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06/06/2010

n° 433 - journal de l'Afghanistan - 12-05 au 04-06 -: Fin :- Opération « Enduring Freedom » : La guerre est difficile. Elle exige ses morts ».

° 433 - journal de l'Afghanistan - 12-05 au 04-06 -: Fin :- Opération « Enduring Freedom » : La guerre est difficile. Elle exige ses morts ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 433 - du 12-05 au 04-06

C.De Broeder & M.Lemaire



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

09-05

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

26/05

Les résistants ont mené récemment une série d'attaques dans cette ville du sud de l'Afghanistan à l'approche de l'offensive annoncée des forces occidentales pour les chasser d'un de leurs bastions.

http://www.lexpress.fr

02-06

La ouverte la conférence sur la paix ("jirga") c’est ouverte en présence de 1.600 délégués.

Mardi, la résistance  a dénoncé cette conférence, estimant que cette "jirga" ne représentait pas le peuple afghan et qu'elle était destinée à "garantir les intérêts étrangers" dans le pays. Dans un communiqué adressé à divers organes de presse, les talibans affirmaient que les participants à la conférence "sont payés par les envahisseurs et travaillent pour leurs intérêts".

AP


b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

M. Ahmadi a imputé la responsabilité de l'attentat aux ennemis de la paix, un terme fréquemment utilisé pour désigner les résistants.

Source: xinhua

USA & Coalition

26-05

Les forces étrangères entendent lancer en juillet une vaste offensive - la plus importante depuis leur intervention il y a neuf ans dans le pays - contre la résistance dans cette ville de Kandahar, berceau traditionnel de la résistance.

L'opération, dont les détails devraient être dévoilés le mois prochain, prévoit la mobilisation de 8.000 soldats américains et canadiens pour sécuriser les zones rurales et de 3.500 autres Américains pour accompagner 6.700 policiers afghans dans les secteurs urbains.

Au total, l'offensive considérée comme une pierre angulaire de la stratégie Obama, qui enverra cette année 30.000 soldats en renfort en Afghanistan, devrait impliquer 23.000 hommes de l'Otan et policiers afghans.

http://www.lexpress.fr


Danemark

01-06

Le contingent danois servant dans la force sous commandement de l'OTAN dans le pays compte 700 hommes, la plupart basés dans la province de Helmand (sud).

AP


Grande Bretagne

Le gouvernement britannique ne fixe aucune échéance pour un retrait d'Afghanistan…

Le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague a annoncé jeudi que les deux partenaires conservateurs et libéraux-démocrates de la nouvelle coalition gouvernementale souhaitaient que les soldats britanniques restent stationnés en Afghanistan jusqu'à la fin de leur mission. William Hague a estimé qu'il n'y avait "pas de différences majeures" sur la stratégie afghane des conservateurs et des libéraux démocrates.

Les "LibDem" avaient pourtant fait campagne sur la promesse d'un retrait des 10.000 soldats britanniques présents en Afghanistan d'ici cinq ans.

Le nouveau chef de la diplomatie britannique a ajouté que le gouvernement ne fixerait pas d'échéance artificielle pour un retrait. Il a précisé que les Tories et les "LibDem" "feraient ensemble le point pour parvenir à une entente commune sur la situation".

AP

 



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

20-05

Les forces internationales de l'Otan sont en train de renforcer leur présence à Kandahar en vue de remettre sous le contrôle du gouvernement Karzaï cette province-clé, où est né le mouvement taliban.

AFP


USA

Pour la première fois, les Etats-Unis comptent plus de soldats en Afghanistan qu'en Irak.

Pour la première fois depuis 2003, date du début de leur intervention en Irak, les Etats-Unis comptent plus de militaires en Afghanistan que dans ce pays. Le Pentagone a précisé qu'à la date de samedi, 94.000 militaires américains étaient déployés en Afghanistan tandis que 92.000 servaient en Irak.

Le nombre des hommes mobilisés en Afghanistan devrait grimper à environ 98.000 cette année, l'administration américaine ayant pris l'engagement d'envoyer des forces supplémentaires.

Le niveau des troupes américaines est tombé en Irak depuis le pic de plus de 160.000 soldats mobilisés en 2007, année marquée par de lourds combats. La totalité des unités de combat américaines doivent quitter l'Irak d'ici septembre.

Depuis son entrée en fonction, le président Barack Obama a envoyé plus de 40.000 hommes supplémentaires en Afghanistan.

24 mai,

AP

 

Le Sénat US débloque 33 milliards de dollars pour l'Afghanistan

Le Sénat américain a approuvé jeudi une enveloppe supplémentaire de 33 milliards de dollars pour financer l'effort de guerre américain en Afghanistan. 

La somme, qui couvrira essentiellement l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires annoncé par le président Barack Obama, s'ajoute aux 130 milliards de dollars déjà débloqués cette année par le Congrès pour les interventions militaires en Afghanistan et en Irak.

Quatre milliards de dollars ont également été alloués au département d'Etat pour une aide économique à l'Afghanistan et son voisin pakistanais.

Le Sénat a voté cette enveloppe par 67 voix contre 28, des républicains s'étant joints aux démocrates.

La chambre haute du Congrès a en revanche rejeté, par 80 voix contre 18, une motion de l'aile gauche du Parti démocrate visant à imposer au président un calendrier de retrait des troupes américaines d'Afghanistan.

A l'initiative de cette motion, le démocrate Russ Feingold a bien noté que Barack Obama avait annoncé les premiers départs des troupes américaines en juillet 2011 mais il réclamait que soit également arrêtée une date pour la fin du retrait.

Le conflit en Afghanistan, engagé à la fin 2001 après les attentats du 11-Septembre, a déjà coûté plus de 300 milliards de dollars à Washington.

28 mai

AP


Otan-Isaf

21-04
Les effectifs des forces internationales - actuellement 130.000 soldats - doivent passer à 150.000 d'ici à l'été et seront à plus des deux tiers américains.

Afp


Danemark

02-06

Quelque 750 militaires danois sont déployés en Afghanistan au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) dirigée par l'Otan. La plupart sont stationnés dans le Helmand, sous commandement britannique.
 Le Danemark est le pays qui a subi les plus lourdes pertes proportionnellement au nombre de militaires déployés au sein de l'Isaf. Trente de ses soldats sont morts en afghanistan et deux autres sont décédés à la suite d'un suicide et d'un arrêt cardiaque. (belga/th)

http://www.7sur7.be/

France

11-05

Près de mille soldats basés dans le Var, 350 militaires de Canjuers et de la Légion Etrangère, et 600 hommes du 21e RIMa basé à Fréjus, vont partir dans quelques jours en Afghanistan, officiellement pour une mission de paix et de formation de l'armée afghane, qui doit durer six mois.

http://mediterranee.france3.fr/

22.05.

La France a un contingent d'environ 3 500 militaires et gendarmes dans le pays. Nicolas Sarkozy réaffirme dans le communiqué la détermination de la France à oeuvrer "au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan".

Les 1 600 soldats néerlandais vont quitter le pays fin août.

AFP, Reuters et AP


Grande Bretagne

31-05

Environ 10.000 soldats britanniques sont actuellement déployés en Afghanistan, principalement dans le Helmand, l'un des bastions de la résistance afghane.

http://www.lefigaro.fr/f


Italie

31-05

2.800 soldats italiens sont en Afghanistan au sein de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), sous tutelle de l'OTAN, afin de renforcer la sécurité dans ce pays ravagé par la guerre.

Source: xinhua



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

02-06

Peu de temps auparavant, une roquette tirée selon la police à partir de l'ouest de Kaboul était tombée et des coups de feu avaient retenti alors que le président Hamid Karzaï prononçait depuis une dizaine de minutes son discours d'ouverture. "Ne vous inquiétez pas", a lancé M. Karzaï aux délégués. "Nous avons déjà entendu ce genre de choses auparavant".

AP


Les grandes manœuvres

24-05

La conférence de paix organisée par le président afghan dans la capitale vise à réunir les chefs tribaux et de communauté pour discuter des moyens de mettre fin à la guerre en Afghanistan.

Le porte-parole de la conférence Gul Agha Ahmedi a déclaré lundi qu'elle aurait lieu le 2 juin afin de laisser du temps pour compléter les nominations des candidats aux prochaines élections parlementaires et pour les chefs de régions éloignées de venir. Aucun chef taliban ne devrait assister à la conférence, mais certains délégués sont proches des résistants résistants.

Hamid Karzaï envisage de dévoiler son programme d'ouverture en direction des Résistants durant cette rencontre, mais ces derniers ont déclaré qu'ils n'envisageaient aucune réconciliation avec le gouvernement tant que des forces internationales seront présentes en Afghanistan.

AP

Hamed Wali Karzai chargé de négocier avec les Résistants
Le président afghan Ahmid Karzai a effectué une visite fructueuse à la Maison-Blanche.

Washington a finalement accepté que des Résistants —qu’il combat officiellement— puissent être intégrés dans le gouvernement de Kaboul. Cette décision devrait être arrêtée lors de la Loya Jirga (grande assemblée) convoquée le 29 mai.

Plus surprenant : les négociations avec les ennemis d’hier seront conduites par Hamed Wali Karzai, demi-frère du président.

Hamed Wali Karzai avait joué un rôle important pour structurer les Moujahidines lors de la guerre de la CIA contre les Soviétiques. A ce titre, il jouit de l’estime des Moujahidines actuels, les Résistants.
Pour financer la guerre secrète contre les Soviétiques, aussi bien que pour démoraliser les soldats de l’Armée rouge,
la CIA avait encouragé la culture du pavot.
Des sources variées et concordantes, notamment aux Nations Unies, présentent Hamed Wali Karzai comme le principal baron des drogues dans l’Afghanistan d’aujourd’hui.
L’Afghanistan sous occupation de l’OTAN est devenu le premier producteur mondial de pavot à opium.

http://www.voltairenet.org/article165422.html

 

La jirga veut une commission pour négocier avec les talibans

Une assemblée de dignitaires (jirga) a préconisé vendredi la création d'une commission nationale chargée de négocier avec les talibans pour tenter de mettre fin à la guerre en Afghanistan, a annoncé son vice-président Qiamuddin Kashaf.

"Nous, les participants à la jirga de la paix appelons toutes les parties impliquées dans cette guerre à mettre fin au bain de sang", a déclaré M. Kashaf, également chef du conseil des oulémas.

Le vice-président de la jirga a ensuite indiqué que les 1.600 représentants des tribus et de la société civile demandaient au gouvernement de mettre en place une commission dotée d'une "large base" représentant toutes les tendances dans le pays et chargée de conduire les efforts de paix avec les talibans.

(AFP / 04 juin 2010)


Confection d'un gouvernement fantoche

24-05

A Kaboul, le secrétaire du Parlement Mohammad Saleh Suljoqi a déclaré que 45 des 249 membres de la chambre basse du Parlement ont menacé de boycotter la rencontre ou "jirga" si le président afghan ne donnait pas suite à leurs demandes législatives. Ils réclament la nomination de 11 des 25 membres du gouvernement, en remplacement de ceux qui ont été rejetés par le Parlement en janvier.

AP

2/6

A Kaboul s'est ouverte la conférence sur la paix ("jirga") en présence de 1.600 délégués.

AP



b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

Une cour d'appel US rejette les actions en justice des détenus de Bagram.

Une cour d'appel américaine a confirmé l'interprétation restrictive du ministère de la Justice, estimant que les détenus sur la base de Bagram en Afghanistan n'ont aucun droit constitutionnel à être jugés aux Etats-Unis.

Les trois juges d'appel ont convenu que le camp de détention de Guantanmo est sous autorité américaine, ce qui est défavorable aux prisonniers de la base à Cuba.

En revanche, ont estimé les juges, dans le cas de Bagram, puisque la base se situe dans un pays en guerre, l'argument de l'autorité américain indiscutée ne joue pas. Ils ont donc rejeté l'appel d'un détenu tunisien et de deux Yéménites. L'avocat de l'un d'entre eux, Ramzi Kassem, va porter l'affaire devant la Cour suprême.

Il y a 600 détenus sur la base de Bagram et des milliers d'autres détenus en Irak qui pourraient demander un traitement comparable à celui des prisonniers de Guantanamo.

22/5

AP



2) Otan-Isaf

Occupation de l'Afghanistan

L'OTAN adapte son concept stratégique pour la prochaine décennie.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

L'OTAN doit gagner la guerre en Afghanistan, renforcer ses liens avec la Russie, contrecarrer la menace posée par les missiles ballistiques iraniens et assurer la sécurité de ses 28 membres.

Tels sont les principaux objectifs de l'Organisation de l'Alliance nord-atlantique pour la décennie à venir, selon l'avant-projet de concept stratégique dévoilé lundi. Par cette nouvelle doctrine, l'OTAN espère combler un fossé croissant entre les Etats-Unis, favorables à un rôle international accru de l'Alliance, et les pays européens qui préfèrent qu'il conserve son orientation défensive traditionnelle.

"L'OTAN doit être assez polyvalent et efficace pour agir loin de chez lui", mais "afin de conserver la volonté politique pour des opérations hors de la région, l'OTAN doit veiller à ce que tous ses membres sont rassurés sur la sécurité de leurs territoires nationaux", a déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, qui dirige le groupe d'experts chargés d'élaborer la nouvelle stratégie.

Le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, soumettra un projet de concept stratégique lors du prochain sommet de l'organisation en novembre à Lisbonne, au Portugal. "Dans le monde d'aujourd'hui, il nous arrive de devoir aller au-delà de nos frontières pour défendre nos frontières", a déclaré M. Rasmussen, citant l'Afghanistan.

Fondée en 1949 pour contrer la menace soviétique, l'alliance de 28 membres connaît aujourd'hui une crise de fonctionnement, se cherchant de nouveaux objectifs près de 20 ans après l'effondrement du bloc communiste.

La précédente doctrine stratégique de l'OTAN s'attachait surtout à son rôle de maintien de la paix, en Bosnie ou au Kosovo. Elle avait été adoptée en 1999, après la fin de la Guerre froide et avant les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. L'OTAN a par la suite été amenée à assumer des missions telles que la guerre contre l'insurrection en Afghanistan. Cette mission qui mobilise plus de 100.000 soldats sur le terrain, des Américains pour les deux tiers, est la plus vaste qu'ait entreprise l'organisation.

L'avant-projet spécifie par ailleurs que l'OTAN doit s'efforcer d'améliorer les relations avec Moscou, qui a aidé l'OTAN en Afghanistan en ouvrant un corridor terrestre entre l'Europe et ce pays. L'OTAN et la Russie doivent travailler ensemble plus étroitement dans des domaines d'intérêt commun comme la défense anti-missile, le contre-terrorisme, le trafic de drogues et la sécurité maritime, précise le document.

L'avant-projet se prononce aussi en faveur du maintien des armes nucléaires américaines en Europe, autre héritage de la Guerre froide dont plusieurs gouvernements européens avaient demandé le retrait. "Tant que les armes nucléaires existent, l'OTAN devrait maintenir des forces nucléaires sécurisées et fiables (...) au niveau minimum requis par l'environnement sécuritaire qui prévaut", arguent les experts.

AP

Lundi 17 mai

 

L’OTAN décide de diviser le commandement régional Sud, Afghanistan.

Le 21 mai 2010, le Conseil de l’Atlantique Nord, en consultation avec les pays non OTAN qui fournissent des troupes à la FIAS, a donné l’autorisation finale pour la réorganisation du commandement régional Sud de la FIAS (RC-S), en Afghanistan, et la création d’une nouvelle entité : le commandement régional Sud-Ouest (RC-SW). Cette nouvelle organisation sera effective dans le courant de l’été.

Le RC-SW aura la responsabilité des provinces d’Helmand et de Nimroz ; il sera dans un premier temps placé sous le commandement des États Unis. Le commandement régional Sud, placé sous l’autorité du général de division britannique Nick Carter, conservera les provinces de Kandahar, Uruzgan, Zaboul et Daikondi.

La décision a été prise après que le général McChrystal, commandant de la FIAS, ait recommandé d’optimiser le commandement et le contrôle d’un commandement régional qui a connu un développement exponentiel depuis son passage sous autorité de l’OTAN en 2006. Avec plus de 50 000 soldats de la FIAS et huit brigades de l’armée nationale afghane opérant dans six provinces différentes, les contraintes sur sa sphère de contrôle auraient été trop importantes pour ce commandement dans sa configuration actuelle. La nouvelle structure allègera donc la tâche du commandement régional Sud et permettra de mener au niveau local des opérations de contre-insurrection mieux adaptées et plus efficaces.

Le Commandant suprême des Forces alliées en Europe (SACEUR) a reçu l’autorisation de mettre en œuvre cette restructuration. Les travaux sur le théâtre ont déjà débuté ; le nouveau commandement régional devrait être pleinement opérationnel dans le courant de l’été 2010.

http://www.armees.com/L-OTAN-decide-de-diviser-le-commandement-regional-Sud-Afghanistan,33330.html



Dans le monde

Allemagne

L’ « engagement armé » de l’Allemagne : au-delà du droit (1/2)

L’Allemagne est-elle légalement en droit ou dans son droit d’intervenir par l’usage de la force armée en Afghanistan ?

Dieter Deiseroth, juge fédéral allemand dont nous avions publié une interview pour TELEPOLIS, doute de la constitutionnalité de cet acte.

Nous vous proposons comme promis la traduction de son intervention fondamentale publiée en décembre dernier dans les « Feuilles de politique allemande et internationale », puis dans le quotidien de Francfort « Frankfurter Rundschau », quotidien référent de la capitale financière de l’Allemagne.

Il envoie donc un signe fort aux élites financières du pays en plus de ses élites politiques. Avons-nous eu droit en France à ce type d’approche détaillée portée par un média à grand tirage? Pas à notre connaissance. Nous allons approfondir nos recherches, et appelons ici les lecteurs avertis à commenter pour nourrir le débat français à l’image du débat allemand.

Cette première partie évalue la constitutionnalité de l’engagement allemand sur le théâtre afghan. Nous publierons ensuite la seconde partie de cet article consacrée cette fois en détail aux circonstances qui ont amené Amid Karzaï au pouvoir, et sur la légitimité des accords de Bonn (signés à Petersberg) sur lesquels s’est fondée l’ONU pour "approuver" l’engagement des forces US puis celles de l’ISAF.

En tout état de cause, les constats du juge Deiseroth sont applicables à la situation de nos militaires en Afghanistan, et notre pays devrait d’urgence se pencher à nouveau sur la légalité constitutionnelle et juridique de notre engagement en Afghanistan. 

 traduction Juttamedien,

mise en ligne BlueRider, 

Published on mai 20, 2010 par Blue Rider


Belgique

Nicolas Gros-Verheyde : Le retrait d'Afghanistan devient un enjeu de la campagne électorale belge.
Le coup est parti des socialistes flamands: le SP-A. Dans une interview au quotidien le Soir, Dirk Van der Maelen (député à
la Chambre) demande un retrait des troupes belges d'Afghanistan et en fait, même, une condition de la participation des socialistes au gouvernement. Ce retrait devrait intervenir, selon lui, "dès 2011, en phase et de manière coordonnée avec les partenaires". Il concernerait au premier chef les F16 (basés à Kandahar), puis les opérations au nord, et enfin Kaboul. "Je trouve scandaleux que les pays riches, l'OTAN, l'Europe, dépensent 100 milliards de dollars par an pour une guerre qui ne résout rien" estime le député flamand.  

Certes cette position est soutenue seulement par les écologistes du nord et du sud du pays (Groen et Ecolo) qui restent minoritaires. Les partis majoritaires (libéraux et chrétiens-démocrates), soutiennent le respect des engagements alliés en Afghanistan et estiment nécessaire de rester sur place pour éviter le retour des Résistants. "On ne peut pas sortir prématurément d'Afghanistan. La sécurité de l'occident s'y joue. Il faut soutenir le processus 'd'afghanisation' via la reconstruction alors d'un désengagement prématuré favoriserait la talibanisation", a encore dit le libéral Denis Ducarme (Mouvement réformateur) dans les colonnes de la Libre Belgique.  

Commentaire. Cette prise de position, dans un contexte de campagne électorale, ne doit cependant pas être dédaignée. Car, d'une part, elle rencontre une large partie de l'opinion (surtout au nord du pays) qui ne comprend pas l'objet de cette guerre lointaine et pour qui l'argument du coût résonne en ces temps de crise : plus de 109 millions d'euros selon le SP-A, 54,2 millions d'euros réplique le MR). D'autre part, elle pourrait entraîner une négociation de plus pour la formation d'un gouvernement de coalition (toujours obligatoire en Belgique vu le système électoral). Parmi les concessions nécessaires en cas de formation d'un nouveau gouvernement, comprenant socialistes flamands et écologistes, pourrait ainsi figurer, à défaut d'un retrait total, au moins un arrêt de renforts et un retrait partiel. On se souvient que c'est cette question qui avait conduite à la dissolution de la coalition au pouvoir, de l'autre coté de la frontière, aux Pays-Bas (1), justement suite à la volte-face des socio-démocrates. Elle confirme ma précédente analyse du caractère de plus en plus clivant et politisé de l'engagement militaire européen en Afghanistan (2).
(1) Rififi à
La Haye autour du retrait d'Afghanistan (maj) http://bruxelles2.over-blog.com/article-rififi-a-la-haye-...

(2) Le gouvernement NL chute sur l'Afghanistan, un tournant de la guerre ? http://bruxelles2.over-blog.com/article-le-gouvernement-n...

Nicolas Gros-Verheyde

Mardi 25 mai 2010  
http://bruxelles2.over-blog.com/article-le-retrait-d-afgh...

 

MR et cdH opposés à un retrait précipité des militaires en Afghanistan
Le MR et le cdH ont réaffirmé la nécessité de maintenir des militaires en Afghanistan. "Un départ précipité d'Afghanistan provoquerait le retour des Résistants à Kaboul et des souffrances terribles pour les femmes", dit le cdH. "La sécurité de l'occident se joue en Afghanistan. Quitter plus vite que prévu ce pays faciliterait le processus de talibanisation", a souligné pour sa part Denis Ducarme pour le MR. Les deux partis réagissaient aux déclarations du député sortant Dirk Van der Maelen (sp.a).

"Je trouve scandaleux que les pays riches, l'OTAN, l'Europe, dépensent 100 milliards de dollars par an pour une guerre qui ne résout rien", dit M. Van der Maelen dans une interview au quotidien Le Soir. "Nous devons entamer notre retrait dès 2011: en phase et de manière coordonnée avec les partenaires, mais il faut que le retrait s'opère. D'abord les F16, puis le démantèlement de nos opérations en Afghanistan du nord, et le repli sur Kaboul. Dans la phase suivante, nous devrons également nous retirer le Kaboul", ajoute-t-il.

"M. Van der Maelen continue ce qu'il a toujours fait en Commission mais le PS, Groen! et Ecolo le rejoignent", a souligné M. Ducarme pour qui on ne peut pas faire de l'Afghanistan un sujet de campagne.

Pour le MR, la Belgique doit respecter ses engagements en Afghanistan. Et de rappeler les engagements pris à la conférence de Londres et les décisions du Conseil des ministres le 19 mars derniers qui a confirmé que les militaires belges resteront présents jusqu'à la fin 2011 avec un maximum de 626 hommes.  

M. Ducarme conteste aussi les chiffres avancés par le sp.a qui estime à 109 millions par an les dépenses militaires belges en Afghanistan. "Le coût en 2010 est estimé à 54,2 millions d'euros dont 26pc sont consacrés à l'entraînement et à la reconstruction" , précise-t-il.

 "On ne peut pas sortir prématurément d'Afghanistan. La sécurité de l'occident s'y joue. Il faut soutenir le processus 'd'afghanisation' via la reconstruction alors d'un désengagement prématuré favoriserait la talibanisation", a encore dit M. Ducarme.

 Le cdH abonde dans le même sens. Pour les Humanistes, "un départ précipité d'Afghanistan provoquerait le retour des Résistants à Kaboul et des souffrances terribles pour les femmes".

 Le cdH dit dans un communiqué s'étonner "de l'ukase du sp.a qui fait du retrait immédiat des troupes belges en Afghanistan une condition de sa participation au gouvernement alors qu'il a toujours plaidé pour que la participation de troupes Belges à des actions extérieures soit du ressort du parlement".

 Le parti plaide pour une position concertée des européens membres de l'OTAN sur la question et conclut qu'il demande que le rôle du parlement soit renforcé lorsqu'il s'agit d'envoyer nos militaires dans des opérations internationales de paix.

25 mai 2010

Levif.be avec Belga


Grande Bretagne

Pour les Britanniques, le retrait au bout du fusil ?
Par Nicolas Gros-Verheyde
 « Ce qui m'importe c'est la sécurité dans les rues britanniques. Pas que les jeunes femmes afghanes aillent à l'école » la petite phrase qui ponctue l'interview donnée par le nouveau ministre de la défense britannique au Times est claire (1). Liam Fox est en Afghanistan, avec ses homologues des Affaires étrangères et du Développement, William Hague et Andrew Mitchell. Et sa conviction semble maintenant affirmée : en acceptant d'aller jusqu'à 10.000 hommes et femmes de de sa Gracieuse Majesté « nous sommes à la limite maintenant et je souhaiterai que nos forces rentrent à la maison aussi vite que possible ».

Samedi 22 mai 2010

http://bruxelles2.over-blog.com/article-pour-les-britanni...

Les Etats-Unis sont "l'allié le plus important" de Londres 

Les Etats-Unis "sont sans aucun doute l'allié le plus important du Royaume-Uni", a affirmé vendredi à Washington le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères William Hague.

"L'étendue de notre coopération est sans pareil", a-t-il souligné au côté de son homologue Hillary Clinton, évoquant les aspects militaires et diplomatiques d'une "alliance impossible à briser".

Mme Clinton a évoqué pour sa part "une alliance historique".

Interrogé par des journalistes après la conférence de presse, William Hague a cité en particulier le soutien de Londres à la politique américaine au Proche-Orient, vis-à-vis de l'Afghanistan et en matière de non-prolifération.

Il a toutefois assuré que ce soutien ne serait "en aucune façon servile", et que le nouveau gouvernement britannique "se sentira libre de dire quand il ne sera pas d'accord" avec Washington.

Londres et Washington qualifient régulièrement de "relation spéciale" leur lien bilatéral. Mais l'ancien premier ministre britannique Tony Blair (1997-2007) avait été sévèrement critiqué dans son pays pour son soutien inconditionnel à la guerre en Irak voulue par le président américain George W. Bush.

Le premier voyage à l'étranger du nouveau ministre est aussi sa seconde rencontre officielle avec Hillary Clinton, qui l'avait reçu en octobre 2009 en tant que responsable de l'opposition conservatrice pour les Affaires étrangères.

M. Hague, un eurosceptique, a souligné que Mme Clinton avait été la première de ses homologues à l'appeler après son arrivée au Foreign Office cette semaine, tout comme le président américain Barack Obama a été le premier dirigeant étranger à appeler le nouveau premier ministre britannique David Cameron.

14/5



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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