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09/07/2010

n°135 - Dossiers du Liban - 07-07 : Suite :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?

n°135 - Dossiers du Liban -  07-07 : Suite  :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°135 du 07- 07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1-3 Nouveau scénario de guerre: frapper les réserves naturelles du Liban-sud.

1-4 Entre le marteau des menaces israéliennes et l’enclume de l’immixtion étasunienne.

1-5 Leila Mazboudi : Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l'état et du Hezbollah.

1-6 Myriam Abraham :  FINUL: Les Troupes Françaises Se Comportent Comme Des Forces D’Occupation Pour Le Compte De Qui ?

1-7 Réserves gazières et les missiles du Hezbollah: nouvelle équation d'équilibre. 



1-3 Nouveau scénario de guerre: frapper les réserves naturelles du Liban-sud.

Selon le quotidien israélien Haaretz, citant des sources militaires israéliennes, le commandement militaire israélien a élaboré un nouveau scénario de guerre contre le Hezbollah, qui consisterait à frapper « les soi-disant réserves naturelles édifiées par le Hezbollah tout au long de la frontière avec la Palestine occupée »!
Selon un  rapport de l'armée israélienne «  le Hezbollah a construit une réserve naturelle près de la base militaire d'Eliakim pour  cacher ses fortifications et ses sites dans le sud ».
Le rapport indique que « l'objectif de ce nouveau scénario  est d'empêcher les tirs de missiles de courte portée vers le  nord d'Israël, soulignant que  tout succès d’une opération  israélienne contre le Liban devrait être fondée sur l'occupation militaire de la terre et autant que possible frapper les sites importants du Hezbollah et ceux du  gouvernement libanais ».
Amos Haarel, le correspondant militaire de Haaretz, précise que la réserve  naturelle construite prés d'Eliakim est plantée de faux dispositifs militaires  et comprend des cachettes secrètes  que les soldats peuvent découvrir comme des points tirs de missiles.
Le rapport cite le commandant de la Légion Golani, Cohen Oren,  qui a affirmé qu’en  dépit du grand risque de pertes en  vies humaines du côté israélien, le scénario sera exécuté !
Pour ce qui est des capacités militaires du Hezbollah, Haarel note la préoccupation extrême des responsables militaires israéliens de  la coopération militaire  existante entre le Hezbollah et la Syrie, soulignant qu’en cas de confrontation sur plusieurs fronts,  la Syrie et le Hezbollah vont certainement s’échanger les données chacun à partir de son front !
Un autre correspondant militaire de Haaretz, Ari Chavit , qui spéculait sur les divers scénarios de guerre entre l’entité sioniste et le Liban a appelé le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président des Etats-Unis Barack Obama, à empêcher  toute confrontation.
 « Tout le monde sait que ce serait une terrible guerre, seul l’équilibre de la terreur calme le jeu, a-t-il indiqué.

03/07/2010  


1-4 Entre le marteau des menaces israéliennes et l’enclume de l’immixtion étasunienne.

A la lumière de ce qui vient d’être dit et par suite de l’importance des facteurs régionaux, négatifs en général, dans la situation libanaise, le Liban vit dans une tension extrême due, en particulier, aux menaces israéliennes envenimées par l’immixtion de Washington dans les affaires intérieures du pays.

Ajouter à cela le fait que les élections municipales, basées sur les mêmes principes qui avaient régi les législatives, il y a moins d’un an, vont produire de nouvelles divisions confessionnelles dans plus d’une ville libanaise.
1.L’escalade israélienne
La nouvelle escalade israélienne part de deux faits essentiels. Le premier est que les Etats-Unis ont besoin de l’Iran pour résoudre certains problèmes auxquels ils font face tant en Irak qu’en Afghanistan ; ce qui pousse à dire que l’enrichissement de l’uranium ne constitue ni le seul point de litige entre ces deux pays, ni, d’ailleurs, le point le plus important. Le second réside dans la volonté des chefs de guerre israéliens, tant au gouvernement que dans l’armée, de se venger de la défaite cuisante qui leur fut infligée par la Résistance en 2006.
Cette escalade se manifeste de différentes manières :

.La violation du territoire libanais dans la région de Abbassieh.
.Les bombes éclairantes tirées au-dessus de la région frontalière.
.Le survol, presque quotidien, du territoire libanais par l’aviation militaire israélienne.
Cependant, le fait le plus marquant de cette nouvelle escalade reste sans conteste la campagne menée, en même temps, par Tel Aviv et Washington à propos des soi-disant « nouveaux missiles SKUD » fournis par la Syrie (et l’Iran) au Hezbollah…
La campagne, en plus des objectifs politiques régionaux déjà cités, est en relation directe avec la découverte de nouveaux nids d’espions israéliens au Liban. Elle fut nourrie et dirigée par des journaux britanniques (Sunday times) et Koweitiens (Al Raii) ; le premier publia, au milieu du mois d’avril, des interviews avec des responsables israéliens menaçant la Syrie et le Liban de les « ramener à l’âge de pierre » et de « bombarder les stations d’énergie électrique, les tankers de carburant ainsi que les infrastructures stratégiques ».
Cependant, ce qui attire le plus l’attention dans cette campagne, c’est qu’elle provoqua au Liban le retour à la rengaine des armes du Hezbollah ; le dossier de ces armes fut même évoqué durant la réunion de la « Table du dialogue national » par certains ex amis d’Israël qui, se basant sur les menaces israéliennes, poussèrent le holà que le Hezbollah allait, comme en 2006, mener le Liban à la destruction ; ce qui nous pousse à rétorquer que ce ne sont pas les armes du Hezbollah et, avant lui, de la Résistance patriotique libanaise (communiste) qui furent à la base des agressions israéliennes contre le Liban, parce qu’en 1948, il n’y avait pas encore de mouvement de résistance et Israël avait perpétré le massacre du village de Houla (sur la frontière sud), pris les terres appartenant à 7 villages frontaliers après avoir chassé leurs habitants.
Et, si les déclarations de certains responsables israéliens ont essayé, vers la fin du mois d’avril, de minimiser les possibilités d’une nouvelle escalade, il n’en reste pas moins que les manœuvres sur les frontières avec le Liban se font de plus en plus fréquentes et les préparatifs à une guerre possible de plus en plus clairs. Et, si nous ajoutons à cette escalade les problèmes économiques et militaires dans lesquels Washington s’enlise de plus en plus, nous ne pouvons que nous poser les deux questions suivantes : les Etats-Unis tentent-ils d’ouvrir un nouveau front au Moyen Orient dans le but de détourner l’opinion de la crise économique ? Vont-ils, pour cela, recourir une fois de plus à une agression israélienne de grande envergure afin de reprendre en main toutes les ficelles, celles qu’ils ont perdues en Irak ou celles qu’ils veulent prendre à l’Iran, sans oublier la nécessité pour eux d’empêcher la Syrie de poursuivre la tentativ e de rapprochement entre l’Iran et la Turquie ?
2.L’immixtion flagrante des Etats-Unis

Ces deux questions démontrent que les Etats-Unis se cachent, généralement, derrière les motifs israéliens pour faire leur propre guerre contre le Liban et les autres pays arabes. Ce sont les Etats-Unis qui, en 1982 et 2006, ont dirigé l’agression israélienne contre le Liban ; ils ont fourni toujours à Israël ce dont il avait besoin pour garder sa supériorité militaire. D’ailleurs, l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban mène une campagne active dans le but d’appliquer la clause contenue dans la résolution 1559 et concernant les armes de la Résistance nationale libanaise ;

Nous n’oublions pas, à ce propos, les déclarations « guerrières » de Hilary Clinton et ses mises en garde à la Syrie et à l’Iran contre « les conséquences négatives pouvant découler d’un changement dans l’équilibre des forces » entre le Hezbollah et Israël ! A cela, il faut ajouter les affirmations concernant l’engagement pris par Washington de préserver la sécurité de Tel Aviv, mais aussi les tentatives de voir de plus près la situation sur les frontières syro-libanaises : à cet égard, une délégation militaire étasunienne s’est « infiltré » sans permis du gouvernement libanais dans la zone frontalière de Masnaa.

Quant à l’ONU et à ses Forces intérimaires (FINUL), elles subissent des pressions de plus en plus fortes afin de se détourner de ce qui se passe du côté israélien et d’oublier les violations terrestres et aériennes contre le Liban, tandis que les porte-parole des Nations Unies insistent sur la configuration des frontières avec la Syrie et oublient que la « ligne bleue » n’est pas la frontière réelle entre le Liban et Israël, puisqu’il y a toujours le problème des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfarchouba, sans oublier le problème du vol de l’eau des fleuves frontaliers libanais au vu et au su des soldats de la FINUL.

Enfin, et en plus de ce qui a été dit, il est nécessaire d’attirer l’attention sur le rôle joué sans répit par l’ex ambassadeur étasunien Jeffrey Feltman, devenu l’adjoint de la ministre des Affaires étrangères Hilary Clinton, dans l’accord, dit « de sécurité » et dévoilé dernièrement, qui donne aux Etats-Unis le « droit » d’écoute de toutes les communications, téléphoniques et autres, partant du Liban ou que ce pays reçoit…
3.Les élections municipales

Les élections municipales durent tout le mois de mai et se font, comme le mentionne le bulletin précédent, suivant une loi arriérée que toutes les factions de la bourgeoisie au pouvoir a défendue afin de se partager, là aussi et à la suite des législatives de 2009, le gâteau et de garder leur hégémonie.

Le meilleur qualificatif que l’on peut donner à ces élections est qu’elles sont « surréalistes » : dans certaines villes, des ententes se sont formées entre le Hezbollah (proche de l’Iran), les Forces libanaises (proches des Etats-Unis et d’Israël) et le Courant patriotique libre de Michel Aoun) ; sans oublier les mariages électoraux entre le Courant du « Futur » (formé par le président du conseil Hariri et proche de l’Arabie saoudite) avec le Hezbollah, le mouvement AMAL, ou ceux faits entre le Parti socialiste (Walid Joumblatt) et le Parti nationaliste syrien (proche de la Syrie)…
Quant aux forces de gauche, y compris les Communistes, elles ont focalisé leur action sur ce qui suit :

.Insister sur l’importance de la décentralisation et du développement équilibré entre les régions, surtout le Sud où il ne peut y avoir de véritable résistance à l’ennemi israélien sans appui donné aux revendications populaires dans cette région.

.Donner la priorité aux « mains propres » dans le choix des candidats.

.Donner de l’importance à la mise en place d’un plan visant le changement de la loi dans un sens plus démocratique, notamment en ce qui concerne la représentation des jeunes au sein des conseils municipaux.

.Œuvrer pour la mise en exécution de la décentralisation administrative et économique.

4.La crise socio-économique
L’étude de la situation socio-économique sera centrée sur les indices publiés durant le mois d’avril et tournant autour de quatre points :
4.a. Les impôts indirects

Les dernières statistiques disent que les rentrées des impôts et des taxes sur les salaires (2,76%) constituent la moitié de ce que paient les banques, les sociétés d’assurance et les grandes sociétés étrangères (5,75%). En d’autres termes, les taxes sur la consommation, dont la TVA (22,7% des rentrées de l’Etat), sont payées par les seules masses populaires, tandis que les banques et les grandes sociétés en sont exemptées.

 Voilà pourquoi, dans son communiqué adressé à la classe ouvrière libanaise, le Parti Communiste libanais a réaffirmé que les revendications des Communistes, à savoir la réforme du système des impôts et le renforcement de la croissance, doivent avoir la priorité dans les luttes à venir. De plus, il a insisté sur la nécessité d’augmenter l’impôt sur les fortunes et sur les salaires élevés, sans oublier la majoration du SMIG à un million de livres (500 euros) comme premier pas vers la correction des inégalités sur ce plan.
4.b. corruption

Les scandales sur ce point sont de plus en plus nombreux, depuis celui du sésame avarié jusqu’à celui des médicaments, en passant par les cargaisons de blé et de maïs avariées… Et ceci n’est pas étrange, vu qu’un gouvernement corrompu ne peut que produire de la corruption. C’est pourquoi le PCL insiste sur l’importance primordiale de voter une loi sur l’alimentation permettant la formation d’un organisme national indépendant qui garantirait un minimum de sécurité dans ce domaine et, aussi, la possibilité de poursuivre en justice les responsables des actes nuisant à la santé des Libanais.
4.c. valeur des bons de trésor et la dette publique

La valeur des bons de trésor, mis en circulation jusqu’à la fin de 2009, a atteint les 70 400 milliards de livres libanaises (soit 46,7 milliards de dollars). Ils se divisent en des bons en livres libanaises, atteignant 43758 milliards (soit 62% de la valeur globale), et d’autres en monnaies étrangères, atteignant 17 milliards et 700 millions de dollars (38%).
L’échéance des bons en livres libanaises se répartissent sur la période 2010-2014 (5 ans), tandis que la dette en monnaies étrangères est retardée jusqu’en 2024. Il faut dire que la valeur de la dette, telle qu’elle est publiée, ne prend pas en considération les intérêts, parce qu’alors la dette s’élèvera à 44577 milliards de livres, plus 18 milliards de dollars.

Ces bons sont répartis entre deux parties essentielles : la Banque du Liban (Banque centrale) et les banques libanaises qui en détiennent 62,2%. Ainsi, le peuple sue sang et eau pour payer des impôts de plus en plus élevés, qui vont dans les poches des riches, en particulier les propriétaires des banques et ceux qui les protègent dans les hautes sphères du système confessionnaliste libanais.

Il faudra ajouter que l’ensemble des intérêts payés en ce qui concerne la dette publique a atteint en vingt ans, entre 1993 et 2009, 65636 milliards de livres, c’est-à-dire la valeur de 85,2% de la dette publique contractée. Le gouvernement se prépare à mettre en circulation de nouveaux bons de trésor ; les banques vont les rafler , comme d’habitude, et gagner des sommes mirobolantes, au dépens de la classe ouvrière et des salariés.
4.d.Le Budget de 2010-05-15

Après un retard de plus de deux mois et demi sur la date maximale proposée par le nouveau gouvernement pour présenter le projet de son Budget, la ministre des finances a envoyé ce projet devant le parlement.
Le titre général de ce projet est qu’il ouvre, large, la voie devant les privatisations.

Il paraît que les représentant de la grande bourgeoisie se sont entendus entre eux pour faciliter le vote de ce Budget, tout en y supprimant temporairement et jusqu’à l’an prochain, la majoration (à 12%, puis à 15%) de la TVA. Cependant, ils ont tous convenu de mettre en exécution les projets de privatisation des services publics, sans pour autant préciser ni les aspects de ces privatisations, ni leur impact sur le projet du Budget en tant que tel ; ce qui fut seulement dit, c’est que les dépenses prévues s’élèveraient à 2816 milliards de livres, chiffre qui ne manquerait pas de poser, selon l’équipe du président du Conseil Saad Hariri, la nécessité de choisir entre l’augmentation de la TVA ou les privatisations.
Ces faits posent un grand nombre de points d’interrogation en ce qui concerne les objectifs réels derrière la proposition d’augmenter la TVA, rapidement remplacée par celle concernant les privatisations.

Il est possible que, pour l’équipe du gouvernement, ces privatisations soient la seule issue possible à « la crise » du surplus de liquidités en livres libanaises et dont le montant serait de 13 milliards de dollars accumulés dans les caisses des banques. D’ailleurs, une autre question se pose : pourquoi privatiser maintenant, surtout que les intérêts de la dette publique passibles d’être réclamées en 2010 s’élève à 453 milliards de livres seulement (quelques 3 milliards de dollars) ?

(Intégralité du bulletin sur le site du PC Libanais: http://test1.lcparty.org/ 
Le Comité des relations internationales du Parti Communiste libanais

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-liban-entre-le-marteau-des-menaces-israeliennes-et-l-enclume-de-l-immixtion-etasunienne-extrait-du-bulletin-mensuel-du-pc-libanais-50521317.html


1-5 Leila Mazboudi : Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l'état et du Hezbollah.
Les manœuvres militaires de la Finul au Sud-Liban qui ont suscité la colère des habitants demeurent aux yeux de beaucoup de Libanais comme étant « suspectes ».

De par les déclarations libanaises, aussi bien officielles que partisanes, il semble fort qu’il est difficile pour les Libanais d’avaler la version d’un malentendu, comme voudrait le laisser croire les sources de la force onusienne.  
Signe de cette crispation est la réaction en personne du président de la république libanaise Michel Sleimane, lequel a pris la défense franche des habitants du Sud-Liban: « 
ils n’ont pas l’habitude de voir des manœuvres militaires exercées dans les ruelles, entre les maisons, même de la part de l’armée libanaise, qui ne s’infiltre jamais parmi les maisons » a-t-il affirmé, estimant que «  les exercices militaires ne devraient nullement être exercés à l’intérieur des villages, mais  loin des villages et des maisons, car la Finul doit défendre le Liban ».
Alors que le porte-parole de la Finul, au Liban Niraj Sing, tentait de justifier ces manœuvres, arguant « qu’elles visaient à expérimenter les dispositions de la force à déployer ses capacités à tout moment », des observateurs libanais suivant de près la situation au Sud Liban maintiennent leurs suspicions sur leurs véritables objectifs.
Sont d’abord mises en cause les assertions selon lesquelles elles ont été organisées en coordination avec l’armée libanaise, comme l’indiquent les sources de la Finul.
«  Ce sont des manœuvres et non des exercices ; car elles ont été exécutées dans les quartiers et entre les maisons et non dans les bases militaires de la Finul » a observé une source militaire ayant requis l’anonymat pour le quotidien libanais AlAkhbar, affirmant que l’armée avait auparavant rejeté leur contenu au motif «  qu’elles reposent sur l’éventualité d’une attaque de missiles contre les territoires occupées,( Palestine occupée) sans prendre en considération une agressions israélienne » contre les régions libanaises.  
La source constate un changement de comportement de la force onusienne, depuis le départ de son ancien commandant le général italien Claudio Graciano, dont les déclarations et les condamnations des violations israéliennes incessantes et flagrantes de la résolution 1701 avaient suscité la colère des Israéliens. (Son remplacement a été facilement acquis).
Et de souligner que son attitude était devenu «  plus dure » aussi bien dans le traitement du dossier sécuritaire de la région, que dans ses liens avec l’armée libanaise, voire même dans ses relations avec les habitants.
Selon un autre observateur libanais, ce sont particulièrement les unités espagnoles et françaises qui se comportent comme si elles étaient «  une force de frappe », voie «  une force d’intervention rapide », dans ce qui semble être une tentative de leur part de vouloir imposer une interprétation différente au texte qui régule les règles d’accrochages  en cours depuis l’arrêt des hostilités en 2006 : «  elles essaient d’effecteur des perquisitions et des déploiements, sans présence de l’armée libanaise ni de son feu vert, différemment de ce qui se faisait dans le passé. Rappelant à cet égard, lorsqu’une unité conjointe de ces deux forces a tenté de perquisitionner des maisons à Kherbet Selem en juillet 2009,  sans autorisation juridique, et en l’absence de représentants de l’armée libanaise.   
A Deir Kanoune, un notable signale : «  Les gens du sud ne sont pas en tain de fabriquer de faux prétextes pour se retrouver face à face avec la Finul », rappelant l’incident perpétré il y a quelques mois, et au cours duquel un Libanais a péri lorsqu’une batterie de la Finul mal attachée s’est abattue sur sa voiture le tuant sur le champ.
 Autre signe de cette crispation est la mise en garde du Hezbollah, dont le numéro deux a sommé «  la Finul de s’acquitter de son rôle (…) de façon à ce qu’elle ne suscite pas la méfiance des citoyens ».
"La Finul doit désormais faire attention à ce qu'elle fait et se rendre compte que les excès provoquent davantage d'inquiétude (...) et ne favorisent la confiance entre ces forces et les habitants", a souligné cheikh Naïm Kassem. Rappelant  que "ces forces doivent (...) s'en tenir à leur mission tel qu'elle est précisée dans la résolution 1701 (du Conseil de sécurité de l'ONU). A ce moment-là, il y aura un retour à la normale". 
 Côté européen, loin des réactions officielles publiques, des sources diplomatiques européennes liés aux pays de la Finul ont rejeté les accusations de vouloir « espionner qui que ce soit » et ont décidé d’imputer la responsabilité de ce qui s’est passé au Sud aux habitants.
«  Les pays de la Finul ont commencé à réviser l’efficacité de leur rôle dans cette région dont les habitants ne sont pas conscients que leur présence empêche l’éclatement d’une nouvelle guerre destructrice comme en 2006 » a dit l’une de ces sources au quotidien libanais AsSafir.
Dénombrant 25 incidents de jets de pierres perpétrés ces derniers jours contre des soldats de la Finul, la source s’offusque : «  qu’a fait de mal la Finul depuis qu’elle se trouve au sud ? Si les gens du sud ne veulent pas de notre présence, qu’ils nous le disent franchement ».
Même l’armée libanaise a eu son compte des plaintes européennes.

Elle est accusée de ne pas suffisamment collaborer avec la Finul, et de retarder l’arrivée de ses soldats pour la perquisition d’un endroit soupçonné d’être un dépôt d’armements. Il lui est aussi reproché de ne pas avoir déployé les 15 mille soldats libanais prévus et de ne s’en tenir qu’aux 3500 présents sur place.
 La question aurait été soulevée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le ministre de la défense Hervé Morin.
Justement et concernant la position française, elle s’est spécifiquement marquée par une réaction offensive.
S’exprimant pour le journal libanais Ad-Diyar, des sources de son ambassade à Beyrouth ont interprété le fait que leurs forces aient fait l’objet de 24 jets de pierres sur les 25 recensés ces trois dernier jours comme étant des lettres politiques dans différents sens :

la première serait iranienne sur fond de sa position sur le dossier nucléaire iranien ;

la seconde serait syrienne, vu que Paris a décidé de freiner son ouverture sur Damas ;

et la troisième serait irano-syrienne, en réponse aux deux visites du patriarche Sfeir et du chef des Forces libanaises Samir Geagea en France. Toujours selon Ad-Diyar, l’ambassade a exprimé sa gêne quant à la position officielle libanaise.
A cet égard, force est de constater que les Français ont rechigné de répondre aux reproches du président libanais, comme si les agissements de la Finul n’avaient rien de suspect.
Pire encore, ils ont dénigré les inquiétudes des habitants libanais du sud Liban, les présentant comme de faux prétextes pour camoufler des jeux d’intérêts iraniens et syriens, et insinuant qu'ils ne sont pas dictés par des considérations libanaises.
Cette rhétorique, certes insolente est très courante ces dernières années. Elle  constitue un thème commun récurent que l’on retrouve dans le discours de ceux qui œuvrent sournoisement pour priver le Liban ( voire tous les pays de la région) de ses atouts de force.
 Question de préserver inconditionnellement la sacro-sainte supériorité militaire de l’entité sioniste.
Tout en se prétendant être les amis du Liban, pour les Occidentaux fondateurs d'Israël, ou des patriotiques, pour leurs acolytes libanais !!

Leila Mazboudi  

3 juillet

http://www.almanar.com.lb/... 


1-6 Myriam Abraham :  FINUL: Les Troupes Françaises Se Comportent Comme Des Forces D’Occupation Pour Le Compte De Qui ?

Accrochages entre militaires français de la FINUL et des villageois libanais après des actes de provocation s’apparentant à des manoeuvres de troupes d’occupation en lien avec une attaque possible d’Israël contre l’Iran et des représailles iraniennes.

Alors après «Morts pour les Etats Unis» en Afghanistan s’oriente-t-on vers «Morts pour Israël» au Sud Liban ?

Actuellement, 1450 militaires français sont présents au Sud du Liban au sein de la FINUL dans le cadre de la résolution 1701 du CSONU votée suite à l’attaque israélienne contre le Liban au cours de l’été 2006.
Dans le courant de la semaine passée des manœuvres militaires de la FINUL au Sud-Liban auxquelles participaient des troupes françaises ont provoqué la colère des habitants de villages « visités »et une grande majorité des Libanais les ont considérées comme suspectes.
Un convoi militaire français, une dizaine d'hommes du 121ème régiment du Train (Montlhéry), a notamment été violemment pris à partie dans le village de Toulinne. La population a caillassé les véhicules, qui ont été cernés par le foule. La mitrailleuse de bord et un fusil d'assaut FAMAS ont été saisis par la foule, mais les militaires français ont pu les récupérer après l'intervention des forces armées libanaises. Le quotidien francophone de Beyrouth L'Orient-Le Jour affirme quant à lui que les soldats français ont été "brièvement désarmés".
Le porte-parole de la FINUL au Liban, Niraj Sing, a tenté de justifier ces manœuvres affirmant « qu’elles visaient à expérimenter les dispositions de la force à déployer ses capacités à tout moment « . Mais au Liban des observateurs qui suivent de près les activités de la FINUL dans le Sud restent très circonspects.
Le président libanais Michel Sleimane, lui-même a pris fait et cause pour les villageois déclarant :
« ils n’ont pas l’habitude de voir des manœuvres militaires exercées dans les ruelles, entre les maisons, même de la part de l’armée libanaise, qui ne s’infiltre jamais parmi les maisons.
« les exercices militaires ne devraient nullement être exercés à l’intérieur des villages, mais loin des villages et des maisons, car la FINUL doit défendre le Liban ».

Selon le quotidien libanais Al Akhbar, qui reprend les observations faites par une source militaire, la FINUL aurait menti en affirmant qu’ils avaient été organisés en coordination avec l’armée libanaise.
Cette source militaire a déclaré au quotidien : « Ce sont des manœuvres et non des exercices car elles ont été exécutées dans les quartiers et entre les maisons et non dans les bases militaires de la FINUL » affirmant aussi que l’armée libanaise avait auparavant rejeté leur contenu au motif « qu’elles reposent sur l’éventualité d’une attaque de missiles contre les territoires occupées, (Palestine occupée par le régime sioniste) sans prendre en considération une agression israélienne » contre les régions libanaises.
Autrement dit il s’agissait de manœuvres au cas ou Israël serait la cible de missiles iraniens probablement en représailles à une attaque israélienne contre les centres nucléaires en Iran.
Ce militaire libanais dit avoir constaté un changement de comportement de la FINUL depuis le départ de son ancien commandant le général italien Claudio Graciano, remplacé par un espagnol , le général espagnol Alberto Asarta Cuevas, depuis le début de cette année.
Il a fait remarquer que l’attitude de la FINUL était devenue « plus dure » aussi bien dans le traitement du dossier sécuritaire de la région, que dans ses liens avec l’armée libanaise, voire même dans ses relations avec les habitants.
Il est rejoint dans ses constatations par un autre observateur libanais, qui déclare lui que ce sont particulièrement les unités espagnoles et françaises qui se comportent comme si elles étaient « une force de frappe », voire même « une force d’intervention rapide ».
Il semblerait donc qu’il y ait une tentative pour vouloir imposer une interprétation différente du texte régulant les règles d’accrochages en cours depuis l’arrêt des hostilités en 2006.
Pour lui ces troupes « essaient d’effecteur des perquisitions et des déploiements, sans présence de l’armée libanaise ni de son feu vert, différemment de ce qui se faisait dans le passé. »
Hors les troupes de la FINUL ne sont pas mandatées pour agir seules mais en étroite collaboration avec l’armée libanaise pour l’accompagner dans sa mission de contrôle du territoire du Sud Liban.
Ces opérations militaires qui s’apparentent à celles de forces d’occupation et non pas à celles de forces de maintien de la paix semblent être principalement à l’initiative de la France faisant pression sur l’ONU.
Dans un récent communiqué du ministère français des affaires étrangères - sous tutelle Sioniste via Kouchner - on retrouve la même idée: celle que la FINUL dispose d’une indépendance et n’a pas besoin de coordonner ses activités avec l’armée libanaise, ni de l’en informer au préalable, ce que contestent le chef du parlement libanais Nabih Berri, l’armée libanaise, le président libanais Michel Sleïmane, de même que le Hezbollah.
Il est reproché à l’armée libanaise son manque de coopération avec la FINUL. A cela une source militaire haut-placée interrogée par le quotidien libanais As-Safir a répondu en tenant à préciser que « c’est à l’armée libanaise seule qu’il revient d’évaluer le degré de collaboration et de coordination avec la FINUL en fonction des intérêts du Liban et de la logique de la 1701, et non en fonction de l’humeur de certains diplomates ou des intérêts des autres pays. »
Il est également reproché à l’armée libanaise de ne pas avoir déployé les 15 000 soldats libanais prévus et de ne s’en tenir qu’aux 3500 présents sur place. L’armée libanaise considère ce déploiement comme étant suffisant, elle et elle seule peut décider en matière de sécurité du territoire libanais. Pourtant la question aurait été soulevée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le ministre de la défense Hervé Morin.
Ingérence dans les affaires intérieures du Liban ?
Pour le compte de qui interviennent t-ils ?
Et qui les autorisent à se comporter comme des dirigeants de forces d’occupation ?
Certainement pas la Résolution 1701 qui elle seule définit le rôle des forces de maintien de la paix de l’ONU. La position adoptée par Kouchner et Morin est en fait la position du régime sioniste de Tel Aviv qui fait pression en coulisse pour que les troupes de la FINUL agissent comme des supplétifs de leur armée au Sud Liban et cherchent à désarmer la résistance libanaise. Israël reproche régulièrement et publiquement à la FINUL de ne pas en faire plus pour surveiller et désarmer le Hezbollah.
Les soldats français sont pris à partie au Sud Liban à cause de la position pro sioniste de la Sarkochienlit. La position française est on ne peu plus agressive, facteur de tension et ce d’autant plus que le Liban a souffert de l’occupation française.
Cette position a été clairement définie dans le journal libanais, Ad-Diyar, par des sources au sein de l’ambassade française à Beyrouth qui ont donné leur interprétation sur le fait que les forces françaises aient été la cible de 24 jets de pierres sur les 25 recensés ces trois derniers jours.
Selon ces sources ces actes sont dus à trois raisons :
la première serait iranienne à cause de la position française sur le dossier nucléaire iranien ; la seconde serait syrienne, car Paris -sous pression américano sioniste- a décidé de limiter son ouverture sur Damas ; et la troisième serait irano-syrienne, en réponse aux deux visites du patriarche Sfeir et de Samir Geagea (chef des Phallanges et collaborateur de l’armée sioniste lors de la guerre du Liban 1982-2000) en France.
Ad-Diyar précise également que l’ambassade a exprimé sa gêne quant à la position officielle libanaise.
Il est clair que les agissements récents des troupes françaises au sein de la FINUL au Sud Liban sont de nature à provoquer des heurts avec les habitants qui y voient une violation de leur vie privée et de leur souveraineté nationale par des militaires étrangers qui agissent non pas conformément à la Résolution 1701 mais comme agents provocateurs et supplétifs de l’armée israélienne afin de préserver inconditionnellement la sacro-sainte supériorité militaire de l’entité sioniste dans la région.
Alors après le « Mort pour les Etats Unis » de soldats français envoyés se faire tuer dans une guerre américaine en Afghanistan, s’oriente-t-on vers un « Mort pour Israël » de soldats français déployés dans le cadre de la FINUL au Sud Liban ?
Myriam Abraham

Dimanche 4 Juillet 2010

http://www.planetenonviolence.org/FINUL-SUD-LIBAN-Les-Troupes-Francaises-Se-Comportent-Comme-Des-Forces-D-Occupation-Pour-Le-Compte-De-Qui_a2228.html


1-7 Réserves gazières et les missiles du Hezbollah: nouvelle équation d'équilibre. 

Le Hezbollah et ses missiles ont, une nouvelle fois, refait surface dans l'équation d'équilibre avec l'ennemi israélien, mais cette fois-ci sous un nouveau titre: la saisie par l'occupation des énormes réserves de gaz découvertes au large de la côte libanaise.
L'entité sioniste n'a pas caché sa préoccupation du consensus libanais sur cette question, au moment où Tel Aviv insiste à nier les droits des Libanais dans ces champs découverts.
Le quotidien israélien Haaretz a reflété la crainte israélienne du Hezbollah et de ses missiles en publiant, en titre, une image de Sayed Hassan Nasrallah souriant devant un champ gazier sous-marin.
Pour leur part, plusieurs commentateurs israéliens ont sondé la position du Hezbollah sur cette question, affirmant qu'elle sera un nouveau titre pour la résistance, notamment à la lumière du consensus libanais sur la nécessité de faire face aux plans israéliens de s'accaparer de cette richesse.
La télévision israélienne a rapporté dans ce contexte, les propos du président du conseil exécutif du Hezbollah Sayed Hachem Safiyeddine qui a affirmé que "ces richesses sont un droit du peuple libanais qui doit en profiter. Ceci confirme le besoin du Liban à la force contre Israël. Si au Liban, nous avons besoin des centaines et des milliers de missiles pour défendre notre souveraineté, dignité et nos eaux, nous aurons alors besoin d'armes, de force et de résistance supplémentaires pour défendre nos richesses".
Notons que le potentiel économique de ce gisement est évalué à 30 milliards de dollars, et son extraction qui est une opération techniquement délicate, a besoin des dizaines d'années, soit 50 ans, selon les estimations israéliennes.
Pour l'expert israélien en droit international, Yoav Hreiss, "si le Liban veut commencer son action de forage il doit entamer un dialogue avec "Israël" via les Nations-Unies".
Reste à dire, quelle sera la réponse libanaise face à l'intransigeance d'"Israël" qui ne cesse de qualifier d'"infondées" les requêtes libanaises"?  

17/06

  http://www.almanar.com.lb


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