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14/05/2010

n° 330 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 21-04 au 12/05/10: - Fin:

n° 330 - Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane - 21-04 au 12/05/10: - Fin:

- La résistance contre l’occupation est légitime.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 340 - du 21-04 au 12/05/10    

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "journal " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

4 Dossiers

4-1 La résistance contre l’occupation est légitime.

4-2 Tom Hayden : Los Angeles Times : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

4-3 Bernard Duraud : Chape de plomb sur la guerre britannique en Afghanistan.

4-4 Profession chiens de guerre

 



4 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

4-1 La résistance contre l’occupation est légitime.

Conférence internationale pour une paix juste en Afghanistan - Rome, fin 2010

En octobre 2001, au nom de la croisade anti-terroriste et anti-islamique, les Etats-Unis, ayant obtenu une honteuse autorisation de part du Conseil de Sécurité des Nations Unies, attaquèrent et occupèrent l’Afghanistan.

Le régime des Résistants fut renversé à cause de l’énorme désavantage par rapport aux agresseurs, aussi bien qu’à cause de sa répression de toute dissension politique ou culturelle.
Après deux décennies de souffrances, beaucoup d’Afghans voulurent croire aux promesses des agresseurs : ils espérèrent que les Américains auraient malgré tout apporté le bien-être, la paix et la liberté.

Notables, intellectuels, politiciens, oulémas, entrèrent donc dans la cour de la marionnette Karzai. Parmi eux se trouvaient aussi des seigneurs de la guerre, de véritables criminels responsables de graves crimes contre le peuple.

Il fallut peu de temps aux Afghans pour comprendre la grande tromperie impérialiste.
La marée d’argent qui affluait vers le pays était empochée par les nouveaux parasites, se déversait dans les comptes bancaires des occidentaux, de beaucoup d’ONG et des collaborationnistes des occupants, ou finançait les entreprises étrangères vouées au pillage des ressources nationales.

La grande masse du peuple, tant à Kaboul que dans les zones rurales, vit empirer ses conditions de vie, pendant que l’armée d’occupation se conduisait de façon arrogante et raciste, et le gouvernement Karzai, de plus en plus corrompu, détruisait le peu de droit civils initialement concédés.

Dans de telles conditions, le peuple afghan, bien qu’il désirât la paix, n’avait d’autre choix que celui de la résistance.

Contre les premiers foyers de la résistance les occupants recoururent à la poigne de fer, tuant des innocents, enfermant des milliers d’Afghans dans des prisons inhumaines, bombardant les villages sans discernement.

Ils étaient convaincus de pouvoir soumettre par la terreur l’indomptable peuple afghan. Ils obtinrent l’effet inverse. Année après année, la résistance a vu croître son soutien et sa capacité de combattre, infligeant des pertes toujours majeures aux occupants des US et de l’OTAN.

Les impérialistes, prisonniers de leur hybris, ont répondu de la seule façon qu’ils connaissent : en intensifiant la violence pour essayer d’écraser la résistance populaire. Ainsi faisant, ils ont en outre contribué à déstabiliser la région entière, entraînant le Pakistan au bord de la guerre civile.

Ainsi Obama, insouciant de l’opinion des citoyens nord-américains et européens, a suivi les traces du belliciste Bush. Il suit donc trois chemins : l’utilisation d’armes toujours plus sophistiquées et l’augmentation des troupes ; la division de la résistance (en soudoyant et corrompant les prétendus « bons Résistants » pour les mettre contre les « mauvais ») ; enfin une criminalisation systématique de la résistance, dépeinte comme terroriste, rétrograde et obscurantiste.

Les agresseurs états-uniens et de l’OTAN, en concentrant leurs forces dans le sud-ouest de l’Afghanistan, qui est une zone à majorité pachtoune, envoient aux autres nationalités le message que les Pachtounes seuls seraient un obstacle à la stabilité et à la reconstruction ; il s’agit pour eux d’attiser le feu de la rivalité entre Pachtounes et non-Pachtounes, comme ils l’ont fait en Irak entre les Sunnites et les Chiites.

Il faut rejeter cette triple stratégie. Il faut rejeter toute augmentation des troupes, il faut s’opposer à la stratégie, qui a réussi en Irak, de déclencher une guerre civile entre Afghans, il faut dire que la Résistance n’est pas terroriste et n’est pas faite seulement par les Résistants. Il s’agit d’une lutte légitime de libération nationale et elle est animée par des dizaines de milliers de partisans qui peuvent tenir tête aux occupants justement parce qu’ils ont un soutien solide et ramifié en de nombreux secteurs de la population, indépendamment de leur nationalité ou foi religieuse.

Il est nécessaire de se battre pour une solution juste au conflit, et aucune solution juste ne sera possible tant que toutes les troupes d’occupation ne se seront pas retirées, tant que le gouvernement Karzai n'aura pas disparu avec ses maîtres, remettant au peuple afghan le droit de décider de son avenir.

Arrêter les bombardements et le massacre d’innocents !
Mettre fin à la violation des droits humains et aux tortures !
Libérer tous les patriotes prisonniers !
Indemniser les victimes de l’occupation et des brutalités commises par les occupants !
Reconnaître
la Résistance comme lutte légitime de libération nationale !
Considérer les partisans afghans comme combattants légitimes et non comme terroristes !
Retirer immédiatement de l’Afghanistan les troupes d’occupation US et OTAN !
Pas d’autre armée d’occupation, pas même en uniforme des Nations Unies !
Incriminer G. W. Bush comme criminel de guerre !
Pour le droit de l’Afghanistan et de tous les peuples opprimés à l’autodétermination !

A cette fin nous invitons quiconque partage l’esprit de cet appel à participer à la CONFÉRENCE INTERNATIONALE POUR LE PEUPLE AFGHAN qui aura lieu à Rome avant fin 2010.

le comité promoteur international

26. Avril

 www.peaceforafghanistan.net

http://www.antiimperialista.org:80/fr/node/6420


4-2 Tom Hayden : Los Angeles Times : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

Quelle est la marge de manoeuvre de Barack Obama pour mettre fin aux guerres initiées après le 11/9 ? On ne peut évidemment pas s’arrêter à son discours devant les troupes à Baghram ou encore à ses sorties sur la menace nucléaire terroriste, qui semblent davantage guidées par une certaine propagande déjà souvent employée mais qui connaît ses limites. Au-delà de ces discours, quelle est véritablement sa vision de l’avenir du monde et de la place des États-Unis sur le futur échiquier international ? Le député de Californie Tom hayden nous dresse ici un tableau consternant de ce qui ressort de certains documents décrivant la "Longue Guerre" voulue par certains milieux de l’Administration US.

Notre gouvernement prévoit de rester en guerre pendant les 80 prochaines années.

Ça pose un problème à quelqu’un ?

Sans débat public et sans en référer au Congrès, certains responsables du Pentagone et des personnes partageant la même optique ont fait leur une doctrine dite de la Longue Guerre, qui prévoit un « arc d’instabilité » s’étendant de l’Europe à l’Asie du Sud du fait de groupes rebelles et dont la durée serait de 50 à 80 ans. Selon l’un de ses architectes, l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan ne sont que « de petites guerres au sein d’une grande. »

Considérez l’aplomb d’une telle idée. Une guerre non déclarée de 80 ans engloberait les 20 mandats présidentiels à venir, s’étendant loin dans le futur d’électeurs encore à naître. Le coût humain pour les États-Unis des interventions en Irak et en Afghanistan approche maintenant des 5000 morts, nombre à multiplier par un coefficient élevé pour obtenir le nombre de blessés. En tenant compte des morts américains du 11-Septembre, nous voilà à 8000 morts jusqu’à présent, dans cette première décennie de la Longue Guerre. Et si les forces armées américaines sont déjà fortement sollicitées aujourd’hui, essayez de vous représenter sept autres décennies de combat.

Le coût économique est également inimaginable. Selon les économistes Joseph E Stiglitz et Linda Bilmes, la guerre d’Irak coûtera à elle-seule 3 000 milliards de dollars. Ces coûts, ajoutés aux programmes déficitaires des dernières années, « ne laissent virtuellement aucune marge de manoeuvre aux initiatives intérieures de Monsieur Obama et de ses successeurs, » selon une analyse budgétaire réalisée par le New York Times en février. Le fait de continuer à financer la Longue Guerre par du déficit budgétaire dépouillera les jeunes générations d’aujourd’hui des ressources nécessaires à leur avenir.

Le terme «Longue Guerre» a été appliqué pour la première fois en 2004 aux conflits post- 11 Septembre impliquant l’Amérique par le général John P. Abizaid, alors à la tête de l’ U.S. Central Command , et par le Chef d’État-major des Armées, le général Richard B. Myers, en 2005, alors qu’il s’apprêtait à partir à la retraite.

Selon David Kilcullen, un conseiller haut placé en contre-insurrection auprès du général David H. Petraeus et partisan de la doctrine de la Longue Guerre, le concept a été affûté depuis « une succession de bureaux aveugles enfouis à l’intérieur du Pentagone » par une petite équipe qui a réussi à faire pression pour que le terme soit intégré en 2006 dans la Quadrenial Defense Review, le schéma militaire à long terme de la nation. Le Président George W. Bush a déclaré lors de son allocution sur l’État de l’Union en 2006 que « notre propre génération est engagée dans une longue guerre contre un ennemi déterminé. »

Le concept a petit à petit gagné en crédibilité. Un reporter du Washington Post reconverti dans l’écriture, Thomas E. Ricks, a utilisé « La Longue Guerre » comme titre de son livre sur l’Irak publié en 2009, dans lequel il prédisait que les États-Unis n’en étaient qu’à la moitié de leur phase de combat sur ce théâtre d’opérations.

L’expression s’est immiscée dans le langage juridique. La juge de la Cour d’appel fédérale Janice Rogers Brown, enfant chérie de la droite américaine, a récemment émis un avis en faveur de la détention permanente des prisonniers parce que sinon, « chaque campagne réussie dans une longue guerre déclencherait l’obligation de relâcher les combattants taliban capturés lors d’affrontements antérieurs. »

Parmi les analystes de la Défense, Andrew J. Bacevich, un vétéran du Vietnam qui enseigne à l’université de Boston, est le critique le plus en pointe de la doctrine de la Longue Guerre, dénonçant le fait qu’elle soit issue « d’un petit groupe de spécialistes auto-entretenus et auto-proclamés » qui voient l’opinion publique comme « un objet de manipulation » dans la mesure où ils ne lui accordent pas la moindre considération.

La Longue Guerre a atteint un rythme de croisière, bien que le terme soit absent de la Quadrenial Defense Review divulguée par le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates en février. Un commentateur a noté la préférence affichée dans le document pour en finir  avec « nos guerres actuelles avant de penser aux suivantes. »

Toujours est-il que nous menons des guerres qui s’enchaînent les unes aux autres sans qu’il soit possible d’y voir clairement un terme. Les divisions politiques en Irak pourraient compromettre le retrait complet des troupes U.S. prévu pour 2012.

Alors que le niveau des troupes diminue en Irak, il a été porté à 100.000 en Afghanistan, où l’émissaire Richard C. Holbrooke a eu cette fameuse formule selon laquelle la réussite sera acquise « quand nous la verrons. » La guerre afghane a repoussé al-Qaïda au Pakistan, où des officiers de renseignement U.S. collaborent clandestinement avec l’armée pakistanaise. Récemment, nos forces spéciales ont monté des opérations clandestines au Yémen.

Ça ne finit jamais. L’expert britannique en sécurité Peter Neumann a dit au King’s College que l’Europe était le « centre névralgique » du Jihad mondial du fait des terroristes immergés dans des havres protégés par des lois garantes des libertés civiques. Cela pourrait-il signifier que l’OTAN serait amenée à occuper l’Europe ?

Il est temps que la Longue Guerre soit placée sous les projecteurs et fasse l’objet de consultations aux Congrès et d’examens par les médias. Le peuple américain a droit à la parole dans la détermination d’une stratégie qui affectera son futur et celui de ses petits-enfants. Il existe au moins trois importantes questions à traiter lors de débats publics :

Quel est le rôle de la Longue Guerre dans la politique des États-Unis aujourd’hui ? Est-ce que le Pentagone ou le président peuvent imposer de telles décisions bellicistes sans débat et sans ratification du Congrès ?

Qui exactement est l’ennemi dans cette Longue Guerre ? Est-ce qu’al-Qaïda (ou le «fondamentalisme islamique») est considéré comme un ennemi unifié au même titre que la «conspiration communiste internationale» était censée l’être ? Est-ce qu’une Longue Guerre peut être engagée avec un simple blanc-seing pour agir contre tout groupe décentralisé situé dans n’importe que pays, de l’Europe à l’Asie du Sud ?

Par-dessus tout, quel sera le coût d’une Longue Guerre mesuré en dollars payés par le contribuable américain, en vies d’Américains, et en respect du monde extérieur envers l’Amérique ? Est-ce tenable ? Sinon, quelles sont les options alternatives ?

Le Président Obama a implicitement fait part de son propre désaccord avec la doctrine de la Longue Guerre sans en rejeter ouvertement le terme. Il a plaidé pour un retrait de toutes les troupes U.S. d’Irak d’ici à 2012, différant en cela de ceux qui, comme Ricks, prédisent la poursuite des combats, aboutissant à une occupation à la façon de la Corée. Obama plaide également pour entamer le retrait des troupes américaines d’Afghanistan d’ici à l’été 2011, par opposition à ceux qui exigent que nous restions jusqu’à une victoire non définie. Obama a dit aux cadets de West Point que « l’engagement de nos troupes en Afghanistan ne peut pas être indéfini, car la nation que je suis le plus intéressé à construire est la nôtre. »

Ces perspectives sont naïves aux yeux des néoconservateurs et de certains, au Pentagone, pour qui la Longue Guerre remplit le vide laissé par la fin de la Guerre Froide.

Ils essaieront de piéger Obama dans une Longue Guerre en exigeant des bases permanentes en Irak, en ralentissant les retraits américains d’Afghanistan les réduisant à un goutte-à-goutte, et en défendant les opérations secrètes au Pakistan. Là où la violence s’embrase, il sera blâmé pour s’être désengagé prématurément. Là où la situation se stabilise, il lui sera suggéré par ses conseillers que c’est grâce au fait d’avoir maintenu des bottes sur le terrain. Nous continuerons à dépenser des dollars que nous n’avons pas dans des guerres sans fin.

Les questions latentes doivent être débattues maintenant, avant que le futur lui-même ne soit configuré pour la guerre.

Notes :  

Également connu sous le nom de CENTCOM, il s’agit de l’une des dix structures de commandement, dites United Combattant Command, dépendant du département de la Défense des États-Unis. Sa zone d’influence s’étend du Moyen-Orient à l’Asie centrale (NdT).

Tom Hayden 

(*) Tom Hayden était un leader des mouvements des étudiants, des droits civiques, pour la paix et pour l’environnement dans les années 1960. Il a effectué 18 années comme membre de l’Assemblée législative de Californie, où il a présidé des comités sur le travail, l’enseignement supérieur et les ressources naturelles. Il est l’auteur de dix livres, parmi lesquels «Street Wars» (New Press, 2004). Il est professeur à l’Occidental College, à Los Angeles, et a été intervenant à l’Institut de Politique de Harvard à l’automne dernier.

Los angeles Times

 1er avril 2010

Traduction Gavrouchka pour ReOpenNews

24/4 

GeantVert  

http://www.reopen911.info/News/2010/04/24/los-angeles-times-ladministration-us-prevoit-de-rester-en-guerre-pour-les-80-prochaines-annees/


4-3 Bernard Duraud : Chape de plomb sur la guerre britannique en Afghanistan.

Londres, Bernard Duraud, envoyé spécial.

Les trois quarts 
des Britanniques sont hostiles à l’intervention militaire 
et demandent le retour 
des « boys » à la maison. 


Mais, une nouvelle fois, 
la quasi-totalité du pouvoir politique reste sourd.

L ’intervention(...) militaire en Afghanistan a été complètement occultée pendant la campagne électorale britannique. Les soldats de Sa Très Gracieuse Majesté y sont pourtant présents depuis 2001, dans une coalition dirigée par les Américains, où l’on trouve aussi la France. Les trois principaux candidats aux législatives, Gordon Brown, David Cameron et Nick Clegg, ont été plus que lapidaires sur le sujet. Il ne s’agissait pas de parler pour la énième fois d’écoles, d’hôpitaux ou de police, mais simplement de connaître le sort réservé à des milliers de soldats et qui, le 2 mai, ont appris qu’un 282e de leurs compagnons avait été tué.

Personne n’a parlé d’Afghanistan, et les trois leaders travailliste, conservateur ou libéral-démocrate, lors de trois débats télévisés, n’ont rien dit… Aucun n’a eu le courage de s’interroger sur les raisons de l’intervention militaire, si elle devait continuer à soutenir le gouvernement corrompu de Kaboul et sur les risques pesant sur les 10 000 « boys » au cours de leurs missions. Rien, le silence, alors que les trois quarts des Britanniques, selon un sondage récent, souhaitent que leurs troupes rentrent à la maison. Et la majorité doute que cette guerre « préventive » mette les rues des villes britanniques à l’abri d’attentats.

Depuis plusieurs mois, le journal The Independent réclame ouvertement « un retrait progressif et ordonné » des forces britanniques engagées dans une « campagne mal conçue et impossible à gagner ». Un seul parti, le SNP, le parti nationaliste écossais, a demandé une réévaluation de l’opération. Dans les rangs des associations antiguerre, très actives, on refuse la résignation, même si, reconnaît Chris Nineham, de Stop the War Coalition, « il y a un silence assourdissant sur l’Afghanistan dans la perspective de l’élection. On a tout fait pour ne pas mentionner la guerre, malgré le fait que l’immense majorité du pays s’y oppose ».

L’un des paradoxes est qu’il y a cinq ans, la guerre en Irak, où 179 soldats britanniques ont trouvé la mort, avait été l’une des causes de l’échec des travaillistes aux législatives. Ils avaient alors perdu une centaine de députés, et l’hostilité croissante à la guerre et aux conditions dans lesquelles elle avait été déclarée par Bush et ses copains avait précipité, deux ans plus tard, la chute de Tony Blair. L’Afghanistan avait été largement considéré, par les forces de la coalition, comme une guerre « juste », mais l’argument est de plus en plus difficile à justifier, les soldats tombent et, sur place, leur présence n’a pas de légitimité. Ajoutons que cette guerre a fait une victime collatérale : Joe Glenton, vingt-sept ans, refuznik. Il s’était enrôlé dans l’armée en 2004 ; envoyé à Kandahar, il est traumatisé par son expérience militaire. En 2007, il décide de ne pas rejoindre son unité, il ne se rendra aux autorités que deux ans plus tard. Il a été condamné, le 5 mars dernier, à neuf mois de prison.

En marge de cette histoire, l’engagement militaire américano-britannique en Irak et en Afghanistan revient comme un boomerang. Les tentatives de Londres de détourner les droits juridiques traditionnels pourraient être mis une nouvelle fois en échec. Cette semaine, la cour d’appel de Londres a soutenu le droit d’anciens détenus de Guantanamo de poursuivre en public leurs réclamations contre le gouvernement concernant les mauvais traitements et les tortures qu’ils ont subis pendant des années. Trois grands juges ont décidé que les services du MI5 ne peuvent pas supprimer des témoignages tenus secrets pour se défendre contre les accusations des détenus. Le MI5 ne veut surtout pas que des allégations de complicité de ses agents dans les pratiques de torture soient révélées.

Corinna Ferguson, de Liberty (association de défense des droits de l’homme), a déclaré après cette décision : « La cour d’appel a envoyé un signal clair à l’establishment des services de sécurité qu’il ne peut pas jouer avec l’autorité de la loi. La justice équitable et ouverte appartient comme un droit au peuple, non pas aux gouvernements. Ceux qui vont nous gouverner à partir de vendredi doivent se rendre compte de cette vérité. »

Selon Kate Allen, d’Amnesty International, le jugement de la cour d’appel représente « un revers majeur pour le gouvernement dans ses tentatives de cacher les allégations de complicité de la part des autorités dans d’autres cas concernant les abus des droits de l’homme ». Suivant le jugement (contre lequel pourtant MI5 pourrait faire appel), il est possible que les résidents britanniques libérés de Guantanamo, sans être poursuivis devant un tribunal, reçoivent une compensation financière pour les abus et l’emprisonnement illégal qu’ils ont endurés. Un sérieux revers pour les fauteurs de guerre.

Bernard Duraud,

8 mai
par
Yol

L’Humanité.

http://nawaaye-afghanistan.net/spip.php?article12094


4-4 Profession chiens de guerre

Nb Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

Les mercenaires de Blackwater constituent la plus grande armée privée au monde. Ils sont devenus, sous Bush, une pièce maîtresse de la machine militaire américaine. Qui sont ces nouveaux prétoriens qui multiplient les coups tordus et se pensent au-dessus des lois ? Une enquête de Sara Daniel

Ils sont armés de M4 automatiques capables de tirer 900 balles par minute, portent des lunettes noires Oakley et des pistolets. Ils ont des couteaux fixés aux jambes par des Velcro et des écouteurs vissés aux oreilles. Arrogants, brutaux, ils exhibent leurs biceps de 50 centimètres de circonférence dans les rues de Bagdad, Kaboul ou Peshawar, où ils veulent en découdre avec les musulmans, qu'ils appellent « hadjis ». Ils sont précédés par ce parfum de testostérone et de bavures qui soulève la haine sur leur passage. Ce sont les mercenaires de Black water, la plus grande armée privée au monde. Leur chef s'appelle Erik Prince.
Tout a commencé en 1997, quand ce milliardaire chrétien fondamentaliste de 28 ans se sent investi d'une mission divine et crée une entreprise militaire privée pour former les soldats américains. Après les attentats du 11 septembre 2001, elle va devenir l'une des pièces maîtresses du dispositif de guerre américain déployé par George W. Bush. Et l'administration Obama, engagée sur deux fronts, ne sait plus très bien aujourd'hui comment se passer de cette garde prétorienne. Car l'armée de Prince s'est rendue indispensable en se chargeant discrètement des basses besognes de la lutte contre le terrorisme.
Ses hommes sont au-dessus des lois et regardent avec mépris leurs camarades soldats qui doivent rendre des comptes à leur état-major. «Nous, nous sommes intouchables : si on est mis en cause, notre hiérarchie nous exfiltrera en douce dans le coffre d'une voiture... », racontait un employé de Blackwater, croisé en Irak. Car un décret établi par l'autorité provisoire de la coalition en 2004 protégeait les privés : selon « l'ordre 1 7», véritable permis de tuer, « les contractuels sont immunisés contre toute poursuite judiciaire émanant de l'Etat irakien » ... Depuis, le décret a été aboli. Le jeudi 16 avril 2010, deux anciens employés de Blackwater ont été arrêtés aux Etats-Unis pour avoir tué deux Afghans et blessé un troisième, en mai 2009, à Kaboul.
Les deux mercenaires, âgés de 27 et 29 ans, sont poursuivis pour « meurtres sans préméditation » et « tentative de meurtre ». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Ce serait une première : contrairement à plus de 300 militaires, aucun employé de Blackwater, en neuf ans de guerre, n'a encore été condamné pour des exactions commises en Irak ou en Afghanistan.
La tuerie de la place Nissour
Et pourtant... le 16 septembre 2007, un convoi de gardes du corps de Blackwater ouvre le feu sur les automobilistes de la place Nissour à Bagdad.

Bilan : 17 civils tués et une vingtaine de blessés. C'est une terrible bavure, l'action mercenaire la plus sanglante de l'occupation irakienne. Un mois après le massacre, le fondateur de Blackwater est convoqué devant le Congrès pour s'expliquer. Erik Prince a troqué son treillis contre un beau costume bleu. Entouré d'une nuée d'avocats qui le coachent comme un sportif, il se drape dans son patriotisme.

Comment ose-t-on lui demander des comptes, à lui qui défend son pays contre les « méchants » ? Les démocrates espèrent alors que le carnage de Bagdad, qui, selon un militaire américain, a eu des conséquences aussi graves que le scandale des tortures à la prison d'Abou Graib, va enfin avoir raison de la première armée privée du monde. La tuerie de la place Nissour n'est-elle pas le 168e crime que la société se voit reprocher par le gouvernement irakien ? Hillary Clinton exige une loi qui interdirait tout simplement Blackwater en Irak.
Deux ans et demi ont passé et les démocrates, désormais au pouvoir, se montrent nettement moins sourcilleux. Hillary Clinton, devenue secrétaire d'Etat, a fait plusieurs fois appel à Blackwater pour assurer sa sécurité lorsqu'elle s'est rendue en Irak. En décembre 2009, un juge fédéral américain, alléguant des «irrégularités dans la procédure criminelle », a rejeté toutes les charges contre les mercenaires mis en cause dans la tuerie de la place Nissour. Aujourd'hui, les hommes de, Prince assurent toujours la sécurité de l'ambassade américaine à Kaboul, et Blackwater pèse 1,2 milliard de dollars.
La privatisation de la guerre serait-elle devenue un phénomène irréversible ?

L'armée américaine, exténuée par deux guerres, n'arrive plus à se passer de ses « employés privés», et même des pires d'entre eux. Il y a aujourd'hui autant de chiens de guerre que de soldats réguliers en Irak. En Afghanistan, on compte 104 000 mercenaires pour 68 000 soldats américains. Fin 2010, ils seront environ 130 000 pour 120 000 militaires réguliers. Plus inquiétant : 50% des agents clandestins de la CIA sont des privés. Selon Michael Ratner, président du Centre pour les Droits constitutionnels, qui tente de traduire en justice les responsables de bavures, ce système est une subversion de la démocratie : « L'utilisation croissante de contractuels rend les guerres plus faciles à mener. Il faut juste de l'argent, pas l'accord des citoyens. » ?
L'entreprise de Prince, qui a décroché plus de 1,5 milliard de dollars de contrats publics entre 2001 et 2009 (dont plus de la moitié sans appel d'offres), est « une armée capable de renverser la plupart des gouvernements de ce monde », selon un membre du Congrès. Elle dispose de l'un des plus importants stocks privés d'armes lourdes, d'une flotte d'avions, d'hélicoptères Blackhawk, de navires, de véhicules blindés, de stands de tir, et ses bases américaines forment 30 000 policiers et militaires par an.
Son inquiétante puissance doit beaucoup aux liens qui unissent la famille Prince à la frange la plus religieuse du Parti républicain. Né en 1969 à Holland dans le Michigan, Erik Prince appartient à une riche et puissante dynastie d'équipementiers automobiles, qui contribue au financement de la droite religieuse. En 1992, le jeune homme, qui vient de soutenir la candidature de Pat Buchanan, leader de l'extrême-droite chrétienne, s'engage dans les Navy Seals, le corps d'élite des marines. Il servira en Haïti, au Moyen-Orient et en Bosnie. Lorsque son père meurt d'une crise cardiaque, Prince quitte à contrecoeur l'armée pour gérer la fortune familiale. Avec son héritage, qui s'élève à plusieurs centaines de millions de dollars, il décide de créer un centre d'entraînement privé pour les militaires américains. Il y a un marché à prendre : depuis les réductions budgétaires décidées par Dick Cheney, lorsqu'il était le secrétaire à
la Défense de Bush père, l'armée a rogné sur ses budgets formation.
En 1997, donc, Prince crée Blackwater sur un terrain marécageux situé à Moyock, en Caroline du Nord. Il a compris le parti à tirer de la volonté du ministre de
la Défense de sous-traiter à des entreprises privées une partie des tâches de l'armée. En 1999, à la suite du massacre du lycée de Columbine, dans le Colorado, au cours duquel 12 élèves sont assassinés par un de leurs camarades, Blackwater se voit confier le soin de former la police pour ses interventions en milieu scolaire. Mais c'est grâce à Ben Laden que l'entreprise va voir sa puissance décupler.
Après l'attaque suicide lancée contre le destroyer « USS Cole » en octobre 2000 dans le port d'Aden, Blackwater obtient un contrat de 37 millions de dollars avec la marine. Sur viennent les attentats du 11-Septembre. Pour l'administration Bush, le recours au privé devient une des clés de la victoire dans la «guerre contre la terreur». «Private is beautiful, explique Prince. Quand vous êtes pressé, avez-vous recours à la poste ou à Federal Express ?»
A l'époque, Rumsfeld vient de lancer sa campagne contre les prétendues armes de destruction massive irakiennes. Il cherche à réduire le pouvoir de
la CIA, dont les démentis exaspèrent les conservateurs. «Notre ennemi est bien plus proche de nous. C'est la bureaucratie du Pentagone », déclare le ministre de la Défense. Selon lui, le recours à une garde prétorienne permettra de dissimuler certaines opérations sensibles à la vigilance du Congrès. C'est à ce moment que Prince ressent le besoin impérieux de reprendre le service actif. Le suprématiste chrétien, qui se sent investi d'une mission divine, ne veut pas se contenter d'engranger des contrats publics. Il contacte la CIA, qui l'éconduit dans un premier temps au motif qu'il n'a pas assez d'expérience de terrain... Ce n'est que partie remise.
Privatiser les casques bleus
En 2004, selon des sources proches des services de renseignement américains,
la CIA finit par intégrer Prince dans un réseau de citoyens-espions. Il prend du galon et coordonne des agents qui travaillent dans les pays de l'« axe du mal ». Il assure financer ses missions sur sa cassette personnelle : « Le Congrès me dépeint sous les traits d'un profiteur de guerre, alors que je paie de ma poche toutes sortes d'activités de renseignement pour renforcer la sécurité nationale des Etats-Unis», confie-t-il au magazine américain « Vanity Fair ». Blackwater se met à décrocher des contrats de plus en plus « sensibles ». L'entreprise avec sa filiale « renseignement » - Total Intelligence Solutions ressemble à une unité d'élite de la CIA. A ceci près que ses employés sont payés dix fois plus que les agents fédéraux. L'hémorragie des as du renseignement vers les officines privées est si importante que le directeur de la CIA, Porter Gross, demande aux sociétés privées d'arrêter de recruter dans la cafétéria de Langley (le siège de la CIA). Même Rob Richer, numéro deux du service des opérations clandestines de la CIA, a rejoint Blackwater...
L'entreprise s'est peu à peu rendue indispensable au dispositif militaire américain. L'assurance et l'ambition de Prince ne connaissent plus de limites. Il rêve de se substituer aux armées défaillantes du monde entier. Et d'abord à la plus vulnérable d'entre elles, celle des casques bleus : «Faites-moi la liste, si vous en êtes capable, des opérations de maintien de la paix que l'ONU aura vraiment menées à bien...», persifle le barbouze milliardaire en janvier 2006. Pour optimiser l'efficacité de l'organisation internationale, il a une idée : « Nous pourrions organiser une brigade internationale de professionnels. » Privatiser les casques bleus, l'idée est aussi irréaliste que choquante, mais elle séduit certains cercles influents de républicains évangélistes qui s'indignent des massacres au Darfour. Et aussi des experts plus indépendants, comme Max Boot, membre éminent du cercle de réflexion Council on Foreign Relations, qui publie dans le «Los Angeles Times » un article titré : « La solution pour le Darfour : envoyer des mercenaires ». C'est un véritable plaidoyer pour les guerriers privés : «Les géants moralisateurs qui dirigent l'ONU prétendent qu'employer des mercenaires est inacceptable. Plus inacceptable, semble-t-il, que de voter de vaines résolutions, d'envoyer des forces de maintien de la paix inefficaces et de laisser se poursuivre le génocide » (1).
Assassinats ciblés
Si Erik Prince, malgré le soutien de ses lobbyistes, ne réussit pas à convaincre « les géants moralisateurs » de privatiser les forces d'interposition de l'ONU, il collabore de 2004 à 2009 à la mission la plus secrète de l'histoire de l'administration Bush : les assassinats ciblés. Depuis le 11-Septembre, George Bush a en effet autorisé
la CIA à supprimer des membres d'AlQaida sans laisser de traces. C'est dans la propriété personnelle de Prince, entre la piscine et le tennis, sur le stand de tir du domaine, que le commando va s'entraîner loin des curieux. Selon une gorge profonde de la CIA, ses cibles auraient été Mamoun Darkazanli (un financier d'Al-Qaida résidant à Hambourg) ou encore Abdul Qadeer Khan, le scientifique pakistanais qui a transmis son savoir-faire nucléaire à l'Iran et à la Corée du Nord. Washington décide finalement de renoncer à l'opération. Mais les Etats-Unis et Prince n'en ont pas encore fini avec le « business » des assassinats...
En juin 2009, Leon Panetta, nouveau directeur de
la CIA, réunit les commissions du renseignement du Congrès. Il vient de découvrir que l'Agence a dissimulé un vaste programme d'opérations clandestines au centre duquel se trouvent Blackwater et Erik Prince. Le 20 août, le « New York Times » révèle que Blackwater se chargeait entre autres d'armer les bombes sur les drones, ainsi que de pourchasser, voire de tuer, des membres d'Al-Qaida. Erik Prince, le sous-traitant de la CIA, disposait d'un « permis de tuer » sur la terre et dans les airs. Comment ce programme secret a-t-il pu ainsi fuiter dans la presse ? L'homme aux influences occultes est amer. Pour la première fois depuis des années, il consent à s'exprimer dans la presse.
C'est Adam Ciralsky, un ex-avocat de
la CIA devenu journaliste, qui dresse son portrait dans « Vanity Fair » au mois de janvier dernier. Le Darth Vader de la croisade contre le terrorisme y donne sa version des faits et laisse entendre qu'il détient des informations compromettantes pour le système de renseignement américain. Il se présente comme un homme bien mal récompensé de son engagement au service des Etats-Unis. Il prétend qu'il veut se mettre au vert et, pourquoi pas, enseigner dans un collège !
Faut-il croire sur parole Prince, le barbouze mercenaire mégalomane qui est aujourd'hui à la tête de l'armée privée la plus puissante au monde ? Il sait bien que l'Amérique ne peut plus s'en passer. La créature de la droite religieuse, hydre à plusieurs têtes, est présente sous différents noms (elle en compte des dizaines) en Irak, mais aussi au Japon, dans les zones tribales pakistanaises ou en Azerbaïdjan. Elle prend en charge la sécurité intérieure, la technologie de surveillance, la guerre contre la drogue ou les opérations de maintien de la paix. Elle a ses fans et ses lobbies dans cette Amérique des milices et des « tea parties », ces rassemblements populistes de la droite anti-Obama qui se développent à la faveur de la crise, vomissent l'Etat fédéral et voudraient tout privatiser, même la conduite de la guerre.
L'émergence d'armées privées autonomes pourrait-elle conduire à « envisager l'avènement d'intérêts oligarchiques transnationaux ? », se demandait Georges-Henri Bricet des Vallons, dans un livre très informé sur les armées privées en Irak (2). Ce serait bien dans l'esprit du dernier projet d'Erik Prince : la création d'une brigade à déploiement rapide qui, moyennant finances, pourrait se mettre au service de gouvernements étrangers. Une manière de s'affranchir un peu de la tutelle d'une administration américaine qui a publiquement pris des distances envers son « Prince de l'ombre », sans jamais cesser, pourtant, de l'utiliser en coulisses.
(1)Cité dans «Blackwater. L'ascension de l'armée privée la plus puissante du monde », de Jeremy Scahill, Actes Sud
(2) «Irak, terre mercenaire », Favre

Sara Daniel

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/enquete/098250/profession-chiens-de-guerre.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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