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27/07/2010

n°543 - Dossier de Palestine - 27-07 – Début - : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


n°543  - Dossier de Palestine - 27-07 – Début  - : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                                                        



Dossier de Palestine

      n°543                                                     27-07

                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal  

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 


Sommaire

Tiré a part

Alain Gresh : La droite ‘dure’ européenne au secours d’Israël.

1 Dossier

1-1 Anthon y DiMaggio : Menaçant l’ordre mondial, USA et Israël veulent reconstituer leurs stocks d’armes nucléaires.

1-2 Chris Marsden : Obama défend la dissuasion nucléaire par Israël.

1-3 Nouveauté dans les jeux vidéo : meurtre à distance.

1-4 Abir Taleb : Israël - une reprise des négociations directes sans donner la moindre garantie ni faire la moindre concession.

1-5 PCHR : Le refus d’ouvrir des enquêtes sur les actions des soldats israéliens, revient à les encourager officiellement à commettre de nouveaux crimes.

1-6 Tibi : Une loi obligeant les résidents arabes à jurer allégeance à un Etat juif.

1-7 B’Tselem : les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie.

1-8 Situation dans les geôles israéliennes.

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 L’intervention israélienne racontée à Jens Littorin par Henning Mankell.

2-2 Brutalités policières sans précédent.

2-3 Salah Hamouri : J’espère que vous lirez cette lettre…

2-4 Mechaal: La résistance peut capturer d'autres soldats pour libérer les captifs palestiniens.

2-5 Le colon Haïm Pearlman: « le Shin Beth m'a incité à assassiner des Palestiniens ».

2-6 Jacob Cohen s'exprime à propos de l'espionnage juif.

2-7 Nicole Johnston : A l’intérieur de la « zone-tampon » d’Israël.

2-8 Walajeh2-8 Walajeh 2-8 Walajeh redoute d’être emmurée.

Fin

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Khaled Amayreh : La destruction de l’Etat palestinien.

3-2 Israël et son arsenal militaire.

4 Annexe

4-1 Dr. Azzam Tamimi : Hamas : son histoire de l'intérieur.

4-2 De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.
4-3 Quand la drogue devient une arme de guerre...

4-4 Tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine par Ismael Mulla.



Tiré a part

 Alain Gresh : La droite ‘dure’ européenne au secours d’Israël.

De nombreuses forces politiques européennes, de la droite populiste à la droite traditionnelle, envisagent désormais le conflit israélo-palestinien comme l’une des composantes de la guerre de civilisation contre l’islam.
Geert Wilders, le chef du parti populiste néerlandais qui est devenu la troisième force du pays aux élections législatives de juin, vient d’affirmer ses vues sur le conflit (« 
Geert Wilders : Change Jordan’s name to Palestine », Y-Net, 20 juin) :
« Si Jérusalem tombe aux mains des musulmans, Athènes et Rome suivront. Ainsi, Jérusalem est la principale ligne de défense de l’Occident. Ce n’est pas un conflit sur le territoire, mais une bataille idéologique entre la mentalité de l’Occident libéré et l’idéologie de la barbarie islamique. »
Il a donc proposé comme solution de... rebaptiser
la Jordanie et de l’appeler « Palestine ». Cela, selon lui, suffirait à régler le problème palestinien.
Rappelons que cette idée, « 
la Palestine c’est la Jordanie », fut longtemps défendue par la droite israélienne (notamment après 1967). Le Parti travailliste, lui, prônait l’option jordanienne, c’est-à-dire la négociation avec le régime hachémite (plutôt qu’avec l’OLP) pour arriver à un compromis territorial qui aurait permis de laisser le soin à la Jordanie de gérer la majorité des habitants de Cisjordanie (et d’éviter ainsi qu’Israël ne se retrouve avec « trop » de citoyens palestiniens).
Dans un précédent envoi sur l’attitude de la droite européenne, j’avais cité Laurent Chambon :
« Une des inventions bénéluxiennes les plus populaires est une extrême droite post-coloniale et post-raciste (en tout cas dans sa forme), qui base son rejet des migrants sur des critères laïcs et “progressistes”. Le Vlaams Belang de Filip Dewinter en est un bel avatar flamingant et islamophobe, et Pim Fortuyn et sa LPF, Rita Verdonk et son Troots op Nederland (ToN, “Fier des Pays-Bas”) comme Geert Wilders et son Partij voor de Vrijheid en sont différentes versions néerlandaises. »
La droite dure suisse n’est pas en reste. Oscar Freysinger, l’homme à l’origine de
la « votation » sur l’interdiction de la construction de minarets en novembre 2009, explique : « Notre parti a toujours défendu Israël parce que nous sommes bien conscients que, si Israël disparaissait, nous perdrions notre avant-garde. (…) Aussi longtemps que les musulmans sont concentrés sur Israël, le combat n’est pas dur pour nous. Mais aussitôt qu’Israël aura disparu, ils viendront s’emparer de l’Occident. » (Cité par Olivier Moss, in Les Minarets de la discorde, sous la direction de Patrick Haenni et Stéphane Lathion, Religioscope-Infolio, 2009.)
L’ancien premier ministre espagnol José María Aznar va dans le même sens dans un texte publié le 17 juin par The Times de Londres et traduit sur le site Le¨Post.fr, le 19 juin, sous le titre « 
José María Aznar : “Israël / Occident : notre destin est inextricablement lié” ».
« Israël est notre première ligne de défense dans une région turbulente qui risque constamment de sombrer dans le chaos, une région vitale pour notre sécurité énergétique en raison de notre dépendance excessive au pétrole du Moyen-Orient, une région qui forme la ligne de front dans la lutte contre l’extrémisme. Si Israël tombe, nous tombons tous. »
Intervenant le 30 juin sur une radio israélienne, Aznar a confirmé :
« Israël ne fait pas partie du Proche-Orient, il s’agit d’un Etat occidental qui se trouve dans cette région. C’est une démocratie tout à fait normale, qui a beaucoup souffert par le passé et notre rôle consiste à le soutenir en tant que démocratie. » Il a ajouté : « Lorsque nous luttons pour Israël, nous luttons également pour notre propre bien. » (Cité par le site L’Argument, « 
José María Aznar réitère son soutien à Israël ».)
Ces prises de position de la droite dure ou des nouvelles formations populistes européennes confirment un glissement que souligne, pour s’en réjouir, un commentateur israélien écrivant dans le quotidien Maariv (24 juin). Il s’appelle Nadav Haetzni (partisan, par ailleurs, de retirer le passeport israélien aux Palestiniens vivant en Israël) : « En Europe, il existe des signes de changements vitaux qu’il faut qu’Israël alimente. De nombreux Européens se rendent enfin compte des conséquences d’une politique de la porte ouverte à l’immigration issue de l’Afrique du Nord et des pays arabes. Le côté positif de la venue d’une main-d’œuvre bon marché est désormais contrebalancé par ce qu’apportent avec eux nombre de ces immigrants : l’extrémisme et une volonté d’imposer l’islam à la vieille Europe. A Amsterdam, Paris et Madrid, on se réveille finalement et on est terrifié par la direction qui est imposée à l’Occident. Cette prise de conscience permet de mieux comprendre ce que nous avons eu à affronter depuis la naissance du sionisme politique. Il est donc temps (...) de commencer à écouter ces nouvelles voix venues d’Europe. »
Cela fait de nombreuses années que des journalistes ou des intellectuels dénoncent l’invasion musulmane de l’Europe, de 
Bat Ye’or, qui fut une pionnière, à Alain Besançon. Dans le monde anglo-saxon, les livres sur ce thème sont pléthore. Ce discours est désormais relayé par certains partis de la droite populiste ou extrême ; abandonnant l’antisémitisme pour l’islamophobie (un tournant que d’autres formations comme le Front national n’ont pas encore assumé, le vieil antisémitisme y restant puissant), ils proclament qu’Israël serait le bastion avancé de la civilisation dans sa lutte contre la barbarie.

Alain Gresh

5 juillet 2010

http://blog.mondediplo.net/2010-07-05-La-droite-dure-europeenne-au-secours-d-Israel



1 Dossier

1-1 Anthon y DiMaggio : Menaçant l’ordre mondial, USA et Israël veulent reconstituer leurs stocks d’armes nucléaires.

Un récent article du quotidien israélien Ha’aretz fait état d’un engagement des Etats-Unis dans un processus de renforcement du stock d’armes nucléaires d’Israël.

L’information, publiée ces derniers jours, est tirée de la radio de l’armée israélienne, et évoque un document secret traitant de la coopération nucléaire entre les dirigeants US et israéliens (1). Israël n’a pas signé le Traité de non-prolifération (TNP), ce qui signifie que, théoriquement, il ne peut violer les règles internationales issues du TNP en matière de développement et de reconstitution des armes nucléaires, en dépit des efforts déployés depuis longtemps par la communauté internationale pour créer « une zone exempte d’armes nucléaires » au Moyen-Orient.

Une partie de la crainte de ceux qui prônent l’abolition du nucléaire au Moyen-Orient vient du fait que les Etats-Unis acceptent d’envoyer des matériels nucléaires - issus de leurs propres centrales nucléaires civiles - en Israël, tout comme ils l’ont fait pour l’Inde, autre pays qui refuse de signer le TNP.

Les gouvernements Obama et Netanyahu cherchent à cacher le mépris qu’ils portent à l’abolition du nucléaire en réclamant la « non-prolifération » au Moyen-Orient pendant que, simultanément, Israël boycotte les discussions de New-York (la conférence de 2010 sur le TNP) sur la nécessité d’un Moyen-Orient « exempt de nucléaire » (2). La « non-prolifération » dans ce contexte peut se comprendre comme ne s’appliquant qu’à d’autres pays, comme l’Iran, qui sont depuis longtemps la cible des planificateurs militaires US et israéliens.

Les gouvernements Obama et Netanyahu ont récemment annoncé qu’ils s’opposeraient à toute tentative visant à prendre Israël pour cible dans les négociations pour un Moyen-Orient « exempt d’armes nucléaires ». Le problème avec cette annonce est qu’Israël est justement le seul pays au Moyen-Orient à l’heure actuelle à posséder l’arme nucléaire. A la lumière de cela, toute volonté d’empêcher qu’Israël soit « pris pour cible » est inévitablement un obstacle sur la voie du désarmement nucléaire dans la région.

Israël et les Etats-Unis insistent beaucoup sur les tentatives prétendues de l’Iran pour développer l’arme nucléaire. Cette campagne de propagande semble devoir porter ses fruits à la lumière de l’annonce récente de l’Iran qu’il prévoyait l’ouverture en septembre d’une centrale nucléaire dans le sud du port de Bushehr (3). Les officiels US et israéliens affirment que l’Iran est en train d’enrichir de l’uranium dans le cadre d’un programme nucléaire civil, tout en utilisant secrètement son stock d’uranium au développement de l’arme nucléaire. Ceux qui lancent de telles affirmations sont incapables d’expliquer pourquoi l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) - en plus des estimations des renseignements nationaux états-uniens - n’a réuni aucune preuve d’un développement d’arme nucléaire en Iran, en dépit des inspections innombrables par les observateurs internationaux (4). Ceux qui prétendent que l’Iran représente une menace sont tout aussi incapables d’expliquer pourquoi les inspecteurs n’arrivent pas à découvrir la moindre preuve que l’Iran produirait de l’uranium hautement enrichi (d’une qualité suffisante pour développer une arme nucléaire), à part qu’il produit de l’uranium faiblement enrichi, utilisable par des centrales nucléaires (5).

Malgré les objections ci-dessus, la campagne de propagande américano-israélienne a réussi à occulter le franc mépris d’Israël et des Etats-Unis pour le désarmement nucléaire. Il faut rappeler que les USA ont ouvertement violé le TNP en fin d’année dernière en annonçant qu’ils extrairaient du plutonium de leurs propres réacteurs nucléaires pour créer une nouvelle génération d’armes nucléaires (Pour plus d’informations voir l’article original).

Selon un récent sondage de Fox News, d’avril 2010, 65% des Etats-uniens sont d’accord pour que « les Etats-Unis agissent militairement afin d’empêcher l’Iran de produire des armes nucléaires » (6). Soit une augmentation de 4% depuis septembre 2009. Fin 2009, un sondage CNN révélait le taux incroyable de 88% d’Etats-uniens qui croyaient que l’Iran était en train de développer l’arme nucléaire (+ 27% par rapport à décembre 2007 (7). De même, un sondage du Centre des Etudes iraniennes à l’université de Tel-Aviv montrait que 81% des Iraniens pensaient que l’Iran allait développer une arme nucléaire, sondage effectué mi-2009 (8).

Les récentes révélations qu’Israël se dirige avec l’aide américaine vers la reconstitution de son programme nucléaire sont ignorées par la presse US. Dans le même temps, les efforts des Etats-Unis pour développer leur propre stock nucléaire sont complètement occultés, en dépit de l’obsession tant des USA que d’Israël avec les armes nucléaires fictives de l’Iran. L’administration Obama et les médias de masse sont en train de promouvoir une version falsifiée qui représente les USA comme engagés dans la transparence et le désarmement nucléaires, et leurs ennemis dans l’opposition à de telles pratiques. Cette stratégie n’est nulle part plus évidente que dans les attaques continues de l’administration Obama contre la « menace nucléaire » de l’Iran, menées parallèlement aux annonces d’Obama pour un nouvel engagement dans « la transparence nucléaire ». Plus explicitement, l’administration Obama a rendu public le nombre total (jusqu’ici confidentiel) d’ogives nucléaires opérationnelles US existant aujourd’hui - et qui se monte à un peu plus de 5 000 (9). Bien que cette dernière démarche aille dans le bon sens en ce qu’elle attire l’attention sur le stock massif des Etats-Unis, elle s’accompagne avec cynisme d’une autre annonce, discrète celle-ci, du Département de l’Energie (faite initialement en septembre 2009), que les USA se préparent à développer une nouvelle génération d’armes nucléaires, au lieu de s’orienter vers le désarmement nucléaire comme l’exigent les dispositions du TNP (10).

L’administration Obama lance des affirmations orwelliennes comme quoi elle agit pour le désarmement - alors qu’en réalité elle fait tout le contraire en reconstituant son arsenal vieillissant. Dans le même temps, Obama diabolise des nations étrangères comme l’Iran, alors que les inspecteurs internationaux et même les agences de renseignements US admettent que ce pays ne développe pas l’arme nucléaire (au moins d’après toutes les informations disponibles).

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré après la publication de l’administration sur le stock nucléaire US, « Nous pensons qu’il est dans l’intérêt de notre sécurité nationale d’être transparents autant qu’il nous est possible de l’être à propos du programme nucléaire des Etats-Unis... Ce qui est important, c’est que les Etats-Unis ne vont plus laisser les autres pays dans l’ignorance. » (11). De telles déclarations sont pour le moins non sincères, au moment où les USA décident de réactualiser leurs armes jugées obsolètes, et que la moindre information à ce sujet est absente de la presse. Au lieu de cela, les lecteurs sont soumis aux informations d’Associated Press qui prétendent que l’administration Obama est « sérieuse à propos de l’arrêt de la propagation des armes atomiques et de la réduction de leur nombre. » (12).

La focalisation US sur un programme d’armement nucléaire non existant en Iran fait fureur dans les médias US. Selon une recherche exhaustive de la base de donnée Lexis Nexis, les mots « Iran » et « armes nucléaires » sont apparus dans près de 1 000 articles du New York Times, The Washington Post, ABC, NBC, CBS, CNN, Fox et MSNBC, de janvier à juin 2010. En revanche, le programme « de modernisation du Complexe » que les Etats-Unis ont eux-mêmes annoncé publiquement - et auquel ils ont affecté 55 milliards de dollars pour l’exploitation de mines de plutonium et celle d’uranium enrichi à partir des centrales nucléaires existantes pour les utiliser dans des ogives nucléaires (13) - ce programme n’a pas mérité d’être cité une seule fois dans les médias susnommés de septembre 2009, quand le programme a été annoncé pour la première fois, à juin 2010, peu après l’annonce d’Obama de son engagement renouvelé pour la « transparence » et le « désarmement » nucléaires.

Il est troublant de voir le projet US pour la production d’armes nucléaires totalement censuré dans le discours public. Obama a juré de « rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes nucléaires ». Les projets du Département de l’Energie trahissent de la façon la plus claire cette promesse, et vont à l’encontre des obligations qu’ont les USA en vertu du TNP de conduire le désarmement nucléaire des Etats-Unis, et non leur réarmement. Il n’est pas surprenant que le monde des médias US ne tienne pas compte de cela, considérant que les journalistes américains sont fortement tributaires des sources officielles pour leurs articles et étant donné que les journalistes voient la politique étrangère US comme bienveillante et humanitaire dans son intention. En ne voulant pas voir le mépris des Etats-Unis pour la non-prolifération, les médias garantissent que les Américains vont rester dans l’ignorance de l’engagement éhonté de leur pays pour une politique de puissance, aux dépens de la sécurité et de la stabilité mondiales.
Notes

1) Barak Ravid et Reuters, Rapport : un document secret révèle un partenariat nucléaire israélo-américain, Ha’aretz, 8 juillet 2010

2) Mark Weiss, Israël pour le boycott du projet de Moyen-Orient exempt de nucléaire, Irish Times, 31 mai 2010

3) DPA, L’Iran annonce que la centrale nucléaire de Bushehr sera prête en septembre, Ha’aretz, 7 juillet 2010

4) Sylvia Westall, Rien ne montre que l’Iran recherche l’arme nucléaire : la nouvelle direction de l’AIEA, Reuters, 3 juillet 2009 ; Mark Mazzetti, D’après les USA, l’Iran a terminé ses travaux pour l’arme atomique, The New York Times, 3 décembre 2007

5) BBC, L’Iran prétend à une production d’uranium mieux enrichi, BBC, 24 juin 2010

6) Pour les chiffres fournis à l’opinion publique iranienne, voir le collecteur de sondages, Polling Report

7) Ibidem

8) Djallal Malti, Israël garde un œil inquiet sur les troubles en Iran, AFP, 24 juin 2009

9) AP, Les USA dévoilent les détails de l’inventaire de leurs armes nucléaires, Foxnews.com, 3 mai 2010

10) Matthew Cardinale, L’agence nucléaire US pousse à la production d’une nouvelle bombe, Truthout/Inter Press Service, 30 septembre 2009

11) AP, Les USA dévoilent les détails de l’inventaire de leurs armes nucléaires, Foxnews.com, 3 mai 2010

12) Ibidem

13) Matthew Cardinale, L’agence nucléaire US pousse à la production d’une nouvelle bombe, mardi 20 juillet 2010 - 08h:12

Anthon y DiMaggio

Truthout/Inter Press, 30 septembre 2009

10 juillet 2010 - Truthout

traduction : JPP

http://alqods-palestine.blogspot.com/


1-2 Chris Marsden : Obama défend la dissuasion nucléaire par Israël.

Extrait

La presse israélienne a souligné, en particulier, qu’Obama défendait la dissuasion nucléaire par Israël. Obama a rejeté que l’on désigne le programme nucléaire non-déclaré d’Israël comme une menace à la conférence nucléaire régionale du Moyen-Orient qui aura lieu en 2012.

Une déclaration de la Maison-Blanche explique : « Le président a souligné que la conférence n’aura lieu que si tous les pays se sentent confiants qu’ils peuvent y assister, et que tout effort pour montrer Israël du doigt rendra la perspective de convoquer une telle conférence peu probable. »

Ayant fait un extraordinaire lapsus, Obama a déclaré aux journalistes, « Nous croyons fortement qu’étant donné sa taille, son histoire, la région dans laquelle il se trouve, et les menaces que nous confrontons — qu’il confronte, Israël a des besoins de sécurité uniques particuliers. Il a besoin d’être en mesure de répondre aux menaces ou n’importe quelle combinaison de menaces dans la région. Et c’est pour cela que nous restons inébranlables dans notre engagement envers la sécurité d’Israël. » (Nous soulignons)

YNet a rapporté que « des responsables israéliens ont dit qu’aucun autre président n’avait jamais fait une déclaration aussi claire par rapport à l’ambiguïté nucléaire d’Israël », alors que la correspondante de Haaretz, Natasha Mozgovaya a appelé cette déclaration « du vrai bonbon » pour Israël.

Le vibrant hommage d’Obama à Netanyahou et l’amélioration des rapports avec Israël sont motivés, dans un premier temps, par son désir d’assurer la collaboration israélienne contre l’Iran, chacun des dirigeants ayant mentionné qu’ils ont discuté des efforts pour négocier avec l’Iran quant à ses intentions nucléaires suite à l’imposition de sanctions additionnelles par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Quelques heures à peine avant la rencontre entre Obama et Natanyahou, durant une visite en Finlande, le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman a averti que « si les Iraniens obtiennent l’arme nucléaire, nous verrons une course folle à l’armement nucléaire dans tout le Moyen-Orient, avec des conséquences auxquelles je ne veux même penser ». C’est, dit-il, « la plus grande menace pour les pays du Golfe, c’est la plus grande menace pour le Moyen-Orient ».

Obama peut soutenir Israël si ouvertement seulement parce qu’il a l’appui des régimes arabes, tout comme celui de la Turquie. Les États-Unis ont été inquiets que les actions provocatrices d’Israël et le traitement des Palestiniens puissent rendre impossible la collaboration des États arabes avec son plan visant à assurer sa domination du Moyen-Orient. Mais les gouvernements bourgeois arabes ont démontré une volonté remarquable à collaborer.

Le président palestinien Mahmoud Abbas offre des concessions sans précédent à Tel Aviv afin d’assurer la continuité de l’appui financier de Washington pour son régime fantoche. Le journal de langue arabe basé à Londres Al Ahram a indiqué qu’Abbas a soumis des propositions écrites à l’envoyé spécial américain George Mitchell par rapport aux problèmes de fond, y compris les frontières d’un État palestinien et Jérusalem.

Le rapport indique que le Fatah d’Abbas examinera un échange de terres qui permettrait à Israël de conserver les principales colonies juives en retour d’un contrôle palestinien de Jérusalem Est, à l’exception du quartier juif de la Vieille Ville et du Mur des Lamentations.

Si cette offre devait être rejetée, comme elle le sera inévitablement, la seule alternative serait de demander aux pays de la Ligue arabe d’endosser de nouveau l’initiative de paix arabe de 2002 et de supplier le Conseil de sécurité de l’ONU de reconnaître un État palestinien basé sur les frontières d’avant 1967.

Derrière le paravent de leurs déclarations vides de soutien à la cause palestinienne, les États de la Ligue arabe travaillent encore plus étroitement avec Washington et Tel-Aviv. Le jour avant la rencontre entre Obama et Netanyahou, l’administration américaine a approuvé la vente de 500 millions de livres en matériel militaire à trois États de la Ligue arabe : l’Égypte, Oman et la Tunisie. Cette entente comprenait un rehausement de systèmes de défense aérien, l’entretien d’avions et de navires militaires ainsi que des hélicoptères. Washington considère également une requête de l’Arabie saoudite pour des 75 avions F-15 et la modernisation d’autres avions qu’elle possède déjà pour une valeur de 10 milliards. Washington aurait déjà prétendument répondu favorablement à cette requête lors de la visite du roi saoudien Abdullah le mois dernier.

L’an dernier, les Etats-Unis ont approuvé pour près de 13 milliards en vente d’armement à des États arabes. De tels arrangements militaires et commerciaux, auxquels il faut ajouter le désir commun de restreindre le pouvoir de l’Iran dans la région, sont le facteur déterminant l’attitude de la Ligue arabe envers Israël et les Palestiniens.

Le conseiller adjoint à la sécurité nationale, Ben Rhodes, a insisté que de telles ententes ne contreviennent pas à l’accroissement de la coopération militaire et sécuritaire avec Israël et au maintien de « sa supériorité militaire… au moyen de programmes comme le « dôme de fer » [un programme de défense anti-missiles] et de contacts très étroits avec nos équipes de sécurité nationale ».

 « Nous croyons qu’il y a plusieurs cas où la menace iranienne nous oblige à renforcer la capacité des États de la région à se défendre eux-mêmes », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont aussi accepté de vendre près de 10 milliards de dollars en armement à la Turquie.

Le président de la Syrie, Bashar al-Assad, a lancé un appel à la Turquie pour qu’elle fasse preuve de retenue sur la question du Mavi Marmara. Il a donné l’avertissement lors d’une visite officielle en Espagne lundi le 5 juillet que « Si la relation entre la Turquie et Israël ne se renouvelle pas, alors il sera très difficile pour la Turquie d’avoir un rôle à jouer dans les négociations » sur le processus de paix au Moyen-Orient, qui « affectera la stabilité de la région ».

Ankara a été forcée devant la colère populaire de protester contre son allié traditionnel, Israël, après que plusieurs citoyens turcs aient été tués lors du raid sur le Mavi Marmara, y compris le gel d’au moins 16 ententes de vente d’armes d’une valeur totale de 56 millions de dollars, le rappel de son ambassadeur et l’interdiction du survol de la Turquie aux avions militaires israéliens.

Il a été rapporté que le weekend dernier, le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré devant un petit groupe de journalistes voyageant avec lui au Kyrgyzstan que la Turquie couperait ses liens avec Israël si ce dernier ne s’excusait pas pour l’assaut sur le Mavi Marmara. Mais le milieu officiel turc a rapidement renier cette déclaration, de hauts responsables turcs déclarant à Reuters que le ministre avait simplement indiqué que les relations ne s’amélioreraient pas tant que les demandes d’Ankara ne seraient pas satisfaites.

Le commerce entre la Turquie et Israël ont atteint un sommet de 3,3 milliards en 2008. En 2002, lors de l’arrivée au pouvoir du Parti pour la justice et le développement, les échanges commerciaux entre les deux pays valaient 1,4 milliard. L’an dernier, malgré la récession, les échanges entre les deux pays avaient atteint 2,5 milliards de dollars.

De hauts responsables israéliens ont déclaré au Jerusalem Post qu’ils ne croyaient pas très probable qu’Ankara coupe ses liens avec Israël parce que « Les Etats-Unis ne croient pas que cela est dans l’intérêt de la stabilité au Moyen-Orient. »

 « Si allaient de l’avant dans cette direction, ils connaîtraient la colère des Etats-Unis », ont dit les hauts responsables. De plus, l’Union européenne s’opposerait à un tel geste qui « enterrerait » les chances de la Turquie de rejoindre l’Union européenne.

Chris Marsden
15 juillet 2010

 (Article original anglais paru le 8 juillet 2010)

http://www.wsws.org/francais/News/2010/jul2010/neta-j15.shtml


1-3 Nouveauté dans les jeux vidéo : meurtre à distance.

But : tuer des "terroristes"

Joueuses : Jeunes femmes dans l’armée israélienne

Les Nations Unies s’inquiètent des progrès rapides de cette technologie. Philip Alston le rapporteur des NU sur les exécutions extrajudiciaires, a perçu le danger du développement rapide d’une mentalité de meurtre commandé à distance d’un ordinateur. Selon les analystes, Israël ne peut se décider à abandonner une technologie qu’elle a développée en utilisant les Territoires Occupés et surtout Gaza comme laboratoire d’expérience.
Les militaires l’appellent ‘Repérer et Tirer’.Ce n’est pas un jeu vidéo innocent car les personnages à l’écran sont des personnes en chair et en os –des Palestiniens de Gaza- qui peuvent être tués en pressant sur un bouton. Le système est une des plus récentes machines à tuer à distance, développée par Rafael, la compagnie israélienne d’armements
Les femmes dans l’armée ont la préférence comme opérateurs de ces engins. En effet, l’armée israélienne fait face à une pénurie de soldats pour ses unités de combat. Les jeunes femmes peuvent prendre la relève ainsi en étant responsables de missions sans risquer leur vie. Elles évitent d’aller à l’encontre d’un tabou qui interdit aux femmes de s’exposer au danger.
La soldate est bien installée dans une salle de contrôle militaire, loin des lieux dangereux. C’est elle qui est la responsable, elle qui vise et déclenche éventuellement les mitraillettes montées sur des tours d’observation. Tous les quelques centaines de mètres, ces tours montent la garde sur la barrière électronique qui entoure Gaza. Une fois qu’elle a identifié un suspect près de la barrière électronique, la soldate l’exécute d’une pression du doigt, après avoir eu l’autorisation de l’officier en charge.
L’armée israélienne qui a l’intention d’introduire cette technologie ailleurs en Israël, se refuse à dévoiler le nombre de Palestiniens tués ainsi. Selon les médias israéliens, ce serait plusieurs douzaines.

Adapté de "Israel paves the way for killing by remote control", écrit par Jonathan Cook et publié dans

The National le 13 juillet 2010.

PAJU (Palestiniens et Juifs Unis) no 492,

le 16 juillet 2010

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs Unis)

http://www.thenational.ae/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100713/FOREIGN/707129834&SearchID=73396918390540


1-4 Abir Taleb : Israël - une reprise des négociations directes sans donner la moindre garantie ni faire la moindre concession.
La polémique vide de sens
Dix ans après les accords d’Oslo, le processus de paix s’est réduit à une seule question : effectuer des négociations directes ou indirectes.
Au lieu de discuter des questions-clés dont le règlement est un préalable obligatoire à toute solution finale incluant la création d’un Etat palestinien, telles que les frontières, Jérusalem, les réfugiés ou encore le partage de l’eau, le différend se limite désormais à la simple question de la modalité des négociations.

Fidèle à sa politique de tergiversation, Israël a tout fait pour réduire la polémique à cette question. En se montrant prêt à reprendre les négociations directes et en rendant les Palestiniens responsables de la non reprise de ces discussions en raison de leur refus, Israël tente de gagner un point en faveur. Plus encore, Tel-Aviv renverse la situation en passant pour le bon élève et en pointant du doigt le « mauvais comportement » des Palestiniens. Ainsi, concernant la question des colonies, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a regretté que le moratoire sur les constructions de colonies en Cisjordanie occupée n’ait pas permis, jusqu’à maintenant, d’amener les Palestiniens à reprendre des discussions directes pour la paix. Si le dirigeant israélien n’a pas dit clairement qu’il n’y aurait pas d’entraves à l’érection de nouvelles constructions à l’issue du moratoire qui expire le 26 septembre, tout porte cependant à croire que la construction de colonies reprendra. « J’ai décidé, contrairement à tous les gouvernements précédents, de geler les constructions dans les nouvelles colonies pour une durée de dix mois, afin d’encourager les Palestiniens à entamer des discussions sur la paix », a dit le premier ministre israélien, faisant porter la responsabilité du blocage actuel aux Palestiniens.
Alors que les Palestiniens et les Etats-Unis estiment que les colonies israéliennes sont des obstacles à la paix, le moratoire est mal vécu par
les membres de son parti, le Likoud et des partis de sa coalition gouvernementale qui défendent une politique dure envers l’Autorité palestinienne. Le ministre israélien de
la Culture et des Sports, Limor Livnat, a ainsi indiqué qu’il n’y avait pas « le moindre doute » que la construction reprendra dans les colonies de Cisjordanie occupée à l’issue du moratoire.
Bloquées depuis l’offensive israélienne contre la bande de Gaza de l’hiver 2008-2009, les discussions ont repris le 9 mai sous la forme de discussions indirectes, dites de « proximité », par l’intermédiaire de l’émissaire américain George Mitchell. Autre tergiversation, M. Netanyahu a indiqué qu’il était prêt à faire des concessions aux Palestiniens. Pourtant, dans la réalité des faits, aucune concession n’est accordée côté israélien et, quand bien même ces négociations reprendraient, elles ne risquent pas d’aboutir à des résultats positifs concrets. Pour preuve, le premier ministre ne s’est pas prononcé
franchement sur une prolongation du gel des colonies. Or, sans cela, il ne faut pas espérer une reprise des pourparlers.
Pour les Palestiniens, en effet, des progrès dans les discussions de proximité sont nécessaires avant d’engager les discussions directes souhaitées par Israël, mais aussi par les Etats-Unis, l’allié éternel de l’Etat hébreu. « Nous disons que s’il y a des progrès, nous entamerons des discussions directes. S’il n’y a aucun progrès, quel serait le bénéfice de négociations qui seront futiles et inutiles ? », a dit le
président palestinien Mahmoud Abbass. Ce dernier a souligné que les Palestiniens souhaitaient des discussions indirectes pour progresser sur deux dossiers : les dispositions de sécurité et les frontières de l’Etat que les Palestiniens entendent fonder en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et àJérusalem-Est.
La semaine dernière, lors de sa visite à Washington, M. Netanyahu a réussi à obtenir le soutien du président américain, Barack Obama, sur cette question. Ce dernier a exhorté les deux parties à reprendre des discussions directes d’ici septembre. Il a également assuré, vendredi, le chef de l’Autorité palestinienne de son engagement en faveur de l’établissement d’un Etat palestinien.

Un engagement qui, même émanant du président du principal parrain du processus de paix et de la plus grande puissance mondiale, ne garantit absolument rien aux Palestiniens.
Abir Taleb 

Al-Ahram HEBDO -
Semaine du 14 au 22 juillet 2010, numéro 827

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/7/14/marab2.htm


1-5 PCHR : Le refus d’ouvrir des enquêtes sur les actions des soldats israéliens, revient à les encourager officiellement à commettre de nouveaux crimes.

Gaza : les forces israéliennes assassinent une femme palestinienne et blessent trois autres civils.

 Mardi soir, 13 Juillet 2010, les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont tué une femme palestinienne et blessé trois civils (un homme âgé et deux femmes), tous de la même famille, après avoir bombardé leur maison par des obus d’artillerie.  

Le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) condamne ce crime, qui illustre le plus haut degré de mépris pour la vie des civils palestiniens.

Le PCHR souligne que le refus d’ouvrir des enquêtes sur les actions des soldats israéliens en cause, revient à les encourager officiellement à commettre de nouveaux crimes.

Selon les enquêtes menées par le PCHR et les déclarations faites par un membre de la famille des victimes, à environ 20 heures 45, le mardi 13 Juillet 2010, un certain nombre de femmes de la famille Abu Sa’id du Valley Village dans le centre la bande de Gaza, étaient assises près de leur maison, qui est environ à 400 mètres de la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

A cet instant, les troupes israéliennes postées à la frontière ont tiré deux obus d’artillerie en direction de la maison. Il n’y avait eu aucune provocation et les témoins ne pouvent pas trouver un quelconque motif à l’attaque.

Amira Jaber Abu Sa’id, âgée de 30 ans, a été blessée par des éclats d’obus à l’épaule, et sa belle-sœur, Sana’a Ahmed Abu Sa’id, âgée de 26 ans, a été blessée par des éclats d’obus aux pieds.

Les membres de la famille Abu Sa’id ont appelé par téléphone le Croissant-Rouge palestinien (PRCS) pour que soient envoyées des ambulances sur place. Les ambulances sont arrivées dans la zone quinze minutes plus tard, mais elles n’ont pu accéder à la maison attaquée car les FIO ont continué à tirer.

Les ambulances ont été contraintes de retourner à Deir al-Balah. A cette moment-là, Ne’ma Yousef Abu Sa’id, âgée de 33 ans, se rappela que son enfant de trois ans était toujours à l’extérieur de la maison. Elle alla chercher son enfant, mais les FOI ont tiré un obus dans sa direction.

Ne’ma a été tuée sur le coup par des éclats d’obus à la tête et à l’abdomen. Son beau-père, Jaber Abu Sa’id, âgée de 65 ans, a été blessé par des éclats d’obus à la jambe droite.

La famille a continué à appeler le Croissant-Rouge palestinien. Environ une heure et demi plus tard, une ambulance du Croissant-Rouge est arrivée sur les lieux après un contact avec les autorités israéliennes d’occupation par l’intermédiaire du Bureau de liaison palestinien.

L’ambulance a transféré la femme tuée et les blessés à l’Hôpital des Martyrs Al-Aqsa de Deir al-Balah. De source médicale à l’hôpital, on a appris que Ne’ma Yousef Abu Sa’id avait été tuée par les éclats d’un obus d’artillerie. Les blessures des autres personnes ont été décrites comme modérées.

Le PCHR condamne ce crime, et :

  Souligne que ce crime fait partie d’une série de crimes commis de façon continue par les FOI dans les territoires palestiniens occupés (TPO) avec un mépris total pour la vie des civils palestiniens.

  Demande à la communauté internationale d’intervenir immédiatement pour arrêter ces crimes, et rappelle aux Hautes Parties contractantes à la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, leur obligation en vertu de l’article 1 de la Convention d’assurer le respect de la Convention en toutes circonstances, ainsi que leur obligation en vertu de l’article 146, de rechercher et poursuivre ceux qui sont coupables de graves violations de la Convention.

  Rappelle que de telles violations constituent des crimes de guerre conformément à l’article 147 de la Convention et le Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I). 

13 juillet 2010 –

PCHR Gaza - Vous pouvez consulter ce communiqué à : http://www.pchrgaza.org/portal/en/i...
Traduction : Info-Palestine.net


1-6 Tibi : Une loi obligeant les résidents arabes à jurer allégeance à un Etat juif.
Le député palestinien Ahmad Tibi a confirmé l’information que le gouvernement israélien doit adopter une loi obligeant les résidents arabes à jurer allégeance à un Etat juif.

La loi fera partie d'une série de mesures sur le point d'être votées dimanche par le gouvernement israélien, qui rendront plus difficiles pour les Palestiniens l’obtention de la résidence permanente ou la citoyenneté en Israël.
Les lois déjà strictes et discriminatoires qui régissent la citoyenneté et la résidence en Israël et dans les zones sous contrôle israélien feront de l’obtention du statut de résident par mariage ou regroupement familial, un processus long et souvent infructueux.
Tibi a expliqué que dimanche, la série de lois sera présentées par les ministres israéliens de
la Justice et de l'Intérieur Yaacov Neeman et Eli Yishai, ajoutant qu'il s'attend à ce que toutes les lois aillent de l'avant.
« Il est urgent de contrer ces mesures, » a déclaré Tibi, processus qui vise tous les Palestiniens en Israël, et il a appelé les organisations pour les droits à intervenir pour empêcher ces lois d'être adoptées.
Le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël (Legal Center for Arab Minority Rights in Israel), Adalah, a déjà protesté contre les termes de la déclaration de loyauté. Dans une déclaration écrite, le groupe s'oppose à la formulation de la déclaration d'allégeance, qui, a déclaré Tibi, inclurait l'expression : «
J'affirme que je serai un citoyen loyal de l'Etat d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique. »
Dans un communiqué, Adallah a déclaré qu'il était inquiet parce que la formule « exige que tous les non-Juifs s’identifient au sionisme et impose une idéologie politique et une loyauté aux principes du judaïsme et du sionisme. »
Tibi a déclaré que l'initiative était le reflet de l'ambiance générale à
la Knesset, « qui représente la coalition gouvernementale la plus extrémiste depuis la création d'Israël », notant que, étant donné la composition du gouvernement, les dirigeants « ne rencontreront aucun obstacle à l’adoption de la décision. »
À l'heure actuelle, a expliqué Tibi, les candidats peuvent obtenir la citoyenneté ou la carte d'identité par un serment qui ne mentionne pas le judaïsme. Il a qualifié le changement d’« affront à la démocratie. »

Source : Maan News

16-07-2010

Traduction : MR pour ISM


1-7 B’Tselem : les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie.
Alors
que le président Barack Obama accueillait à la Maison Blanche le premier ministre Benyamin Netanyahu pour débloquer un processus de paix moribond, l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem a fait des révélations accablantes pour l’Etat hébreu, montrant ses vraies intentions quant à la solution des deux Etats, souhaitée par la communauté internationale.

Contrairement aux idées répandues, le rapport de B’Tselem souligne que les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie. Bien que les zones construites de ces colonies ne couvrent que 1 % seulement de ce territoire, appelé à former le cœur du futur
Etat palestinien, les colons se sont emparés de terres palestiniennes bien au-delà des périmètres immédiats des colonies. C’est ainsi que les limites administratives des colonies sont dix fois plus larges que les zones construites. En outre, 21 % des terres sur lesquelles les colonies ont été construites sont des terrains privés appartenant à des Palestiniens.
Les principales méthodes qu’Israël utilise pour « voler » les terres palestiniennes sont connues : la déclaration du terrain ou son enregistrement comme terre de l’Etat, sa réquisition pour des raisons militaires, et l’expropriation pour intérêt public. Le moyen le plus répandu et le plus facile est de déclarer une large portion de terre appartenant à l’Etat. C’est ainsi que 20 % de
la Cisjordanie ont été déclarées terres d’Etat. Le gouvernement a également réquisitionné des terres privées palestiniennes sous prétexte des besoins de sécurité. Conformément au droit international, l’autorité militaire ne peut
attribuer ces terres à une tierce partie et doit les rendre à la fin de l’occupation. Or, l’armée israélienne a réquisitionné quelque 31 km2 et les a cédés à 42 colonies depuis 1967. Le gouvernement a aussi « dérobé » des terres privées palestiniennes, en élargissant la compétence juridictionnelle de 92 colonies. Les nouvelles limites municipales des colonies empiétaient ainsi sur des terres appartenant à des Palestiniens. Ces terres sont désormais sous le contrôle effectif des colonies puisque les propriétaires palestiniens ne sont plus autorisés à y accéder.
Toutes ces mesures violent non seulement le droit international mais aussi les engagements pris par Israël dans la feuille de route de 2003, selon laquelle Israël a promis de geler les activités de colonisation.
Depuis 2004, toutefois, en raison de la construction extensive dans les colonies et les incitations généreuses qu’Israël offre aux colons, la population des colonies (en excluant celle de Jérusalem-Est) a augmenté de 28 % à la fin 2009. En conséquence, la croissance annuelle de la population des colonies a été trois fois supérieure à la croissance naturelle à l’intérieur d’Israël : 5 contre 1,8 %. Le nombre des colons a également triplé depuis 1993, date des accords d’Oslo, passant de 110 000 à 301 200.
Dans ces conditions, qui pourrait encore croire en la foi d’Israël dans une solution basée sur l’établissement d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat juif ? Celui-ci ne fait-il pas tout pour, au contraire, grignoter les terres et ruiner toute chance de créer un Etat palestinien viable, compromettant par la même toute solution pacifique durable ?

Entité sioniste: vote en faveur d'un référendum en cas de retrait territorial  

Dr Hicham Mourad

Semaine du 14 au 22 juillet 2010, numéro 827
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/7/14/opin6.htm


1-8 Situation dans les geôles israéliennes.

Rapport

Les Palestiniens du quartier Jaber sont détenus dans une prison de pierre
La mère du Palestinien Osama Abou Charikh souffre d’ostéoporose. Il est obligé de la porter toutes les semaines à l’hôpital. Mais il ne peut plus le faire : les forces israéliennes d'occupation ont fermé l’entrée unique de sa maison, dans le quartier de Jaber, non loin de la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi, au centre de la ville d’Al-Khalil.

Abou Charekh dit que sur toutes les entrées de son quartier et celle de sa maison, les forces israéliennes d'occupation ont installé des cubes en ciment renforcés par des plaques métalliques.

Des raisons sécuritaires !

Pour leur part, les autorités de l’occupation israélienne prétendent que la fermeture des entrées du quartier et des maisons a été faite pour assurer la sécurité des colons israéliens qui prennent la « Route des fidèles » lors de leur déplacement entre la colonie Kariat Arbaa et la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi. La route en question est fermée devant les Palestiniens depuis une dizaine d’années.

De son côté, les soldats israéliens avaient fermé toutes les fenêtres de sa maison ainsi que la porte principale de la maison d’Abou Mazen Jaber, un autre habitant du quartier. Ils lui ont dit que la fermeture n’est que provisoire, pour les jours de la fête de la Pâques juive. La fête passe, mais la fermeture continue par ordre militaire.

Assignation à résidence

Les forces israéliennes d'occupation interdisent aux habitants du quartier de sortir de leurs maisons, tous les vendredis et tous les samedis, sous prétexte de vouloir assurer la sécurité aux colons. Une sécurité pour leurs colons, une assignation à résidence pour les Palestiniens, habitants du quartier de Jaber. Ils ne peuvent gagner leurs lieux de travail, ils ne peuvent rendre visite aux leurs, ils ne peuvent participer aux activités sociales de leur quartier.

En outre et malgré toutes ces injustes mesures, les habitants du quartier de Jaber ne sont pas à l’abri des agressions de ces colons qui empruntent leurs ruelles. Ces colons n’épargnent rien pour faire du mal aux Palestiniens : frappes, insultes, jets de pierres sur leurs biens. Les soldats israéliens regardent ces agressions d’un œil tolérant.

Depuis un mois, les autorités de l’occupation israélienne ont fermé trois entrées secondaires du quartier de Jaber avec des cubes en ciment et des plaques d’une hauteur de trois mètres.

La rue principale du quartier de Jaber appelée par les colons « L’axe de Sion » ne mesure que de quelques centaines de mètres seulement. Elle commence devant la colonie Kariat Arbaa et se termine face à la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi. En 1994, les occupants israéliens avaient fermé sa partie nord devant tout véhicule. En 2000, c’est sa partie sud qui a été fermée !

Le Centre Palestinien d'Information - © 2010

Mercredi 21 juillet 2010

Al-Khalil – CPI


Commentaires

ustes mesures, les habitants du quartier de Jaber ne sont pas à l’abri des agressions de ces colons qui empruntent leurs ruelles. Ces colons n’épargnent rien pour faire du mal aux Palestiniens : frappes, insultes, jets de pierre

Écrit par : links of london bracelets | 29/07/2010

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