Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

19/06/2010

n°6 - Journal du Yémen - 06-05 au 18-06 : - Fin - :- 2010 : l'année de la guerre du gaz ?

n°6 - Journal du Yémen - 06-05 au 18-06 : - Fin   -   :- 2010 : l'année de la guerre du gaz ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                      n°6                  06-05 au 18-06 

C.De broeder   &         M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse…

5 Les brèves

5-1 Des étudiants français et américains interpellés.

5-2 Arrestation de 30 étrangers, dont 3 Français et un Américain.

6 Dossier

6-1 Bombes à fragmentation

1 Amnesty international dénonce l'utilisation de bombes à fragmentation américaines au Yémen.

2 Bombes à fragmentation américaines.

3 Les images de missile et de bombes à sous-munitions montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière.   

4 Amnesty demande aux USA des explications sur un des raid …

6-2 L'exportation de gaz  =  2010 : l'année de la guerre du gaz ?

 



 3 Politique internationale

Canada

Ottawa prêt à aider…

Le Canada s'engage à venir en aide au Yémen pour contrer la ‘menace terroriste’ que représente le réseau Al-Qaïda.

Le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon l'a annoncé à Ottawa au cours d'un point de presse conjoint avec son homologue du Yémen, Abou Bakr Al-Qirbi.

Le chef de la diplomatie yéménite effectue une tournée de plusieurs pays pour demander de l'aide afin de combattre le terrorisme et la radicalisation d'une partie de sa population. Selon lui, l'attentat raté du 25 décembre contre un vol de la Northwest Airlines a ouvert les yeux de la communauté internationale, car le Nigérian qui en est l'auteur aurait en partie planifié son coup au Yémen.

Pour Abou Bakr Al-Qirbi, la communauté internationale comprend maintenant que sans aide extérieure, le Yémen sera en grave danger devant la menace terroriste.

« De récents développements au Yémen et en Amérique du Nord, plus précisément à la frontière canado-américaine, ont attiré l'attention de la communauté internationale sur la menace croissante que représentent les éléments extrémistes établis au Yémen », a confirmé le ministre Cannon. Le ministre faisait allusion à des informations selon lesquelles Ottawa avait appris des renseignements britanniques et américains que 20 terroristes entraînés au Yémen tentaient d'entrer en Amérique du Nord.

Le ministre Cannon n'a pas précisé quelle forme pourrait prendre l'aide qu'Ottawa apporterait au Yémen.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Presse canadienne

18 janvier

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/18/019-Yemen-Canada-aide.shtml 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse…

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Alors que le président Ali Abdallah Saleh venait d’ordonner la libération d’un journaliste et de deux responsables du quotidien Al-Ayyam, l’armée a pris d’assaut, le 21 avril au soir, le bâtiment de la société de presse 14 October, situé dans la province d’Aden, afin de confisquer le dernier numéro du quotidien Al-Tariq.

Le siège de 14 October a été levé le 22 avril au matin.

« Ce qui se passe au Yémen est tout simplement hallucinant. Il n’y a pas un jour sans qu’un média soit attaqué, sans qu’un journaliste soit kidnappé, arrêté ou condamné », a dénoncé Reporters sans frontières.

Le 21 avril dans la soirée, les forces de la sécurité centrale ont pris d’assaut le bâtiment de la société de presse nationale 14 October, situé dans la ville d’Al-Ma’ala (ouest d’Aden). Ils ont fouillé l’ensemble des véhicules situés à l’extérieur des bureaux, notamment celui d’Ahmed Al-Hubaishi, directeur de publication et président du conseil d’administration de 14 October, dans le but de confisquer le numéro du journal Al-Tariqdaté du 22 avril, imprimé par 14 October.

Cet incident fait suite à la publication - par Al-Tariq- d’une information relative aux événements du 21 avril dans l’après-midi quand des soldats ont pris d’assaut le commissariat de police de la ville d’Al-Tawahi (à l’ouest d’Aden). D’après Al-Tariq, cette opération militaire constituerait une vengeance de la part de soldats en réponse à une altercation entre un policier d’Al-Tawahi et un des leurs au cours de l’opération de destruction des habitations illégales sur les hauteurs de Al-Tawahi. Une autre hypothèse avancée par le journal serait un différend entre un soldat et un policier dans le souk de Al-Tawahi (http://www.attariq-ye.com/).

Les bureaux du quotidien Al-Tariq, situés dans la ville d’Al-Tawahi, avaient déjà été pris d’assaut par l’armée le 21 février dernier, pour avoir utiliser le terme d’ « occupation » en parlant de la situation du Yémen du Sud. Le journal avait dû interrompre ses activités pendant deux semaines.

Le 21 avril 2010, le président Ali Abdallah Saleh a ordonné la remise en liberté de Hani Bashraheel, rédacteur en chef de l’édition sportive du journal Al-Ayyam, de Mohamed Bashraheel, directeur du groupe Al-Ayyam et d’Arhab Hassan Yassine, secrétaire général du groupe, arrêtés début janvier dernier, à l’issue du siège du journal d’Al-Ayyam par l’armée (http://fr.rsf.org/yemen-arrestation-du-redacteur-en-chef-d-08-01-2010,35665.html). Hisham Bashraheel, fondateur et propriétaire du journal, avait été libéré le 24 mars dernier pour des raisons de santé (http://fr.rsf.org/yemen-liberation-de-deux-journalistes-25-03-2010,36834.html).

23 avril 2010

http://fr.rsf.org/yemen-quand-les-militaires-assiegent-une-23-04-2010,37132.html



5 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Des étudiants français et américains interpellés.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Des étudiants américains et français ont été arrêtés pour des raisons de sécurité au Yémen, où a également été interpellée récemment une Australienne soupçonnée de liens avec des activistes.

Un responsable gouvernemental yéménite a déclaré que les étudiants avaient été placés en détention à Sanaa, la capitale, mais n'a pas fourni de précisions sur les circonstances de leur arrestation.

"Des étudiants américains et français ont été arrêtés la semaine dernière à la demande de leurs gouvernements", a-t-il indiqué en demandant à conserver l'anonymat.

De source proche du gouvernement yéménite, on a rapporté que les étudiants arrêtés comprenaient deux Américains et un ressortissant français mais le responsable gouvernemental n'a pu confirmer cette information.

Contactés par téléphone, des représentants des ambassades de France et des Etats-Unis à Sanaa se sont abstenus de tout commentaire.

La nouvelle de l'arrestation des étudiants survient quelques jours après l'interpellation à Sanaa d'une Australienne convertie à l'islam et installée au Yémen. Selon son avocat, Shyloh Giddens a été arrêtée en raison de ses contacts avec une Bangladaise placée en détention en mai pour liens présumés avec des groupes islamistes radicaux.

Sans la désigner nommément, le département australien des Affaires étrangères a fait savoir que sa ressortissante avait été interpellée le 16 mai après deux jours d'assignation à résidence avec ses enfants, âgés de cinq et sept ans.

Mohamed Soudam, Philippe Bas-Rabérin pour le service français

06/06/2010

 Reuters

http://www.lepoint.fr/des-etudiants-francais-et-americains-interpelles-au-yemen-06-06-2010-463622_19.php


5-2 Arrestation de 30 étrangers, dont 3 Français et un Américain.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Les autorités yéménites ont arrêté au cours des deux derniers mois plus de 30 étrangers, dont trois Français, un Américain et un Britannique, soupçonnés de liens avec Al-Qaïda, a indiqué dimanche à l'AFP une source des services de sécurité à Sanaa.

Ces étrangers étaient venus apprendre l'arabe au Yémen, à l'instar du Nigérian ayant mené un attentat raté contre un avion de ligne américain le jour de Noël.

Ces arrestations ont été opérées en avril et en mai à Sanaa et dans sa proche banlieue dans le cadre d'une campagne lancée par les autorités contre des suspects d'Al-Qaïda, a ajouté la même source, précisant que deux Malaisiens, 5 Bangladeshis et 5 Nigérians figurent parmi les personnes arrêtées.

"Certains ont été arrêtés sous le soupçon d'appartenance à Al-Qaïda et les autres sur la base d'une liste fournie par les services de renseignement américains aux autorités yéménites", a encore dit la même source.

Elle a précisé que "la plupart des personnes arrêtées étaient venues au Yémen pour suivre des cours à l'Institut de Sanaa de langue arabe, où était inscrit le Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab", auteur de l'attentat manqué de Noël.

La même source a identifié l'un des trois Français arrêtés comme étant Jeremy Johnny Witter, précisant qu'il avait été interpellé fin mai à Sanaa où il était inscrit à l'Institut de Sanaa de langue arabe.

Witter est né en 1986 à Orsay, au sud de Paris, selon une copie de son passeport, émis par le consulat de France au Caire, et dont l'AFP a pu voir une photocopie.

Il était arrivé en novembre 2009 au Yémen "avec l'intention d'apprendre l'arabe, alors qu'il maîtrise parfaitement cette langue" pour avoir séjourné pendant sept ans en Egypte, a-t-on indiqué de même source.

Une Australienne, Shyloh Jayne Giddins, est également détenue depuis le 15 mai, avait indiqué mercredi à l'AFP son avocat à Sanaa, Abderrahman Barman, un militant de l'organisation non-gouvernementale Hood.

Des milliers d'étrangers, dont des Occidentaux, viennent étudier l'arabe ou l'islam au Yémen, dans des universités ou écoles religieuses échappant au contrôle des autorités et certains d'entre-eux se radicalisent.

AFP

06 juin

http://www.romandie.com/ats/news/100606095835.7m4ukle0.asp



6 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Bombes à fragmentation

1 Amnesty international dénonce l'utilisation de bombes à fragmentation américaines au Yémen.

Amnesty international a publié des photographie prouvant que les Etats-Unis auraient utilisé des bombes à fragmentation contre le camp présumé d’Al Qaida Al-Maajala au Yémen.
Cette attaque avait fait cinquante-cinq morts en décembre 2009 au Yémen, pour la plupart des civils.
Washington et le Yémen n'ont pas encore signé la convention sur l'interdiction des bombes à fragmentation, devant entrer en vigueur le 1er août.
Mike Lewis, membre d’Amnesty international, se dit préoccupé par l’emploi de ces missiles contre des civils et demande aux Etats-Unis de faire la lumière sur l’utilisation de ces missiles.
Propos recueillis par Coline Charbonnier.

Mardi 8 Juin 2010

Ecoutez :

http://www.radioorient.com/docs/audio/ITV_CharbonnierC_Mike_Lewis.mp3

http://www.radioorient.com/Amnesty-international-denonce-l-utilisation-de-bombes-a-fragmentation-americaines-au-Yemen_a3374.html


2 Bombes à fragmentation américaines?

Mise à jour le lundi 7 juin 2010 à 14 h 52

Amnistie internationale affirme que les États-Unis ont utilisé des bombes à fragmentation lors d'une attaque le 17 décembre 2009 à Al-Maajala, dans le sud du Yémen, où 55 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées.

Les photos d'Amnistie montrent des dégâts causés par le missile BGM-190D. « Ce type de missile tiré à partir d'un navire de guerre ou d'un sous-marin est conçu pour porter 166 charges à fragmentation, chacune explosant en 200 sous-munitions à fragments tranchants qui peuvent causer des blessures dans un rayon de 150 mètres ». Ces sous-munitions contiennent « une matière incendiaire », selon Amnistie.

Convention sur les armes à sous-munitions

À ce jour, 36 États ont ratifié la Convention sur les armes à sous-munitions, qui entrera en vigueur le 1er août 2010. Ce traité international interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert de ce type d'armes. Le texte de la Convention a été adopté par 107 États le 30 mai 2008, lors de la Conférence de Dublin.
Ni les États-Unis, ni le Yémen ne sont signataires de la Convention sur les armes à sous-munitions. De son côté, le Canada a signé le traité, mais ne l'a pas encore ratifié.

À Washington, Bryan Whitman, un porte-parole du Pentagone, a refusé de commenter ces accusations, renvoyant les journalistes vers le gouvernement yéménite.

« Cela dit, il convient de féliciter le gouvernement du Yémen d'avoir relevé le défi de la menace d'Al-Qaïda », a indiqué M. Whitman. « Nous soutenons énergiquement les opérations menées contre Al-Qaïda dans la Péninsule arabique et coopérons étroitement avec le Yémen et d'autres pays en matière d'initiatives antiterroristes », a-t-il ajouté.

Amnistie internationale a publié des photos montrant, selon elle, des débris d'un missile Tomahawk de fabrication américaine et des bombes à fragmentation encore intactes ayant apparemment servi à cette attaque.

Après avoir exprimé son inquiétude, Mike Lewis, un responsable de l'ONG, a déclaré : « les bombes à fragmentation frappent sans discernement et les bombes non explosées menacent la vie et les moyens d'existence pendant des années. »

Pour sa part, Philip Luther, directeur adjoint d'Amnistie pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, a estimé qu'un tel raid « contre des militants présumés sans tentative pour les arrêter est pour le moins illégal. Le fait que tant de victimes étaient des femmes et des enfants prouve que l'attaque était foncièrement arbitraire. »

Selon Amnistie, une commission parlementaire yéménite a confirmé la mort de 41 habitants, dont des femmes et des enfants, et indiqué avoir constaté lors d'une visite du site que « toutes les maisons avaient été incendiées ».

 7 juin 2010

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/06/07/010-Amnistie-bombes-fragmentation.shtml


3 Les images de missile et de bombes à sous-munitions montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière.   
Amnistie internationale a diffusé ce lundi 7 juin 2010 des photographies d’un missile de croisière de fabrication américaine qui transportait des bombes à sous-munitions, prises semble-t-il à la suite d’une attaque contre un camp d’entraînement présumé d’Al Qaïda au Yémen qui a tué 41 civils, dont 14 femmes et 21 enfants. L’attaque du 17 décembre 2009 contre le village d’al Maajala, dans le gouvernorat d’Abyan, dans le sud du Yémen, a fait 55 victimes, dont 14 membres présumés d’Al Qaïda.

« Une frappe militaire de cette nature contre des militants présumés, sans tenter de les arrêter, est pour le moins illégale. Au regard du grand nombre de femmes et d’enfants victimes de cette attaque, il est clair qu’elle était totalement irresponsable, notamment lorsque l’on sait que des bombes à sous-munitions ont probablement été employées », a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnistie internationale.

Le gouvernement du Yémen a revendiqué l’entière responsabilité de l’attaque contre al Maajala, dans le district d’al Mahfad, dans le gouvernorat d’Abyan, où Al Qaïda aurait installé un camp d’entraînement.

Peu après l’attaque, des médias américains ont relayé des déclarations émanant semble-t-il de sources anonymes au sein du gouvernement des États-Unis, selon lesquelles des missiles de croisière américains avaient été tirés sur ordre du président contre deux sites présumés d’Al Qaïda au Yémen.

« À la lumière des preuves fournies par ces photographies, le gouvernement américain doit révéler quel rôle il a joué dans l’attaque contre al Maajala et tous les gouvernements impliqués doivent indiquer quelles mesures ils ont prises pour éviter les victimes inutiles », a estimé Philip Luther.

Les photographies permettent d’identifier avec certitude les débris du missile, qui proviendraient de la charge, du milieu et de l’arrière du corps, ainsi que des sections de propulsion d’un missile de croisière terrestre BGM-109D Tomahawk.

Ce type de missile, tiré à partir d’un navire de guerre ou d’un sous-marin, est conçu pour porter une charge de 166 bombes à sous-munitions (petites bombes) qui explosent chacune en plus de 200 fragments d’acier tranchants pouvant causer des blessures dans un rayon de 150 mètres. Une substance incendiaire contenue dans la minibombe disperse également des fragments de zirconium destinés à mettre le feu aux objets inflammables se trouvant à proximité.

Une autre photographie, prise semble-t-il une demi-heure après les autres, montre une sous-munition – qui n’a pas explosé – de type BLU 97 A/B, que transportent les missiles BGM-109D. Il semble que ces missiles se trouvent uniquement aux mains des forces américaines et il est peu probable que les forces armées du Yémen soient en mesure d’utiliser une telle arme.

Amnistie internationale a réclamé au Pentagone des informations sur l’implication des forces américaines dans l’attaque d’al Maajala et les précautions prises en vue de limiter les morts et les blessés. Elle n’a pas encore reçu de réponse.

« Amnistie internationale est vivement préoccupée par les éléments tendant à prouver que des bombes à sous-munitions ont été employées au Yémen, lors même que la plupart des États à travers le monde s’engagent à interdire complètement ces armes, a affirmé Mike Lewis, chercheur sur le contrôle des armes à Amnistie internationale.

« Les bombes à sous-munitions ont des effets non discriminants et les minibombes qui n’ont pas explosé sont une menace pendant des années pour la vie et les moyens de subsistance des populations. Tous les gouvernements qui en utilisent doivent de toute urgence fournir une aide afin de neutraliser les bombes n’ayant pas explosé. »

Ni les États-Unis ni le Yémen n’ont encore signé la Convention sur les armes à sous-munitions, traité visant à interdire totalement ces armes qui doit entrer en vigueur le 1er août 2010.

La commission parlementaire yéménite qui a enquêté sur l’attaque du 17 décembre 2009 a conclu en février que 41 personnes décrites comme des civils avaient trouvé la mort. Dans son rapport, elle a déclaré qu’à son arrivée sur les lieux à al Maajala, elle avait constaté que « toutes les maisons et ce qu’elles contenaient avaient brûlé ; il ne restait que des traces de meubles ».

Elle a « remarqué des traces de sang des victimes et plusieurs cratères dans le sol dus au bombardement […] ainsi que plusieurs bombes n’ayant pas explosé ». L’un des survivants a raconté à la commission que les membres de sa famille, tués alors qu’ils n’avaient commis aucun crime, dormaient lorsque les missiles ont frappé, dans la matinée du 17 décembre 2009. 

Dans son rapport, la commission parlementaire a recommandé au gouvernement du Yémen d’ouvrir une information judiciaire sur cette attaque et de traduire en justice les responsables présumés de la mort des civils. À la connaissance d’Amnistie internationale, rien n’a encore été fait.

La commission a relayé des déclarations des autorités du gouvernorat d’Abyan, selon lesquelles 14 membres présumés d’Al Qaïda avaient péri lors de l’attaque, tout en ajoutant qu’elle n’était pas en mesure d’obtenir des informations le confirmant et que les autorités d’Abyan lui avaient fourni l’identité d’une seule de ces 14 personnes.

Complément d’information
    Une délégation d’Amnistie§ internationale a obtenu les photographies d’une source confidentielle lorsqu'elle s'est rendue au Yémen en mars 2010. L’organisation a retardé leur publication afin de vérifier leur contenu auprès de spécialistes indépendants et de laisser au gouvernement américain le temps de faire face aux éléments de preuve. En raison de restrictions liées à des motifs de sécurité, les équipes d’Amnistie internationale n’ont pas pu se rendre sur les lieux afin de vérifier ces images. Toutefois, les éléments figurant sur les clichés démontrent leur provenance. Les fragments de munitions correspondent aux fragments présentés dans une vidéo provenant d’al Maajala diffusée par Al Jazira

19 décembre 2009 (http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2009/12/2009121954017137936.html).

Les personnages et les véhicules que l’on peut voir sur d’autres clichés confirment également le lieu. La date et l’heure inscrites automatiquement sur les photos semblent indiquer qu’elles ont toutes été prises avec le même appareil dans un intervalle de 50 minutes, ce qui donne à penser qu’elles ont toutes été prises dans le même secteur.

    Plusieurs médias américains ont signalé qu’ils§ avaient reçu des informations anonymes de responsables de la Maison-Blanche ayant trait à l’autorisation de tirer des missiles de croisière américains contre deux cibles au Yémen le 17 décembre 2009.

Cruise missiles strike Yemen, ABC News, 19 décembre 2009 (http://abcnews.go.com/Blotter/cruise-missiles-strike-yemen/story?id=9375236&page=2) ;
U.S. launched missile strikes on Al-Qaeda in Yemen, sources say, FOX News, 18 décembre 2009 (http://www.foxnews.com/politics/2009/12/18/launched-missile-strikes-al-qaeda-yemen-sources-say/).

    Sur la sous-munition que l’on peut voir sur la 5e§ photographie figure son type (BOMB FRAG BLU 97 A/B) et un numéro de lot (ATB92J109-003), indiquant qu’elle a été fabriquée dans une usine d’armement du Kansas, aux États-Unis, en septembre 1992.

    Les petites bombes n’ayant pas explosé le font§ fréquemment lorsqu’elles sont déclenchées par des civils, causant des blessures et faisant des victimes. Les minibombes BLU-97 sont particulièrement dangereuses parce qu’elles contiennent un fusible secondaire « multi actif » extrêmement sensible au mouvement, ce qui représente une menace pour les civils qui risquent de le déclencher et complique la tâche des personnels humanitaires chargés du déminage.

    La Convention sur les armes à sous-munitions,§ signée par 106 États et ratifiée par 35, entre en vigueur le 1er août 2010. Elle interdit totalement la fabrication, le transfert et l’utilisation de ces armes et impose aux États parties de déclarer et détruire les stocks de bombes à sous-munitions, de nettoyer les zones contaminées et de fournir une aide aux villages touchés et aux victimes de ces armes. Ni les États-Unis ni le Yémen n’ont signé ce traité. Néanmoins, Amnistie internationale considère que l’utilisation des bombes à sous-munitions dans des zones civiles a des effets non discriminants et bafoue le droit international humanitaire. Elle appuie une interdiction totale de leur production, transfert et utilisation.

http://www.amnistie.ca/content/view/14611/107/


4 Amnesty demande aux USA des explications sur un des raid …

Amnesty International a demandé lundi aux Etats-Unis de préciser leur rôle dans le tir d'un missile de croisière américain doté de bombes à fragmentation contre Al-Qaïda au Yémen, qui a fait 55 morts, en majorité des civils, en décembre 2009.
AFP | 07.06.2010
Amnesty International a demandé lundi aux Etats-Unis de préciser leur rôle dans le tir d'un missile de croisière américain doté de bombes à fragmentation contre Al-Qaïda au Yémen, qui a fait 55 morts, en majorité des civils, en décembre 2009.

L'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres a publié des photos montrant, selon elle, des débris d'un missile Tomahawk de fabrication américaine et des bombes à fragmentation non explosées qui semblent avoir servi dans une attaque le 17 décembre 2009 à Al-Maajala (sud).

"Sur la base des preuves fournies par ces photos, le gouvernement américain doit révéler quel rôle il a joué dans cette attaque", a déclaré Philip Luther, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord.

Amnesty a dit avoir "réclamé au Pentagone des informations sur l'implication de forces américaines dans l'attaque d'al-Maajala" mais n'avoir pas reçu de réponse.

"Amnesty est extrêmement préoccupée par les preuves que des bombes à fragmentation semblent avoir été utilisées au Yémen", a dit Mike Lewis, un responsable de l'organisation. "Les bombes à fragmentation frappent sans discernement et les bombes non explosées menacent la vie et les moyens d'existence pendant des années".

Le ministère yéménite de la Défense avait revendiqué la responsabilité de l'attaque contre un présumé camp de formation d'Al-Qaïda sans mentionner un rôle américain, et annoncé la mort de 24 à 30 militants.

Mais un responsable local avait ensuite affirmé que 49 civils, dont 23 enfants et 17 femmes, y avaient également péri.

Selon Amnesty, une commission parlementaire yéménite a confirmé la mort de 41 habitants dont des femmes et des enfants et indiqué avoir constaté lors d'une visite du site bombardé que "toutes les maisons avaient été incendiés".

Pour M. Luther, une telle attaque "contre de présumés militants sans avoir tenté de les arrêter est pour le moins illégale. Le fait que tant de victimes étaient des femmes et des enfants prouve que l'attaque était foncièrement irresponsable".

Selon Amnesty, les photos montrent des dommages causés par le missile BGM-190D. "Ce type de missile tiré depuis un navire de guerre ou un sous-marin, est conçu pour porter 166 charges à fragmentation, chacune explosant en 200 sous-munitions à fragments tranchants qui peuvent causer des blessures dans un rayon de 150 mètres". Ces sous-munitions contiennent "une matière incendiaire".

Washington et Sanaa n'ont pas encore signé la Convention sur l'interdiction des bombes à fragmentation, devant entrer en vigueur le 1er août.

AFP

7 juin 2010 |

http://www.tdg.ch/depeches/monde/yemen-amnesty-demande-usa-explications-raid-anti-qaida


6-2 L'exportation de gaz  =  2010 : l'année de la guerre du gaz ?

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Simple coïncidence dans ce monde de brut ?

Alors que début novembre, le Yemen est devenu un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL ou LNG), grâce à la mise en œuvre de nouvelles installations dans le Golfe d'Aden - dont Total possède près de 40% - l'ambassade de Grande-Bretagne à Sanaa a été fermée dimanche, après celle des Etats-Unis. Raisons invoquées : des menaces d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, faisant notamment suite à l'attentat raté de Noël sur le vol Amsterdam-Detroit.

Alors, 2010 : l'année de la guerre du gaz ?

L'avenir du Yemen et de l'Ukraine nous le dira ....

"L'ambassade a été fermée aujourd'hui par mesure de précaution, de crainte d'éventuelles réactions d'Al-Qaïda", a ainsi affirmé dimanche un responsable yemenite au sujet de l'ambassade  britannique. Tout en indiquant que l'ambassade n'avait pas reçu "de menaces directes d'Al-Qaïda".

"Certaines indications laissent penser qu'Al-Qaïda prépare un attentat contre un objectif à Sanaa, peut-être notre ambassade", a déclaré quant à lui à la chaîne CNN John Brennan, conseiller d'Obama pour la sécurité intérieure et la lutte anti-terroriste. Selon lui, plusieurs centaines de membres d'Al-Qaïda sont actuellement au Yémen.  

Un contexte particulièrement tendu qui fait jour alors que début novembre, le président yéménite Ali Abdallah Saleh avait donné le coup d'envoi symbolique des premières exportations de GNL ... Simple "hasard', alors que gaz et pétrole sont à l'origine  de moult conflits  par les temps qui courent ?

Rappelons par ailleurs que le projet de Balhaf, dans le Golfe d'Aden, d'un montant de 4,5 milliards de dollars, représente un investissement majeur pour le Yémen.

L'usine est opérationnelle depuis le 15 octobre dernier via la mise en oeuvre d'un seul train de production. La construction d'une seconde infrastructure de ce type doit démarrer en février/mars prochain. Théoriquement .... Car le cours des choses pourrait subir quelques modifications  compte-tenu du "climat" actuel ...

Notons  toutefois que le gaz yéménite présente bien des avantages en matière de qualité et de localisation géographique par rapport à ses principaux concurrents de la région (Qatar et Iran notamment, situés dans le Golfe persique) ....

En cas de maintien de planning, la production serait alors de 40.000 m3 par jour, pour une production actuelle d'un peu moins de 20.000 m3 par jour. A terme, la production devrait atteindre jusqu'à 6,7 millions de tonnes par an.

Le GNL devrait être exporté en Corée du sud mais également en Europe et en Amérique du Nord. Le projet devrait générer sur 25 ans entre 30 et 40 milliards de dollars de revenus pour le Trésor du Yémen, l'un des pays les plus pauvres de la planète. A terme, les exportations de GNL du pays équivaudront à 180.000 barils de pétrole par jour.

A noter également : durant les années nécessaires à la mise en oeuvre du projet, aucune attaque significative n'a été dirigée contre les installations ou le personnel. Une « bonne » chose alors que les prises d'otages sont fréquentes dans cette partie du pays.

Précisons que que la majorité des 19 millions de Yéménites sont de confession sunnite , tandis que les autres appartiennent à la branche Zaydi de l'islam chiite. Le conflit dans la province de Saada entre rebelles et forces gouvernementales soutenues par les Etats-Unis se poursuit de manière intermittente depuis 2004.

Rappelons également qu'en avril 2008 , Total avait annoncé avoir décidé de rapatrier en France les enfants de ses salariés au Yémen. Nulle crainte à avoir affirmait alors la compagnie, la décision n'étant à voir que comme une mesure "de précaution" destinée à préserver leur sécurité. Une "trentaine" de familles aurait été concernée.

http://www.leblogfinance.com/2010/01/yemen-gnl-reel-enjeu-tensions.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



Ce message vous a été envoyé parce que vous faites parties de mes contacts 

Pour ne plus recevoir d'e-mail de notre part, signaler le nous avec si possible un commentaire explicatif.


Les commentaires sont fermés.