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27/07/2010

n°543 - Dossier de Palestine - 27-07 – Fin- : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


n°543  - Dossier de Palestine - 27-07 – Fin- : Salah Hamouri : J'espère que vous lirez cette lettre.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                                                        



Dossier de Palestine

      n°543                                                     27-07

                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal  

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 


Sommaire -Fin

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Khaled Amayreh : La destruction de l’Etat palestinien.

3-2 Israël et son arsenal militaire.

4 Annexe

4-1 Dr. Azzam Tamimi : Hamas : son histoire de l'intérieur.

4-2 De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.
4-3 Quand la drogue devient une arme de guerre...

4-4 Tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine par Ismael Mulla.





3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Khaled Amayreh : La destruction de l’Etat palestinien.

Pendant que le reste du monde papote sur le processus de paix, et qu’Obama suscite de faux espoirs d’une résolution du conflit israélo-palestinien, Israël travaille à marche forcée pour créer des faits accomplis à Jérusalem Est occupée ainsi que dans toute la Cisjordanie.

Ces faits, qui prennent la forme de dizaines de milliers de logements pour les colons juifs construits partout dans la ville occupée et au-delà, sont en train de changer les caractéristiques démographiques et le panorama d’ensemble de Jérusalem Est.

Jérusalem n’est pas juste une autre ville. Elle est extrêmement sacrée pour plus de 1,5 milliards de musulmans à travers le monde, abrite quelques-uns des lieux les plus saints de l’Islam. Par conséquent, la judaïsation progressive de la ville par Israël est susceptible de compliquer considérablement tout effort futur pour trouver un règlement pacifique au conflit.
Un intellectuel palestinien disait de la situation à Jérusalem que « c’est maintenant un conflit ouvert similaire à la lutte des musulmans pour débarrasser la ville des Francs aux 11ème et 12ème siècles. » « Cette lutte peut prendre plusieurs décennies, voire un siècle ou plus, mais elle se terminera par le démantèlement ou la destruction de quelque chose appelé Israël, » a déclaré un habitant d’Hébron, au sud de
la Cisjordanie.
Dans
un entretien approfondi avec Al-Ahram Weekly, le cartographe et expert en démographie Khalil Tufakji soutient de manière convaincante que la situation à Jérusalem Est a déjà atteint le point de non retour. « Si quelqu’un vous dit que c’est toujours possible d’avoir un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale, ne le croyez pas. C’est plus un fantasme qu’une vision réaliste. C’est un mantra totalement détaché de la réalité. »
Tufakji expliquait qu’Israël a déjà confisqué 87% de Jérusalem Est, ne laissant que la partie bâtie, qui n’excède pas 13% de la ville saisie par Israël en 1967. « Même ce petit secteur est soumis au harcèlement quotidien incessant d’Israël dans le but de nous obliger à abandonner nos biens pour les intérêts des colons juifs. »
Tufakji soulignait qu’Israël a adopté deux plans visant à finaliser le processus qui consiste à faire de Jérusalem la capitale éternelle et indivisible d’Israël. Le premier plan est appelé Jérusalem 2020 et projette la construction de plus de 58.000 logements coloniaux dans les limites de Jérusalem Est d’ici 2020. Le second plan, connu sous le nom de Jérusalem 30/A, envisage une croissance de la population juive par dizaines de milliers pour faire des Palestiniens une petite minorité rétrécie dans leur propre ville.
« Ils ont l’intention de faire de Jérusalem une ville privilégiée, une ville qui attirera les juifs de partout. Et pour mettre en œuvre cette vision, ils offrent de nombreuses incitations, dont de grosses réductions d’impôt, des conditions de logement facilitées, des prêts hypothécaires ainsi qu’une infrastructure renforcée et des possibilités d’emploi intéressantes. »
Tufakji dit qu’Israël projette aussi de repousser les limites de la ville dans toutes les directions au point que la population arabe n’excèdera pas 12%, tandis que la population juive attendra un 88% sans précédent. La réalisation de ce plan provocant prendra la forme d’une campagne de nettoyage ethnique de la démographie arabe à Jérusalem.
« Leur tactique consiste à confiner le plus d’habitants arabes possible sur la plus petite surface de terre possible. En plus, ils accélèreront considérablement les démolitions des maisons arabes et retireront leurs droits de résidence à autant de Jérusalémites de l’est que possible pour vider la ville de ses citoyens arabes et gommer son identité arabo-musulmane. »
Israël a déjà privé de leurs droits à la résidence 70.000 résidents arabes, en concoctant toute une flopée de prétextes et de justifications, comme le fait d’avoir voyagé à l’étranger ou d’être impliqué dans de vagues violations de la sécurité. Depuis 1994, Israël a démoli près de 1.000 grands immeubles à Jérusalem Est.
Tufakji a souligné que la pression israélienne continue, couplée avec la politique israélienne de rétrécissement des horizons arabes, a provoqué la diminution de la population arabe de la ville intra-muros à 175.000 habitants, alors que la population juive a grimpé à plus de 200.000. Al Ahram Weekly a demandé à Tufakji s’il pensait que l’Autorité palestinienne jouait sur le temps en ce qui concerne le sauvetage de Jérusalem.
« Malheureusement, il est trop tard pour Jérusalem à l’heure actuelle. D’autres disent que c’est la même chose pour
la Cisjordanie. En dernière analyse, nous parlons de faits objectifs, sur le terrain. Pour simplifier les choses pour vos lecteurs, je peux dire qu’Israël a tué la possibilité d’un véritable Etat palestinien. Et si quelqu’un vous dit que Jérusalem sera la capitale d’un futur Etat palestinien, ne le croyez pas. »
Tufakji a ajouté qu’Israël, sous couvert de pourparlers de paix malhonnêtes avec une direction palestinienne faible et démoralisée, était en train de changer la face des territoires palestiniens occupés à un point tel que toute entité palestinienne qui pourrait être établie serait « gravement déformée » et « serait très, très laide. » « Il est vrai que je ne suis pas un homme politique, mais nul besoin d’être un grand politicien pour voir les faits et la situation scandaleuse ici. »
Cette semaine, des sources israéliennes ont rapporté que le président des Etats-Unis Barack Obama et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont convenu qu’Israël pourrait continuer son expansion coloniale mais sans en faire d’annonces publiques.
Le 12 juillet, le quotidien israélien Haaretz a rapporté que le Comité de planification municipale de Jérusalem a approuvé la construction de 32 nouveaux logements coloniaux à Jérusalem Est. L’article cite un membre du comité : « Nous continuerons à construire partout, et dans chaque quartier de Jérusalem. »
Netanyahu, qui vient juste de terminer une « visite fructueuse à Washington, » a assuré ses partenaires pro-colonies de la coalition qu’il ne prolongerait pas le moratoire sur l’expansion de la construction coloniale qui doit expirer le 27 septembre. Selon les médias israéliens, Netanyahu a dit qu’ « une promesse est une promesse, une date est une date et un objectif est un objectif. »
Pendant ce temps, la direction palestinienne à Ramallah continue de tergiverser sur l’opportunité de reprendre des pourparlers directs avec Israël, comme réclamé par Netanyahu et exigé par Obama.
Avec des pourparlers directs qui ont duré des années sans aucun résultat, on peut se demander ce qui maintenant pourrait convaincre les Palestiniens d’accorder une nouvelle chance aux négociations.

Khaled Amayreh

 19 Juillet

Traduction : MR pour ISM

Source : Al Ahram


3-2 Israël et son arsenal militaire.

Jamais Israël, depuis l’usurpation de la Palestine, ne s’était adonné à un tel étalement de son arsenal militaire. Chaque fois qu’il s’achète un nouvel armement, qu’il s’en fabrique un, voire qu’il envisage de s’en acquérir un nouveau, même sans être sûr de l’obtenir, une couverture médiatique est vite mise au point, au détail près. Même l’armement nucléaire, dont le secret avait pendant longtemps été soigneusement gardé n’a pu être épargné…
On croirait que l’entité sioniste n’a plus de secrets militaires.
  Cette fois-ci, et selon les deux quotidiens « Yediot Aharonot » et «  Jérusalem Post », l’armement convoité serait les avions de chasse F35, fabriqués par la Loockheed  Martin.
La semaine dernière, une allusion indirecte avait été évoquée, lors de la rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le secrétaire d’état américain de guerre Robert Gates à Washington,  faisant état de négociations pour l’achat d’armement super sophistiqué.
  Force est de constater qu’en parallèle,  les deux journaux ont pris le soin de rapporter que des expériences ont été effectuées la semaine dernière sur d’autres avions aussi perfectionnés, les F15, connus sous le nom de « l’aigle silencieux », pouvant transporter plus de missiles que les F35. Signalant bien entendu qu’elles ont été un succès.
  Mais la particularité  des F35 réside selon les israéliens dans le fait qu’ils sont plus aptes à échapper au radar, et donc aux systèmes de défense antiaérien iranien. Raison invoquée pour en faire le principal de leur arsenal aérien.
Mais le grand inconvénient est qu’ils sont très chers : 130 millions de dollars l’appareil.

Des négociations seraient en cours en vue d’en  baisser le prix. Si elles aboutissent, les appareils ne seraient pas livrés avant quatre années.
  S’agissant de l’étalement médiatique de son arsenal, l’entité sioniste avait évoqué les jours derniers le déploiement d’un système défensif : un radar de type Raz, fabriqué sur place, pouvant soi-disant capter les sites de lancement des roquettes et des missiles, et d’en transmettre les coordonnées  aux artilleries pour qu’elles puissent les bombarder.
  Il est vrai que plus Israël s’arme,  plus il en parle. Cela fait depuis la guerre de juillet que cela perdure. Jusqu’à nous laisser douter qu’il parle plus qu’il ne s’arme.
Dans les apparences des mots employés, les menaces de guerre retentissent.  Indirectement, voire inconsciemment, les mises en garde seraient au même degré, dissuasives, en harmonie avec le principe selon lequel le fait de parler des préparatifs de la guerre servirait à l’éviter.  
Effets indésirables : elles ont pour effet, chez les adversaires les plus obstinés, de les exhorter à se préparer eux aussi. A cet égard, le même phénomène est perçu du côté iranien.  
Raison pour laquelle Israël use de tous ses moyens, de la carotte comme du bâton, pour couper court aux sources d’approvisionnement en armements des Iraniens. (Comme c’est le cas du système antiaérien russe S300). Croyant que sa supériorité militaire jouera en sa faveur.  
  Mais il est des batailles où les armements les plus sophistiqués paraissent impuissants, et durant lesquelles seuls les bras des hommes, leur obstination et la justesse de leur cause décident de leur cours.

13/07/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146127&language=fr  

 



4 Annexe

4-1 Dr. Azzam Tamimi : Hamas : son histoire de l'intérieur.

 L’ouvrage Hamas : Son histoire de l’intérieur de Dr. Azzam Tamimi s’inscrit dans une volonté de montrer au monde la vision du mouvement du Hamas et d’expliquer ainsi son développement. Le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI) a donc jugé intéressant d’en présenter ici la traduction complète, diffusée régulièrement en de nombreuses parties.

Le Hamas au gouvernement (13)

            Dans une autre tentative d’affaiblir le Hamas, Mahmoud Abbas mit la pression sur les membres de la direction du Fatah pour qu’ils ne rejoignent pas le gouvernement, que le Hamas espérait être un gouvernement d’unité nationale. Certains membres-clés du Fatah avaient soutenu la formation d’un gouvernement d’unité nationale dirigé par le Hamas. Cependant, il fut largement rapporté que des députés du Fatah furent influencés et menacés par leur direction pour qu’ils ne rejoignent pas une telle administration. On leur promit qu’ils continueraient à recevoir des salaires à travers le bureau du président afin qu’ils ne soient pas affectés par des sanctions. Entre-temps, ils furent aussi avertis que s’ils rejoignaient le gouvernement d’unité nationale du Hamas sans un changement préalable dans l’attitude du Hamas à l’égard d’Israël, ils seraient punis et pouvaient risquer d’être placés sur des listes de suspects terroristes. Il s’avéra plus tard que le temps que le Fatah comme à discuter de la formation du gouvernement avec le Hamas, le conseil révolutionnaire du Fatah, un élément décisionnel clé au sein de l’organisation du Fatah, avait déjà décidé de boycotter le gouvernement. Le Fatah était déterminé à s’opposer au Hamas où cela lui était possible et de causer l’échec du gouvernement du Hamas.

            En même temps, ironiquement, les négociateurs du Fatah continuaient à insister sur le Hamas pour qu’il accepte les trois conditions fixées par les Etats-Unis s’ils souhaitaient que les membres du Fatah considèrent de rejoindre son cabinet. Cependant, des porte-parole du Fatah tels que Sa’ib Urayqat, Jibril Al-Rajub et Muhammad Dahlan avaient déjà indiqué que le Fatah préférerait faire partie de l’opposition. Le Fatah voulait de cette façon se donner un répit et une chance de reconstruire sa structure et de nettoyer ses différentes actions de corruption, laissant le Hamas à lui-même pour voir s’il allait réussir à diriger l’autorité palestinienne. Le temps que le Hamas approche les autres factions pour discuter de la possibilité de former un gouvernement d’unité nationale, la position officielle du Fatah avait changé. Il posait maintenant deux conditions que le Hamas devait satisfaire. Premièrement, il devait reconnaître le droit à exister d’Israël, et deuxièmement, il devait reconnaître la revendication de l’OLP à être le “seul représentant légitime du peuple palestinien”. Aucune de ces conditions n’était acceptable pour le Hamas, qui continua à former un gouvernement de lui-même. Celui-ci prit ses fonctions le 29 mars 2006.

            Ayant échoué à persuader le Hamas d’accepter la formation d’un gouvernement d’unité nationale, comme désiré par la communauté internationale, le président Abbas publié un certain nombre de décrets présidentiels retirant au cabinet du Hamas récemment formé le contrôle d’une grande partie de la base institutionnelle du gouvernement. En réalité, il veilla à mettre en place le principe de la délégation de l’autorité qu’il s’était lui-même efforcé à appliquer lorsqu’il était premier ministre à l’époque de Yasser Arafat. Il revendiqua une autorité présidentielle exclusive sur les forces de police, sur les divers supports médiatiques comme la télévision, la radio et l’agence de presse WAFA, sur le département de vente et d’enregistrement de biens, et un contrôle sur les points de passage entre Israël et les territoires palestiniens. Même le département en charge du hadj et de la ‘umra (le pèlerinage à la Mecque) au sein du ministère des affaires islamiques était attaché à son propre bureau. Dans un coup direct porté aux plans de réforme du nouveau gouvernement, il nomma Rashid Abu Shbak en charge de la sécurité interne, une position supposée être sous le contrôle du ministère de l’intérieur. En même temps, pour renforcer son contrôle sur les ministères déjà grandement affaiblis, il désigna neuf sous-secrétaires, dont aucun n’était technocrate et qui étaient tous des membres du Fatah qui lui étaient fidèles et qui ne rendait compte qu’à lui. Ainsi, le gouvernement dirigé par le Hamas n’avait pas de force de police à sa disposition, pas de média contrôle par le gouvernement, peu de contrôle sur les ventes et enregistrements de terrains, et aucune autorité quelle qu’elle soit sur les passages frontaliers. On rapporta que l’assistant du secrétaire d’Etat américain pour les affaires du Proche-Orient suggéra à Mahmoud Abbas qu’il désigne Salam Fayyad, un ancien ministre des finances, en tant que directeur financier dans son propre bureau avec la responsabilité de gérer les fond entrants. 

Mardi 20 juillet 2010

Dr. Azzam Tamimi

Traduction réalisée par le Centre Palestinien d’Information (CPI)


4-2 De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

EXTRAIT

Durant les deux mois passés, le Moyen Orient a vécu des développements rapides et imprévus, pour certains d’entre eux. Nous notons cela parce que nous pensons que ces nouveaux développements ne manqueraient pas de provoquer un nouveau rapport de forces, surtout à la lumière du dernier crime contre l’humanité commis par Israël à l’encontre de ressortissants turcs et autres, mais aussi des déboires de la guerre menée soi-disant contre le terrorisme en Afghanistan et des nouvelles sanctions prises contre l’Iran.

Les développements les plus significatifs peuvent se résumer dans les points suivants :

1-Israël poursuit son escalade contre l’Iran et le Liban, poussant les Etats-Unis à prendre des mesures plus restrictives contre ce qu’il appelle « l’infiltration iranienne » vers les frontières israélo-libanaise, tant à travers les positions prises par la Syrie que par la présence des militants du Hezbollah et des armes « nouvelles » qu’il détient… Et, si nous ajoutons à cela les articles parus dernièrement dans les journaux américains à propos d’une possible attaque israélienne qui se prépare (à partir de certaines bases de l’OTAN en Géorgie) ou, encore, les manœuvres qui ont eu lieu, au milieu du mois de mai près de la frontière Sud du Liban, ou, enfin, les menaces lancées par Tel Aviv contre le Liban à la suite de la découverte du pétrole dans les eaux territoriales libanaises, nous pouvons dire que les possibilités d’une agression sont devenues très claires, même si certains milieux dirigeants israéliens essaient de montrer une patte de velours envers la Syrie en appelant, selon « Maariv », au retour des négociations bilatérales et, même, à un traité de paix avec Damas afin de l’extirper de « l’axe du mal,  d’isoler le Hezbollah et de sauver le Liban ». Ces milieux, toujours selon « Maariv », partent  d’un état de fait qui dit que « l’axe des pays tempérés [entendre : à la solde de Washington] s’est écroulé et que tous se trouvent au pied du mur, craignant ce qui pourrait se passer ».

2-D’un autre côté, il est nécessaire de faire le point sur les points cumulés par le régime syrien dans le face-à-face qui l’oppose à Israël. Le président syrien Bachar Assad a pu obtenir de nouvelles armes, dont des bombardiers, sophistiquées en provenance de la Russie dont e président, en visite dans la région, avait déclaré que son pays ne « croisera pas les bras si le Moyen Orient est soumis à une nouvelle agression ». Medvedev a, de plus, assené un second coup dur à Washington et à Tel Aviv en rencontrant Khaled Meshaal, représentant du Hamas, et en déclarant ouvertement son appui à la nouvelle coalition économique formée par la Syrie, l’Iran et la Turquie ; d’ailleurs, au lieu de tenir compte des nouvelles sanctions prises par le Conseil de sécurité contre l’Iran, Medvedev a déclaré son intention de poursuivre l’exécution du contrat concernant la vente des missiles sophistiqués à ce pays… Cette position, ajoutée à celle de la Turquie à propos de l’uranium iranien, fut peut-être à la base du crime commis contre la flottille de la liberté.

Et, si nous nous arrêtons quelque peu sur les nouvelles positions de la Turquie, surtout celle concernant le vote contre les nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, nous pouvons prévoir dans l‘immédiat deux situations contradictoires :

-Le premier est que les nouvelles positions prises par la Turquie ne manqueraient pas, pour un certain temps, de mélanger les cartes influant positivement sur la Syrie et l’Iran, mais aussi sur l’équilibre des forces au Moyen Orient, né durant la deuxième présidence de Georges W. Bush. En même temps, ces changements intervenus feront d’Ankara un adversaire réel à l’Arabie saoudite ou à l’Egypte dans le monde arabe.

-Le deuxième est que, malgré le crime commis par les commandos israéliens contre des ressortissants turcs, la tension entre la Turquie et Israël ne pourra pas aboutir, comme certains le pensent, à la rupture des liens diplomatiques et économiques entre les deux Etats, surtout si nous prenons en considération l’importance des échanges commerciaux entre les deux pays, mais aussi les projets militaires et industriels formés par eux.

Ces situations contradictoires laissent prévoir, à leur tour, que le conflit turco-israélien ne dépassera pas le stade du momentané, même si on a l’impression du contraire. C’est que le conflit sur le pouvoir entre le gouvernement et l’armée n’a pas penché la balance d’un côté ou d’un autre ; de plus, l’idéologie religieuse du Hizb Al-Adala au pouvoir ne fait pas le poids devant les intérêts économique d’un régime qui cherche de nouveaux marchés et de nouvelles alliances vers le Sud et l’Est après que l’Union européenne ait fermé ses portes devant lui.

3-Par rapport à l’Iran, le pouvoir de Mahmoud Ahmadinidjad a réussi à enregistre rune petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis, en donnant au Brésil et à la Turquie le trophée concernant l’uranium enrichi; ce qui fait que la balle est passée dans la cour de Washington qui tente, en vain ou presque, d’imposer de nouvelles restrictions contre le gouvernement de Téhéran afin de le pousser à des positions plus flexible en ce qui concerne l’Irak et l’Afghanistan dans lesquels patauge l’administration de Barak Obama. Voilà pourquoi il est à penser que la dernière résolution du Conseil de sécurité constitue un péché mortel de la part des Etats-Unis, puisque ni la Chine ni la Russie ne résilieront aucun accord fait avec ce pays, ce qui veut dire que l’application est loin d’être faite.

4-A partir de cette vision des choses, nous disons que la politique suivie par l’administration des Etats-Unis tente de faire la difference entre la Syrie et l’Iran: retour à la normale avec le premier pays (et retour de l’ambassadeur étasunien) et preparation d’une agression contre le second, selon un plan mis au point par Robert Gates et qui englobe la région moyenorientale toute entière, à commencer par l’Irak et l’Iran et jusqu’au Liban.

Tout cela nous ramène à la question que nous nous étions posée, dans le bulletin précédent, sur un possible retour de notre région à la guerre, à commencer par la Palestine, où les solutions politiques sont au point mort malgré les grandes concessions faites par le régime de Mahmoud Abbas qui a consenti de revenir à la table des négociations indirectes, pendant trois mois, puis directes, à partir de septembre, compte non tenu de la poursuite par le gouvernement israélien du blocus de Gaza ou de la politique de colonisation en Cisjordanie et dans la région d’Al Quds.

Dans cet objectif, il est nécessaire de dévoiler les conditions nouvelles posées par Benjamin Netanyahu et Yuci Belin (chef des négociateurs é Oslo) et qui peuvent se résumer comme suit :

-Retarder la recherche d’une solution finale jusqu’à ce que les Israéliens soient prêts à l’accepter.

-Retarder la discussion des problèmes essentiels, à commencer par ceux concernant la domination des forces de sécurité israéliens sur les territoires contrôlés par le pouvoir palestinien et, surtout, l’avenir d’Al Quds. En même temps, le gouvernement israélien a réaffirmé clairement son refus du droit au retour de plus de 100 000 réfugiés palestiniens dans leurs terres, la possibilité de se retirer d’Al Quds ou d’accepter un Etat palestinien armé.

Et, au moment même où les représentants de ‘opinion internationale continuent leurs actions contre les ambassades d’Israël et des Etats-Unis ( le parti Communiste libanais avait appelé à une manifestation de la gauche devant les bureaux de l’ambassade américaine é Aoukar), au moment où de nouvelles flottilles se préparent à appareiller pour Gaza, les Israéliens poursuivent leur politique agressive et criminelle, avec l’appui de Washington, à commencer par les positions prises à l’ONU contre la formation d’une commission d’enquête internationale, ou encore les déclarations de Barak Obama et, surtout, de l’ex conseiller de G< W< Bush, Eliot Abrams qui vit dans la condamnation par certains pays du crime israélien « une position encourageant les terroristes » ( ?), d’où la nécessité pour l’administration étasunienne de la combattre

Beyrouth, le 22 juin 2010

   (Traduit le 1er juillet 2010)   

Le Comité des relations internationales

Du Parti Communiste Libanais

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Liban.pcl.020710.htm


4-3 Quand la drogue devient une arme de guerre...

Extrait de France Inter - les chroniques - La revue de presse

L'histoire se passe entre Israël et l'Egypte. Elle est racontée dans le dernier numéro de la revue XXI. C'est une histoire qui n'est jamais vraiment sortie dans la presse : elle a toujours été l'objet de la censure militaire en Israël...

De 1959 au milieu des années 80 (bien après les accords de Camp David donc), Israël a tenté d'inonder l'Egypte de drogue pour rendre accros les Egyptiens et affaiblir son armée. C'est "l'opération Toto". L'une des unités d'espions les plus prestigieuses de l'Etat hébreu, l'unité 504, était chargée de sa mise en oeuvre.

A l'époque, elle avait été approuvée par le Premier ministre lui-même, David Ben Gourion. Les participants avaient été convoqués dans un endroit inconnu, au centre d'Israël. On leur avait demandé d'accepter une mission supérieure sans en connaître le contenu.

Les routes empruntées pour le trafic étaient très variées, les sommes et les quantités de drogue impressionnantes. Un participant à l'opération Toto se souvient d'avoir voyagé avec plus d'un million de dollars en liquide pour les remettre à un cultivateur libanais. Les agents avaient tellement de drogue sur eux que, lorsqu'ils rencontraient les trafiquants pour négocier, il arrivait qu'on entretienne les feux de camp avec des ballots de haschich de plusieurs milliers de dollars. Un espion raconte que lorsqu'il rentrait chez lui, il se faisait engueuler par sa femme à cause de l'odeur tenace de drogue sur ses vêtements.

Tout cela a été gardé secret. Et les agents qui risquaient de parler, on les a fait taire de manière impitoyable. XXI raconte le cas d'un officier qui manifestait un comportement étrange à la fin des années 70 : il a terminé dans un asile de fous.

L'enquête de XXI est signée Benny Lévy. En marge de l'article, le rédacteur en chef Patrick de Saint-Exupéry souligne que ceux qui ont parlé aux journalistes risquent toujours l'emprisonnement. Le débat entre exigence de sécurité et nécessité de démocratie est loin d'être clos en Israël.

(ND : « Et le pays dont Israël redoute le plus l'action pour sa sécurité, c'est l'Iran »)...

Petit rappel de géographie... Au nord de l'Iran, sur les bords de la mer Caspienne, il y a l'Azerbaïdjan. Et si le terrain de guerre entre Israël et l'Iran, il était là ? C'est un article plein de bruits de bottes sur le site Slate.fr : "Américains, Israéliens et Iraniens se font face à la frontière de l'Azerbaïdjan".

C'est la conséquence du coup de froid entre Turquie et Israël. Le gouvernement de Tel Aviv a cherché un autre allié dans la région. Et il s'est rapproché de l'Azerbaïdjan. La frontière avec l'Iran s'étend sur 560 km.

Des avions militaires de l'Etat juif s'entraînent dans l'espace aérien. Des conseillers techniques militaires sont dans la zone. Plus encore, cet ancien satellite de l'Union Soviétique est désormais sous influence occidentale : des bases de l'OTAN y ont été installées, des troupes spéciales américaines également.

Côté iranien, des chars, de l'artillerie, des unités anti-aériennes et d'infanterie ont été vus se dirigeant vers le nord.

Sur Slate.fr, Jacques Benillouche se dit qu'il est possible que cette démonstration militaire préfigure de véritables discussions, maintenant que chacun a montré ses muscles. Et il conclut : "Ce serait la meilleure hypothèse".

 Israel7 (Arouts 7)  - Dimanche 04 Juillet 2010


4-4 Tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine par Ismael Mulla.

Vous trouverez à l'adresse ci-dessous tous les nouveaux articles de ce jour concernant la Palestine :http://alqods-palestine.blogspot.com/
Ce blog est destiné à informer sur les parutions d'articles francophones concernant la situation en Palestine.

Voici les titres du bulletin de ce jour:
-
Sheikh Raed Salah : un dirigeant palestinien dévoué à sa cause 
-84e session au Caire de la conférence sur les réfugiés palestiniens dans les pays arabes
-Moratinos : il faut mettre fin au conflit arabo-israélien
-Israël : un atout stratégique ou un handicap pour les USA ?
-La droite israélienne embrasse-t-elle la solution à un État ?
-« L’IDF n’est pas un état dans l’état ». Encore une victoire de Gush Shalom en justice.
-Survols israéliens du territoire libanais
-Bateaux pour Gaza : poursuite des préparatifs, pas de date de départ
-Erekat demande la reconnaissance de l'Etat indépendant palestinien
-L'aviation israélienne a attaqué Rafah
-Riposte palestinienne aux agressions sionistes
-L'Egypte renforce la sécurité à la frontière de Gaza
-Le convoi jordanien "Ansar1" rejoint "Miles Of Smiles", pour se diriger vers Gaza
-Quatre blessés lors des affrontements avec l'occupation à al Khalil
-L'occupation ouvre un nouveau musée sioniste dans la ville d'Al-Qods
-Le Cheikh Raed Salah commence sa peine dans la prison d'Al-Ramla
-Des Turcs protestent contre l'existence d'une équipe sioniste en Turquie
-Le Cheikh Raed Salah met en garde contre une guerre régionale visant à démolir Al-Aqsa
-Al-Ghoul appelle
la Croix-Rouge à cesser les violations de l'occupation contre les captifs
-Manifestation sioniste devant le siège du gouvernement pour effectuer un échange de prisonniers
-Le gouvernement palestinien de Gaza lance la «Campagne de bienfaisance»
-Rassemblement à Rafah appelant à la reconstruction de la bande de Gaza
-Les Israéliens fuient le service militaire et le chef d’état-major s’en plaint
-Neuf captifs palestiniens vivent dans des conditions impossibles dans des cellules totalement isolés

Ismael Mulla



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

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