Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

13/07/2010

n°488- Journal d'Irak - 20/06 au 11/07 - : Début -:- La charge de la brigade médiatique.

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!


n°488- Journal d'Irak -  20/06  au 11/07 - : Début -:- La charge de la brigade médiatique.



Journal d'Irak

n°488                 du 20/06                  au 11/07/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Derek Ford : La guerre en Irak est toujours louée par Washington et le Pentagone comme une guerre pour le progrès et la stabilité dans la région.

Gilles Munier : La résistance naqshbandi.

Eau, électricité: les Irakiens se révoltent.

Un pays déstabilisé .

Des produits toxiques vendus à l'Irak.

Paroles & action du président...

Stanley McChrystal, « a fucking general »

Obama nomme James Jeffrey, nouvel ambassadeur en Irak.

1 Politique

a) des collaborateurs Irakiens

b) Usa

c) Dans le monde

Fin

2 Lutte pour la libération du territoire.

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Vidéo  : Irak : en attendant la reconstruction

3-2 Un soldat US inculpé après avoir divulguer une vidéo montrant un hélicoptère mitraillant des civils.

3-3 Stephen LENDMAN : Révéler les méfaits des autorités peut s’avérer dangereux : les « lanceurs d’alerte » en ligne de mire.

3-4 John Pilger : La charge de la brigade médiatique.

 



Tiré à part :

Derek Ford : La guerre en Irak est toujours louée par Washington et le Pentagone comme une guerre pour le progrès et la stabilité dans la région.

Mais une étude sortie le 26 mai montre une réalité radicalement différente.

L’enquête Mercer sur la Qualité de Vie conclue que Bagdad se place dernière dans la liste des « villes les plus vivables ». L’étude a pris en compte les facteurs politiques, économiques, écologiques et sociaux pour en arriver à cette conclusion.

Le résultat n’est pas surprenant si  l’on considère la dévastation opérée par l’invasion américaine.

Les installations de traitements des égouts, les usines, les écoles, les hôpitaux et les musées ont été détruits. En conséquence, les citoyens irakiens n’ont qu’un faible accès à l’électricité et à l’eau.

La démolition des infrastructures est une tactique importante dans une guerre impérialiste et aide à comprendre pourquoi l’étude a trouvé qu’ « un manque de sécurité et de stabilité continue d’avoir un impact négatif sur la qualité de vie à Bagdad ».

Les seuls bénéficiaires de l’occupation sont les grandes corporations comme BP qui a eu accès à l’immense champ pétrolier de Rumaila.

Les citoyens irakiens, eux, continuent de payer de leur vie.

Derek Ford

Jeudi 27 mai 2010 -

http://www.brussellstribunal.org/Newsletters/Newsletter5FR.htm

 

Gilles Munier : La résistance naqshbandi.
De l’avis du commandement américain, l’Armée des hommes de la Naqshbandiyya - Jaysh Rajal al-Tariqa al-Naqshbandiyya (JRTN) - est aujourd’hui l’organisation de la résistance irakienne qui menace le plus le régime de Bagdad.

Officialisée le 30 décembre 2006, dans la nuit de l’exécution du président Saddam Hussein, elle fait partie du Commandement suprême pour le Jihad et la Libération, le front dirigé par Izzat Ibrahim al-Douri, chef du parti Baas clandestin, dont le tête est mise à prix 10 millions de dollars : mort ou vif !
Selon le général James Nixon, commandant des troupes d’occupation dans les régions de Diyala et de Kirkouk, la confrérie soufie Naqshbandiyya est entrée en résistance, dès 2003, sur les hauteurs surplombant le lac Hamrin, au nord-est de Bagdad.

La guérilla y était dirigée, dit-il, par Abdurahman Naqshbandi, ancien officier de l’armée irakienne.

En Irak, cela n’étonnera personne, cette famille étant connue pour son nationalisme et sa participation au renversement de la monarchie pro britannique en 1958.
Le général note que la JRTN n’a rien à voir avec « Al-Qaïda en Mésopotamie », qu’elle est « bien organisée », et d’autant plus dangereuse qu’elle est « en contact avec des éléments de l’ancien régime », c'est-à-dire Izzat Ibrahim. Son logo représente d’ailleurs la carte de la Nation arabe, objectif ultime du baasisme.
Soufisme et résistance
Le soufisme a des racines profondes dans la société irakienne.

Les deux principales confréries, la Qadiriyya et la Naqshbandiyya, y ont toujours été très actives. La Qadiriyya – à laquelle les ordres Rifaiyya et Caznazaniyya sont liés - tire son nom d’Abdelkader al-Gilani, théologien mort à Bagdad et enterré en 1166. Cette tariqa - voie soufie –, fut la première fondée dans le monde musulman. Elle demeure la plus importante.
L’émir Abdelkader, qui s’opposa à la conquête de l’Algérie par les Français en 1830, était un de ses disciples. En Irak, le nom de Gilani est également lié au coup d’Etat anti-britannique de Rachid Ali al-Gilani et des officiers du Carré d’or, en 1941, dont l’exemple inspira le colonel Nasser et les mouvements anti-coloniaux au Maghreb. Après la prise de Bagdad en 2003, le cheikh Abdul Afif al-Gilani qui prônait l’attentisme, voire le dialogue avec les occupants, sous prétexte d’éviter que l’Irak ne sombre dans la guerre civile, s’enfuit à Kuala Lumpur pour échapper à la colère des qadiris. Un groupe d’auto-défense fut aussitôt créé pour protéger le sanctuaire d’al-Gilani des attaques des milices chiites pro-iraniennes et des salafistes d’Abou Mussab al-Zarqaoui qui traitent les soufis d’hérétiques. En avril 2006, un « Escadron Abdelkader al-Gilani » annonça sa constitution, mais on n’a guère entendu parler de lui depuis.
La Naqshbandiyya tire son nom de Baha’uddin Naqshband, théologien né en 1317 près de Boukhara. Elle se distingue des autres ordres soufis qui font remonter leur chaîne initiatique au Prophète Muhammad par Ali, son gendre et 4ème calife, en se prévalant d’enseignements secrets transmis préalablement par Abou Bakr, premier calife. La branche irakienne de la confrérie appartient à la Naqshbandiyya-Khalidiyya, du nom de son fondateur Cheikh Khalid - mort en 1857 -, originaire de Shahrazur, bourgade kurde de Mésopotamie. L’ordre qui s’implanta rapidement dans l’empire Ottoman, en Asie centrale et en Inde, s’opposa dès sa création aux déviations imposées en Perse à l’islam par la dynastie chiite safavide. Il demeure très influent dans le Caucase où l’imam naqshbandi Chamil, chef légendaire de la résistance anti-russe, fonda au 19ème siècle un Etat régi par la charia comprenant la Tchétchénie et le Daghestan.
Foi, ascétisme et guérilla
En Irak, la Naqshbandiyya s’est préparée à résister dès la fin 2002, mais n’a signé ses opérations, pour des raisons d’efficacité, que bien plus tard. C’est pourtant un commando naqshbandi qui créa la première grande panique dans la Zone verte, le 26 octobre 2003 à l’aube, en attaquant au lance- roquettes l’hôtel al-Rashid où dormait Paul Wolfowitz, n°2 du Pentagone, faisant plusieurs victimes dont un général américain.

En 2004, ses moudjahidine participèrent à la bataille de Fallujah, puis à celle de Samarra.

Aujourd’hui, selon les Américains, il y aurait de 2 à 3000 combattants naqshbandis, rien que dans la région de Kirkouk, qui harassent les bases américaines.

Dans la conjoncture actuelle, la multiplicité des organisations de résistance apparaît à la JRTN comme une nécessité. Elle affirme qu’un commandement unique nuirait à leur capacité d’action sur le terrain, faciliterait le travail de sape des occupants.

En interdisant clairement les attentats aveugles et l’exécution d’Irakiens - sauf s’il s’agit de collaborateurs - elle marque sa différence de méthode avec al-Qaïda.

Mais ce qui fait la force de l’ « Armée Naqshbandi », c’est la foi religieuse, le mode de vie ascétique et le patriotisme de ses membres, son aptitude à transcender les clivages ethniques, et son encadrement composé de militaires de l’ancienne armée irakienne.

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-jaysh-rajal-al-tariqa-al-naqshbandiyya-37200824.html

 

Eau, électricité: les Irakiens se révoltent
Le 18 juin, une famille de la région d’Abou Ghraib – homme, femme, enfants - a été décimée par des tueurs.

L’officier de police chargé de l’enquête affirme que Fayçal Hassan, le père – âgé de 40 ans – employé au département gérant l’irrigation des fermes environnantes, n’était affilié à aucun parti politique ou groupuscule sectaire. « Le mobile des meurtres » - dit-il - « c’est l’eau ».

Trois fonctionnaires de cet organisme ont été assassinés pour le même motif les mois précédents (1).
Le marasme politique provoqué par le renversement de Saddam Hussein a accentué la dégradation des services étatiques déjà mis à mal par 13 ans d’embargo, la corruption quasi institutionnalisée, les agents gouvernementaux qui arrondissent comme ils le peuvent leurs salaires trop bas, sont à l’origine de mécontentements populaires grandissants. Selon un rapport de la Croix-Rouge internationale qui fait référence à des statistiques étatiques, un Irakien sur quatre n’a pas accès à l’eau potable.
Soulèvements en perspective
Les systèmes de purification des eaux du Tigre et de l’Euphrate, polluées par les égouts, bourrées de bactéries, sont hors service depuis longtemps. Rien de sérieux n’est fait pour les remettre en état. Les comprimés qui permettraient de désinfecter l’eau manquent ou sont à un prix inabordable pour la majorité de la population. A cela s’ajoute pour les paysans, la salinisation des terres qui s’est accentuée depuis l’embargo décrété en 1990, notamment à la suite de l’interdiction faite aux Irakiens d’importer du matériel d’aspersion et de drainage.
La disparition d’un pouvoir fort à Bagdad a laissé les mains libres à la Turquie de gérer le fonctionnement de ses barrages (2), et de déverser – en aval - des reliquats chimiques utilisés pour fertiliser les terres irriguées.
Des soulèvements spontanés ou tribaux, provoqués par l’injustice, la misère ou la soif, sont prévisibles à plus ou moins brève échéance, en particulier dans le sud du pays, touché de plein fouet par la sécheresse. Dans la région de Diwaniya, par exemple, à 200kms au sud de Bagdad, la patience du cheikh Ali Ismaïl al-Zoubeidi, est à bout. L’eau qui devrait revenir à sa tribu est siphonnée en amont par des paysans disposant de pompes alimentées par des générateurs électriques.
«Les agents gouvernementaux sont incapables de réguler la distribution », dit-il, «soit parce qu’ils sont corrompus, soit qu’ils ont peur pour leur vie ». Il prévient qu’il défendra les droits ancestraux de sa tribu, y compris par les armes (3).
La colère monte à Bassora : deux morts
A Bassora, l’été, la température dépasse 53°, avec un taux d’humidité très élevé. Dans les quartiers défavorisés, les habitants n’ont qu’une heure d’électricité par jour, ou paient jusqu’à 100 dollars par mois une alimentation par générateur, une fortune pour la plupart d’entre-eux, sans emploi. Des militaires montent la garde près des poteaux électriques pour protéger les employés qui déconnectent les branchements illégaux sur le réseau. Dans les hôpitaux, sans climatisation, les malades dorment la nuit dehors. Les patients ayant des problèmes de mobilité souffrent dans les locaux surchauffés. En 2009, l’UNESCO, estimait que plus de 100 000 Irakiens avaient quitté leur région depuis l’invasion en raison du manque d’eau (4). Le pays est en voie de désertification.
Fin juin, une manifestation de protestation a été durement réprimée sur ordre de Nouri al-Maliki. Bilan officiel : deux morts (5). Pour calmer la colère populaire, Karim Waheed, ministre de l’Electricité, a démissionné, et Al-Maliki a fait de l’énergie sa priorité. Il a promis de rétablir la situation dans deux ans, s’il est réélu ! En attendant, les Irakiens se souviennent qu’en 1991 le Président Saddam Hussein avait fait réparer les dégâts causés par les bombardements américains en quelques mois, en dépit de l’embargo. Sept ans après son renversement, la clique pro-iranienne au pouvoir et les mafias qui la soutienne, sont accusées d’incompétence et de se remplir les poches
.
4 juillet
Source :
Lire :
http://www.france-irak-actualite.com/pages/guerre-de-l-eau-au-pays-des-deux-fleuves-mai-2006--1982344.html
http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=32537&Cr=drought&Cr1
http://www.heraldsun.com/view/full_story/8017236/article-Public-fury-over-power-outages-a-test-for-Iraqv


Un pays déstabilisé .
nb  : Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

L’impasse inquiète Washington, qui souhaite que ses 38 000 troupes de combat, qui doivent avoir quitté l’Iraq le 1er septembre, laissent derrière eux un pays stabilisé sur le plan de la sécurité comme de la politique. En visite à Bagdad, le sous-secrétaire d’Etat américain pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, a rencontré cette semaine les principaux responsables politiques pour faire avancer les tractations.

Pourtant, malgré les pressions américaines,(…)  les deux principaux candidats au poste de premier ministre ont affiché vendredi leur pessimisme sur les chances de former rapidement un nouveau gouvernement. « Nous sommes toujours loin » de former un cabinet, a déclaré à CNN Iyad Allaoui, dont le Bloc iraqien est sorti en tête (91 sièges sur 325) du scrutin, suivi de l’Alliance de l’Etat de droit de Nouri Al-Maliki (89).
Malgré l’intransigeance de MM. Maliki et Allaoui, un diplomate américain a jugé « encourageant » le fait que les rivaux négocient. « Et il ne s’agit pas seulement de discussions, il y a de la substance », a-t-il dit à l’AFP. « Toutes les parties sont d’accord sur le fait que le gouvernement qui sera formé devra permettre aux sunnites, aux chiites et aux Kurdes de jouer un rôle important », a-t-il ajouté. Un équilibre qui reste toutefois difficile à trouver.

29-06

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/6/23/marab1.htm


Des produits toxiques vendus à l'Irak.

Une entreprise chimique britannique a reconnu avoir vendu des tonnes de plomb tétraéthyle, un produit chimique très toxique interdit en Occident depuis des années, au gouvernement Irakien pendant l’occupation du pays par la coalition jusqu’en 2008, rapporte le Guardian.

L’ancien PDG d'Octel, rebaptisée Innospec, le Britannique Paul Jennings, pourrait être extradé aux Etats-Unis, où un procès est en cours pour corruption. Des hauts fonctionnaires Irakiens, qui auraient accepté des millions de dollars de pots de vins de la part de l’entreprise, sont également mis en cause dans cette affaire.

01.07.2010

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/07/01/des-produits-toxiques-vendus-a-l-irak

 



Paroles & action du président...

Stanley McChrystal, « a fucking general »

Le général Stanley McChystal, commandant en chef des forces étasuniennes et de l'OTAN en Afghanistan, a été démis de ses fonctions par Barack Obama pour avoir critiqué sa politique et s’être moqué du vice-Président Joe Biden, lors d’un entretien avec un journaliste du magazine Rolling Stone (1).

Un ministre français  traité de « fucking gay »

   Le quotidien Le Figaro faisait de McChrystal un « nouveau Lyautey » (2), mais s’est gardé de rapporter les passages où le général exprime crûment son peu de considération pour la France. En visite à Paris, en avril dernier, pour expliquer sa nouvelle stratégie, McChrystal ne cachait pas qu’il détestait la capitale française et qu’il préférait « se faire botter le cul par une salle pleine de gens » plutôt que d'aller dîner avec un ministre français qui l’avait invité. A un colonel américain présent, qui lui faisait remarquer : « C’est ton job », il avait répliqué : « Et ça, ça va aussi avec le job ? », en le gratifiant d’un doigt d'honneur… Mais, ce n’est pas tout, au  journaliste de Rolling Stone demandant chez qui il se rendait, l’assistant de McChrystal avait répondu : « Un ministre français. Un enculé de gay ». De qui s’agit-il ? Peu importe. Les Français – à commencer par les familles des 44 soldats morts en Afghanistan (3) - ont matière à s’interroger sur la personnalité de l’homme à la tête des troupes de l’OTAN, et – au-delà de l’événement – aussi sur la façon dont Barack Obama conçoit la concertation entre alliés lors d’une nomination importante. Que penser de l’affront du Président afghan, Hamid Karzaï, à Hervé Morin – ministre de la Défense – le 22 juin, quand sans s’excuser, il a refusé de le recevoir à Kaboul? Trop, c’est trop… Dominique de Villepin a raison de réclamer le rapatriement des soldats français d’Afghanistan (4) et de condamner la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN.   

Du sang de civils sur les mains

   Parce qu’il a vu le film La bataille d’Alger, de Gillo Pontecorvo, et s’est imprégné des ouvrages du colonel Roger Trinquier et de David Galula sur la guerre anti-insurrectionnelle, le général Stanley McChrystal passe pour un intellectuel. Pour les Irakiens et les Afghans, c’est tout simplement un criminel de guerre, un des officiers américains ayant le plus de sang de civils sur les mains.

   En Irak, McChrystal a supervisé les activités du Camp Nama - Nasty Ass Military Area -, près de Bagdad, une prison interdite de visite à la Croix-Rouge, où l’unité secrète Task Force 6-26 expérimentait tous types de tortures (5). Ancien Béret Vert passé par Fort Bragg (6), ses 33 ans dans les forces spéciales sont classifiés. Nommé par Dick Cheney à la direction du Joint Special Operations Command (JSOC), il chapeautait notamment les « brigades de la mort ». On lui attribue les trucages de l’arrestation de Président Saddam Hussein, qui aurait – dit-on - effectué un séjour à « l’infirmerie » du Camp Nama avant son incarcération au Camp Cropper.

   En Afghanistan, le séjour de McChrystal peut se résumer au bilan qu’il a dressé, en vidéoconférence, à un soldat qui l’interrogeait sur l’escalade militaire : « Nous avons tué un nombre impressionnant de personnes mais, à ma connaissance, aucune ne s’est révélée être une menace » (7).

   Barack Obama n’en a peut être pas fini avec Stanley McKrystal. Il craint que ce spécialiste des coups tordus, très populaire au sein du Parti Républicain, se présente à la prochaine présidentielle (8). 

Notes :

(1) The Runaway General, par Michael Hastings (Rolling Stone- 8/6/10)
http://www.rollingstone.com/politics/news/17390/119236

(2) McChrystal, l'anti-Rumsfeld, par Renaud Girard (Le Figaro - 4/12/09)
http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/04/01003-20091204ARTFIG00011-mcchrystal-le-lyautey-americain-.php

(3) Huit soldats français ont été tués depuis le début de l’année 2010. Le 6 juin dernier, le nombre des soldats de l’OTAN tués depuis janvier dépassait les 300. Les victimes civiles afghanes « collatérales » se comptent par milliers.

(4) Conférence de Dominique de Villepin à Sciences-Po (Paris - 1/2/10)
http://2villepin.free.fr/index.php/2010/02/03/1395-dominique-de-villepin-a-sciences-po-paris-conference-sur-l-afghanistan

(5) In Secret Unit's 'Black Room,' a Grim Portrait of U.S. Abuse, par Eric Schmitt et Carolyn Marshall (New York Times – 19/3/06)
http://uniset.ca/terr/news/nyt_blackroomiraq.html

(6) Le Fort Bragg, situé en Caroline du Nord, est la plus importante base de commandos spéciaux au monde.

(7) Tighter Rules Fail to Stem Deaths of Innocent Afghans at Checkpoints, par Richard A . Oppel Jr (New York Times – 26/3.10)
http://www.nytimes.com/2010/03/27/world/asia/27afghan.html

 (8) Cette hypothèse est évoquée depuis son limogeage. Jusqu’ici, son protecteur David Petraeus – 57 ans – passait pour un candidat républicain potentiel pour la présidentielle de 2012. L’opération d’un cancer de la prostate subie par Petraeus en 2009, et l’accident cardiaque dont il a été victime lors d’une audition au Sénat américain, le 15 juin, remettent en question cette éventualité.

© G. Munier/X.Jardez

26 juin
Publié le 29 juin 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

 

Obama nomme James Jeffrey, nouvel ambassadeur en Irak.

 Le président Obama a nommé vendredi le diplomate James Jeffrey nouvel ambassadeur en Irak en remplacement de Christopher Hill, une nomination qui devra être confirmée par le Sénat.  
Le diplomate de carrière James Jeffrey est actuellement ambassadeur des Etats-Unis en Turquie. 
Le Sénat américain avait approuvé il y a un peu plus d'un an, en avril 2009, au terme d'un long débat, la nomination de Christopher Hill comme ambassadeur des Etats-Unis en Irak.

Le choix de Hill avait été inattendu notamment parce qu'il ne parle pas arabe et parce qu'il n'est pas considéré comme un spécialiste du Moyen-Orient

26/06

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143889&language=fr


 


L'Irak en chiffre: du  20/06 au 11/07/10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

35 + x

84 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

X

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

34

53

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La résistance contre l'agresseur

1 Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Maliki

24/06/

Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a critiqué, les appels lancés par les membres de la liste Al-Iraqia d’Iyad Allaoui, à une intervention des différents pays, dont les Etats arabes, dans les affaires intérieures de l’Irak.
Selon M.Maliki, les interventions régionales et internationales risquent de compliquer le processus politique en cours et de retarder la formation du nouveau gouvernement irakien.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143561&language=fr


2 Confection d'un gouvernement fantoche

Le nouveau Parlement s’est réuni le 14 juin en séance inaugurale
Le nouveau Parlement s’est réuni le 14 juin en séance inaugurale, les partis, dont aucun ne peut assumer le pouvoir seul, ne sont toujours pas parvenus à se mettre d’accord sur le nom du prochain chef du gouvernement. Ni le sortant, le chiite Nouri Al-Maliki, ni son principal rival, le laïc Iyad Allaoui (soutenu par les sunnites), n’ont renoncé à leurs ambitions de former un prochain gouvernement. Le Guide spirituel des chiites (60 % de la population), le Grand ayatollah Ali Sistani, a averti vendredi que ce blocage pourrait le pousser à intervenir personnellement dans la crise, ce qui serait une première depuis 2004.

29-06

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/6/23/marab1.htm

 

La grande coalition chiite au bord de la rupture…

 Les principaux partis chiites qui se sont entendus pour former une coalition gouvernementale, ne parviennent pas à désigner le futur Premier ministre, ce qui risque de retarder encore la formation du prochain gouvernement.

L'incertitude, toujours de mise trois mois et demi après les élections législatives du 7 mars, suscite le mécontentement des Irakiens et fait le jeu de la guérilla, à l'approche du retrait des dernières troupes de combat américaines, prévu en août.

L'alliance Irakia, soutenue par une bonne part de la minorité sunnite, l'a emporté d'une courte tête le 7 mars.

Distancé de deux sièges, l'Etat de droit de Nouri al Maliki, chef du gouvernement sortant, a toutefois fusionné avec l'Alliance nationale irakienne, autre formation chiite dominée par des mouvements proches de l'Iran, tels que le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) ou le parti fidèle à l'imam radical Moktada Sadr.

Le nouvel ensemble, qui dispose d'une majorité relative au Parlement, est donc le mieux placé pour gouverner, mais les divergences quant à la désignation du futur Premier ministre menacent désormais sa survie, dit-on de sources politiques.

"PLUS PROCHE DE LA RUPTURE QUE DE LA COHÉSION"

Le parti Dawa, dont Maliki est issu, insiste pour qu'il soit reconduit dans ses fonctions, mais les autres courants s'y opposent, bien qu'il ait proposé de renoncer à certaines de ses prérogatives, dit-on au sein de la formation.

"Le CSII, l'organisation Badr (ex-bras armé du CSII) et les sadristes ont décidé de ne pas laisser le gouvernement à Maliki ou au parti Dawa.

"L'alliance est plus proche de la rupture que de la cohésion. Elle est encore mise à l'épreuve", rapporte un membre de la direction du CSII sous le sceau de l'anonymat.

Les sadristes, qui représentent 40 des 70 sièges de l'Alliance nationale, refusent de transiger au sujet de Maliki, auxquels ils reprochent le démantèlement par la force de la milice du jeune imam, en 2008.

"Honnêtement, nous n'en sommes pas là, mais nous poussons jusqu'au point de rupture pour empêcher Maliki d'être à nouveau Premier ministre", explique l'un des partisans de Sadr, qui souhaitent voir le poste revenir à l'ancien chef du gouvernement Ibrahim al Djafari.

Le CSII est quant à lui favorable à Adel Abdoul-Mahdi, actuel vice-président, mais les sadristes ne l'entendent pas non plus de cette oreille.

Aux termes de la Constitution irakienne, le parlement élit le président qui désigne à son tour un Premier ministre au sein du groupe parlementaire le plus important.

24 juin

AP

 

Impasse politique.

Le climat d’exacerbation prend de l’ampleur au sein de la population en raison de l’absence de gouvernement

Ces violences interviennent en effet en pleine impasse politique, le nouveau gouvernement n’ayant toujours pas été formé, trois mois et demi après les législatives. Elles interviennent aussi alors que la tension sociale est à son comble.
Samedi dernier, un rassemblement de protestation contre la pénurie d’électricité à Bassorah, dans le sud de l’Iraq, a tourné à la manifestation violente et l’un des manifestants a péri alors que la police tirait en l’air pour disperser la foule. Deux personnes ont également été blessées par ces tirs.

Réunis devant le bâtiment du conseil provincial, plusieurs milliers de manifestants ont exigé la démission du ministre de l’Electricité, Rahim Wahid, et du gouverneur de la province, Chiltaigh Abboud, qu’ils accusent de ne pas fournir suffisamment de courant à la troisième ville du pays, première région productrice de pétrole en Iraq et possédant les troisièmes plus importantes réserves connues au monde, derrière l’Arabie saoudite et l’Iran.
Risques d’explosion
A ce ras-le-bol s’ajoute l’impasse politique due à l’absence de progrès dans les négociations pour la formation d’un gouvernement.

Un blocage qui traîne en longueur et qui peut avoir de graves conséquences. Le chef de la diplomatie iraqienne, Hoshyar Zebari, a ainsi averti que les querelles sur le choix du prochain premier ministre et le blocage politique en Iraq exaspèrent la population et risquent de provoquer une réaction violente de la rue.

La manifestation de Bassorah augure peut-être d’autres troubles, a estimé le ministre dans une interview dimanche à l’AFP.

Semaine du 23 au 29 juin 2010,
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/6/23/marab1.htm


Les grandes manœuvres

Moqtada Sadr : les Etats-Unis ne doivent pas dicter leurs vues.

Moqtada Sadr a appelé dimanche les responsables irakiens à ne pas se laisser influencer par les Etats-Unis dans leurs efforts pour régler la crise politique en cours.

Dans un communiqué diffusé par son bureau à Najaf (centre), Moqtada Sadr, qui vit en Iran, exhorte les deux prétendants au poste de Premier ministre, le sortant Nouri al-Maliki et l'ancien chef du gouvernement Iyad Allawi, à prendre en compte l'intérêt des Irakiens.

"Je conseille MM. Maliki et Allawi de ne pas laisser l'occupant intervenir", a dit ce dirigeant chiite, au moment où le vice-président américain Joe Biden est à Bagdad pour notamment rencontrer séparément les deux hommes.

"Leurs entretiens doivent permettre d'appliquer l'agenda irakien et non l'agenda américain", a estimé M. Sadr dont la milice, l'Armée du Mahdi, a plusieurs fois affronté les forces américaines depuis l'invasion du pays.

Cette milice créée en 2003 fut un temps considérée comme la plus puissante d'Irak avec 60.000 hommes. Moqtada Sadr a annoncé fin août 2008 la fin de ses opérations.

Quatre mois après les législatives, les différents partis n'ont toujours pas trouvé d'accord sur le prochain gouvernement ni sur le nom du prochain Premier ministre.

Ni M. Maliki ni M. Allawi ne semblent disposés à renoncer au poste.

Répondant à un appel de Moqtada Sadr, plusieurs centaines de ses partisans ont fustigé dimanche la présence en Irak de M. Biden, lors d'une manifestation devant la grande mosquée de Koufa, une des villes saintes du chiisme située à 145 km au sud de la capitale.

"Non à l'Amérique", "non à Israël", "non à l'ingérence américaine", pouvait-on lire sur certaines pancartes.

"Où est la souveraineté irakienne?", interrogeait une banderole.

Cette manifestation encadrée par un étroit dispositif de police s'est ensuite dispersée dans le calme.

Dans son communiqué, Moqtada Sadr ne s'est pas prononcé pour l'un ou l'autre des candidats.

"J'appelle les candidats au poste de Premier ministre à privilégier l'intérêt de l'Irak sur leur propre intérêt et à faire des concessions en faveur du meilleur candidat", a dit Moqtada Sadr.

"Celui qui reste longtemps à ce poste risque la dépravation", ajoute-t-il toutefois.

Le mouvement sadriste avait annoncé en mai qu'il n'était finalement pas opposé au maintien au pouvoir de M. Maliki, en poste depuis 2006, tout en émettant des "réserves" sur son compte.

Moqtada Sadr lui-même avait qualifié en avril M. Maliki de "menteur".

Le mouvement sadriste voue une rancune tenace au Premier ministre qui a lancé en 2008 une campagne militaire contre l'Armée du Mahdi.

"Le Parlement a le devoir d'élire quelqu'un qui n'est pas un dictateur, pas l'homme d'un parti, pas un Américain, pas un membre du Baas et pas un ennemi du peuple", selon le texte.

(AFP /

04 juillet 2010


Prisons, exactions & torture

La Cour irakienne a administré 62 peines de mort en cinq mois. !!! -

 « Une Cour irakienne a condamné un total de 62 personnes à la mort en invoquant la loi irakienne d’anti terrorisme depuis le début de l’année 2010 » selon un rapport publié mercredi par Al-Sabah, journal tenu par l’Etat.

Les décisions sont venues de la cour fédérale de la ville d’Al Anbar, à environ 200 kilomètres à l’ouest de Bagdad la capitale. "La Cour a aussi rendu des sentences d’emprisonnement d’une durée de cinq ans à vie pour 158 militants qui ont collaboré avec Al Qaida » a dit Bahaa al-Qaisi, chef de la police d’Al-Anbar.

La Cour a aussi rendu des sentences d’emprisonnement pour sept personnes, dont un ressortissant iranien, pour des périodes allant de 5 à 15 ans pour trafic de drogue.

Earth Times (post) –

 May 19, 2010



 Les occupants 

b) Usa

Politique intérieure & extérieure

Joe Biden à Bagdad …

Les États-Unis tentent de sortir l'Irak de la crise politique

On ignore combien de temps doit durer cette visite, qui intervient au moment où les États-Unis retirent leurs troupes de combat d'Irak, conformément à la stratégie de retrait graduel du président Barack Obama. Sept ans après l'invasion du pays, l'armée américaine compte actuellement 77.500 hommes en Irak.

Un contingent qui doit être ramené à 50.000 au 1er septembre.

http://www.lepoint.fr/monde/visite-surprise-du-vice-president-americain-joe-biden-a-bagdad-03-07-2010-1210736_24.php

04-07

Le vice-président Biden a appelé les dirigeants irakiens à débloquer les négociations en cours sur la formation du gouvernement, dans l'impasse depuis les législatives du 7 mars.
"A mon humble opinion, pour atteindre vos objectifs, il faut que chacune de vos communautés soit représentée de façon proportionnelle dans ce nouveau gouvernement", a-t-il déclaré à plusieurs ministres lors d'une réception à Bagdad.
"Le Bloc irakien, l'Alliance de l'Etat de droit, l'Alliance nationale irakienne et l'Alliance kurde vont tous devoir jouer un rôle important dans ce nouveau gouvernement pour qu'il fonctionne", a-t-il dit, en citant les principaux blocs politiques irakiens.

AFP
04/07

 

Joe Biden rencontre le président Talabani…

Le vice-président des États-Unis, Joe Biden, a fait une dernière tentative, lundi, pour inciter les dirigeants irakiens à faire fi de leurs différences qui ont créé un dangereux vide politique alors que les troupes américaines rentrent à la maison.

M. Biden a rencontré de hauts responsables irakiens, incluant le président Jalal Talabani, avant de conclure une visite qui avait pour objectif de permettre à l'Irak de sortir de l'impasse politique dans laquelle le pays se trouve depuis les élections, il y a quatre mois, et de former un nouveau gouvernement.

Durant son séjour officiel, le vice-président américain a pressé les politiciens irakiens rivaux à désigner sans plus tarder de nouveaux dirigeants pour leur démocratie, insistant sur le fait qu'un gouvernement ne représentant pas toutes les parties n'obtiendrait pas de succès.

L'Irak est sans gouvernement depuis le scrutin du 7 mars, qui n'a permis à aucun candidat d'émerger clairement comme le vainqueur. Les différends entre les différentes factions politiques opposées qui cherchent à diriger le pays font craindre que les insurgés puissent exploiter l'incertitude pour rallumer la violence sectaire.

Les entretiens du vice-président Biden avec M. Talabani ont porté sur les façons de relancer le processus politique, a fait savoir le président irakien par voie de communiqué, sans donner de détails.

En présence de journalistes, avant sa rencontre avec M. Biden, M. Talabani avait affirmé que les deux hommes discuteraient des façons d'accroître les relations entre l'Irak et les États-Unis à la suite du retrait des forces américaines déployées sur le sol irakien.

Lundi, le vice-président américain s'est également entretenu avec Ammar al-Hakim, chef chiite du Conseil islamique suprême d'Irak, appuyé par l'Iran.

Dans un communiqué diffusé sur son site Web, M. al-Hakim s'est félicité de la rencontre.

Il a cependant minimisé l'influence que pourrait exercer Washington sur la formation du nouveau gouvernement, affirmant qu'il s'agissait-là d'une «affaire nationale purement irakienne».

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201007/05/01-4295776-crise-irakienne-joe-biden-rencontre-le-president-talabani.php



c) Les alliés (des Usa)

Dans le monde

Grande-Bretagne

20 milliards £ dépensés par Londres dans les guerres en Irak et en Afghanistan.

Des chiffres officiels ont révélé que la Grande Bretagne a dépensé 20 milliards et 340 millions de livres sterlings dans la guerre contre l’Afghanistan et l’Irak, et ce depuis le 11-11-2001.
Selon le quotidien britannique Sunday Times, ce chiffre comprend 18  milliards destinés aux opérations militaires, auxquels s’ajoutent des centaines de millions de livres dépensées dans des missions d’assistance et de protection des responsables britanniques en Irak et en Afghanistan.
Le journal  indique que 9,4 milliards de ce montant ont été consacré à l’Irak, tandis que le reste était du for de l’Afghanistan. Sachant que cette somme n’inclut pas les salaires des soldats, ni les coûts d’hospitalisation des blessés graves, le journal s’attend à ce que le réel montant soit nettement supérieur.
Et de rappeler les contestations acerbes des dirigeants syndicalistes britanniques lesquels reprochent aux autorités anglaises de dépenser des sommes astronomiques dans des guerres couteuses, alors qu’elles procèdent à réductions considérables dans les dépenses publiques !

21/06/2010

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143141&language=fr


VaticanL’Irak au centre de l’attention du Pape.

Après avoir procédé à des nominations importantes, le Pape conclut cette dernière semaine d’activités en abordant plusieurs des sujets qui marqueront l’année à venir, et notamment le Synode pour le Moyen-Orient qui sera un des événements marquants de la rentrée. «L’assemblée spéciale du Synode pour le Moyen-Orient est l’opportunité d’explorer le rôle et le témoignage des chrétiens dans la terre de la bible». L’occasion aussi de «donner une impulsion au dialogue interreligieux pour oeuvrer à la paix». C’est ce qu’a déclaré le Pape, ce vendredi, au nouvel ambassadeur irakien près le Saint-Siège, Habbeb Mohammed Radi Al Sadr. Mais les chrétiens d’Irak n’étaient pas les seuls qui ont attiré l’attention du Pape, Benoît XVI est également revenu sur le contexte politique du pays, souhaitant au plus vite la formation d’un gouvernement.
Les minorités irakiennes interpellent le gouvernement, 76 représentants chrétiens et d’autres groupes minoritaires dans le pays ont adressé un appel aux autorités irakiennes, à l’issue d’une rencontre ce week-end à Kara Kosh, près de Mossoul. Un appel en huit points pour que Bagdad garantisse la survie des minorités en Irak, parmi les demandes formulées, un programme de soutien au retour des réfugiés et la création d’une commission nationale pour promouvoir le dialogue entre les différents groupes religieux et ethniques. Nous avons joint Mgr Casmoussa, l'archevêque syro-catholique de Mossoul qui soutient ce projet bien qu’il soit présenté en pleine crise politique interne. Selon certaines statistiques, près de 500.000 chrétiens, soit plus ou moins un chrétien sur deux, ont quitté l'Irak depuis le début de la guerre en 2003.

http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=405216


Les commentaires sont fermés.