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22/07/2010

n° 49 - Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage d'Iran - 21-07 -: Fin - : Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran?

n° 49 - Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage  d'Iran - 21-07 -: Fin    - : Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran?



Témoignage d'Iran & Courrier des lecteurs 

n° 49 - du 21-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire : 

2 Annexe

2-1 Mark Gasiorowski : Quand la CIA complotait en Iran.

3 Texte-fiction

1 Bernard-Henri du Tronc du Cactus : Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)

 

2 Annexe

2-1 Mark Gasiorowski : Quand la CIA complotait en Iran.

Pour la première fois, le 19 mars 2000, la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright reconnaissait l’« implication » des Etat-Unis dans le coup d’Etat qui renversa le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh en 1953. Pourtant, les circonstances de cette intervention restent mal connues. Un rapport de la CIA, divulgué en avril 2000 par le New York Times, révèle le rôle joué par les services secrets de Londres et de Washington dans un événement qui renversa les rapports de forces au Proche-Orient.

Il y a quelques mois, le New York Timesreçoit le rapport officiel du coup d’Etat mené en 1953 par la CIA contre le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh. Le 16 juin 2000, le journal publie ce récit sur son site Internet (1). Les noms de plusieurs personnalités iraniennes impliquées y sont effacés, mais la plupart d’entre elles sont désignées nommément sur un autre site (2). Ce document passionnant contient d’importantes révélations sur la manière dont cette opération fut menée, et toute personne intéressée par la politique intérieure de l’Iran ou la politique étrangère américaine devrait le lire.

 Le coup d’Etat s’est produit pendant une période de grande effervescence de l’histoire iranienne et au plus fort de la guerre froide. Mohammad Mossadegh est alors chef du Front national, organisation politique fondée en 1949 et militant pour la nationalisation de l’industrie pétrolière, alors sous domination britannique, ainsi que pour la démocratisation du système politique. Ces deux questions passionnent la population, et le Front national devient rapidement le principal acteur de la scène politique iranienne. En 1951, le chah Mohammad Reza Pahlavi est contraint de nationaliser l’industrie pétrolière et de nommer Mossadegh premier ministre, provoquant une confrontation ouverte avec le gouvernement britannique. La Grande-Bretagne réagit en organisant un embargo général sur le pétrole iranien et engage des manœuvres à long terme visant à renverser Mossadegh.

Les Etats-Unis décident tout d’abord de rester neutres et encouragent les Britanniques à accepter la nationalisation tout en essayant de négocier un arrangement à l’amiable, allant jusqu’à persuader Londres, en septembre 1951, de ne pas envahir l’Iran. Cette neutralité continue jusqu’à la fin de l’administration de Harry S.Truman, en janvier 1953, même si de nombreux dirigeants américains estiment déjà que l’obstination de Mossadegh crée une instabilité politique mettant l’Iran « en réel danger de passer derrière le rideau de fer »(page III du rapport). En novembre 1952, peu après l’élection du général Dwight D. Eisenhower à la présidence des Etats-Unis, de hauts responsables britanniques proposent à leurs homologues américains de mener conjointement un coup d’Etat contre Mossadegh. Ceux-ci répondent que l’administration sortante n’entreprendra jamais une telle opération, mais que celle d’Eisenhower, qui va entrer en fonction en janvier, déterminée à intensifier la guerre froide, serait probablement susceptible de le faire.

Le récit de la CIA rend bien compte de la manière dont fut préparée l’opération. Après autorisation du président Eisenhower en mars 1953, des officiers de la CIA étudient la manière dont pourrait être mené le coup d’Etat et se penchent sur le problème du remplacement du premier ministre. Leur choix se porte rapidement sur Fazlollah Zahedi, un général à la retraite qui avait déjà comploté avec les Britanniques. En mai, un agent de la CIA et un spécialiste de l’Iran travaillant pour le Secret Intelligence Service (SIS) britannique passent deux semaines à Nicosie (Chypre), où ils mettent au point une première version du plan. Des responsables de la CIA et du SIS la révisent, et une version définitive est écrite à Londres à la mi-juin.

Ce plan était divisé en six étapes principales. Tout d’abord, l’antenne iranienne de la CIA et le plus important réseau de renseignement britannique en Iran, alors dirigé par les frères Rashidian, devaient déstabiliser le gouvernement Mossadegh par le biais de la propagande et d’autres activités politiques clandestines. Fazlollah Zahedi organiserait ensuite un réseau constitué d’officiers capables de mener le coup d’Etat. Troisième étape, la CIA devait « acheter »la collaboration d’un nombre suffisant de parlementaires iraniens afin de s’assurer que le corps législatif s’opposerait à Mossadegh. Puis des efforts sérieux devaient permettre de persuader le chah de soutenir le coup d’Etat, ainsi que Zahedi, même s’il était établi que l’opération serait menée avec ou sans l’accord du monarque. 

La CIA devait ensuite tenter, de manière « quasi légale »(page A3), de renverser Mossadegh en provoquant une crise politique au cours de laquelle le Parlement le destituerait. Cette crise serait provoquée par des manifestations de protestation organisées par des dirigeants religieux, qui persuaderaient le chah de quitter le pays, ou créeraient une situation forçant Mossadegh à démissionner. Enfin, si cette tentative venait à échouer, le réseau militaire monté par Fazlollah Zahedi s’emparerait du pouvoir avec l’aide de la CIA. 

« Par n’importe quel moyen »
Les trois premières étapes étaient en fait déjà entamées pendant la mise au point du « plan de Londres ». Le 4 avril, la section de
la CIA à Téhéran reçoit 1 million de dollars destiné à « faire tomber Mossade[gh] par n’importe quel moyen »(page 3). En mai, elle déclenche, avec les frères Rashidian, une campagne de propagande contre Mossadegh et, on le suppose, mène d’autres actions clandestines contre ce dernier. Ces efforts redoublent de manière brutale au cours des semaines précédant le coup d’Etat (page 92).

La CIA prend contact avec Fazlollah Zahedi en avril, lui versant 60 000 dollars (et peut-être bien plus) afin qu’il « trouve de nouveaux alliés et influence des personnes-clés »(page B15). Le compte-rendu officiel nie que des officiers iraniens aient été achetés (page E22) ; il est toutefois difficile d’imaginer à quoi d’autre Fazlollah Zahedi aurait dépensé cet argent. La CIA n’en comprend pas moins rapidement que ce dernier « manque de détermination, d’énergie et de stratégie concrète » et qu’il n’est pas capable de monter un réseau militaire apte à mener un coup d’Etat. Cette tâche est donc confiée à un colonel iranien travaillant pour la CIA.

Fin mai 1953, la section de la CIA est autorisée à engager environ 11 000 dollars par semaine pour acheter la coopération de parlementaires, ce qui accentue fortement l’opposition politique à Mossadegh. Ce dernier réagit en appelant les élus qui lui sont fidèles à démissionner pour empêcher la formation du quorum, ce qui entraînerait la dissolution du Parlement. Pour le contrer, la CIA essaie alors de persuader certains élus de renoncer à leur démission. Début août, Mossadegh organise un référendum truqué au cours duquel les Iraniens se prononcent massivement pour la dissolution et la tenue de nouvelles élections. Cela empêche désormais la CIA d’exercer ses activités « quasi légales » même si elle continue à utiliser la propagande pour imputer à Mossadegh la falsification du référendum.

Le 25 juillet, la CIA entame une longue démarche de « pression » et de « manipulation » pour persuader le chah de soutenir le coup d’Etat et d’accepter la nomination de Fazlollah Zahedi au poste de premier ministre. Au cours des trois semaines suivantes, quatre émissaires rencontrent le chah presque chaque jour afin de le convaincre de coopérer. Le 12 ou 13 août, malgré ses réticences, il finit par accepter et signe les décrets royaux (firmans) révoquant Mossadegh et nommant Zahedi à sa place. La reine Soraya l’aurait persuadé d’agir ainsi (page 38).

Le 13 août, la CIA charge le colonel Nematollah Nassiri de remettre les firmans à Zahedi et à Mossadegh. Mais la longueur des négociations avec le chah a fragilisé le secret, et l’un des officiers impliqués révèle l’existence du complot. Mossadegh fait alors arrêter Nassiri, dans la nuit du 15 au 16 août, au moment où celui-ci s’apprête à remettre le premier décret, et plusieurs autres conjurés sont interpellés peu après. Prête à cette éventualité, la CIA avait préparé des unités militaires pro-Zahedi à s’emparer des points névralgiques de Téhéran. Mais les officiers disparaissent lorsque Nassiri est arrêté, faisant échouer cette première tentative.

Zahedi ainsi que d’autres personnes impliquées se réfugient alors dans des cachettes de la CIA. Le chah fuit en exil, d’abord à Bagdad, puis à Rome, et Kermit Roosevelt, directeur de la section locale de la CIA, annonce à Washington que le coup d’Etat a échoué. Peu après, il reçoit l’ordre d’abandonner l’opération et de revenir aux Etats-Unis.

Mais Kermit Roosevelt et son équipe décident d’improviser une autre tentative. Ils commencent par distribuer des copies des décrets du chah aux médias afin de mobiliser l’opinion publique contre Mossadegh. Au cours des jours suivants, leurs deux principaux agents iraniens mènent une série d’opérations « noires » visant le même objectif. Afin de dresser les Iraniens croyants contre Mossadegh, ils profèrent des menaces téléphoniques contre des chefs religieux et « simulent un attentat » contre la maison d’un ecclésiastique (page 37) en se faisant passer pour des membres du puissant parti communiste Toudeh. Le 18, ils organisent également des manifestations dont les participants prétendent appartenir au Toudeh. A l’instigation de ces deux agents, les manifestants saccagent les bureaux d’un parti politique, renversent des statues du chah et de son père, et sèment le chaos dans Téhéran. Réalisant ce qui est en train de se passer, le Toudeh recommande à ses membres de rester chez eux (p. 59, 63 et 64), ce qui l’empêche de s’opposer aux manifestants anti-Mossadegh qui envahissent les rues le lendemain.

Le matin du 19 août, ces derniers commencent à se rassembler à proximité du bazar de Téhéran. Le compte-rendu de la CIA décrit ces manifestations comme « partiellement spontanées », mais ajoute que « les circonstances favorables créées par l’action politique [de la CIA] contribuèrent également à [les] déclencher » (page XII). En effet, la divulgation des décrets du chah, les « fausses » manifestations du Toudeh et les autres opérations « noires » menées au cours des jours précédents poussèrent de nombreux Iraniens à rejoindre ces manifestations.

Plusieurs membres iraniens de l’équipe de la CIA mènent alors les manifestants dans le centre de Téhéran et persuadent des unités de l’armée de les épauler, incitant au passage la foule à attaquer le quartier général du Parti iranien favorable à Mossadegh et à incendier une salle de cinéma et plusieurs rédactions de presse (p. 65, 67 et 70). Des unités militaires anti-Mossadegh commencent dès lors à prendre possession de Téhéran, s’emparant de stations radio et d’autres points sensibles. De vifs combats se déroulent, mais les forces favorables au premier ministre sont finalement vaincues. Mossadegh lui-même se cache, mais se rend le lendemain. 

Le compte-rendu de la CIA laisse deux questions essentielles en suspens. Tout d’abord, il n’éclaircit pas l’origine de la trahison qui fit échouer la première tentative de coup d’Etat, se contentant d’attribuer celle-ci à « l’indiscrétion d’un des officiers de l’armée iranienne impliqué »(page 39). Ensuite, ce texte n’explique pas comment l’action politique de la CIA favorisa l’organisation des manifestations du 19 août, ni quelle fut l’importance de cette action dans le déclenchement de ces manifestations. D’autres comptes-rendus, établis d’après des entretiens avec des participants de premier plan, suggèrent que l’équipe de la CIA aurait donné de l’argent à des chefs religieux, qui ne connaissaient probablement pas l’origine de ces fonds. Le rapport de la CIA ne confirme pas cette version. La quasi-totalité des personnes impliquées étant aujourd’hui décédées et la CIA affirmant avoir détruit la plupart des archives concernant cette opération, ces questions resteront peut-être sans réponse.

Il est également difficile de savoir qui est à l’origine de la fuite qui a permis la divulgation de ce rapport officiel et quelle est la véritable finalité de cette fuite. Dans l’article publié le 16 avril 2000, le New York Times explique seulement que le document a été fourni par un « ancien officier qui en conservait un exemplaire ». Coïncidence, un mois plus tôt, la secrétaire d’Etat Madeleine Albright, au cours d’un important discours destiné à promouvoir le rapprochement entre les Etats-Unis et l’Iran, avait reconnu pour la première fois que le gouvernement américain était impliqué dans le coup d’Etat et s’en est excusée (3). Beaucoup estiment que la fuite fut délibérément organisée par le gouvernement ou par une personne décidée à soutenir l’initiative de Mme Albright. Si tel est le cas, toutefois, il est difficile de croire que l’intégralité du rapport aurait été révélée, mais on ne peut exclure cette possibilité.

Mark Gasiorowski
Professeur de sciences politiques à l’université d’Etat de Louisiane, Baton Rouge. 

17 juillet 2010

(1) www.nytimes.com/library/world/mideast/iran-cia-intro.pdf . Le document est daté de 1954 et signé Donald N. Wilber. 

(2) http://cryptome.org/cia-iran.htm. La technique utilisée par le New York Times était inopérante : il suffisait d’utiliser un ordinateur lent pour lire les noms avant que le cache noir s’affiche.

 (3) Le Monde, 20 mars 2000.

Mark Gasiorowski *
17 juillet 2010
http://socio13.wordpress.com/2010/07/17/en-2000-revelations-sur-le-coup-d%E2%80%99etat-de-1953-quand-la-cia-complotait-en-iran-par-mark-gasiorowski/



3 Texte-fiction

1 Bernard-Henri du Tronc du Cactus : Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)

Un drame affreux vient de frapper le pays le plus puissant de la planète, replongeant les Etats-uniens dans leur immense tristesse du 22 novembre 1963, une date sombre où la Terre s’était arrêtée de tourner le temps du trajet de cette balle magique dans le corps de John Fitzgerald Kennedy, 35è président des Etats-Unis d’Amérique.

Neuf présidents plus tard, le Changement incarné, la Liberté personnifiée, la Paix nobélisée ont été fauchés par une nouvelle « balle » maléfique, détruisant les rêves de millions d’êtres humains.

Tout avait commencé par la décision de Michelle Obama, épouse du 44è président, de tenir tête à Monsanto en créant un potager bio à la Maison Blanche.

Elle avait déclaré : "Je veux être certaine que notre famille mange sainement et ait accès à des légumes et fruits vraiment frais". Sa production devait permettre de fournir en fruits et légumes les occupants, les salariés et les invités de la Maison Blanche.

Lorsque la MACA, l’association américaine qui représente des grands noms de l’agrochimie, dont le géant des pesticides et des semences OGM Monsanto, avait notamment écrit à Michelle Obama et précisé que ce jardin, où fruits et légumes sont cultivés sans pesticides, "pourrait donner aux consommateurs, par comparaison, une mauvaise image de l’agriculture conventionnelle dont les produits sont sains, savoureux et plus économiques", Barack Obama lui-même était monté au créneau pour défendre l’agriculture sans pesticides et un retour à une alimentation moins industrielle.

Cela s’était poursuivi par le coup de sang du président démocrate face aux dirigeants sans cœur de la multinationale du pétrole BP.

Tout le monde se souviendra de cette image mémorable des fesses dénudées de Tony Hayward et de Monsieur Svanberg, président de BP, penchés devant le lutrin de la maison Blanche, les derrières exposés à la vue de millions de spectateurs médusés, et, sous les innombrables flashs crépitant, frappés sans ménagements par la grande latte en acier de Monsieur Obama.

Par la suite, le président avait paru fatigué et accablé.

Etait-ce en rapport avec  revenue tourmenterkH ½ Npson refus de toute vaccination contre la grippe  l’espèce humaine cette année ?

Il avait par cet acte lancé un mouvement de protestation mondiale contre l’industrie des médicaments, mouvement à l’origine de l’effondrement définitif de quelques-unes des plus grandes firmes pharmaceutiques sur les marchés.

Après avoir annoncé le retrait des troupes US d’Afghanistan, d’Irak, du Venezuela et d’Iran, avoir accepté la réouverture d’une enquête en profondeur sur les attentats du 11 septembre 2001, avec Steve Jones, Richard Gage et Kevin Ryan comme experts principaux de la Commission, le président très amaigri avait reçu à la maison Blanche, puis emmené à Camp David, la résidence présidentielle célèbre, dans le Maryland, l’Irakien Mountazer Al-Zaïdi, célèbre pour avoir lancé ses chaussures contre le président américain George W. Bush en décembre 2008, afin de protester contre l’occupation injuste et inhumaine de son grand pays.

Justement, l’homme emprisonné pendant neuf mois dans d’horribles conditions, libéré depuis le 15 septembre 2009, aurait remis à Barack Obama une des ses chaussures dédicacées.

Certaines menaces sérieuses d’attentats ont commencé à fleurir dans les journaux, ainsi que des rumeurs sur la dégradation de l’état de santé du président.

Personne ne sait si le point culminant dans le changement d’attitude de Barack Obama fut sa fronde impitoyable lancée contre ses anciens donateurs, les nantis de Chicago, et les banquiers de Goldman Sachs et de JP Morgan Chase, le président ayant annoncé son projet de fermer Wall Street, de mettre les scellés sur la Bourse de New-York, carrément, ou bien son inscription comme passager de la flottille suivante déterminée à briser le blocus de Gaza par Israël.

Cette dernière décision avait galvanisé une série de politiciens démocrates, dont John Edwards, John Kerry, Russ Feingold, Al Gore récemment divorcé, Dennis Kucinich, Joseph Moakley et Cynthia McKinney qui s’étaient alors empressé de s’inscrire sur les navires de la Flottille de la Liberté II.

L’Etat-major US, pour une fois en branle-bas de combat pour une cause humanitaire, avait prévu de rappeler ses hélicoptères et chasseurs prêtés à Tsahal pour escorter la Flottille, en attendant l’arrivée des sous-marins nucléaires et de porte-avions.

Malheureusement, l’explosion d’un engin artisanal, simple et ingénieux au point de surpasser les mesures de sécurité, très relâchées ces temps-ci, du secret service et des équipes de sécurité entourant le président, caché dans un des coussins du canapé du Bureau Ovale, a mis fin à la reconversion pacifique de l’ancien sénateur de l’Illinois et, au travers de lui, du pays le plus puissant du monde.

L’enquête préliminaire, menée par le dévoué Henry Kissinger, pointe du doigt la récente visite de l’Irakien Mountazer Al-Zaïdi, que le président avait insisté pour laisser libre de tout mouvement, le présentant comme un hôte de marque au même rang que les chefs d’Etats traditionnellement alliés.

Dans un premier rapport du NIST, de la FEMA et du FBI, la composition de l’engin et le mode de détonation indiquent qu’il s’agit clairement de la marque d’Al-Qaida.

Une petite vidéo d’Oussama Bin Laden, incriminant l’organisation du vieux terroriste, est actuellement soumise à l’analyse des experts de la SAIC, aidés par des interprètes spécialisés dans la lecture sur les lèvres.

Joe Biden décédé d’une crise cardiaque en apprenant la nouvelle, c’est Robert Gates, n°3 du gouvernement, qui a pris la tête du pays, conjointement avec Hillary Clinton, vu que Gates, déjà engagé par George W Bush pour succéder à Don Rumsfeld, est Républicain.

Bien qu’ils se soient dits très affectés et déterminés à poursuivre le rêve et le combat de leur ancien chef, les premières mesures importantes de Clinton et Gates ont été de stopper l’évacuation des soldats du Venezuela, du Proche et du Moyen-Orient, d’encourager le peuple US à prendre la menace grippale au sérieux en se faisant vacciner devant les caméras et de faire évacuer l’énorme ambassade récemment construite par Barack Obama à Gaza.

Le monde entier est sous le choc et une semaine de deuil national a été décrétée dans la plupart des pays occidentaux.

Quelques personnes ont bien été vues en train de faire la fête sur les toits de certains immeubles, ici ou là, mais globalement, la planète pleure aujourd’hui la perte d’un grand homme.

Michelle Obama, très affligée, actuellement entourée de Bill Clinton, d’Al Gore récemment divorcé, et de l’épouse de Benjamin Netanyahu, ne sort plus de ses appartements à la Maison Blanche.

Tristesse ou pas, elle a été sommée de répandre des pesticides sur son jardin bio.

Bernard-Henri du Tronc du Cactuspour l’hebdomadaire Le Guillemet.

« Si j’étais président, j’arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les Etats-Unis. Définitivement.

D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain.

Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51e état des Etats-Unis mais dorénavant - chose curieuse à dire - un pays étranger.

Et puis, je réduirais le budget militaire d’au moins 90%, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d’une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18 000 dollars de l’heure depuis la naissance de Jésus-Christ. (*)

Voilà ce que je ferais les trois premiers jours.

Le quatrième jour, je serais assassiné. »

William Blum ancien fonctionnaire au Département d’Etat US.
Auteur de Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de
la CIA depuis 1945 et Etat Voyou, éditions Parangon.

(*) Note de l’auteur : le budget militaire US actuel, en 2009, frise les 900 milliards de dollars, soit trois fois plus que celui mentionné par William Blum en 2001. Une seule heure de vol d’Air Force One, l’avion présidentiel, coûte 34 000 dollars.

28 juin 2010

Bernard-Henri du Tronc du Cactus 

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