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26/07/2010

n°542 - Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine - 25-07 : Suite - Flottille de la paix pour Gaza - Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.

n°542 -  Propagande, Manipulation de l'opinion et Dossier de Palestine  - 25-07  : Suite -  Flottille de la paix pour Gaza -   Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 




Propagande, Manipulation de l’opinion & Dossier de Palestine

N°542                                                     25-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal  

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

2 Les brèves

2-1 Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël.

2-2 L'armée israélienne réactive son unité d'assassinat ciblée 

2-3 Assassinat d'un leader du Hamas: un agent présumé du Mossad fait appel de son extradition.

2-4 Davutoglu rencontre Mechaal.

2-5 Islam Times : Le cimetière musulman de Jaffa va être transformé en hôtels et appartements.

2-6 Cynthia McKinney : Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens.

3 Manifestation contre l'occupant

3-1 à 3-8



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Les avocats de 36 pays portent plainte contre Israël. 

Plus de 600 avocats de 36 pays envisagent de porter plainte contre Israël.  Ces avocats agissent dans le cadre du groupe qu'ils ont formé sous le nom de "soutien juridique à Gaza", a-t-on appris de l'agence coranique iranienne, IQNA citant Risalehaber. Les avocats en question ont l'intention de saisir des tribunaux internationaux contre les dirigeants du régime israéliens pour avoir donné l'ordre d'attaquer les civils, ce qui a fait des morts et des blessés parmi les activistes des droits de l'Homme. "Cette plainte n'est nullement politique et traite uniquement sous un angle humanitaire, l'attaque contre la flottille des civils. Une telle plainte revêt une importance toute particulière pour réhabiliter les droits des martyrs et des blessés de cet incident.", a précisé l'avocat turc, Ramazan Aritürk

19/07/2010

http://french.irib.ir/


2-2 L'armée israélienne réactive son unité d'assassinat ciblée

Mise en place, il y a 40 ans, par Ariel Sharon, (commandant de la région du sud à l'époque) l'unité d'assassinat ciblée connu sous le nom de "Remon" en "Israël" a pris le feu vert de tuer à Gaza.
Le commandement de la région au sud des territoires occupés a donc décidé de restructurer et de réactiver cette unité, à mauvaise réputation, pour qu'elle entre en action dans la bande de Gaza, considérée comme une région ennemie.
Selon le quotidien Maariv, qui a rapporté cette information, "Gaza a besoin de soldats expérimentés ayant de cœurs durs, et qui agissent avec violence extrême lors de leur incursion dans les territoires ennemies". Le quotidien poursuit que "ces soldats déguisés en civils auront pour objectif d'assassiner les chefs et les leaders du terrorisme palestinien". 
Ces escadrons de la mort qui ont propagé la terreur, dans les années 70, à Gaza, ont laissé beaucoup d'histoires racontés par les Israéliens jusqu'à nos jours, poursuit le quotidien, avant d'ajouter: "ces opérations, ne sont plus qu'un souvenir alors que le "terrorisme" est toujours présent dans cette région. Raison pour laquelle l'ordre a été donné pour réactiver cette unité d'assassinat ciblée".

Notons que cette unité a pris le nom de "Remon", après que ses agents eurent découvert  dans la bande de Gaza, une grande cache d'engins explosifs, ou "Remon" en hébreu, et réussi à les manipuler. Ces bombes là, avaient explosé dans les mains des résistants.

20/07/2010  

http://alqods-palestine.blogspot.com/


2-3 Assassinat d'un leader du Hamas: un agent présumé du Mossad fait appel de son extradition.

Uri Brodsky, un agent présumé du Mossad, a fait appel lundi de la décision d'un tribunal polonais de l'extrader vers l'Allemagne.

Brodsky est recherché par les autorités allemandes pour espionnage présumé et implication présumée dans la falsification d'un passeport allemand qui aurait été utilisé par un des membres de l'équipe ayant organisé l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï en janvier dernier.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen, il a été interpellé au mois de juin à l'aéroport international de Varsovie et son extradition vers l'Allemagne a été ordonnée le 7 juillet par un tribunal de la capitale polonaise.

Le juge a décidé de l'extrader pour faux, ce qui signifie qu'Uri Brodsky ne pourrait être jugé en Allemagne que pour ce chef d'accusation et non pour espionnage.

Outre Uri Brodsky, le parquet de Varsovie -qui souhaite l'extrader pour l'ensemble des accusations- a fait appel la semaine dernière de la décision rendue le 7 juillet, selon Monika Lewandowska, une porte-parole du ministère public.

"J'espère que nous gagnerons", a déclaré lundi l'un des avocats de l'agent présumé du Mossad, Krzysztof Stepinski qui souhaite épargner l'extradition à son client. "Je pense qu'il sera renvoyé en Israël", a-t-il ajouté sans dévoiler les arguments qu'il avance pour s'opposer à l'extradition de Brodsky.

D'après lui, l'affaire sera examinée le 5 août par la cour d'appel.

Mahmoud al-Mabhouh, un des fondateurs de la branche militaire du mouvement islamiste palestinien Hamas, a été assassiné le 19 janvier dans sa chambre d'hôtel à Dubaï.

Le chef de la police de Dubaï, le général Dahi Khalfan Tamim, s'est déclaré certain à quasiment "100%" que les services secrets israéliens avaient orchestré cet assassinat. La police des Emirats arabes unis a précisé que quelque 25 suspects étaient impliqués et que la plupart détenaient de faux passeports de pays européens et d'Australie.

AP


2-4 Davutoglu rencontre Mechaal.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a rencontré lundi soir à Damas le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal, a annoncé hier l'agence de presse Anatolie.

La rencontre dans la capitale syrienne a été confirmée par le mouvement islamiste palestinien.

Les deux hommes ont discuté des efforts pour rapprocher les positions entre le Hamas et le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, selon Anatolie, qui a précisé que le processus de paix au Proche-Orient a également été abordé.
Cette rencontre survient alors que les relations entre
la Turquie et Israël, deux anciens alliés, sont au plus bas après l'attaque israélienne contre une flottille d'aide humanitaire pour Gaza dans les eaux internationales, au cours de laquelle neuf Turcs ont été tués le 31 mai. Israël, qui considère le Hamas comme un mouvement terroriste, a réagi avec colère lorsque des dirigeants turcs ont par le passé rencontré des responsables du Hamas. M. Davutoglu effectuait lundi une visite d'une journée à Damas, avant de se rendre en Afghanistan pour la conférence internationale sur l'avenir de ce pays.

Pour sa part, le Hamas a indiqué sur son site Internet que les deux hommes avaient discuté « des moyens de briser l'embargo imposé à Gaza » et que M. Davutoglu « a assuré que son pays poursuivra ses efforts pour sa levée ». M. Davutoglu a également affirmé, selon le Hamas, que son pays continuerait à réclamer « des excuses d'Israël » après son raid sur la flottille, « des indemnités pour les familles des martyrs et des blessés », ainsi que « la formation d'une commission d'enquête internationale et indépendante ». M. Mechaal a, de son côté, critiqué les mesures prises par les autorités israéliennes pour « renforcer la colonisation » en Cisjordanie et pour « judaïser » Jérusalem. Lors de cet entretien, le chef du Hamas a rendu hommage à la Turquie pour son « soutien à la cause palestinienne ».
Au plus fort de la crise entre Israël et
la Turquie, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait déclaré qu'il rejetait l'étiquette de « terroriste » appliquée au Hamas, ajoutant que ses militants sont des « résistants luttant pour défendre leur terre ».

Pour le gouvernement turc, qui est issu de la mouvance islamique, la paix est impossible au Proche-Orient si le Hamas est exclu du processus.
L'attaque meurtrière des commandos israéliens sur la flottille a entraîné le rappel par
la Turquie de son ambassadeur à Tel-Aviv et l'annulation de manœuvres militaires conjointes. En février 2006, Ankara avait déplu à Israël en accueillant une délégation menée par Khaled Mechaal, destinée selon la partie turque à convaincre le mouvement palestinien de déposer les armes. En janvier 2009, une délégation turque menée par M. Davutoglu avait agi comme médiateur entre les dirigeants du Hamas en Syrie et des responsables égyptiens pour négocier un cessez-le-feu et mettre un terme à l'offensive israélienne massive sur Gaza

21/07/2010

http://alqods-palestine.blogspot.com/


2-5 Islam Times : Le cimetière musulman de Jaffa va être transformé en hôtels et appartements.

Le juge du tribunal de district à TelAviv-Jaffa a refusé d’émettre une injonction empêchant la profanation du cimetière islamique Al-Qishlah, adjacent à la Grande Mosquée de Jaffa.

Le tribunal a également rejeté un appel contre la construction d’un hôtel de tourisme sur la terre du cimetière.
Le correspondant d’Islam Times en Palestine occupée a déclaré que des entreprises sionistes ont projeté de construire un hôtel et des appartements résidentiels sur la terre du cimetière.

La Fondation Al-Aqsa pour les Donations et le Patrimoine (Al-Aqsa Foundation for Waqf and Heritage), ainsi que des personnalités actives de Jaffa, ont condamné avec force cette décision injuste, et ont considéré qu’elle revient à autoriser la violation du caractère sacré des musulmans mort. La Fondation Al-Aqsa a souligné qu’il y avait des dizaines de tombes musulmanes, de corps et de restes humains enterrés dans le cimetière d’Al-Qishlah, ce qui a été également vérifié par la soi-disant « Autorité sioniste pour les Antiquités ».
L’ingénieur Zaki Igbaria, Président de
la Fondation Al-Aqsa, a déclaré qu’il est maintenant clair que les tribunaux israéliens sont un instrument d’application de la politique de l’establishment israélien, qui s’acharne à attaquer les caractères sacrés islamiques et chrétiens comme les tombes, les mosquées et les églises. Il a aussi souligné que cette décision arrive au milieu d’une série d’attaques israéliennes contre les dotations et les lieux sains dans les Territoires 48 et à Jérusalem.
Le juge du tribunal a affirmé que les tombes qui ont été découvertes sur place pendant les fouilles ont été déplacées, et qu’elles sont très anciennes.
Le tribunal a également obligé les requérants à payer les frais juridiques (environ 40.000 shekels) au Maire de TelAviv, à l’Autorité israélienne des Antiquités, à l’Administration israélienne des Terres et à
la Compagnie AlQishlah, qui a l’intention de construire un hôtel sur le secteur.
Mohammed Ashqar, membre de l’administration de
la Fondation Al-Aqsa et délégué local, a dit : « La décision n’est pas une surprise mais au contraire, nous l’attendions. Nous allons habituellement en justice pour dénoncer l’establishment sioniste dans toutes ses émanations et pour montrer au monde que le terme d’ « équité » n’existe pas dans le dictionnaire de l’appareil sioniste. Nous déplorons la décision du juge qui a statué qu’il n’existait aucune preuve confirmée que les tombes étaient islamiques. En fait, leurs identités islamiques sont prouvées sans aucun doute, même par l’Autorité des Antiquités, et pas seulement par nous. L’Autorité des Antiquités a déclaré que les tombes remontent à la période entre les Mamelouks et les Ottomans. »
L’avocat Mohammad Suleiman Igbaria a dit : « La décision du tribunal est stupide, et elle vient après toute une série de décisions stupides prises par les tribunaux israéliens sur les lieux saints et les cimetières islamiques. Il y a une énorme contradiction dans la décision du tribunal. L’objectif évident de la cour est d’être en mesure, par des justifications juridiques, même illégales, de violer les lieux saints et les cimetières islamiques. »
Il a ajouté qu’il serait fait appel à la décision.
Islam Times

21-07-2010
Traduction de l’arabe à l’anglais pour Islam Times : Mayssa Hazimeh.

Source : Islam Times

Traduction : MR pour ISM


2-6 Cynthia McKinney : Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens.

En réponse à l’attaque mortelle d’Israël contre la Flotille de la Liberté en route pour Gaza, plus de 800 personnes ont le mois dernier investi le port d’Oakland, le sixième en importance aux Etats-Unis.

20 juin 2010 - Dans une action sans précédent, plus de 800 militants du monde du travail ont bloqué les portes des quais d’Oakland pour empêcher le déchargement d’un navire israélien.

Le résultat a été un blocus historique d’un grand cargo israélien pendant 24 heures. À travers le monde, les dockers et les militants se sont engagés dans des actions similaires. En Suède, le syndicat des dockers a boycotté toute une semaine des bateaux et des containers israéliens, avec pour effet le blocage de 500 tonnes de marchandises à destination ou en provenance d’Israël.

Le syndicat des dockers de Turquie, Liman-Is, a annoncé que ses affiliés refuseraient de s’occuper des bateaux israéliens. En Afrique du Sud, les dockers de Durban ont bloqué les bateaux israéliens en février 2009 en réponse à la guerre d’agression longue de 22 jours lancée par Israël contre la bande de Gaza. L’union des travailleurs municipaux sud-africains a annoncé le mois dernier son intention de déclarer toutes les municipalités sud-africaines « zones libres de l’Apartheid israélien. »

Le message véhiculé par toutes ces actions courageuses dans le monde entier était clair : il ne fallait plus permettre à Israël d’agir en toute impunité. Israël devra rendre des comptes, selon les principes universels des droits de l’homme.

La vague mondiale de protestations contre l’attaque israélienne dans les eaux internationales et le meurtre d’au moins neuf militants - dont un ressortissant turco-américain - s’accompagne d’un dégoût croissant face aux doubles standards que le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés appliquent à Israël. Ses actions persistantes en dehors de toute loi, compromettent l’image des Etats-Unis dans le monde, et il devient plus difficile que jamais de justifier les crimes israéliens sans nuire à nos rapports avec d’autres pays alliés. Et plus important, ce soutien aveugle aux politiques israéliennes génère une forte opposition à la base qui s’exprime en grande partie par la campagne mondiale pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions [BDS] contre Israël.

Ce mouvement applique lui-même ce que les gouvernements n’ont pas fait : obliger Israël à rendre compte de ses crimes. Le refus des dockers de s’occuper des bateaux israéliens fait partie de ce puissant mouvement et vient en réponse à l’appel lancé en 2005 par la société civile palestinienne.

D’autres initiatives comprennent des campagnes pour le boycott des produits israéliens, le désinvestissement des compagnies facilitant des crimes de guerre israéliens, et l’isolement culturel afin de ne pas divertir l’Apartheid israélien, comme l’a démontré l’annulation des concerts en Israël par des artistes renommés comme Elvis Costello et Gil Scott-Heron.

Hélas, le dernier massacre commis par Israël n’est pas une surprise, mais constitue plutôt une aggravation dans l’abus de pouvoir israélien, tandis que le monde considère ses crimes avec un œil aveugle.

En 2003, puis à nouveau en 2007, j’ai été chassée du Congrès américain après avoir été prise pour cible par le lobby pro-israélien dans ce pays pour avoir osé rompre avec les pratiques politiques habituelles en pensant réellement que la déclaration universelle des droits de l’homme s’appliquait à tous les êtres humains, y compris les Palestiniens. Cette première expérience m’a fait découvrir la véritable image et la brutalité des défenseurs d’Israël dans ce pays, ainsi que le silence imposé à ceux qui protestent.

En décembre 2008, j’ai rejoint des militants à bord du bateau le Dignity, afin d’essayer de briser le siège de Gaza. Nous avons quitté le port de Chypre pour Gaza, transportant des fournitures médicales qui font gravement défaut, parmi d’autres nécessités. Lorsque nous sommes arrivés dans ce qu’Israël appelle « une zone militaire fermée », la marine israélienne nous a attaqués. Notre bateau a été défoncé, mis hors d’état de fonctionner puis forcé à rejoindre le Liban plutôt que de pouvoir délivrer l’aide à ceux qui sont dans le besoin en raison de l’attaque violente de 22 jours [opération Cast Lead] par Israël contre Gaza [décembre 2008-janvier 2009].

En juin 2009, j’ai à nouveau tenté de fournir des approvisionnements humanitaires à Gaza par bateau et la marine israélienne, dans les eaux internationales, a lancé un abordage et a kidnappé 21 d’entre nous, puis nous a emprisonnés dans une prison israélienne pendant sept jours. Malgré les parallèles avec l’attaque récente contre la Flottille de la Liberté, mon propre gouvernement a complètement négligé ces actions illégales et les médias ont délibérément trompé le public, comme c’est trop souvent le cas.

Toute ceci a un parallèle historique indéniable avec la lutte contre l’Apartheid sud-africain - ce dont nous devons tout apprendre. Le régime de ségrégation bénéficiait d’un large appui des gouvernements occidentaux, et ce n’est qu’en 2008 que les Etats-Unis ont abrogé, en traînant des pieds, les restrictions imposées à Nelson Mandela dans ses voyages. Lui aussi avait été diffamé pour s’être levé pour les droits des personnes de couleur.

En 1963, juste quatre ans après que le mouvement contre l’Apartheid ait vu le jour, les dockers danois ont refusé de décharger un bateau contenant des marchandises sud-africaines et les travailleurs suédois ont suivi le mouvement. Les dockers de la baie de San Francisco, et plus tard ceux de Liverpool ont également refusé de décharger les marchandises sud-africaines.

Le mouvement palestinien pour le BDS qui vise à mettre un terme à la discrimination en Palestine, est inspiré par la lutte sud-africaine anti-apartheid. L’appel de la société civile palestinienne pour le BDS a été entendu par des milliers de personnes de conscience partout dans le monde. Le boycott des dockers d’Oakland fait revivre des souvenirs d’un temps où nous n’osions pas nous taire et où nous avions refusé d’être complice des crimes américains au Vietnam, de la ségrégation dans le sud des États-Unis, et de l’Apartheid en Afrique du Sud.

La lutte pour la liberté et la justice pour le peuple palestinien est devenu l’épreuve décisive de notre époque (la bande de Gaza est devenue aujourd’hui un test pour notre morale universelle et notre humanité commune).

Le Congrès américain a imposé en 1986 un boycott complet de l’Apartheid en Afrique du Sud, à une époque où le mouvement de boycott dirigé par les citoyens dénonçait la collaboration du gouvernement des États-Unis avec un régime raciste impossible à tolérer. Israël continuant à commettre des massacres et les citoyens de conscience réagissant avec de plus en plus de vigueur pour isoler ce qui est maintenant un Etat paria, le gouvernement américain sera contraint d’adopter une position similaire.

J’ai été attaquée et exclue du Congrès parce que je crois à la justice et à la paix. Ce n’est qu’une question de temps avant que les électeurs prennent conscience de ce que j’ai subi, en leur faisant clairement comprendre que les élus responsables de politiques qui collaborent avec ce partenariat inconditionnel des Etats-Unis avec Israël, seront exposés comme une honte. Et il faudra faire clairement comprendre aux responsables politiques que ce comportement honteux ne peut pas durer, car ceux qui collaborent avec l’injustice seront chassés de leurs postes par le peuple.

Lorsque ce moment arrivera, les Palestiniens auront enfin justice et ils pourront vivre librement dans leur patrie.

Cynthia McKinney – 

* Cynthia McKinney est ancien membre de la Chambre des Représentants des États-Unis, candidate à la présidence en 2008 pour le Parti Vert, et militante des droits humains.

22 juillet 2010 -

Traduction : Naguib

 The Electronic Intifada

Vous pouvez consulter cet article à : http://electronicintifada.net/v2/ar...



3 Manifestation contre l'occupant

3-1 Al Ma’sara
Pour l’anniversaire de la Révolution française, ce vendredi à Al Ma'sara, le thème de la manifestation était la destruction de la prison dans laquelle Israël maintient en captivité les Palestiniens, évoquant ainsi la prise de la Bastille en 1789.
Environ 50 manifestants, des Palestiniens et des internationaux, se sont dirigés vers l'entrée principale du village pour demander la fin de la construction illégale du Mur de l'Apartheid et de la colonie illégale d'Efrat, qui cernent le village et séparent les habitants de leurs terres. Sans avoir été provoquée, l'armée israélienne a réagi violemment à la protestation non-violente.

Pendant la manifestation, les dirigeants du Comité Populaire local ont parlé avec force de leur droit à la terre de leurs ancêtres et de leur lutte permanente pour la liberté. Ils ont demandé la fin de l'emprisonnement arbitraire des prisonniers politiques palestiniens
Malgré le caractère pacifique de la manifestation, les soldats ont répondu en lançant des bombes de gaz lacrymogène et des bombes assourdissantes. Un dirigeant du comité populaire local, Marwan, a été détenu et menacé de coups par des soldats, mais il a été ensuite relâché sans inculpation.
Les Palestiniens et les internationaux ont exhorté l'armée à ne pas tirer ou utiliser des moyens violents, en levant les mains pour symboliser la résistance non violente. Malgré cela, les soldats ont commencé à tirer des bombes assourdissantes - l'une d’entre elles a blessé un journaliste international – et ensuite ils ont tiré des gaz lacrymogènes.
Les manifestants, dont des femmes et des personnes âgées, ont été exposés aux tirs de gaz lacrymogènes et de bombes assourdissantes et ils ont dû se disperser.
La construction et l’élargissement de la colonie illégale de Gush Etzion ont déjà confisqué une grande partie des terres du village et la construction illégale du Mur d'Apartheid dans le secteur confisque environ 3.500 dunums de terres.
Ici, tout au long de l'histoire de la résistance populaire, des dirigeants locaux ont été arrêtés, emprisonnés et menacés par les soldats ; ils doivent payer de fortes amendes ou sont condamnés à des peines d'emprisonnement, juste pour avoir assisté à des manifestations.
Il y a souvent des raids nocturnes de l’armée pour dissuader les habitants d'Al Ma'sara d'exercer leur droit de protester contre l'occupation, ce qu'ils font depuis 2005. Toutefois, il semble que la stratégie des soldats pour tenter d'effrayer les manifestants ait l'effet contraire : cela intensifie la participation aux manifestations futures.

(Vendredi 16 juillet)


3-2 Bil’in (Vendredi 16 juillet)
Le 16 Juillet, près de 200 personnes ont participé à la manifestation hebdomadaire contre le Mur à Bil'in : beaucoup d'entre eux étaient des internationaux. D'énormes quantités de gaz lacrymogène ont été tirées - inutilement - sur les manifestants et deux personnes ont été blessées.La manifestation a commencé dans le centre de Bil'in, après la prière de midi. Une centaine de Palestiniens et presque autant d’internationaux se sont rassemblés et ont rendu hommage à Fayyes Tanin, un chef de file du la résistance populaire palestinienne qui est décédé il y a 6 semaines dans un accident et de nombreux posters étaient à son effigie.
Les manifestants ont défilé, comme d'habitude, à travers le village jusqu'au mur, en agitant des drapeaux et chantant en arabe et en anglais tout le long du chemin.
La manifestation s’est arrêtée à quelques mètres de la porte, où les soldats israéliens les attendaient.
Sans avertissement et sans qu’aucune pierre ne soit jetée, les soldats ont commencé à tirer des gaz lacrymogènes, moins d'une minute après que les manifestants aient atteint le mur.
Les manifestants avaient espéré verrouiller rapidement la porte du côté palestinien – pour empêcher les soldats de faire des incursions en direction du village et d’arrêter les gens - mais les nombreux soldats de l’armée d’occupation israélienne ont forcé le passage et pourchassé les manifestants en tirant en permanence des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.
Un garçon de 12 ans s’est évanoui après avoir inhalé du gaz lacrymogène et a dû être ramené au village. Un autre jeune garçon a été touché à la poitrine par une grenade lacrymogène. Il a eu très mal mais heureusement il n’a pas été gravement blessé.
Une dizaine de soldats sont ensuite passés à l'offensive, en avançant vers le village et en tirant des gaz lacrymogènes depuis les oliveraies afin d’être plus près des manifestants qui s'étaient retirés et regroupés. Un groupe de manifestants qui s'étaient rassemblés sur une autre colline près du village ont subi des attaques répétées de gaz lacrymogènes qui les a empêchés de rentrer au village pendant un certain temps.
La manifestation a duré plus d'une heure et aucune arrestation n'a eu lieu, en dépit des nombreux efforts de l'armée israélienne.
Depuis Mars 2005, les habitants de Bil'in organisent régulièrement des actions directes et des manifestations contre le vol de leurs terres pour la construction du mur illégal de l’Apartheid et des colonies israéliennes illégales telles que Modi'in Illit.
Bien que
la Cour Internationale de Justice (en 2004) et la Cour suprême israélienne (en 2007) aient déclaré que le tracé du mur était illégal – cette dernière a même déclaré qu'au moins 25% des 1964 dunums de terres confisquées à Bil'in devaient être rendues au village - ces décisions ont jusqu'à présent été ignorées et la construction de colonies se poursuit.


3-3 Ni’lin (Vendredi 16 juillet)
Une étudiante danoise a été arrêtée et détenue pendant plusieurs heures par les autorités israéliennes hier parce qu’elle se trouvait dans le secteur de la manifestation pacifique hebdomadaire de Ni'lin.
Lise Olivarius, 24 ans, s’est retrouvée cernée par une dizaine de soldats armés de fusils M-16 alors qu'elle se reposait à l’écart de la manifestation après avoir souffert d'inhalation de gaz lacrymogène.
Elle a été évacuée de Ni'lin, où elle et d’autres internationaux accompagnaient les villageois dans leur manifestation pacifique hebdomadaire contre le Mur d'Apartheid d’Israël qui traverse leurs terres, Mur qui a été déclaré illégal en 2004 par
la Cour Internationale de Justice -.
La manifestation non-violente a été confrontée à la violence des soldats israéliens qui ont tiré des gaz lacrymogènes à plusieurs reprises sur les manifestants et ont arrêté un photographe israélien.
Olivarius a été interrogée au poste de police Shaar Benyamin de Jérusalem, puis elle a été détenue pendant quatre heures avant qu’on lui demande de signer un document certifiant qu'elle se trouvait illégalement dans une «zone militaire fermée». Mais, quand elle a refusé de signer, elle a été relâchée sans inculpation.

En vertu des Accords d'Oslo de 1993, le village de Ni'lin fait partie de la «Zone A», ce qui signifie qu'il devrait être sous contrôle palestinien. Mais depuis mai 2008, les forces d’occupation israélienne y ont tué 5 habitants et blessé grièvement un militant américain, Tristan Anderson, au cours de leurs dures répressions des manifestations contre l'occupation.
Le tracé du mur annexe les terres palestiniennes proches des colonies israéliennes illégales et la surface de Ni'lin ne représente maintenant que 56% de sa taille originale (8911 dunams). Tout comme la décision de
la CIJ, la propre Cour Suprême d’Israël a statué que les deux tracés du mur proposés à Ni'lin étaient illégaux - mais ces décisions de justice qui soutiennent les revendications des villageois ont été ignorées.


3-4 An Nabi Saleh (Vendredi 16 Juillet)
Après les prières midi, les villageois d’An Nabi Saleh accompagnés de militants internationaux et israéliens se sont réunis pour protester contre le manque de ressources en eau accessibles aux Palestiniens. La manifestation s’est déroulée dans le calme avec des slogans et des discussions animées avec les soldats qui étaient présents pour empêcher la manifestation d'atteindre la colonie voisine.
Une centaine de villageois palestiniens et des internationaux s’étaient réunis à An Nabi Saleh pour protester contre l’annexion de leurs terres par la colonie. Les manifestants se sont dirigés vers la colonie, mais les soldats sont intervenus et ont perturbé la marche en avant des manifestants. La manifestation était pacifique jusqu'à ce qu'un Shebab (ndt : un jeune garçon) frappe accidentellement un journaliste avec une pierre. Un soldat a alors riposté en tirant des gaz lacrymogènes sur les Shebab.
Cet incident n'a pas empêché la manifestation de se poursuivre, quand de nombreux enfants et des femmes ont commencé à scander des slogans et à faire du bruit devant les soldats. Les enfants ont envoyé des signes de paix et ont chanté pour les soldats, en précisant qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Les enfants sont allés de soldat à soldat, qui luttaient pour garder leur sang froid.
Après environ deux heures de protestation passionnée, les soldats ont quitté le village et la manifestation a pris fin. Le thème de la manifestation était le peu d'eau accordé aux Palestiniens par rapport à la quantité excessive d'eau réservée aux colons, comme ceux qui vivent dans la colonie illégale de Halamish (Neve Zuf).
Les gens du village, qui manifestent chaque semaine depuis Janvier 2010, ont exprimé, cette semaine, leur colère en mettant les gaz lacrymogènes et les bombes assourdissantes utilisées dans des sacs plastique remplis d'eau


3-5 Wadi Rahhal (Vendredi 16 Juillet)
Environ 50 Palestiniens rejoints par 10-15 internationaux ont protesté contre les colonies illégales près du Wadi Rahhal. La manifestation a commencé vers 13h de l'après-midi, mais elle a été bloquée par 6 soldats et 6 policiers des frontières israéliens.
Les forces sionistes ont demandé aux manifestants de passer à côté de la route parce qu'ils bloquaient la circulation (bien que ce soient les soldats qui la bloquaient).
Les habitants de Wadi Rahhal ont prononcé des discours en arabe et en anglais, ont demandé aux soldats de quitter la région et ont appelé à la fin de l'occupation. La manifestation a duré 45 minutes, et il n'y a pas eu d'incidents graves. Deux colons sont arrivés pour regarder et ont discuté avec les soldats, ce qui démontre le lien idéologique et stratégique entre l'armée et les souhaits des colons.


3-6 Hébron (Samedi 17 Juillet)
Une centaine de manifestants pacifiques se sont réunis à Hébron, samedi, pour protester contre les colonies illégales dans la ville et demander la réouverture de la rue Shuhada aux Palestiniens.

La manifestation était composée d'environ 40 militant internationaux, 60 Palestiniens et des militants israéliens.
Tombant la veille de l'anniversaire de Nelson Mandela, la protestation contre l'apartheid israélien a été particulièrement soulignée, avec des manifestants et des enfants portant des banderoles et des pancartes, dont certaines faisaient un parallèle entre Israël et le régime de l'apartheid en Afrique du Sud.
Les manifestants ont marché jusqu'à la rue Shuhada, où plusieurs militants palestiniens et un international ont prononcé des discours.
L'armée israélienne a arrêté l’un des activistes israéliens qui avait été pris pour quelqu'un d'autre alors que les soldats affirmaient qu’ils avaient des raisons pour l’arrêter. Il a été libéré quelques heures plus tard.
Après les discours et les chants, les manifestants sont entrés dans le souk. Etonnamment, la manifestation s'est déroulée dans une rue latérale alors que les soldats de l'occupation sioniste ne l’avait pas prévu - et cela a permis aux manifestants d'éviter une confrontation avec les soldats qui les attendaient une centaine de mètres plus loin.
Ces dernières semaines, les forces d'occupation israéliennes ont utilisé de plus en plus la violence contre les manifestations et ont tenté à chaque fois d’arrêter des militants, dans l'espoir de dissuader de nouvelles protestations. Mais les manifestants enthousiastes avaient marqué un point et ont continué dans les rues. La manifestation s’est terminée en acclamations.


3-7 Iraq Burin (Samedi 17 Juillet)
La manifestation hebdomadaire d’Iraq Burin contre l'annexion de terres palestiniennes par des colonies israéliennes illégales a été durement réprimée par l'armée israélienne, qui a tiré des salves de balles en caoutchouc et de bombes lacrymogènes en bas de la colline sur les manifestants pour les empêcher de marcher sur leurs propres des terres.
Les soldats s’étaient positionnés au sommet de la colline, entre les terres qui ont été volées pour la construction des colonies israéliennes illégales telles que Bracha, et celles que les villageois peuvent toujours appeler les leurs.
Alors que les manifestants s’approchaient les soldats, entre 30 et 40 au total, certains villageois - qui étaient accompagnés d'environ 10 internationaux, dont des journalistes de la télévision américaine PBS - ont commencé à jeter des pierres. Cela a entrainé le tir de salves de gaz par les soldats israéliens. Dans leur agression, les soldats n'ont pas fait de distinction entre les observateurs internationaux et les habitants.
Les internationaux et villageois ont été forcés de descendre la pente raide de la colline rocailleuse pour échapper aux gaz lacrymogène qui incluaient des boîtes métalliques potentiellement mortelles et étaient tirées au niveau du sol. L’agression s’est poursuivie pendant 45 minutes/1 heure, jusqu'à ce que les soldats dispersés quittent le village en paix.
Les manifestations hebdomadaires du samedi à Irak Burin ont commencé après les tirs mortels contre Mohammad et Ussayed Qaddous, âgés de 16 et 19 ans, le 20 Mars 2010. Les garçons ont été tués alors qu'ils protestaient contre l'invasion violente dans leur village, un phénomène fréquent le samedi.

Malgré le caractère pacifique de la manifestation, les soldats ont utilisé des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes; blessant deux journalistes et arrêter un militant. Les soldats ont également tenté à deux reprises d’arrêter un activiste international, mais ils ont été empêchés par d'autres militants.


3-8 Beit Ommar
Une trentaine de Palestiniens et une quinzaine d'internationaux se sont réunis à Beit Ommar pour marcher en direction de la colonie de Karmei Tsur, qui a déjà confisqué 600 dunums de terres palestiniennes.

Les soldats ont repoussé avec force les manifestants pacifiques, dont des enfants, en déclarant le secteur « Zone Militaire Fermée ». Les dirigeants des comités populaires et nationaux ont demandé le droit d'accéder librement et de cultiver leurs terres qui ont été mises sous contrôle militaire et des colons depuis 2006. Les manifestants et les enfants du village de Beit Ommar ont proclamé leur protestation non-violente et placé des drapeaux palestiniens sur la barrière en fils barbelés qui les sépare de leurs fermes.
Un groupe de cinq soldats israéliens ont nié que la terre était palestinienne, ils ont symboliquement enlevé les drapeaux et repoussé violemment les manifestants, provoquant l’évanouissement d’un journaliste palestinien.
Les soldats, qui semblaient ignorer la façon de gérer la situation, ont, comme d'habitude, eu recours à l'utilisation non nécessaire de la force exagérée et utilisé des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes, malgré la présence de jeunes enfants.
Deux photographes palestiniens de Reuters et d’Associated Press ont été blessés suite à des actions violentes de la part des soldats.
Le premier, poussé d'un mur, a été blessé à la jambe et a dû être évacué dans une ambulance du Croissant-Rouge, qui l’a emmené pour traitement dans le centre médical de Beit Ommar.
Le deuxième photographe a été blessé à la tête par une bombe assourdissante qui lui a déchiré la moitié de son masque à gaz dans la force de l'explosion. La gravité de ses blessures a choqué les personnes présentes, y compris les soldats, qui avaient visiblement sous-estimé leurs actions. Il a ensuite été transporté sur une civière dans l'ambulance et nous attendons toujours de ses nouvelles.
Les soldats ont également tenté à plusieurs reprises d'arrêter une activiste du Mouvement International de Solidarité (ISM).
Elle a déclaré: "Il m'a demandé de quitter le secteur et j'ai dit que c'était une manifestation pacifique. Il a dit qu'il m'arrêterait si je ne partais pas. J’ai répété qu’il s’agissait d’une manifestation pacifique, et il m’a attrapé le bras et a tenté de m’emmener de force". L'arrestation a été déjouée à deux reprises grâce à l’intervention d'autres militants.
Les soldats ont toutefois réussi à arrêter un journaliste palestinien, dont le sort est encore inconnu.
Depuis 2006, des manifestations ont eu lieu tous les samedis matin à 10h et elles se poursuivront jusqu'à ce que la population locale obtienne le droit de cultiver leurs terres. Les agriculteurs refusent de participer au processus de l'application arbitraire qui n’accorde que de très rares accès aux terres qui doivent constamment être entretenues.
En outre, les agriculteurs subissent des attaques de colons extrémistes lorsqu’ils s’occupent de leurs cultures et ils appellent donc à la fin des colonies illégales qui ont déjà saisi 600 dunams de leurs terres, surface très importante. Les villageois continuent à protester contre les colonies qui s’agrandissent de plus en plus autour de leur village et menacent de saisir encore plus de terres.

 (Samedi 17 Juillet)


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