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26/06/2010

n° 437 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 05-06 au 25-06 - :- Fin-:- "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".

n° 437 - Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane - 05-06 au 25-06 - :- Fin-:- "Une guerre vouée à n’être pas gagnée".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 437 - du 05-06 au 25-06                                                                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Les Brèves

3-1 Blackwater sur les terrains afghan et pakistanais.

3-2 Soldats accusés de trafic de drogue: «Inacceptable», dit le chef de l'armée.

3-3 John Beyrle : Pas de destruction des plantations de pavot …

3-4 Les troublantes démissions de deux responsables afghans.  

3-5 Richard Werly : Le domino afghan.

3-6 Le premier ministre hongrois et l’Afghanistan, le Kosovo et l’avenir de l’OTAN

3-7 Entre Obama et Medvedev, l'heure est au rapprochement…

3-8 Guantanamo : Les Brèves

1 La Belgique complice de Guantanamo ? 

 



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1Vidéo : Les marines US ont passé à tabac les citoyens afghan

http://french.irib.ir/index.php/component/k2/item/96574-zarbo-shatm-afghanha-tavasote-sarbasane-amricaie

 

2-2 Vidéo  : "Torture made in USA" - docu d'investigation..

http://www.dailymotion.com/video/xd9mxz_torture-made-in-u...

 

2-3 Vidéo  : Une Jirga pour légitimer Hamid Karzaï ?

http://www.dailymotion.com/video/xdlyug_une-jirga-pour-legitimer-hamid-karz_news#from=embed?start=1

 

2-4 Video : Torture made aux USA

http://www.dailymotion.com/video/xd9mxz_torture-made-in-u...


2-5 Stephen Lendman. Révéler les méfaits des autorités peut s’avérer dangereux : les « lanceurs d’alerte » en ligne de mire 

Les « Whistleblowers » ("lanceurs d’alerte" ou ceux qui dénoncent les abus en tous genres ou organisent des fuites à la presse) sont-ils désormais une espèce menacée ?

L’administration Obama leur livre une guerre qu’aucune autre administration n’a osé livrer.

Où il apparaît que les lanceurs d’alerte sont poursuivis avec plus de célérité que les criminels qu’ils dénoncent.

Où il apparaît que les gouvernements, celui des Etats-Unis en tête, comptent de plus en plus sur le secret de leurs activités et supportent de moins en moins la transparence.

Où il apparaît que le Pentagon a lancé une chasse à l’homme contre le fondateur de Wikileaks, le site qui a publié, entre autres, la vidéo de l’hélicoptère américain à Baghdad qui a tué 12 personnes, dont deux employés de l’agence de presse Reuters ».

Jusqu’où nous entraîneront-ils vers le côté obscur de la gouvernance ? - Le Grand Soir

Le 16 avril, le journaliste John Cole écrivait : « Le message est clair – si vous torturez des gens et détruisez les preuves, vous vous en tirez sans même une remontrance. Mais si vous dénoncez une activité criminelle du gouvernement, vous êtes poursuivis. »

En fait, c’est encore pire que ça.

Sous l’administration Bush, la torture était une politique officielle.

Elle l’est toujours sous Obama qui a absout les tortionnaires de la CIA, malgré les preuves incontestables de leur culpabilité. Mais en révélant cette information vous risquez d’être poursuivis pour diffusion de secrets d’état et mise en danger de la sécurité nationale.

Le 7 juin, Elisabeth Bumiller écrivait dans le New York Times, en titre, « Un ex-hacker (pirate informatique – NdT) dénonce celui qui a livré des données de l’Armée à la presse », en expliquant que l’analyste des services de renseignement de l’armée, Bradley Manning, a raconté à Adrian Lamo qu’il avait transmis les informations suivantes à Wikileaks (site spécialisé dans la publication de documents « dérangeants » - NdT) :

- 260.000 télégrammes diplomatiques US classifiés et la vidéo d’une frappe aérienne (US) en Afghanistan qui a tué 97 civils l’année dernière, » et

- une « vidéo explosive (39 minutes) sur l’attaque par un hélicoptère américain à Bagdad qui a tué 12 personnes, dont deux employés de l’agence de presse Reuters ». Manning l’a qualifié de « meurtre collatéral », un crime qu’il s’est senti obligé de révéler.

Lamo a déclaré aux autorités militaires, « j’ai dénoncé Brad Manning parce qu’il a révélé des documents. Je n’aurais jamais (et je n’ai jamais) dénoncé un Criminel Ordinaire Honorable. Ce n’est pas la même chose. » Il n’a pas expliqué en quoi un criminel pouvait être honorable.

Le 7 juin, le commandement militaire en Irak a arrêté Manning, en déclarant dans la langue de bois du Pentagone : « Le Département de la Défense prend la gestion des documents classifiés très au sérieux parce que cela touche à notre sécurité nationale, à la vie de nos soldats, et à nos opérations à l’étranger. »

A ce jour, Manning n’a pas encore été inculpé et se trouve en détention au Koweit en attendant qu’il soit décidé de son sort.

Le 6 juin, sur le site wired.com, Kevin Poulson et Kim Zetter ont publié un article intitulé « Un analyste du renseignement militaire US arrêté dans le cadre de l’enquête sur la fuite d’une vidéo à Wikileaks », en expliquant : « la division d’enquête criminelle de l’armée a arrêté Manning après que Lamo l’ait dénoncé. Le Département d’Etat a déclaré ne pas être au courant de l’arrestation. Le FBI n’a pas fait de commentaire. Plus tard, le Département de la Défense a confirmé son arrestation pour avoir livré des informations classifiées. Selon un porte-parole de l’armée, Gary Tallman : « Si vous avez une habilitation en matière de sécurité et que vous fournissez volontairement ou involontairement des informations classifiées à quelqu’un qui n’a pas d’habilitation ou qui n’a pas besoin de connaître ces informations, vous violez les règles de sécurité et éventuellement la loi. »

Manning a déclaré : « Partout où il y a un site états-unien, il y a un scandale diplomatique qui éclate. C’est de la diplomatie à l’air libre. Une anarchie mondiale sous format CSV (format de stockage de données des programmes d’analyste/présentation tels que Excel – NdT) . C’est un Climategate à l’échelle de la planète, et époustouflant par son ampleur. C’est à la fois magnifique et terrifiant. (Les documents décrivent) des activités politiques clandestines quasi-criminelles. (Ils appartiennent) au domaine public et ne sont pas stockés quelque part sur un serveur casé dans un coin obscur à Washington, DC. (Notre gouvernement est impliqué dans) des choses incroyables, des choses horribles. »

Manning a révélé le meurtre de sang froid de civils innocents et de journalistes, tandis que les auteurs riaient sur la vidéo comme s’il s’agissait d’un jeu – le public ignore que les règles d’engagement au combat du Pentagone appliqués en Irak et en Afghanistan visent aussi bien les civils que ceux soupçonnés d’être des combattants.

Le 11 juin, Scott Shane, dans le New York Times, titrait : « Obama Choisit la répression contre ceux qui livrent des informations à la presse. » et écrivait : « Au cours de ses 17 mois de mandat, le Président Obama a déjà dépassé tous ses prédécesseurs en matière de poursuites engagées contre les auteurs de fuites à la presse, » et citait des poursuites lancées contre Thomas A. Drake (voir ci-dessous), et contre James Risen, du Times, qui a reçu un assignation (délivrée par Bush et Obama) pour l’obliger à révéler les sources de son livre « State of War : The Secret History of the CIA and the Bush Administration » (Etat de Guerre : l’histoire secrète de la CIA et de l’administration Bush – NdT)

Lucy Dalglish, directeur exécutif de Reporters Committee for Freedom, explique : « le message envoyé est clair, si vous êtes l’auteur de fuites à la presse, nous vous attraperons. Selon moi, il n’y a absolument aucune différence (entre Bush et Obama) et (il) semble y accorder plus d’attention. Tout ça n’annonce rien de bon. »

Le procureur général Eric Holder a signé l’assignation et son porte-parole au Ministère de la Justice, Mattew Miller, a dit : « D’une manière générale, nous avons toujours dit que nous prenions très au sérieux la fuite d’informations classifiées »

L’avocat de Risen, Joel Kurtzberg, a expliqué que l’assignation était en rapport avec un article sur les mesures clandestines entreprises par la CIA pour subvertir le supposé programme iranien de développement d’armes nucléaires. « Nous allons nous battre pour la repousser, » a-t-il dit. « Jim est un journaliste chevronné et adhère aux plus hauts principes de la profession. Et il a l’intention de tenir parole quant à la confidentialité de sa ou ses sources. »

La maison d’édition de Risen, Simon et Schuster, s’occupe de l’affaire mais selon une déclaration de Time : « Cependant, notre opinion est que la confidentialité des sources est vitale pour livrer l’information au public, et une assignation émise plus de quatre ans après la publication du livre ne parait pas faire le poids devant la nécessité de protéger un auteur. »

Une session de « grand jury » convoquée une première fois en 2006 par le ministre de la justice de Bush, Michael Mukasey, n’avait pas pris de décision dans les délais. Holder va convoquer une nouvelle commission. Risen risque un procès et une peine de prison pour refus de révéler ses sources, chose qu’aucun journaliste ne devrait faire.

Wikileaks : qu’est-ce que c’est ?

Wikileaks se qualifie de « service de renseignement du peuple » et se décrit comme « un service public pluri juridictionnel ayant pour objectif de protéger les « lanceurs d’alerte », les journalistes et les militants qui auraient des informations sensibles à communiquer au public », un public qui a le droit de savoir.

Ce n’est que lorsqu’ils connaissent « les véritables plans et comportements de leurs gouvernements » qu’ils peuvent décider s’ils leur accordent ou non leur confiance, ou comme l’a déclaré Jack Kennedy le 27 avril 1961 : « Le terme même de secret est répugnant dans une société libre et ouverte ; et en tant que peuple nous sommes intrinsèquement et historiquement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets et aux actions secrètes. Il y a longtemps, nous avons décidé que les dangers d’une dissimulation excessive et injustifiée de faits importants sont nettement plus grands que les dangers avancés pour les justifier. »

Wikileaks croit que « les fuites fondées sur des principes ont favorablement influencé le cours de l’histoire ; elles peuvent changer le cours de l’histoire présente, elles peuvent nous mener vers un avenir meilleur. » Elles peuvent révéler les abus de pouvoir en « comptant sur le pouvoir de l’information ouverte qui permet aux citoyens de traîner en justice des gouvernements et des entreprises répressifs et corrompus, » et aider à transformer des démocraties formelles en véritables démocraties.

Le Secret et la répression des lanceurs d’alerte et des journalistes sous Obama

Sous Obama, plus que jamais, nous vivons dans une société secrète, où les lanceurs d’alerte et les journalistes sont visés pour avoir fait leur travail – Helen Thomas (doyenne des journalistes accrédités à la Maison Blanche qui a récemment pris sa retraite après avoir fait des commentaires sur le lobby sioniste aux Etats-Unis – NdT), injustement pilonnée par le lobby pro israélien, a déclaré au mois de juillet dernier, au cours d’une conférence de presse de Robert Gibbs à la Maison Blanche, que l’administration « contrôlait la presse, », puis a ajouté « C’est choquant, vraiment choquant... Pour qui nous prennent-ils, des marionnettes ? Ils sont censés ne pas se mêler de nos affaires. Ce sont des fonctionnaires. C’est nous qui les payons. »

Dans une interview à CNCNews.com du 1er juillet 2009, elle a dit que même Nixon n’avait jamais exercé un tel contrôle sur la presse. Elle a dit : « Nixon n’a pas essayé. Ils ne pouvaient pas contrôler (les médias). Ils n’essayaient pas... Je ne dis pas qu’il n’y a jamais eu d’informations contrôlées, mais cela atteint des niveaux jamais vus. Ils ne s’en cachent même plus. Ils s’en fichent que vous en soyez conscients ou pas. Ils devraient avoir honte. »

Au mois de février 2009, une loi Free Flow of Information Act (loi sur la liberté de circulation de l’information) a été présentée devant la chambre des Représentants et le Sénat. Au mois de mars, la chambre des Représentants l’a voté à une écrasante majorité. Depuis, elle est bloquée dans une commission du Sénat.

A l’époque, l’administration Obama a réduit la portée du texte malgré un fort soutien du congrès – sous prétexte que la sécurité nationale primait sur le droit du public de savoir, que les procureurs devaient pouvoir obliger les journalistes et les lanceurs d’alerte à révéler leurs sources. La loi n’a jamais été définitivement adoptée mais l’administration actuelle l’invoque pour tenter d’empêcher la divulgation d’informations qu’elle veut censurer, et avec plus d’agressivité qu’aucune autre administration précédente. Encore une mesure de l’homme qui avait promis le changement.

Thomas Drake fait partie des cibles de l’administration Obama, ancien « cadre supérieur » de l’ancienne Agence de Sécurité Nationale, inculpé le 15 avril 2010, sous plusieurs accusations de « détention volontaire d’information classifiée, obstruction de justice et fausses déclarations, » selon le Procureur Lanny A. Breuer, de la Division Criminelle.

Selon l’inculpation en dix points, il aurait fourni à un journaliste du Baltimore Sun, Sibohan Gorman, des documents classifiés de la NSA relatifs à l’agence. En fait, elle a écrit sur le gâchis et les erreurs de gestions du projet « Trailblazer » (un programme déstiné à analyser les données sur les réseaux informatiques), et sur des activités d’espionnage illégales. Le 18 mai 2006, elle a écrit un article intitulé « la NSA abandonne un système légal de récupération de données sur les communications téléphoniques » où elle a écrit : « Une fois le feu vert donné par le Président Bush à la NSA pour recueillir secrètement et analyser les données téléphonique locales – une autorisation qui ne faisait aucune mention de la protection des identités – les agents officiels ont considéré que le cryptage des données était inutile et l’a abandonné ».

Cela dit, son article parlait surtout de Trailblazer, un projet de 1,2 milliards de dollars qu’un participant a qualifié de « plus gros gâchis actuellement en cours dans le monde du renseignement, » chose que le public avait le droit de savoir.

Les fuites de Drake ont révélé des activités d’espionnage illégales de la part de la NSA, une énorme quantité de gâchis et de fraudes, ainsi que la formation d’un état de sécurité/surveillance nationale public/privé, ce qui avait pour résultat d’inciter les profiteurs à entretenir la peur pour le plus grand bien de leur chiffre d’affaires.

En tant que candidat, Obama avait promis la transparence, la responsabilité et la réforme des politiques extrémistes de Bush. En tant que président, il a usurpé de pouvoirs de surveillance non contrôlés, dont les écoutes téléphoniques sans mandat, l’accès aux données personnelles, le suivi des transactions financières, le suivi des courriers électroniques, l’usage de l’Internet et des téléphones portables pour recueillir des données secrètes pour d’éventuelles inculpations. Il réclame aussi l’immunité du Ministère de la Justice pour les procès intentés pour espionnage illégal, une exigence qu’aucun membre du Congrès ou de l’administration n’avait formulée, pas même Bush et ses alliés Républicains.

Le résultat est que son état de sécurité nationale s’en prend désormais aux militants, aux dissidents politiques, aux manifestants anti-guerre, aux musulmans, aux immigrés latinos, aux avocats qui les défendent, aux lanceurs d’alerte, aux journalistes qui révèlent les crimes fédéraux, la corruption, ceux qui refusent de dévoiler leurs sources, et Wikileaks, cité dans un rapport du Pentagone de 2008 comme une menace majeure pour la sécurité des Etats-Unis qu’il serait important de fermer en identifiant ses sources, en les décourageant et en les poursuivant. Nous allons y revenir.

A une époque ou le gouvernement agit de plus en plus en s’entourant de secret, en versant dans l’illégalité et en trahissant la confiance du public, les révélations et le débat ouvert sont indispensables. Sans les lanceurs d’alerte, Wikileaks et les journalistes courageux, c’est la transparence de la société qui est mise en cause.

WIKILEAKS, 15 mars 2010, a publié : « les services secrets US veulent détruire Wikileaks »

Le fondateur du groupe, Julian Assange, a décrit un rapport de 32 pages de février 2008 des services de contre-espionnage « pour marginaliser définitivement l’organisation. » Deux ans plus tard, l’objectif n’as pas (encore) été atteint.

Le rapport qualifie Wikileaks de « menace potentielle à la protection des forces, au contre-espionnage, à la sécurité opérationnelle (OPSEC), à la sécurité de l’information (INFOSEC), une menace pour l’Armée des Etats-Unis, (mettant en danger) le personnel du Ministère de la Défense, les sites et les installations. De telles informations (pourraient aider) les services de renseignement et de sécurité étrangers, des forces militaires étrangères, des résistants étrangers, et des groupes terroristes étrangers (en leur fournissant) de l’information (qu’ils pourraient utiliser pour attaquer) les forces US, à la fois à l’intérieur des Etats-Unis qu’à l’extérieur » - une langue de bois typique du Pentagone pour exagérer les menaces et décourager les lanceurs d’alerte qui révèlent les crimes et des méfaits du gouvernement, choses que le public a le droit de connaître.

En réponse, Wikileaks a dit que la protection des sources était une haute priorité. Il agit « pour dénoncer les pratiques douteuses, les comportements illégaux et les méfaits des agences gouvernementales, des entreprises ainsi que des régimes répressifs » à l’étranger, dont certains agissent ainsi avec la complicité de Washington.

Ces objectifs – dénonciation des méfaits, exigence de responsabilité, soutien aux principes démocratiques d’une société libre et ouverte – sont autant de choses pour lesquelles les gouvernements sont censés oeuvrer. Mais lorsque ce n’est pas le cas, ce sont des organisations comme WikiLeaks qui représentent le plus haut degré de patriotisme et méritent nos louanges au lieu d’être espionnées, attaquées et détruites.

Parmi ses nombreuses accusations du Département de la Défense contre Wikileaks :

- Wikileaks a peut-être des taupes au sein du Département de la Défense qui fourniraient des données sensibles ou classifiées

- utilise son site pour fabriquer et manipuler l’information

- possède 2000 pages de documents de l’armée sur les forces US et les forces de la Coalition en Irak et Afghanistan

- possède des informations sur le type et la quantité d’équipements affectés à la Commande Centrale US

- Julian Assange a rédigé et co-signé des articles, basés sur des fuites, « pour faciliter les initiatives au Congrès US qui visent à retirer les troupes US en coupant les financements de(s) la guerre(s) »

- des fuites qui « pourraient aider les forces ennemies à planifier des attaques terroristes, (choisir) le type et l’emplacement le plus efficace pour placer des bombes » et employer d’autres méthodes pour attaquer les troupes et convois US, ainsi que les bases militaires.

- les données publiées sont des données mal interprétées, manipulées qui constituent de la désinformation et de la propagande.

- le 9 novembre 2007, un rapport a indiqué que les forces US « avaient très probablement violé la Convention sur les Armes Chimiques, » et possède 2.386 armes chimiques de première catégorie en Irak et Afghanistan.

- le même rapport accuse le Département de la Défense d’avoir illégalement employé du phosphore blanc lors de l’attaque en 2004 de la ville (irakienne) de Falloujah

- l’administration Bush a été accusée de tortures et d’avoir refusé à la Croix Rouge internationale l’accès aux détenus de Guantanamo.

- des détails ont été fournis sur le recours par l’armée aux tactiques de guerre asymétrique, techniques et procédures lors de l’assaut d’avril 2004 contre Falloujah et

- de nombreuses autres accusations et préoccupations mentionnées dont la crainte que « des organisations étrangères... des services militaires étrangers, des résistants étrangers ou des groupes terroristes financent ou soutiennent matériellement WikiLeaks.org »

Le Département de la Défense conclut que réussir à identifier, poursuivre, et mettre fin aux activités des lanceurs d’alerte « porterait un coup et pourrait détruire » les opérations de Wikileaks et décourager d’autres à fournir des informations. Il a aussi insisté sur « la nécessité d’un gros programme auprès du contre-espionnage, de l’antiterrorisme, de la protection des forces, de la collecte d’informations, d’INFOSEC, et d’OPSEC pour former le personnel militaire » sur comment éviter les fuites et dénoncer les « activités suspectes ».

Julian Assange se sent investi d’une mission : la transparence totale. Wikileaks est une ressource vitale pour fournir des informations importantes sur comment les gouvernements et les entreprises trahissent les intérêts du public. Eu égard à la tradition américaine de crimes de guerre, de corruption et autres abus de pouvoir, il n’est pas étonnant que le Département de la Défense s’en préoccupe, heureusement sans succès jusqu’à présent. Selon WikiLeaks : ses activités sont « le meilleur moyen à notre disposition pour générer une véritable démocratie et une bonne gouvernance auxquelles aspire toute l’humanité » et pourraient réussir, avec d’autres et avec force et détermination, à faire passer l’idée que le changement vient toujours du bas vers le haut, jamais du haut vers le bas. Une leçon qu’il faut assimiler pour agir en conséquence.

Une dernière remarque

Le 10 juin, Philip Shenon, de Daily Beast, écrivait en titre « La chasse à l’homme du Pentagone ». Il écrivait : « Préoccupés par le fait que Wikileaks serait sur le point de publier un lot de télégrammes secrets du Département d’Etat, les enquêteurs recherchent désespéramment son fondateur, Julian Assange. »

Au début du mois de juin, Julian Assange devait prendre la parole à un forum organisé à New York (New York’s Personal Democracy Forum), mais on lui a conseillé de ne pas s’y rendre pour raisons de sécurité. A la place, il est intervenu via Internet (Skype) depuis l’Australie.

Interviewé par Ellsberg (*) au sujet d’Assange, le célèbre lanceur d’alerte Daniel croit que ce dernier pourrait être en danger : « j’ai moi-même été la cible d’un escadron de la Maison Blanche. Le 3 mai 1972, une dizaine d’agents de la CIA, des anciens de la Baie des Cochons, des émigrés cubains, ont été acheminés de Miami avec l’ordre de « m’infliger une incapacité totale ». Ellsberg a demandé si cela voulait dire le tuer. La réponse fut « Cela signifie vous infliger une incapacité totale. Il faut comprendre que ce types n’emploient jamais le mot « tuer » ». Assange est-il en danger ? « Absolument. Pour les mêmes raisons que je l’ai été... Obama prétend à présent avoir un droit de vie et de mort, d’être le juge, le jury et le bourreau des citoyens américains, sans procès » qu’ils soient résidents ou à l’étranger, sans parler des non-américains, n’importe où dans le monde. L’état de droit peut aller se faire voir. « Aucun président n’a jamais eu de telles prétentions et peut-être personne depuis Jean 1er. »

Le conseil d’Ellsberg à Assange : « Restez hors des Etats-Unis. Pour le reste, continuez de faire ce que vous faites. Ce que vous faites est important. Assange oeuvre pour la démocratie et l’état de droit précisément en défiant les régulations sur le secret de l’information, des régulations qui ne sont pas des lois, dans la plupart des cas. Il fait du très bon boulot pour notre démocratie, » chose qu’Obama, comme ses prédécesseurs, tente de corrompre tous les jours.

Stephen Lendman
http://www.sjlendman.blogspot.com/

Traduction VD pour le Grand Soir

(*) Note du Grand Soir : Daniel Ellsberg est à l’origine de la fuite en 1971 des célèbres "Pentagon Papers" qui dénonçaient les mensonges du Pentagon pendant la guerre du Vietnam. Dans un article (en anglais) publié par http://www.consortiumnews.com/2010/061510.html, Robert Parry souligne la différence de traitement par la "grande" presse de l’époque - qui s’est montrée solidaire d’Ellsberg en publiant à tour de rôle les "papiers" - et la presse d’aujourd’hui qui dénigre Manning pour avoir diffusé la vidéo de l’hélicoptère américain à Bagdad.

7 juin 2010

Stephen Lendman.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Reveler-les-mefaits-des-autor...



3 Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

3-1 Blackwater sur les terrains afghan et pakistanais.

Les activités catastrophiques de la société militaire privée de Blackwater en Afghanistan, en Irak et au Pakistan ont fait déferler une vague de répugnance dans ces  pays. En raison  des scandales  commis par Blackwater en Afghanistan Carl Levin, sénateur du Michigan et le chef de la commission des forces armées au Sénat américain  a  demandé à Robert Gates secrétaire à la Défense de ne pas signer un contrat d’un milliard de dollars avec cette société pour la formation de la police afghane. Selon l’agence Fars, Jeremy Scahill, auteur, chercheur et journaliste américain a déclaré pour sa part que la présence renforcée des effectifs de Blackwater dans 24 provinces de l’Afghanistan a fait que le département d’Etat dépense depuis 2006,  110 millions de dollars pour cette société militaire privée. Les cellules terroristes de Blackwater se répandent en Afghanistan déguisée en Xe, et entaché d'innombrables scandales, dans des circonstances où cette société militaire privée a eu une présence active au sein du Moyen-Orient, dans la foulée de l’occupation de l’Irak en 2003. Après les crimes commis par Blackwater en Irak, le gouvernement de Bagdad lui a demandé de quitter l’Irak, et il a ensuite annulé en septembre 2007 son mandat dans ce pays. Ce bilan lourd de crimes ne lui suffisant pas, Blackwater est maintenant accusé d’être impliquée dans l’assassinat de Rafiq Hariri et Benazir Bhutto, respectivement anciens premier ministre libanais et pakistanais. L’ancien chef des services de renseignements pakistanais, Hamid Gol a déclaré que Blackwater  a assassiné Benazir Bhutto sur un ordre de George W. Bush. En même temps, New York Times révèle comment Blackwater équipe les drones américains de bombes, pour attaquer ce que les Américains appellent les positions d’Al-Qaïda et des Résistants. Assad Dorani un des anciens chefs de l’ISI a déclaré à l’antenne de Press TV  que cette société militaire privée était impliquée dans les attaques contre les zones tribales pakistanaises. Selon les sources bien informées, Blackwater est le bras de la CIA dans la région et elle est à l'origine de l'insécurité et des massacres en Afghanistan, en Irak et au Pakistan à travers les cellules terroristes qu'il a mises sur pied : une démarche qui a exacerbé les sentiments anti-américains chez l'opinion publique de ces pays, réclamant le départ de cette société.

 http://french.irib.ir/
http://www.alterinfo.net/Blackwater-sur-les-terrains-afghan-et-pakistanais_a45284.html


3-2 Soldats accusés de trafic de drogue: «Inacceptable», dit le chef de l'armée.

Le général Walter Natynczyk, numéro un de l'armée canadienne, était de passage à la base de Valcartier, hier.

(Québec) De passage à Valcartier, hier, le numéro un de la Défense nationale, le général Walter Natynczyk, a déploré la mise en accusation mardi de 12 soldats de la base de Wainwright, en Alberta, pour trafic de drogue.

Visiblement, le chef d'état-major aurait préféré parler uniquement de la raison première de sa visite en sol québécois. À l'approche de leur dernier déploiement prévu en octobre en Afghanistan, les soldats s'entraînaient sous l'œil avisé du grand patron, venu les encourager.

«Ce n'est pas acceptable du tout», a-t-il laissé brièvement entendre à propos du démantèlement du réseau, ajoutant qu'il ne fallait pas que cela ternisse l'image des Forces canadiennes.

Sans vouloir banaliser l'affaire, il a précisé que ce n'était pas la première fois que l'armée était confrontée à pareille situation. Après trois questions posées sur le sujet, les responsables des relations publiques ont fait comprendre aux journalistes qu'il était temps de revenir au but premier de la rencontre.

Il faut dire que la présente histoire est particulière. Des 12 soldats accusés, 9 sont toujours membres des Forces, les trois autres ayant obtenu leur libération avant même la tenue de l'enquête. Ils sont originaires de l'Ouest canadien.

Les pires accusations concernent deux militaires qui avaient conçu un laboratoire clandestin dans lequel ils fabriquaient du diméthyltryptamine (DMT), un type d'hallucinogène. Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes et la Gendarmerie royale du Canada ont aussi saisi de l'ecstasy, de la marijuana, de la cocaïne et des narcotiques accessibles sur ordonnance, laisse savoir la Défense nationale par voie de communiqué.

Dans une moindre mesure, Valcartier a aussi connu au moins un épisode où la consommation de drogue par certains de ses membres avait mis l'armée dans l'embarras.

En 2004, la délation avait permis d'identifier 19 militaires qui avaient consommé de la drogue, dont 17 devaient partir en Afghanistan. On ne parlait pas alors d'un réseau organisé.

À l'époque, le colonel à la retraite Michel Drapeau estimait qu'il faudrait soumettre les soldats à des tests de dépistage sur une base régulière. Encore aujourd'hui, chaque nouveau soldat n'est pas soumis à un tel test. Toutefois, il doit remplir une fiche d'information sur laquelle il atteste ne pas consommer de drogue. S'il faisait une fausse déclaration, il pourrait subir une sanction sévère, allant jusqu'à l'expulsion.

17-06


3-3 John Beyrle : Pas de destruction des plantations de pavot …
Les Etats-Unis n'ont pas l'intention de démanteler les plantations de pavot somnifère en Afghanistan, a déclaré mercredi à RIA Novosti l'ambassadeur des Etats-Unis à Moscou John Beyrle.
"Nous avons vu ces dernières années que la destruction à grande échelle des plantation de pavot ne donnait pas le résultat voulu. Notre expérience atteste que non seulement cette pratique s'avère inefficace, mais qu'elle produit un effet contraire à celui qui est recherché",
a-t-il affirmé.
Selon le diplomate, cette démarche prive les paysans afghans de revenus et les contraint à rejoindre les résistants.
"Ni l'Amérique, ni
la Russie, ni l'OTAN n'y sont intéressés", a-t-il conclu.
La position de M.Beyrle tranche avec celle de Patrick Ward, chef adjoint de l'administration du président américain en charge du contrôle des stupéfiants, qui a souligné lors du forum antidrogue de Moscou la "ferme intention" des Etats-Unis de "réduire les plantations de pavot en
Afghanistan".
D'après les experts, ces dix dernières années, la drogue afghane a tué plus d'un million de personnes. Chaque année, elle emporte la vie d'environ 100.000 personnes, dont 30.000 en Russie. Le pavot somnifère est cultivé en Afghanistan par environ 3,5 millions de paysans. Depuis l'intervention des Etats-Unis dans ce pays en 2001, sa production a été multipliée par 40.
Un forum international appelé à mettre en place une plate-forme commune de lutte contre la drogue se déroule les 9 et 10 juin à Moscou. Placé sous la devise "La production de stupéfiants afghans, un défi pour la communauté internationale", il réunit les experts les plus réputés et les chefs des services chargés de la lutte antidrogue, des responsables politiques et des journalistes, ainsi que les représentants de nombreuses organisations internationales, dont l'ONU et l'OTAN.
Convoqué à l'initiative de RIA Novosti, le forum se tient sous le patronage du Comité antidrogue russe, du Conseil pour la politique extérieure et de défense et de l'Institut de démographie et de développement régional.

09/06
http://fr.rian.ru/world/20100609/186867835.html


3-4 Les troublantes démissions de deux responsables afghans.  

nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information.
Hamid Karzaï vient à nouveau de prendre Washington de court.

Mais cette fois, les Américains, qui ont déroulé le tapis rouge au président afghan à la mi-mai, semblent bien décidés à s'abstenir de toute critique ouverte à son égard. La priorité n'est-elle pas de gagner la guerre? Or, les forces de l'Otan en Afghanistan sont sur le fil du rasoir.

Et Karzaï semble être redevenu incontournable pour ramener les «bons résistants», voire les autres, au bercail. Pour autant, l'annonce, dimanche soir, de la démission de deux personnages clefs à Kaboul, deux hommes appréciés des États-Unis et en qui ils avaient pleinement confiance, n'a rien de rassurant.

Hanif Atmar, le ministre de l'Intérieur, et Amrullah Saleh, le chef du NDS, les services secrets afghans, ont rendu leur maroquin après les attaques qui sont venues troubler l'ouverture de la «Jirga de la paix», la semaine dernière à Kaboul.

Des résistants bardés d'explosifs et armés de lance-roquettes ayant essayé de s'en prendre à l'assemblée réunie sous une tente au moment où le président afghan était en train de prononcer son discours inaugural. Il n'y aurais eu ni mort ni blessé, mais Karzaï a dû s'interrompre.(…)

Graves dissensions au sein du pouvoir 

Hamid Karzaï a aussitôt nommé Munir Mangal, le numéro deux du ministère de l'Intérieur, à la place de son chef, et Ibrahim Spinzada, à la tête des services secrets. «Nous travaillions en parfaite harmonie avec les deux ministres qui sont partis et il faudra du temps pour que leurs successeurs prennent le rythme, un temps précieux que nous n'avons pas», a confié un responsable américain au Los Angeles Times.

Mais le général Stanley McChrystal, le commandant des forces internationales en Afghanistan, a aussitôt minimisé l'incident. «Je reste confiant dans l'autorité du président Karzaï et sa capacité à nommer des remplaçants crédibles pour mener ces deux organisations cruciales (l'Intérieur et les services secrets) et protéger le peuple afghan», a-t-il déclaré.

Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense, lui a emboîté le pas, affirmant lundi: «Je ne pense pas que cela pose de grands problèmes pour l'effort de réconciliation nationale. Et de plus, il s'agit d'une affaire intérieure pour les Afghans.» Gates a cependant espéré que «Karzaï nommerait à la place de ceux qui sont partis des personnes d'un aussi bon calibre».

Nombre d'analystes jugent toutefois que la passe d'armes entre le président afghan et ses ministres témoigne de graves dissensions au sein du pouvoir sur la manière de gérer la réconciliation avec les résistants. «Saleh était très hostile au programme de réconciliation de Karzaï», a indiqué à l'AFP un diplomate occidental à Kaboul.

Quant à Atmar, il aurait agacé le chef de l'État avec son obsession de lutter contre la corruption qui gangrène le pays.

Enfin, tous deux auraient très mal pris l'annonce de la création d'une commission chargée de départager les bons et les mauvais résistants parmi ceux qui sont détenus dans les geôles afghanes.

08/06

http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/07/01003-20100607ARTFIG00700-les-troublantes-demissions-de-deux-responsables-afghans.php


3-5 Richard Werly : Le domino afghan.

L’OTAN et le Pentagone redoutent le départ des soldats néerlandais envisagé pour le moi d’août prochain

L’OTAN, comme le Pentagone, espère encore un revirement de La Haye. Difficile, en effet, pour l’Alliance atlantique de voir les 1950 soldats néerlandais déployés en Afghanistan depuis août 2006 préparer pour de bon leurs bagages à partir du 1er août prochain. D’abord, parce que ce contingent est depuis des mois l’un des plus exposés, et l’un des plus engagés au combat, au côté des Américains dans la province méridionale pachtoune d’Uruzgan. Ensuite, parce que le refus des Pays-Bas de prolonger cette mission jusqu’en 2011 est assuré de relancer, au sein de l’Union européenne, le débat sur la nature et l’issue du conflit afghan.

La décision, dans tous les cas, sera politiquement lourde et symbolique, comme en témoigne la décision des travaillistes de rompre sur ce sujet, en février dernier, leur coalition avec l’alliance chrétienne-démocrate. Et pas seulement vis-à-vis de l’OTAN. Une partie de la colère aux Pays-Bas est dirigée contre les autres pays européens, comme l’Italie, l’Espagne ou la Belgique, accusés de se tenir éloignés des combats en Afghanistan. Plus d’une vingtaine de soldats néerlandais y ont été tués en cinq ans.

A l’exception du premier ministre sortant Jan-Peter Balkenende, proche de Washington, la plupart des dirigeants politiques néerlandais refusent une poursuite de l’aventure afghane. Le leader populiste Geert Wilders a par exemple, lui, toujours plaidé pour un retrait.

Richard Werly

Le Temps,

5 juin
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5ed263de-7018-11df-8ead-49801438e0a8/Le_domino_afghan


3-6 Le premier ministre hongrois et l’Afghanistan, le Kosovo et l’avenir de l’OTAN

Le 3 juin, le premier ministre de la Hongrie, M. Viktor Orbán, est venu en visite au siège de l’OTAN, où il a rencontré le secrétaire général de l’Organisation, M. Anders Fogh Rasmussen. Ils se sont entretenus des efforts déployés par l’Alliance en Afghanistan et au Kosovo, ainsi que du sommet qui se tiendra prochainement au Portugal, à l’occasion duquel les Alliés adopteront le nouveau concept stratégique de l’OTAN.

S’adressant à la presse après leur rencontre, le secrétaire général a félicité le premier ministre pour sa victoire récente aux élections, et il a dit se réjouir à la perspective de coopérer avec lui et avec son gouvernement. Il a par ailleurs remercié la Hongrie pour sa contribution aux opérations de l'OTAN au Kosovo et en Afghanistan, où elle assume sa part du travail en dépit de la crise financière, a-t-il précisé.

M. Fogh Rasmussen a en outre souligné l’importance du stationnement des appareils de transport C17 de l’OTAN en Hongrie, qui constitue selon lui « un exemple concret de ce que les Alliés peuvent accomplir quand ils mettent en commun leurs ressources ». Ces appareils peuvent être utilisés, à la demande, dans des missions ainsi que dans des opérations de transport aérien humanitaire ou de secours en cas de catastrophe.

Le secrétaire général et le premier ministre ont également fait le point sur le Kosovo et les Balkans occidentaux, où « il y a de nombreux signes encourageants » et « le Kosovo est sur la bonne voie », a précisé le secrétaire général. « L’objectif doit être l'intégration euro-atlantique de tous les pays des Balkans ».

À propos de l’avenir de l’OTAN, M. Fogh Rasmussen a déclaré que la défense du territoire des pays membres demeurerait un élément essentiel du nouveau concept stratégique de l'OTAN. « Néanmoins, nous devons également comprendre que pour protéger efficacement nos populations, nous devons nous adapter aux nouveaux défis de sécurité du XXIe siècle, comme le terrorisme, les cyberattaques [et] les attaques par missiles. »

Le premier ministre Orbán a quant à lui déclaré que la Hongrie était un membre très déterminé de l’Alliance et que le lien transatlantique que l’OTAN incarne était un « fondement » de la sécurité de son pays.

En ce qui concerne l’Afghanistan, il a déclaré que la mission de l’Alliance devait y être menée à bonne fin, pour démontrer l’efficacité de l’OTAN en tant qu’organisation de premier plan dans le monde d'aujourd'hui.

Le premier ministre a enfin déclaré à propos de l’avenir de l’OTAN : «La Hongrie continuera à jouer son rôle dans la réflexion commune sur l’avenir de la sécurité et de la stratégie de défense collective de l’OTAN. 

03 juin 2010

http://www.nato.int/cps/fr/SID-4C840916-24BD87A2/natolive/news_64031.htm?  


3-7 Entre Obama et Medvedev, l'heure est au rapprochement…

Nb : Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Le président russe est reçu ce jeudi à la Maison Blanche. Depuis le début du mandat d'Obama, les deux chefs d'Etat agissent souvent de concert sur le plan diplomatique. Ils veulent concrétiser ce rapprochement sur le terrain économique.

Le président américain Barack Obama reçoit ce jeudi 24 juin son homologue russe Dmitri Medvedev après de spectaculaires progrès de leur coopération en politique étrangère et en désarmement. Les deux chefs d'Etat espèrent déplacer ce rapprochement sur le terrain économique.

Cette rencontre est déjà la septième entre les deux présidents depuis la prise de fonctions d'Obama début 2009. Ben Rhodes, conseiller adjoint pour la sécurité nationale de la présidence américaine, assure qu'elle "intervient lors d'une nouvelle phase des relations entre les Etats-Unis et la Russie", des relations qui "avaient dérivé ces dernières années".

Le dossier géorgien comme pierre d'achoppement

Les relations entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide s'étaient en particulier fortement détériorées lors de l'invasion de la Géorgie par la Russie, un dossier sur lequel Obama et Medvedev ne sont toujours pas d'accord. "Nous sommes en désaccord fondamental" sur les frontières de la Géorgie, reconnaît Mike McFaul, directeur des affaires russes et d'Europe centrale à la Maison Blanche, tout en remarquant que les Etats-Unis "ont intérêt à la stabilité de la région".

Mais au-delà de cette crise qui avait plombé la relation Washington-Moscou à la fin de la présidence de George W. Bush, la Maison Blanche veut insister sur les résultats et les perspectives de liens décrits comme prometteurs. Au début de sa présidence, le président Obama "pensait qu'en additionnant les priorités de sécurité nationale des Etats-Unis, la non-prolifération, l'Iran, la Corée du Nord, le terrorisme, l'Afghanistan, nous avions beaucoup à gagner à coopérer avec la Russie", explique Rhodes, en se félicitant de "résultats très importants". La Russie coopère avec les Etats-Unis pour l'acheminement de matériels militaires en Afghanistan et a apporté un "soutien très fort" aux Nations unies pour y faire adopter des sanctions tant contre la Corée du Nord en 2009 que récemment contre l'Iran en raison de leur programme nucléaire, dit-il.

Une relation personnelle forte

Medvedev et Obama ont aussi signé en avril un accord historique de désarmement nucléaire, dit "nouveau START". "C'est une relation qui fonctionne, qui est parvenue à de vrais résultats", insiste Rhodes.

Et au plan personnel, les deux chefs d'Etat sont parvenus à "tisser des liens exceptionnellement forts et proches", après avoir négocié personnellement et souvent pied à pied les différents accords conclus ces derniers mois entre leurs deux pays, selon lui.

A présent, les deux dirigeants veulent partir de ce socle pour intensifier leurs relations économiques et commerciales, en particulier dans les investissements et l'innovation, explique le conseiller. Medvedev a entamé sa visite aux Etats-Unis mardi par la Silicon Valley en Californie (ouest) et insiste auprès des investisseurs étrangers pour qu'ils s'intéressent à son pays. Il va, lors de sa visite jeudi à Washington, se rendre de concert avec Obama au siège de la Chambre de commerce américaine, à deux pas de la Maison Blanche. Auparavant, dans la demeure présidentielle américaine, les deux dirigeants vont s'entretenir en tête-à-tête puis avec une équipe élargie, et partager un déjeuner de travail suivi d'une conférence de presse commune.

LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 23/06


3-8 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

1 La Belgique complice de Guantanamo ? 

L'ex-détenu belge de Guantanamo, Moussa Zemmouri, a chargé ses avocats d'introduire une action avec constitution de partie civile contre tous les Belges "qui se sont rendus complices de ces violations du droit international", peut-on lire samedi dans Le Soir et De Standaard.
Des complicités belges
Moussa Zemmouri, arrêté à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan fin 2001, est revenu de Guantanamo en 2005 et a bénéficié d'un non-lieu de la part des autorités judiciaires belges en 2009.
Il revient aujourd'hui sur les soupçons de terrorisme qui ont pesé sur lui et leurs conséquences et demande à la justice de faire la lumière sur les complicités belges qui seraient intervenues dans les mauvais traitements subis et dans l'élaboration des suspicions de terrorisme.
Traitements inhumains et dégradants
Dans sa plainte, le Belge dénonce les traitements inhumains et dégradants. Ses avocats vont également éplucher toutes les interventions belges car il semblerait que
la Belgique était au courant de son interpellation dès février 2002.
Ils évoquent également la visite de plusieurs responsables belges à Guantanamo, qui auraient participé "à la diffusion d'informations préjudiciables à leur client, avec, d'une part, des commentaires accablants sur lui et, d'autre part, des remarques apaisantes à leur retour sur l'attitude des militaires américains à Guantanamo."

19/06/10 13h31

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1121231/2010/06/19/La-Belgique-complice-de-Guantanamo.dhtml




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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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