une simple pièce de théatre qui reprduit le même processus politique raté afin que les EU puissent prolonger et assoir leur contrôle sur l’Irak et en meme temps s'exempter de leur responsabilité concernant la situation tragique de l'Irak. Réussir un jour d’élections n’a rien à voir avec les vies quotidiennes tourmentées des irakiens.

Pour les EU, les signatures du gouvernement Maliki sur l’accord du Statut des Forces (Status of Forces Agreement) et sur les contrats pétroliers les ont libérés de se préoccuper de qui gouverne, de comment il gouverne et dans quel but il gouvene. Comme tous ces accords sont légalement nuls et non avenus et malgré des déclarations toutes réthoriques sur le retrait des forces de combat américaines, les EU auront à leur disposition à l’intérieur même du processus politique ,processus dirigé par des voleurs, chefs de guerres et agents, des forces qui les assurent qu’aucune force d'opposition aux EU puisse exister sans etre éliminée immediatement par d'autres forces du processus politique ou directement par les EU ou par ses forces d'opérations spéciales . Les forces dans le processus politique sont toutes ouvertement encouragees à lutter l'une contre l'autre dés lors qu'elles ne s'opposent pas à l'occupation et ne soutiennent pas l’édification d’un état irakien unifié.

Rien n’est plus clair concernant cette stratégie que le discours de l’ambassadeur Hill à Washington. Tous les candidats aux dernières élections, Allawi inclus, étaient en accord. Leurs différences portent sur le partage du pouvoir et leur part du gâteau: l’Iran et ses agents refusent d’intégrer les sunnites dans la machine politique; les kurdes ne veulent pas que les arabes s’unifient afin d'intégrer Kirkuk dans leur region au nord; Allawi et beaucoup d’autres critiquent le sectarisme et le fascisme religieux mais ils ne sont pas hostiles à l’invasion ni à une débaathification douce ; Maliki veut rester premier ministre par des élections ou par la force. Apparemment les résultats des élections tronquées servent bien les plans étatsuniens. Le parlement sera aussi divisé qu’avant et le futur gouvernement sera aussi faible qu’avant.

Il y a au moins deux aspects qui pourraient mettre en danger et perturber ces plans complaisants pour les EU. Le premier : alors que les EU n’ont rien fait pour changer la situation tragique en Irak, laissant le sale boulot de la répression, la corruption et les mensonges à ses alliés locaux, ceux-ci refusent maintenant tout changement. Ils utilisent des moyens et subterfuges légaux et illégaux (assassinats, arrestations, déportations et terreur) pour que les pouvoirs puissent rester dans les mains de l’alliance entre les deux partis kurdes et de deux partis shiites. L'attentisme kurde, les interventions iraniennes, les violences sectaires et les menaces d’Al Maliki de ne pas reconnaitre les résultats des élections vont dans cette direction.

Le second danger aux plans étatsuniens est la position de la résistance populaire et des forces anti-occupation par rapport aux élections. Aucune de ces forces n’a présenté une liste ou des candidats officiels rendant ainsi les élections illégitimes. Ni le parti Baath, ni le Taa’sisee, ni l’association des Savants Musulmans en Irak ,ni la gauche anti-occupation n’ont participé mais ils ont laissé le choix de boycotter ou de voter à leurs partisans en fonction de la situation locale.

Si on analyse le nombre de votes par liste et par thème, on peut tout de suite voir que le projet de mouvement anti-occupation pour un Irak unifié a remporté le plus de succès et que donc il est la première force politique du pays:

Les votes à Kirkuk, Mosul, Diyala et Salaheddin prouvent que les plans kurdes d’expansion ne reçoivent pas l’aval de la population de ces départements. Les partis purement religieux, qui rêvent d’un état religieux, ont récolté moins de 2.5 millions de votes sur un total de 12 millions alors même que pendant sept ans ils ont utilisé le pouvoir pour leur propre bénéfice avec la bénédiction des EU. Ceux qui supportent la division de l’Irak en une entité shiite, une autre sunnite et une troisième kurde -c’est-à-dire le Iraqi National Accord (INA) et l’Alliance Kurde- n’ont pas réussi à récolter plus d’un cinquième de tous les votes eligibles. Il faut mentionner que les Sadristes — qui font parties de l’INA — se présentent comme refusant la division de l’Irak.

Le nombre de votants acceptant l’hégémonie iranienne sur l’Irak est très faible. L’INA, qui est le principal allié des EU, a remporté autour de 2.095.000 votes sur les 18 millions éligibles et sur les 12 millions votants. On pourrait rajouter la moitié de la liste de Maliki si elle se désintègre. Maliki, une création américaine, se présente lui-même comme étant contre l’hégémonie iranienne. On verra ce qu’il en sera lorsqu’il ne sera plus au pouvoir.

La situation fait que l’Irak se retrouve à un croisement crucial. Une des possibilités est que les irakiens revivent encore quatre années sanglantes après ces dernières sept années de bain de sang. La seconde possibilité est qu’en respectant la volonté des irakiens, ils puissent enfin se reposer, vivre en sécurité et commencer à construire un état séculier et à nouveau unifié. Les votes ont prouvé qu’aucun salut ne viendra du processus politique actuel et que : la Résistance armée -laquelle est l’armée irakienne légale-, plus ceux qui ont boycotté les élections, ceux qui ont voté pour Allawi et pour les autres listes désirant un changement et un Etat séculier, les réfugiés- dont la plupart sont de la classe moyenne-, les kurdes non-séparatistes qui sont en dehors des partis gouvernants, les turkmènes, les pauvres qui ont voté pour les Sadristes, les chrétiens, les yazidis, les intellectuels honnetes, tous représentent un public pour qu’un gouvernement du salut se crée, gouvernement qui pourrait reconstruire un Irak démocratique, indépendant et unifié. C’est le devoir des Nations-Unies, de la Ligue Arabe, des pays voisins de l’Irak et des irakiens progressistes de travailler à permettre la naissance de ce gouvernement.

A partir du moment où les irakiens se battent pour la paix, la stabilité et la démocratie -en résistant et en cherchant un moyen pour reconstruire leur Etat souverain basé sur l’égalité des citoyens- ils défendent aussi les intérêts des pays voisins, Iran inclus, du monde arabe, de tous les peuples, de tous les pays et de toutes les forces qui veulent une fin aux guerres, à la violence, aux relations basées sur la force, l’exploitation et l’hégémonie de l’Occident dans les affaires internationales dont la première victime se trouve toujours être le Tiers-Monde. L’Irak est au premier rang de la lutte pour un monde meilleur.

25 avril 2010

Abdul Ilah Albayaty est un analyste politique irakien et membre du Comité Exécutif du BRussells Tribunal .

http://irakiennes.blogspot.com/2010/04/en-irak-obama-choisi-la-continuation-de.html


1-5 Dave Lindorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

Plaidoyer pour la destitution de Barack Obama 

En 2005-2006, j’ai écrit un livre « The Case for Impeachement » (« plaidoyer pour une destitution » – NdT) dans lequel j’ai présenté des arguments en faveur d’une destitution du Président George W. Bush et du Vice-président Dick Cheney, ainsi que d’autres hauts responsables de l’administration Bush/Cheney tels que Condoleezza Rice, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le ministre de la Justice Alberto Gonzales, pour crimes de guerres et violation de la constitution des Etats-Unis.

A présent, lorsque je mentionne le titre du livre, parfois certains me demandent, sur le ton de la plaisanterie, si je me réfère au président actuel, Barack Obama.

C’est triste à dire, mais le temps est venu, à peine 14 mois après l’entrée en fonctions du nouveau président, de répondre que oui, ce président, et certains de ses subordonnés, sont coupables eux aussi de crimes de guerre – dont beaucoup sont les mêmes que ceux commis par Bush et Cheney - pouvant mener à une destitution.

Commençons par la guerre en Afghanistan, qu’Obama a personnellement pris en charge par une escalade qui verra le nombre de soldats US dans ce pays (sans compter les mercenaires embauchés par le Pentagone) s’élever à 100.000 d’ici le mois d’Août prochain.

Ce président a autorisé l’emploi de drones Predator (avions sans pilotes) pour mener une campagne de bombardements contre le Pakistan ce qui a pour effet d’étendre illégalement la guerre en Afghanistan vers un autre pays sans l’autorisation du Congrès. Ces avions sans pilotes sont connus pour tuer beaucoup plus de passants innocents que d’ennemis, ce qui rend leur emploi comme armes fondamentalement illégal. De plus, cette vague d’attaques contre le Pakistan constitue une guerre d’agression contre un pays tiers, si le mot « guerre » a encore un sens, et par conséquence une violation de la Charte des Nations Unies. L’acte de déclencher une guerre d’agression contre un pays qui ne représente aucune menace imminente pour l’agresseur est considéré par la Charte et la Charte du Tribunal de Nuremberg comme le plus grave de tous les crimes de guerre.

Le président, en tant que commandant en Chef, en collusion avec le ministre de la justice Eric Holder, à bloqué toute poursuite contre ceux qui ont autorisé et appliqué la torture contre des prisonniers pendant la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan et aussi la soi-disant guerre contre le terrorisme – notamment le juge de la Cour d’Appel Jay Baybee et le professeur de droit à l’université de Berkeley John Woo qui, comme avocats du ministère de la Justice, ont rédigé les memos qui justifiaient l’usage de la torture – et qui permettent encore aujourd’hui la poursuite de telles pratiques contre les prisonniers. Tout ceci constitue une violation claire des Conventions de Genève qui font partie intégrante, de par les traités signés, de la Constitution des Etats-Unis. Selon ces traités, les responsables dans la chaîne de commande qui permettent ou s’abstiennent de punir les auteurs de torture se rendent eux-mêmes coupables de torture.

En tant que Commandant en Chef, le Président Obama a aussi supervisé une stratégie en Afghanistan qui consiste à étendre les attaques contres les civils. Comme en Irak sous l’administration Bush, la phase actuelle de la guerre en Afghanistan provoque plus de morts parmi les civils que parmi les combattants ennemis, à cause de l’emploi d’armes telles que des hélicoptères dotés de canons, des bombardements aériens, des bombes à fragmentation, etc, ainsi que le recours à des tactiques de raids nocturnes contre des zones habitées censées abriter des insurgés – des raids qui se soldent fréquemment par la mort de nombreux hommes, femmes et enfants innocents. Il est significatif de constater que la récente exécution de sang froid de 9 étudiants, âgés entre 11 et 18 ans, par des forces dirigées par les Etats-Unis n’a donné lieu à aucune poursuite ni enquête. Au contraire, l’affaire est étouffée et ignorée, avec l’évident accord de la Maison Blanche et des chefs du Pentagone.

De plus, il est largement admis que le Général Stanley McChrystal, qui a dirigé une opération à grande échelle d’escadrons de la mort en Irak avant d’être nommé à son poste actuel, est actuellement en train de diriger une campagne similaire d’assassinats en Afghanistan – une campagne qui rappelle le sinistre Programme Phénix dans les années 60 au Vietnam – qui se solde par de nombreux morts chez les Afghans innocents.

En politique intérieure, le président a autorisé la poursuite des détentions sans procès de centaines de prisonniers à Guantanamo et dans d’autres prisons, dont la base aérienne de Bagram en Afghanistan. Son directeur à la Sécurité Nationale a même déclaré que la politique de l’administration actuelle était que les citoyens américains qui seraient considérés par le gouvernement d’être des combattants ennemis ou des terroristes pourraient faire l’objet d’exécutions extra-judiciaires. Des crimes d’état officiellement assumés constituent une violation flagrante de la Constitution qui précise clairement que chaque Américain bénéficie de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable.

Le président a aussi poursuivi, et d’une certaine façon même renforcé, le programme de Bush/Cheney d’espionnage sans mandat des communications électroniques de millions d’Américains par l’Agence de Sécurité Nationale (NSA). Une partie de ce programme, la surveillance d’une organisation caritative islamique vient d’être déclarée illégale par un juge fédéral dans une affaire qui l’opposait à l’administration Bush/Cheney, mais que la présente administration persistait à défendre. Il n’est pas encore connu si l’administration Obama décidera de faire appel de ce jugement. Alors que l’affaire en question ne constitue pas un crime de la part de l’administration Obama, il est cependant clair qu’elle représente la pointe d’un gigantesque iceberg d’espionnage intérieur, et le fait que l’administration déploie autant d’efforts pour clore ce procès ou le gagner indique qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé et que la NSA agit ainsi à une très grande échelle. En fait, si cette affaire a atterri un jour devant un tribunal, c’est uniquement parce qu’un rapport qui décrivait les détails de la surveillance avait été envoyé par erreur par courrier électronique aux victimes de la surveillance.

Et pendant que nous y sommes, je voudrais dire aussi qu’il y a suffisamment d’éléments pour destituer le secrétaire au Trésor Timothy Geither qui, lorsqu’il dirigeait la Réserve Fédérale de New York, parait avoir été complice d’une tentative pour étouffer la fraude massive de Lehman Brothers, puis en tant que secrétaire au Trésor, a participé à la plus grande distribution d’argent des contribuables à plusieurs des plus grandes banques du pays.

L’énumération des violations de la Constitution et des crimes commis montrent que ce président, comme son prédécesseur, et pratiquement depuis son premier jour de mandat, perpétue les actions criminelles et anticonstitutionnelles qui menacent l’existence même d’un gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis.

En termes simples : le Président Barack Obama, et son ministre de la Justice Eric Holder, son ministre de la Défense Robert Gates, son ministre de l’Economie Geithner, devraient être destitués pour crimes de guerre et crimes contre la Constitution.

Bien sûr, après avoir assisté pendant deux ans à un Congrès Démocrate faillir sans honte à son devoir de lancer une procédure de destitution contre le Président Bush et le Vice-président Cheney ainsi que leurs subordonnés criminels, je ne me fais aucune illusion quant à la destitution du président actuel.

Cela dit, je crois qu’il est important de faire savoir publiquement que ce président, comme son prédécesseur, mérite la destitution pour de graves délits et crimes.

Dave Lindorff

ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/lindorf...

4 avril 2010

Traduction - dans l’expression "premier président noir des Etats-Unis", les seuls mots qui comptent sont "président " et "Etats-Unis" - par VD pour Le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Plaidoyer-pour-la-destitution-de-Barack-Obama.html



2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Entretien n°10 - FBI-Saddam Hussein
.Gilles Munier

Koweït - 1991
« C’était la guerre… »,   dit Saddam Hussein  

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 27 février 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

Hussein a été informé que cette session serait la suite de la précédente sur l’invasion du Koweit. La conversation commencera par une discussion de la Résolution 662 des Nations unies qui ne reconnaissait pas l’annexion du Koweït par l’Irak.

Sur la réaction du gouvernement irakien face à cette résolution, Hussein a dit : « il ne s’est rien passé ». Selon Hussein, quand les Etats-Unis ont décidé d’attaquer l’Irak, l’annexion du Koweït était la seule solution. Il n’y avait, alors, aucune autre solution politique. Il a rappelé ce qu’il avait expliqué auparavant, à savoir que les soldats irakiens ne se seraient pas vraiment battus ou « ne se  seraient pas occupés du Koweït » si ce dernier n’avait pas été annexé. Les agissements des Etats-Unis « nous ont forcé la main ».

La qualité de membre de l’ONU de l’Irak aurait dû empêcher l’invasion

Quand il lui fut remarqué que la Résolution 662 avait été passée en août 1990, bien avant l’action des forces US ou de la coalition, Hussein a déclaré que les forces militaires rassemblées contre l’Irak étaient déjà en Arabie Saoudite. Cela, s’ajoutant à d’autres décisions et annonces par les Etats-Unis, indiquait un prélude à l’attaque de l’Irak par les Etats-Unis.

Hussein a noté que, pendant huit ans, les Nations unies ont semblé « observer » de loin la guerre Iran-Irak sans sembler concernées. C’est seulement vers la fin du conflit, quand l’Irak eut défait les forces iraniennes que les Nations unies ont proposé un accord de cessez-le-feu. Quelques-uns des pays les plus importants désiraient voir l’Iran et l’Irak « vidés de leur force ». Les Nations unies « s’ingéraient » partout. Il pense que la qualité de membre de l’ONU de l’Irak aurait dû empêcher l’invasion de 1991 et la  présente occupation du pays (1).

Hussein a demandé si des efforts légitimes avaient été faits par les Nations unies ou des pays particuliers pour prévenir le conflit avec le Koweït ou pour fixer un terme au retrait après l’invasion. Il a réfuté qu’il y ait eu une telle initiative. Hussein a déclaré que l’Union soviétique avait proposé un plan de retrait que l’Irak avait accepté. Cependant, les Nations unies ont rejeté cette proposition. L’Egypte, selon Hussein, « n’a rien fait ».

Pourquoi les Nations unies n'attaquent-ils Israël ?

L’initiative d’un plan de retrait du Koweït est venue de l’Irak. Le 12 août 1990, l’Irak a proposé une solution « pour tout le monde dans la région ». Ce plan incluait l’application des précédentes décisions de l’ONU sur les terres occupées par Israël. Hussein a demandé pourquoi les Nations unies n’ont pas attaqué Israël pour n’avoir pas respecté ses résolutions. Hussein a observé que les « manquements » d’Israël sont ignorés par les Nations unies, ce qui n’est pas le cas pour l’Irak où elles se sentent toujours concernées.

Pas d’atrocités au Koweït

Au cours de l’occupation du Koweït par l’Irak, Hussein a nié savoir que des atrocités avaient été commises par les militaires irakiens qui incluaient outre des peines, mais aussi, par exemple l’exécution de Koweitiens qui priaient sur le toit de leur maison, qui refusaient de suspendre des portraits de Hussein, qui accrochaient des portraits de l’ancienne famille royale ou qui écrivaient des graffiti anti-irakiens. « C’est la première fois que j’entends cela » a-t-il dit.  Il ne croit pas que, parmi ces offenses punissables, deux d’entre elles aient pu être qualifiées de crimes : d’abord, le gouvernement irakien n’oblige pas les Irakiens à exhiber des portraits de Hussein et donc, il ne pouvait pas forcer les Koweitiens à le faire. En Irak, les citoyens choisissent de plein gré d’afficher des portraits de Hussein chez eux. Deuxièmement, il n’était interdit ni aux Irakiens, ni aux Koweitiens de prier là où ils le voulaient, encore moins sur leur toit. Ces offenses prétendument punissables « doivent peser sur la conscience de leur auteur » et ce dernier est un menteur.

Hussein a reconnu deux peut-être trois incidents où des soldats irakiens avaient été exécutés au Koweït. L’un concerne un soldat qui avait cambriolé et l’autre, un Lieutenant-Colonel irakien qui avait agressé une femme au Koweit. Son corps est resté exposé au public pendant 48 heures pour que tous les officiers et soldats irakiens le voient et pour que le règlement soit respecté. Quant au troisième, il ne se souvient pas des détails.

Hussein dément connaître le nombre de Koweitiens, militaires ou civils, tués au cours des combats ou au cours des dites atrocités. Hussein a dit : « C’était la guerre ». Il a ajouté que l’Irak est un pays du tiers monde, signataire de la Convention de Genève. Les Etats-Unis sont un pays évolué qui, à tout le moins, ne devrait pas commettre  les mêmes fautes qu’un pays du tiers monde. Il a mis en doute les statistiques sur le nombre d’Irakiens tués, les violences commises contre eux,  ou les prisonniers irakiens torturés par les forces américaines.

Les Irakiens n’ont pas mis le feu aux puits de pétrole

Sur la mise à feu des puits de pétrole au Koweït lors du repli des forces irakiennes et le désastre ultérieur sur l’environnement, le pire de toute l’histoire, Hussein a demandé : « Plus que Chernobyl ? ». Il a demandé à connaître le nombre de personnes mortes au Koweït à cause des fumées des feux. Hussein a démenti que les forces militaires irakiennes aient mis le feu aux puits. Il a reconnu que les militaires irakiens ont brûlé du « pétrole dans les tranchées » lors de leur retrait. La fumée brouillait le repérage des cibles pour les avions  de la coalition et réduisait le nombre de morts militaires. Il a reconnu qu’on lui avait dit que « quelques » puits avaient brûlé. Il a déclaré que, même si on lui  montrait des photos ou des vidéos de ces événements, il ne croirait pas que les forces irakiennes aient commis de tels actes. Il a maintenu qu’il est facile de manipuler et  fabriquer ce type de produit médiatique.  Pour lui, ce ne serait pas un crime si les militaires irakiens avaient  brûlé du pétrole pour éviter une attaque aérienne. Si cela était arrivé, c’eut été l’acte d’une personne désespérée  qui, pour se défendre, ne disposait d’aucune arme. Quand on lui a demandé si on lui avait apporté la preuve que les 150 feux de puits au Koweit avaient été un acte de sabotage des militaires irakiens et non un acte de défense, Hussein a déclaré qu’il fournirait une réponse en son temps.

Sur les exécutions de soldats irakiens, précédemment discutées, Hussein a déclaré qu’il en avait été informé verbalement ou par écrit. De toute évidence, un procès avait eu lieu avant l’exécution. Sans cette réaction immédiate, certes dure, d’autres crimes, des centaines peut-être auraient été enregistrés au Koweït.

Ali Hassan al-Majid, principal officiel irakien au Koweït

Husssein a déclaré qu’Ali Hassan al-Majid était membre du CCR (Conseil du Commandement de la Révolution) lors de l’occupation du Koweit. Son rôle a été « d’arranger et de tout organiser au Koweit ». La décision de donner autorité à Al-Majid a été prise lors d’une réunion officielle du CCR. Al-Majid était le principal officiel irakien au Koweït.

Sur les autres fonctionnaires irakiens nommés au Koweït,  ceux-ci étaient nombreux, de l’agent de circulation aux hauts responsables du gouvernement. Hussein dit ne pas avoir d’informations additionnelles sur les autres personnes ayant exercé des responsabilités au Koweït et n’a fourni aucun autre nom d’officiels irakiens au Koweït. Hussein a ajouté que le gouvernement irakien avait essayé de fournir tous les services aux Koweitiens, particulièrement les services indispensables comme l’eau, l’électricité.

Sur l’émergence d’une résistance koweitienne au cours de l’occupation irakienne et les efforts des Services secrets  irakiens (SSI) pour l’endiguer, Hussein a déclaré : « je n’ai aucune réponse à cela ». A la question réitérée, il a répondu qu’il avait donné sa réponse et « qu’il n’était pas quelqu’un qui « balance » ses amis ».  

« Je ne suis pas l’ex-Président. Je suis toujours le Président de l’Irak »

On a demandé à Hussein quelle était, en tant qu’ex-président de l’Irak, sa politique en matière de traitement de prisonniers de guerre. « Je ne suis pas l’ex-Président. Je suis toujours le Président de l’Irak ». Il a ajouté qu’il respectait encore la volonté du peuple (son soutien, puisqu’il était leur président). L’Irak respecte la Convention de Genève et  qu’il avait demandé à d’autres d’en faire autant. Hussein a ajouté que, dans ses discours, il demandait toujours à chaque soldat de la respecter, de se souvenir des « principes religieux » et de s’y tenir.

Hussein a démenti avoir donné des ordres pour maltraiter, malmener ou torturer les prisonniers militaires US. Selon Hussein, une telle déclaration aurait sali sa réputation aux yeux du peuple et était donc inacceptable. D’autres ont peut-être dit qu’Hussein avait pris de tels ordres pour s’absoudre de toute responsabilité. S’ils  affirment de telles choses, il dit qu’il en accepterait la responsabilité de ces accusations, en tant que commandant, aussi longtemps qu’un tel aveu ne le déshonorera pas. Hussein a déclaré qu’il n’aurait pas donné de tels ordres à cause des enseignements de la religion. Hussein a cité un proverbe qui dit « Il y a un puits au Paradis. Celui qui nourrit  un orphelin ou  un prisonnier boira de l’eau de ce puits ». Il a déclaré que la preuve des ses croyances se trouve dans ses discours alors que, précédemment, il avait assuré que ce qui importait  ce sont les actes non les mots. Il a alors observé que ses discours en tant que Président sont importants.

A propos des informations, dignes de confiance, selon lesquelles l’Irak a expédié les dirigeants koweitiens hors du pays,  prétendument avec l’assentiment des citoyens koweitiens, pour qu’ensuite le peuple koweitien les acclame à leur retour, Hussein a été d’avis que les dirigeants (koweitiens) qui avaient accueilli l’occupation étrangère (des Etats-Unis) de leur pays, devaient être expulsés par la force. Selon Hussein, les dirigeants koweitiens ne venaient pas du " peuple" . Au contraire, il avait été mis là, à l'origine, par les Britanniques. Il a ajouté qu'il connaissait le sentiment des citoyens koweitiens avant l'invasion et après l'occupation des forces irakiennes. Si, après l'occupation de l'Irak, les Koweitiens avaient réclamé leurs anciens dirigeants, a déclaré Hussein, il aurait respecté leur décision.

Hussein a redit sa croyance, comme exprimé dans un entretien précédent, que quiconque « conspire contre un frère » doit être chassé (dans ce cas, le Koweït). Sur la tradition ou l’entendement que les pays arabes ne doivent pas prendre les armes les uns contre les autres, Hussein a déclaré qu’il y croyait et qu’il l’avait affirmé publiquement dans ses discours bien avant l’invasion du Koweït. D’autres pays arabes, et le Koweit en particulier, ont refusé d’obéir à ce principe. L’Arabie saoudite a confisqué des territoires au Yemen, la Syrie continue d’occuper des territoires au Liban, l’Egypte a pris des territoires au Soudan et s’est comportée de manière agressive envers la Libye.

Les recherches d’un pilote américain abattu au-dessus de l’Irak ont été facilitées

Revenant sur le sujet des prisonniers de guerre américains, Hussein a de nouveau nié avoir connaissance de tortures ou de mauvais traitements comme le montrent les documents médicaux fournis  après leur rapatriement. Hussein a demandé si ces résultats ont été obtenus par les Américains ou un organisme d’enquête indépendant. Il a rappelé qu’aucun mauvais traitement n’était tolérable qu’il s’agisse d’un citoyen irakien ou de citoyens de pays-tiers. Il dément que ces mauvais traitements ou tortures aient fait l’objet d’une information à la direction irakienne.

Dans le contexte de la discussion sur les accusations de mauvais traitements des prisonniers de guerre US, l’interviewer a fait remarquer que : « Le gouvernement US, l’ONU et la Croix-Rouge ont porté ses allégations à la connaissance du gouvernement irakien. Elles n’étaient peut-être pas du ressort du Président et  personne au sein de la direction irakienne ne les  a prises en compte ». Hussein a répliqué : « Ce dont on m’a parlé est qu’il y avait un prisonnier américain, pas un prisonnier, excusez-moi, mais un Américain. Je pense que c’était un officier. On m’a dit que son avion avait été abattu dans le désert occidental mais qu’il s’était parachuté et que les Américains le recherchaient.  Ils m’ont montré les documents et je leur ai commandé de faciliter la mission et conseillé de dire qu’ils étaient les bienvenus. Qu’ils aient l’information pour qu’ils ne disent pas que nous l’avons trafiquée. Qu’ils la gardent par devers eux. Quant aux gens à sa recherche, faites-les venir pour nous dire où est ce pilote, je veux dire, qu’ils fassent les recherches ».

Hussein ne se souvient pas du nom du pilote, même qu’il s’appelait Speicher (2). Il a dit aux officiels irakiens de permettre aux Américains d'effectuer les recherches. Il a aussi constaté que ces officiels les "ont aidé" à recueillir des renseignements sur l'endroit où il se trouvait.

Notes :

(1) L’Irak est un des pays fondateur des Nations unies.

(2) Le pilote Michael Scott Speicher a été abattu, le 17 janvier 1991, durant la première nuit de l’Opération Tempête du Désert. Pendant des années, les Etats-Unis ont accusé l’Irak de le détenir. Ses restes ont été retrouvés dans le désert par les Marines, en août 2009. Des bédouins l’avaient enterré.

Gilles Munier

Mardi 20 avril 2010                                                            

Baghdad Operation Center
27  février 2004  

Entretien conduit par George L. Piro
Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez
Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes

 G. Munier/X.Jardez - Traduction en français et notes
Publié le 20 avril 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Irak.Gilles_Munier.200410.htm


2-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel »

Entretien FBI-Saddam Hussein n°12

Janvier1991 -

Saddam : « Nous désirions la paix » - La guerre a ses fortunes et déboires, telle est la volonté de Dieu - Saddam dit qu’il souscrivait à un document plus ancien que la Convention de Genève : le Coran

Sur France-Irak Actualité

COMPLET : http://www.france-irak-actualite.com/article-entretien-n-...


2-3 Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de l’examen du TNP  

 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  », a rappelé le président iranien, lors de la Conférence de l’examen du TNP, à New York. « Les réunions de l’Assemblée sur la révision et l’examen du TNP comptent, indubitablement, parmi les plus importantes réunions de cette organe depuis sa fondation. », d’après Mahmoud Ahmadinejad.

« L’une des plus essentielles préoccupations de toute l’Histoire de l’Humanité a été, sans aucun doute, l’établissement d’une sécurité stable, car sans la sécurité, aucun des objectifs et des idéaux matériels et spirituels de l’Humanité ne peut être réalisé. Sans la sécurité stable, aucun progrès, ni développement, n’est envisageable. », a-t-il rappelé. « Aucun pays, ni peuple ou gouvernement ne peut se passer de la sécurité. » a ponctué Ahmadinejad.

« Bien qu’une grande partie des ressources des nations ait été dépensée pour la prétendue sauvegarde de la sécurité nationale, aucune signe témoignant de l’amélioration de la situation ou d’une diminution de l’ambiance de menace n’a été constaté. », a-t-il ajouté, rappelant que le stockage des bombes nucléaires, même sous le prétexte de la dissuasion, est une démarche très dangereuse qui déstabilise, en premier lieu, le pays qui abrite ces armes.

Le président iranien a, ensuite, évoqué l’usage de deux bombes atomiques, à Hiroshima et Nagasaki, et de bombes atomiques affaiblies, dans le sud de l’Irak. « La bombe atomique est donc, indique-t-il, un incendie qui ravage l’Humanité, non pas une arme de défense. »

« Se doter de la bombe nucléaire n’est, donc, pas une gloire ; c’est une action dégradante. », a dit Ahmadinejad, pour lequel, l’usage de bombes atomiques n’a aucun équivalent parmi les crimes commis, tout au long de l’Histoire de l’Humanité. « Ceux qui ont massacré des centaines de milliers de civils avec des bombes atomiques et qui ont incendié deux villes entières, sont considérés, aujourd’hui, comme les hommes les plus méprisables. Le Conseil de sécurité et l’ONU n’ont pas encore su établir une sécurité stable dans les relations internationales. », a-t-il rappelé.

Le président iranien a évoqué la politique qui aboutit à la suprématie de quelques gouvernements maximalistes et arrogants, ainsi que l’incompétence et le déséquilibre du TNP. « Les premières armes nucléaires ont été fabriquées et utilisées par les Etats-Unis ; ce qui a placé ce pays au premier rang des puissances mondiales. Cela a, pourtant, encouragé les autres à la course aux armements. Ahmadinejad a fait, ensuite, allusion à la politique de dissuasion, prétexte pour inciter les détenteurs d’armes nucléaires à proliférer et à stocker davantage d’armes atomiques. « D’après des rapports non officiels, plus de 20.000 ogives nucléaires existent dans le monde, dont la moitié est stockée dans les arsenaux des Etats-Unis. Parmi toutes ces armes, environ, 2.500 ogives sont stratégiques et visent des objectifs vitaux du monde. », a dit Ahmadinejad qui n’a pas manqué de rappeler l’instrumentalisation unilatérale par le Conseil de sécurité et l’AIEA. « Les détenteurs d’armes nucléaires, qui bénéficient de privilèges spéciaux, figurent parmi les plus hautes instances de décision de la sécurité du monde et de l’AIEA. » «  Tous les membres de l’AIEA qui ne détiennent pas d’armes nucléaires, n’ont jamais pu profiter de l’énergie nucléaire, à fins civiles, alors qu’ils ont le droit, dans le cadre de l’article 6 du TNP, d’en bénéficier et d’en profiter. Et cela, alors que le régime sioniste, qui n’est pas membre du TNP, dispose de 200 ogives nucléaires, et se trouve à l’origine de plusieurs guerres d’envergure, menaçant les autres peuples et nations de la région, et qu’il bénéficie, en outre, du soutien absolu des Etats-Unis, pour proliférer ses armes nucléaires.

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/34541

03/05/2010

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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