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21/07/2010

n°48 - Dossier d'Iran -21-07 – Fin : - L'Iran accuse la CIA de mener une "guerre psychologique".

n°48 - Dossier d'Iran -21-07 – Fin : - L'Iran accuse la CIA de mener une "guerre psychologique".



Dossier d'Iran    n°48 du 21-07

                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) Sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail,une seule adresse :fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

2-10 Un ‘expert russe alerte sur les facteurs de guerre contre l’iran. 

2-11La Russie brise l’embargo américain en matière énergétique, un défi à Obama ?

2-12 L'Iran accuse les pays occidentaux et Israël d'être derrière les attentats.

2-13 Hugo Natowicz : Pour l’Iran: les missiles de la revanche S-300.

2-14 Préparatifs de guerre

1 Spencer Delane : Préparatifs de guerre US-Israël contre l’Iran

2 Déchargement d’équipements destinés à attaquer un Etat musulman ?

3 La marine iranienne déplace son QG et réitère son droit à la riposte.

 


2-10 Un ‘expert russe alerte sur les facteurs de guerre contre l’iran. 

L’expert russe de l’Académie Sociale des questions Géopolitiques Stanislav Shuvanov a alerté sur les conditions qui pourraient attiser le développement d’un conflit armé des États-Unis et ses alliés contre l’Iran.

  Après avoir analysé un scénario de guerre possible dans la zone du Golfe Persique, Shuvanov a dit tenir en compte de l’affrontement notable du président Barack Obama avec les faucons républicains, qui pourrait pousser le chef de la Maison Blanche à une action de ce type.

Un autre facteur que Shuvanov a affirmé dans son commentaire – auquel a eu accès Presse Latine – est le changement de priorités pour Obama de la Stratégie de Sécurité Nationale et Défense des États-Unis, signée cette année qu’il considère comme la ligne principale « la lutte contre les nouvelles tentatives de promouvoir l’arme d’extermination de masse » cité par l’analyste.

 L’académicien russe a aussi estimé que, dans la situation où on a abouti à une rechute du processus cyclique de crise mondiale capitaliste, Washington pourrait déchaîner le conflit comme l’une des soupapes de sécurité.

Sur la Résolution du Conseil de Sûreté, relative au paquet de sanctions contre Téhéran, il a affirmé que celle-ci constituait une victoire des Nord-Américains et des pays du club d’élite du Premier monde pour obligerl a nation persane d’abandonner son programme nucléaire qu’il considère pacifique.

Il a ajouté que cette mesure -  résultat de la pression des États-Unis sur les membres permanents de cet organisme – a été mis à profit d’une manière interne pour faire croître le prestige d’Obama, dont la popularité est en déclon dans l’opinion publique américaine.

Shuvanov a noté qu’Obama comme Prix Nobel la Paix a assumé  l’engagement devant la communauté internationale de ne pas promouvoir de nouveaux conflits, comme ses prédécesseurs à la Maison Blanche, surtout comme George W. Bush, initiateur de deux guerres, l’Afghanistan (2001) et l’Iraq (2003).

De là, ila suggéré qu’Obama essaie d’exploiter tous les facteurs possibles de pression, y compris  diplomatiques, pour éviter une guerre.
En ce qui concerne Israël, l’expert russe a soutenu que Tel Aviv suit une conduite typique orientée par les États-Unis, qui depuis les événements tragiques de Hiroshima et de Nagasaki emploient l’arme nucléaire comme outil de pression politique.Aussi, il considère-t-il comme  peu probable que le Pentagone emploie ce coup chirurgical contre l’Iran.

Shuvanov, de l’autre côté, a assuré que le consentement à l’intérieur de l’ONU sur la question iranienne est apparent et a mentionné que l’Organisation de Coopération de Shanghai, avec la forte influence géopolitique, dont les membres, entre ceux-ci la Russie et la Chine, font des démarches en faveur d’une prise de distance.

Selon l’expert, la position de Moscou est dominée par la divergence – plustôt une inconvenance pour le Kremlin – sur le fait qu’il existe  un état voisin de la Fédération , qui posséderait l’ arme nucléaire.

De toute façon,  prédomine, la croyance en ce que la Russie n’appuierait pas de conflit de guerre, en tenant en compte des précédents néfastes de l’agression en Yougoslavie par l’OTAN et les États-Unis, en 1999.
Le député Viktor Ilukin, cité par la presse russe, à déclaré que durant des siècles de sa coexistence avec d’autres nations, l’iran jamais n’a commencé une guerre contre un quelconque de ses voisins.

12 juillet(PL)

Prensa Latina traduit pour changement de société par danielle Bleitrach

rc/oda

http://socio13.wordpress.com/2010/07/13/un-expert-russe-alerte-sur-les-facteurs-de-guerre-contre-liran/#more-24471


2-11 La Russie brise l’embargo américain en matière énergétique, un défi à Obama ?

La Russie est décidemment bien déroutante. Après les déclaration du Président russe Dimitri Medvenev, dont se sont bruyamment réjoui les commentateurs occidentaux mais dont nous avons ici même analysé les « subtilités » puisque d’un côté il était affirmé malgré les négations de l’Iran que ce pays allait se doter de l’arme nucléaire et que son attitude était « décevante »,  mais tout aussitôt qu’une politique de pression et de sanction outrancière ne convenait pas, voici que la Russie brise l’embargo que tentent de créer les Etats-Unis et leurs alliés (Israêl et l’Europe).

Le ministre russe de l’Energie, Sergueï Shmatko et le ministre iranien du Pétrole Masud Mir-Kazemi se sont en effet rencontrés mercredi 14 juillet à Moscou, et ont signé un certain nombre de contrats d’importance stratégique majeure, l’un d’eux portant sur la livraison à l’Iran de carburants et de produits dérivés du pétrole.

Un accord russo-iranien de coopération énergétique

Le ministre iranien du Pétrole, Massoud Mirkazemi, et le ministre de russe de l’Energie, Sergueï Chmatko, ont apposé mercredi leurs signatures au-bas d’une déclaration conjointe prévoyant la coopération bilatérale dans le pétrole, le gaz et la pétrochimie, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

La déclaration valide la « feuille de route » de projets prometteurs dans le secteur pétrochimique, élaborée par le groupe de travail russo-iranien. Les parties ont en outre convenu d’examiner la possibilité de créer une banque conjointe de financement des projets pétroliers, gaziers et pétrochimiques des groupes russes et iraniens.

Le document prévoit également la mise au point d’une « feuille de route » pour la coordination de l’activité dans le domaine de l’énergie électrique et nucléaire et des sources d’énergie renouvelables.

Les ministres ont également discuté de la vente du pétrole brut raffiné par les deux pays et de la recherche d’autres partenaires désireux d’exercer ce genre d’activité. Dans le même temps l’iran a précisé que bientôt le pays serait en mesure de se passer de l’importation de pétrole raffiné puisque dans ce domaine, grâce aux raffineries qu’il envisage de mettre en exploitation d’ici la fin de 2010, l’Iran compte se hisser au rang des principaux exportateurs mondiaux d’essence au cours des deux à trois prochaines années, a annoncé le ministre iranien du pétrole Massoud Mirkazemi. »D’ici la fin de l’année, une série de raffineries entreront en service conformément au calendrier, si bien que dans deux à trois ans nous figurerons, je pense, parmi les plus grands exportateurs d’essence de la région et du monde entier », a-t-il déclaré jeudi dans une interview à la chaîne de télévision anglophone Russia Today.

La déclaration russo-iranienne précise que la prochaine réunion du groupe de travail russo-iranien se tiendra à Téhéran au cours du quatrième trimestre de l’année 2010.

Un défi à Obama signé Poutine ?

Les contrats signés ne laissent aucune place au doute: « la Russie et l’Iran ont l’intention d’intensifier leur coopération, tant dans le domaine de l’approvisionnement, les échanges et la commercialisation du gaz naturel, des carburants et des produits pétrochimiques ».Mieux encore, Moscou a également aidé Téhéran à contourner l’embargo imposé par Washington sur les institutions bancaires et les compagnies d’assurances qui doivent accompagner les transactions commerciales. Les deux ministres ont notamment prévu la création d’une banque commune aux deux pays, et qui sera chargée de financer les transactions prévues par les contrats signés.

En cela, Moscou brise non seulement de manière ouverte et totale l’embargo décidé par les Etats-Unis sur le produits pétroliers à destination de l’Iran   mais défie également Washington, pour voir si les Américains se risqueront à prendre des mesures contre les institutions bancaires ou les sociétés russes qui seront impliquées dans ces transactions commerciales.

En effet, dans le texte signé par Barack Obama le 2 juillet dernier, il est clairement stipulé « que les Etats-Unis ne coopéreraient plus avec des sociétés ou des banques étrangères qui effectueront des transactions commerciales avec l’Iran dans le domaine pétrolier ». A la suite de cela, la plupart des grandes compagnies d’assurances et pétrolières (BP) ainsi que les grandes banques européennes avaient annoncé « qu’elles se mettaient au diapason de la décision américaine ».

Les commentateurs toujours à l’affut des bruits de couloirs du Kremlin et des divergences entre les deux têtes de l’aigle russe, disent que face à un Dimitri Medenev qui jouerait ostentiblement la carte de l’occident, ce serait le premier ministre Vladimir Poutine qui aurait ainsi rectifié le tir, ce qui est d’autant plus vraisemblable que c’est ce dernier qui a en charge la politique énergétique russe.

C’est en tout cas un défi au président Obama , au plus bas dans les sondages (60% des américains ne lui font pas confiance selon un sondage paru dans le Washington Post le 13 juillet), s’il maintient ce qui a été stipulé dans le texte du 2 juillet, il entre en conflit avec la Russie. C’est le coup du berger à la bergère car Poutine (comme les Chinois) a assez mal vécu qu’après n’avoir pas opposé leur droit de véto au Conseil de Sécurité le 9 juin, aussitôt les Etats-Unis et l’Europe se soient employés à durcir les sanctions unilatéralement. A cette unilatéralité, Poutine répond donc en ignorant les mesures de Washington. Ce qui de fait aboutit à démonter l’embargo qu’il a prétendu créer en offrant un terrain privilégié non seulement aux Russes et aux Chinois mais à de nombreux autres pays d’Asie centrale.D’ailleurs si la Russie est la première a envoyer ballader les diktats nord-américains en matière pétrolière il semble que la Chine et la Turquie soit déjà à pied d’oeuvre…

Il faut noter que la presse russe fait état des mises en garde de Fidel Castro sur les dangers d’un conflit nucléaire qui partirait d’Iran. En tout les cas on peut interpréter la signature des contrats énérgétiques avec l’iran et même l’aide bancaire comme une sorte de veto a posteriori sur l’aggavation des sanctions décidée par les Etats-Unis et l’Europe.

Les sanctions internationales contre l’Iran n’auront pas d’impact négatif sur la coopération russo-iranienne dans le domaine énergétique, a déclaré clairement mercredi le ministre russe de l’Energie Sergueï Chmatko.  

« Les sanctions ne nous empêcheront pas de coopérer », a annoncé M. Chmatko aux journalistes après la signature d’une déclaration conjointe des deux pays sur la coopération dans les domaines du pétrole, du gaz et de la pétrochimie.

« Les sanctions n’influeront pas sur le développement économique et industriel de l’Iran », a indiqué à son tour le ministre iranien du Pétrole, Massoud Mirkazemi, soulignant que les sanctions internationales visaient les compagnies collaborant avec l’Iran dans l’industrie pétrolière et non pas le pays dans son ensemble.

« Les pays réellement indépendants peuvent coopérer avec l’Iran », a-t-il ajouté.

 15 juillet

http://socio13.wordpress.com/2010/07/15/iran-la-russie-brise-l%e2%80%99embargo-americain-en-matiere-energetique-un-defi-a-obama/


2-12 L'Iran accuse les pays occidentaux et Israël d'être derrière les attentats.

L'Iran a accusé samedi les pays occidentaux et Israël d'être derrière le double attentat suicide qui a fait 27 morts jeudi dans le sud-est du pays, en dépit des fermes condamnations des attaques par l'Union européenne et les Etats-Unis. 

Selon le chef adjoint de la police Ahmad Reza Radan, cité par l'agence Mehr, 40 personnes ont été arrêtées, au lendemain de l'attentat, pour "avoir provoqué des troubles" dans la ville de Zahedan. Il n'a pas fourni d'autres précisions.

"Les responsables de ce crime ont été entraînés et équipés hors des frontières et ils sont ensuite venus en Iran", a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur Ali Abdollahi, dans des propos diffusés samedi sur le site internet de la télévision d'Etat. 

"Cet acte terroriste aveugle a été perpétré par les mercenaires du +monde arrogant+", terminologie qui désigne les puissances occidentales, a-t-il dit. [toujours mieux que 'Axe du mal'. Et c'est même une réalité objective RM] 

"Ceux qui ont planifié ce crime et équipé ceux qui l'ont perpétré doivent avoir conscience qu'ils sont tenus pour responsables", a ajouté M. Abdollahi, exhortant l'Afghanistan et le Pakistan voisins à "surveiller leurs frontières".

L'attaque, qui a également fait plus de 250 blessés, a visé la mosquée Jamia, à Zahedan. Elle a été revendiquée par le groupe sunnite extrémiste Joundallah, qui a affirmé avoir voulu frapper les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime.

Les capitales occidentales, dont Washington, ont condamné le double attentat.

Mais le président du Parlement iranien, le conservateur Ali Larijani, a directement accusé les Etats-Unis. 

"Les Américains doivent répondre de cet acte terroriste au Sistan (Balouchistan). Ils ne peuvent y échapper", a-t-il dit, selon le site de la télévision d'Etat. 

Le ministre de l'Intérieur Mostafa Mohammad Najjar a pour sa part incriminé Israël, ennemi juré de la République islamique. 

"Les actes terroristes des sionistes ont un certain nombre d'objectifs, dont celui de créer des divisions entre les chiites et les sunnites", a déclaré M. Najjar, cité par l'agence Isna. Il a ajouté que les services de renseignement iraniens et l'appareil de sécurité avaient "la situation en main".

 

L'ayatollah Ali Khamenei, a appelé "les musulmans chiites et sunnites à être patients et à maintenir l'unité", dans un message aux habitants de la province du Sistan-Balouchistan, dont Zahedan est le chef-lieu, a rapporté l'agence Fars. 

Téhéran accuse régulièrement Joundallah d'être entraîné et équipé par les services de renseignement américains, israéliens, britanniques, mais aussi pakistanais dans le but de déstabiliser le pouvoir central iranien. 

Samedi, la foule s'est rassemblée à Zahedan pour assister aux obsèques des victimes. Réunis devant la mosquée Jamia, ils devaient se rendre en procession jusqu'au principal cimetière.

"Ceux qui ont commis ces actes terroristes ne sont ni chiites ni sunnites", indiquait une banderole, alors que la foule chantait: "mort aux terroristes", a rapporté l'agence officielle Irna.

 Les rebelles du Joundallah, en lutte depuis 10 ans contre le pouvoir central, sont des sunnites appartenant à l'ethnie balouche, qui représente une importante part de la population du Sistan-Balouchistan.

AFP

http://www.lepoint.fr/monde/l-iran-accuse-les-pays-occidentaux-et-israel-d-etre-derriere-les-attentats-17-07-2010-1215725_24.php             


2-13 Hugo Natowicz : Pour l’Iran: les missiles de la revanche S-300.

Nouveau rebondissement dans le feuilleton-fleuve entourant la livraison des missiles russes S-300 à l’Iran: le contrat tient toujours.

Une pique de Moscou qui n’a toujours pas digéré le coup de filet contre des espions russes aux Etats-Unis.

« Le contrat n’a pas été annulé », a laconiquement souligné Sergueï Tchemezov, PDG du conglomérat public Rostekhnologuiï, qui chapeaute notamment le monopole russe des exportations d’armements. Une déclaration d’apparence anodine qui tombe comme un cheveu sur la soupe, alors que Moscou semblait avoir choisi le camp des adversaires de Téhéran. Cette volte-face russe surprend à plus d’un titre. Approuvées par la Russie, les sanctions de l’ONU adoptées début juin empêchent définitivement la réalisation du contrat signé en 2005 par Moscou et Téhéran sur la vente de cinq systèmes sol-air S-300. 

Auparavant déjà, le contrat n’avait jamais été honoré en raison de la pression de Washington, qui redoute que ces missiles capables d’abattre un avion volant à 27 km d’altitude ne mettent l’Iran à l’abri d’éventuelles frappes. Téhéran avait maintes fois protesté contre les faux-fuyants russes sur ce dossier.

A la grande joie des Américains, la Russie était récemment allée encore plus loin en reconnaissant en des termes très directs la menace sécuritaire que représente Téhéran. « L’Iran est proche d’avoir le potentiel qui, en principe, peut être utilisé pour créer l’arme nucléaire », a déclaré le président Medvedev lors d’une réunion avec les ambassadeurs russes.

 L’ombre des « illégaux » 

Le principal frein au ralliement de Moscou à la croisade internationale contre l’Iran était jusqu’à présent d’ordre commercial. Soufflant le chaud et le froid, les Russes disaient redouter l’apparition d’une bombe nucléaire iranienne mais continuaient dans le même temps à construire la centrale nucléaire de Bouchehr et souhaitaient participer à la mise en valeur de gisements d’hydrocarbures dans ce pays. 

Toutefois, un événement politique d’une grande résonance est venu se greffer sur la problématique iranienne. Fin juin, Washington faisait voler en éclat la lune de miel entre les deux pays en annonçant l’arrestation de dix espions russes (les « illégaux ») immédiatement après la visite aux Etats-Unis d’un Dmitri Medvedev tout sourire. Un morceau de hamburger de trop, qui est resté en travers de la gorge des Russes.

Le scandale a eu l’effet d’une douche froide, et repoussé aux calendes grecques les projets conjoints dans le domaine de l’innovation, si chers à Medvedev. Mais surtout, l’affaire a été ressentie comme une défaite russe. Afin de rapatrier les « illégaux », des espions de bas étage, Moscou a été contraint d’extrader vers les Etats-Unis quatre agents secrets expérimentés, russes de surcroît. 

Un échange humiliant qui est loin de satisfaire les appétits de revanche côté russe. Le spectre des S-300 ne refait jamais surface par hasard: des rumeurs selon lesquelles la Russie aurait entamé la fourniture de « composantes pour les systèmes de missiles S-300? avaient été relayées en décembre 2008. Soit quelques mois après le conflit russo-géorgien, au comble de la tension dans les rapports est-ouest. C’est donc Medvedev qui aura le dernier mot dans cette affaire: « la décision devait être prise par le président lui-même », a précisé Tchemezov. Reste à savoir si le chef du Kremlin sera assez rancunier pour jouer l’atout des S-300. 

Outre cet article, il faut également noter cette annonce paru dans l’agence ria novosti : Le gouvernement russe a soumis à la Douma (chambre basse du parlement) l’accord russo-chinois sur l’annonce mutuelle de tirs de missiles balistiques, a annoncé samedi le site officiel de la Douma.Le document a été signé le 13 octobre 2009 à Pékin. Cet accord vise à créer dans les relations entre la Russie et la Chine un mécanisme d’annonce mutuelle de tirs en préparation ou effectués de missiles balistiques et de lanceurs spatiaux, afin de prévenir des situations ambigüeset de lanceurs spatiaux en vue de sa ratification, a annoncé samedi le site officiel de la Douma.

Hugo Natowicz,

RIA Novosti

16/07/2010
http://fr.rian.ru/discussion/20100716/187074951.html

http://socio13.wordpress.com/2010/07/18/pour-liran-les-missiles-de-la-revanche-s-300/


2-14 Préparatifs de guerre

Depuis la traversée du Canal de Suez par une armada de navires de guerre, il semble indéniable que l’on assiste à un renforcement des dispositifs militaires américains et israéliens autour de l’Iran, ce qui pourrait indiquer la préparation d’une opération contre les infrastructures nucléaires du régime de Téhéran.

pasdaran

1 Spencer Delane : Préparatifs de guerre US-Israël contre l’Iran
Une armada de naviresaméricains et israéliensse dirigent vers l'Iran

Douze navires de guerre américains et israéliens, dont deux porte-avions, ont franchi le Canal de Suez vendredi et se dirigent vers la mer Rouge, itinéraire le plus direct vers le golfe Persique depuis la méditerranée, et dont l’objectif serait d’acheminer des troupes, des munitions et des véhicules blindés, dans cadre d’ultimes préparatifs avant d’engager un conflit militaire avec l’Iran.
Aucun média occidental n’a pour l’heure relayé cette information, pourtant confirmée par le journal israélien Haaretz, qui indique que plusieurs milliers de soldats égyptiens ont été déployés le long du canal de Suez, de sorte à veiller à la « sécurité du passage des navires ».
Selon la version anglaise du quotidien hébreu Yedioth Ahronoth, le trafic dans le canal a été interrompu pendant plusieurs heures pour permettre le passage des navires de guerres, de même que la totalité des activités de pêche dans la zone ont été arrêtées ainsi que la circulation sur les ponts au-dessus du canal. Le Yedioth ajoute, en citant le général égyptien Amin Radi, qu’Israël « ne désire une guerre avec l’Iran que pour rester l’unique puissance nucléaire de la région ».
Des membres de l’opposition égyptienne ont critiqué le gouvernement Moubarak pour sa coopération avec les États-Unis et les forces israéliennes, et permettre le passage de ces navires dans les eaux territoriales égyptiennes.
Des députés du parti politique des Frères Musulmans ont également indiqués qu’ils considéraient l’événement comme une allégeance de plus du président Hosni Moubarak envers l’État juif et les États-Unis, et que la participation égyptienne à ces préparatifs de guerre étaient « un scandale international ». Ces députés ont encore ajouté qu’ils ne comptaient pas « s’asseoir les bras croisés » pendant que « le pays collabore a une guerre contre l’Iran ».
Le 12 juin dernier, le Sunday Times avait révélé qu’Israël avait la permission de l’Arabie saoudite d’utiliser son espace aérien pour attaquer l’Iran. « Dans la semaine qui a suivit les nouvelles sanctions imposée par le Conseil de sécurité de l’ONU à Téhéran, Riyad a accepté de permettre à Israël d’utiliser un couloir étroit de son espace aérien dans le nord du pays pour raccourcir la distance pour un bombardement de l’Iran », indique le journal. Une information catégoriquement démentie deux jours plus tard par l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Royaume-Uni, le Prince Mohammed ben Nawaf.
Interrogé par le Teheran Times, le ministre de
la Défense iranienne, Ahmad Vahidi, a indiqué que « Les Américains nous ont dit qu’ils allaient utiliser toutes les options contre l’Iran, nous vous annonçons que nous allons, nous aussi, utiliser toutes les options pour nous défendre ».
Spencer Delane,

Mecanopolis

22 juin 2010
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13663

 

2 Déchargement d’équipements destinés à attaquer un Etat musulman ?
Selon l’agence officielle iranienne Fars, des hélicoptères israéliens auraient, les 18 et 19 juin dernier, « déchargé des équipements destinés à attaquer un Etat musulman l’aéroport de Tabuk en Arabie Saoudite », ce qui confirme l’information du Sunday Times que nous avons mentionné dans notre article du 20 juin dernier, qui rapportait que l’Arabie Saoudite aurait accepté d’ouvrir son espace aérien aux appareils israéliens en vue d’une frappe possible contre l’Iran.
Autre fait intéressant, le brigadier-général Medhi Moini, chef du corps des Pasdaran (Corps des Gardiens de la révolution islamique) dans la province
iranienne d’Azerbaïdjan, a fait officiellement savoir, le 22 juin dernier, qu’il mobilisait ses troupes dans la région « en raison de la présence de forces américaines et israéliennes le long des frontières occidentales de l’Iran ».
De longs convois de chars, de matériel d’artillerie, de batteries de DCA et d’unités d’infanterie ont été aperçus sur les routes qui mènent vers la frontière de l’Iran avec l’Azerbaïdjan. Ces forces militaires auraient même été déclarées « en état de guerre »
Le brigadier-général Medhi Moin a également ajouté « que certains pays européens compliquaient la situation en fomentant des troubles ethniques dans ces régions de la frontière nord de l’Iran afin de déstabiliser toute la région ».
D’autres sources de renseignement indiquent qu’Israël a récemment envoyé un grand nombre de chasseurs-bombardiers vers des bases en Azerbaïdjan, via
la Géorgie, pour épauler des forces américaines déjà stationnées dans ce pays d’Asie centrale.
Pour le moment, les autorités azéries n’ont pas réagi à ces informations en provenance d’Iran, ni à la concentration de forces israéliennes sur son territoire.
L’État hébreu entretient une collaboration économique et militaire étroite avec
la Géorgie, alliée stratégique et économique de l’Arménie, et une entente cordiale avec l’Azerbaïdjan, bien que ces deux États se trouvent en situation quasi conflictuelle permanente.
Ces informations, qui doivent encore confirmées, peuvent laisser penser que l’Azerbaïdjan remplacerait
la Turquie voisine, qui a fermé son espace aérien aux avions militaires israéliens depuis le 31 mai dernier, comme l’une des bases de lancement d’une offensive militaire contre l’Iran.
Ranto Ibrahîm.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

 

3 La marine iranienne déplace son QG et réitère son droit à la riposte.

Le commandant de la marine des gardiens de la révolution iranienne, l’amiral Ali Fadavi a réitéré  que les forces iraniennes maritimes sont prêtes à réagir à toute action contre les navires iraniens d’une manière très particulière et proportionnée !  
Fadavi, qui s’exprimait à l’occasion de la nomination du nouveau commandant de la zone maritime dite "première", a précisé que « dans cas où les Américains et leurs alliés, inspectaient les navires iraniens conformément à leur résolution illégale et illégitime, notre réaction dans le Golfe et le détroit d'Ormuz sera très particulière et proportionnée ».
Par ailleurs, Fadavi a évoqué les nouveaux programmes politiques des forces navales des Gardiens de la Révolution iranienne, affirmant que ces forces se fondent sur  quatre bases : maritime, les missiles sol-mer et mer-air, les « Marines » et les forces spéciales.
Il a noté que le Commandement général de la force navale iranienne sera  transférée d’ici un mois, de Téhéran à Bandar-Abbas située  dans le sud de l'Iran ; et après ce sera au tour  des forces maritimes d’être transférées, avec l’ensemble de l’organisation  de l'industrie maritime ainsi que les institutions maritimes liées au ministère de la Défense à Bandar-Abbas, ce qui va changer la nature de sa mission pas pour ce qui est de  la période à venir.

24/06/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143677&language=fr



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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