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23/05/2010

n°133 – Dossier du liban - du 21-05 - : Fin -: Hariri : Nous parlons de paix alors que les Israéliens parlent de guerre.

n°133 – Dossier du  Liban - du 21-05 - : Fin  -: Hariri : Nous parlons de paix alors que les Israéliens parlent de guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°133 du 21-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB: Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Le Liban : Entre le marteau des menaces israéliennes

3-2 Xavière Jardez : L’alliance stratégique israélo-américaine.

3-3 Guy Senbel : Israël/ Liban/ Syrie/ Iran: Les enjeux autour de cet inquiétant missile scud.

3-4 L'affaire des Scud liée à l'Iran et au processus de paix.

3-5 Leila Mazboudi : Après les scuds, les M600... le Hezbollah n'est plus comme en 2006.

3-6 Les vétérans de la milice libanaise  de l’Armée du Liban-sud qui a combattu aux côtés de l’armée israélienne.

1 Saïd Ghatas, chargé d’aider les 2700 libanais réfugiés en Israël depuis 2000 « Mouvement pour le Liban.

2 Leila Mazboudi : Collaborateurs libanais en « Israël » : Piètres remords.

4 Annexe

4-1 Des menaces d’agression contre la Syrie, se font de plus en plus précises, de la part de l’entité sioniste et des Etats-Unis.


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Le Liban : Entre le marteau des menaces israéliennes

Et l’enclume de l’immixtion étasunienne

A la lumière de ce qui vient d’être dit et par suite de l’importance des facteurs régionaux, négatifs en général, dans la situation libanaise, le Liban vit dans une tension extrême due, en particulier, aux menaces israéliennes envenimées par l’immixtion de Washington dans les affaires intérieures du pays. Ajouter à cela le fait que les élections municipales, basées sur les mêmes principes qui avaient régi les législatives, il y a moins d’un an, vont produire de nouvelles divisions confessionnelles dans plus d’une ville libanaise.

1.L’escalade israélienne

La nouvelle escalade israélienne part de deux faits essentiels. Le premier est que les Etats-Unis ont besoin de l’Iran pour résoudre certains problèmes auxquels ils font face tant en Irak qu’en Afghanistan ; ce qui pousse à dire que l’enrichissement de l’uranium ne constitue ni le seul point de litige entre ces deux pays, ni, d’ailleurs, le point le plus important. Le second réside dans la volonté des chefs de guerre israéliens, tant au gouvernement que dans l’armée, de se venger de la défaite cuisante qui leur fut infligée par la Résistance en 2006.

Cette escalade se manifeste de différentes manières :

-La violation du territoire libanais dans la région de Abbassieh.

-Les bombes éclairantes tirées au-dessus de la région frontalière.

-Le survol, presque quotidien, du territoire libanais par l’aviation militaire israélienne.

Cependant, le fait le plus marquant de cette nouvelle escalade reste sans conteste la campagne menée, en même temps, par Tel Aviv et Washington à propos des soi-disant « nouveaux missiles SKUD » fournis par la Syrie (et l’Iran) au Hezbollah…

La campagne, en plus des objectifs politiques régionaux déjà cités, est en relation directe avec la découverte de nouveaux nids d’espions israéliens au Liban. Elle fut nourrie et dirigée par des journaux britanniques (Sunday times) et Koweitiens (Al Raii) ; le premier publia, au milieu du mois d’avril, des interviews avec des responsables israéliens menaçant la Syrie et le Liban de les « ramener à l’âge de pierre » et de « bombarder les stations d’énergie électrique, les tankers de carburant ainsi que les infrastructures stratégiques ».

Cependant, ce qui attire le plus l’attention dans cette campagne, c’est qu’elle provoqua au Liban le retour à la rengaine des armes du Hezbollah ; le dossier de ces armes fut même évoqué durant la réunion de la « Table du dialogue national » par certains ex amis d’Israël qui, se basant sur les menaces israéliennes, poussèrent le holà que le Hezbollah allait, comme en 2006, mener le Liban à la destruction ; ce qui nous pousse à rétorquer que ce ne sont pas les armes du Hezbollah et, avant lui, de la Résistance patriotique libanaise (communiste) qui furent à la base des agressions israéliennes contre le Liban, parce qu’en 1948, il n’y avait pas encore de mouvement de résistance et Israël avait perpétré le massacre du village de Houla (sur la frontière sud), pris les terres appartenant à 7 villages frontaliers après avoir chassé leurs habitants.

Et, si les déclarations de certains responsables israéliens ont essayé, vers la fin du mois d’avril, de minimiser les possibilités d’une nouvelle escalade, il n’en reste pas moins que les manœuvres sur les frontières avec le Liban se font de plus en plus fréquentes et les préparatifs à une guerre possible de plus en plus clairs. Et, si nous ajoutons à cette escalade les problèmes économiques et militaires dans lesquels Washington s’enlise de plus en plus, nous ne pouvons que nous poser les deux questions suivantes : les Etats-Unis tentent-ils d’ouvrir un nouveau front au Moyen Orient dans le but de détourner l’opinion de la crise économique ? Vont-ils, pour cela, recourir une fois de plus à une agression israélienne de grande envergure afin de reprendre en main toutes les ficelles, celles qu’ils ont perdues en Irak ou celles qu’ils veulent prendre à l’Iran, sans oublier la nécessité pour eux  d’empêcher la Syrie de poursuivre la tentative de rapprochement entre l’Iran et la Turquie ?

L’immixtion flagrante des Etats-Unis

Ces deux questions démontrent que les Etats-Unis se cachent, généralement, derrière les motifs israéliens pour faire leur propre guerre contre le Liban et les autres pays arabes. Ce sont les Etats-Unis qui, en 1982 et 2006, ont dirigé l’agression israélienne contre le Liban ; ils ont fourni toujours à Israël ce dont il avait besoin pour garder sa supériorité militaire. D’ailleurs, l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban mène une campagne active dans le but d’appliquer la clause contenue dans la résolution 1559 et concernant les armes de la Résistance nationale libanaise ;

Nous n’oublions pas, à ce propos, les déclarations « guerrières » de Hilary Clinton et ses mises en garde à la Syrie et à l’Iran  contre « les conséquences négatives pouvant découler d’un changement dans l’équilibre des forces » entre le Hezbollah et Israël ! A cela, il faut ajouter les affirmations concernant l’engagement pris par Washington de préserver la sécurité de Tel Aviv, mais aussi les tentatives de voir de plus près la situation sur les frontières syro-libanaises : à cet égard, une délégation militaire étasunienne s’est « infiltré » sans permis du gouvernement libanais dans la zone frontalière de Masnaa.

Quant à l’ONU et à ses Forces intérimaires (FINUL), elles subissent des pressions de plus en plus fortes afin de se détourner de ce qui se passe du côté israélien et d’oublier les violations terrestres et aériennes contre le Liban, tandis que les porte-parole des Nations Unies insistent sur la configuration des frontières avec la Syrie et oublient que la « ligne bleue » n’est pas la frontière réelle entre le Liban et Israël, puisqu’il y a toujours le problème des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfarchouba, sans oublier le problème du vol de l’eau des fleuves frontaliers libanais au vu et au su des soldats de la FINUL.

Enfin, et en plus de ce qui a été dit, il est nécessaire d’attirer l’attention sur le rôle joué sans répit par l’ex ambassadeur étasunien Jeffrey Feltman, devenu l’adjoint de la ministre des Affaires étrangères Hilary Clinton, dans l’accord, dit « de sécurité » et dévoilé dernièrement, qui donne aux Etats-Unis le « droit » d’écoute de toutes les communications, téléphoniques et autres, partant du Liban ou que ce pays reçoit…

3.Les élections municipales

Les élections municipales durent tout le mois de mai et se font, comme le mentionne le bulletin précédent, suivant une loi arriérée que toutes les factions de la bourgeoisie au pouvoir a défendue afin de se partager, là aussi et à la suite des législatives de 2009, le gâteau et de garder leur hégémonie.

Le meilleur qualificatif que l’on peut donner à ces élections est qu’elles sont « surréalistes » : dans certaines villes, des ententes se sont formées entre le Hezbollah (proche de l’Iran), les Forces libanaises (proches des Etats-Unis et d’Israël) et le Courant patriotique libre de Michel Aoun) ; sans oublier les mariages électoraux entre le Courant du « Futur » (formé par le président du conseil Hariri et proche de l’Arabie saoudite) avec le Hezbollah, le mouvement AMAL, ou ceux faits entre le Parti socialiste (Walid Joumblatt) et le Parti nationaliste syrien (proche de la Syrie)…

Quant aux forces de gauche, y compris les Communistes, elles ont focalisé leur action sur ce qui suit :

-Insister sur l’importance de la décentralisation et du développement équilibré entre les régions, surtout le Sud où il ne peut y avoir de véritable résistance à l’ennemi israélien sans appui donné aux revendications populaires dans cette région.

-Donner la priorité aux « mains propres » dans le choix des candidats.

-Donner de l’importance à la mise en place d’un plan visant le changement de la loi dans un sens plus démocratique, notamment en ce qui concerne la représentation des jeunes au sein des conseils municipaux.

-Œuvrer pour la mise en exécution de la décentralisation administrative et économique.

4.La crise socio-économique

L’étude de la situation socio-économique sera centrée sur les indices publiés durant le mois d’avril et tournant autour de quatre points :

4.a. Les impôts indirects

Les dernières statistiques disent que les rentrées des impôts et des taxes sur les salaires (2,76%) constituent la moitié de ce que paient les banques, les sociétés d’assurance et les grandes sociétés étrangères (5,75%). En d’autres termes, les taxes sur la consommation, dont la TVA (22,7% des rentrées de l’Etat), sont payées par les seules masses populaires, tandis que les banques et les grandes sociétés en sont exemptées.

Voilà pourquoi, dans son communiqué adressé à la classe ouvrière libanaise, le Parti Communiste libanais a réaffirmé que les revendications des Communistes, à savoir la réforme du système des impôts et le renforcement de la croissance, doivent avoir la priorité dans les luttes à venir. De plus, il a insisté sur la nécessité d’augmenter l’impôt sur les fortunes et sur les salaires élevés, sans oublier la majoration du SMIG à un million de livres (500 euros) comme premier pas vers la correction des inégalités sur ce plan.

4.b. corruption

Les scandales sur ce point sont de plus en plus nombreux, depuis celui du sésame avarié jusqu’à celui des médicaments, en passant par les cargaisons de blé et de maïs avariées… Et ceci n’est pas étrange, vu qu’un gouvernement corrompu ne peut que produire de la corruption. C’est pourquoi le PCL insiste sur l’importance primordiale de voter une loi sur l’alimentation permettant la formation d’un organisme national indépendant qui garantirait un minimum de sécurité dans ce domaine et, aussi, la possibilité de poursuivre en justice les responsables des actes nuisant à la santé des Libanais.

4.c. valeur des bons de trésor et la dette publique

La valeur des bons de trésor, mis en circulation jusqu’à la fin de 2009, a atteint les 70 400 milliards de livres libanaises (soit 46,7 milliards de dollars). Ils se divisent en des bons en livres libanaises, atteignant 43758 milliards (soit 62% de la valeur globale), et d’autres en monnaies étrangères, atteignant 17 milliards et 700 millions de dollars (38%).

L’échéance des bons en livres libanaises se répartissent sur la période 2010-2014 (5 ans), tandis que la dette en monnaies étrangères est retardée jusqu’en 2024. Il faut dire que la valeur de la dette, telle qu’elle est publiée, ne prend pas en considération les intérêts, parce qu’alors la dette s’élèvera à 44577 milliards de livres, plus 18 milliards de dollars.

Ces bons sont répartis entre deux parties essentielles : la Banque du Liban (Banque centrale) et les banques libanaises qui en détiennent 62,2%. Ainsi, le peuple sue sang et eau pour payer des impôts de plus en plus élevés, qui vont dans les poches des riches, en particulier les propriétaires des banques et ceux qui les protègent dans les hautes sphères du système confessionnaliste libanais.

Il faudra ajouter que l’ensemble des intérêts payés en ce qui concerne la dette publique a atteint en vingt ans, entre 1993 et 2009, 65636 milliards de livres, c’est-à-dire la valeur de 85,2% de la dette publique contractée. Le gouvernement se prépare à mettre en circulation de nouveaux bons de trésor ; les banques vont les rafler , comme d’habitude, et gagner des sommes mirobolantes, au dépens de la classe ouvrière et  des salariés.

4.d.Le Budget de 2010-05-15

Après un retard de plus de deux mois et demi sur la date maximale proposée par le nouveau gouvernement pour présenter le projet de son Budget, la ministre des finances a envoyé ce projet devant le parlement.

Le titre général de ce projet est qu’il ouvre, large, la voie devant les privatisations.

Il paraît que les représentant de la grande bourgeoisie se sont entendus entre eux pour faciliter le vote de ce Budget, tout en y supprimant temporairement et jusqu’à l’an prochain, la majoration (à 12%, puis à 15%) de la TVA. Cependant, ils ont tous convenu de mettre en exécution les projets de privatisation des services publics, sans pour autant préciser ni les aspects de ces privatisations, ni leur impact sur le projet du Budget en tant que tel ; ce qui fut seulement dit, c’est que les dépenses prévues s’élèveraient à 2816 milliards de livres, chiffre qui ne manquerait pas de poser, selon l’équipe du président du Conseil Saad Hariri, la nécessité de choisir entre l’augmentation de la TVA ou les privatisations.

Ces faits posent un grand nombre de points d’interrogation en ce qui concerne les objectifs réels derrière la proposition d’augmenter la TVA, rapidement remplacée par celle concernant les privatisations.

Il est possible que, pour l’équipe du gouvernement, ces privatisations soient la seule issue possible à « la crise » du surplus de liquidités en livres libanaises et dont le montant serait de 13 milliards de dollars accumulés dans les caisses des banques. D’ailleurs, une autre question se pose : pourquoi privatiser maintenant, surtout que les intérêts de la dette publique passibles d’être réclamées en 2010 s’élève à 453 milliards de livres seulement (quelques 3 milliards de dollars) ?

30 -04 2010

Le Comité des relations internationales  du Parti Communiste libanais


3-2 Xavière Jardez : L’alliance stratégique israélo-américaine.

L'alliance stratégique israélo-américaine

 L’alliance stratégique est l’axe autour duquel s’est développée et se développe toujours  la politique américaine à l’égard d’Israël depuis des décennies, et qu’Obama, même si, personnellement, il y était opposé, ne pourrait ignorer.

D’autant moins que, lors de la prétendue crise entre Israël et les Etats-Unis sur la poursuite de l’extension des colonies dans Jérusalem-Est, plus des trois-quarts des Sénateurs dont 33 démocrates et 333 Représentants de la Chambre, principalement Républicains, ont signé une lettre adressée à Hillary Clinton lui demandant « de réaffirmer les liens intangibles qui unissent les Etats-Unis et Israël » car « Israël a été un allié et un ami consistant et sûr qui a aidé les Américains à promouvoir leurs intérêts. ». Sentiment d’ailleurs réaffirmé par Joe Biden au cours de sa dernière visite en Israël : « Des progrès sont faits au Moyen-Orient lorsque il n’y a simplement aucun espace entre les Etats-Unis et Israël ». Sans commentaire, sauf à citer les propos de Barack Obama dans Haaretz du 25.04.2010 : «… la relation spéciale entre les Etats-Unis et Israël nous oblige à les aider à trouver les partenaires crédibles avec lesquels ils pourront faire la paix tout en soutenant Israël à se défendre… ». Aussi déterminé que Bill Clinton, aussi  solide que George W. Bush et aussi amical que Rudolph Giuliani, ancien maire de New- York.

Quels sont ces intérêts qu’Israël a si ardemment protégés que la grande puissance américaine ne pouvait protéger elle-même et qui a donné carte blanche à l’Etat juif pour passer outre à toutes les résolutions du Conseil de sécurité, ayant reçu à 32 reprises le veto US, pour, dernièrement, rejeter d’une chiquenaude ses protestations sur la poursuite de la colonisation des territoires occupés, pour s’abstenir de participer à la réunion sur le Traité de Non Prolifération, qu’il avait à plusieurs reprises promis de signer, traité qui vient à renouvellement en juin prochain ?  

Si la guerre de 2003  en Irak avait pour finalité le contrôle du pétrole irakien par les Etats-Unis, - et donc le renversement de Saddam Hussein -, il est un fait certain qu’Israël a beaucoup œuvré à leur ouvrir les champs pétrolifères du Kurdistan avec pour avantage collatéral la réouverture de l’oléoduc entre Kirkouk et Haifa, sur la Méditerranée, fermé depuis la création de l’Etat hébreu. Et ce, grâce à la collaboration intéressée du clan kurde de Barzani tout au long de ses affrontements avec les différents régimes irakiens, ce qui conduit, à l’heure actuelle, à une quasi partition de l’Irak.

 Une aide financière de plus de 114 milliards de dollars

Mais le jeu politique d’Israël a été considérablement plus important dès la guerre de Suez en 1956 qui a permis d’éliminer du Moyen-Orient la puissance en déclin qu’était la Grande –Bretagne au profit des Etats-Unis, promus champions de la paix. La guerre de juin 1967 a été le tournant de l’aide américaine à Israël : « Agissant pour le compte des Etats-Unis…

Israël a aidé à contenir l’expansion de l’Union Soviétique dans la région et infligé d’humiliantes défaites aux clients de cette dernière, l’Egypte et la Syrie, et… a occasionnellement protégé d’autres alliés des Etats-Unis (comme la Jordanie du roi Hussein) Ses prouesses militaires ont obligé Moscou à dépenser plus pour soutenir les perdants de sa clientèle. Israël a aussi fourni aux Etats-Unis du renseignement utile sur les capacités soviétiques » (1).  

Cette aide américaine directe que certaines estimations conservatrices évaluent à 114 milliards de dollars (données de 2008) depuis la création de cet Etat était, jusqu’à Obama, une aide militaire et financière. Elle n’est plus que militaire depuis, par incorporation des fonds réservés au secteur économique. Ce chiffre d’ailleurs n’est qu’approximatif car certaines aides sont enfouies dans les divers budgets des agences américaines, dont notamment celui du Département de la Défense ou du Trésor sous des formes variées, notamment en termes de garanties d’emprunt. Ce qui permet à Israël d’emprunter à des conditions spéciales et à des taux d’intérêt préférentiels. S’ajoute à cette manne, le Mémorandum of  Understanding (MOU) de 1975 signé par Kissinger et renouvelé tous les cinq ans qui prévoit que les Etats-Unis maintiendront une réserve stratégique de pétrole pour Israël en cas de crise d’une valeur de 3 milliards de dollars (2002) et ce, même au détriment de l’approvisionnement national. Notons qu’au cours de la guerre froide, les Etats-Unis finançaient l’écart de prix payé par Israël pour le pétrole qu’il importait d’Union soviétique.

Obama n’a pas coupé le flot d’armes livrées à Israël

Israël a toute liberté pour dépenser 26,3% de cette aide à des opérations en tous genres sur son territoire -  extension de colonies par exemple - sans aucun contrôle, et développer une industrie militaire très sophistiquée. Israël est ainsi devenu un des principaux marchand et exportateur d’armes (le 9ème, selon le Congrès) et, en cas de nécessité, vers des pays interdits par le Congrès. On se souvient des remous de l’Irangate dans les années 1980, sous Reagan, quand Israël avait, en pleine guerre Iran-Irak, fourni des armes américaines à Khomeiny en totale violation de son accord de non-réexportation qui ne fut absolument pas sanctionnée par le gouvernement US.

Cependant, les Etats-Unis trouvent dans cette architecture un bénéfice indéniable car Israël est contraint d’investir 75% des fonds ainsi alloués à produire, sur le sol américain, des composants militaires afin de maintenir l’emploi dans l’industrie de l’armement américain.  

Lors du budget 2010, Obama et le Congrès ont approuvé des fonds additionnels, 25% de plus par rapport à l’administration Bush, - une enveloppe de 30 milliards de dollars sur 10 ans depuis 2007 - pour les industries de défense de l’Etat juif notamment, pour le développement de technologies dans le domaine des missiles de défense : le projet Arrow 2 déjà utilisé par l’aviation israélienne et le projet Arrow 3, système d’interception de missiles balistiques du système de défense Iranair, en cours de production, sont le fruit de la coopération de Boeing avec l’IAI (Industrie aéronautique israélienne), financé par les Etats-Unis à hauteur de 80%.

Devant cette prodigalité américaine, des stocks d’armes à libre disposition d’Israël, l’accès à des renseignements, refusés aux alliés de l’Otan, ou à de la haute technologie, on est surpris de « l’apathie affichée » des gouvernements US face à la politique d’apartheid d’Israël en Palestine et à son occupation illégale de la Cisjordanie, de Jérusalem Est depuis plus de 42 ans et au  boycott de Gaza. Et pourtant, le Arms Export Control Act (la loi sur le Contrôle de l’Exportation des Armes) de  1976 passé par le Congrès prévoit que les armes américaines ne doivent servir qu’à des fins de sécurité intérieure ou de légitime défense et ne peuvent conduire à la fabrication d’armes de destruction massive ou au terrorisme!! Bombes à fragmentation, F-16 ou missiles ont servi à tuer des civils ou à assassiner à l’intérieur des frontières de la Palestine ou de Gaza des leaders des mouvements de libération, Cheikh Salah Shahada ou Cheikh Yassine, etc… Obama n’est pas en reste qui n’a pas coupé le flot d’armes en direction d’Israël même après le rapport d’Amnesty International sur les crimes de guerre de ce pays lors de l’agression contre la bande de Gaza en 2007-2008.

150 têtes nucléaires

Fermer les yeux semble être le moteur de cette alliance stratégique pour laisser à Israël le champ libre en matière nucléaire afin de préserver l’hégémonie israélienne en ce domaine au Moyen-Orient  ou le droit de les utiliser en premier. D’où le bombardement du réacteur Osirak en Irak en 1982.  

C’est ainsi qu’au cours d’une conférence de presse, en février 2008, Obama, à une question sur l’existence au Moyen-Orient d’un pays nucléarisé, avait évité de répondre alors que l’ancien Président Jimmy Carter avait confirmé, le 25 mai 2008, qu’Israël détenait 150 têtes nucléaires. Le stock doit certainement inclure des têtes pour les missiles Jéricho 1 et 2 ainsi que des bombes pour l’aviation et d’autres armes tactiques nucléaires. Tous les documents américains sont encore classés top-secrets alors que  cette qualification d’Etat nucléaire n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Kissinger était le fervent partisan et défenseur de la détention par Israël d’armes nucléaires dès 1969. Les Américains avaient, en 1958, opéré des vols de reconnaissance sur Dimona et savaient ce qui s’y tramait. La visite de la CIA de Dimona, à la veille de la guerre dite des Six Jours, en 1967, confirmait qu’il ne fallait que six semaines à Israël pour assembler une bombe. Mais, ce rapport présenté par le Directeur de la CIA, Richard Helms, fut tenu secret par le Président Johnson pour permettre la signature du Traité de Non-Prolifération en juillet 1968 par 65 nations, et plus dans les deux années qui suivirent. Or, Israël n’a pas signé le Traité de Non-Prolifération et pour cause. « (Il) n’est plus un problème de prolifération ; il est déjà proliféré » avant même le Traité, concluait Seymour Hersh dans son livre « L’Option Samson ».  

L’idée selon laquelle Israël ne recourrait pas à l’option nucléaire en cas de conflit est balayée par la réalité : en 1967, Eshkol, Premier ministre, avait ordonné à l’armée israélienne d’armer les deux bombes disponibles et en 1973, craignant la défaite, les Israéliens avaient assemblé treize bombes atomiques de 20 kilotonnes.  

Non seulement rien en n’a été fait pour interrompre le programme nucléaire israélien, mais l’ambassadeur US en Israël de 1961 à 1973, Walford Barbour  pensait que sa mission était de protéger le Président des Etats-Unis de constatations qui l’obligeraient à agir sur cette question du programme nucléaire d’Israël. « Il ne veut pas qu’on lui apprenne de mauvaises nouvelles ». Et pourtant, des moyens existaient en la forme de l’Amendement Symongton de 1976 : cet amendement interdit de fournir toute  aide militaire et financière à un pays dont il est prouvé qu’il s’équipe en technologies ou équipements pour l’enrichissement de l’uranium en dehors d’un cadre international. La loi permet, cependant, au Président de passer outre à cette interdiction s’il estime que l’arrêt de ces aides mettrait en danger la sécurité nationale des Etats-Unis. C’est ainsi que le Pakistan, avait, par deux fois, essuyé des sanctions de la part des Etats-Unis pour ne pas avoir respecté ces obligations et lancé son programme nucléaire.

Ceci exposé, on est en droit de s’interroger sur l’absence de réactions des gouvernements US face aux continuelles violations du droit américain et du droit international par Israël, indépendamment de l’existence du puissant lobby pro-israélien, AIPAC, aux Etats-Unis. Faut-il chercher ailleurs, dans d’autres champs, l’origine de la puissance d’Israël sur l’establishment US ?

On ne peut alors que protester avec  véhémence des « accusations » portées contre  à la Syrie de vouloir fournir des missiles au Hezbollah pour sa défense et celle du Liban, quand Israël ploie sous le poids des armes et de la technologie américaines mises à sa portée.

Xavière Jardez 

1- Le lobby israélien et la politique étrangère américaine, par J. J. Mearsheimer et S. M. Walt, mars 2006. 

http://www.huffingtonpost.com/josh-ruebner

http://www.france-irak-actualite.com/article-l-alliance-strategique-israelo-americaine-49781966.html 


3-3 Guy Senbel : Israël/ Liban/ Syrie/ Iran: Les enjeux autour de cet inquiétant missile scud.

nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

Alors scud ou pas scud au sud Liban ?

Ce soir, de nombreux éditorialistes se posent hypocritement cette question, tout en sachant parfaitement la réponse. Nul n’est besoin d’être un fin analyste géopolitique du Moyen-Orient pour savoir que le Hezbollah est déjà en possession d’un tel armement.  

Afin de mieux comprendre les enjeux  autour de cet inquiétant missile scud, il nous faut rappeler, qu’il s’agit d’une fusée capable d’atteindre  une cible distante de plusieurs centaines de kilomètres.
Tous les Scud dérivent du V2 allemand. De par leur construction, ils sont peu précis. À cet égard, les Scud peuvent être considérés comme des armes à large zone d'impact. L’avantage militaire des Scud consiste dans leur facilité de transport par des véhicules équipés de rampe de lancement. Cette mobilité augmente la capacité de survie d'un tel système d'armes.
A l’échelle de la région, Eilat devient une cible potentielle du Hezbollah, donc  n’importe quelle ville d’Israël.
C’est par des rapports secrets américains, confirmant ceux de l’Etat juif que l’inquiétude est allée en grandissant au sein de l’Etat-major israélien.  D’ailleurs, le président israélien Shimon Peres a accusé mardi la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah peu avant son départ pour sa visite en France. "La Syrie affirme qu'elle veut la paix alors qu'elle fournit au même moment des Scud au Hezbollah, dont la seule raison d'être est de menacer l'Etat d'Israël", a affirmé le président Peres à la radio publique d’Israël.
D’autre part, un porte-parole du Département américain a indiqué, ce mercredi, devant un parterre de journalistes que le Liban se trouve ''considérablement en danger'' si les informations concernant le transfert de missiles au Hezbollah est avéré. Il a ajouté que les États-Unis continuaient ''d'examiner la question, mais il est clair que Liban court un danger si ces missiles ont bien été transférés'' a-t-il conclu.
Même la France jugerait « préoccupant », un projet de transfert par la Syrie de missiles de longue portée Scud au Hezbollah, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. « La confirmation des informations auxquelles vous faites référence serait en effet préoccupante », a déclaré la porte-parole adjointe du ministère, Christine Fages, interrogée lors d'un point-presse sur des déclarations en ce sens d'officiels israéliens et américains.
Déjà il y a quelques jours, Le journal koweïtien al-Raï affirmait que : « Des rapports américains sur des missiles de type Scud-D  étaient infiltrés au Hezbollah par le biais de la Syrie, alors même que les déclarations des responsables américains continuent de se limiter à des  généralités ». Toujours selon ce média koweïtien, le responsable du commandement central dans l'armée américaine, le général David Petraeus, a mis en garde contre l'approvisionnement en missiles du Hezbollah et du Hamas par l'Iran. Durant une conférence de presse, il avait relevé l'inquiétude israélienne concernant les missiles « de plus en plus sophistiqués » donnés au Hezbollah et au Hamas par Téhéran.  Selon les sources américaines citées, « ces missiles Scud-D sont fabriqués suivant la technologie nord-coréenne ou russe ».
Pourquoi  tant de retenues dans toutes ces déclarations ?  Il nous paraît évident que Barack Obama parfaitement conscient de s’être fait duper, par son homologue Syrien Bachar Al Assad , continue contre vents et marées à essayer de sauver sa politique de ‘’la main tendue’’ , plus pour éviter un nouvel affrontement entre Israël  et l’Iran par Hezbollah et Hamas interposés…dans un premier temps, que par réelle conviction.
Ce soir, le comité de rédaction de Guysen  est  convaincu que désormais  la guerre  est inévitable. La seule question restant encore en suspens  consiste en un mot : quand !
Malheureusement  depuis ces dix dernières  années nous ne nous sommes jamais trompés.
Guy Senbel pour GIN

(Dabio .net)

http://www.dabio.net/Israel-Liban-Syrie-Iran-Les-enjeux-autour-de-cet-inquietant-missile-scud_a6170.html


3-4 L'affaire des Scud liée à l'Iran et au processus de paix.

 Nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

Les mises en garde d'Israël et des Etats-Unis contre un renforcement des capacités militaires du Hezbollah libanais s'expliquent par les impasses sur le dossier nucléaire iranien et le processus de paix israélo-palestinien, estiment des analystes.

Les allégations qui font état depuis des semaines d'un éventuel transfert de missiles Scud de la Syrie au Hezbollah pourraient faire partie d'un plan d'attaque contre ce mouvement en cas d'échec des négociations avec l'Iran, principal soutien du parti chiite, affirment ces spécialistes.
"Si début 2011 les sanctions (contre l'Iran) n'ont mené à rien, la situation deviendra très différente", affirme à l'AFP Paul Salem, directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient. "L'histoire des missiles est sortie de nulle part. Personne n'a de preuve àce sujet, mais il est clair qu'Israël prépare un dossier pour l'utiliser s'il veut se lancer dans une guerre", ajoute-t-il..Selon lui, le seul moyen de contenir l'Iran si les négociations n'aboutissent pas est de frapper ses alliés dans la région. "Et le plus important allié actuellement, c'est le Hezbollah", note-t-il.
Le 13 avril, le président israélien Shimon Peres a accusé la Syrie de fournir au mouvement chiite des missiles susceptibles d'atteindre l'ensemble du territoire d'Israël, des allégations rejetées par Damas. Mardi, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, dont le pays classe le Hezbollah parmi les organisations "terroristes", a haussé le ton en accusant l'Iran et la Syrie de fournir au Hezbollah des roquettes et des missiles "aux capacités de plus en plus importantes".
Les analystes estiment que la question des Scud est d'autant plus sensible en Israël et aux Etats-Unis qu'elle rappelle la période où Saddam Hussein avait utilisé ces missiles en 1991, contre l'Arabie saoudite et Israël, pendant la guerre du Golfe.
"Cette affaire a pris une telle dimension en raison de l'impact symbolique du mot +Scud+. Pour les opinions publiques israélienne et américaine, ces missiles évoquent Saddam", affirme Peter Harling, responsable de projet pour le Liban, l'Irak et la Syrie au sein du International crisis group.
Les missiles Scud, à l'origine conçus et produits par les Soviétiques, mesurent en général 11 m de long, pour une portée de 300 à 500 km, selon les versions.
D'après M. Salem, les accusations pourraient être également une tentative de convaincre la Syrie de rompre son alliance avec l'Iran."Israël, les Etat-Unis et d'autres pays tentent d'éloigner Damas de Téhéran et de faire en sorte qu'il réduise son soutien au Hezbollah", estime-t-il. "Ce qui est inquiétant, c'est que ce type d'escalade verbale a mené dans le passé à des raids aériens et parfois à des guerres, et ne doit donc pas être pris à la légère".
Mercredi, le Premier ministre qatari cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, dont le pays est l'un des rares Etats arabes à avoir des contacts avec Israël, a déclaré à Beyrouth que "ces accusations n'étaient pas justifiées car elles ne sont basées sur aucune preuve".
"Israël doit savoir que le monde ne peut pas croire ses mensonges, qui sont des prétextes pour préparer quelque chose", a-t-il ajouté.
La question des missiles est aussi, selon d'autres observateurs, un moyen pour Israël de mettre aux oubliettes le processus de paix déjà moribond avec les Palestiniens, tout en accélérant la colonisation. "L'affaire des Scud permet (aux Israéliens) de repousser encore plus loin  les négociations de paix, (et faire face) aux timides pressions américaines" pour cesser la colonisation, affirme Franck Mermier, du Centre national de la  recherche scientifique (CNRS) à Paris.
"Ainsi, Israël peut poursuivre sa politique expansionniste tout en faisant pression sur la Syrie et le Liban", affirme-t-il.

| AFP -

 Le 28 avril 2010

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45286/titre/Liban:-l'affaire-des-Scud-li%C3%A9e-%C3%A0-l'Iran-et-au-processus-de-paix


3-5 Leila Mazboudi  : Après les scuds, les M600... le Hezbollah n'est plus comme en 2006.
Tous ceux qui ont suivi l’affaire des missiles scuds soi-disant transférés par Damas au Hezbollah étaient dans l’attente de l’épisode suivant. Sans tarder, le tour semble est passé aux M 600.  
Ce sont des rapports publiés par différents médias israéliens qui ont avancé cette allégation, avec pour fond, les récents propos du directeur du département de recherches à la direction des renseignements militaires israéliens le général Yossi Beiditz.
 « Le transfert  des Scuds n’est que la partie visible de l’iceberg » avait-il lancé lors d’une intervention auprès de la Commission parlementaire de la défense et des affaires étrangères, consacrée entre autre à l’armement détenue entre les mains du Hezbollah.
Et d’ajouter que «  le Hezbollah détient  un arsenal de plusieurs milliers de roquettes de différentes portées et genres, dont des missiles au combustible solide de longue portée et beaucoup plus précis ».
 Selon Beiditz, «la longue portée des missiles dans les mains du Hezbollah leur permettra de mettre leurs lanceurs profondément à l’intérieur du Liban. Depuis l’intérieur de ces lignes, ils pourront toucher l’intérieur d’Israël. Le Hezbollah de 2010 est différent de celui de 2006. Au niveau de leur capacité militaire en tout cas! ».

En essayant de deviner de quels projectiles il s’agit, des médias israéliens ont avancé au devant de la scène les missiles sol-sol  M600, d’une  de 250 Km, et capables de transporter des têtes 500 Kg d’explosifs. Ils seraient une version perfectionnée des « Fateh 100 » utilisés par la résistance durant la guerre 2006. Les médias arguent qu’ils sont fabriqués soit par la Syrie, soit par l’Iran, soit par la Syrie avec l’assistance de l’Iran.

Devant la Knesset, le chercheur israélien s’est surtout penché sur les moyens d’acheminement des ces armements, accusant la Syrie de jouer un rôle primordial : « Le transfert d’armes au Hezbollah se produit constamment depuis la Syrie et est organisé par les régimes syrien et iranien. Par conséquent, nous ne considérons pas cela comme de la contrebande d’armes vers le Liban – il s’agit d’un transfert d’armes officiel et organisé », a-t-il martelé.  
Selon lui « la Syrie continue son jeu à deux visages sans que personne, dans la communauté internationale, ne force le régime à choisir une fois pour toutes. D’un côté, la Syrie veut améliorer sa relation avec l’Occident mais aussi avec les Etats arabes, et avec la Turquie, et est de retour à un rôle d’influence au Liban. Dans le même temps, la Syrie tente l’approfondissement de sa coopération stratégique et opérationnelle avec l’Iran, le Hezbollah et les organisations terroristes palestiniennes ».
Analysant le Hezbollah, le directeur du département des renseignements israéliens perçoit chez lui une perturbation entre ses différentes identités, estimant que d’un côté, il est engagé dans le jihad et ses liens avec l’Iran, tandis que de l’autre il a ses considérations internes et les besoins de sa communauté chiite : «  le Hezbollah n’est pas concerné par un affrontement global contre Israël ; il le craint tout en s’y préparant  et en déclarant vouloir perpétrer contre lui des attentats terroristes » pour venger le commandant Imad Moughniyé.  
Beiditz n’a pas non plus manqué d’évoquer l’Iran, qui selon ses assertions «  continue à promouvoir son programme nucléaire, et à accumuler des capacités qui lui permettent d'obtenir des armes nucléaires, quand bon lui semble ».

Al-Manar.
Publié le 6 mai 2010

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Leila_Mazboudi.050510.htm


3-6 Les vétérans de la milice libanaise  de l’Armée du Liban-sud qui a combattu aux côtés de l’armée israélienne.

1 Saïd Ghatas, chargé d’aider les 2700 libanais réfugiés en Israël depuis 2000 « Mouvement pour le Liban.

Le gouvernement israélien a récemment nommé un ex-officier de l’Armée du Liban-sud (ALS) au poste de conseiller spécial pour les vétérans de cette milice libanaise qui a combattu aux côtés de l’armée israélienne jusqu’à son retrait du sud du Liban en 2000.
Rattaché au bureau du ministre sans portefeuille Yossi Peled, Saïd Ghatas sera chargé de trouver des solutions aux problèmes des 2.700 Libanais, anciens soldats de l’ALS et leurs familles, réfugiés en Israël depuis le retrait des forces israéliennes du sud du Liban après 22 ans “d’occupation”.

“Je suis surtout là pour faire le lien entre les familles et l’administration israélienne.”

“Je suis surtout là pour faire le lien entre les familles et l’administration israélienne. Beaucoup d’argent a été dépensé par le gouvernement, mais de manière peu efficace”, a déclaré M. Ghatas à l’AFP mercredi.

Réfugiés principalement dans le nord d’Israël, ils sont confrontés à des problèmes d’emploi, de logement et d’éducation. Yossi Peled, en charge auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahou du dossier des vétérans de la milice depuis août dernier, est à l’origine de cette nomination.

Général de réserve de l’armée israélienne, M. Peled a rencontré Saïd Ghatas en 1986, alors qu’il dirigeait le Commandement nord de l’armée israélienne, responsable du Liban-sud. “Saïd Ghatas est un ami, et depuis 2000 il travaille de très près avec les familles, il les connaît personnellement et sait mieux que quiconque ce que ce pays doit faire pour les aider”, a indiqué à l’AFP M. Peled.

M. Ghatas, 43 ans, originaire du village libanais de Qlayaa, a passé 21 ans dans les rangs de l’ALS avant de venir se réfugier en mai 2000 en Israël avec sa femme et ses deux enfants. Fondée en 1976 par Saad Haddad pendant la guerre civile (1975-1990), l’ALS combattait des factions palestiniennes et libanaises opposées à Israël. A la mort de Saad Haddad en 1984, le général Antoine Lahad, autre dissident de l’armée libanaise, prend la tête de la milice. Il est aujourd’hui installé en Israël où il dirige un restaurant à Tel-Aviv.

http://mplbelgique.wordpress.com/2010/05/13/moyen-orient-israel-societe-said-ghatas-charge-daider-les-2700-libanais-refugies-en-israel-depuis-2000/

Saïd Ghatas, chargé d’aider les 2700 libanais réfugiés en Israël depuis 2000

Publié par jeunempl le mai 13, 2010

Guysen International News – Raphaël Uzan

 

2 Leila Mazboudi : Collaborateurs libanais en « Israël » : Piètres remords.

Dévorés par les remords,  c’est ainsi que sont présentés les anciens collaborateurs libanais de la milice du général Lahad, chaque fois que les médias israéliens vont les rencontrer pour scruter les conditions dans lesquelles ils vivent en « Israël » et leur état d’âme. Pourtant dix années sont passées depuis le retrait forcé des troupes israéliennes du Liban, en l’an 2000, après une vingtaine d’années d’occupation ponctuées d’opérations de résistance qui n’ont cessé, au fil des ans, de doubler d’intensité et d’efficacité.

Après la récente proposition du chef des services de renseignements israéliens, Amos Yadlin, ils devraient l’être encore plus. Soupçonnant leur loyauté envers Israël ainsi que celle de leur famille, il a suggéré de tous les expulser, ainsi que leurs confrères palestiniens.

Quelques jours après ces déclarations, les ex-agents libanais  ne cachent pas leur amertume devant la caméra de la deuxième chaîne israélienne.

Elle semble revenir aux premières heures du retrait israélien en catimini. Personne ne les avait mis au courant que le retrait avait été amorcé. Même leur chef, le général Antoine Lahad, avait été gardé dans la plus grande ignorance.
« On m’a appris que toutes les positions israéliennes étaient tombées et que l’armée israélienne avait pris la fuite vers Israël. Je leur ai alors demandé ce qu’ils étaient en train de faire, ce qu’ils allaient faire de nous, de nos familles, de nos voitures. Ils nous ont dit qu’ils allaient se charger de tout. Comme j’étais idiot quand je les ai crus » se souvient Nassif Haddad qui a fait partie des 6.000 collaborateurs, qui ont pris la fuite, mais ont été  bloqués au Liban. Les militaires israéliens qui avaient pris soin de bien fermer la porte de Fatima, seule issue de sortie, les empêchaient de rentrer en Palestine occupée. Ce n’est que grâce à la complaisance de résistance libanaise qui avait pris la décision de ne pas les liquider et de les livrer, et après de longues journées durant lesquelles ils étaient entassés avec mépris tout au long de la frontière, sous les caméras des télévisions du monde, (surtout celle du Hezbollah, Al-Manar qui n’a pas manqué de filmer leur humiliation et leur déchéance), qu’ils furent autorisés à passer de l’autre côté.
Mais ce n’en était pas encore fini.

En Israël, leur condition s’est avérée être lamentable. En comparaison avec le train de vie qu’ils menaient  au Liban : «  Israël ne m’a rien offert ! » poursuit Nassif, toujours selon la deuxième chaîne de la télévision israélienne. «  Ils m’ont livré une carte comme quoi j’étais un membre de l’Armée du Liban Sud (ALS) qui ne me sert à rien. Alors que je vivais dans une grande maison au Liban, me voilà entassé dans un appartement de 60 mètres carrés avec ma femme et mes quatre enfants » précise-t-il avec amertume. Et de poursuivre : «  pourquoi faut-il que mon fils vive ainsi. Je crains qu’il ne vienne un jour me demander des comptes sur ce que je lui ai fait, et me marteler que l’état que j’ai aidé m’a jeté aux ordures !! »

Un autre libanais, Antony Haddad, dont la collaboration pour le compte de l’entité sioniste semble être une affaire de famille ne cache pas son désarroi pour le traitement qui a été réservé à sa famille : «  Quand on parle aux Arabes, ils nous traitent de traîtres. Quand on parle aux Juifs, ils disent que nous sommes des Arabes. Mon grand-père et mon père ont toujours combattu pour vous, et vous ont défendus, sans avoir obtenu en contrepartie un mot de remerciement », clame-t-il au correspondant israélien.

Quand à Paul Abou Hamed, également fils d’un collaborateur, sa position est bien tranchée : «  jamais je ne rejoindrai l’armée israélienne après la traitrise qu’elle a commis, en abandonnant l’ALS à son sort ; je crains qu’ils ne me trahissent comme ils ont trahi mon père », assure-t-il.

Interrogé sur l’éventualité que les collaborateurs retournent au Liban : «  jamais de notre vivant », reprend Nassif, qui, (vu les crimes qu’il a du commettre) n’a pu faire partie des 3.400 collaborateurs, (les moins impliqués dans des actes de violence) et les membres de leurs familles qui sont rentrés au Liban, où ils ont été condamnés à des peines de prison.

« Oui, après notre mort, dans des cercueils » espère-t-il. « Car il n’y a pas de cimetière pour nous  dans ce pays. Même les cimetières chrétiens ne sont pas prêts à nous accueillir. Ils ne veulent pas de nos cadavres », regrette-t-il. Et de conclure, d’une voix étranglée : «  Nous n’appartenons en rien à cet État,  pas même à notre mort ».

Confessions mordantes peut-être. Mais trop tardives certes.
«  Les collaborateurs n’appartiennent à aucune partie » avait lancé une fois, le commandant de la résistance , Sayed Hassan Nasrallah.

Leila Mazboudi 

Al Manar – 

Publié par jeunempl

le mai 12, 2010

http://mplbelgique.wordpress.com/2010/05/12/collaborateurs-libanais-en-%C2%AB-israel-%C2%BB-pietres-remords/

 


4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Des menaces d’agression contre la Syrie, se font de plus en plus précises, de la part de l’entité sioniste et des Etats-Unis.
La Syrie est accusée de procéder à des transferts d’armements au profit du Hezbollah, au Liban. Cette accusation, bien-sûr, sans aucune preuve, est proférée par l’agresseur permanent du Moyen-Orient : l’état surarmé d’Israël, que les lobbies sionistes au pouvoir de par le monde, maintiennent jusqu’à présent à l’écart de toute sanction.
De son côté, la chef de la diplomatie américaine, Hilary Clinton, à son tour, a averti le Président syrien Bachar al-Assad que ses "décisions pourraient signifier la guerre ou la paix dans la région ».
Lors d’une conférence de presse commune avec le Premier Ministre syrien Mohammad Naji Otri, le Vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi a assuré que l’Iran ripostera, en cas d’agression contre la Syrie.
Nous savons que l’entité sioniste, de par sa nature, est condamnée à l’agression permanente. C’est cette forme de « fuite en avant » (en y entraînant d’autres nations) qui lui donne l’illusion de masquer ses nombreux échecs : isolement diplomatique croissant, crise morale, image de plus en plus négative, notamment auprès des Européens et des Nord-américains, et surtout, renforcement du camp de la Résistance (Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas) tant sur le plan matérielqu’auprès de l’opinion publique musulmane. Celle-ci comprend que seule la lutte viendra à bout du sionisme.
Pour faire face à cette situation, la méthode sioniste consiste à combiner l’intoxication et l’agression. L’intoxication parce qu’aucune preuve n’est apportée sur la prétendue livraison de missiles par la Syrie au Hezbollah mais surtout, les médias sionistes (notamment en France) se gardent bien, quand ils parlent derisques de déséquilibres au Proche-Orient, de dire la réalité.
Et cette réalité, nous la connaissons :
- Un état nucléaire (Israël avec 300 ogives, au moins) échappe à tout contrôle international.
- Une aide militaire américaine de 3 milliards de dollars par an : aide que M. Obama n’a pas diminué, malgré la crise qui frappe son pays. Voilà pour ceux Site Web: www.partiantisioniste.com
qui en Europe, particulièrement, osent parler de déséquilibres quand le Hezbollah possède quelques missiles !
Ces rumeurs de guerre interviennent dans un contexte beaucoup plus général :
- Crise bancaire généralisée aux USA et en Europe, déjà suivie d’états qui, de fait, sont en faillite (la Grèce en attendant que d’autres suivent, y compris la France).
- Difficultés pour l’USraël de parvenir à un consensus représentatif (Russie, Chine, Brésil, etc..) pour sanctionner l’Iran, tout en préparant son agression.
- Montée en puissance d’un fort sentiment antisioniste, notamment chez les alliés habituels d’Israël (cf. Union européenne).
Dans ce contexte, les manoeuvres afin de détacher la Syrie de ses alliés ayant échoué, on agite la menace militaire. Nous connaissons le sionisme et cette menace doit être prise au sérieux. Mais nous connaissons également la puissance du camp de la Résistance.

Cette puissance est non seulement militaire (et l’on sait àTel-Aviv depuis les deux dernières agressions contre le Liban et Gaza, ce qu’il en est) mais aussi et surtout politique. Elle a une volonté sans faille de ne plus connaître la défaite et l’humiliation, et une volonté de ne plus tomber dans les
pièges de la division que les USA et leurs alliés savent si bien utiliser. Enfin, cette puissance a une conscience claire : le sionisme est en train de vivre ses derniers moments !
L’alignement total de la politique étrangère de la France sur celle de Tel- Aviv revêt une importance particulière, en ce qui concerne la Syrie et le Liban.
Nous connaissons les liens anciens qui unissent la France, la Syrie et le Liban.

C’est pourquoi, il incombe tout particulièrement à tous les antisionistes français, une solidarité totale envers la Syrie et la dénonciation inlassable du sionisme comme idéologie raciste et guerrière, qui cherche à entraîner la France dans des guerres, tout autant immorales que contraires à ses intérêts.
Le Président,
M. Yahia Gouasmi  

ECHOS DES MONTAGNE

Site Web: www.partiantisioniste.com
Grande-Synthe,
Le 06 mai 2010

http://echosdesmontagnes.blogspot.com/2010/05/syrie-liban-israel-etats-unisiran.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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