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24/07/2010

n° 53 - Journal de PAKISTAN - 04-07 au 23-07 : - Suite - : «Nous ne sommes pas responsables de ces attentats, c'est un complot mené par des agences de renseignement étrangères»,

n° 53 - Journal de PAKISTAN  -  04-07 au 23-07 : - Suite  - : «Nous ne sommes pas responsables de ces attentats, c'est un complot mené par des agences de renseignement étrangères»,



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                               n° 53- 04-07 au 23-07

                                            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

5  Dossiers

5-1 Le retour en grâce du Pakistan.

5-2 Clinton au Pakistan pour convaincre que l'Amérique restera dans la région.

5-3 Yol : Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Oussama Ben Laden

1 Le Pakistan sait où Ben Laden se trouve…

2 Petrus Lombard : Selon Mme Clinton, Oussama serait toujours au Pakistan.

3 Richard L. Franklin : Merd'alors ! Il y a cinq ans que Ben Laden est mort !

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Les Etats-Unis pénalisent l’aide humanitaire aux groupes qu’ils qualifient de terroristes.

7-2 Réflexions du compañero Fidel

L’origine des guerres  



5  Dossiers

5-1 Le retour en grâce du Pakistan.

Washington a peur d'échouer en Afghanistan et Kaboul se méfie de plus en plus de ses alliés occidentaux. Ce dont profite Islamabad.

Accusé il y a encore quelques mois d'être responsable de tous les maux de l'Afghanistan, le Pakistan est aujourd'hui courtisé pour aider à ramener la paix. Plus qu'à une évolution stratégique de la politique pakistanaise, ce changement de fortune est dû principalement à la crainte de Washington d'une défaite en Afghanistan et à la méfiance de plus en plus grande du président afghan Hamid Karzai vis à vis de ses alliés occidentaux.

En quête désespérée de tout ce qui peut améliorer la situation en Afghanistan pour pouvoir en sortir «honorablement», les Etats-Unis ont apprécié les opérations militairesentreprises par l'armée pakistanaise contre les talibans dans la vallée de Swat et dans plusieurs zones tribales frontalièresde l'Afghanistan. Washington prête donc une oreille plus complaisante aux préoccupations d'Islamabad, ce qui a permis au chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Pervez Kayani, de souligner avec force les intérêts stratégiques du Pakistan.

Limiter le rôle de l'ennemi, l'Inde

En ce qui concerne l'Afghanistan, ceux-ci ont été clairement énoncés par le général Kayani. «Nous voulons que l'Afghanistan soit notre profondeur stratégique, cela n'implique pas que nous contrôlions le pays», déclarait-il récemment. Deuxièmement, l'Inde restant l'ennemi principal, le rôle de New Delhi en Afghanistan doit se limiter au mieux à une aide au développement. Pas question donc que l'Inde participe à l'entraînement de l'armée afghane. «Je ne peux pas me permettre d'avoir sur ma frontière ouest des soldats afghans entraînés par des Indiens qui auront la même façon qu'eux de voir les choses», a souligné il y a quelques semaines le général Kayani. Enfin, le Pakistan veut être associé d'une manière ou d'une autre au processus de réintégration et de réconciliation avec les talibans afghans.

De son côté, le président Karzai a développé une profonde méfiance vis à vis de ses alliés occidentaux depuis les ratés de sa réélection. Persuadé que ceux-ci favorisaient son opposant (le Docteur Abdullah Abdullah), le chef de l'état afghan cherche à consolider ses alliances régionales. Il sait également que sa politique de réconciliation avec les talibans (dont il a fait l'objectif de son deuxième mandat) ne peut réussir sans un minimum de coopération d'Islamabad. L'aggravation des différends ethniques en Afghanistan encore soulignée lors de l'élection présidentielle a de son côté fait prendre conscience à l'establishment pakistanais qu'après tout, le pashtoun Hamid Karzai –les pashtouns qui vivent essentiellement de chaque côté de la frontière entre les deux pays sont environ 14 millions en Afghanistan et 24 millions au Pakistan– mérite d'être soutenu face à une opposition essentiellement tadjik qui a des rapports étroits et historiques avec l'Inde.

Rupture de confiance

Le rapprochement entre Kaboul et Islamabad d'une part et Islamabad et Washington d'autre part est toutefois mis à mal par les divergences grandissantes entre le président Karzai et ses alliés occidentaux. Recevant mercredi dans son palais à Kaboul le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, le chef de l'Etat afghan n'a pas bronché quand celui-ci a dénoncé la présence américaine comme cause des malheurs de l'Afghanistan. En visite la semaine dernière à Islamabad, il n'a pas caché non plus son exaspération devant ce qu'il a appelé «le manque de coordination» de ses alliés. Hamid Karzai faisait allusion aux inquiétudes et à la prudence de Washington face au processus de réconciliation avec les talibans que la Grande-Bretagne lui réclame de son côté d'accélérer.

Depuis sa réélection contestée, le président afghan a pris plusieurs mesures visant à montrer que c'était lui le patron, bien que son gouvernement ne survive que sous perfusion de la communauté internationale. Cette rupture de la confiance de nature peut-être à offrir une plus grande marge de manœuvre aux voisins de l'Afghanistan ne peut que nuire à la situation afghane et contrarier la stratégie du président américain Barack Obama. Une stratégie qui suppose un partenaire afghan alors que celui-ci, déjà largement déficien,t devient de plus en plus rétif.

Françoise Chipaux

L'AUTEUR

Françoise Chipaux  Françoise Chipaux est l'ancienne correspondante du Monde dans le sous-continent indien.

16 mars 2010

Ses articles

http://www.slate.fr/story/18621/pakistan-talibans-al-qaida-afghanistan-terrorisme


5-2 Clinton au Pakistan pour convaincre que l'Amérique restera dans la région.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.  

Hillary Clinton a entamé dimanche sa deuxième visite en neuf mois au Pakistan, espérant convaincre cet allié crucial que les Etats-Unis sont engagés à long terme dans la région.
La chef de la diplomatie américaine veut parler de sécurité, et annoncera une série de plans pour développer l'adduction d'eau et l'énergie, deux secteurs sinistrés dans ce pays pauvre et instable de 162 millions d'habitants.

Le voyage de la secrétaire d'Etat fait suite à sa précédente visite très médiatisée en octobre 2009, et au premier "dialogue stratégique" entre les deux pays, en mars à Washington. 
Les investissements américains au Pakistan découlent de la loi Kerry-Lugar, votée à l'automne dernier, et qui alloue au pays une assistance record de 7,5 milliards de dollars sur cinq ans.

Elle est ensuite attendue mardi à la conférence des donateurs pour l'Afghanistan à Kaboul.
L'entourage de Clinton a vanté au début de la visite l'élargissement et l'amélioration d'une relation bilatérale longtemps marquée par une méfiance mutuelle.
Côté pakistanais, le ministère des Affaires étrangères a salué samedi une visite qui "aidera à donner plus d'élan" à la relation bilatérale, que les deux pays veulent élargir.
Clinton devait s'entretenir dimanche soir avec le Premier ministre Yousaf Raza Gilani, avant de dîner avec le président Asif Ali Zardari. Elle doit participer lundi à une session du "dialogue stratégique" entre Washington et Islamabad.

"L'accélération" du dialogue stratégique "produit un changement dans l'attitude pakistanaise, d'abord de la part du gouvernement et, plus graduellement et lentement, au sein de l'opinion", a estimé dimanche Richard Holbrooke, l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan.
Ces progrès, a-t-il ajouté, "nous permettent d'avancer sur l'antiterrorisme et le travail commun dans les zones tribales", où sont massés les militants d'al-Qaïda et de des résistants Taliban qui harcèlent les forces de l'occupation internationales en Afghanistan.

Selon un haut responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat, Washington tirerait notamment profit de conversations plus fréquentes avec le  puissant chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani.
Selon cette source, les discussions permettaient "des progrès lents mais tangibles" sur le cas du réseau taliban Haqqani, bête noire de la coalition, mais réputé proche des services de renseignement pakistanais.
Selon les analystes, tant l'Afghanistan que le Pakistan sont toutefois inquiets(…)  de l'échéance d'un début de retrait des troupes américaines d'Afghanistan à l'été de 2011, qui avait été fixée en décembre dernier par le président américain Barack Obama.
Les Etats-Unis avaient fortement accru leur présence au Pakistan dans les années 80, avant de délaisser le pays en 1989, quand ces troupes ont regagné Moscou.  
"Nous avions une longue tradition qui consistait à venir au Pakistan y fournir de l'aide, puis de partir avant de revenir à nouveau", a admis dimanche Rajiv Shah, le chef de l'USAID, l'agence fédérale américaine du développement.

"Nous sommes engagés sur le long terme, nous ne ferons pas ce que nous avons fait par le passé", a promis Shah aux journalistes accompagnant Hillary Clinton.

18/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146791&language=fr


5-3 Yol : Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

Basée sur les témoignages de plusieurs chefs talibans, une étude révèle que les services de renseignements pakistanais fourniraient fonds, entrainement et protection aux talibans en Afghanistan.

Les services de renseignement pakistanais (ISI) fourniraient des fonds, un entraînement et une protection aux talibans en Afghanistan, selon une étude publiée par la London School of Economics dimanche 13 juin.

Cette étude, basée sur des entretiens avec neuf commandants talibans réalisés en Afghanistan au début de l’année, indique avoir les éléments les plus probants à ce jour démontrant une étroite collaboration entre l’ISI et les insurgés.

"L’ISI orchestre, soutient et influence énormément le mouvement"

"Même si (les talibans) bénéficient d’un fort soutien interne, selon les commandants talibans, l’ISI orchestre, soutient et influence énormément le mouvement", écrit l’auteur du rapport, Matt Waldman, un chercheur de l’université de Harvard.

Les responsables talibans "disent que (l’ISI) offre une protection à la fois aux talibans et au réseau Haqqani (aile radicale des talibans afghans, ndlr) et fournit un important soutien en termes d’entraînement, de munitions et d’alimentation et autres nécessités", poursuit-il.

Certains des talibans interviewés ont indiqué que des membres de l’ISI ont assisté, en tant que participants ou observateurs, à des rencontres avec le conseil suprême des talibans (la Choura de Quetta), selon le rapport.

Double-jeu

Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, lui-même, aurait assuré à des responsables talibans emprisonnés qu’ils étaient "des siens" et pouvaient compter sur son soutien, selon ces sources. Il aurait apparemment autorisé la libération de ces responsables, indique l’étude.

Cette dernière conclut que, sans un changement significatif dans l’approche des autorités pakistanaises, il sera impossible, aussi bien pour le gouvernement afghan que pour les forces de l’Otan de mettre fin à l’insurrection en Afghanistan.

"L’engagement apparent du Pakistan dans un double-jeu à cette échelle pourrait avoir des implications géopolitiques majeures et pourrait même provoquer des contre-mesures de la part des Etats-Unis", souligne l’auteur.

Démenti pakistanais

Cependant, tout progrès contre les résistants en Afghanistan nécessitant le soutien de l’armée pakistanaise et de l’ISI, "la seule façon de s’assurer d’une telle coopération est de prendre en considération les causes fondamentales de l’insécurité du Pakistan, notamment son conflit latent et persistant avec l’Inde", souligne-t-il.

Cette étude a provoqué un ferme démenti de la part de l’armée pakistanaise.

"Cela fait partie d’une campagne malveillante visant l’armée pakistanaise et l’ISI", a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée Athar Abbas.

"Tout cela est sans fondement. Les sacrifices de l’armée pakistanaise et de l’ISI et les victimes de la guerre contre le terrorisme parlent d’elles même". "Nous avons plusieurs questions sur la crédibilité du rapport", a-t-il ajouté.

Nouvelobs.com avec AFP

13 juin 2010

http://nawaaye-afghanistan.net/spip.php?article12187



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Oussama Ben Laden

1 Le Pakistan sait où Ben Laden se trouve…

C’est du moins ce que la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a déclaré hier lors d’une entrevue diffusée sur la chaîne Fox News (à partir de 5:44 de la vidéo ci-dessous) :

«Je présume que quelqu’un dans ce gouvernement (…) sait où Ben Laden est, et j’aimerais également le savoir.»

Watch the latest video at video.foxnews.com

Le Mardi 20 juillet 2010 |

http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/07/20/le-pakistan-sait-ou-ben-laden-se-trouve/

 

2 Petrus Lombard : Selon Mme Clinton, Oussama serait toujours au Pakistan.

Et il serait très utile de le capturer… 

S’exprimant aujourd'hui lors d’une interview télévisée à Islamabad, la ministre des Affaires étrangères zunienne, Hillary Clinton, a annoncé être fermement convaincue [*] que le patron d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, est toujours quelque part au Pakistan.

« Je crois que Ben Laden est ici, au Pakistan, et il serait très utile que nous parvenions à le capturer, » a déclaré Clinton lors d’une interview intercalée entre des réunions de haut niveau avec des responsables pakistanais.

Plus tôt aujourd'hui, Clinton a annoncé environ 500 millions de dollars supplémentaires d'aide étrangère pour le Pakistan, et a dit avoir un rendez-vous ce soir avec le général en chef de l'armée pakistanaise, Parvez Kayani, vraisemblablement pour l’inciter à accentuer la guerre dans les régions tribales du Pakistan.

Les dires de Clinton concernant où est Ben Laden collent à la supposition consensuelle générale des responsables, mais il semble que ce soit un peu plus qu'une supposition.

Le directeur de la CIA Leon Panetta a admis le mois dernier que la Zunie n'a aucun renseignement concret sur Ben Laden depuis « le début des années 2000. »

Petrus Lombard

22/07/2010

Antiwar, Jason Ditz, 19 juillet 2010

Original : news.antiwar.com/2010/07/19/clinton-osama-still-in-pakistan/

 

Notes du traducteur

On ne peut pas reprocher à Mme Clinton de ne pas lire la presse égyptienne, mais comment cette information aurait-elle pu échapper aux services de renseignement et donc aux dirigeants de Zunie ou d’ailleurs ?

La mort de Ben Laden a été annoncée en fin 2001 par un grand journal égyptien.

Traduction de l'article funéraire du journal égyptien :

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Al Wafd, mercredi 26 décembre 2001. Vol 15 No 4633.

Information sur la mort de Ben Laden et de ses funérailles il y a 10 jours

Islamabad

​​​​Un éminent fonctionnaire du mouvement Taliban Afghan a annoncé hier la mort d'Oussama Ben Laden, le chef de l'organisation Al Qa'da, déclarant qu'il avait souffert de graves complications pulmonaires et est décédé tranquillement de mort naturelle. Le fonctionnaire, qui a demandé à garder l'anonymat, a déclaré à L'Observer du Pakistan qu'il avait lui-même assisté aux funérailles de Ben Laden et avait vu son visage avant l'inhumation à Tora Bora il y a 10 jours. Il a mentionné que 30 combattants d'Al Qa'da ont assisté à l'enterrement, ainsi que des membres de sa famille et certains amis Talibans. Dans la cérémonie d'adieu pour son dernier repos, les canons ont tiré en l'air. Le fonctionnaire a déclaré qu'il est difficile de repérer l'emplacement de la sépulture de Ben Laden, car selon la tradition wahhabite aucune marque n'est laissée sur la tombe. Il a souligné qu'il est peu probable que les forces US aient jamais découvert la trace de Ben Laden.

Original : http://www.thepeoplesvoice.org/cgi-bin/blogs/voices.php/2007/10/25/damn_it_bin_laden_died_five_years_ago
Traduction approximative de Pétrus Lombard pour Alter Info

 

http://www.lepost.fr/article/2010/07/22/2160500_selon-mme-clinton-oussama-serait-toujours-au-pakistan.html

 

3 Richard L. Franklin : Merd'alors ! Il y a cinq ans que Ben Laden est mort !

Voici l’entrefilet paru à l’époque :

ALTER INFO

Jeudi 25 Octobre 2007

​​​​Il y a plusieurs années, quand je faisais des recherches sur Ben Laden, j'ai appris qu'il souffrait d'une insuffisance rénale progressive. Il a été carrément choisi depuis par la machine de propagande étasunienne pour figurer le symbole d'un Tojo ou d'un Hitler de la Seconde Guerre mondiale. J'ai voulu en savoir plus sur le véritable Ben Laden, par opposition au concept de la propagande.

​​​​J'ai vite appris que ses problèmes rénaux remonte à l'époque où il travaillait pour la CIA dans la guerre d'Afghanistan contre l'occupant soviétique. J'ai appris par les récits d'un tiers que la CIA l'avait fait transporter à l'hôpital étasunien de Dubaï pour une dialyse et d'autres soins médicaux.

​​​​Après que les soviétiques aient été chassés d'Afghanistan, les activités de Ben Laden sont devenues moins publiques. Il a été impliqué dans le financement d'un camp d'entraînement pour insurgés en Afghanistan, et sa haine à l'égard de l'impérialisme étasunien est devenu un trait connu de ses concepts idéologiques. Il voulait surtout que les militaires étasuniens quittent sa terre natale d'Arabie Saoudite, certainement un souhait raisonnable. Le mieux que je puisse dire est lui et la CIA ont néanmoins toujours maintenu d'étroites relations, car ils en tiraient profit et appréciaient leurs rôles mutuels dans la libération de l'Afghanistan.

​​​​La longue histoire de la CIA en cheville avec la mafia étasunienne indique une approche très pragmatique dans ses choix de coopération pour son travail. Depuis le premier jour, la CIA a toujours été réaliste au sujet de ses alliés. La CIA a été fondée avec un petit groupe d'anciens membres de l'OSS et quelque chose comme 5.000 espions nazis mondiaux. Il est parfaitement vraisemblable que la CIA trouvait précieuse et très prisée sa relation avec Ben Laden.

​​​​La défaillance rénale de Ben Laden devenait un sérieux problème à l'époque du 9-11, et il aurait acheté deux dialyseurs à Dubaï et déménagé l'un de ses camps en Afghanistan et l'autre vers une destination inconnue. À cette époque, ses jours étaient indubitablement comptés. Même s'il avait une programme de dialyse de fortune, son temps diminuait. La défaillance des fonctions rénales est, après tout, une sentence de mort, et la dialyse prolonge seulement la vie de la victime.

​​​​Naturellement, ce n'est pas un petit truc. Certains patients ont rallongé leur vie de dix ans avec la dialyse, et, plus récemment, lors des essais expérimentaux du CoQ10, 50% des patients ont retrouvé leur fonction rénale et ont pu arrêter complètement la dialyse. (Bien sûr, seul le temps nous dira si le changement est permanent.) Ben Laden a raté ce traitement qui sauve potentiellement la vie.

​​​​Quelqu'un comme Ben Laden, qui était constamment en mouvement et traînait de tous côtés ses propres dialyseurs avec les groupes électrogènes et le carburant, était condamnéà mourir assez vite Il n'est donc pas étonnant qu'il soit mort d'insuffisance rénale, peu de temps après le 9-11.

​​​​Vous pourriez trouver intéressant que Ben Laden ait passé les derniers mois de sa vie dans un hôpital étasunien à Dubaï. À un moment, on pouvait trouver sur Internet des témoignages postés par diverses personnes qui lui ont rendu visite à l'hôpital au cours des derniers mois de sa vie. Je connais seulement un site qui a survécu à l'apparente purge effectuée par le pouvoir en place, et qui fournit toujours la vérité sur les derniers jours de Ben Laden, de sa mort, et de son enterrement. Il comprend une notice nécrologique égyptienne et mène à divers autres articles apparentés. (J'ajoute la nécrologie égyptienne et l'URL du site.)

​​​​Gardez à l'esprit que certains fonctionnaires de la CIA aimaient bien Ben Laden et estimaient que les USA avaient envers lui une grande dette pour son rôle important dans l'éviction des Russes d'Afghanistan ; de sorte qu'il n'est pas étonnant que la CIA ait fait un réel effort pour rendre les derniers mois et semaines de sa vie aussi agréables que possible.

​​​​Il y a longtemps, j'ai envoyé sa nécrologie à mes abonnés, car elle a paru dans un grand journal égyptien. Prêtez attention, la notice nécrologique de Ben Laden est apparue dans tout le Moyen-Orient. Parmi les dirigeants des États, le général Musharraf du Pakistan a publiquement annoncé la mort de Ben Laden, une déclaration qui a depuis disparu d'Internet et que ne reconnaît plus Musharraf. Il joue maintenant avec les USA, affirmant que Ben Laden se cache quelque part sur la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

J'ai lu trois nécrologies différentes de journaux Arabes. (Dans chaque cas, la version Arabe était imprimée à côté de la traduction Anglaise.) Elles semblent avoir disparu d'Internet, à une exception près, l'article joint. Les faits sont simples. Il a été enterré en secret dans une tombe anonyme lors d'une cérémonie simple en présence d'environ trois douzaine de partisans.

​​La blogosphère est glorifiées d'être notre dernier sanctuaire de vérité sur la guerre en Irak. C'est parfois exagéré. Par exemple, jamais n'a été vigoureusement propagé le fait que Ben Laden était malade et est mort il y a longtemps, le 16 décembre 2002. Vous pensez que désormais les bloggers et les sites Internet progressistes diffuseront énergiquement les faits sur la mort de Ben Laden il y a cinq ans. À la place, la cabale du PNAC a eu l'autorisation d'exploiter interminablement l'image d'un Ben Laden s'apprêtant à envoyer ses larbins aux USA avec toutes sortes d'armes meurtrières.

​​​​J'ai récemment envoyé un courriel à Citizens for Legitimate Government pour me plaindre du fait que, dans leurs bulletins quotidiens d'informations, par ailleurs excellent, ils renforcent les mensonges du gouvernement et la propagande sur Ben Laden en utilisant un langage qui présuppose qu'il est toujours en vie. J'ai reçu une réponse concédant seulement que Ben Laden « pourrait être mort. » CLG utilise toujours son langage postulant un Ben Laden vivant, et ils sont pratiquement les seuls à le faire.

​​​​Il y a un dernier site Internet qui propose des informations sur la mort de Ben Laden et mène à des sites d'informations apparentées.

À savoir : http://www.welfarestate.com/binladen/funeral/

Traduction approximative de Pétrus Lombard pour Alter Info

http://www.alterinfo.net/Merd-alors--Il-y-a-cinq-ans-que-Ben-Laden-est-mort-_a12820.html?print=1

The Peoples Voice, par Richard L. Franklin, le 25 octobre 2007



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Les Etats-Unis pénalisent l’aide humanitaire aux groupes qu’ils qualifient de terroristes.
La Cour suprême des Etats-Unis a été saisie de la constitutionnalité de la « Loi anti-terroriste et d’application effective de la peine de mort de 1996 » (Antiterrorism and Effective Death Penalty Act of 1996).

Ce texte, introduit par le président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, avait été adopté de manière consensuelle en réaction à l’attentat d’Oklahoma City, puis signé avec enthousiasme par le président Bill Clinton.

Une de ses dispositions avait été très critiquée. Elle prévoyait de limiter à une seule les possibles demandes de remise en liberté (« pétition d’habeas corpus ») d’un suspect, accusé de terrorisme. Dans sa décision Felker versus Turpin (1997), la Cour suprême des Etats-Unis avait confirmé que cette limitation ne viole pas l’article 1 Section 9 paragraphe 2 de la Constitution. Il ne s’agit pas en effet à proprement parler d’une extension de la détention provisoire, même si, une fois le premier recours rejeté, rien ne s’oppose à ce que la détention provisoire devienne illimitée.

Une autre disposition de la loi restait à commenter. Elle interdit de fournir consciemment une aide, de quelque nature qu’elle soit —hormis une assistance médicale ou un service religieux—, à une organisation terroriste étrangère.

Sur plainte des administrations successives —Clinton, Bush et Obama—, les tribunaux ont considéré depuis une douzaine d’années que cela s’applique à une association qui a dispensé des conseils juridiques au PKK et aux Tigres tamouls, même si ces conseils visaient à trouver une solution pacifique aux conflits kurde et tamoul en portant leur cause à l’ONU.

Dans sa décision Holder versus Humanitarian Law Project, rendue le 21 juin 2010, la Cour a indiqué :
 Que les termes de la loi sont assez précis pour que le justiciable n’ait pas de doute sur ce qui lui est interdit ;
 Que cette interdiction ne viole pas son droit d’expression, car rien n’empêche le justiciable d’exprimer son soutien à des causes défendues par des terroristes ;
 Que cette interdiction ne viole pas non plus son droit d’association car elle n’interdit pas de rencontrer des terroristes et de débattre avec eux.

Comme toujours, la Cour suprême des Etats-Unis se fonde sur une vision puritaine de l’homme.

De même que les puritains prohibent d’aider le pécheur en détresse tant qu’il n’a pas explicitement renoncé au péché, de même la Cour interdit de venir en aide à des terroristes tant qu’ils n’ont pas renoncé à l’action armée. Car, selon elle, celui qui les aide sur le plan juridique, pédagogique, culturel, social ou autre, leur permet ainsi de conserver leur énergie pour commettre le Mal.

Reste qu’en droit états-unien, une organisation terroriste n’est pas une organisation ayant fait l’objet de condamnation pour des faits criminels précis, mais un groupe désigné comme tel par le département d’Etat sur des critères politiques.

Par conséquent toutes sortes d’action peuvent être sanctionnées comme « terroristes » par les tribunaux US. C’est par exemple le cas de l’aide alimentaire de l’ONU aux Gazaouites dès lors que celle-ci est distribuée par les élus locaux de Gaza, lorsque ceux-ci sont membres du Hamas.


7-2 Réflexions du compañero Fidel

L’origine des guerres  

J’ai affirmé le 4 juillet que les États-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus : « …l’une, par arrogance de puissants ; l’autre, par la résistance au joug et par la capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme. »  

Dans presque toutes les guerres, une des parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence, celle-ci éclatera, même si l’une de parties ne le désire pas, comme cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées par vingt-cinq ans à peine.

La boucherie fut effroyable. Ces guerres n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.  

Dans le cas présent, l’une des parties défend des intérêts nationaux absolument justes ; l’autre poursuit des visées illégitimes et des intérêts bassement matériels.

Quand on analyse toutes les guerres qui se sont déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des parties a toujours visé ces objectifs-ci.

L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument vaine.  

Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research, le 11 avril 2010,  Rick Rozoff apporte de nombreux critères incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien informée doit les connaître.

Selon cet auteur, les USA pensent qu’ « une guerre peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles ».

C’est « un pays qui aspire à rester le seul État dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre, dans les airs, sur les mers et dans l’espace. »

« Qui maintient et étend des bases militaires et des troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de bombardiers stratégiques sur presque toutes les latitudes et longitudes.

Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : 708 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal. »

« …le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques. »

« …les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200 (ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins ».

 « Leur arsenal non nucléaire utilisé pour neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques, potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins, de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de bombardiers stratégiques « super-furtifs » non détectables par les radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et aériennes. »

Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse, réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de l’administration étasunienne.

Il explique les engagements des USA avec l’OTAN et leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient, autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit :

« Les USA intensifient aussi leurs programmes de guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations, les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus élémentaire. »

Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui « ne contient aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en matière d’attaque classique globale rapide. »

Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA :

« Le département de la Défense explore actuellement toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité d’attaque classique globale rapide qui pourrait offrir au président des choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de nouvelles menaces en évolution. »

 Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus expert, n’aurait pas un instant pour savoir quoi faire si les ordinateurs ne l’avaient déjà programmé.

Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé  « Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter 500 millions de dollars » :

« L’administration Obama a demandé 239,9 millions de dollars à des fins de recherche-développement par les services militaires d’une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal 2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour cette capacité d’attaque globale rapide d’ici la fin de l’exercice fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce dernier mois. »

Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des effets d’une attaque classique globale rapide, cette fois en version maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics :

« Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65 tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il s’élève au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique pendant des milliers de kilomètres.

« Au sommet de sa parabole, suspendus dans l’espace, les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre vers la planète.

 « Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h, sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus résistant que l’acier.

 « Les ogives détonnent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un rayon de 280 m2 autour de cette tempête métallique tourbillonnante est anéanti. »  

Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre :

« La surprise nucléaire d’Obama », par l’ancien chef de l’état-major interarmes russe, le général Leonid Ivashov, qui, après avoir fait référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un an avant – « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la Guerre froide » – et à sa signature de START II dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme :

« L’histoire des USA durant le siècle dernier n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays traditionnellement axée sur la domination mondiale ? Ceux qui croient à quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA – le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent énormes pour se préparer à la guerre. »

Le général russe affirme :

« Le concept d’Attaque globale rapide implique une frappe concentrée par des milliers d’armes classiques de précision durant deux à quatre heures qui détruirait complètement les infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler. »

 « Le concept d’Attaque globale rapide vise à maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale rapide est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère moderne. »

 « Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique cette initiative d’Attaque globale rapide. Entretemps, Washington parle d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires. »

 

Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées à la volonté de terroriser les dirigeants des États et de garantir cette nouvelle stratégie d’impunité totale.

Les Yankee croient que la reddition de l’Iran est proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.

Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2 juillet, après que le président iranien Mahmud Ahmadineyad a affirmé que « son pays reprendrait les négociations fin août avec la participation du Brésil et de la Turquie ».

Un haut fonctionnaire de l’UE « a averti que ni le Brésil ni la Turquie ne sera invité à ces conversations, du moins pas à ce niveau ».

« Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions internationales et de continuer d’enrichir l’uranium. »

 

Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il ne négociera pas avant septembre.

Les possibilités de vaincre cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.

Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.

Je dois de mon côté faire mon autocritique : j’ai commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexion du 27 juin que le conflit éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran aux côtes des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les cargos iraniens avait déjà été donné.

Je n’ai pas fait attention, toutefois, à une étape préalable : que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos. Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement valable.  C’était tout ce qu’il manquait.

Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre de sa résolution prendra fin le 8 août.

Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette Résolution, que voici :

« 36.  Demande au Directeur général de l’AIEA de présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution;

            « 37.  Affirme qu’il examinera les mesures prises par l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit être présenté dans un délai de 90 jours, et : a) qu’il suspendra l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement à un résultat mutuellement acceptable; b) qu’il mettra fin aux mesures visées aux paragraphes 3, 4, 5, 6, 7 et 12 de la résolution 1737 (2006), aux paragraphes 2, 4, 5, 6 et 7 de la résolution 1747 (2007), aux paragraphes 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 de la résolution 1803 (2008) et aux paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 et 24 ci-dessus dès qu’il aura constaté, après réception du rapport visé  au paragraphe précédent, que l’Iran respecte pleinement les obligations que lui imposent ses résolutions pertinentes et se conforme aux exigences du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et que celui-ci l’aura confirmé; c) que, au cas où  il ressortirait du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus que l’Iran n’a pas appliqué les dispositions des résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et de la présente résolution, il adoptera, en vertu de l’Article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, toutes autres mesures qui pourraient être requises pour  persuader l’Iran de se conformer à ces résolutions et aux exigences de l’AIEA, et  souligne que de nouvelles décisions devront être prises si de telles mesures additionnelles s’avéraient nécessaires… » 

Un compagnon du ministère, sans doute épuisé par le travail de nombreuses heures consistant à faire des copies de tous les documents, s’est endormi. Si j’ai pu découvrir cet oubli, c’est parce que je désirais avoir toute l’information possible et échanger des vues sur ces questions délicates.

À mon avis, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont dit leur dernier mot. Deux puissants États dotés d’autorité et de prestige n’ont pas exercé leur droit de veto pour bloquer cette résolution perfide de l’ONU. C’était pourtant là la seule possibilité de gagner du temps à la recherche d’une formule pour sauver la paix, un objectif qui leur aurait procuré plus d’autorité pour continuer de se battre en sa faveur.  

Aujourd’hui, tout pend d’un mince fil.

J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.

J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté de longues années l’Empire, ses blocus et ses crimes inqualifiables. Mais je ne le fais par esprit de vengeance.

Je n’hésite pas à courir le risque de compromettre ma modeste autorité morale.

Je continuerai d’écrire plusieurs autres Réflexions sur ce point en juillet et en août pour aller plus loin, sauf incident qui déclenche les armes meurtrières braquées les unes sur les autres.

J’ai beaucoup apprécié les derniers matchs de la Coupe du monde de football et les matchs de volley-ball de la Ligue mondiale où notre courageuse équipe s’est qualifiée à la tête de son groupe.  

Fidel Castro Ruz

Le 11 juillet 2010

Commentaires

Aujourd’hui, tout pend d’un mince fil.

J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.

J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté de longues années

Écrit par : ed hardy t shirts | 29/07/2010

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