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10/07/2010

n°136 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Début : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

n°136 -  Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Début : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban  

n°136 du 08-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

La France maltraite ce qu’elle estime être des proches du Hezbollah ?! 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 La situation au Liban : De l’escalade israélienne aux élections municipales.

1-2 C’est en mai 2000 qu’Israël a retiré ses troupes du sud du Liban, après deux décennies d’occupation.

1 Dix ans plus tard, Israël n'a toujours pas réglé ses comptes avec le Liban.

2 Leila Mazboudi : L’histoire du plus humiliant retrait d’Israël du Liban (1/2).

2 Nicolas Falez : Les tensions persistent.

3 Mohammed Larbi : Menace d’agression Israélienne.

1-4 Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l’état et du Hezbollah.

1-5 Nasrallah aux Israéliens: mise en garde : Si vous bloquez notre côte, tous vos navires seront frappés.

1-6 Les droits civils palestiniens : Hariri tente une synthèse des positions.

1-1 Julien Salingue : Flottille de Gaza : un carnage made in Israël.

1-2 Noam CHOMSKY : La véritable menace à bord de la Flottille de la Liberté.

1-3 Hariri et le Hezbollah condamnent le raid israélien sur la flottille.

1-4 Flottille pour Gaza : un représentant de l'ONU rencontre le ministre libanais de la défense.

: Suite 

1-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 

1-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. »

Fin

2 Annexe - Spécial Flotille

2-1 Julien Salingue : Flottille de Gaza : un carnage made in Israël.

2-2 Noam CHOMSKY : La véritable menace à bord de la Flottille de la Liberté.

2-3 Hariri et le Hezbollah condamnent le raid israélien sur la flottille.

2-4 Flottille pour Gaza : un représentant de l'ONU rencontre le ministre libanais de la défense.

2-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 

2-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. »

2-7 Forcer les frontières d'Israël.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

3-2 G.Houbballah   : "Israël" craint la « guerre touristique » du Hezbollah !

3-3  Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild : Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban. 

3-4 Hariri conclut sa visite en Tunisie : Israël est agacé par la stabilité au Liban.

3-5 Question au Général Aoun : élections municipales.



Tiré à part :

La France maltraite ce qu’elle estime être des proches du Hezbollah ?! 

 « Le Hezbollah n’est pas inscrit sur la liste des organisations terroristes en Europe » : une belle phrase politique, mais qui apparemment n’empêche pas les autorités françaises de maltraiter les chiites  libanais qui résident en France  sous prétexte qu’ils seraient proches du Hezbollah !
En effet c’est le quotidien libanais as-Safir, qui a dévoilé cette sordide affaire, en citant divers témoignages de chiites résidant en France d’origine libanaise victimes d’abus administratifs.
Ainsi le cas de cet ingénieur qui s’est vu refusé l’octroi de la nationalité française pour avoir organisé une cérémonie à l’occasion d’Achoura dans le sanctuaire d’Evry, dans la banlieue parisienne.

Dans sa lettre de rejet de demande de la nationalité française, le ministère de l’immigration et de l’identité nationale écrit : «vous êtes proches de l’Association libanaise chiite Ghadir» et «cette association est liée à la branche armée du Hezbollah », et « vous avez  reconnu lors d'un interrogatoire avec les services de sécurité que vous organisez à son siège  des cérémonies religieuses pour  la communauté chiite », mais encore..
Ce qui est étonnant dans ce cas, c’est que le Libanais chiite en question, qui a requis l’anonymat, avait 5 ans à l'époque où des attaques ont eu lieu contre des intérêts occidentaux dans les années quatre-vingt au Liban, ce qui contredit totalement les allégations du ministère de l’immigration et de l’identité nationale qui dit : «compte tenu des relations de l’association  avec des actes violents dirigés contre les intérêts occidental, il nous semble  inapproprié pour nous de vous octroyer la nationalité ».

Or, si le cas de ce libanais se réduit à une lettre administrative de rejet, ce n’est pas le cas des autres témoignages, qui concernent des ressortissants français d’origine libanaise,  pour qui la maltraitance a dépassé le cadre de la note ! 
Ainsi, poursuit le quotidien as-Safir, l'abus des procédures administratives peut prendre la forme d’une campagne de répression des inspecteurs de l'intérêt de la protection des consommateurs et de la santé à des restaurants appartenant à des français chiites d’origine libanaise, dont la situation financière en France s’est détériorée, surtout après l’adoption de la résolution  1559,  une campagne visant à intimider ses propriétaires en les menaçant de les sanctionner en leur imputant de fausses violations administratives, ou encore de menacer les commerçants français chiites de la visite sans préavis des inspecteurs des impôts, ou tout simplement de les accuser de financer le Hezbollah ! (sic)
Autre forme d’abus administratifs, le contrôle des passeports français dans les aéroports : «Depuis vingt-cinq ans, je porte la nationalité française, il ya deux ans, mes sacs sont fouillés et ma famille et mes petits doivent attendre des heures avant qu'ils ne me permettent de poursuivre mon chemin sans donner d'explication », affirme M.X, une autre victime des autorités françaises.
As-Safir cite aussi l’exemple d’un français chiite d’origine libanaise, à qui on a refusé la permission d’acheter  un terrain  pour construire une maison : des policiers en civil avaient conseillé de ne pas lui donner un permis de construire à cause des ses soi-disant liens  avec le Hezbollah.
Mais les abus ne se limitent pas aux adultes, ainsi une fillette de 5 ans a dû attendre 7 mois avant qu’on lui délivre son passeport, son père explique au quotidien que les autorités française lui ont expliqué qu’ils voulaient s’assurer qu’elle n’avait pas de lien avec le Hezbollah, alors qu’une telle procédure ne requiert que 7 jours !!
Des pressions sont exercés aussi sur des députés français, des maires, des membres de l’Association Ghadir : «le maire m’a informé qu’il ne pouvait plus soutenir notre  association, car les services de sécurité lui ont conseillé de ne plus communiquer avec moi et qu'ils surveillent les communications entre nous, par conséquent, il est préférable de communiquer à travers un tiers et éviter le téléphone, le portable ou internet, a indiqué un témoin !
Selon le  quotidien as-safir, ces abus ont augmenté depuis que des changements majeurs ont eu lieu au sein des services de sécurité française, surtout avec l’union des trois organes sécuritaires de la fonction publique, interne et externe, en un seul organe qui fonctionne sous le commandement du conseil national de sécurité, et qui est directement lié à l’Elysée.
Et la question que pose l’un des témoins : «Nous voulons savoir  ce qui se passe. Est-ce que ce harcèlement  est simplement provisoire émanant de cas individuels, ou au contraire s’agit-il  d’une décision politique aux conséquences imprévisibles ? »
08 juin 2010
SOURCE : WWW.ALMANAR.COM.LB



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 La situation au Liban : De l’escalade israélienne aux élections municipales.

1-La situation intérieure libanaise est caractérisée, depuis le début de mai, par une tension croissante due à l’escalade politique israélienne qui a débuté avec le premier jour des élections municipales et qui s’est concrétisée par des actions subversives presque quotidiennes : violation des airs, incursion terrestres, enlèvement de bergers… A cela s’ajoute la découverte de nouveaux nids d’espions, surtout dans les postes-clés des sociétés du « téléphone cellulaire ».

Le but du retour aux tambours de guerre vise la réalisation de plusieurs objectifs tant militaires qu’économiques :

Le premier consiste à faire, à nouveau, pression sur le gouvernement libanais afin de le pousser à appliquer les clauses des résolutions 1559 et 1701 en ce qui concerne les armes de la Résistance, dont la campagne faite à propos des « nouveaux missiles » envoyés soi-disant par l’Iran et la Syrie.

Le second vise à faire pression sur ce même gouvernement dans le but de lui faire intégrer la table des n♪0gociations bilatérales, tant directes qu’indirectes.

Le troisième est lié à l’arrêt de toute poursuite contre les nids d’espions découverts (et peut- être à prémunir d’autres) à l’intérieur des territoires libanais.

Le quatrième est lié au pétrole et au gaz découverts dans les eaux territoriales libanaises. Israël a signé des contrats pour l’extraction du pétrole sans tenir compte du droit du Liban, volant ainsi, après l’eau, une autre source d’énergie.

2-Au lieu de raffermir ses positions vis-à-vis des menaces et des violations israéliennes, l’alliance de la bourgeoisie et du féodalisme politique au pouvoir a profité d’un tel état de fait pour faire pression afin de former des listes communes, confessionnelles, aux élections municipales et, ce, dans le but d’empêcher, comme ce fut le cas durant les dernières élections législatives, les forces démocratiques de percer le ciment des confessions.

Cependant, la position du PCL contre le retrait du gouvernement sur le plan des réformes promises dans la loi électorale,  l’appel qu’il a lancé pour des alliances entre les forces de gauche et l’action des organisations communistes dans les villes et les villages afin de former des listes composées de personnalités compétentes et honnêtes en même temps ont pu réaliser des succès notoires dans plusieurs grandes villes et dans toutes les régions. L’alliance des forces de gauche et de la démocratie ont pu enregistrer des pourcentages de 25 à 33%, malgré les menaces, l’abus de pouvoir et le rôle de l’argent ; ce qui constitue une revanche certaine sur ce qui s’était passé durant les élections législatives et un nouveau point de départ pour la campagne visant à réformer le système électoral, à commencer par l’imposition du vote à 18 ans et du quota féminin…

Beyrouth, le 22 juin 2010

(Traduit le 1er juillet 2010)

Le Comité des relations internationales du Parti Communiste Libanais



1-2 C’est en mai 2000 qu’Israël a retiré ses troupes du sud du Liban, après deux décennies d’occupation.

1 Dix ans plus tard, Israël n'a toujours pas réglé ses comptes avec le Liban.

En Israël, on continue de penser que la décision du retrait était la bonne en dépit du conflit de 2006, mais la manière dont le retrait a été mené a affecté l'image de supériorité militaire d'Israël./ AFP

Dix ans après le retrait de ses troupes du Liban, une décision unilatérale qui a coûté cher à son image en termes de supériorité militaire, Israël n'a toujours pas réglé ses comptes avec le Hezbollah, indique Hazel Ward dans une dépêche AFP datée de Jérusalem. Depuis le 24 mai 2000, date à laquelle l'armée israélienne a quitté le sud du Liban après 22 ans d'occupation, une guerre dévastatrice a d'ailleurs opposé Israël et le Hezbollah libanais, qui dispose d'un important arsenal militaire, pendant l'été 2006.

Et la tension à la frontière reste élevée: Israël a récemment accusé le Hezbollah d'accumuler les armes, y compris des missiles Scud, en vue d'un nouveau conflit.

Le retrait du Liban était censé mettre fin à ce que beaucoup dans l'État hébreu considéraient comme le Vietnam d'Israël, les Israéliens espérant que le "Parti de Dieu" se tournerait alors vers les affaires politiques libanaises.

En Israël, on continue de penser que cette décision était la bonne en dépit du conflit de 2006, mais la manière dont le retrait a été mené a affecté l'image de supériorité militaire d'Israël.

"L'image que le retrait a donnée, celle d'Israël forcé de se retirer sous la pression, a eu des conséquences presque immédiates. Quel qu'ait été le pouvoir de dissuasion d'Israël à l'époque, il a été perdu et a dû être rétabli à un coût considérable", a écrit l'ex-ministre israélien de la Défense Moshe Arens dans le quotidien Haaretz cette semaine.

La victoire morale du Hezbollah "contraignant" la machine militaire israélienne à partir a préparé le terrain à la seconde Intifada (soulèvement) palestinienne quelques mois plus tard.

Le retrait a "conduit à une dégradation considérable du pouvoir de dissuasion d'Israël et contribué aux événements qui ont eu lieu depuis, l'Intifada et la guerre de 2006", affirme Jonathan Spyer, chercheur au Centre pour la recherche globale en questions internationales à Herzliya. "Israël a payé cher", estime-t-il.

Pendant plusieurs années, une illusion de calme a régné le long de la frontière israélo-libanaise jusqu'à l'enlèvement en juillet 2006 de deux soldats israéliens par le Hezbollah, qui a déclenché la guerre.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah "a admis que s'il avait imaginé l'ampleur de la réponse israélienne, il ne se serait pas impliqué, ce qui signifie que nous n'avions pas de pouvoir de dissuasion", analyse M. Spyer.

Le processus s'est répété avec la bande de Gaza, dont Israël s'est retiré en 2005 avant de faire l'objet de tirs de roquette presque quotidiens de la part des groupes armés palestiniens. L'État hébreu a lancé alors une brève mais violente opération punitive contre l'enclave palestinienne pour, principalement, rétablir son pouvoir de dissuasion.

Selon l'État hébreu, le Hezbollah possède aujourd'hui plus de 40 000 roquettes dont certaines d'une portée supérieure à 300 km, capables donc d'atteindre les grandes villes d'Israël.

Mais les experts israéliens ne sont toutefois pas convaincus que cela soit synonyme de guerre prochaine.

"En ce moment, nous avons un pouvoir de dissuasion réciproque stable à la frontière septentrionale. Le Hezbollah est dissuadé par Israël mais Israël est aussi dissuadé par le Hezbollah", souligne Shlomo Brom, chercheur associé à l'Institut des études sur la sécurité nationale. "Tout le monde comprend que le prochain round de violence sera bien pire. Personne n'en a envie", relève-t-il.

Oussama Safa, qui dirige le Centre libanais pour les études politiques, juge que la guerre de 2006 a établi un nouvel "équilibre de la terreur" dans la région. "Aujourd'hui, la nouvelle équation est: on peut tous se lancer dans une nouvelle guerre mais ce sera très difficile d'y mettre fin", explique-t-il.

23/05/2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/658189/Dix_ans_plus_tard%2C_Israel_na_toujours_pas_regle_ses_comptes_avec_le_Liban.html 


2 Leila Mazboudi : L’histoire du plus humiliant retrait d’Israël du Liban (1/2).

Sa décision avait été prise par Ehud Barak en 1999. Il avait cette année même remporté les élections, grâce à sa promesse électorale centrée sur le redéploiement de Tsahal en dehors du Liban. Signe que le public israélien voulait en finir.  
Cela faisait depuis 1982 que Tsahal avait envahi le Liban, puis s’était confiné en 1984 dans  son sud baptisé « Barrière de sécurité ».  Avec comme  assistant la milice collaboratrice, l’Armée du Liban sud ( ALS) dirigée par un général dissident de l’armée libanaise qui s’appelait Saad Haddad, succédé après sa mort par un autre général, Antoine Lahad.
Cette année-là, le Liban-sud était désormais banni par les médias israéliens qui ne cessaient de crier aux « sables mouvants » libanais. Les appels lancés par le mouvement des quatre mères (créé en 1997)  en faveur d’un retrait  récoltaient un soutien grandissant de la part du public  israélien : 25 mille d’entre eux avaient signé une pétition exigeant ce retrait.   
Il faut dire que le nombre des opérations de la résistance islamique avait cette année là atteint un record : 1530, (positions militaires prises sans cesse d’assaut, si ce n’est détruites,  attentats contre les militaires israéliens et libanais lahdéens (ALS), opérations d’enlèvement, pilonnage constant). Quelques 16 soldats israéliens et 21 lahdéens ont péri, et des dizaines des deux côtés ont été blessés. Quatre militaires de l’ALS furent également faits prisonniers.
Mais les Israéliens furent particulièrement accablés par la mort du commandant de l’Unité de liaison avec les forces israéliennes au Sud-Liban, Erez Guerstein . En tête d’un convoi super équipé, il a été tué par une bombe plantée en bord de route.
Procédé qui s’avérait être le plus meurtrier pour les soldats israéliens, selon des observateurs israéliens.
  A la fin de l’année, une opération martyre de la résistance islamique, exécutée de l’autre côté de la frontière, en Palestine occupée les avait choqués. Signe que les choses étaient désormais hors contrôle.
En 17 années de combat de libération, le Hezbollah avait amélioré quantitativement et qualitativement ses opérations militaires contre l’occupation israélienne.  A ses débuts, il avait entamé son action par des attaques presque artisanales, individuelles. Inaugurant  toutefois des attaques alors inhabituelles dans les types de guerres arabo-israéliennes : les opérations-martyres. L’une d’entre elles perpétré en 1982 contre le siège du gouverneur militaire israélien installé à Tyr lui avait coûté cher : plus de 151 tués.
Il en a perpétré une douzaine durant les 18 années d’occupation, tuant et blessant plus de 500 militaires israéliens.  
Au fil des ans, le savoir qu’il avait acquis lui permit de perfectionner une façon d’agir proche de celle des milices. Le tout, motivé par une conception très approfondie de la martyrologie, puisant dans l’esprit de l’Islam.
L’une des opérations les plus performantes fut celle exécutée en 1997 : une unité des forces d’élite de l’armée israélienne, avait opéré une descente sur la plage de Zahrani, au nord du Litani, dans l’intention de prendre d’assaut un bureau du mouvement Amal.
Traqué par les combattant de la résistance islamique, elle se trouva assiégée dans un champ de feu : ses 4 officiers et 6 grades  périrent tous. « La pire chose que ses yeux ont vu de toute sa vie ! », avait alors scandé le Premier ministre israélien qui était Benjamin Netanyahou.
Ce n’en était pas encore fini : les débris des cadavres des soldats israéliens furent également utilisés par le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hasan Nasrallah comme monnaie d’échange pour libérer des détenus libanais dans les geôles israéliennes. Cette année même, une autre tentative d’infiltration israélienne du côté de la Bekaa de l’ouest  avait été prise au piège, coutant la vie à trois militaires israéliens.  
L’année suivante, en 1998, les opérations de résistance excellaient de bravoure : durant l’une d’entre elles, 18 positions frontalières ont été prises d’assaut simultanément. Dans une autre, les résistants du Hezbollah étaient parvenus à planter une charge explosive à 75 mètres de la frontière. Dans une troisième, réalisée dans la célèbre position de Soujod, un corps à corps entre un soldat israélien et un combattant du Hezbollah prit fin en faveur de ce dernier, qui parvint également à planter le drapeau de la résistance et à rentrer sain et sauf, malgré qu’il ait été traqué par un hélicoptère de combat israélien Apache.
«  C’est un grand fiasco »… «  C’est une honte »…  «  le Hezbollah ne cesse de nous embarrasser », « c’est une guerre de cerveaux militaires ».. les responsables politiques et militaires israéliens ne cachaient désormais plus leur impuissance..leur défaite..
En l’an 2000, après que la décision de retrait fut prise, les opérations de la résistance ne connurent  aucun répit. Dès le mois de janvier, l’entité sioniste dû essuyer un coup fatal, rappellant  fort celui de Gerstein : « Notre compagnon d’arme durant plus de vingt années », selon les termes de Barak, le chef militaire de l’ALS, le collaborateur Akel Hachem succombait, sous les feux de la résistance.
Décapitée, la milice collaboratrice était désormais au bord de la banqueroute. Guerre psychologique, promesses d’amnesty  en cas de capitulation, et attaques systématiques de leurs positions jusqu’à la dernière minute, se chargèrent du reste.
Les Israéliens s’en étaient rendus compte, et peaufinaient en catimini leurs plans de retrait, sans les consulter, sans mêmes les prendre en considération.
Fidèles à leur histoire d’arnaque depuis l’usurpation de la Palestine, ils voulaient s’en servir pour couvrir leur retrait, sournoisement…

(À suivre)

Leila Mazboudi 

25/05       

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139124&language=fr


3 Nicolas Falez : Les tensions persistent.

C’est en mai 2000 qu’Israël a retiré ses troupes du sud du Liban, après deux décennies d’occupation. Dix ans après, les deux pays connaissent un nouvel épisode de tension. L’Etat hébreu accuse le Hezbollah de se fournir massivement en arme, notamment auprès de la Syrie.

Le 24 mai 2000, Israël retirait ses troupes du sud du Liban, après 22 ans d’occupation de ce territoire situé à sa frontière nord. A l’époque, le Premier ministre israélien était le travailliste Ehud Barak (aujourd’hui ministre de la Défense) et en prenant cette décision, il souhaitait sortir son pays d’un bourbier militaire et ramener le calme à la frontière israélo-libanaise.

Vu du Liban, ce retrait a été interprété comme une éclatante victoire de la « résistance », incarnée par le Hezbollah, à la fois parti politique chiite et milice lourdement armée par ses parrains régionaux, l’Iran et la Syrie.

A l’été 2006, Israël et le Hezbollah libanais sont entrés en conflit, suite à l’attaque d’une patrouille israélienne par un commando du Hezbollah. En un mois, la guerre a fait 1 200 morts libanais - en majorité des civils - et 160 morts israéliens. La résolution 1701 a fixé les conditions de l’arrêt des combats, dessinant les contours d’une présence onusienne renforcée au sud du Liban, les casques bleus de la FINUL, et exigeant le désarmement des groupes armés.

Depuis, Israël comme le Liban n’ont de cesse de s’accuser mutuellement de violer cette résolution. Beyrouth et Damas affirment que l’Etat hébreu ne s’est pas retiré de la totalité du territoire libanais. Et Israël s’alarme régulièrement des flux d’armes à destination du Hezbollah.

Missiles Scud

C’est ce sujet sensible qui est à l’origine de la récente remontée de tension entre les deux pays. En avril dernier, le président israélien Shimon Peres a accusé la Syrie d’équiper le Hezbollah libanais en missiles Scud à longue portée. Ces déclarations ont été accueilles avec la plus grande perplexité par les spécialistes militaires : en effet, le Scud transporté par un camion constitue une cible idéale pour l’aviation israélienne. L’Etat hébreu redoute davantage des armements plus discrets, plus facilement dissimulables et donc plus dangereux.

Mais l’affaire a suffi à relancer une guerre des mots : Israël déclarant qu’il tiendrait le gouvernement libanais - et non le seul Hezbollah - responsable en cas de conflit armé. De son côté, le Premier ministre libanais s’est insurgé contre l’organisation par l’Etat hébreu d’un vaste exercice de défense civile, un choix « en contradiction avec les efforts de Paix », a jugé Saad Hariri. Quand au Hezbollah, l’un de ses chefs assure que les combattants de l’organisation ont reçu pour instruction « de se tenir totalement prêts face à la manœuvre israélienne ». D’autres acteurs régionaux se sont joints à ce concert de déclarations belliqueuses. « Israël bat le tambour de guerre. En l’absence de paix véritable, tout est possible », a ainsi lancé le chef de la diplomatie syrienne Walid Moualem.

Efforts diplomatiques

Faire retomber la tension entre israéliens et libanais, c’était l’un des objectifs du voyage de Bernard Kouchner dans la région, ces derniers jours. Le Ministre français s’est dit « plutôt rassuré », après ses entretiens avec le Président syrien Bachar el-Assad puis avec le chef de l’Etat libanais Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri. « On ne peut se résigner à un perpétuel état de tension, même quand elle décroit », a poursuivi Bernard Kouchner.

La visite de Saad Hariri cette semaine aux Etats-Unis sera également dominée par ce dossier. Le chef du gouvernement libanais devrait demander à Barack Obama d’user de son influence auprès d’Israël pour contribuer à la baisse de la tension régionale.

Nicolas Falez

24 mai 2010 - 

REUTERS/

http://www.rfi.fr/contenu/20100524-dix-ans-apres-le-retrait-israelien-sud-liban-tensions-persistent 


4 Mohammed Larbi : Menace d’agression Israélienne.
Pour beaucoup de Libanais, la résolution 425 adoptée en 1978 par le Conseil de sécurité de l’ONU, et ordonnant le retrait sans condition des troupes israéliennes du territoire libanais, n’a jamais été appliquée intégralement.
Israël maintient en effet une présence militaire dans ce qu’on appelle « Les Fermes de Chabaa », non loin des frontières syrienne, israélienne et libanaise. Un triangle qui constitue aujourd’hui un abcès de fixation, mais aussi une occupation et une menace sur la souveraineté du Liban qui refuse justement d’étendre le déploiement de son armée aux frontières internationalement reconnues. C’est en ces termes qu’est appréhendée la relation entre ce pays et son voisin, un rapport basé sur la mystification et la menace. Tout d’abord, Israël et ses relais entendent faire croire qu’il y a eu effectivement retrait du Liban en 2000, et encore diront-ils, il s’agit d’un retrait unilatéral comme s’il s’agissait d’un geste de bonne volonté, laquelle n’existe pas du tout.
Et pour cause, et comme vient de le rappeler le Premier ministre libanais, Saâd Hariri, qui entame demain une visite officielle aux Etats-Unis, Israël menace le Liban d’une nouvelle agression, comme il le fait à l’approche de chaque été. Il n’est pour cela que de se rappeler l’été 1982 et celui de 2006. Le prétexte, cette fois, c’est l’arsenal supposé du Hezbollah qui aurait réceptionné des missiles Scud. Ce qui semble totalement invraisemblable puisque cela ne passerait pas inaperçu. Et cela, d’autant plus que
la FINUL (Force d’interposition des Nations unies au Liban), toujours présente depuis la fameuse agression de 1978, s’en serait rendue compte. Et d’ailleurs, ses rapports disent le contraire. Mais rien ne semble arrêter Israël engagée dans sa stratégie du pire. Israël a fondé son existence par rapport à une menace, que lui seul parvient à définir et identifier en fonction de ses intérêts et de la conjoncture. Il en est ainsi du Hezbollah que les Libanais considèrent comme un mouvement de résistance.

Stratégie du pire
C’est pourquoi, les plus hautes instances de ce pays, estiment que son armement, que l’ONU tentait de lui retirer dans le cadre d’une résolution très controversée, est celui de la résistance. Que sera alors l’été qui s’annonce ? C’est la question que se posent les Libanais qui craignent une nouvelle attaque d’Israël, une manière pour celui-ci de maintenir le statu-quo, autrement dit, repousser sinon casser le processus de paix actuel, aussi timide soit-il. Personne, à vrai dire, ne prend au sérieux les prétextes israéliens, mais le contraire est vrai s’agissant des menaces qu’il profère. Et le Liban a toujours été depuis 1948, la cible de ces attaques, surtout depuis l’échec en 1983 du projet d’accord séparé. Il reste qu’Israël a toujours convoité la partie méridionale du Liban, avant même son existence. Les dirigeants du mouvement sioniste qui ne voulaient pas se satisfaire de la promesse de Lord Balfour en 1917, avaient demandé en 1919 aux participants de
la Conférence de Versailles de faire en sorte que les frontières du futur Etat israélien soient repoussées d’une vingtaine de kilomètres plus au nord, en territoire libanais afin d’inclure une région riche en eau.
Voilà le nouvel enjeu du Proche-Orient. Et il explique beaucoup de situations.

 Mohammed Larbi

Samedi 22
http://www.elwatan.com/Menace-d-agression-Israelienne


1-3 Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l’état et du Hezbollah.

 Les manœuvres militaires de la Finul au Sud-Liban qui ont suscité la colère des habitants demeurent aux yeux de beaucoup de Libanais comme étant « suspectes ». De par les déclarations libanaises, aussi bien officielles que partisanes, il semble fort qu’il est difficile pour les Libanais d’avaler la version d’un malentendu, comme voudrait le laisser croire les sources de la force onusienne.   
Signe de cette crispation est la réaction en personne du président de la république libanaise Michel Sleimane, lequel a pris la défense franche des habitants du Sud-Liban: «  ils n’ont pas l’habitude de voir des manœuvres militaires exercées dans les ruelles, entre les maisons, même de la part de l’armée libanaise, qui ne s’infiltre jamais parmi les maisons » a-t-il affirmé, estimant que «  les exercices militaires ne devraient nullement être exercés à l’intérieur des villages, mais  loin des villages et des maisons, car la Finul doit défendre le Liban ».
Alors que le porte-parole de la Finul, au Liban Niraj Sing, tentait de justifier ces manœuvres, arguant « qu’elles visaient à expérimenter les dispositions de la force à déployer ses capacités à tout moment », des observateurs libanais suivant de près la situation au Sud Liban maintiennent leurs suspicions sur leurs véritables objectifs.
Sont d’abord mises en cause les assertions selon lesquelle elles ont été organisées en coordination avec l’armée libanaise, comme l’indiquent les sources de la Finul.
«  Ce sont des manœuvres et non des exercices ; car elles ont été exécutées dans les quartiers et entre les maisons et non dans les bases militaires de la Finul » a observé une source militaire ayant requis l’anonymat pour le quotidien libanais AlAkhbar, affirmant que l’armée avait auparavant rejeté leur contenu au motif «  qu’elles reposent sur l’éventualité d’une attaque de missiles contre les territoires occupées,( Palestine occupée) sans prendre en considération une agressions israélienne » contre les régions libanaises.  

La source constate un changement de comportement de la force onusienne, depuis le départ de son ancien commandant le général italien Claudio Graciano, dont les déclarations et les condamnations des violations israéliennes incessantes et flagrantes de la résolution 1701 avaient suscité la colère des Israéliens. (Son remplacement a été facilement acquis).
Et de souligner que son attitude était devenu «  plus dure » aussi bien dans le traitement du dossier sécuritaire de la région, que dans ses liens avec l’armée libanaise, voire même dans ses relations avec les habitants.
Selon un autre observateur libanais, ce sont particulièrement les unités espagnoles et françaises qui se comportent comme si elles étaient «  une force de frappe », voie «  une force d’intervention rapide », dans ce qui semble être une tentative de leur part de vouloir imposer une interprétation différente au texte qui régule les règles d’accrochages  en cours depuis l’arrêt des hostilités en 2006 : «  elles essaient d’effecteur des perquisitions et des déploiements, sans présence de l’armée libanaise ni de son feu vert, différemment de ce qui se faisait dans le passé. Rappelant à cet égard, lorsqu’une unité conjointe de ces deux forces a tenté de perquisitionner des maisons à Kherbet Selem en juillet 2009,  sans autorisation juridique, et en l’absence de représentants de l’armée libanaise.    
A Deir Kanoune, un notable signale : «  Les gens du sud ne sont pas en tain de fabriquer de faux prétextes pour se retrouver face à face avec la Finul », rappelant l’incident perpétré il y a quelques mois, et au cours duquel un Libanais a péri lorsqu’une batterie de la Finul mal attachée s’est abattue sur sa voiture le tuant sur le champ.
Autre signe de cette crispation est la mise en garde du Hezbollah, dont le numéro deux a sommé «  la Finul de s’acquitter de son rôle (…) de façon à ce qu’elle ne suscite pas la méfiance des citoyens ». 
"La Finul doit désormais faire attention à ce qu'elle fait et se rendre compte que les excès provoquent davantage d'inquiétude (...) et ne favorisent la confiance entre ces forces et les habitants", a souligné cheikh Naïm Kassem. Rappelant  que "ces forces doivent (...) s'en tenir à leur mission tel qu'elle est précisée dans la résolution 1701 (du Conseil de sécurité de l'ONU). A ce moment-là, il y aura un retour à la normale".
 Côté européen, loin des réactions officielles publiques, des sources diplomatiques européennes liés aux pays de la Finul ont rejeté les accusations de vouloir « espionner qui que ce soit » et ont décidé d’imputer la responsabilité de ce qui s’est passé au Sud aux habitants.
 «  Les pays de la Finul ont commencé à réviser l’efficacité de leur rôle dans cette région dont les habitants ne sont pas conscients que leur présence empêche l’éclatement d’une nouvelle guerre destructrice comme en 2006 » a dit l’une de ces sources au quotidien libanais AsSafir.
Dénombrant 25 incidents de jets de pierres perpétrés ces derniers jours contre des soldats de la Finul, la source s’offusque : «  qu’a fait de mal la Finul depuis qu’elle se trouve au sud ? Si les gens du sud ne veulent pas de notre présence, qu’ils nous le disent franchement ».
Même l’armée libanaise a eu son compte des plaintes européennes. Elle est accusée de ne pas suffisamment collaborer avec la Finul, et de retarder l’arrivée de ses soldats pour la perquisition d’un endroit soupçonné d’être un dépôt d’armements. Il lui est aussi reproché de ne pas avoir déployé les 15 mille soldats libanais prévus et de ne s’en tenir qu’aux 3500 présents sur place.
 La question aurait été soulevée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le ministre de la défense Hervé Morin.  
Justement et concernant la position française , elle s’est spécifiquement marquée par une réaction offensive.
S’exprimant pour le journal libanais Ad-Diyar, des sources de son ambassade à Beyrouth ont interprété le fait que leurs forces aient fait l’objet de 24 jets de pierres sur les 25 recensés ces trois dernier jours comme étant des lettres politiques dans différents sens : la première serait iranienne sur fond de sa position sur le dossier nucléaire iranien ; la seconde serait syrienne, vu que Paris a décidé de freiner son ouverture sur Damas ; et la troisième serait irano-syrienne, en réponse aux deux visites du patriarche Sfeir et du chef des Forces libanaises Samir Geagea en France. Toujours selon Ad-Diyar, l’ambassade a exprimé sa gêne quant à la position officielle libanaise.
A cet égard, force est de constater que les Français ont rechigné de répondre aux reproches du président libanais, comme si les agissements de la Finul n’avaient rien de suspect.
Pire encore, ils ont dénigré les inquiétudes des habitants libanais du sud Liban, les présentant comme de faux prétextes pour camoufler des jeux d’intérêts iraniens et syriens, et insinuant qu'ils ne sont pas dictés par des considérations libanaises.
Cette rhétorique, certes insolente est très courante ces dernières années. Elle  constitue un thème commun récurent que l’on retrouve dans le discours de ceux qui œuvrent sournoisement pour priver le Liban ( voire tous les pays de la région) de ses atouts de force.
 Question de préserver inconditionnellement la sacro-sainte supériorité militaire de l’entité sioniste.
Tout en se prétendant être les amis du Liban, pour les Occidentaux fondateurs d'Israël, ou des patriotiques, pour leurs acolytes libanais !!   

02/07/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144759&language=fr


 

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