Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

12/07/2010

n° 72- 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan - 10-07 – Fin - : L’Otan avec Israël et contre l’Iran : Un pas de plus vers la guerre.

n° 72- 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan -  10-07 – Fin - : L’Otan avec Israël et contre l’Iran : Un pas de plus vers la guerre.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 72- 10-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Fin

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Christian Darlot : Ce que signifie Monsieur Van Rompuy.

2-2 « Pour la paix ! - Non à l’OTAN » : Appel en vue du sommet de l’OTAN à Lisbonne en novembre.

2-3 Afghanistan : La guerre en ‘affaires courantes’...

2-4 Stop a la politique guerrière de l’Europe.

3 Annexe

3-1 La révision du Traité de Non Prolifération de 2010 a été une fois de plus très décevante.

3-2 Espions russes: un scandale qui vise le réchauffement Russie-USA.

3-3 Espions russes aux Etats-Unis : Moscou veut des explications.



 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Christian Darlot : Ce que signifie Monsieur Van Rompuy.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Non, ce n'est pas une boutade !

Malgré son allure de Pinocchio effaré, Monsieur Van Rompuy (Herman) est loin d'être le personnage insignifiant qu'ont mélancoliquement décrit des européistes déçus.

Il signifie un projet politique tout à fait clair, et a été choisi à dessein ; pas par les citoyens des différents peuples de la très diverse Europe, évidemment, mais par une oligarchie mondiale qui n'est pas le cercle des Présidents et des Premiers Ministres des pays de l'Union Européenne.

Désormais simples exécutants politiques, ceux-ci n'ont fait que ratifier la décision d'affairistes qui ne se cachent même plus.

Avant de se présenter devant ceux qui devaient le nommer, M. Van Rompuy a comparu, le 12 novembre 2009, au château de Val-Duchesse, à Bruxelles, devant le jury d'un club mondial rassemblant banquiers, marchands d'armes, magnats du pétrole et dirigeants de multinationales avec leurs journalistes apprivoisés. Il est allé passer un examen. Le projet d'impôt européen à prétexte écologique qu'il y a fait connaître est tout ce que les citoyens ont été autorisés à savoir. Son parcours politicien ayant été jugé conforme au profil souhaité, il a été adoubé comme gouverneur général de l'Union Européenne. Quant à Madame Ashton, choisie en même temps, elle déborde de précieuses qualités : parvenue typique de la nomenclature, inféodée à la finance, absolument inconnue, tout à fait novice en diplomatie et incapable d'ânonner une phrase en une autre langue que l'anglais.

Le premier but de ce double choix est de signifier une fois pour toutes aux citoyens des pays d'Europe que l'ère démocratique est close, et que dorénavant c'est le conseil des banquiers qui décide. Désormais les choix seront faits par des experts, afin de maximiser les rendements financiers.

Mettez vous bien ça dans la tête ! Peut-être pourtant quelques politiciens espéraient-ils qu'en acceptant des marionnettes aussi falotes ils retarderaient la mainmise totale des groupes bancaires, et pourraient exercer encore quelque pouvoir pendant quelques années. En ce cas ils se seraient illusionnés, car, derrière ce duo grotesque, la destruction de la démocratie va bon train, et eux-mêmes sont déjà surveillés. La crise de la dette grecque en est une limpide démonstration.

La deuxième signification est que l'Union Européenne est une succursale de l'empire anglo-saxon, dont les dirigeants dictent la politique étrangère qu'ils font appliquer par l'OTAN, bras armé de l'oligarchie.

Madame Ashton joue à merveille de sa balourdise feinte pour ridiculiser l'Union Européenne, tout en élargissant son propre champ d'action et en étoffant ses services (ne parlons pas de ses revenus). Elle joue son rôle, conformément aux instructions de ses commanditaires. Pour les financiers, la diversité des pays du continent européen est contraire à la nécessaire soumission des consommateurs et défavorable à l'intimidation militaire exercée contre les « pays émergents », vitale pour maintenir une hégémonie mondiale chancelante. L'activité intellectuelle, politique et scientifique dans les pays d'Europe doit être strictement encadrée et normalisée par l'usage exclusif de la langue anglaise, tandis que l'innovation doit être concentrée dans les pays dominant l'empire (comme le montre l'institution récente d'agences de contrainte et de surveillance des chercheurs). Les diplomaties nationales sont donc vouées à disparaître, en même temps que la liberté politique et culturelle des nations.

Mais pourquoi être allé chercher le Premier Ministre de Belgique, un pays qui apparemment n'avait pas besoin d'une crise politique supplémentaire ?

Précisément afin de provoquer une nouvelle crise et de scinder la Belgique, comme l'a récemment exigé un euro-député anglais qui, en bon Anglais, se mêle de ce qui ne le regarde pas et parle dans l'intérêt des classes dominantes.

Mais quel est cet intérêt ? La Belgique n'est-elle pas une création de l'Angleterre ?

La Belgique moderne fut en effet créée en 1830 par l'Angleterre, afin que la France ne contrôlât pas le port d'Anvers et que la frontière du Nord de la France fût vulnérable militairement.

Mais les diplomates anglais n'avaient pas prévu une guerre contre l'Allemagne unifiée, de sorte qu'au XXe siècle l'Angleterre, alliée à la France, dut sacrifier des milliers d'hommes pour défendre cette frontière indéfendable.

La France en perdit cependant bien plus encore !

La Belgique a ainsi très bien servi à affaiblir la France, mais est devenue maintenant inutile.

L'intérêt de l'oligarchie serait au contraire à présent de la détruire. Bien entendu, le sort de la Belgique n'intéresse en rien les oligarques, mais renforcer l'Union Européenne leur importe au plus haut point, puisque celle-ci est la structure de vassalisation des pays d'Europe à la phynance.

Accroître les pouvoirs de l'Union Européenne permettrait de réduire la démocratie à un pur jeu d'apparences, et de renforcer durablement le régime autoritaire qui s'installe peu à peu depuis une trentaine d'années. Mais il manque à l'Union Européenne la souveraineté qui lui permettrait de dominer les États. C'est à combler ce manque que détruire la Belgique serait utile.

Le traité de Lisbonne a en effet doté l'Union Européenne de la personnalité juridique et d'une représentation diplomatique. Pour devenir un État internationalement reconnu, il ne lui faudrait plus qu'un territoire propre, fût-il minuscule comme ceux de Monaco ou du Vatican. Un quartier de Bruxelles ferait fort bien l'affaire. Dès que cette reconnaissance serait obtenue, la subordination juridique des États, dès longtemps entreprise, serait parachevée.

L'attaque des spéculateurs contre la Grèce est déjà utilisée pour préparer la mise sous tutelle des États.

Encore faut-il, pour obtenir la souveraineté sur une partie de Bruxelles, faire éclater la Belgique, et il faut le faire sans tarder, avant que les peuples d'Europe ne rejettent l'Union Européenne qui les ruine en imposant le libre-échange absolu, y compris envers les pays tiers. L'éclatement prochain de la zone euro rend la nécessité encore plus pressante.

Cependant d'autres raisons motivent aussi les oligarques à agir. Les extrémistes flamands sont évidemment d'utiles auxiliaires, mais la crise économique pourrait faire passer le nationalisme au second plan des soucis du peuple flamand. Mieux vaudrait donc les utiliser au plus tôt, et si possible tant que sévit l'actuel gouvernement français, tout entier composé de valets de la finance internationale, dociles à nuire de leur mieux aux intérêts de la France et de la Francophonie.

Surtout, un fait interne à la Belgique, inconnu de la plupart des Français, oblige à une manœuvre rapide et délicate.

Depuis 1962 la Belgique est soumise à des « lois linguistiques », imposées par la majorité flamande du pays. Une « frontière linguistique », interne, divise le pays entre Flandre, Wallonie et Bruxelles. Cette « frontière » fut fixée sans consulter la population, sur la base d'un recensement de 1947 déjà périmé à l'époque, afin que Bruxelles fût enclavée en Flandre. Elle ne coïncide pas partout avec les limites administratives, ni avec l'actuelle limite entre les langues, car l'extension de l'agglomération bruxelloise depuis soixante-trois ans a étendu l'aire où l'usage du français est le plus courant.

De ce fait, des communes dont la grande majorité des habitants parlent français sont administrativement rattachées à la Flandre (et de même les communes des Fourons, loin de Bruxelles), ce qui suscite d'invraisemblables bisbilles, mesquines à souhait, qui font toute la saveur de la politique belge.

L'agglomération bruxelloise et la Wallonie sont pourtant désormais contigües, mais le dessein opiniâtre des Flamingants d'annexer Bruxelles à la Flandre empêche de reconnaître cette réalité.

Quoique futiles, ces bizarreries ne sont pas d'anodines coutumes locales, mais forment un important atout pour les partisans d'une Union Européenne supra-nationale. En effet, lors de la division de la Yougoslavie, la carence politique, la paresse d'esprit, le manque de clairvoyance, la crainte inspirée par le seul nom de Sarajevo et surtout la volonté de cacher le conflit politique opposant la France, qui voulait maintenir la Fédération yougoslave, et l'Allemagne, qui voulait la détruire au plus tôt, firent prévaloir une cote mal taillée : reconnaître les limites des républiques fédérées comme frontières internationales, sans consulter les populations ni considérer la répartition des diverses communautés humaines assemblées ou divisées par ces frontières. On sait quels désastres ce compromis entraîna et dans quelle confusion durable il a fait plonger les Balkans. Les vices juridiques évidents étaient de confondre l'administratif et le politique, de faire prévaloir le droit du sol sur le droit des gens, et de préférer l'arbitraire bureaucratique à la vérité des préférences nationales. Comme pour incruster le mal, les gouvernants d'Europe ont entériné cette décision casuelle comme un principe. Ce précédent yougoslave serait donc invoqué en cas d'éclatement de la Belgique (et l'on serait plus réaliste en écrivant « lorsque la Belgique éclatera »). Or plusieurs traditions politiques s'opposent. Pour établir la nationalité des personnes, la tradition française considère d'abord le droit du sol et secondairement la filiation, et elle s'en tient depuis un siècle et demi au droit des gens pour fixer les frontières. Jusqu'aux années récentes, la tradition germanique accordait l'exclusivité au droit du sang pour la nationalité, et elle a longtemps tenté d'imposer le tracé des frontières en invoquant le droit du sol ou le droit de conquête. La tradition anglo-saxonne accorde la primauté au droit du sol pour la nationalité, et laisse le droit du plus fort décider des frontières : la Grande-Bretagne est une île. Ces trois traditions sont incompatibles.

Selon la jurisprudence tirée de l'écartèlement de la Yougoslavie, les communes situées en Flandre sont flamandes, même celles dont la grande majorité des habitants sont Bruxellois et francophones, et Bruxelles est bel et bien enclavée en Flandre. En outre le parlement et le gouvernement flamands (car il y a sept parlements et trois gouvernements en Belgique, outre les assemblées provinciales !) ont, depuis des années, décrété que la capitale de la Flandre était Bruxelles, et y ont fixé leur siège, sans consulter les habitants de la ville bien entendu. En proclamant son indépendance, la Flandre revendiquerait sa capitale ! Bien sûr, les Bruxellois sont à 85 % francophones, mais les dirigeants flamands ne manquent pas de souligner qu'outre le français, maintes langues sont parlées à Bruxelles, y compris le turc et l'arabe maghrébin, et même l'anglais dans des immeubles de bureaux. Par mansuétude, le gouvernement flamand serait prêt à accorder un statut dérogatoire (transitoire bien entendu) aux habitants qui ne parleraient pas le néerlandais (anglais accepté).

Il est peu vraisemblable que les politiciens britanniques et allemands intéressés par l'affaire soutiennent jusqu'au bout la revendication flamande, car ils savent qu'imposer un changement de langue aux habitants d'une grande ville est impossible. Mais des partisans du renforcement de l'Union Européenne pourraient proposer (dans un esprit de conciliation, n'en doutons pas…) un statut de "ville libre" pour une partie de Bruxelles, comme jadis Dantzig ! Ce quartier serait pompeusement proclamé « capitale de l'Europe » et, pour faire étasunien, on dirait « District of Concordia ». Toute latitude serait laissée à l'administration de l'Union Européenne pour angliciser peu à peu son district ; en contrepartie, toute latitude serait laissée aux autorités du nouvel État flamand, devenu souverain sur une partie de la ville, pour gêner les Bruxellois francophones et attiser les oppositions ethniques. Mais ce scénario dépend de l'enclavement de Bruxelles en Flandre, qu'un référendum dans les communes proches de la « frontière linguistique » remettrait en cause. La primauté du droit du sol sur le droit des gens, qui est le principe de la politique flamingante et la cause principale de la fièvre politique récurrente de la Belgique, paraît ainsi aux européistes comme un atout maître.

Scinder la Belgique le long de la « frontière linguistique » existante, sans consulter les populations intéressées, est néanmoins en bonne logique un projet insoutenable. En effet, une seule nationalité belge existe, et une seule souveraineté. Ces faits incontestables sont de surcroît incarnés en une seule personne : le roi ! Le droit des personnes ne distingue pas parmi les Belges des Néerlandophones, des Francophones ou des Germanophones. La seule procédure envisageable est donc de demander l'avis des populations au suffrage universel, et de tracer la frontière au niveau communal. L'avenir de chaque commune serait décidé à la pluralité des voix des habitants, puis chacun opterait pour la nationalité de son choix. L'argument que le référendum n'existe pas en droit belge est sans force, puisque par hypothèse l'État belge disparaîtrait. La seule restriction envisageable au suffrage universel pourrait être de limiter le corps électoral aux citoyens domiciliés dans chaque commune et y résidant effectivement depuis plusieurs années, mais cette modalité d'application ne modifierait pas le principe. Bien entendu, les États successeurs garantiraient la liberté de circuler et de résider, ainsi que le maintien des droits des minorités à l'avenir, de part et d'autre de la frontière ainsi démocratiquement déterminée.

Quoique seule cette procédure soit conforme à l'équité et à l'esprit du droit international, nul doute que des chicanes seraient tentées pour en limiter et en retarder l'application. L'enjeu en effet n'est pas mince, car si l'Union Européenne était reconnue comme un État fédéral disposant d'un territoire propre et d'un service diplomatique, ses dirigeants revendiqueraient bientôt un statut de membre permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. La Grande-Bretagne n'envisageant aucun changement de ses droits, au nom de son traditionnel statut d'exception, le siège de la France serait dévolu à l'Union Européenne et bientôt confié à un Danois entouré d'une administration anglaise. Ainsi l'empire anglo-saxon disposerait de trois sièges parmi les cinq permanents.

Tel est le sens de la nomination de M. Van Rompuy. Dévoué à la Flandre et fidèle serviteur des classes dominantes, M. Van Rompuy prépare la scission de la Belgique afin d'assurer la domination de l'empire anglo-saxon sur l'Europe, en contrepartie d'une promesse de soutien à la tentative de mainmise de la Flandre sur Bruxelles. De son poste, il devrait faire traîner des négociations pendant que les dirigeants flamands brusqueraient le mouvement.

La France risque d'être trahie par ses politiciens et éliminée de la politique mondiale.

À l'occasion d'une crise politique, les dirigeants flamands tenteraient d'imposer leur solution avant que les peuples ne réagissent. Cette « solution », qui évidemment ne ferait que multiplier les problèmes, n'est pas une vague élucubration mais un dessein médité. M. Herman Van Rompuy était l'un des parlementaires flamands qui lancèrent le projet de scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans référendum sur la limite linguistique, afin d'isoler Bruxelles. Herman a un frère, Éric, lui aussi politicien. Il n'y a pas de mal à avoir un frère, ni à se prénommer Éric, ni à se passionner pour la politique. Mais M. Éric Van Rompuy est connu depuis quarante ans comme un flamingant rabique, qui ne se cache pas de vouloir néerlandiser Bruxelles, de l'Atomium au bois de la Cambre et des sous-sols aux mansardes. Éric dit tout haut ce que Herman ne doit pas dire. Précisons : ce que Herman ne doit plus dire, car naguère encore il ne s'en privait pas. S'il le pouvait, il ferait parler flamand au Manneken-Pis. M. Herman Van Rompuy paraît certes aussi simplet que Pinocchio, mais ce sont les renards et les loups qui tirent les ficelles.

Encore une fois, l'oligarchie mondiale se fiche de la Flandre et des Flamingants, il se trouve seulement que des intérêts coïncident. Ou plutôt, des hommes pensent que leurs intérêts coïncident. En réalité, le peuple Flamand, grand petit peuple qui peut s'enorgueillir d'un passé glorieux et d'un présent prospère, nuirait certainement à son avenir s'il suivait ses extrémistes. Un coup de force à Bruxelles, suivi d'un long conflit avec les habitants de la ville, serait un très mauvais commencement pour son existence étatique. Fixer par référendum la frontière entre les États serait pour lui bien préférable.

Face à de tels projets plusieurs questions viennent à l'esprit.

Quel est, à présent, le but de l'Union Européenne ?

Quelles sont ses effets réels ?

Quelles forces sociales soutiennent-elles l'intégration européenne ?

Comment les États peuvent-ils pacifier les rapports sociaux ?

Discuter ces questions en détail nécessiterait un gros livre écrit par plusieurs auteurs, mais quelques réponses partielles peuvent être cependant proposées.

Il n'est bien sûr pas possible d'épiloguer, puisque nul ne connaît l'avenir, mais la prépondérance anglo-saxonne au Conseil de Sécurité ouvrirait à l'ONU une crise semblable à l'agonie de la SDN à la fin des années trente. La diplomatie, déjà rendue instable par la volonté des États-Unis de récuser le multilatéralisme et d'affaiblir l'ONU, deviendrait chaotique. L'oligarchie escompte cependant affermir ainsi son pouvoir, d'autant plus que la suprématie de l'Union Européenne sur les États rendrait inopérants les débats politiques dans les pays européens, comme ils le sont depuis longtemps dans les pays anglo-saxons. Démocratie et Souveraineté nationale sont en effet inséparables, et le but visé est d'abolir l'une et l'autre, afin d'achever de détruire le compromis social datant de l'après-guerre, qui faisait la part trop belle aux producteurs dans le partage de la valeur ajoutée.

Dès les années cinquante du XXe siècle, les classes dominantes comprirent que le suffrage universel rendait impossible une politique réactionnaire dans les États nationaux. La « construction européenne » leur permit de dominer les démocraties nationales et de raffermir leur emprise. Toute responsabilité politique fut bannie de cette Union européenne, malgré la concentration progressive du pouvoir. La notion même de politique en fut exclue, remplacée par l'exaltation des compétences des experts et par quelques simagrées de démocratie factice. Le libre-échangisme y devint dogme. Ainsi fut supprimé tout frein à la circulation des marchandises et des capitaux, même à court terme, ce qui permit aux détenteurs de monnaie de reprendre une grande part de la valeur économique produite. Désormais les décisions sont prises dans l'ombre, au gré de firmes privées, financières plutôt qu'industrielles, et dont les plus influentes ne sont pas européennes. Sous la férule de la Commission, la concurrence entre les pays de l'Union européenne est exacerbée à dessein, et l'immigration laissée sans contrôle, afin de forcer la baisse relative des salaires et la régression des droits sociaux. Pour verrouiller cet absolutisme si propice aux tripotages, un projet de constitution fut présenté en 2005, mais rejeté par plusieurs peuples en dépit d'une intense propagande. Le traité de Lisbonne fut donc imposé en 2009 pour contraindre les peuples à se soumettre. Ce coup de force s'est accompagné de l'aggravation de la surveillance policière. Dans l'Union européenne, l'action politique est impuissante, l'industrie dépérit, les classes populaires sont frappées par le chômage et appauvries, la plupart des agriculteurs vivotent, l'activité intellectuelle s'étiole, la recherche est mise sous tutelle, l'innovation disparaît. Mais si ce désastre organisé obère l'avenir, il profite aux intermédiaires, et, au premier chef, aux banques anglo-saxonnes qui, grâce aux manœuvres de leurs gouvernements, se sont arrogé depuis quarante ans le monopole de la création monétaire. Ce sont elles qui, au moyen de l'OMC, ont imposé la concurrence indienne et chinoise. Ce sont elles qui achètent en monnaie de singe les entreprises pour en absorber la substance puis les démanteler. Ce sont elles qui gouvernent effectivement l'Union européenne, à travers des hommes de paille.

Le despotisme européiste, nous y sommes. L'autoritarisme vétilleux de la Commission s'aggrave, avec l'aide de la bien mal nommée Cour de justice européenne, dont les arrêts prétoriens étendent sans cesse les compétences de l'Union européenne, en usurpant au profit de celle-ci les droits des États. La langue des maltôtiers anglo-saxons est imposée, même dans les affaires internes à chaque pays. La sape des constitutions nationales, seul cadre où les divers intérêts sociaux puissent se confronter pacifiquement, fait s'effondrer le débat politique et le contrôle démocratique sur les gouvernants. Le pouvoir discrétionnaire de commissaires nommés par intrigue, irresponsables, et placés sous influence, empiète ainsi chaque année davantage sur les libertés publiques et privées. Les difficultés économiques et politiques mènent fatalement ces despotes à la dictature.

L'assujettissement des peuples par la destruction des droits nationaux, n'est limité que par la résistance des dirigeants des États, fort variable d'un pays à l'autre. Si les Allemands et les Britanniques savent à la fois défendre leur pouvoir national, investir les instances de décision de l'Union européenne et faire agir celles-ci au mieux de leurs intérêts, les classes dominantes françaises font tout leur possible pour accroître les prérogatives fédérales de l'Union européenne et vassaliser la République Française, dans l'espoir d'accéder à la surclasse dominante mondiale.

Prêtes à tout pour pérenniser leur prédominance sociale tant elles craignent la révolte d'un peuple mal-pensant, les classes dominantes françaises rêvent d'une tutelle étrangère et souhaitent une administration anglophone, où caser leurs rejetons en excluant ceux du peuple. En dégradant encore un peu plus l'enseignement public, elles pourraient réserver le pouvoir à leurs descendants pour quelques générations. Les politiciens qui s'agitent incessamment dans les palais parisiens sont au-delà de toute critique. Tous leurs actes tendent à affaiblir la France, à la soumettre à l'empire dominant et à diviser les Français. Leur programme est celui de Condoleezza Rice en 2003 : abaisser la France. Au service de maîtres qui les méprisent, ces larbins ont envoyé l'armée française participer à l'agression contre le peuple Afghan. Ces lémures s'efforcent de faire dépérir la Francophonie et de céder la souveraineté de la Nation à l'Union européenne. S'ils réussissaient, ils se rengorgeraient de leur renoncement. Les dominants français, qu'ils se disent de « droite » ou de « gauche », seraient immensément euphoriques de devenir définitivement impuissants. Finies les responsabilités ! Et cela en bénéficiant de la solidarité active des oligarchies des pays voisins ! La France serait enfin échec et mat, politiquement, économiquement et intellectuellement, pour la jubilation de l'Angleterre et de l'Allemagne, et au grand soulagement de l'oligarchie française, qui pourrait s'angliciser le front haut, afin de dominer le peuple pendant un siècle.

L'étape suivante, déjà en cours, est de brider l'Union Européenne, par coalescence de l'UE et de l'ALENA, dans une Union Transatlantique étroitement liée à l'OTAN et conçue comme instrument de domination interne sur les citoyens et d'intimidation externe vis-à-vis de la Chine et de la Russie. Sa fondation serait prétexte à créer une nouvelle monnaie permettant une banqueroute partielle. Sa direction effective serait partagée entre les banquiers de Wall Street et ceux de la City, tandis que la prédominance sur le continent européen serait laissée aux industriels allemands, dont les représentants politiques s'efforcent depuis longtemps de diviser l'Europe en régions, selon leur modèle fédéral, escomptant ainsi transformer en pouvoir politique la puissance économique qu'ils retirent de l'UE. Les récents chanceliers et ministres des Affaires étrangères d'Allemagne ont dit et écrit, à maintes reprises, que l'Union européenne permettrait à l'Allemagne de s'assurer l'hégémonie qu'elle a échoué par deux fois à imposer à l'Europe par la guerre. Cette hégémonie s'encadrerait, en attendant de s'en affranchir, dans l'empire anglo-saxon, où la responsabilité politique des dirigeants et les droits des personnes régressent depuis vingt ans.

Mais les difficultés insurmontables qu'un tel projet ne manquerait pas de rencontrer font craindre une fuite en avant de ses promoteurs vers la guerre.

Si ce projet de fédération despotique et libre-échangiste aboutissait, la déstructuration économique s'aggraverait encore et empêcherait définitivement de donner du travail à tous, y compris aux plus récemment arrivés. Mettre fin au libre-échange absolu et relocaliser la production est donc vital. Pour les Français, c'est l'existence nationale, culturelle et spirituelle qui est en jeu, en même temps que la prospérité, la liberté et la paix civile. Pas de liberté individuelle si la liberté collective n'est pas assurée ; pas de vie culturelle sans concorde ; pas de concorde sans prospérité ; point de prospérité, même pour les riches, si les pauvres sombrent dans la misère.

Un peuple est souverain s'il peut, par sa volonté ultime exprimée collectivement, accepter ou repousser un projet engageant son avenir. Parmi maintes raisons de vouloir maintenir notre Souveraineté nationale et la transmettre aux générations à venir, fierté, fidélité à nos aïeux et à notre culture, volonté d'être maître chez soi, goût pour la vie civique conçue comme une œuvre d'art, crainte d'une désarticulation de la société menant à la violence, il en est une qui devrait emporter la décision des Français : dans le monde tel qu'il est, la France est un instrument irremplaçable au service de la paix et de la liberté. Non par prédestination, parce que la France serait une entité providentielle, peuplée d'esprits géniaux et douée d'une essence collective intemporelle. Ce pays, comme toute autre formation sociale, aurait pu disparaître ou avoir d'autres limites. Ses mœurs ont évolué au cours du temps. Mais, au-delà de l'image sentimentale de Marianne au bonnet phrygien ou de « la Madone aux fresques des murs », l'équilibre social et les leçons de l'Histoire font que les Français croient à l'égalité des hommes et à l'égalité des nations. Ils pensent que la liberté individuelle s'exerce grâce à la liberté collective. Surtout, ils ont horreur des excès. Ce n'est pas que jamais des Français n'en aient commis, il s'en faut. Mais, contre les abus, se sont toujours dressés des femmes et des hommes, pour les dénoncer et appeler leurs compatriotes à la raison, à la générosité et à l'honneur. Si peu nombreux les protestataires aient-ils d'abord été, ils ont toujours fini par emporter la conviction générale. Toutes les opinions, des plus chimériques aux plus pertinentes, des plus tyranniques aux plus généreuses, ont déjà été débattues en français. Au fil des siècles, malgré les défauts de leur organisation et les injustices de leur société, et même après que certains d'entre eux aient commis des crimes, les Français ont toujours su finalement se réformer. Souvent cela n'alla pas sans difficultés, ni sans fautes parfois sordides. Cependant, par leur attachement sans mysticisme à l'image idéale de la France, les Français expriment leur consentement à l'effort d'humaniser la société, cet effort que chaque génération doit continuer, en bénéficiant du labeur des générations qui l'ont précédé pour alléger les peines des générations qui lui succéderont.

Dans le désordre du monde, la France est le seul pays autour duquel des oppositions à un impérialisme puissent se cristalliser pacifiquement. C'est le seul pays qui pourrait, s'il se donnait à nouveau un Gouvernement, proposer une réforme globale des relations internationales. Cette proposition pourrait être d'autant plus favorablement accueillie que l'impérialisme français date désormais d'un passé ancien.

La crise en cours, économique, financière, politique, morale, et aussi guerrière puisque les puissances anglo-saxonnes ont perpétré deux agressions au Moyen-Orient et y ont entraîné leurs alliés, démontre l'excès d'ambition de l'oligarchie. Les événements châtient cette démesure. En répandant partout le trouble et la violence, les puissances « occidentales » se sont fait haïr dans le monde entier. Leurs industries sont à présent très menacées par des concurrents que les dirigeants ont eux-mêmes favorisés le plus possible, sous la pression de financiers avides de multiplier les échanges, occasions de profits. Ces concurrents sont sans scrupules et exploitent leurs peuples sans pitié. Si ce déséquilibre perdurait, le risque de grave conflit s'accroîtrait. Seule une calme fermeté peut rétablir à la fois l'équilibre international et la liberté.

La dynamique propre du système international, mais aussi les interventions des acteurs politiques, détermineront la coopération ou l'affrontement, la prospérité ou l'appauvrissement, le rétablissement de la démocratie ou l'instauration d'une dictature durable, la paix ou la guerre. Notre liberté dépend de notre lucidité et de notre ténacité. Pour que les peuples d'Europe ressaisissent une prise sur leur avenir, la priorité est d'abattre l'irréformable Union Européenne, de quitter l'OTAN, et de remettre en chantier la coopération internationale.

Les Français peuvent en prendre l'initiative.

Christian Darlot

Mardi 11 Mai 2010

From: Comité Valmy


2-2 « Pour la paix ! - Non à l’OTAN » : Appel en vue du sommet de l’OTAN à Lisbonne en novembre et signé par 62 partis communistes et ouvriers:

Les 13 partis participants à la réunion du groupe de travail des Rencontres internationales des partis communistes et ouvriers sont les premiers signataires de la Résolution proposée par le PCP sous le titre « Pour la paix! Non à l'OTAN! ». Le document, adopté par la réunion du groupe de travail, est désormais proposé à la signature de tous les partis qui participent au processus des rencontres internationales des partis communistes et ouvriers avec l'objectif de se transformer en un appel mondial large et représentatif de lutte pour la paix, contre le militarisme et l'OTAN.

Pour la paix! Non à l'OTAN!

Dans un contexte marqué par l'approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, par l'approfondissement de l'exploitation des travailleurs et des peuples, par les rivalités inter-impérialistes et par des processus complexes de réagencement des forces à l'échelle internationale, l'impérialisme se lance dans de nouvelles dérives anti-démocratiques et des interventions militaristes et avance avec des solutions de force pour tenter de se perpétuer et de défendre ses intérêts de classe.

 L'offensive militarisée menée par les puissances impérialistes et par l'OTAN a un caractère global et multiforme.

La guerre impérialiste s'intensifie à l'échelle mondiale sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

Les blocs impérialistes, comme l'OTAN, se renforcent. La militarisation de l'Union Européenne s'accélère avec l'adoption frauduleuse du Traité de Lisbonne dans lequel est inscrit la conception de l'Union comme pilier européen de l'OTAN. La course aux armements se poursuit ainsi que l'investissement dans de nouvelles armes encore plus meurtrières. Les dépenses militaires atteignent des chiffres record, notamment aux Etats-Unis et dans l'Union Européenne. L'élargissement des zones d'influence et des alliances militaro-stratégiques impérialistes progresse, notamment à travers ce qu'on appelle 'les partenariats pour la paix', en Asie, dans les territoires d'ex-URSS, tout comme en Afrique.  

Le maillage mondial des bases militaires des Etats-Unis et des pays de l'OTAN se densifie et leurs forces militaires se déploient de l'Amérique Latine à l'Afrique; du Moyen-Orient, de l'Océan Indien et de l'Asie Centrale à l'Europe de l'Est, au Caucase et à la Mer Noire.

Les occupations de l'Afghanistan et de l'Irak se poursuivent et on se lance dans des agressions militaires contre plusieurs pays. Les conspirations et les manœuvres d'ingérence se succèdent en Amérique Latine et dans plusieurs pays du continent Africain et les provocations se multiplient, comme au Liban. La question palestinienne n'est toujours pas réglée, comme celle du Sahara Occidental, alors que les crimes impérialistes continuent à rester impunis. Les provocations s'intensifient contre la République Populaire de Chine, dont la vente d'armes à Taiwan par les Etats-Unis constitue un exemple particulièrement grave, ainsi que les menaces proférées contre des pays comme l'Iran et la Syrie.

Les attaques contre la souveraineté des Etats s'intensifient, notamment à travers des modifications de frontières, dont l'indépendance auto-proclamée de la province serbe du Kosovo est un grave exemple. Le Droit International, produit du rapport de force résultant de la défaite du nazisme et du fascisme lors de la Seconde guerre mondiale, est sérieusement remis en cause et la cible d'un processus qui vise à sa destruction.

Au nom de la 'sécurité' et du 'combat contre le terrorisme', on relance des dérives sécuritaires, on attise le nationalisme xénophobe et l'intolérance religieuse et culturelle, des crimes se commettent contre les droits de l'Homme, comme contre les droits économiques, sociaux, démocratiques et de participation et d'organisation politique et sociale; des campagnes anti-communistes se développent et on persécute les forces qui résistent à l'offensive de l'impérialisme et défendent les droits sociaux et nationaux des peuples.  

La réalité mondiale de ce début de XXIème siècle dément les campagnes de réhabilitation de l'image de l'impérialisme nord-américain déclenchées autour de l'élection de Barack Obama. La nature et les objectifs de la politique des Etats-Unis et de l'OTAN sont clairs désormais: la domination sur les ressources natures et énergétiques, le contrôle des technologies, l'expansion des marchés, la domination militaire et géo-stratégique. Autrement dit, une réponse par la force à l'affaiblissement relatif de la position des Etats-Unis au niveau international.  

La rhétorique du 'multilatéralisme' et du 'dialogue' est démasquée par la politique belliciste et interventionniste des Etats-Unis, l'Union Européenne et l'OTAN, par l'offensive impérialiste en cours et par le risque réel de nouveaux conflits militaires du Moyen-Orient et de l'Asie Centrale à l'Amérique Latine. En dépit des antagonismes entre les Etats-Unis et l'Union Européenne, les deux convergent dans l'offensive contre les droits sociaux et nationaux des peuples.  

La guerre et l'agression sont l'autre visage de la mondialisation économique impérialiste et l'OTAN est une pièce maitresse de sa stratégie de domination hégémonique et de persécution des forces et des pays qui s'y opposent.

L'OTAN joue un rôle central dans la militarisation des relations internationales et dans la course aux armements, en étant le principal fauteur des conflits et de la tension qui rythment l'actualité. Sous l'allusion aux 'nouvelles menaces globales' – doctrine qui se substitue au vieux prétexte de 'menace communiste' – l'OTAN impose une escalade belliciste et militariste à grande échelle – dont la guerre en Afghanistan est un élément clé.  

 L'OTAN organisera, en Novembre, au Portugal, un Sommet dans lequel elle cherchera à rénover sa doctrine stratégique et qui représentera un nouveau et extrêmement dangereux saut qualitatif dans le rôle, la mission et les objectifs de l'Organisation.  

Avec sa nouvelle doctrine stratégique, l'OTAN envisage de changer sa doctrine pour y inscrire ce qu'elle fait déjà en pratique: étendre son champ d'intervention et la projection de ces forces sur l'ensemble du globe; élargir le cadre de ses missions à des questions comme l'énergie, l'environnement, les migrations et les questions de sécurité interne des Etats; se réaffirmer comme un bloc militaire nucléaire malgré la rhétorique du désarmement militaire, en prévoyant l'usage de l'arme nucléaire dans des attaques militaires; développer davantage le complexe militaro-industriel et la recherche militaire et exiger de tous leurs membres une augmentation des dépenses militaires; inclure dans ses missions des actions d'ingérence directe et d'occupation sous couvert de missions d'interposition et de maintien de la paix; aller plus loin dans l'instrumentalisation de l'ONU pour poursuivre ses objectifs et approfondir son rôle de bras armé de l'impérialisme.

L'impérialisme paraît être tout-puissant, mais il ne l'est pas. Comme la réalité nous le montre, aux grands dangers résultant de la réponse par la force de l'impérialisme à la crise du capitalisme s'opposent à la lutte progressiste et révolutionnaire des peuples. Dans de nombreuses régions du monde, les peuples prennent entre leurs mains la defense de leurs droits et de la souveraineté et de l'indépendance de leurs pays, résistent sous les formes les plus variées et imposent des revers importants à la stratégie de domination impérialiste.

 En ce sens, et en exprimant notre profonde conviction que, par la lutte, il est possible de mettre en échec l'OTAN et ses objectifs bellicistes et militaristes, il est possible de construire un avenir de paix, de progrès et de justice sociale, où chaque peuple peut décider librement de son destin, inséparable de la lutte pour le socialisme, nous, Partis Communistes et Ouvriers signataires de cette déclaration:

 Exigeons la fin de la course aux armements, le désarmement nucléaire en commençant par les plus grandes puissances nucléaires du Monde, comme les Etats-Unis, la destruction complète des armes chimiques et biologiques, la fin des bases militaires étrangères.

 Lançons un appel aux travailleurs et aux peuples du monde entier, aux forces progressistes et de gauche, au mouvement ouvrier et aux autres organisations sociales qui se mobilisent et renforcent la lutte pour la paix, contre la guerre et l'OTAN. Nous réaffirmons notre soutien de toujours au mouvement pour la paix. Nous félicitons le Conseil Mondial de la Paix pour son 60ème anniversaire et pour sa campagne contre l'OTAN.

Déclarons notre intention de marquer les 65 ans de la victoire sur le nazisme et le fascisme comme une importante journée de lutte pour la paix et contre la distorsion monumentale de l'Histoire qui tente d'effacer le rôle central des communistes dans la libération des peuples du joug nazi et fasciste et mettre sur le même plan nazisme et communisme.

Réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l'impérialisme et qui mènent de rudes batailles pour leur auto-détermination et leur indépendance, notamment avec les peuples du Moyen-Orient, les peuples palestiniens, libanais et syrien, et d'Asie Centrale. Nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes engagées en Irak et en Afghanistan et dans toutes les autres interventions impérialistes dans le monde.

Exigeons la dissolution de l'OTAN et soutenons le droit souverain des peuples à décider de la sortie de leurs pays de cette alliance agressive. Nous réaffirmons notre opposition frontale à la militarisation de l'Union Européenne et à sa politique militariste et impérialiste, à l'élargissement de l'OTAN et à la mise en place du nouveau 'système anti-missile' des Etats-Unis et de l'OTAN en Roumanie et en Bulgarie. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple de Chypre (Greco-Chypriotes et Turco-Chypriotes) et à sa lutte contre l'occupation turque et pour la réunification de leur patrie, pour une solution juste au problème chypriote.

Exigeons la fin des provocations et des ingérences en Amérique Latine et dans les Caraibes. Nous exprimons notre solidarité avec Cuba Socialiste et avec les peuples, les forces politiques et les gouvernements nationaux de nature démocratique, progressiste, populaire et anti-impérialiste de la région comme ceux du Vénézuela Bolivarien, de la Bolivie, de l'Équateur et du Nicaragua. Nous exigeons la libération des cinq patriotes cubains injustement prisonniers aux Etats-Unis. Nous réitérons notre soutien à la lutte du peuple hondurien pour la démocratie et contre le régime putschiste et pour son droit à décider de son avenir. Nous exigeons le retrait de la IV ème Flotte Nord-Américaine dirigée contre l'Amérique Centrale et du Sud, la fermeture des bases militaires des Etats-Unis dans la région, notamment celle de Guantanamo et les bases en Colombie. Nous dénonçons l'intervention militaire des Etats-Unis à Haïti et réclamons que les Nations Unies interviennent, dans le cadre d'une mission civile, dans ce Pays. Nous revendiquons que les actions de solidarité et de coopération avec le peuple haïtien contribuent au renforcement de l'État national indépendant et au développement économique et social du pays.

Exprimons notre solidarité avec les peuples d'Afrique dans leur lutte pour le droit au développement et avec le peuple du Sahara Occidental pour le droit à son auto-détermination. Nous exigeons la fin de la militarisation et de l'ingérence impérialiste sur le continent, notamment sur les côtes de Somalie, dans toutes la région de la corne de l'Afrique, en République Démocratique du Congo et au Soudan. Nous réaffirmons notre engagement à poursuivre la lutte contre le commandement militaire nord-américain sur le continent (AFRICOM)

Exprimons notre soutien au mouvement de la paix, au mouvement syndical de classe, de jeunesse, des femmes et à d'autres organisations qui au Portugal ont animé la Campagne pour la Paix et contre l'OTAN. Nous prenons l'engagement de faire tout ce qui est à notre pouvoir pour soutenir et mobiliser pour des actions de lutte contre l'OTAN et sa nouvelle doctrine stratégique prévues pour Novembre de cette année au Portugal.  

24-06

 http://socio13.wordpress.com/2010/06/24/appel-en-vue-du-s...


2-3 Afghanistan : La guerre en ‘affaires courantes’...

L’opposition à la poursuite de la guerre de l’Otan se renforce à échelle mondiale.

En Belgique aussi la participation de nos troupes et des bombardiers F-16 est de plus en plus contestée. Une large plate-forme s’est constituée pour demander le retrait des troupes belges d’Afghanistan et pour que la question de l’Afghanistan ne soit pas délaissée dans la situation actuelle de crise politique, d’élections anticipées et de négociations en vue d’un nouveau gouvernement où les questions dites communautaires occupent toute l’avant-scène.

Vous trouverez ci-dessous, le texte intégral de la PLATE-FORME AFGHANISTAN.

Les éventuelles réponses des divers partis pourront être lues sur le site de la CNAPD, de VREDE et du CSO (www.csotan.org)

Nous relayons également l’appel à organiser une mobilisation mondiale le 7 octobre 2010, date du 9e anniversaire de l’occupation de l’Afghanistan .

Pour un retrait des troupes belges d’Afghanistan

La Plate-forme Afghanistan réunit plusieurs associations de la société civile qui se prononce pour le retrait des troupes en Afghanistan. Nous souhaitons interpeller le monde politique et les citoyens sur cette question.

Le 19 mars 2010, le gouvernement belge, aujourd’hui démissionnaire, a décidé de façon unilatérale de prolonger l’engagement des troupes belges en Afghanistan jusqu’à la fin de l’année 2011. Cette décision n’a fait l’objet que d’une simple discussion a posteriori en Commissions réunies des Relations extérieures et de la Defense nationale de la Chambre des Représentants, le 29 mars. Comment une décision aussi grave et importante peut-elle être prise uniquement par le Conseil des ministres sans qu’il n’y ait eu au préalable un débat parlementaire ou même public ? Nous, organisations de la société civile belge, souhaitons rompre ce silence et exprimer notre désapprobation et celle d’une grande partie de l’opinion publique belge à un engagement militaire en Afghanistan.

Ailleurs, les débats sont plus vivaces. Au Pays-Bas, le gouvernement est tombé en février faute d’un accord pour le prolongement des forces néerlandaises et la décision du retrait des troupes néerlandaises en août 2010 a été maintenue. En Allemagne les débats font rage entre les formations politiques et dans les médias et plus de 70% de l’opinion publique est opposée à la guerre en Afghanistan. Le Canada a annoncé le retrait de ses troupes en 2011. Et même le président américain a annoncé un début de retrait de ses troupes en juillet 2011. En Belgique, notre gouvernement va contre cette tendance, et sa démarche politique consiste surtout à se faire bien voir de la Maison Blanche et ce malgré le fait que les troupes belges se sont retrouvées ces derniers temps à plusieurs reprises dans de pénibles situations de combat.

Pour motiver cette décision, le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a déclaré qu’une stratégie de sortie ne peut être liée à un calendrier, mais seulement à des résultats. Et le Premier ministre, Yves Leterme d’ajouter que les objectifs à atteindre en Afghanistan sont : sécurité, stabilité, bonne gouvernance, ordre et état de droit. Ces déclarations, prononcées en mars 2010, ne tiennent absolument pas compte du résultat catastrophique de 9 ans de guerre en Afghanistan. Il est paradoxal que les combats n’ont fait que renforcer l’insurrection de groupes armés afghans, y compris ceux des Talibans. Au point que les Etats-Unis envisagent de négocier avec les Talibans « les plus modérés ». Le bilan est aussi très lourd pour la population afghane avec près de 10 000 victimes civiles depuis 2001. La présence de plus de 150 000 militaires de l’Otan a conduit à une extension du conflit à tout le pays et à la région, notamment au Pakistan. L’occupation militaire massive a permis le maintien au pouvoir d’un régime corrompu et autoritaire. Le président Karzai a été réélu grâce à une vaste fraude électorale et au soutien de criminels de guerre notoires, tels que Abdul Rashid Dostum, Gulbuddin Hekmatyar, Mohammed Fahim et Karim Khalili. Ceci ne pouvant être une bonne alternative au pouvoir taliban !

Avec un tel bilan, n’est-il pas irresponsable de la part du gouvernement belge de décider de maintenir les 626 soldats belges et les 6 avions de combat F-16 ainsi que de faire peser sur le contribuable belge le coût de près de 110 millions d’euros rien que pour l’année 2010 ?

Rappelons également que le dernier rapport du bureau des Droits de l’Homme des Nations Unies, publié en mars 2010, tout en décrivant une situation catastrophique en terme de pauvreté, critique fortement les pays donateurs qui via leur aide au développement cherchent à servir avant tout leurs objectifs militaires et politiques dans le pays. Des fonds très importants sont ainsi versés aux PRT (équipes de reconstruction provinciale), missions confiées aux militaires pour « sécuriser » les travaux de reconstruction, qui sont au centre de la stratégie de l’Otan dite de « gagner les cœurs et les esprits » en faisant passer pour de l’aide humanitaire des objectifs militaires. Les demandes et les choix des Afghans sont très peu respectés ou pris en compte. Et les organisations humanitaires refusent d’être « protégées » par les forces militaires car cela crée un amalgame dangereux aux yeux de la population afghane qui les identifie aux forces d’occupation. Là aussi l’échec de cette collaboration civilo-militaire est flagrant !

Des leçons doivent être tirées de ce bilan et un changement de cap qui vise une solution politico-diplomatique au conflit doit être décidée par le gouvernement belge. Il est nécessaire que toutes les parties concernées, afghanes ou étrangères, engagent des pourparlers de paix afin de proposer rapidement une alternative stable à la situation actuelle, impliquant le retrait des troupes occidentales. Nous considérons que cette guerre doit prendre fin et que les troupes belges doivent se retirer d’Afghanistan. La population afghane doit pouvoir prendre son avenir en mains pour instaurer un état démocratique qui mènera à une politique de développement au bénéfice de tous. La contribution des pays donateurs, y compris celle de la Belgique, doit viser uniquement le développement du pays et soutenir la société civile afghane seule à même d’identifier les besoins de sa population.

C’est pourquoi, au vu des prochaines élections fédérales de juin, nous demandons à toutes les formations politiques candidates de se prononcer clairement sur le retrait des troupes belges mobilisées en Afghanistan.

Signataires :

La Plate-forme Afghanistan, CNCD -11.11.11, 11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord-Zuidbeweging, Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie et ses 46 associations membres, Aktie Vredesbelasting (VRAK), Artsen voor Vrede, BRussells Tribunal, CODIP , CSO, FOS – Socialistische Solidariteit, Intal, Käthe Kollwitz Vredesloop, KifKif, KP, Leef!, LEF, Mediadoc/De Groene Belg, Vaka / Hand in Hand, Uilekot, Vlaams Palestina Komitee, Vonk, Vrede vzw, Vredesactie, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee (VOK), MIR-Irg


2-4 Stop a la politique guerrière de l’Europe.

Avec ce mot d’ordre, la Cnapd, Vrede et de nombreuses associations du nord et du sud du pays  appellent à une MOBILISATION NATIONALE

Pour exprimer leur opposition à l’actuelle politique de l’Union Européenne.

Ci-dessous le texte de cet appel qui est diffusé en français et en néerlandais

Les 23 et 24 septembre prochains, durant la présidence belge de l’Union européenne, les Ministres de la Defense des États-membres sont amenés à se réunir au cours d’un sommet « informel » à Gand.

Un peu moins d’une année se sera écoulée depuis la ratification du Traité de Lisbonne.

Celui-ci prévoit de nombreux mécanismes visant à développer une Europe militarisée, prête le cas échéant à intervenir militairement en dehors de son territoire.

Nous nous positionnons fermement contre tout sommet européen préparant la guerre, de quelque manière que ce soit.

L’Europe ne peut être un bloc économique doté d’un bras armé. L’Europe doit être – en concordance avec ses fondements – un projet de paix ; travaillant prioritairement aux politiques sociales et environnementales, soucieuse de promouvoir des emplois durables, garante de services publics larges et développés, protégeant la sécurité sociale, encourageant un commerce honnête et équitable, investissant dans le développement durable, mettant rapidement fin à la politique néolibérale.

La politique de coopération au développement via des objectifs militaires doit également être abandonnée.

Gand doit être une ville pour la paix. La Belgique doit être à l’image de Gand.

A l’occasion du précédent sommet européen à Gand (Octobre 2001), le début de la guerre en Irak (mars 2003), ou la guerre à Gaza (janvier 2009), la population locale est à chaque fois descendue en masse dans la ville pour protester énergiquement contre la politique belliqueuse et la guerre.

La grande manifestation de ce 23 septembre nous permettra de réitérer ce signal fort envers tous ceux qui, via le sommet informel de la defense européenne, veulent approfondir la coordination de leurs guerres meurtrières, ou de leur préparation.

Stop à la guerre en Afghanistan

La plupart des pays prenant part au sommet de la defense combattent sous la bannière de l’Otan dans une guerre sanglante en Afghanistan. Dans la note préparatoire au sommet, le Ministre belge de la defense Pieter De Crem plaide pour une collaboration plus étroite entre l’Union européenne et l’Otan ; et donc, partant, pour un couplage avec une organisation dont la politique guerrière est la marque de fabrique.

En Afghanistan – ainsi que chez les voisins du Pakistan – les bombardements aériens américains et otaniens font des centaines de victimes civiles. Il faut absolument mettre un terme à cette guerre d’occupation. Les F-16 belges doivent sans délais être retirés.

Pas de militarisation de l’Europe

Depuis la ratification du Traité de Lisbonne, l’Union européenne navigue de plus en plus dans les eaux militaires. Le Traité prévoit en effet que chaque État-membre envisage d’« améliorer peu à peu ses capacités militaires ». Qu’ils soient plus et mieux armés, donc.

De notre côté, nous trouvons que dans un monde où, malgré la crise financière, 1.531 Milliards de dollars ont été dépensé l’année dernière en armement (ce qui équivaut à une augmentation de 6%), un mouvement inverse doit être effectué.

A ces tendances viennent en outre s’ajouter différents programmes européens concentrés sur la restructuration et le renforcement de l’industrie de l’armement. Ces programmes sont destinés à créer une véritable concurrence avec les États-Unis et d’autres grandes puissances. Ces programmes signifient un commerce des armes élargi, davantage de violence et de guerre. Nous exigeons une politique du « désarmer pour développer » en Belgique, en Europe et sur la scène internationale.

Pas d’armes nucléaires en Europe

Des armes nucléaires sont encore stationnées sur le territoire européen et belge. La population clame sa volonté de se débarrasser de ces armes de destruction massive dangereuses et inutiles. En outre, il existe aujourd’hui une majorité politique qui réclame le retrait de ces armes. Les États-Unis continuent de se tenir au travers du chemin emprunté par l’opinion publique et l’Otan continue de marquer sa loyauté dans sa politique de dissuasion nucléaire et plaide même pour le développement de son propre bouclier anti-missile.

S’appuyant sur la volonté de plus en plus grande de démanteler ces armes, qu’est-ce qui empêche les ministres européens de la defense de faire preuve de courage politique en exigeant le retrait immédiat ?

L’Europe doit aussi rapidement que possible devenir une zone sans armes nucléaires. Ceci constituerait une étape cruciale vers un monde sans armes nucléaires.



3 Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 La révision du Traité de Non Prolifération de 2010 a été une fois de plus très décevante.

La révision du Traité de Non Prolifération (TNP) de 2010 s’est tenue à New York au siège des Nations Unies, du 2 au 29 mai. Les médias n’en ont pas parlé probablement parce que le gouvernement belge et l’Union Européenne se désintéressent de ce problème politiquement embarrassant pour eux. Pour certains spécialistes il s’agit d’un verre à moitié vide et pour d’autres d’un verre à moitié rempli. En réalité les conclusions de cette importante révision sont lamentables. Pour être bref nous soulignerons les points suivants :

1) Les cinq puissances nucléaires reconnues, c’est-à-dire celles qui se sont dotées de l’arme nucléaire avant 1968 (date du TNP entré en vigueur en 1970) n’ont pas changé de position et ont clairement refusé de s’engager dans une convention de désarmement nucléaire qui, accompagnée d’un agenda précis, aurait dû aboutir à un désarmement nucléaire total en 2020. Cette proposition quelque peu utopique était pourtant devenue indispensable vu les préparatifs de guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran. Les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et la Chine, membres permanents du Conseil de Sécurité, dotés du droit de véto, n’ont néanmoins pas daigné s’engager à amorcer un désarmement nucléaire. Certains diront que l’accord de désarmement entre Etats-Unis et Russie constitue un premier pas ; en réalité ce dernier consiste à se débarrasser d’armes obsolètes et, le comble, à réaliser des recherches pour des armes nucléaires plus sophistiquées.

2) Les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la France, refusent le « no first use » (usage en premier). Seule la Chine s’engage à ne pas utiliser l’arme nucléaire à titre préventif, c’est-à-dire pour défendre ses intérêts stratégiques.

3) Aucun engagement n’a été pris par les puissances nucléaires (sauf peut-être par la Chine) pour débarrasser l’Europe de ses armes nucléaires tactiques (+/- 250 bombes B-61 déployées en Allemagne, en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie).

4) Il en est de même pour la Corée du Sud et l’île d’Okinawa (Japon), où des armes nucléaires sont entreposées.

5) Le désarmement nucléaire du Moyen Orient a été envisagé et une conférence serait prévue en 2012 pour examiner cette question au grand dam d’Israël qui, dans le Proche et le Moyen Orient, est le seul pays qui détient de 200 à 300 têtes nucléaires. La présence d’armes de destruction massive est la cause d’une déstabilisation très grave dans ces territoires. Cette conférence a été demandée par le Secrétaire général de l’ONU en accord avec tous les pays de la région.

En conclusion la Conférence réaffirme l’engagement très virtuel des états nucléaires pour programmer l’élimination totale de leurs armes nucléaires, ce qui permet à ces puissances de prétendre qu’ils respectent l’article 6 du TNP ! Cette déclaration a été proclamée à chaque révision du Traité, c’est-à-dire qu’on répète depuis 40 ans que l’on va respecter l’article 6 sans jamais l’accompagner d’un agenda. Le président Obama n’a-t-il pas dit qu’il ne verrait pas de son vivant la disparition de cette arme de destruction massive qui prolifère de plus en plus, principalement dans les pays qui ont pris conscience que se doter d’une telle arme pourrait leur être utile sur le plan de la sécurité ?

La Conférence a également demandé aux puissances nucléaires un rapport en 2014 sur les décisions à prendre pour enfin faire un pas décisif à l’occasion de la révision de 2015. Des promesses gratuites qui permettent aux puissances nucléaires de dormir sur leurs deux oreilles puisque rien ne leur est demandé avant cette date. En ce qui concerne le gouvernement belge et l’Alliance atlantique soyons cyniques et faisons-nous l’avocat du diable : supprimons Kleine Brogel dont les multiples missions et infrastructures nucléaires coûtent 585 millions d’euros par an. Des économies substantielles qui seraient bien utiles pour colmater le déficit belge et même pour l’Otan qui exige de ses membres, avec insistance, des contributions plus importantes pour son engagement en Afghanistan …..

Pierre Piérart


3-2 Espions russes: un scandale qui vise le réchauffement Russie-USA.

29 Juin 

L'arrestation d'espions russes aux Etats-Unis vise à miner le réchauffement entamé récemment entre les deux pays, a déclaré mardi aux journalistes le député de la Douma (chambre basse du parlement) et ex-procureur général de Russie Vladimir Kolesnikov.
Selon le député, le scandale qui a éclaté quelques jours seulement après la visite du président russe aux Etats-Unis "n'est pas dû au hasard".
"Malheureusement, il y a aux Etats-Unis des gens qui continuent à vivre avec le bagage de la guerre froide, avec celui des doubles standards. Aussi, l'arrivée au pouvoir de jeunes présidents dont l'activité vise à développer d'une façon constructive toutes les formes de relations entre les deux pays est-elle perçue dans certains milieux comme inadéquate, c'est le moins que l'on puisse dire", a indiqué le député.
Toujours selon lui, le scandale vise à miner le réchauffement pour replonger les deux pays dans une ambiance de guerre froide.
"J'espère que le président américain aura assez de sagesse pour apprécier de façon adéquate ce qui se passe. C'est un coup qui a été porté avant tout au président Barack Obama", a conclu le député.
Mardi, le département américain de la Justice, a annoncé l'inculpation de onze  personnes aux Etats-Unis sur des faits d'espionnage pour le compte de la Russie. Toutefois, les médias américains soulignent que les informations rendues publiques sur ce sujet ne permettent pas de savoir de quels renseignements secrets il s'agissait et si l'activité des personnes arrêtées aurait pu porter atteinte à la sécurité des Etats-Unis.

Mardi 29 Juin 2010

http://fr.rian.ru/


3-3 Espions russes aux Etats-Unis : Moscou veut des explications.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré mardi, selon l'agence Interfax, que Moscou attendait des explications après l'annonce de l'arrestation aux Etats-Unis d'espions russes présumés.
 "On ne nous a pas expliqué de quoi il est question. J'espère qu'on nous l'expliquera", a déclaré Lavrov depuis la ville de Jérusalem occupée, où il est en visite.
 Il a aussi ironisé sur le calendrier de l'annonce de l'arrestation des dix espions présumés, celle-ci intervenant quelques jours seulement après une visite aux Etats-Unis du président Dmitri Medvedev qui mène avec son homologue Barack Obama une politique de relance des relations russo-américaines.
 "Le moment, où cela a été fait, a été choisi avec une élégance particulière", a relevé le chef de la diplomatie russe.
Plus tôt, le ministère russe des Affaires étrangères avait jugé qu'il y avait "beaucoup de contradictions" dans les informations sur l'arrestation aux Etats-Unis d'agents présumés du SVR, le service russe de renseignement extérieur.
Lundi, la justice américaine a annoncé l'arrestation de dix personnes formées par le SVR pour s'immerger dans la société afin d'"obtenir des informations" en "infiltrant les cercles politiques américains".
 Le démantèlement de ce réseau d'espionnage digne de la guerre froide est l'aboutissement de dix ans d'enquête du FBI, selon les autorités américaines.

29/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144235&language=fr



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.