Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

18/07/2010

n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage de l'Afghanistan - 16-07 :- Fin - : "On ne compte pas les morts"

n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage  de l'Afghanistan - 16-07 :- Fin  - : "On ne compte pas les morts"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

& témoignage

n° 442 - du 16-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Le " Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage " est  visible :

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

2 Annexe

2-2 Caleb Irri : De la nécessité du complot.        

2-3  "On ne compte pas les morts"

2-3 USA : Pire que la Grande dépression ; Obama : pire que Hoover...

 



2-2 Caleb Irri : De la nécessité du complot.    

       L'histoire des hommes est, qu'on le veuille ou non, le résultat de luttes incessantes menées pour le pouvoir, pour la liberté, pour Dieu ou pour l’argent. Cette histoire est devenue peu à peu l’Histoire, “officielle”, et se trouve remplie de mystères, de secrets, de complots.

Mais lorsqu’on y regarde de plus près, on s’aperçoit que derrière  toutes ces luttes se cache cette vérité : l’humanité à toujours été soumise, en réalité, à une lutte unique, celle des petits contre les grands.

Cette lutte s’est accomplie dans le sang, le secret et le mensonge.

Le secret est un moyen indispensable aux tyrans établis ou en devenir, car il possède la qualité non négligeable de masquer ses objectifs. Ces objectifs étant la conservation (ou la prise) du pouvoir, il va sans dire que l’intérêt primordial des dominants est de cacher cette volonté de domination, et cela par tous les moyens possibles. L’argent appelant le pouvoir et le pouvoir appelant l’argent, il est naturel (et logique) que ces deux puissances s’allient, et certainement pas pour le bien du peuple. L’argent étant dans notre système actuel le bien le plus précieux, il est nécessaire que celui qui en possède le plus soit le plus puissant, ou à défaut le plus influent. Car il faut distinguer le pouvoir effectif du pouvoir réel : celui qui détient le premier n’est pas forcément le maître, tandis que le second si. Cela signifie que le pouvoir politique est dépendant du pouvoir financier, qu’il le veuille ou non. Le pouvoir politique a donc comme objectif d’atteindre la richesse, tandis que le pouvoir financier rêve d’agrandir encore sa puissance.
C’est là que commence le complot. Si l’intérêt réel des puissants de ce monde n’est pas, contrairement à ce qu’ils affirment tous, le bien de leur peuple (le capitalisme ne multiplie pas mais divise les ressources), ils ne peuvent tout de même pas en faire état publiquement : on imagine bien ce qui suivrait ! Ensuite, plusieurs problèmes surgissent de ce secret initial, et rendent inévitable l’utilisation dans un deuxième temps du mensonge, pour dans un troisième aboutir au complot. Car bien que les dominants se moquent du peuple, ils le craignent tout de même, car le nombre et la colère ont une force qu’ils ne pourraient contenir, à moins que de sacrifier ceux-là mêmes qui les nourrissent. C’est donc le mensonge qu’utilisent les dominants pour cacher le premier secret, c’est à dire qu’il leur faut à tout prix éviter que le peuple prenne conscience de sa force réelle, pour continuer à supporter sa situation. Ainsi les puissants font croire au peuple qu'ils travaillent pour lui, alors qu'en réalité ils travaillent pour eux-mêmes.

Et pour ne pas rendre visible ce mensonge et continuer à servir leur but ultime, il leur faut malgré tout maintenir une apparence de justice et d’équité, ainsi qu’un niveau de vie suffisant au maintien de la productivité (un homme mal nourrit travaille mal), tout en n'ayant derrière cette apparence que le soucis de garder une part toujours plus grande pour eux… sans cela, ils ne sauraient conserver longtemps le pouvoir.

Mais l’argent et le pouvoir ont ceci en commun qu’ils sont addictifs, et qu’il en faut toujours plus à celui qui les désire, que ce soit par complexe ou par ignorance. Ainsi, afin de satisfaire cet insatiable appétit, et poussés par la jalousie ou la concurrence (l’autre a plus que moi, ou il va racheter mes parts), ils se mettent en danger pour obtenir toujours un peu plus, au risque de tomber dans l’illicite, voire dans l’illégal. La corruption ayant d’ailleurs déjà tellement infesté la politique, les dominants se sont dotés de moyens législatifs discrets mais efficaces les protégeant pour les délits plus petits…. Mais lorsque l'on monte dans la hiérarchie des pouvoirs, le montant des sommes en jeu, les conséquences humaines de certaines actions deviennent tellement importants qu'il est indispensable de les cacher au peuple. Et si on ajoute à cela la corruption chronique du système qui incite à “se soumettre ou se démettre”, le plus honnête des hommes accédant au pouvoir se verra confronté à ce problème : soit il accepte son fonctionnement et se retrouve mouillé et complice, soit il refuse et n'a plus qu'à sortir du jeu.

Une fois entré dans ce jeu, il n'est plus possible d'en sortir : c'est un cercle vicieux. Il faut protéger ses méfaits de l'appétit des médias, négocier des silences, légaliser certaines activités, blanchir l'argent, aider les “collègues”… Au bout d'un moment, ces hommes sont si embourbés dans leurs malversations, leurs secrets et leurs mensonges qu'ils ne peuvent plus reculer, et tentent in fine de se protéger totalement par de plus grands mensonges, pour obtenir plus d'argent, pour avoir plus de pouvoir. Arrivés au sommet de cette pyramide se trouvent les véritables puissants, ceux qui ont cessé de vouloir plus, car ils ont déjà tout. Ces derniers possèdent une idéologie, une vision du monde, avec le pouvoir de le modifier selon leurs volontés. Mais ils sont également rompus à toutes les techniques nécessaires pour en arriver là, c'est à dire une grande science du secret, du mensonge et de la corruption. Poussés par des considérations idéologiques et disposant de formidables capacités financières, ils sont capables (et nous l'avons vu à de nombreuses reprises au cours de l'Histoire) de provoquer des conflits dans d'autres pays, de fomenter des coups d'Etat, d'assassiner les “gêneurs”, de torturer des êtres humains. Ce genre de projets nécessite de multiples complicités, et une organisation secrète capable de protéger ses méfaits à n’importe quel prix, que ce soit celui de la misère ou du sang.

Car à un très haut niveau, les actions de ces puissants rapportent peut-être des milliards, mais ont également des répercussions bien réelles sur les peuples qui en subissent les conséquences. C'est de géopolitique qu'il s'agit alors, et c'est à coups d'espions, de diplomatie, de manoeuvres militaires ou de menaces que se règlent les problèmes. Il est inévitable qu’à ce stade le complot soit mis en place par les dominants, car les méthodes (ainsi que le caractère moral de l’utilisation de ces méthodes) sont clairement injustes et répréhensibles, condamnables, et même  les lois que les dominants parviennent à faire voter pour se protéger ne suffiraient pas : des actions comme la guerre contre l’Afghanistan ou l’Irak, si on en connaissait le véritable objectif, seraient autrement considérées comme des crimes contre l’humanité.
Et en effet, comment expliquer l’injuste partage des richesses dont est victime le monde autrement que par le complot ? qui accepterait de voir un pays envahi par une armée sous le seul prétexte de s’en accaparer les ressources ? qui accepterait que quelques personnes possèdent la majorité des richesses de ce monde ? qui accepterait d’aller travailler, d’aller se battre, s’il savait que c’est pour servir une cause contraire à son propre intérêt ?

Le seul moyen de comprendre le monde d’aujourd’hui est d’accepter l’existence du complot. Sans cette hypothèse, il est impossible d’expliquer comment le monde d’aujourd’hui en est arrivé là. L’objectif secret de conservation, ou de renforcement du pouvoir des dominants est la cause du paradoxe actuel qui se voit de plus en plus clairement : plus nos dirigeants font mine de vouloir arranger les problèmes économiques et sociaux dus à la crise, et plus la crise devient importante. Ce décalage, que l’on voudrait croire le résultat de l’incompétence de nos dirigeants, renforce pourtant le pouvoir de ces derniers sur les peuples, qui eux sont de plus en plus oppressés par les mesures prises… les économistes ne comprennent pas, les sociologues non plus : c’est qu’ils balayent d’un revers de manche la seule hypothèse valable, le complot. Mais en haut de la pyramide des pouvoirs et de la richesse, les véritables dominants s’agitent en secret pour renforcer leur domination, en créant les conditions économiques, sociales, religieuses et culturelles favorables à l’exécution de leur pouvoir. En renforçant un monde injuste il le rendent violent et dangereux, et justifient ainsi le besoin des peuples de se faire protéger par les puissants… puissants qui perdraient tout leur pouvoir si l’on s’apercevait que, loin de le rendre plus juste et moins violent, c’était justement eux qui le rendaient ainsi.

Mais ne soyons pas pessimistes, et faisons confiance au temps : car même si le secret est bien gardé, un complot finit toujours par devoir se montrer au grand jour : et ce jour-là, quand les masques tombent, l’Histoire finit toujours par rendre justice à la vérité : comment, autrement, connaitrions nous l’existence des complots précédents ?

Caleb Irri

3 juillet 2010

http://www.calebirri.unblog.fr
l'adresse :  medias-mensonges-desinformation-unsubscribe@googlegroups.com  


2-3  "On ne compte pas les morts"

General Tommy Franks (*)

Le coût en vies humaines de l’Operation Enduring Freedom

Published on juillet 8, 2010 par apetimedia

 

Comme en témoigne l’article ci-dessous, ponctuellement et de façon aléatoire, les médias nous informent  sur le nombre de soldats des forces de la Coalition tués suite aux offensives au Moyen-Orient depuis ces 9 dernières années. Bien plus rarement sont  médiatisées les informations chiffrées  relatives aux civils victimes de ces conflits.

Deux sites, Icasualties  et Irak Body Count – ce dernier s’intéressant uniquement au comptage des décès civils – assurent une veille régulière sur les décès imputables à l’Opération Enduring Freedom, menée par l’International Security Assistance Force (l’lSAF) et l’OTAN. Nous vous livrons plus bas quelques tableaux documentés tirés de ces sites  anglophones : ils reproduisent le décompte régulièrement mis à jour des victimes des "guerres" d’Irak et d’Afghanistan.

Suite aux attentats du 11 Septembre 2001, les offensives ont initialement été lancées pour débusquer Ousama Ben Laden dans une grotte d’Afghanistan, puis pour déloger Saddam Hussein à la tête de l’Irak accusée d’appartenir à "l’Axe du Mal",  mais neuf ans après et malgré toutes les forces déployées, Oussama Ben Laden demeure introuvable. "Jeu" de dupe au détriment de la vie des civils ?

Au vu des chiffres que les tableaux suivants nous révèlent, ces chasses à l’homme, amorcées par une propagande intensive, ont largement débordé de leur objectif initial. Le coût en vies humaines au prétexte d’anéantir le terrorisme est tout simplement inacceptable.

 

Voici les décomptes des morts suite aux conflits armés tels qu’enregistrés par les sites iCasualties.org pour l’Afghanistan.

 

Décompte des soldats tués depuis 2001 tels que répertoriés par iCasualties.org suite à l’Operation Enduring Freedom

Victimes militaires de la Coalition par années et par mois :

Soldats de la Coalition

Year

Jan

Feb

Mar

Apr

May

Jun

Jul

Aug

Sep

Oct

Nov

Dec

Total

2001

0

0

0

0

0

0

0

0

0

3

5

4

12

2002

10

12

14

10

1

3

0

3

1

6

1

8

69

2003

4

7

12

2

2

7

2

4

2

6

8

1

57

2004

11

2

3

3

9

5

2

4

4

8

7

2

60

2005

2

3

6

19

4

29

2

33

12

10

7

4

131

2006

1

17

13

5

17

22

19

29

38

17

9

4

191

2007

2

18

10

20

25

24

29

34

24

15

22

9

232

2008

14

7

20

14

23

46

30

46

37

19

12

27

295

2009

25

25

28

14

27

38

76

77

70

74

32

35

521

2010

43

53

39

34

51

102

12

0

0

0

0

0

334

Year

Jan

Feb

Mar

Apr

May

Jun

Jul

Aug

Sep

Oct

Nov

Dec

Total

2001

0

0

0

0

0

0

0

0

0

3

5

4

12

2002

10

11

9

5

1

3

0

1

1

6

1

1

49

2003

4

7

12

2

1

3

2

4

2

4

6

1

48

2004

9

2

3

3

8

5

2

3

4

5

7

1

52

2005

2

1

6

18

4

27

2

15

11

7

3

3

99

2006

1

17

7

1

11

18

9

10

6

10

7

1

98

2007

0

14

5

8

11

12

14

18

8

10

11

6

117

 

 

2008

7

1

8

5

17

28

20

22

27

16

1

3

155

2009

15

15

13

6

12

25

45

51

40

59

18

18

317

2010

30

32

26

20

34

60

8

0

0

0

0

0

210


 

 

Soldats U.S.

Year

Jan

Feb

Mar

Apr

May

Jun

Jul

Aug

Sep

Oct

Nov

Dec

Total

2001

0

0

0

0

0

0

0

0

0

3

5

4

12

2002

10

12

14

10

1

3

0

3

1

6

1

8

69

2003

4

7

12

2

2

7

2

4

2

6

8

1

57

2004

11

2

3

3

9

5

2

4

4

8

7

2

60

2005

2

3

6

19

4

29

2

33

12

10

7

4

131

2006

1

17

13

5

17

22

19

29

38

17

9

4

191

2007

2

18

10

20

25

24

29

34

24

15

22

9

232

2008

14

7

20

14

23

46

30

46

37

19

12

27

295

2009

25

25

28

14

27

38

76

77

70

74

32

35

521

2010

43

53

39

34

51

102

12

0

0

0

0

0

334

Year

Jan

Feb

Mar

Apr

May

Jun

Jul

Aug

Sep

Oct

Nov

Dec

Total

2001

0

0

0

0

0

0

0

0

0

3

5

4

12

2002

10

11

9

5

1

3

0

1

1

6

1

1

49

2003

4

7

12

2

1

3

2

4

2

4

6

1

48

2004

9

2

3

3

8

5

2

3

4

5

7

1

52

2005

2

1

6

18

4

27

2

15

11

7

3

3

99

2006

1

17

7

1

11

18

9

10

6

10

7

1

98

2007

0

14

5

8

11

12

14

18

8

10

11

6

117

2008

7

1

8

5

17

28

20

22

27

16

1

3

155

2009

15

15

13

6

12

25

45

51

40

59

18

18

317

2010

30

32

26

20

34

60

8

0

0

0

0

0

210

 Traduction apetimedia pour ReOpenNews

Un article du 13 janvier 2010 publié sur lesinfos.com nous apprend que : "Selon un rapport de l’ONU, le bilan des morts de civils en Afghanistan a augmenté de plus de 10%   les 10 premiers mois de l’année 2009. L’AFP a publié les chiffres de la mission d’assistance des nations unis en Afghanistan (MANUA), selon lesquels 2038 civils ont été tués en 2009 contre 1838 en 2008. Le calcul de l’ONU montre que la majorité des civils, soit 1404, ont été tués  par des insurgés Afghans : “Les morts résultant des activités des insurgés sont trois fois plus importantes que celles causées par les forces pro-gouvernementales” en 2009, affirme l’ONU. Concernant les autres victimes civiles selon MANUA  468 ont été tués par les forces pro gouvernementales et 166 par d’autres acteurs.

Le 7 janvier, les Résistants rejettent la déclaration de l’ONU selon laquelle les insurgés auraient tué trois fois plus de civils que les troupes occidentales. Ils reprochent au secrétaire général de l’ONU de  “fouler aux pieds” les principes de neutralité de l’ONU, affirmant au contraire que les forces internationales étaient les principales responsables des pertes civiles. Washington avait pourtant promis au gouvernement Afghan d’être plus prudent avec les civils mais sans succès “le recours à des frappes aériennes et le fait que les installations militaires [de l'OTAN] soient situées dans des zones civiles augmentent fortement le risque de voir des civils tués ou blessés”, déplore cependant l’ONU.

En 2009, 110.000 soldats étrangers étaient sous le commandement de l’OTAN et des États-Unis . En 2010, pour la neuvième année, la guerre s’intensifie, elle sera marquée par l’arrivée programmée de quelque 40.000 renforts, essentiellement américains.

L’importante augmentation du nombre de civils tués en 2009 n’est pas aussi surprenante que cela. En 2008, on avait déjà noté une hausse brutale de 40% du nombre de civils tués par rapport à 2007. De son côté, l’armée américaine a vu le nombre de ses soldats tués doubler en 2009 (317 morts) par rapport à 2008 (155 morts).  En France, la mort d’un sous officier le 12 janvier porte à  38  le nombre de militaires français ayant trouvé la mort en Afghanistan depuis le déploiement des premières troupes alliées, fin 2001."

 


2-3 USA : Pire que la Grande dépression ; Obama : pire que Hoover...

« Ne vous y trompez pas, nous allons dans la bonne direction », a déclaré le 2 juillet Barack Obama, faisant écho au fameux « La reprise est au coin de la rue » lancé par le Président Hoover en pleine Grande dépression. Souvent, dans les périodes de crise, les dirigeants sont si effrayés par sa gravité qu’ils préfèrent faire comme si la réalité n’existait pas.

Depuis deux ans, 55% de la population active américaine a subi une perte d’emploi, une baisse de salaire ou une réduction de son temps de travail (source : Pew Research Center). En 18 mois de présidence Obama, 870 000 emplois manufacturiers ont disparu. Si le chômage frappe officiellement 15 millions de personnes, avec le sous-emploi l’on dépasse largement les 30 millions. Et l’on ne compte pas les millions de gens qui sont sortis du système (encore 842 000 en juin, selon le Bureau of Labor Statistics). A cause de l’inaction du Congrès et de l’administration, trop occupés à préserver les intérêts de Wall Street, d’ici au 31 juillet, ce seront 2 millions de chômeurs qui se verront privés de toute indemnité. En effet, les congressistes n’ont pas adopté la « job bill » qui prévoyait le maintien des indemnisations. Et la Maison Blanche, adepte des pressions et chantages en tout genre lorsqu’il s’agit de favoriser les lobby de l’assurance et de la finance, s’est distinguée par son inaction totale. [*]

Dans la même semaine, le Congrès a également rejeté le transfert de 24,2 milliards de dollars du gouvernement fédéral dus aux 50 Etats américains au titre de l’aide au programme Medicaid (système public de santé pour les pauvres et les handicapés). Le gouverneur du Michigan a prévenu que 1,5 millions de personnes dans son Etat, soit 15% de la population, se verront privés d’accès aux soins. Le gouverneur de Pennsylvanie a déclaré que son seul recours pour éviter les refus de soins était de licencier 20 000 fonctionnaires d’Etat. Déjà mal en point, les nombreux établissements de santé se consacrant aux publics fragiles risque de mettre rapidement la clé sous la porte.

Par ailleurs, selon la National Education Association, 300 000 enseignants vont être licenciés à cause des coupes budgétaires opérées par la plupart des Etats. Et ce sont même désormais les services de sécurité publique qui sont frappés. Des centaines de municipalités annoncent des licenciements de policiers et de pompiers pour atteindre l’équilibre budgétaire (dont certaines sont contraintes de fermer complètement leurs services). A Oakland en Californie (400 000 habitants), où le taux de criminalité est le 5e plus élevé des Etats-Unis, 80 officiers de police ont été licenciés. Les cartels mexicains de la drogue et leurs 230 gangs affiliés doivent se frotter les mains.

L’on voit ainsi pousser un peu partout aux Etats-Unis, même à Hawaï et Berkeley, des « Obamavilles », en référence aux Hoovervilles de la Grande dépression, faites de tentes et dépourvues de dispositifs d’hygiène publique,.

Evidemment, un Président qui refuse de regarder cette réalité en face n’est pas digne d’être président et devient un obstacle au changement.

6 juillet 2010

(Nouvelle Solidarité)

Vidéo : Intervention internet de Lyndon LaRouche du 26 juin



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.