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11/07/2010

n° 71 - Journal des Guerres de l'Otan. 17-06 - 09-07 : - Début :- : Les armes nucléaires de l'OTAN fin de partie ou redéploiement ?

n° 71 - Journal des Guerres de l'Otan.   17-06 - 09-07 : - Début  :- : Les armes nucléaires de l'OTAN fin de partie ou redéploiement ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal des Guerres de l'Otan.

n° 71- 13-09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      : no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Marcel Poznanski : La plus grave crise institutionnelle de l'Otan.

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Politique 

1 Les parties prenantes

a) L'Otan

b) Les USA

c) L’Otan dans le monde

d) Le reste du monde

 Brèves

2-1 Siège de l’Otan : Bruxelles ou Bonn ?

3  Dossiers

3-1 Gilles Munier : Israël est pour beaucoup un membre non officiel de l'Otan.... 

3-2 Frédéric Koller : Les Etats-Unis ont chiffré la valeur de l’Afghanistan.

Fin

3-3 Conrad Schetter : «Les richesses du sol ne changeront rien».

3-4 Roland Marounek : Vers une Otan « Nuclear-Free » ?.

3-5 Jean-Marie Collin : Les armes nucléaires de l'OTAN fin de partie ou redéploiement ?

3-6 Niall Green : L’Ukraine abandonne la candidature à l’OTAN.

3-7 Rick Rozoff : Menace d’un nouveau conflit en Europe : Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

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Tiré à part :

Marcel Poznanski : La plus grave crise institutionnelle de l'Otan.

L'Otan viole régulièrement sa charte : sortir des frontières des territoires de l’Alliance en allant bombarder la Yougoslavie, envahir et occuper le Kosovo, tout cela était totalement proscrit par cette charte. Cela n’a pas provoqué de dissensions au sein de l’Alliance.

Aujourd’hui un membre de l’Otan subit un acte de guerre d’un État étranger à l’Alliance. L’agressé demande la mise à l’ordre du jour du problème au Conseil de l’Otan. Résultat : un communiqué de quatre lignes plein d’empathie pour les victimes, mais pas de condamnation de l’agresseur et aucun soutien au membre.

Ceci peut arriver à n’importe quel membre de l’alliance.

La Turquie subit un acte de guerre avec la capture d’un bateau dans les eaux internationales de la Méditerranée1 par l’armée israélienne qui tue neuf personnes et fait près d’une vingtaine de blessés. La prise de guerre est amenée dans un port israélien, les membres de l’équipage ainsi que les passagers sont détenus comme prisonniers de guerre.

Le grand principe de solidarité a volé en éclat. Il ne faut pas s’étonner des changements de la politique turque, se rapprochant ainsi de la Syrie et de l’Iran et s’éloignant d’Israël. Rien n’empêche de concevoir dans l’avenir un retrait de la Turquie de l’Otan.

L’Otan fera l’impasse sur son manque de solidarité mais aucun des alliés n’oubliera ce choix politique en se disant : je pourrai être la prochaine victime et être laissé pour compte.

Israël, non membre de l’Otan, est privilégiée par rapport à un membre. Pourtant les USA et l’Otan ont besoin de ce membre pour leurs préparatifs de guerre. Mais qu’importe, Israël parait plus nécessaire encore. Une armada : un porte- avion US, huit navires militaires US, un navire militaire israélien viennent de traverser le canal de Suez en direction de la Mer Rouge, probablement dans le cadre des préparatifs pour détruire l’Iran.

La zizanie, poison de toute entente : Israël sera peut-être l’élément de l’implosion de l’Otan

Marcel Poznanski

(1) Article 6 du Traité de l’Atlantique Nord Paragraphe 2 :

« Pour l’application de l’article 5, est considérée comme une attaque armée contre une ou plusieurs des parties: une attaque armée contre les forces, navires, aéronefs de l’une des parties se trouvant sur ces territoires ainsi qu’en toute autre région de l’Europe dans laquelle les forces d’occupation de l’une des parties étaient stationnées à la date à laquelle le Traité est entré en vigueur, ou se trouvant sur la mer Méditerranée ou dans la région de l’Atlantique »

Alerte Otan !

Numéro 38, Avril - Mai - Juin 2010



Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Agata Kovacs : Les aveux du général McChrystal sur l’échec des opérations de l’OTAN en Afghanistan.

Alors que le président Obama vient de renoncer publiquement à sa promesse de retirer les troupes américaines de l’Afghanistan, il semble évident, comme nous l’indiquions il y a quelques jours, que le limogeage du général McChrystal soit lié à l’échec des opérations menées par l’OTAN dans le Helmand en février et mars dernier.

L’Elysée et l’état major des armées françaises se sont bien gardés de rendre public le moindre commentaire sur le limogeage par Obama de son chef de guerre en Afghanistan. Pourtant, on n’ignorait pas, à Paris que les propos du général McChrystal dans le magazine Rolling Stone, ne sont qu’un prétexte pour l’envoyer à la retraite.

Les 10 et 11 juin dernier, au quartier général de l’OTAN, à Mons, en Belgique, Mc Chrytsal ne s’était pas montré très optimiste sur les résultats de cette guerre en Afghanistan. Comme le révèle la dernière livraison du Canard Enchainé, le patron de la coalition n’y était pas allé de main morte

Selon le général, la campagne menée en Afghanistan « va dangereusement à la dérive ». Et il a qualifié « d’ulcère sanguinolent » et d’échec les opérations conduite par 15′000 soldats de l’OTAN dans le Hemland, au sud du pays, en février et mars dernier. « Une faible partie du territoire peut être considérée comme sûre », a poursuivi le chef de guerre. A l’entendre, seuls cinq des districts sont contrôlés par le gouvernement afghan, sur une petite centaine qu’il considère à l’abandon, ou presque.

S’ajoutaient à cet état des lieux les critiques du général sur « le manque de volonté du gouvernement », sur la corruption qui règne dans l’administration, la police et l’armée.

McChrystal est le troisième militaire de haut rang limogé en treize mois. En mai 2009, le général David McKiernan avait été viré. « Trop conventionnel » et pas assez offensif selon Obama. En mai dernier, c’était au tour de l’amiral Dennis Blair, directeur national du renseignement, de se faire renvoyer. A la tête de seize services et de 100′000 barbouzes, ce marin n’avait pas su les « faire travailler ensemble », paraît-il.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

Avec les informations du Canard Enchaîné du 30 juin 2010

http://www.mecanopolis.org/?p=18577



Politique 

1 Les parties prenantes

a) L'Otan

Dans les coulisses 

Un contrat pérennisant la présence de l'OTAN à Bruxelles

Le ministre de la Defense, Pieter De Crem, a signé vendredi après-midi le contrat de près de 460 millions d'euros [plus 2 contrats à 40 millions, soit un total de plus de 20 milliard de Francs belges, pour le moment - RM] attribuant au consortium belgo-néerlandais BAM Alliance la construction du nouveau siège de l'OTAN à Bruxelles, qui va pérenniser la présence de l'Alliance atlantique en Belgique et conclure une saga entamée en 1999.
Une telle signature était possible "même en affaires courantes", a-t-il affirmé lors d'une brève cérémonie organisée à la va-vite à l'Ecole royale militaire (ERM) à Bruxelles.

La pose de la première pierre de ce projet pharaonique est prévue "en septembre", a ajouté M. De Crem, qui agissait "au nom et pour le compte de l'OTAN". [dire qu'on pensait qu'il était ministre de la defense belge - RM]
Les travaux devraient durer jusqu'à l'automne 2015, sur le site de l'ancien quartier Roi Albert 1er (QRA), face au siège actuel, de l'autre côté du boulevard Léopold III.M.

De Crem (CD&V) avait été autorisé en matinée par le gouvernement à signer ce contrat, même si la révélation du nom du vainqueur de l'appel d'offres dès vendredi matin par le journal économique 'De Tijd' risque d'entraîner des recours des cinq autres soumissionnaires au Conseil d'Etat. 

L'OTAN et le gouvernement belge avaient signé le 8 décembre 2004 un accord par lequel la Belgique s'engage à assurer le management de la construction de ce nouveau siège, qui doit abriter les 4.500 personnes employées par l'Alliance et certaines de ses agences. Le financement est assuré par les 28 pays membres, mais une "réserve" existe pour faire face à d'éventuels nouveaux élargissements de l'OTAN, a assuré vendredi un spécialiste du dossier, le lieutenant-colonel Lieven Vanheste.

La Defense pilote dès lors au profit de l'OTAN la construction du nouveau siège, destiné à remplacer l'actuel, construit à la hâte en 1967, après que le président français, général Charles de Gaulle, eut décidé de se retirer de la structure militaire intégrée de l'Alliance atlantique.

Le coût de 460 millions d'euros couvre la construction du nouveau siège avec un "équipement de base" (eau, électricité, etc). Il faudra y ajouter deux autres contrats séparés, d'un montant total d'une quarantaine de millions d'euros, pour la protection électronique et pour l'équipement audio-visuel. "C'est 28% en-dessous de l'estimation", qui était voici deux ans de 650 millions, a-t-on souligné à la Defense.

Le nouveau siège sera érigé sur un terrain d'environ 40 hectares - soit l'ex-QRA mis à disposition par la Defense belge - et offrira aux 4.500 employés de l'OTAN et ses pays membres une surface brute utilisable de 250.000 m2, dont environ 120.000 m2 de bureaux. A côté du bâtiment principal où seront situés les bureaux, un centre de conférences, des facilités pour la presse et des facilités de restauration, il y aura un centre du personnel ainsi qu'un bâtiment technique hébergeant la production d'énergie, des magasins et des ateliers. 

Lors de la conception des bâtiments, une attention particulière a été donnée à la sécurité, la flexibilité, la construction durable, la fonctionnalité et la maîtrise des coûts, a assuré la Defense.

La décision de construire le nouveau quartier général de l'Alliance atlantique à Bruxelles remonte à 1999 et a été confirmée à de multiples reprises depuis lors. La Belgique a offert le terrain tandis que l'organisation prend en charge le coût des bâtiments. Mais ce n'est qu'en 2002 que la décision a été prise de l'installer sur le site du QRA, condamné à fermer ses portes lors d'une énième restructuration de l'armée. Comme elle s'y est engagée précédemment, la Defense tiendra les riverains informés de l'évolution du projet.

Les travaux de construction d'un tunnel sur le boulevard Léopold III (alias A201, l'autoroute semi-urbaine qui relie Bruxelles à son aéroport international), face à la future entrée de l'OTAN, viennent pour leur part de débuter et devraient durer trois ans, selon le lieutenant-colonel Vanheste

  25/06/2010
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/592003/un-contrat-perenissant-la-presence-de-l-otan-a-bruxelles.html

 

Et il faudra aussi payer le nouveau siège de l'Otan : plus de 90 millions pour la France

Le quotidien belge ‘La Libre’ nous apprend que le contrat pour la construction d'un nouveau siège de l'Otan à Bruxelles été signé vendredi. Conclu entre le ministère belge de la Defense, qui agit "au nom et pour le compte de l'Otan" et le groupe belgo-néerlandais BAM Alliance, ce contrat s'élève à 460 millions d'euros, auxquels il faudra ajouter 40 millions pour la protection électronique et les équipements audiovisuels. Soit un coût prévu de 500 millions d'euros. Cette somme sera à la charge de 27 pays membres de l'Alliance. Selon le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, la France devrait faire un chèque de 93 millions d'euros, soit 18% du coût total. 

A noter donc que pour ce journaliste maintenir une politique de non-alignement et refuser d'entrer dans une alliance militaire, cela signifie "narguer les États-Unis"....

29-06

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/06/et-il-faudra-aussi-payer-le-nouveau-si%C3%A8ge-de-lotan-.html


Sur le terrain

Réaffirmation de la stratégie en Afghanistan.

Le général David Petraeus, qui s’apprête à prendre le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’OTAN, était au siège de l’OTAN le 1er juillet. Il y a rencontré le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, et a pris la parole devant le Conseil de l’Atlantique Nord et les représentants des pays contribuant à la FIAS.

Le secrétaire général de l’OTAN a félicité le général Petraeus de sa nomination au poste de commandant de la FIAS (COMISAF). Il a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un changement de commandement et non pas d’un changement de stratégie, et que les 46 pays avaient réaffirmé leur soutien sans réserve à la mission. « Nous continuerons tous d’appliquer la stratégie actuelle qui consiste à affronter les talibans politiquement et militairement sur leurs terres, à transférer progressivement aux Afghans la responsabilité principale de la sécurité, et à aider le gouvernement d’Afghanistan à assurer une bonne gouvernance et à fournir les services de base à la population afghane, » a déclaré le secrétaire général.

Dans son exposé, le général Petraeus a souligné l’importance que revêt le partenariat civilo-militaire avec le gouvernement d’Afghanistan, la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et les autres principaux intervenants. « Nous reconnaissons tous qu’il est impératif de présenter un front uni et de progresser ensemble. Nous devons parvenir à l’unité d’action, » a-t-il déclaré.

À propos de ses objectifs pour 2010, le général Petraeus a précisé : « Nous examinerons l’extension de la sécurité, les résultats obtenus par les forces de sécurité nationales afghanes et leur développement, pas seulement sur le plan des effectifs, mais aussi sur celui de la capacité, et nous étudierons des activités complémentaires en rapport avec la gouvernance et la fourniture de services de base. » Il a ajouté en insistant bien que ce programme devra être accompli dans la transparence et sans exclusive.

01-07

http://www.nato.int/cps/fr/SID-9C60ADDB-94526DE7/natolive/news_64766.htm?



1 Les parties prenantes

b) Les USA

Nasser Zammit "Le nouvel ordre".

Edward Saïd écrivait dans Al-Ahram juste après l’invasion de l’Iraq : "Chaque empire, dans son discours officiel, a toujours affirmé être différent des autres, que les circonstances étaient particulières, que sa mission visait à éclairer, à civiliser, à promouvoir l’ordre et la démocratie et qu’il n’userait de la force qu’en dernier recours."

Au début du nouveau millénaire, les Etats-Unis disposent d’un monopole quasi absolu de puissance et de technologies militaires. Ils contrôlent les ressources énergétiques, les réserves de devises mondiales et l’essentiel des actifs du monde industrialisé.

A la suite de l’occupation des champs de pétrole iraquiens, plus que jamais la puissance américaine détient à elle seule le monopole des ressources énergétiques du futur.
Le Pentagone disposait d’un terme pour cela : full Spectrum dominance, ou domination totale sur tous les fronts.
Cela signifiait que les Etats-Unis sont en voie de contrôler partout dans le monde les situations militaires, économiques et politiques.

L’Empire mourant économiquement, venait de retrouver un second souffle, qui devrait lui permettre de rester encore longtemps le pays le plus puissant malgré une économie déclinante.

L’Histoire, décidément, n’est pas encore en voie d’achèvement. De grands combats sont encore nécessaires, Mais la prospective de modifier la dégradation climatique, d’influer sur la géopolitique de l’énergie, de réduire la misère dans le Tiers-monde et de consolider la paix dans le monde semble encore à notre portée.

http://www.zammit.info.:80/le_nouvel_ordre.htm


Extension des guerres ?

Arshad Mohammed : La porte de l'Otan reste ouverte à Kiev, dit Hillary Clinton.

Hillary Clinton a déclaré vendredi à Kiev que la voie d'une adhésion à l'Otan restait ouverte à l'Ukraine, en exprimant aussi son soutien aux efforts de l'ex-république soviétique pour conclure un nouvel accord avec le Fonds monétaire international.

Elle a néanmoins souligné que Washington ne cherchait pas à perturber les relations de l'Ukraine avec Moscou, qui se sont récemment réchauffées. Ceux qui ont poussé l'Ukraine à choisir entre la Russie et l'Occident lui ont proposé un "faux choix", a-t-elle dit.

Elle a par ailleurs exhorté le président Viktor Ianoukovitch à suivre la voie démocratique et elle a exprimé en termes voilés son inquiétude à la suite d'informations concernant des atteintes à la liberté de la presse.

"Nous aimerions exhorter le gouvernement ukrainien à protéger ces libertés essentielles", a dit la secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse avec Ianoukovitch.

Hillary Clinton a par ailleurs souhaité à l'Ukraine d'obtenir un nouveau prêt du FMI et encouragé le pays à favoriser les investissements par des réformes économiques et par la protection de la propriété intellectuelle.

"Nous savons que vous entreprenez des réformes, ce que nous saluons. Nous espérons que l'Ukraine conclura vite un accord avec le FMI pour faire avancer ce processus", a-t-elle dit.

L'Ukraine a besoin de l'aide des bailleurs de fonds internationaux pour redresser une économie qui a beaucoup souffert de la crise financière. Une délégation du FMI est actuellement à Kiev pour négocier les conditions d'octroi d'une aide de près de 19 milliards de dollars.

"En ce qui concerne l'Otan, je dirai très clairement que l'Ukraine est un pays souverain et indépendant qui est en droit de choisir ses alliances", a déclaré Hillary Clinton au chef de la diplomatie ukrainienne, Kostiantin Grichtchenko.

"La porte de l'Otan demeure ouverte, mais il appartient à l'Ukraine de décider si vous souhaitez poursuivre sur cette voie ou une autre au nom de vos intérêts sur le plan de la sécurité", a ajouté la secrétaire d'Etat américaine.

UNE POLITIQUE "PRAGMATIQUE"

Le président Ianoukovitch, élu en février, n'a pas donné suite à l'objectif d'intégration à l'Alliance atlantique poursuivi par son prédécesseur Viktor Iouchtchenko. Dès sa prise de fonctions, il s'est rapproché de Moscou en prolongeant le bail de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol jusqu'en 2042.

L'Ukraine est la première étape d'une tournée de Clinton dans cinq anciens Etats du bloc communiste.

Contrairement à ses séjours en Pologne, en Azerbaïdjan, en Arménie et en Géorgie, la secrétaire d'Etat américaine n'est pas tenue d'assurer à ses interlocuteurs ukrainiens qu'ils ne feront pas les frais du réchauffement entre Washington et Moscou.

La "remise à plat" (reset) des relations américano-russes proposée par le président Barack Obama suscite des doutes persistants dans la région, notamment à Tbilissi, où certains craignent que Washington ne privilégie les relations avec Moscou à leurs dépens.

Le président Ianoukovitch n'entend pas couper les ponts avec l'Occident et mène une politique étrangère qui se veut "pragmatique", un oeil sur l'Est et l'autre sur l'Ouest.

Washington a applaudi en avril la décision du président ukrainien de se débarrasser de son uranium enrichi et n'a pas reproché à Kiev de réduire ses contacts avec l'Otan.

Le chef de la diplomatie américaine devait rencontrer en fin de journée, l'ancien Premier ministre Ioulia Timochenko, chef de file de l'opposition.

Samedi, Hillary Clinton fera escale à Cracovie pour assister à une réunion de la Communauté des démocraties, avant de se rendre en Azerbaïdjan et en Arménie, deux Etats en conflit au sujet de l'enclave du Haut-Karabakh.

Elle achèvera sa tournée lundi en Géorgie pour un entretien avec le président Mikheïl Saakachvili.

Arshad Mohammed

Avec Iouri Koulikov, Pascal Liétout, Philippe Bas-Rabérin et Nicole Dupont pour le service français

02 juillet 2010

Reuters

http://www.laprovence.com/article/monde/la-porte-de-lotan-reste-ouverte-a-kiev-dit-hillary-clinton


Dans les coulisses 

Afghanistan : un amiral de l’OTAN en porte-à-faux avec Obama.

Prenant la parole lors d’une conférence avec des diplomates le 1er avril à Stuttgart, l’amiral américain James G. Stavridis, depuis juillet 2009 commandant des forces US en Europe (US EUCOM), poste qui va de pair avec celui de Commandant suprême des Forces de l’Alliance atlantique en Europe (SACEUR pour Supreme Allied Commander EURope), a affirmé que le trafic de drogue, en particulier l’héroïne en provenance d’Afghanistan, le trafic de personnes et la contrebande d’armes sont des facteurs aggravant les rivalités de certaines régions où le manque de coopération est légendaire. « Quand on regarde d’un point de vue global la région du Caucase, comme on le fait suite aux attentats à Moscou, alors on doit s’inquiéter du terrorisme ».

Prenant le contre-pied de Richard Holbrooke, l’envoyé spécial d’Obama dans la région qui s’oppose radicalement à toute politique d’éradication de la drogue, Stavridis suggère que « l’OTAN devrait faire plus contre l’héroïne qui pénètre dans cette région à partir de l’Afghanistan ». Pour lui, pas moins de 30000 Russes âgés de 18 à 24 ans ont trouvé la mort en 2009 à cause de cette drogue. « Rien que cela, en soi et pour soi, représente un désastre humanitaire. Et le profit et l’argent de ce trafic retournent directement chez les talibans en Afghanistan, a-t-il précisé. Les profits obtenus par la culture du pavot représentent annuellement de 100 à 400 millions de dollars pour les insurgés. Et bien que la production soit légèrement en baisse cette année, la situation est loin d’être bonne ».

Stavridis sait fort bien que les Russes s’inquiètent de la production du pavot en Afghanistan. « Les autorités russes ont de plus en plus exprimé leurs critiques à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN, exigeant une stratégie plus agressive d’éradication des cultures de drogue ».

Il affirme qu’il ne tardera pas à prendre contact avec la contrepartie russe pour discuter de la lutte antinarcotique de l’OTAN qui, officiellement, prétend aider les paysans à s’investir dans des cultures vivrières.

6 avril 2010

http://www.solidariteetprogres.org/article6513.html


Sur le terrain

Michele Steinberg : Afghanistan : McCrystal a été nommé par les forces pro-drogue.

Cette courte chronologie, écrite par Michele Steinberg de l’Executive Intelligence Review (EIR), magazine fondé par Lyndon LaRouche, documente par quel processus l’OTAN et Obama ont fini par cesser l’éradication de l’opium en Afghanistan et se sont alignés sur la politique de l’Empire britannique.


Printemps 2008 : les enquêteurs de l’EIR dénoncent la politique de protection de l’opium afghan, en s’appuyant sur des témoignages détaillés recueillis auprès de vétérans de la guerre d’Afghanistan, qui décrivent comment, dans le cadre du règlement de l’OTAN en vigueur pour les forces engagées là-bas, toute opération militaire contre les barons de la drogue, les trafiquants, les champs de pavot et les laboratoires d’héroïne est rigoureusement interdite. Seuls les « terroristes » et les « insurgés » contre l’occupation par les forces de l’OTAN peuvent être pris militairement pour cible. Précisant que seule une décision du conseil de l’OTAN pourrait changer les règles d’engagement, ces sources ont confirmé que l’équipe Bush-Cheney-Rumsfeld avait pleinement soutenu la politique britannique d’occupation visant à protéger le trafic d’opium.

En 2006, l’Afghanistan atteignait un niveau inégalé de production – 8000 tonnes d’opium en un an – plus que l’ensemble de la production mondiale de tous les temps.

27 juillet 2008 : Thomas Schweich, ancien haut responsable de la lutte anti-drogue au département d’Etat, écrit dans le New York Times : « En deux ans [à partir du 1er juillet 2006], j’ai découvert à quel point le gouvernement afghan s’est profondément impliqué dans la protection du trafic d’opium en le dissimulant sous les politiques définies par les Américains. S’il est vrai que les ennemis talibans de Karzaï se financent à partir du trafic de drogue, il en est de même pour ceux qui soutiennent le président. Pendant ce temps, certains de nos alliés dans l’OTAN se sont opposés à l’offensive contre l’opium, parmi eux notre propre département de la défense… Le problème est que les combats ne sont pas prêts de s’arrêter tant que les talibans peuvent se financer avec l’argent de la drogue, et tant que le gouvernement de Kaboul dépend de l’opium pour rester au pouvoir. »

30 juillet 2008 : le général américain à la retraite Barry McCaffrey, ancien dirigeant de l’Office of Drug Abuse Policy (bureau de la politique contre les abus de stupéfiants) sous la présidence Clinton, remet son rapport sur l’Afghanistan au colonel Michael Meese, à West Point.

7 août 2008 : l’EIR publie l’analyse de McCaffrey pour qui « l’Afghanistan est un désastre, à moins d’y envoyer le Génie ». L’article rapporte que« selon McCaffrey, l’Afghanistan est réduit à la misère. 68% de la population n’a jamais connu la paix, l’espérance de vie n’y est que de 44 ans et le taux de mortalité des femmes lors de l’accouchement y est le plus élevé du monde… Le climat de terreur ne pourra pas être dissipé par des moyens militaires. Nous ne pourrons pas gagner par une guerre d’usure… Le problème afghan ne pourra pas être résolu en ajoutant deux ou trois brigades de combat américaines à notre armée en décomposition croissante. »

McCaffrey suggère au contraire que la formation des forces de sécurité afghanes aille de pair avec des mesures économiques. Il demande le déploiement d’une « brigade de cinq bataillons de génie civil de l’armée américaine… La guerre sera gagnée lorsque nous aurons reconstruit le système agricole afghan qui emploie 82% de la population (…) lorsque la communauté internationale demandera l’éradication des champs de pavot et de cannabis, et qu’ elle soutiendra vigoureusement le développement d’activités économiques alternatives. » McCaffrey met en exergue la croissance vertigineuse des cultures de pavot depuis l’invasion américaine de 2001 et prévient qu’« à moins de faire face à cet immense cancer, il ne faut pas espérer que nos efforts en Afghanistan ne soient finalement ruinés. »

Août 2008 – janvier 2009 : l’EIR publie de longs articles détaillant les liens entre le terrorisme et le trafic d’opium/héroïne afghan, notamment dans les attentats de Bombay en 2008, perpétrés par des narcoterroristes islamiques. En même temps, l’organisation de LaRouche pousse les élus et les professionnels de l’armée et du renseignement à forcer un changement des règles d’engagement de l’OTAN, afin de faire adopter le démantèlement des réseaux de trafic de drogue comme seul moyen de stopper le renforcement des insurgés talibans/Al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan.

16 janvier 2009 : l’EIR publie un numéro spécial intitulé « jetons les narcotrafiquants hors des Amériques », incluant un « Appel à une guerre anti-drogue mexico-américaine », basé sur un second rapport du général McCaffrey, ainsi que divers articles : « La Colombie a failli disparaître en négociant avec les narcoterroristes » ; « Comment les drogues peuvent être détruites, en totalité », un rapport de l’EIR de 1996 sur les hautes technologies qui permettraient de saisir et d’éradiquer les cultures de pavot, ainsi que de stopper le blanchiment de l’argent de la drogue ; « Le plan de LaRouche en quinze points pour mener une guerre à la drogue », datant de 1985, et « George Soros, parrain de la guerre de l’opium britannique contre les Amériques. »

Janvier 2009 : le général Bantz John Craddock, commandant en chef des forces alliées de l’OTAN en Europe (SACEUR) et plus haut gradé militaire en Europe, donne son approbation à des opérations militaires de l’OTAN contre les trafiquants, les barons de la drogue, les raffineries et les laboratoires en Afghanistan. Mais cette victoire est de courte durée. Le 28 janvier 2009, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel publie un mémorandum confidentiel de l’OTAN, dans lequel Craddock approuve une opération contre les narcotrafiquants, avec un bombardement ciblé de laboratoires de narcotiques. Avec le départ de Craddock à la retraite, l’offensive anti-drogue est arrêtée net.

Mars 2009 : à Bruxelles, Richard Holbrooke, ancien ambassadeur étasunien à l’ONU, ancien secrétaire d’Etat sous l’administration Clinton et actuellement envoyé spécial d’Obama en Afghanistan et au Pakistan, annonce la fin de l’effort d’éradication des champs de pavot afghans, prétextant que c’est un « gâchis » et que cela conduit les fermiers afghans, dont on détruit ainsi les sources de revenus, à se jeter « dans les bras » des talibans.

Minimisant l’importance du rôle de l’argent de la drogue dans le financement de l’insurrection, Holbrooke fait croire que les Etats-Unis et l’OTAN vont se concentrer sur l’interdiction des convois de narcotiques et l’arrêt du blanchiment de l’argent sale. On attend toujours.

Le site internet pro-légalisation de George Soros, www.stopthedrugwar.com, accueille très favorablement les déclarations d’Holbrooke contre l’éradication des champs de pavot, les qualifiant de victoire dans la marche vers la légalisation de la drogue. Détail non négligeable, Holbrooke est depuis 2001 un partenaire en affaires du mégaspéculateur américain George Soros via le Perseus-Soros Biopharmaceutical Fund.. Dès la fin de ses fonctions officielles, en 2001, Holbrooke devint vice-président de Perseus LLC, un hedge fund spécialisé dans le capital-investissement. Holbrooke fut le troisième de ce hedge fund à financer la campagne d’Obama.

11 mai 2009 : Obama remercie soudainement le général David McKiernan, commandant en chef en Afghanistan, pour le remplacer par le général Stanley McChrystal. D’après l’EIR, McKiernan était favorable à la décision du commandant Craddock (SACEUR) de s’attaquer au trafic de drogue et aux laboratoires.

Dès lors, toutes les opérations des Etats-Unis et de l’OTAN contre le trafic de drogue en Afghanistan, qui finance le terrorisme de l’islamisme radical au Nord-Caucase, à Moscou et à Bombay, sont interrompues.

28 mars 2010 : Obama fait une visite surprise à Kaboul dans le but de tancer le président Karzaï pour la corruption de son gouvernement. En critiquant tout, sauf le trafic d’opium, Obama garantit que l’on ne changera rien à ce problème.

Michele Steinberg

5 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) —

http://www.solidariteetprogres.org/article6510.html



1 Les parties prenantes

c) L’Otan dans le monde

Hongrie

L'Otan appelle à une résolution rapide pour l'installation de radars en Hongrie.

L'Otan a exhorté vendredi la Hongrie à prendre une décision dans un bref délai sur la construction d'une installation de radars de l'organisation. 

L'amiral Giampaolo Di Paola, le président du Comité militaire de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), s'est déclaré à Budapest, à l'issue d'un entretien avec les dirigeants de l'armée et des partis politiques hongrois, "110% persuadé" que la Hongrie pourrait résoudre la question portant sur le lieu de l'installation des radars.

 Le chef d'Etat-major de l'armée hongroise, Tibor Benko, a déclaré à l'issue de l'entretien avec l'amiral Di Paolo qu'installer les radars se conforme à l'intérêt de la Hongrie, car "ces radars pourront également être utilisés en temps de paix pour des objectifs tels que le soutien à l'aviation civile".

 Pourtant, le ministre hongrois de la Defense, Csaba Hende, a indiqué jeudi lors d'une émission de télévision qu'aucune décision n'a été prise.

 Le projet controversé de construire une installation de radars est suspendu depuis 2001, mais pourrait probablement être approuvé dans les jours qui viennent. Selon la presse locale, la zone de Harmashegy, située dans le sud du pays, est considérée comme le lieu préféré.

 Une autre option est d'installer les radars en Slovénie, et que la Hongrie fournisse des avions pour effectuer des patrouilles dans l'espace aérien slovène.

 La décision d'installer des radars en Hongrie a été prise en 2001, et une licence a été délivrée par l'ancien gouvernement Fidesz en 2002. Cependant, le plan d'installation des radars à Zengo Hill, sud du pays, a été annulé en raison des protestations de la population locale.

 Suite à une révision exigée par l'ancien Premier ministre, Ferenc Gyurcsany, la zone de Tubes Hill a été choisie pour l'installation des radars en 2005. L'Otan a approuvé le nouveau site en mai 2006, mais la ville de Pecs a lancé un appel contre la licence de construction délivrée par le ministère de la Defense. La Cour de cassation a décidé en mai 2010 que le ministère de la Defense devrait engager une nouvelle procédure de livraison de licence.

Note de  RM

Il y a peut-être quelques erreurs de traduction ci et là, merci alors si vous pouvez corriger, l'original et les notes sur http://www.unc.edu/depts/diplomat/item/2010/0406/comm/byrneetal_natonuke.html

RM



1 Les parties prenantes

d) Le reste du monde

Russie

Armes pour le Proche-Orient: Moscou respectera l'équilibre militaire

La Russie respectera les normes de droit international dans le domaine de livraisons d'armes au Proche-Orient, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, en visite en Israël, à l'issue de négociations avec le président israélien Shimon Peres.
"Il est crucial de ne pas violer le principe de l'équilibre militaire dans la région.

La Russie respectera pleinement tous les accords et restrictions internationaux", a indiqué M. Lavrov.
Le chef de l'Etat israélien a également souligné l'importance de ce sujet.
"Les armes ne doivent pas être offensives, mais défensives", a-t-il ajouté à son tour.
MM. Lavrov et Peres ont mis en relief la dynamique positive des relations entre les deux pays. 

29 juin –

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20100629/186982590.html


Ukraine

L'Ukraine renonce à l'Otan et nargue les États-Unis

Le parlement ukrainien a voté une loi interdisant au pays d'entrer dans l'Alliance atlantique.

Hillary Clinton s'est rendue à Kiev pour tenter de contrebalancer l'influence russe.

Au terme d'un âpre débat, jeudi soir, entre les partisans du président Viktor Ianoukovitch, jugé pro-russe, et ceux de l'opposition pro-occidentale, le projet de loi visant au « maintien par l'Ukraine d'une politique de non-alignement » a été voté par une majorité de 259 députés sur un total de 450. 

Cette loi dispose que le pays ne peut entrer dans aucune alliance militaro-politique.

C'est un camouflet envoyé aux États-Unis. En effet, à de multiples reprises, l'administration américaine a, tenté de faire adhérer l'ex-république soviétique à l'Otan.

Signe d'autant plus fort que la secrétaire américaine chargée des Affaires étrangères, Hillary Clinton, a commencé hier, par l'Ukraine, une tournée de visite « pro-démocratie » en Europe de l'Est.

Devant le président Ianoukovitch, mais aussi la leader de l'opposition Ioulia Timochenko, elle a dû se livrer à un exercice périlleux : faire comprendre aux Ukrainiens que la porte de l'Otan reste ouverte tout en concédant que « l'Ukraine est un pays souverain et indépendant qui est en droit de choisir ses alliances ». Cela pour veiller à ne pas compromettre le réchauffement des relations Washington-Moscou, déjà relativement fragilisées par l'épisode des espions russes.

Une politique étrangère « pragmatique »

Ainsi, Hillary Clinton devrait davantage axer son discours sur le respect des procédures démocratiques dans le pays que sur les questions géopolitiques susceptibles de fâcher. La secrétaire générale doit terminer sa tournée des anciens États du bloc soviétique par des visites en Pologne, Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie. 

Le vote de ce projet de loi démontre aussi un rapprochement du pays vers la Russie voulu par le président Ianoukovitch, élu en février. Sa stratégie contraste avec la vision pro-occidentale de son prédécesseur, Viktor Iouchtchenko. Le chef de l'État ukrainien a dès le début de son mandat tourné son regard vers l'Est, profitant du « reset » entre les deux anciens chefs de bloc. Il tient toutefois à ne pas tomber dans le giron russe et soigne une politique étrangère qu'il veut « pragmatique » et « non-alignée ».

Dans les faits, l'Ukraine a entamé une danse à trois, un pas vers l'Est, un pas vers l'Ouest. Ianoukovitch a tout d'abord ravi Medvedev en prolongeant le bail de la flotte russe à Sébastopol jusqu'en 2042, puis a comblé Obama en acceptant de se défaire de son uranium enrichi lors de la conférence de Washington sur le désarmement nucléaire, en avril. De plus, l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne reste un objectif affiché et même rappelé, jeudi soir, lors du débat à l'Assemblée.

samedi 03 juillet 2010

Ouest-France,



 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Siège de l’Otan : Bruxelles ou Bonn ?

Des sources au sein de l’organisation confirment que l’idée d’un déménagement du quartier-général de l’organisation vers Bonn a bien fait l’objet d’une réflexion au sein de l’Alliance

L’ex-capitale allemande, dotée de complexes de bureaux sécurisés et prêts à l’emploi, a été présentée comme une option nettement moins coûteuse qu’Evere (Bruxelles), où doit être érigé un nouveau siège pharaonique. De hauts responsables militaires de l’Otan feraient pression pour une réduction des dépenses.

Mais l’Allemagne a démenti vouloir attirer le QG à Bonn.

..02 juillet 2010

http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/belgique/siege-de-l-otan-bruxelles-contre-bonn/article-1194766642014.htm



3  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 Gilles Munier : Israël est pour beaucoup un membre non officiel de l'Otan.... 

Israël est pour beaucoup un membre non officiel de l'Otan.

Pour rappel, l'Otan est également bien présente et "partie prenante" en Irak, même si le sujet est régulièrement évité, d'une part directement par la présence lors de l'invasion de troupes de pays de l'Otan auxquelles l'Alliance a fourni assistance technique, mais également le soutien tout à fait officiel au gouvernement illégitime mis en place par l'occupant.

Comme l'Otan s'en vante elle-même dans son dernier 'Concept Stratégique', au chapitre "Le riche héritage de l’OTAN", "..une defense efficace contre ces menaces non conventionnelles pour la sécurité doit commencer bien au-delà du territoire de l’Alliance.

L’OTAN a déjà fait face à cette nouvelle réalité en épaulant le gouvernement d’Afghanistan (...), en entraînant et en équipant les forces de defense iraquiennes ...". Soutenir la destruction d'un pays, voilà bien une defense tout à fait efficace, que n'aurait renié aucun des grands envahisseurs de l'histoire.

Israël s'incruste en Irak

Israël s’est vite rendu compte que les Etats-Unis perdraient la guerre d’Irak, et que les projets d’établissement de relations diplomatiques et de réouverture du pipeline Kirkouk- Haïfa promis par Ahmed Chalabi, étaient illusoires. Ariel Sharon a alors décidé, selon le journaliste d’investigation Seymour Hersh, de renforcer la présence israélienne au Kurdistan irakien afin que le Mossad puisse mettre en place des réseaux qui perdureraient dans le reste du pays et le Kurdistan des pays voisins, quelle que soit l’issue des combats.

Programme d’assassinats

La participation israélienne à la coalition occidentale ayant envahi l’Irak est loin d’être négligeable, mais demeure quasiment secrète. Les Etats-Unis ne tiennent pas à ce que les médias en parlent, de peur de gêner leurs alliés arabes et de crédibiliser leurs opposants qui dénoncent le "complot américano-sioniste" au Proche-Orient.

Des Israéliens ne sont pas seulement présents sous uniforme étasunien, sous couvert de double nationalité, ils interviennent dès 2003 comme spécialistes de la guérilla urbaine à Fort Bragg, en Caroline du Nord, centre des Forces spéciales. C’est là que fut mise sur pied la fameuse Task Force 121 qui, avec des peshmergas de l’UPK (Talabani), arrêta le Président Saddam Hussein. Son chef, le général Boykin se voyait en croisé combattant contre l’islam, « religion satanique ». C’était l’époque où Benyamin Netanyahou se réunissait à l’hôtel King David à Jérusalem avec des fanatiques chrétiens sionistes pour déclarer l’Irak : « Terre de mission »... En décembre 2003, un agent de renseignement américain, cité par The Guardian, craignait que la "coopération approfondie" avec Israël dérape, notamment avec le " programme d’assassinats en voie de conceptualisation ", autrement dit la formation de commandos de la mort. Il ne fallut d’ailleurs pas attendre longtemps pour que le premier scandale éclate. En mars 2004, le bruit courut que des Israéliens torturaient les prisonniers d’Abou Ghraib, y mettant en pratique leur expérience du retournement de résistants acquise en Palestine. Sur la BBC, le général Janis Karpinski, directrice de la prison révoquée, coupa court aux dénégations officielles en confirmant leur présence dans l’établissement pénitentiaire.

La coopération israélo-américaine ne se développa pas seulement sur le terrain extra-judiciaire avec la liquidation de 310 scientifiques irakiens entre avril 2003 et octobre 2004, mais également en Israël où, tirant les leçons des batailles de Fallujah, le Corps des ingénieurs de l’armée étasunienne a construit, dans le Néguev, un centre d’entraînement pour les Marines en partance pour l’Irak et l’Afghanistan. Ce camp, appelé Baladia City, situé près de la base secrète de Tze’elim, est la réplique grandeur nature d’une ville proche-orientale, avec des soldats israéliens parlant arabe jouant les civils et les combattants ennemis. D’après Marines Corps Time, elle ressemble à Beit Jbeil, haut lieu de la résistance du Hezbollah à l’armée israélienne en 2006…

Les « hommes d’affaire » du Mossad

En août 2003, l’Institut israélien pour l’exportation a organisé, à Tel-Aviv, une conférence pour conseiller aux hommes d’affaires d’intervenir comme sous-traitants de sociétés jordaniennes ou turques ayant l’aval du Conseil de gouvernement irakien. Très rapidement sont apparus en Irak des produits sous de faux labels d’origine. L’attaque par Ansar al-Islam, en mars 2004, de la société d’import-export Al-Rafidayn, couverture du Mossad à Kirkouk, a convaincu les « hommes d’affaires » israéliens qu’il valait mieux recruter de nouveaux agents sans sortir du Kurdistan, mais elle n’a pas empêché les échanges économiques israélo-irakiens de progresser. En juin 2004, le quotidien économique israélien Globes évaluait à 2 millions de dollars les exportations vers l’Irak cette année là. En 2008, le site Internet Roads to Iraq décomptait 210 entreprises israéliennes intervenant masquées sur le marché irakien. Leur nombre s’est accru en 2009 après la suppression, par le gouvernement de Nouri al-Maliki, du document de boycott d’Israël exigé des entreprises étrangères commerçant en Irak, véritable aubaine pour les agents recruteurs du Mossad.

Gilles Munier

(Afrique Asie – juin 2010)

http://www.france-irak-actualite.com/article-israel-s-inc...


3-2 Frédéric Koller : Les Etats-Unis ont chiffré la valeur de l’Afghanistan.

[...] Seul problème: il n’y a rien de nouveau. Les Soviétiques avaient cartographié ces richesses dès les années 1980, et leurs études avaient été publiées dans les revues géologiques occidentales en 2007. Il y a six mois, le président Hamid Karzaï évoquait déjà ce chiffre de «mille milliards».

RM.

On considérait l’Afghanistan comme l’un des pays les plus pauvres de la planète, on découvre qu’il est richissime.

 C’est un mémo du Pentagone opportunément rendu public par le New York Times lundi qui l’affirme: ses montagnes regorgent de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de bien d’autres métaux rares. Le pays de l’opium pourrait se transformer en «Arabie saoudite du lithium» et sa fortune s’élever à «mille milliards de dollars».

En quelques heures, l’information a fait le tour de la planète. Une opération de communication rondement menée. Seul problème: il n’y a rien de nouveau. Les Soviétiques avaient cartographié ces richesses dès les années 1980, et leurs études avaient été publiées dans les revues géologiques occidentales en 2007. Il y a six mois, le président Hamid Karzaï évoquait déjà ce chiffre de «mille milliards».

D’où cette question: pourquoi cet effet d’annonce?

Deux hypothèses se dégagent. Alors que l’OTAN piétine et que les talibans ne cessent de gagner du terrain, les Américains, à la suite des Européens, s’interrogent sur leur présence dans l’Hindu Kuch. Il faut redonner du sens à cette «guerre choisie», comme la qualifie Barack Obama, dont l’objectif initial, rappelons-le, était de punir Al-Qaida et chasser ses protecteurs de Kaboul. Au risque de brouiller le message comme ce fut le cas avec le pétrole en Irak. 

Seconde piste: la course au trésor a déjà commencé et les Chinois ont pris une longueur d’avance. Ils ont aligné 4 milliards de dollars pour une mine de cuivre, le plus gros investissement jamais vu à Kaboul, mais ne déboursent pas un sou pour sécuriser le pays, une tâche qui commence à coûter cher aux Américains. Il s’agirait donc pour le Pentagone de faire monter les enchères et de contrer cette influence. Et nous voilà replongés dans le «Grand Jeu», comme au XIXe siècle, lorsque la Grande-Bretagne et la Russie se disputaient la domination de l’Afghanistan. Les joueurs ont changé, mais leur convoitise est immuable. Tant pis pour la paix afghane, car ce pauvre pays riche, dont la valeur marchande est désormais connue, semble condamné à rester un terrain d’affrontement pour les grandes puissances du moment

 Frédéric Koller

‘Le Temps’
17.06.2010

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0f191b26-7987-11df-82f9-e11f385371ff/Les_Etats-Unis_ont_chiffr%C3%A9_la_valeur_de_lAfghanistan



 

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