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19/07/2010

n°443 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 17/07/10 : - Fin :- : Les douze travaux de Petraeus.

n°443 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 17/07/10 : - Fin    :- : Les douze travaux de Petraeus.




                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°443                                                                                                                             17/07/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

1-8 Chems Eddine Chitour : Le bourbier afghan : Est-ce une guerre juste?

1-9 Dave Lindorff : Le financement de la guerre en Afghanistan.

1-10 Naullay : L’Afghanistan, cimetière des empires, et défenseur de la liberté humaine.

1-11 Pascal SACRE : La Guerre est déjà là !

1-12 Michel Chossudovsky : Gaz naturel, pétrole et lithium en Afghanistan: « la guerre en vaut la peine », par Michel Chossudovsky.


1-8 Chems Eddine Chitour : Le bourbier afghan : Est-ce une guerre juste?

«Les armes doivent s’incliner devant les toges.» Proverbe romain

Stanley McChrystal, l’architecte de la guerre Otan - taliban, a été remercié après avoir donné une interview très critique à l’égard de l’administration Obama.

Il a été, à la tête des forces alliées en Afghanistan remplacé par le général David Petraeus, homme clé de la guerre en Irak.

Vingt-quatre pour le général Stanley McChrystal. heures après la publication très critique sur la stratégie de l’administration Obama, le chef des forces américaines et alliées en Afghanistan a été révoqué . «C’est un changement d’homme, pas de stratégie», a insisté le président démocrate. Il a d’ailleurs, réclamé de son équipe, minée par des conflits internes, un effort d’unité sur le dossier afghan.

Rendant hommage à la carrière de Stanley McChrystal, Barack Obama a affirmé le voir partir «avec un regret considérable», mais « il s’agit d’une bonne décision pour la sécurité nationale et nos soldats», a-t-il insisté.

«Le limogeage par Barack Obama du général McChrystal, écrit Mathilde Gerard, devrait permettre de poser la question «de l’incohérence de la stratégie d’Obama en Afghanistan», juge quant à lui le Huffington Post, qui souligne qu’à de nombreuses reprises, McChrystal a critiqué publiquement ses supérieurs civils et dénoncé leur «vision à court terme», notamment leur volonté d’établir une stratégie de «contre-terrorisme» qui, selon McChrystal, ne pouvait conduire qu’à un «chaos-istan». Pour Politico, le choix de David Petraeus comme remplaçant de McChrystal est celui d’un « acteur politique à poigne, que les avocats de la poursuite de l’action militaire en Afghanistan espéraient voir en place avant l’échéance de 2011».

Le général Petraeus est, en effet, réputé être proche des républicains et partisan d’une action militaire continue».(1)

Les raisons sont ailleurs

Les résistants ont, de leur côté, annoncé jeudi 24 juin qu’ils étaient indifférents au limogeage du chef des forces internationales en Afghanistan. «On se moque de savoir qui commande, McChrystal ou Petraeus. Notre position est claire. Nous combattrons les envahisseurs jusqu’à leur départ », a ainsi déclaré un porte-parole du commandement. Pour rappel, les tensions entre l’officier et l’Exécutif américain sont apparues au grand jour au moment où les forces internationales sont engagées dans deux offensives cruciales face aux taliban dans le sud de l’Afghanistan, et subissent de lourdes pertes avec 70 soldats tués depuis le début juin.

Au total, 290 militaires étrangers sont morts dans le cadre des opérations militaires en Afghanistan depuis le début de l’année.

Un chiffre : en mars 2008, après plus de six ans de combat, selon les données de l’Afghanistan Conflict Monitor se référant au total de ceux qui ont péri dans cette guerre, il dépasse les 8000 personnes en 2007. Nous aurions un total estimé entre 20.000 et 25.000 morts entre octobre 2001 et juin 2008.

Est-ce que l’on peut comprendre qu’un général soit remercié pour des propos aussi malveillants quand on sait toute l’importance de la guerre en Afghanistan?

Est-ce pour les propos que ce général a tenus à propos de l’intransigeance qui minerait tout effort des solutions au Moyen- Orient et partant, sur le conflit afghan?

Pour Agatha Kovacs, la raison est à chercher dans la débâcle malgré les milliards de dollars gaspillés et dont les Afghans ne voient pas la couleur. Ecoutons-la :

«En réalité, écrit Agatha Kovacs, l’éviction du chef militaire en Afghanistan serait due à son incapacité à reconquérir le district Marjah, lors de «l’opération moshtarak» il y a quelques semaines, et plus encore, suite à l’annulation de l’offensive dans la province de Kandahar, fief de la résistance afghane.»

Il faudrait néanmoins, être naïf pour voir là la vraie raison de l’éviction du chef militaire de l’Otan en Afghanistan. D’ailleurs, selon le Canard Enchainé, à la direction du renseignement militaire, on affirme d’ailleurs, que l’état-major a reçu l’ordre de Sarkozy de ne pas revendiquer un quelconque partage des responsabilités. (...) Le patron du Pentagone, Roberts Gates, admet implicitement l’existence d’un tel «merdier». Dimanche 20 avril, interrogé par la chaîne Fox N, il a déclaré : «Il est beaucoup trop tôt pour évaluer si la mission en Afghanistan est en train de réussir ou non.»

« Puis il a laissé entendre que l’objectif fixé par Obama - un retrait partiel de l’Afghanistan en juillet 2011 - ne pourra être obtenu. Confirmation quelques heures après l’émission de Fox News : 10 soldats (américains, britanniques et australiens) trouvaient la mort sous les coups de la résistance afghane.(...) L’opération de la reconquête du district de Marjah, menée récemment au sud de l’Afghanistan a été, de l’aveu même du général MacChrystal, un échec. La résistance afghane a regagné la région et n’a pas hésité a exécuter les traitres qui avaient collaboré avec l’ennemi américain. (...) Ce constat a conduit McChrytal à annuler l’offensive qu’il envisageait de mener dans la province de Kandahar, ce qui a contrarié les plans de l’administration américaine, et a finalement décidé, aujourd’hui, le président Obama à limoger McChrystal au bénéfice du général Petraeus. Comme le relève un article de l’hebdomadaire américain Times du 14 juin dernier, les États-Unis ont déjà dépensé 26 milliards de dollars uniquement pour former l’armée afghane du traitre Karazaï. Une «farce» aux frais des contribuables américains. La nomination de Petraeus ne changera rien à la donne, pour les États-Unis et l’Otan, cette guerre est définitivement perdue.» (2)

Naturellement, les morts afghans sont le plus souvent victimes de drones. Ecoutons Sarah Daniel nous décrire la nouvelle guerre à distance expérimentée en Afghanistan :

«Des avions sans pilote sillonnent le ciel de l’Irak, de l’Afghanistan et surtout du Pakistan. Commandés à des milliers de kilomètres de distance, ce sont les yeux et les oreilles de l’armée et des services de renseignement américains. Ce sont surtout de nouvelles machines à tuer qui bouleversent l’histoire militaire.

Le 5 août 2009, dans la soirée, Baitullah Mehsud, chef des taliban pakistanais et assassin présumé de Benazir Bhutto, prend le frais avec son épouse sur la terrasse de sa maison, dans un village du Sud-Waziristan. L’image capturée par la caméra infrarouge d’un avion sans pilote Predator qui survole la région à plus de 3000 mètres d’altitude montre distinctement le taliban sous perfusion pour soigner son diabète. Quelques secondes plus tard, il ne reste plus de Mehsud que des

fragments de torse».

« Deux missiles Hell Fire tirés par un drone téléguidé des Etats-Unis ont eu raison du chef des taliban ainsi que de sa femme, de ses beaux-parents et de sept de ses gardes du corps.

Après avoir accompli cette mission au Waziristan, les agents quittent le quartier général de la CIA, à Langley, dans la banlieue de Washington, pour rentrer chez eux. Le seul risque qu’ils ont pris ce jour-là? Rehman Malik, le ministre de l’Intérieur du Pakistan, décrit le bombardement filmé par le drone à une journaliste de l’hebdomadaire américain The New Yorker. «On pensait que les films de James Bond étaient des contes de fées, mais c’est la réalité !», a-t-il expliqué, impressionné par les images de l’attaque.» (3)

« Aujourd’hui, il existe plus de 300 types de drones. Du micro-drone, le Nano Flyer, qui ne pèse que quelques grammes, au Global Hawk, de la taille d’un Airbus, l’imagination des fondus de technologie militaire n’a plus de limites. Dans les airs, mais aussi au sol et sous l’eau, ils mettent sans cesse au point de nouveaux outils, qui vont des robots démineurs aux robots brancardiers ou aux transporteurs de bardas, par exemple. Les services secrets américains ne jurent plus que par ces machines bourrées d’électronique, qui peuvent tester les défenses adverses, surveiller les frontières et, le cas échéant, éliminer des ennemis sans mettre en danger la vie des soldats américains. De plus, dans le cas des drones, elles coûtent moins cher que l’aviation classique.»

« Les Etats-Unis disposent d’environ 7000 drones. Et, selon le général Norton A. Schwartz, chef d’état-major de l’armée de l’air, pour la première fois de son histoire, en 2010, l’US Air Force va former plus d’opérateurs de drones que de pilotes de chasse. (...) Pour désigner les gens qui se dispersent en courant lorsqu’ils entendent ce bruit lointain de tondeuse à gazon, certains opérateurs de drones les comparent à des «insectes». Un vocable qui illustre assez bien la distance qui s’opère lorsque l’on tue par écran interposé. Dans un rapport d’un cercle de réflexion spécialisé dans le contre-terrorisme, New America Foundation, Peter Bergen et Katherine Tiedemann estiment que les drones frappent un tiers d’innocents, que l’armée américaine appelle des «dommages collatéraux». (...) Un homme a raconté au Guardian de Londres qu’il avait rapporté chez lui un morceau de chair qui était tout ce qui lui restait de son fils.» (3)

Voilà ce à quoi s’exposent au quotidien les résistants victimes pudiquement de «dommages collatéraux».

Les Afghans forment une vieille civilisation. Ils sont harassés et fatigués de mourir tous les jours pour un pouvoir aussi pourri que les précédents. Malgré tout, l’armée américaine est enlisée dans le bourbier. Pourquoi les Etats-Unis s’entêtent-ils à exporter une démocratie aéroportée ; est- ce la condition de la femme afghane qui les émeut?

L’Afghanistan occupe la 174e place sur 178 sur une liste de l’ONU classant les pays selon leur richesse.

Est-ce la réalité?

Quel serait en définitive la raison de cette guerre?

Pour Michel Chossudovsky, : « La guerre contre l’Afghanistan est une «guerre de ressources» à but lucratif. Au vu des vastes réserves afghanes de gaz naturel et de pétrole, «la guerre en vaut la peine». Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une «guerre juste», une guerre contre les taliban et Al Qaîda, une guerre pour éliminer le «terrorisme islamique» et établir une démocratie à l’occidentale. Les dimensions économiques de la «guerre mondiale au terrorisme» (Gmat) sont rarement mentionnées et la «campagne de contre-terrorisme» post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’Otan.»

« Selon un rapport conjoint du Pentagone, de l’US Geological Survey (Usgs) et de l’Usaid, on dit maintenant de l’Afghanistan qu’il possède des réserves minières inexploitées et «jusqu’alors méconnues», estimées péremptoirement à un billion de dollars. (New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin 2010). Un mémo interne du Pentagone mentionne par exemple, que l’Afghanistan pourrait devenir «l’Arabie Saoudite du lithium», une matière première-clé dans la fabrication de piles pour les ordinateurs portables et les BlackBerrys. «Il existe ici un potentiel sensationnel», a affirmé le général David H. Petraeus, commandant de l’United States Central Command [...] «Il y a beaucoup de «si», bien sûr, mais je crois que cela est potentiellement très important». Est-ce que les découvertes sont récentes?»

Non, répond l’auteur qui poursuit :

« (...) Que l’administration états-unienne reconnaisse qu’elle a seulement pris connaissance des vastes richesses minières du pays après la publication du rapport de 2007 de l’Usgs, constitue une esquive flagrante. Les richesses minières et les ressources énergétiques de l’Afghanistan (incluant le gaz naturel) étaient connues à la fois des élites des milieux d’affaires et du gouvernement états-uniens avant la guerre soviéto-afghane (1979-1988). Des études géologiques menées par l’Union soviétique dans les années 1970 et au début des années 1980 confirment l’existence de vastes réserves de cuivre (parmi les plus grandes de l’Eurasie), de fer, de minerai à haute teneur en chrome, d’uranium, de béryl, de baryte, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de lithium, de tantale, d’émeraude, d’or et d’argent (Afghanistan, Mining Annual Review, The Mining Journal, juin, 1984). «Ce n’est pas un secret que l’Afghanistan possède de riches réserves, particulièrement du cuivre au gisement d’Aynak, du minerai de fer à Khojagek, de l’uranium, du minerai polymétallique, du pétrole et du gaz» (RIA Novosti, 6 janvier 2002) : (...)»

«On dit de l’Afghanistan qu’il est un pays de transit pour le pétrole et le gaz. Toutefois, peu de gens savent que les spécialistes soviétiques y ont découvert d’énormes réserves de gaz dans les années 1960 et ont construit le premier gazoduc du pays pour approvisionner l’Ouzbékistan. Alors qu’on a nourri l’opinion publique d’images d’un pays en développement déchiré par la guerre et sans ressources, la réalité est tout autre : l’Afghanistan est un pays riche tel que le confirment les études géologiques de l’ère soviétique.» (4)

Partir ou rester?

On comprend mieux la stratégie américaine : terminer la guerre tout en y restant pour exploiter les richesses, quitte à s’entendre avec les taliban, comme l’écrit Ahmed Rashid. Ecoutons-le :

« A dix-huit mois du retrait américain, Washington, Islamabad et Kaboul cherchent à entamer des discussions avec les islamistes. Reste à créer les conditions favorables au dialogue. (...) Dernièrement, de hauts responsables de l’armée et des services de renseignements pakistanais ont proposé de servir d’intermédiaires dans les discussions entre les dirigeants taliban, les Américains et Karzaï. «Nous souhaitons que des pourparlers s’engagent dès maintenant - et pas dans dix-huit mois, quand les Américains partiront. Mais ces derniers doivent nous faire confiance et s’en remettre à nous», m’a déclaré un haut gradé pakistanais. (...) Mais parler avec les taliban ne peut pas se résumer à une simple coopération secrète entre services de renseignements ou au fait que la CIA verse des pots-de-vin aux commandants taliban pour qu’ils mettent bas les armes.» (5)

« Cet arrangement a alimenté un vaste racket de protection géré par un réseau opaque de chefs de guerre, de chefs de bande, de responsables afghans corrompus, et peut-être d’autres personnes», déclare le représentant démocrate John Tierney, président de la sous-commission. En sous-traitant à des entreprises privées la protection des convois américains d’armes et de ravitaillement en Afghanistan, le Pentagone finance indirectement les chefs de guerre et peut-être même les taliban, indique une enquête effectuée par une commission du Congrès et présentée par le New York Times.»(6)

La guerre en Afghanistan n’est pas une "guerre juste". C’est, à n’en point douter, une guerre atroce pour s’pour accaparer des matières premières. Les dommages en pertes humaines se chiffrent par milliers et ne font plus la différence entre les combattants -appelés dans la doxa occidentale des terroristes, alors que sous d’autres cieux ce sont des patriotes- et la population civile. Tout cela pour le confort de pays occidentaux dont Georges Bush nous disait que "le niveau de vie ne se négocie pas" Ainsi va le monde..

Notes-références

1. Mathilde Gérard : Obama réaffirme son autorité mais ne clarifie pas sa position sur l’Afghanistan. Le Monde.fr 24.06.10

2. Agata Kovacs. Les véritables raisons de l’éviction du général McChrystal par le président Obama 23 juin 2010, Mecanopolis

3. Sarah Daniel : La guerre des drones. Nouvel Obs 27. 05. 2010

4. Michel.Chossudovsky www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19884  24 06 10

5. Ahmed Rashid : L’heure est à la négociation avec les taliban. Courrier internat. 26.01.2010

6. Le Pentagone accusé de financer les chefs de guerre afghans. Le Monde.fr 22.06.10

Chems Eddine Chitour

Mondialisation.ca,

Le 27 juin 2010
Pr Chems Eddine Chitour, Ecole Polytechnique enp.edu .dz

Chems Eddine Chitour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Chems Eddine Chitour publiés par Mondialisation.ca

w.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19933


1-9 Dave Lindorff : Le financement de la guerre en Afghanistan.

Quelques jours seulement avant de célébrer le 24ème anniversaire de la Déclaration d’Indépendance qui a libéré l’Amérique d’un pouvoir colonial résidant à l’autre bout du monde, le Congrès a approuvé l’attribution de 33 milliards de dollars de plus pour soutenir la tentative américaine d’occuper et contrôler, à l’autre bout du monde, un pays terriblement pauvre, l’Afghanistan.

33 milliards pour une neuvième année de guerre dans un pays qui a fait l’objet d’une description apocalyptique de la part de nos leaders qui l’ont qualifié de principale menace existentielle pour les USA, alors qu’en réalité c’est un pays enclavé et peuplé principalement de pauvres illettrés appartenant à des clans qui depuis des siècles ne cessent de se battre entre eux, et qui pour la plupart ne savent pas où se trouve l’Amérique ni même peut-être, si la terre est ronde ou plate. Bref, à côté de l’Afghanistan, l’Iraq sans armes de destruction massives ressemble à une super-puissance.

33 milliards, c’est justement à peu de choses près, la somme qui serait nécessaire pour prolonger de six mois les indemnités de chômage des 5 millions environ de malheureux Américains qui ont survécu jusqu’à récemment grâce à une prolongation de leurs indemnités de chômage. A cause du refus des membres du Sénat et du Parlement de voter la prolongation du financement des indemnités, ces personnes vont être abandonnées à elles-mêmes, comme les millions d’autres Américains sans travail à qui les mesquines institutions américaines n’ont même pas accordé d’indemnité de chômage ou qui ont vu leurs droits à des indemnités spoliés par des employeurs insuffisamment contrôlés par les instances fédérales ou nationales en charge de l’application de la législation du travail.

L’Afghanistan compte 24 millions d’habitants qui ont un revenu annuel de 800 dollars par personne. Ce qui signifie que l’allocation de 33 milliards (qui n’est que le plus récent versement sur les centaines de milliards de dollars déjà investis et perdus dans la guerre la plus longue et peut-être la plus inutile que nous ayons faite) serait aussi suffisant pour donner à chaque femme, enfant et homme de ce pays un revenu de 1400 dollars par an.

On pourrait croire que, au lieu de dépenser 33 milliards de dollars pour tuer des Afghans et faire sauter leurs villes et leurs villages, les USA pourraient envisager de leur donner assez d’argent pour doubler leurs revenus. Cela les mettrait de meilleure humeur et nous pourrions alors les laisser trouver les solutions par eux-mêmes. Mais non. Voici ce que nous faisons plutôt de cet argent : Nous en donnons une partie aux soldats que nous envoyons là-bas. Nous en donnons une autre aux seigneurs de la guerre et aux gouvernements officiels qui le cachent dans des banques suisses. Nous en donnons aux seigneurs de la drogue et aux fermiers qui cultivent pour eux des pavots qui reviennent chez nous sous forme d’héroïne raffinée pour empoisonner et tuer nos propres citoyens. Nous en donnons même sous la table à ceux que nous combattons, les Résistants, pour qu’ils aient la gentillesse de ne pas attaquer nos convois et nos bases militaires. Et bien sur nous en donnons d’énormes quantités à ceux à qui la guerre profite : les firmes de munitions qui fabriquent les machines à tuer que nous utilisons pour tuer les Afghans et détruire leurs maisons et leurs villages.

Il y a une autre façon d’aborder cette absurde situation : Cela coûte à British Petroleum, la firme qui est en train de transformer à elle toute seule le golfe du Mexique en une poubelle pétrochimique pleine de tortues et de dauphins morts, environ un milliard de dollars par mois pour tenter sans grand résultat de nettoyer la mer. C’est loin d’être suffisant. La quantité de pétrole à la surface et sous la surface de la mer et dans les marais côtiers ne diminue pas, elle augmente. Alors que diriez-vous si au lieu de faire confiance à BP, le gouvernement intervenait et consacrait 33 milliards à réparer le désastre, sans oublier évidemment d’envoyer la facture à BP et ses actionnaires ?

Et on peut se poser une autre question : Pourquoi parler même de verser 33 milliards d’indemnités de chômage à des gens pour qu’ils puissent rester chez eux à boire de la bière en regardant la TV quand on pourrait utiliser cet argent pour les payer à faire un travail productif comme de nettoyer les plages de la côte du golfe, les pélicans englués et les tortues de mer, de remorquer les cadres de BP avec des cordes dans les nappes de pétrole ou de fournir des escortes armées de battes de base-ball aux journalistes pour les protéger des hommes de main de BP qui ne cessent de les empêcher par la menace de regarder et surtout de filmer les scènes de destruction sur le Mississippi et la côte de la Louisiane ?

L’argent sert à tout. S’il n’était pas gâché en Afghanistan, il pourrait être utilisé autrement et il existe clairement de nombreux secteurs où 33 milliards pourraient rendre un immense service.

Prenons juste l’éducation. Le gouvernement fédéral a cette année un budget de 84 milliards pour les écoles et les collèges. Et en ce moment dans tout le pays, de New York à Los Angeles, le système d’écoles publiques qui manque de fonds à cause de la diminution des revenus d’impôts locaux et fédéraux du fait de la récession grandissante, licencie des professeurs et ferme des écoles alors que le nombre des enfants à scolariser augmente sans cesse. Il est clair qu’une injection d’un tiers (11 milliards) ou de la moitié (17 milliards) seulement de ce qui est destiné à l’Afghanistan permettrait sans problème de compenser ces coupes dans les budgets des écoles locales.

Au lieu de cela, il semble que nous allons utiliser des 33 milliards à faire sauter plus d’Afghans et à acheter davantage de matériel militaire à des prix exorbitants comme les drones Predator et les bombes anti-personnelles pendant encore un an.

Ce n’est pas la faute de dieu si l’économie américaine entame une période de récession, comme un coureur de Marathon épuisé qui s’effondre puis se relève, court un peu comme un automate, puis tombe sur la route face contre terre et meurt d’une crise cardiaque. C’est le gouvernement qui ne parvient pas à "amorcer la pompe" en fournissant du travail aux chômeurs, des fonds aux gouvernement locaux en difficulté et des aides financières pour ceux qui ne peuvent simplement pas trouver de travail.

Et donc nous nous dirigeons vers une profonde récession ou une nouvelle Grande Dépression tout en faisant sauter l’Afghanistan avec l’argent qu’on arrive encore à trouver dans les recoins de la chambre forte vide du Trésor Américain.

Comme l’a dit si justement le parolier des Rolling Stone, Matt Taibi, en parlant de la propension pathétique de certains journalistes à applaudir les puissants : "Dieu que ce pays sent mauvais !"

Dave Lindorff

Dave Lindorff est un journaliste de Philadelphie. Son dernier livre "The case for impeachment" est disponible à St martin’s press, 2006.

Counterpunch

9 juillet 2010

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/lindorf...

Traduction D. Muselet
http://groups.google.be/group/medias-mensonges-desinformation?hl=fr


1-10 Naullay : L’Afghanistan, cimetière des empires, et défenseur de la liberté humaine.

Dans le vaste combat désigné par le président (Skull & Bones) G.W.Bush, contre le "Terrorisme" et "Al-Qaida" (la Base, en réalité la base de données des agents de la CIA), l’Afghanistan fut le début de la grande offensive de l’Empire du Mal (le véritable, c’est à dire les Etats-Unis, l’Etat Franc-maçon et Sioniste Mondial) contre l’Humanité.

En particulier, contre les populations fidèles à la religion musulmane, honnie des satanistes car restée majoritairement fidèle au vrai Dieu (pas celui d’Israël, Yaldabaoth ou Yahvé).

L’Afghanistan, prétendu repaire du fictif Al-Qaida, fut la première des guerres déclenchées pour le Nouvel Ordre Mondial, après les faux attentats du 11 septembre 2001.

Aussi, même si les RÉSISTANTS Taliban  et leurs coutumes - notamment envers les femmes - ne sont pas vraiment convenables à nos yeux - ils représentent la résistance la plus farouche au Nouvel Ordre Mondial.

Cette guerre inique a aussi permis à la CIA de mettre la main sur la production d’Opium (les Talibans avaient fait diminuer la production avant la guerre) et depuis l’occupation, l’Afghanistan est devenu le 1° producteur mondial d’Opium et de Cannabis.

Bizarre, pour un pays occupé par l’Otan et par les Etats-Unis, où les destructions aériennes sont si allègrement faites par les hélicoptères, avions, et drones, qui épargneraient les champs d’opium pourtant impossibles à dissimuler dans ce pays aride...

Cette guerre inique est donc sans fin, et probablement perdue pour l’Empire du Mal. 3 généraux Américains se sont succédés en à peine plus d’un an, cela sent la défaite.

MacCrystal, qui n’a rien d’un honnête homme, qui a massacré tant et plus en Irak, devait mettre en œuvre la stratégie de "réduction des victimes collatérales" afin de tenter de rallier la population.

Ceci est un échec flagrant, la raison principale étant que le gouvernement Afghan est notoirement corrompu, fantoche, illégitime et perçu comme "collaborationniste", le peuple Afghan ne reçoit presque rien de l’aide censée aider au développement de ce pays ruiné, et il est rançonné par les militaires et potentats afghans.

MacChrystal s’est peut-être "volontairement suicidé" politiquement, sachant que sa mission était impossible. Il suivait sa tactique, sachant que la victoire était inatteignable, et que la guerre s’enlise sans espoir de fin, sauf si l’Empire du mal s’effondre dans la défaite. Aussi les forces (les hordes devrait-on dire) néo-mondialistes se sont acharnées contre lui, pour exiger "du massacre et du sang" afin de hâter l’impossible victoire sur les cadavres du peuple Afghan. Comme expliqué dans l’extrait ci-après :

"Une campagne médiatique a commencé aux Etats-Unis, avec pour fer de lance le New York Times, disant que McChrystal porte un intérêt excessif aux victimes civiles afghanes prises dans la guerre qui se durcit entre les forces américaines et de l’OTAN et les forces de guérilla menées par les Résistants.

"Cela a commencé par un article du 22 juin de C.J. Chivers qui décrit la frustration grandissante parmi les officiers supérieurs, sous-officiers et simples soldats en Afghanistan qui se disent « menottés » par McChrystal. Les tactiques du général entraveraient soi-disant « la puissance de feu du côté des forces occidentales - frappes aériennes, attaques à la roquette guidée, barrages d’artillerie et même feu de mortier - pour assister les troupes au sol. »

L’effondrement prochain de l’Empire du mal semble probable ; de ce chaos, que va t-il émerger ?

Cela dépend de Nous.

 Nous avons vu que des résistants armés de matériel rustique, de récupération, vêtus de vêtements de bric et de broc et armés surtout de leur Foi, ont réussi à vaincre le premier empire du Mal, l’URSS, puis à repousser l’actuel, les Etats-Unis et leurs vassaux de l’Otan.

Cela est un exemple pour nous, qui voulons un autre monde. En voulant la liberté et l’indépendance, en refusant le mensonge, nous avons le pouvoir de mettre en échec l’empire agonisant. Même sans prendre les armes, car la véritable dimension de l’enjeu est spirituelle.

Même si nous ne partageons pas la foi des Résistants, nous voyons que leur courage et leur détermination à libérer leur patrie est invincible, d’autant plus que leur adversaire est corrompu et incarne le mensonge et la brutalité.

A nous d’en prendre l’exemple, pour tourner nos pensées et notre volonté vers La Source, et demander le retour à l’harmonie, à la paix, et au respect des lois universelles.

Les épreuves que connaît l’Humanité, sont en définitive les conséquences des actions contraires à l’harmonie, un excès entraînant en réaction un autre excès.

La guerre inique entraîne la résistance la plus acharnée...parfois elle même devient démesurée et acharnée, injuste même. La fraude des banques mafieuses entraînera la disparition finale du système financier pourri noyé dans un océan de dettes que nous devrions rembourser durant des générations d’esclavage.

Sortons par le haut, tournons nos pensées vers la Divinité et demandons un nouveau monde. Celui dont nous rêvons, et pas "en réaction" à ce que les puissances de l’ombre tentent de nous imposer, car la réaction qui s’oppose à l’action ne permet pas de sortir du cycle infernal.

Naullay

4 juillet 2010,

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article8580

 


1-11 Pascal SACRE : La Guerre est déjà là !

A en croire beaucoup d’auteurs de la blogosphère, la Coupe du Monde de Football 2010, le Mundial, détournerait l’attention des populations de toutes les horreurs projetées ou déjà commises par nos tyrans « élus ».
Les oppresseurs « qui nous représentent » en profiteraient pour finaliser leurs plans diaboliques.

Au rang de ces horreurs, nous avons l’embarras du choix, mais ces auteurs veulent certainement parler des attaques sauvages menées contre les missions humanitaires qui tentent de briser le blocus inhumain imposé à Gaza (témoins oculaires de l’assaut israélien), ou plus généralement de l’épuration ethnique infligée sans pitié aux Palestiniens (Israël et Gaza) depuis toutes ces années, ou les roulements de tambour militaire qui se précisent en vue d’attaquer l’Iran [1] - [2], voire d’augmenter la pression sur le Pakistan [3], ou le BPgate (Derrière BP), la plus grande catastrophe écologique de tous les temps humains, ou encore l’effondrement économique en cours [4].

C’est vrai.
En termes d’horreurs commises par l’homme, ou en projet, le choix est gigantesque. Tout cela ne date pas d’hier et parmi les dizaines de milliers d’exemples du pire dont l’humain est capable, qui se souvient seulement des Herero, ethnie africaine, cruellement massacrés dans l’indifférence générale, Mundial ou pas, dans une « guerre » asymétrique ignoble entre 1904 et 1908 [5] ?

Croyez-vous vraiment que le Mundial soit nécessaire pour détourner l’attention des populations ?
Ou Roland Garros, Wimbledon, les jeux olympiques d’été, d’hiver, les courses automobiles, cyclistes, les combats de boxe avec ou sans ballon interposé, les remises de prix à des chanteurs, des acteurs ou des fraudeurs, les séries et jeux télévisés, le journal parlé de plus en plus vide d’informations et de vérité, les films de propagande à grand budget, les cartes à gratter, les billets de loterie et les mascarades électorales ?

Les nantis, les psychopathes, schizoïdes et schizophrènes que nous laissons nous gouverner, occupés à finaliser leurs projets, à mettre la dernière touche à leurs plans diaboliques et démesurés, ou tout simplement occupés à faire ce qu’ils savent faire de mieux : diviser, terroriser, opprimer, écraser, mentir, gagner de l’argent, coloniser, voler, piller, bombarder, assassiner, torturer, emprisonner, n’ont absolument pas besoin de la Coupe du Monde de Football 2010 pour y arriver.

La dérive sécuritaire, la discrimination tous azimuts, la dictature des idées, l’esprit guerrier et sectaire, l’intolérance, l’écrasement des plus faibles, le pillage des ressources, la manque de morale, d’éthique, d’honneur, la langue fourchue, la fraude érigée en routine par ceux-là même censés la pourchasser, la corruption et le parjure se déploient sous nos yeux indifférents, devant nos visages légèrement outragés pour la forme.
Le Mundial et tous les dérivés ou distractions analogues, qui n’en sont pas la cause, exploitent sans l’excuser, la lobotomisation de nos sociétés nanties.

Contrairement à l’un de tous ces nombreux mythes qui nous aident à dormir tranquille, la nuit, nos sociétés ne doivent pas leur richesse à un mérite spécial lié à leur courage ou leur travail, à leur intelligence ou leur humanisme.
Les soi-disant self-made men, qui auraient bâti leur empire à la seule force de leur poignet, sont en réalité des hell-made men.
« […] sans remonter au pillage de l’or et de l’argent latino-américain ni à l’esclavage, que seraient nos sociétés sans le pétrole bon marché, l’existence d’une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, à la fois ici (les immigrés) et là-bas, ainsi que sans cette forme d’aide du Sud au Nord qu’on appelle le service de la dette ?
Que seraient les rapports de classe sans l’immense armée de réserve constituée par les populations paysannes du tiers-monde constamment en voie de prolétarisation ? […] tout mouvement aspirant à un changement social véritable doit promouvoir une vue lucide du rapport Nord-Sud « réellement existant ».
Loin d’être un rapport de coopération, il s’agit d’un rapport d’exploitation impitoyable qui se perpétue grâce à toute une série de moyens de pression économiques et politiques mais qui est, in fine, basé sur un rapport de force militaire [6]. »

La guerre est déjà là, tout autour de nous.
Le vent est invisible mais il existe, néanmoins.
Comme le vent, la guerre est partout, ouragans impossibles à ignorer dans certains endroits du monde, brise à peine perceptible dans nos contrées encore préservées. Avachis, entre ipod, ipad, écrans plats et autres consoles, préférant ou non regarder le football ou les journaux dans lesquels se côtoient silence et mensonges, ce qui est sûr c’est qu’une nouvelle guerre a commencé depuis 9 ans, déjà.
Une guerre contre nous.

Cette guerre mondiale a commencé le 11 septembre 2001, après des préparatifs que la désinformation, déjà très perfectionnée il y a neuf ans, avait réussis à rendre invisibles aux populations, sans pour autant recourir au Mundial pour nous distraire.
« Des mois avant que le 11/09 se produise, les États-Unis avaient déplacé toute une armada militaire dans le golfe Persique prête à attaquer.
Le lendemain du 11 septembre, les Résistants sont accusés de protéger et cacher Bin Laden en Afghanistan et comme par magie, l’invasion put être lancée dans les semaines qui suivirent. [7] ».
Cela a continué en 2003 (toujours pas de Mundial) avec le massacre des Irakiens déjà très opprimés, sur base de mensonges, avérés aujourd’hui.

Cette guerre déclarée par les riches est totale, dirigée potentiellement contre n’importe qui.
L’ennemi n’est pas un territoire, un pays, un groupe identifié.
Cette guerre est sans fin, sans but et sans principes.
Cette guerre n’est pas pour la liberté, car elle empêche même des enfants de se déplacer dans leur propre pays :
Alyssa, 6 ans, sur la liste des terroristes potentiels ! Cette guerre n’est pas pour faire triompher la vérité car tout débat critique, depuis, est étouffé, combattu et supprimé.
Ce n’est pas une guerre contre Oussama bin Laden (
Sans nouvelles d’Oussama), ni contre les résistants, ni contre les musulmans extrémistes, ni contre les dictateurs religieux, mais une guerre déclenchée par les riches et les forts qui ont fait de toute contestation un crime, de toute révolte contre leur domination injuste une preuve de terrorisme.
C’est une guerre de ceux qui ont tout, une minorité, contre tous ceux qui veulent que leur exploitation cesse.
C’est une guerre de ceux pour qui l’environnement n’est qu’une source de profits contre ceux pour qui l’environnement est un lieu de vie, voire de survie.

Tout ne commencera pas avec le premier pied US ou israélien posé sur le sol iranien, avec le premier missile nucléaire dans le ciel européen [8], avec la première pluie de drones, légion de sauterelles mortelles, sur le dernier pays « terroriste » au menu du vautour anglo-saxon, avec les premiers flocons secs de l’hiver nucléaire tant redouté.

Cela aura commencé bien avant.
Un vent, peut-être invisible pour certains, mais qui existe néanmoins.

Une guerre contre nous tous.

A tous les Herero du monde,
du passé, du présent, et de l’avenir tout proche.

Pascal Sacré

Sources :

[1] Des navires états-uniens et des sous-marins nucléaires israéliens dans le Golfe Persique : http://www.mondialisation.ca/index....

[2] Américains, Israéliens et Iraniens se font face à la frontière de l’Azerbaïdjan : http://www.slate.fr/story/23705/isr...

[3] Une attaque imminente contre le Pakistan et l’Afghanistan : http://www.mondialisation.ca/index....

[4] Pour RBS, “le bord de la falaise est proche pour le système bancaire mondial” : http://www.lesmotsontunsens.com/pou...

[5] Le commandant de la troupe coloniale, le général de division Lothar von Trotha […] « appliqua dès lors les méthodes d’une guerre d’extermination : non seulement il s’efforça de vaincre les Herero militairement, mais il les repoussa, au terme d’une bataille rangée, jusque dans le désert de Omaheke, où il occupa les points d’eau, condamnant ses adversaires à mourir de soif.
Cette stratégie fut aussi efficace que cruelle.
On rapporte que les malheureux tranchèrent la gorge de leurs bêtes pour en boire le sang et finirent par récupérer dans leurs entrailles les derniers restes de liquide. Ils moururent néanmoins.
 »

Les Guerres du Climat, Harald Welzer, Editions Gallimard nrf essais, 2009, pp.9-10

[6] Tous Pouvoirs Confondus, Geoffrey Geuens, Editions EPO, 2003, Préface, pp.10-11

[7] Le règne des désaxés, des dérangés et des déviants : http://les7duquebec.wordpress.com/2...

[8] Israël pointe des têtes nucléaires vers l’Europe : http://www.futurquantique.org/?p=8824

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Pascal SACRE

juillet 2010
http://www.legrandsoir.info/La-Guerre-est-deja-la.html


1-12 Michel Chossudovsky : Gaz naturel, pétrole et lithium en Afghanistan: « la guerre en vaut la peine ».

La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif
Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une « guerre juste », une guerre contre les résistants et Al-Qaida, une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique » et établir une démocratie à l’occidentale.
Les dimensions économiques de la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) sont rarement mentionnées et la « campagne de contre-terrorisme » post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’OTAN.
La guerre contre l’Afghanistan relève d’un programme à but lucratif : c’est une guerre de conquête économique et de pillage, une « guerre de ressources ».
Même si l’Afghanistan est reconnu comme un foyer stratégique en Asie centrale, aux frontières de l’ex-Union Soviétique, de la Chine et de l’Iran, au carrefour de routes de pipelines et d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel, son énorme richesse minière ainsi que ses réserves de gaz naturel inexploitées sont demeurées totalement inconnues du public étasunien jusqu’en juin 2010.
Selon un rapport conjoint du Pentagone, de l’US Geological Survey (USGS) et de l’USAID, on dit maintenant de l’Afghanistan qu’il possède des réserves minières inexploitées et « jusqu’alors méconnues », estimées péremptoirement à un billion de dollars.
(New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin 2010. Voir aussi BBC, 14 juin 2010).
« Les gisements jusqu’alors méconnus, dont de gigantesques filons de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de métaux industriels cruciaux comme le lithium, sont si grands et contiennent tant de minéraux essentiels à l’industrie moderne que les représentants étatsuniens croient que l’Afghanistan pourrait éventuellement être transformé en un des plus importants centres miniers du monde.
Un mémo interne du Pentagone mentionne par exemple que l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium », une matière première clé dans la fabrication de piles pour les ordinateurs portables et les BlackBerrys.

La vaste étendue de ces richesses minérales en Afghanistan a été découverte par une petite équipe de représentants du Pentagone et de géologues étasuniens. Le gouvernement afghan et le président Hamid Karzaï en ont été informés récemment, ont affirmé des officiels étasuniens
Bien que le développement d’une industrie minière puisse prendre de nombreuses années, le potentiel est si grand que des représentants et des dirigeants de cette industrie croient que cela pourrait attirer de gros investissements avant même que les mines soient profitables, en offrant des emplois qui pourraient distraire une population en guerre depuis des générations.
« Il existe ici un potentiel sensationnel », a affirmé le général David H. Petraeus, commandant de l’United States Central Command […] « Il y a beaucoup de « si », bien sûr, mais je crois que cela est potentiellement très important »
La valeur des gisements miniers nouvellement découverts minimise la taille de l’actuelle économie afghane, dilapidée par la guerre et largement basée sur la production d’opium et le trafic de narcotiques, ainsi que sur l’aide des États-Unis et d’autres pays industrialisés. Le produit intérieur brut de l’Afghanistan est seulement d’environ 12 milliards de dollars.

« Cela deviendra l’armature de l’économie afghane », a déclaré Jalil Jumriany, un conseiller du ministre afghan des Mines. (New York Times, op. cit.)
Selon le New York Times, l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium ». « Le lithium est une ressource de plus en plus cruciale, utilisée dans les piles de toutes sortes, des téléphones mobiles aux ordinateurs portables, et joue un rôle clé dans l’avenir de la voiture électrique ». À l’heure actuelle, le Chili, l’Australie, la Chine et l’Argentine sont les principaux fournisseurs de lithium sur le marché mondial. La Bolivie et le Chili sont les pays possédant les plus grandes réserves connues de lithium. « Le Pentagone effectue des levés au sol à l’ouest de l’Afghanistan. » Les représentants du Pentagone ont affirmé que leur analyse initiale à un emplacement dans la province de Ghazni a démontré un potentiel de gisements de lithium aussi grands que ceux de la Bolivie » (U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin, 2010, voir aussi Lithium - Wikipedia,
l'encyclopédie libre)

« Gisements de minéraux jusqu’alors méconnus » en Afghanistan
L’« estimation » des « gisements jusqu’alors méconnus » à près d’un billion de dollars par le Pentagone est un écran de fumée utile. Le montant d’un billion avancé par le Pentagone est davantage forgé qu’estimé : « Nous savions ce qu’il y avait là, nous y avons jeté un coup d’œil et demandé ce que cela vaudrait aujourd’hui en termes monétaires. Le montant d’un billion semblait digne d’être signalé dans les nouvelles. » (The Sunday Times, Londres, 15 juin 2010, c’est l’auteur qui souligne)
De plus, les résultats d’une étude de l’USGS (cités dans le mémo du Pentagone) sur les richesses minières de l’Afghanistan ont été révélées il y a trois ans à une conférence organisée en 2007 par la Chambre de commerce américano-afghane. Toutefois, la question de ces richesses minières n’était pas considérée digne d’être signalée à la presse à l’époque.
Que l’administration étasunienne reconnaisse qu’elle a seulement pris connaissance des vastes richesses minières du pays après la publication du rapport de 2007 de l’USGS constitue une esquive flagrante. Les richesses minières et les ressources énergétiques de l’Afghanistan (incluant le gaz naturel) étaient connues à la fois des élites des milieux d’affaires et du gouvernement étasuniens avant la guerre soviéto-afghane (1979-1988).
Des études géologiques menées par l’Union Soviétique dans les années 1970 et au début des années 1980 confirment l’existence de vastes réserves de cuivre (parmi les plus grande de l’Eurasie), de fer, de minerai à haute teneur en chrome, d’uranium, de béryl, de baryte, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de lithium, de tantale, d’émeraude, d’or et d’argent (Afghanistan, Mining Annual Review, The Mining Journal, juin, 1984). Ces études suggèrent que la valeur actuelle de ces réserves pourrait en effet être considérablement plus élevée que l’« estimation » d’un billion de dollars annoncée par l’étude du Pentagone, de l’USGS et de l’USAID.
Plus récemment, dans un rapport de 2002, le Kremlin a confirmé ce qui était déjà connu : « Ce n’est pas un secret que l’Afghanistan possède de riches réserves, particulièrement du cuivre au gisement d’Aynak, du minerai de fer à Khojagek, de l’uranium, du minerai polymétallique, du pétrole et du gaz » (RIA Novosti, 6 janvier 2002):
« L’Afghanistan n’a jamais été la colonie de quiconque : aucun étranger n’a jamais « creusé » ici avant 1950. Les minéraux se trouvent dans les montagnes de l’Hindu Kush, s’étendant, avec leurs contreforts, sur une vaste zone en Afghanistan. Dans les 40 dernières années, plusieurs douzaines de gisements ont été découverts dans le pays et la majorité de ces découvertes ont été sensationnelles. Elles sont toutefois demeurées secrètes, mais certains faits ont tout de même été rendus publics récemment.
Il se trouve que l’Afghanistan possède des réserves de métaux ferreux et non-ferreux, et de pierres précieuses qui, si elles étaient exploitées, pourraient possiblement même remplacer les revenus de l’industrie de la drogue. On dit du gisement de cuivre d’Aynak au sud de la province d’Helmand qu’il est le plus grand du continent eurasien et son emplacement (à 40 km de Kaboul) rend son exploitation bon marché. Le gisement de minerai de fer à Hajigak, dans la province centrale de Bamian, offre pour sa part du minerai d’une très grande qualité et dont les réserves sont estimées à 500 000 tonnes. Un gisement de charbon a également été découvert non loin de là.
On dit de l’Afghanistan qu’il est un pays de transit pour le pétrole et le gaz. Toutefois, peu de gens savent que les spécialistes soviétiques y ont découvert d’énormes réserves de gaz dans les années 1960 et ont construit le premier gazoduc du pays pour approvisionner l’Ouzbékistan. À l’époque, l’Union Soviétique recevait annuellement 2,5 billion de mètres cube de gaz afghan. Durant cette même période, on a découvert d’importants gisements d’or, de fluorine, de baryte et de marbre onyx d’une composition très rare.
Cependant, les gisements pegmatitiques découverts à l’est de Kaboul sont véritablement sensationnels. Des gisements de rubis, de béryllium, d’émeraude, de kunzite et d’hiddénite que l’on ne trouve nulle part ailleurs s’étendent sur des centaines de kilomètres. Par ailleurs, les pierres contenant les métaux rares que sont le béryllium, le thorium, le lithium et le tantale sont d’une importance stratégique (on les utilise dans la fabrication d’aéronefs et d’astronefs).
La guerre en vaut la peine (Olga Borisova, "Afghanistan - the Emerald Country", Karavan, Almaty, original en russe, traduit par BBC News Services, 26 avril 2002. p. 10, c’est l’auteur qui souligne.)
Alors qu’on a nourri l’opinion publique d’images d’un pays en développement déchiré par la guerre et sans ressources, la réalité est tout autre :
l’Afghanistan est un pays riche tel que le confirment les études géologiques de l’ère soviétique.
La question des « gisements jusqu’alors méconnus » perpétue un mensonge.La grande richesse minérale est exclue d’un casus belli justifiable. Cet énoncé affirme que le Pentagone a seulement appris récemment que l’Afghanistan faisait partie des pays les plus riches en ressources minérales et qu’il est comparable à la République démocratique du Congo ou l’ex-Zaïre du temps de Mobutu. Les rapports géopolitiques soviétiques étaient connus. Durant la guerre froide, toute cette information était avouée dans les moindres détails :
[...] Lors de l’exploration soviétique à grande échelle, de superbes cartes géologiques ont été produites ainsi que des rapports dressant la liste de plus de 1400 affleurements minéraux et d’environ 70 gisements commercialement viables […] L’Union Soviétique a par la suite consacré plus de 650 millions de dollars à l’exploration et au développement de ressources en Afghanistan avec des projets incluant une raffinerie de pétrole capable de produire un demi million de tonnes annuellement, ainsi qu’un complexe métallurgique pour le gisement d’Aynak, lequel devait produire 1,5 millions de tonnes de cuivre par an. Dans la foulée du retrait des Soviétiques, une analyse subséquente de la Banque mondiale projetait que la production de cuivre d’Aynak pourrait éventuellement absorber annuellement à elle seule jusqu’à 2 % du marché mondial. Le pays jouit par ailleurs d’énormes gisements de charbon, dont l’un d’eux, le
gisement de fer d’Hajigak dans la chaîne de montagnes de l’Hindu Kush à l’ouest de Kaboul, est jugé comme étant l’un des plus grands gisements à teneur élevée au monde. (John C. K. Daly, Analysis: Afghanistan's untapped energy, UPI Energy, 24 octobre 2008, c’est l’auteur qui souligne)

Le gaz naturel afghan
L’Afghanistan est un pont terrestre. L’invasion et l’occupation de l’Afghanistan menée par les États-Unis en 2001 a été analysée par des critiques de la politique étrangère étasunienne comme un moyen de sécuriser le contrôle du couloir de transport stratégique transafghan, liant le bassin de la mer Caspienne et la mer d’Oman.
Plusieurs projets de pipelines et de gazoducs transafghans ont été envisagés, dont le projet de pipeline TAPI (Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde) de 1900 km et d’une valeur de 8 milliards de dollars, lequel transporterait le gaz naturel turkmène par l’Afghanistan dans ce que l’on a décrit comme un « couloir de transit crucial ».
(Voir Gary Olson, Afghanistan has never been the 'good and necessary' war; it's about control of oil, The Morning Call, 1er octobre, 2009). L’escalade militaire dans le cadre de la guerre étendue d’« Afpak » est liée au TAPI. Le Turkménistan possède la troisième plus grande réserve de gaz naturel après la Russie et l’Iran.

Le contrôle stratégique des voies de transport sortant du Turkménistan fait partie des plans de Washington depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991.
Cependant, on a rarement considéré dans la géopolitique des pipelines que l’Afghanistan est non seulement voisin de pays riches en pétrole et en gaz naturel, (par exemple le Turkménistan), mais qu’il possède aussi sur son territoire d’assez grandes réserves inexploitées de gaz naturel, de charbon et de pétrole. Dans les années 1970, les Soviétiques évaluaient « les réserves gazières afghanes "explorées" (confirmées ou probables) à environ 5 billions de pieds cube. Les réserves initiales d’Hodja-Gugerdag étaient évaluées à un peu moins de 2 billions de pieds cube » (Voir, The Soviet Union to retain influence in Afghanistan, Oil & Gas Journal, 2 mai, 1988).
L'Agence d'Information sur l'Énergie (Energy Information Administration ou EIA) a reconnu en 2008 que les réserves de gaz naturel d’Afghanistan sont « substantielles » :
« Puisque le nord de l’Afghanistan est "une extension du sud du bassin centrasiatique très fécond d’Amu Darya, susceptible de contenir du gaz naturel", l’Afghanistan possède des réserves de gaz naturel confirmées et probables d’environ 5 billions de pieds cube. » (UPI, John C.K. Daly, Analysis: Afghanistan's untapped energy, 24 octobre, 2008)
Dès le début de la guerre soviéto-afghane en 1979, l’objectif de Washington a été de conserver un point d’ancrage géopolitique en Asie centrale.

Le trafic de drogue du Croissant d’or
La guerre clandestine des États-Unis, à savoir son soutien aux moudjahidines, « combattants de la liberté » (alias Al Qaida), était également destinée au développement du
trafic des opiacés du Croissant d’or, utilisé par les services de renseignement étasuniens afin de financer l’insurrection contre les Soviétiques [1].
Instauré au début de la guerre soviéto-afghane et protégé par la CIA, le trafic de drogue est devenu au fil des ans une entreprise extrêmement lucrative de plusieurs milliards de dollars. Il s’agissait de la pierre angulaire de la guerre clandestine étasunienne dans les années 1980. Aujourd’hui, sous l’occupation militaire des États-Unis et de l’OTAN, le trafic de drogue génère des revenus monétaires de plus de 200 milliards de dollars dans les marchés occidentaux. (Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism, Global Research, Montreal, 2005, voir aussi Michel Chossudovsky, Heroin is "Good for Your Health": Occupation Forces support Afghan Narcotics Trade, Global Research, 29 avril 2007)

Vers une économie de pillage
En chœur, les médias étasuniens ont confirmé que la « récente découverte » des richesses minérales afghanes constitue « une solution » au développement de l’économie du pays, décimée par la guerre, ainsi qu’un moyen d’éliminer la pauvreté. L’invasion des États-Unis et de l’OTAN en 2001 ainsi que l’occupation, ont préparé le terrain pour l’appropriation de ces richesses par les conglomérats miniers et énergétiques occidentaux.

La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif
Sous l’occupation des États-Unis et des alliés, cette richesse minérale est vouée à être pillée par une poignée de conglomérats miniers multinationaux une fois que le pays sera pacifié. Selon les écrits d’Olga Borisova suivant l’invasion d’octobre 2001, « la guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, « [sera transformée] en politique coloniale influençant un pays formidablement riche ». (Borisova, op cit).
Une partie du plan des États-Unis et de l’OTAN est également de prendre tôt ou tard possession des réserves de gaz naturel de l’Afghanistan, ainsi que de prévenir le développement des intérêts énergétiques russes, iraniens et chinois dans le pays.
Note
1. Le trafic des opiacés du Croissant d’or constitue à l’heure actuelle la pièce maîtresse de l’économie d’exportation de l’Afghanistan. Le trafic d’héroïne, institué au début de la guerre soviéto-afghane en 1979 et protégé par la CIA, génère des revenus monétaires dépassant les 200 milliards de dollars par an dans les marchés occidentaux. Depuis l’invasion de 2001, la production de narcotiques en Afghanistan s’est accrue de plus de 35 fois. En 2009, la production d’opium se chiffrait à 6900 tonnes, comparativement à moins de 200 tonnes en 2001. À cet égard, les revenus de plusieurs milliards de dollars résultant de la production afghane d’opium sont générés en grande partie à l’extérieur du pays. D’après les données des Nations Unies, les revenus du trafic de drogue revenant à l’économie locale sont de l’ordre de 2 à 3 milliards annuellement, comparativement aux ventes mondiales d’héroïne
provenant du trafic d’opiacés afghans, lesquelles dépassent 200 milliards.
(Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism", Global Research, Montréal, 2005)
Michel Chossudovsky 

29 juin 2010

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
Internationalnews
Mondialisation.ca, Le 24 juin 2010

Original :"The War is Worth Waging": Afghanistan's Vast Reserves of Minerals and Natural Gas, The War on Afghanistan is a Profit driven "Resource War"
Titre original: Les vastes réserves afghanes de gaz naturel et de pétrole : « la guerre en vaut la peine »
Article original en anglais, "The War is Worth Waging": Afghanistan's Vast Reserves of Minerals and Natural Gas, The War on Afghanistan is a Profit driven "Resource War" publié le 16 juin 2010.
Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-gaz-naturel-petrole-et-lithium-en-afghanistan-la-guerre-en-vaut-la-peine-par-michel-chossudovsky-53195561.html



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