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04/07/2010

n°540 - Dossier de Palestine - 02-07 : Début : - Une riposte au crime commis à l'encontre de la flottille de liberté.


 n°540  - Dossier de Palestine - 02-07 : Début : - Une riposte au crime commis à l'encontre de la flottille de liberté.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                          



Dossier de Palestine

n°540                                                     02-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal  

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

La Confédération syndicale internationale demande la levée du blocus de Gaza

1 Dossier

1-1 Des mensonges israéliens pour justifier l’attaque meurtrière contre la flottille.  

1-2 Mounadil Djazaïri : La vérité sur le blocus de Gaza.

1-3 Sheera Frenkel : Blocus : Une « guerre économique » contre le Hamas.

1-4 Une riposte au crime commis à l'encontre de la flottille de liberté.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 A Gaza, la récolte de blé se heurte à des tirs à balles réelles dans la "zone-tampon".

2-2 La mairie de Jérusalem approuve un plan menaçant des maisons palestiniennes.

2-3 Malgré les obstacles, la délégation algérienne entre à Gaza.

2-4 Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy.

Suite

2-5 Suma Baroud : Message d’une mère de Gaza : nous étreignons l’espoir.

2-6 Kara Newhouse : Une veuve pleure, une armée ment.

2-7 Rami Almeghari : La situation à Gaza : frustration et détermination.

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Boycott

1 Des intellectuels israéliens appellent au boycott d’Israël 

2 Stephane Hessel : "Les citoyens du monde doivent réagir là où les gouvernements ont échoué".

Fin

3 Agustín Velloso   : Pourquoi boycotter Israël en 2010 ?

4 Une campagne de boycott  en Grèce.

5 Les dockers suédois boycottent les navires israéliens.

6 "Israël" tente "d'échapper aux conséquences internationales et d'atténuer les pressions internationales".



Tiré a part

La Confédération syndicale internationale demande la levée du blocus de Gaza
Le congrès de
la Confédération syndicale internationale (CSI), réuni de 21 au 25 juin à Vancouver (Canada), exige la levée du blocus de Gaza et menace d’exclure le syndicat israélien Histadrout s’il continue à soutenir l’occupation, le blocus de Gaza, et les crimes de guerre israéliens.
"Près d’un mois après la sanglante opération israélienne qui a fait neuf morts parmi les militants pro-palestiniens, certains syndicats ont tenu à ce que le congrès prenne position", rapporte l’envoyé spécial du Monde à Vancouver.
"La rumeur d’une demande d’exclusion de
la CSI du syndicat israélien Histadrut a même couru. En fait, explique Rudy De Leeuw, président de la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique), "notre congrès du début juin, en Belgique, avait exigé que le syndicat israélien se ressaisisse et soit plus clair sur la politique menée par son gouvernement". Le syndicaliste belge précise que si tel n’était pas le cas, son organisation demanderait une "mise à l’écart" d’Histadrut."
Le principal syndicat sud-africain,
la Cosatu, a proposé un amendement demandant que la CSI s’engage en faveur du boycottage d’Israël, qualifié d’"Etat d’apartheid". Pour Bheki Ntshalistshali, son président, "il est de la responsabilité du syndicalisme de forcer Israël à appliquer les résolutions des Nations unies et à lever l’embargo".
La résolution finale demande entre autres "la démolition du mur" de séparation, la "levée du blocus à Gaza".

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/06/27/LA-CSI-CONTRE-LE-BLOCUS-DE-GAZA



1 Dossier

1-1 Des mensonges israéliens pour justifier l’attaque meurtrière contre la flottille 

Mentir pour se sortir du pétrin est une spécialité sioniste par excellence. Depuis l’attaque meurtrière contre la flottille, les dirigeants en sortent de toutes les couleurs pour la justifier. Des mensonges tellement gros qu’ils sont incroyables.  
Il en est ainsi pour la dernière déclaration du chef des renseignements israéliens Youval Diskin, lequel a prétendu que le Hamas et le Jihad islamique ont désormais en leur possession quelques 5000 roquettes d’une portée de 40 Km.  
Selon le chef du Shin Beth, "la plupart des roquettes sont produites localement. Le Hamas dispose de 4.000 roquettes et le Jihad islamique d'un millier. Des dizaines de roquettes ont été passées en contrebande par des tunnels. Le Hamas dispose en outre de quelques roquettes d'une portée supérieure à 40 km qui peuvent atteindre le centre d'Israël".  
S’exprimant lors d'une réunion de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement israélien, Diskin donnait ce chiffre, sans en préciser les sources, dans la perspective de contrecarrer les efforts européens pour alléger le blocus qui fait l’objet de tentatives de plus en plus osées de la part de militants internationaux pour le briser.
"Un éventuel allégement des procédures pour l'importation de marchandises à partir d'Israël ne poserait pas de problème. La contrebande dangereuse pour la sécurité d'Israël passe par les tunnels reliant le Sinaï (égyptien) au sud de la bande de Gaza", a-t-il ajouté.
   Selon le chef du Shin Beth, le Sinaï "attire les réfugiés d'Al-Qaïda qui arrivent d'Irak en passant par la Jordanie. Toute sorte d'autres terroristes venant de la bande de Gaza s'y retrouvent aussi de même que des complices du Hezbollah libanais". 
Sachant que durant l’offensive israélienne Plomb durcie contre la Bande de Gaza, déclenchée pour contrecarrer les roquettes palestiniennes, ces dernières ont été presque inefficaces. En témoigne le nombre des tués israéliens qui n’ont pas dépassé les 13, alors que le nombre des victimes palestiniennes s’est élevé à 1300.
De plus le fait d’avancer le chiffre de 5.000 roquettes relève d’un mensonge tellement gros qu’il se renverse contre ceux qui le profèrent. Il insinue que le blocus imposé contre la Bande de Gaza a été inefficace et justifie non pas sa poursuite, mais sa levée !! Car inefficace ! 

15/06/2010    
  http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=142314&language=fr


1-2 Mounadil Djazaïri : La vérité sur le blocus de Gaza.

Dans l'archipel des mensonges sionistes, il en est un qui a la vie dure, c'est que le blocus imposé à la bande de Gaza a pour finalité d'empêcher ce territoire peuplé surtout de réfugiés Palestiniens de s'armer et de continuer à tirer ses roquettes artisanales sur les localités sionistes avoisinantes.
Une de ces localités est Sderot,
anciennement Najd avant que sa population indigène en soit chassée pour faire de la place aux squatters sionistes. Sderot est en quelque sorte le Dresde de l'entité sioniste, une cité martyre victime d'une avalanche de roquettes artisanales tirées depuis la bande de Gaza.

Sauf que, à la différence de Dresde ou de Gaza, les victimes à Sderot se comptent sur les doigts de la main. N'empêche que les visites organisées à Sderot par les autorités sionistes pour faire comprendre les difficultés endurées par ses habitants ont un franc succès et les visiteurs sont amenés à compatir devant une vitre brisée ou un toit endommagé.
Bref, l'entité sioniste a le droit de se défendre et donc d'imposer un blocus à Gaza afin d'empêcher le Hamas de se procurer des armes éventuellement plus performantes que ses roquettes d'aéroclub. D'où également, le sort fait à la flottille pour Gaza et plus particulièrement au Mavi Marmara.
Cette vérité communément admise n'est cependant qu'un mensonge de plus de la part des sionistes et de leurs complices un peu partout. Lisez donc ce passage dans l'article où un membre du Département d'Etat (le service de Mme Clinton) explique ne pas être au courant de l'existence d'un document de l'Etat sioniste qui contredit son propre mensonge. Ce serait presque comique s'il ne s'agissait de questions très graves.

Ce n'est pas par les journaux français que vous apprendrez cela malheureusement, mais par l'agence de presse américaine McClatchy. Cependant, sans être une agence marginale, McClatchy est loin d'avoir le poids des services de Reuters, de l'AFP ou même du New York Times.
Cette agence suit un procès qui se déroule en ce moment dans l'entité sioniste où une organisation humanitaire a déféré l'Etat voyou devant ses propres tribunaux. Sommé de s'expliquer sur les motifs du blocus qu'il impose, l'Etat délinquant s'est exécuté pour reconnaître nettement que le blocus n'est pas lié à des impératifs sécuritaires mais à une volonté de mettre un terme au contrôle qu'exerce le Hamas sur la bande de Gaza.

Comment dit-on déjà en français ? Ah oui : cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant…

Mounadil Djazaïri

14 Juin


1-3 Sheera Frenkel : Blocus : Une « guerre économique » contre le Hamas.

Alors qu'Israël vient d'ordonner mercredi un léger assouplissement du blocus de la bande de Gaza, McClatchy a obtenu un document gouvernemental israélien qui présente le blocus non comme une mesure de sécurité mais comme une « guerre économique » contre le Hamas qui dirige ce territoire palestinien.
Israël a imposé de sévères restrictions à Gaza en juin 2007, après que la victoire électorale du Hamas et sa prise de contrôle de l'enclave côtière l'année précédente, et le gouvernement a longtemps affirmé que l'objectif du blocus était de stopper le flux d'armes et de combattants vers Gaza.

La semaine dernière, après que des commandos Israéliens ont tué neuf volontaires d'une flottille humanitaire pour Gaza organisée par des Turcs, Israël a encore osez affirmé que son but était de stopper l'arrivée dans Gaza d'armes pour les terroristes.

Cependant, en réponse à une action en justice menée par Gisha, une association israélienne pour les droits de l'homme, le gouvernement israélien a expliqué que le blocus était un exercice du droit à la guerre économique.

"Un Etat a le droit de décider de ne pas avoir de relations économiques ou de ne pas apporter d'assistance économique à l'autre partie au conflit, ou de vouloir agir en recourant à la 'guerre économique' affirme le gouvernement.

McClatchy s'est procuré la déclaration écrite du gouvernement auprès de Gisha, le Centre Juridique pour la Liberté de Circulation qui a déféré au tribunal le gouvernement pour obtenir des informations sur le blocus. La haute cour israélienne a donné suite et le gouvernement a fourni sa déclaration en début d'année.

Sari Bashi, directrice de Gisha, considère que ces documents prouvent qu'Israël n'impose pas son blocus pour les raisons qu'il affirme publiquement mais plutôt en tant que punition collective pour la population palestinienne de Gaza. Gisha s'intéresse aux droits des Palestiniens.

(Un porte parole du Département d'Etat, qui n'était pas autorisé à s'exprimer officiellement, a déclaré n'avoir pas connaissance des documents en question).

Le gouvernement israélien a franchi une nouvelle étape mercredi et affirmé que la guerre économique visait à atteindre un objectif politique. Un porte parole du gouvernement, dont nous ne pouvons pas donner le nom pour des raisons politiques, a déclaré à McClatchy que les autorités vont continuer à alléger le blocus mais «ne lèveront pas complètement l'embargo tant que le Hamas gardera le contrôle de Gaza.»

Le blocus de Gaza par les Israéliens comprend une liste complexe et changeant constamment des biens qui sont autorisés à entrer dans Gaza. Des produits comme le ciment ou le métal sont interdits parce qu'ils peuvent être utilisés à des fins militaires, disent les officiels Israéliens.

Selon des chiffres publiés par Gisha en coordination avec l'ONU, Israël permet l'entrée de 25 % des biens qu'elle autorisait à entrer à Gaza avant sa prise de contrôle par le Hamas. Pendant les années qui ont précédé le blocus, Israël a autorisé en moyenne 14 000 camions de marchandises par mois à se rendre à Gaza. Israël autorise maintenant approximativement 2 500 camions par mois.

Les chiffres montrent qu'Israël a aussi limité les marchandises à entrer à Gaza à 40 types d'articles, tandis qu'avant juin 2007, ce sont environ 4 000 types d'articles qui entraient à Gaza.

Israël a légèrement allongé la liste ce mercredi pour y a ajouter les sodas, les jus de fruits, les épices, la crème à raser, les chips et les bonbons, indique Raed Fattouh, le responsable Palestinien chargé de la liaison, qui coordonne avec Israël le flux des marchandises destinées à Gaza.

«Je pense qu'Israël veut désamorcer les pressions internationales,» déclare Fattouh. « Ils veulent montrer aux gens qu'ils autorisent des choses à entrer à Gaza.»

C'est la première mesure tangible prise par Israël suite aux critiques internationales sans précédent qu'elle a essuyées au sujet du blocus après le raid israélien en haute mer de la semaine dernière.

Alors même que s'élevaient des appels pour une enquête sur la manière par laquelle Israël a intercepté la flottille, les dirigeants mondiaux ont aussi appelé Israël à lever son blocus de Gaza.

Lors de sa rencontre avec Abbas, Obama a déclaré que le Conseil de Sécurité avait appelé à une « enquête crédible et transparente conforme aux normes internationales. » Il a ajouté : « Et nous pensons ce que nous avons dit. C'est ce que nous attendons.»
Il a aussi appelé à un allègement du blocus par Israël. « Il nous semble qu'il devrait y avoir des moyens pour qu'il se limite strictement aux cargaisons d'armes plutôt que d'interdire pratiquement tout puis d'autoriser, au coup par coup, des choses à entrer à Gaza, » a-t-il déclaré à la presse.

Le président Barack Obama, après avoir reçu Mahmoud Abbas, le chef de l'Autorité palestinienne, a déclaré que la situation à Gaza est "intenable. » Il a promis un complément de 400 millions de dollars d'aides pour le logement, la construction d'écoles et de routes pour améliorer la vie quotidienne des Palestiniens – dont au moins 30 millions de dollars affectés à Gaza.
L'Egypte, qui contrôle la plus grande partie de la frontière sud de Gaza, a rouvert le point de passage de Rafah cette semaine en réponse aux pressions internationales pour la levée du blocus.
L'Egypte a longtemps été considérée comme le partenaire d'Israël dans l'application du blocus, mais le ministre Egyptien des affaires étrangères, Hossam Zaki, a déclaré que le passage de Rafah restera ouvert indéfiniment pour les habitants de Gaza munis de permis spéciaux. Par le passé, la frontière a été ouverte sporadiquement.
Maxwell Gaylard, le coordonnateur de l'ONU pour l'action humanitaire dans les territoires palestiniens, a déclaré que la communauté international veut un "changement rapide et fondamental" dans la politique israélienne concernant Gaza plutôt qu'une approche au coup par coup.
"Un modeste allongement de la liste restrictive des biens autorisés à Gaza est bien en deçà de ce qui est nécessaire. Nous avons besoin d'un changement fondamental et d'une ouverture des points de passage pour les marchandises, » a-t-il dit.
Les responsables du Hamas dissent avoir été déçus" par l'annonce israélienne, et que la liste des marchandises est très éloignée des besoins réels.
"Ce ne sera qu'une entrée. Nous attendons le plat de résistance,» déclare à Ramallah le ministre Palestinien de l'économie Hassan Abu Libdeh qui précise que les matériaux de construction sont ce qui fait le plus défaut aux habitants de Gaza. De nombreux Palestiniens ont été dans l'impossibilité de bâtir leurs maisons après l'opération Plomb Durci, l'offensive punitive d'Israël contre la bande de Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.
Israël affirme que le ciment et d'autres matériaux de construction peuvent server à construire des bunkers et d'autres installations militaires.
Certaines de ces marchandises entrent déjà à Gaza en contrebande par des tunnels qui la relient à l'Egypte.

Sheera Frenkel

McClatchy Newspapers (USA)

9 juin 2010

 Traduit de l'anglais par Djazaïri

Lundi 14 Juin 2010

 http://mounadil.blogspot.com/


1-4 Une riposte au crime commis à l'encontre de la flottille de liberté.

Au lendemain de l'opération réussie de la Résistance palestinienne qui a couté la vie à un haut officier israélien et blessé trois autres, dont un grièvement atteint, les forces d'occupation ont mené une série de perquisitions, en Cisjordanie occupé, et arrêté trois adolescents.
Lors de ces perquisitions, un nombre de citoyens a été asphyxiés par les bombes assourdissantes et lacrymogènes lancées par les soldats de l'occupation.  
Entre-temps, les brigades des martyrs d'al-aqsa, le groupe du martyr Imad Mogniyeh a revendiqué l'opération d'al-Khalil qui a visé une patrouille israélienne près du camp al-Fawar au sud d'al-Khalil.

Les brigades ont affirmé, dans un communiqué, que cette opération est une riposte au crime commis à l'encontre de la flottille de liberté.
Le Hamas s'est, pour sa part, félicité, dans un communiqué, de cette opération héroïque menée par les héros de notre peuple à al-Khalil.  "Cette opération héroïque montre une nouvelle fois que notre peuple ne se soumettra pas à l'occupation et que la résistance est notre chemin pour la libération et le retour" en Palestine, ajoute le texte. 
Le Hamas a en outre "rendu hommage aux résistants, leur demande de lancer davantage d'opérations héroïques pour faire face à la judaïsation de Jérusalem, et aux campagnes de colonisation sioniste".  
"L'ennemi sioniste, qui a dépassé toutes les bornes en faisant couler le sang de notre peuple, ne comprend que le langage de la résistance", souligne le Hamas.
 De son côté,  le Jihad islamique a affirmé que cette opération, qu'il a qualifié d'héroïque, témoigne de la vitalité de la résistance et de sa capacité à surprendre l'occupation, et ce, malgré toutes les politiques de sécurité destinées à saper la résistance en Cisjordanie.  
Le Jihad a, en outre, réitéré son soutien au droit du peuple palestinien à la résistance contre l'occupation et son refus à la voie de négociation. 
Cependant, l'Autorité palestinienne a dénoncé cette attaque par le biais d'un communiqué du Premier

Ministre palestinien Salam Fayyad. 

15/06

http://www.almanar.com.lb



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 A Gaza, la récolte de blé se heurte à des tirs à balles réelles dans la "zone-tampon".
Par ISM-Gaza Les forces israéliennes ont attaqué des femmes et des ouvriers agricoles palestiniens accompagnés de militants internationaux des droits de l’homme par des tirs nourris lors du ramassage du blé prévu pour trois jours dans le sud de la bande de Gaza. La "zone tampon" imposée par Israël confisque illégalement plus de 30% des terres arables de Gaza.
Dans le village de Khoza'a, à l'est de Khan Yunis, de nombreux champs de blé ne sont pas moissonnés, malgré l'extrême pauvreté et les pénuries alimentaires, en raison des attaques israéliennes.
Mardi, le premier jour de la moisson n’a pas eu lieu à l’intérieur des
300 mètres de la "zone tampon"». Cependant, à deux reprises, des tireurs d'élite se sont approchés des moissonneurs dans jeeps de l'armée israélienne, tirant à balles réelles sur cinq femmes qui étaient accroupies et cueillaient le blé à la main avec quatre militants de l’International Solidarity Movement (ISM).
Les femmes se sont allongées dans le blé au cours de l'attaque, mais ne sont pas parties, et la récolte s'est poursuivie après le départ des Jeeps. Les militants ont informé les soldats par mégaphone de la nature non menaçante du travail.
Une attaque plus grave s’est déroulée mercredi alors que la récolte se poursuivait à moins de
300 mètres de la clôture. 5 activistes de l'ISM et 2 journalistes étaient présents quand des jeeps de l’armée israélienne se sont approchées à 7 heures du matin et ont tiré plusieurs salves de tirs, tout comme la veille.
A 8h30, les Jeeps se sont garées sur une petite colline près de la clôture. Les tireurs d'élite se sont installés sur le toit de la jeep la plus proche des ouvriers, voyant parfaitement que la récolte manuelle n’était de toute évidence d’aucune menace.
Les tireurs d'élite israéliens ont ensuite arrosé les femmes, les militants et les journalistes de salves de plus de 50 tirs, poussant les femmes à hurler de peur et à ramper au sol. Les tirs à des balles réelles passaient à un mètre au-dessus de la tête des gens, ce qui signifie que tout écart aurait presque certainement touché quelqu'un. La récolte s’est terminée à 10 heures
Jeudi, le dernier jour de la récolte, a été écourté par deux attaques de tirs à 8h et à 8h30. Environ 20 salves ont été tirées à proximité des agriculteurs et des 3 activistes de l'ISM présents.
Les femmes ont eu évidemment plus peur de l'attaque, et les personnes présentes ont convenu qu’une troisième attaque était imminente et qu’elles seraient visées. Cela s'est avéré être une hypothèse correcte puisque, après avoir terminé à 8h45, 4 jeeps sont arrivées et sont restées le long de la clôture. Le blé ne sera probablement pas récolté.
«On nous a tiré dessus à balles réelles à plusieurs reprises ; nous entendions le sifflement assourdissant et le claquement des balles au-dessus de nos têtes», a déclaré la militante de l’ISM, Adie Mormech.
"Les femmes ont courageusement repris le travail après chaque attaque. Le dernier jour, après que des tireurs d'élite soient déjà venus deux fois et aient tiré de nombreuses salves depuis une distance relativement proche, il était clair que quelqu'un serait volontairement touché si nous restions. Par conséquent, le blé ne sera pas récolté. C’est exaspérant de voir que cette violence continue contre ce qui est clairement un effort pacifique destiné à cultiver le tiers des terres arables de Gaza surveillées par l'armée israélienne."
Alors que le taux de chômage à Gaza est d’environ 42% et que 60% de ses 1,5 million d'habitants ne bénéficient pas de sécurité alimentaire, la zone tampon imposée illégalement par Israël aggrave considérablement la crise humanitaire.
30% des terres arables de Gaza, et certaines de ses plus fertiles, se situent dans la zone tampon. Les agriculteurs qui tentent de travailler dans le secteur font face aux tirs à balles réelles et à la destruction des récoltes. Le nombre des récoltes cultivées dans la zone ont donc été considérablement réduites. Cela va du blé à d'autres récoltes ayant besoin de moins de main-d'œuvre, ce qui a encore des répercussions négatives sur la nutrition et la situation économique des habitants de Gaza.
En outre, 17% des terres agricoles ont été détruites dans la guerre d'agression d'Israël, rendant 47% (soit près de la moitié) des terres agricoles de Gaza presque utilisables.
La zone tampon a également réduit les zones de pêche de Gaza de 1 à 3 milles marins. Au cours des quatre premiers mois de 2010, 19 attaques navales ont conduit à deux attaques de tirs et trois arrestations, ainsi qu’à de nombreuses confiscations de matériel de pêche. L’étroite zone de pêche, où travaillent quotidiennement plus de 3600 pêcheurs, est gravement surexploitée.
La décision israélienne d’instaurer une zone tampon de
300 mètres constitue une violation des Accords d'Oslo, et les gens circulant jusqu'à deux kilomètres de la frontière font systématiquement l’objet de tirs. Les attaques israéliennes dans la zone tampon ont blessé 50 personnes et fait 14 morts entre Janvier et Avril 2010.
Au cours des douze derniers mois, il y a eu au moins 220 attaques israéliennes dont 116 ont eu lieu depuis le début de 2010 (au 30 avril). - Centre palestinien pour les Droits de Droits de l’Homme

13-06-2010
Pour toute interview, contactez Adie Mormech (Grande-Bretagne): +972(0)597717696

Source : http://palsolidarity.org/

Traduction : MG pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13976&type=temoignage&lesujet=Non%20Violence


2-2 La mairie de Jérusalem approuve un plan menaçant des maisons palestiniennes.

La municipalité israélienne de Jérusalem a approuvé lundi un projet archéologique controversé dans le secteur oriental de la ville, qui menace de destruction une vingtaine de maisons palestiniennes, a annoncé un responsable de la mairie.

En mars, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait demandé au maire de Jérusalem Nir Barakat de geler le projet pour éviter des troubles dans la Ville sainte et de nouvelles frictions avec Washington au sujet de la construction à Jérusalem-Est, occupé et annexé depuis 1967.

La commission de planification et de construction de la mairie a validé le projet dit du "Jardin du roi" en hébreu (en référence aux jardins du roi Salomon), qui doit être construit dans le quartier arabe de Silwan, à Jérusalem-Est, a-t-on précisé de même source.

Malgré cette décision, le plan doit encore franchir plusieurs étapes juridiques avant d'entrer en application, a souligné ce responsable qui a requis l'anonymat.

"Le Premier ministre a demandé le report du projet pour permettre davantage de dialogue avec les habitants", a ajouté ce responsable, affirmant que "ce processus était à présent terminé".

Le plan approuvé lundi prévoit la destruction de 22 maisons, tandis que 66 autres construites sans autorisation israélienne seraient légalisées, a-t-il indiqué.

"Les propriétaires des maisons qui seront détruites ont obtenu l'autorisation de les reconstruire de l'autre côté de la zone, donc une solution a été trouvée pour tout le monde", a-t-il assuré.

De nombreux Palestiniens résidant à Jérusalem-Est risquent la destruction de leur maison, faute de permis de construction ou d'agrandissement, extrêmement difficile à obtenir des autorités israéliennes.

M. Netanyahu souhaitait toujours parvenir à un compromis, a précisé à l'AFP Mark Regev, un de ses porte-parole.

"C'est une procédure de planification préliminaire qui laisse plus de temps que nécessaire pour la poursuite du dialogue entre la municipalité et les habitants du quartier dans l'espoir de trouver une solution de compromis. C'est ce qu'a demandé le Premier ministre", a-t-il dit.

Plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis, ont exhorté Israël à s'abstenir de telles démolitions, qui nuisent à la reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes.

Selon l'ONG israélienne anticolonisation Ir Amim ("La Ville des peuples"), le projet s'inscrit dans un vaste plan de judaïsation de Jérusalem-Est avec la création de neufs "parcs bibliques" autour de la Vieille ville.

La construction en a été confiée à l'Autorité de développement de Jérusalem (ADJ), qui relève de l'Etat et de la municipalité. Dans un document présenté au gouvernement en septembre 2008, l'ADJ annonçait que l'objectif était de créer une "série de parcs entourant la Vieille ville" dans le but de "renforcer Jérusalem comme capitale d'Israël".

Israël a proclamé Jérusalem sa "capitale éternelle et unifiée", alors que les Palestiniens veulent faire du secteur oriental de la ville, considéré par la communauté internationale comme un territoire occupé, la capitale de leur futur Etat.

(AFP /

21 juin 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100621145642.8p7iulyp.asp


2-3 Malgré les obstacles, la délégation algérienne entre à Gaza.

La caravane algérienne d’aide aux Palestiniens est parvenu à franchir le passage de Rafah après moult procédures complexes et des obstacles qui l’ont empêché durant 24 heures de pénétrer à Gaza.

Une surprenante mesure qui, selon les autorités, émanait d’instances sécuritaires supérieures, et de ce fait, n’a pas accordé l’entrée à Gaza à trois membres de la délégation algérienne, un ex- parlementaire à la retraite, un cadre dans une société pétrolière et un professeur d’université. Ce qui a fait attiser la colère des autres membres de la caravane qui estime que cette interdiction n’est qu’une diversion pour décourager l’action algérienne.
Une réunion extraordinaire des membres a débouché sur la conduite à tenir, soit d’être patient vis-à-vis des mesures d’obstruction de la partie égyptienne et le refus de passer en terre palestinienne sans la totalité des accompagnateurs de l’aide. Cette situation a duré deux longues heures avant que l’aval ne soit donné pour tous.   
La décision des autorités égyptienne d’autoriser seulement Belkaid, le représentant de Hamas, Belkacem Kouadri, membre du parlement et Djellad Mohamed, de passer à Gaza, a été signifiée au syndicat des médecins égyptien, ce qui a créé une grande confusion au sein du groupe d’aide. Des voix révoltées se sont élevées afin de prendre position sur la conduite à tenir pour contrecarrer cette étrange mesure.   
La délégation épuisée par le voyage s’est retirée dans un hôtel minable d’El-Arich pour se concerter sur les étapes suivantes. Beaucoup étaient pour un sit-in devant Rafah ou n’importe quel autre point de passage jusqu’à ce qu’on leur permette d’acheminer ce pourquoi ils sont venus, au peuple de Gaza. Quelques autres au fait du comportement des autorités égyptiennes ont appelé au calme et à la diplomatie en attendant. Malgré les divergences, tous se sont enfin accordés pour mettre les autorités égyptiennes devant le fait accompli en se dirigeant au matin, vers le passage de Rafah, quelque soient les circonstances.   
Hier matin, laissant la caravane d’aide à El-Arich, la délégation s’est dirigée vers Rafah qui après une demi-heure s’est transformé en arène politique soutenue par près de 100 personnes du mouvement Kifaya et du comité populaire de soutien à Gaza, menées par Hamdi Kendil. L’assistance en colère a scandé des slogans hostiles au régime égyptien lui faisant porter la responsabilité du siège de Gaza par sa connivence avec les sionistes. La délégation algérienne a tenté du mieux qu’elle a pu de rester en dehors de ces manifestations et de se concentrer sur son objectif : acheminer l’aide humanitaire aux palestiniens, malgré les propositions d’organiser des manifestations communes.    
La presse était présente en force et peut rapporter que les algériens très bien organisés ont travaillé en silence, avec maitrise  dans le jeu du chat et de la souris des autorités égyptiennes pour saper la volonté de la délégation qui a du passer par  des dizaines de points de contrôle. Les algériens ont été suivis dans le moindre de leur mouvement ou déplacement au point où ils se demandent si la sûreté égyptienne a peur d’eux ou pour eux ?    
La caravane a été minutieusement fouillée, les marchandises déchargées avant d’être rechargés dans des camions palestiniens, les membres ont subi un interrogatoire serré sur tout ce qu’ils transportaient, surtout leur pécule. Les membres ont du attendre avant que leurs passeports soient visés alors que de l’autre côté les palestiniens patientaient et ne cessaient d’appeler leurs contacts dans la caravane

 13/06

 http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=6303


2-4 Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy.

S’élever contre la diabolisation d’Israël ne doit pas vous empêcher de voir ce qui a fait de Gaza une région de réfugiés désespérés et vous faire nier les effets tragiques du blocus, écrit Gidéon Lévy dans Ha’Aretz.

Cher Bernard-Henri Lévy,
Nous ne nous connaissons malheureusement pas. Nous nous sommes brièvement croisés dans les décombres fumants de Gori pendant la guerre de Géorgie. Vous y avez fait un passage éclair et, comme d’habitude, vous avez attiré l’attention, là comme dans d’autres zones de conflit où vous vous êtes rendu.
J’admire profondément les intellectuels de votre stature, qui se font fort de visiter les champs de bataille et de faire entendre leur voix. Votre tentative de protéger Israël, dont témoignait votre article publié le 8 juin dans Ha’Aretz (“Il est temps de cesser de diaboliser Israël”), a fait plaisir à beaucoup d’Israéliens, qui avaient grand besoin que quelqu’un dise un peu de bien de leur pays, chose rare par les temps qui courent.
Je ne gâcherai pas leur plaisir. Mais, au nom de votre appel à mettre un terme à la désinformation, je souhaiterais attirer votre attention sur des informations qui ont peut-être échappé à votre mémoire. On pourrait se risquer à penser que, dans votre jeune temps, vous auriez été l’un des membres de la flottille. A cette époque, un blocus de plus de quatre ans imposé à 1,5 million d’individus aurait éveillé en vous un impératif moral vous poussant à vous joindre à la contestation. Mais, aujourd’hui, pour vous comme pour la plupart des Israéliens, il n’y a pas de blocus de Gaza. En parler relève pour vous de la “désinformation”.
Au fait, puisque vous étiez sur place, pourquoi n’en avez-vous pas profité pour faire un saut à Gaza, à l’instar de votre ami Mario Vargas Llosa, pour voir de vos propres yeux s’il y avait ou non un blocus ? Les médecins de l’hôpital Shifa [à Gaza], par exemple, vous auraient parlé de leurs patients qui décèdent à cause du “non-blocus”. Certes, personne ne meurt de faim. Pourtant, l’association Gisha pour la liberté de mouvement a publié cette semaine un rapport expliquant qu’Israël autorise l’importation de 97 produits à Gaza, contre 4 000 avant le siège. Vous n’appelez pas cela un blocus ?
Un grand supermarché israélien propose 10 000 à 15 000 articles ; à Paris, il y en a sûrement plus encore. Pourtant, Gaza n’a droit qu’à 97 produits. S’il est quelqu’un dont on aurait attendu davantage de compréhension à l’égard des besoins gastronomiques, c’est bien le bon vivant raffiné que vous êtes. Vous dites, comme si vous vous faisiez le porte-parole de Tsahal, qu’Israël laisse entrer 100 à 125 camions par jour à Gaza. Une centaine de camions pour 1,5 million de gens : ne s’agit-il pas là d’un “siège impitoyable”, comme l’écrivait [Laurent Joffrin dans] le journal Libération, contre lequel vous vous élevez ?
8O % des habitants de Gaza vivent de l’aide humanitaire ; 90 % des usines de Gaza sont fermées ou tournent au ralenti. Vraiment, Bernard-Henri Lévy, ne sommes-nous pas là face à un blocus ? Ne devrait-on pas s’attendre que, plus que tout autre, un grand intellectuel comme vous sache que les gens, y compris les Gazaouis, ont besoin d’autre chose que de pain et d’eau ? Mais oublions les statistiques car, après tout, les philosophes ne s’encombrent pas de chiffres. Vous écrivez qu’Israël a été accusé “jusqu’à la nausée” d’être responsable de ce blocus – tiens, voilà que maintenant vous parlez de blocus ? –, imposé autant par Israël que par l’Egypte. C’est exact. La participation de l’Egypte est en effet scandaleuse et inexplicable, mais on ne peut juger selon les mêmes critères l’Egypte et Israël. L’occupation de Gaza n’est pas terminée, elle a simplement été levée, pour arranger l’occupant, mais Israël n’en reste pas moins responsable.
La monnaie officielle de Gaza est le shekel, les registres d’état civil sont établis par Israël, qui surveille également toutes les entrées dans la bande de Gaza. Des décennies d’occupation ont rendu Gaza dépendante d’Israël, et Israël ne saurait s’en défaire par un simple “désengagement”.
Mais cessons de parler du blocus, que vous le niiez ou que vous le justifiiez. Comment pouvez-vous ignorer le contexte ? Depuis quarante-trois ans, des millions d’individus – dont certains auraient pu espérer devenir Bernard-Henri Lévy, au lieu de perdre leur vie à se battre pour survivre – connaissent une situation d’occupation et de désespoir. Quelles chances un jeune Palestinien a-t-il de faire quelque chose de sa vie ? Regardez les photos des Gazaouis qui se pressent au poste-frontière de Rafah et observez l’expression imprimée sur leur visage.
Le concept de liberté ne vous est certainement pas étranger. Vous ne pouvez reprocher l’occupation à personne d’autre qu’à nous, les Israéliens. Il y a beaucoup d’excuses pour cette occupation, mais aucune ne change quoi que ce soit à l’ultime réalité : Israël est une puissance occupante. C’est la racine de tous les maux et c’est ce que vous avez dissimulé. Vous n’en dites pas un mot. Israël avait peut-être le droit d’empêcher des armes de pénétrer à Gaza, mais vous n’avez pas le droit d’ignorer ce qui a fait de Gaza une région de réfugiés désespérés.
Vous avez raison, Bernard-Henri, de souligner que le monde est plus exigeant envers Israël qu’envers des dictatures. Ce n’est pas la “confusion d’une époque”, comme vous le dites, mais une époque nouvelle (et juste) dans laquelle le monde exige qu’en tant que démocratie Israël paie le prix de sa conduite.
Alors, diabolisation ?

Possible, mais la façon de la combattre est de faire le siège de son arsenal. Sans le blocus de Gaza, sans l’occupation, il n’y aurait aucune raison de diaboliser Israël. Est-ce trop attendre de vous, naguère la voix de la conscience, que vous compreniez cela ?

http://www.courrierinternational.com:80/article/2010/06/17/lettre-ouverte-a-bernard-henri-levy


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