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29/07/2010

'n° 73 - Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan - 29-07 : Début - OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

'n° 73 - Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan - 29-07 : Début   - OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan

n° 73- 29-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Mort d'un grand pacifiste belge

Décès de Pierre Piérart.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Hillary Clinton en « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie.

1-2 Paul Craig Roberts : Les derniers mensonges *d’Hillary Clinton.

Fin  

1-3 Hélène Nouaille : Hillary Clinton dans la périphérie russe.

1-4 Jean Géronimo : Kirghizstan : entre révolution et incertitude, Moscou au cœur du Grand échiquier.

2 Dossiers

2-1 Karl Müller : Les Etats membres de l’OTAN envisagent-ils un changement de cap?



Tiré à part :

Article paru dans la Libre Belgique du 24 juillet

Mort d'un grand pacifiste belge

A deux semaines du 65e anniversaire des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki, la cause pacifiste a perdu un de ses plus ardents militants.

On a en effet appris le décès à Uccle du Pr Pierre Piérart à l'âge de 83 ans. Cet enseignant de l'Université de Mons a toujours voulu mettre la science au service de la paix et combattre "un énorme mensonge repris par tous les manuels d'Histoire sur les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki", à savoir qu'en obligeant le Japon à capituler, l'usage de la bombe atomique avait évité le sacrifice de 200000 à un million de soldats américains qui seraient morts lors d'une invasion de l'archipel.

"Faux", s'exclamait Pierre Piérart, qui rappelait qu'"en juillet 45, l'empereur du Japon avait envoyé son fils pour négocier une paix après capitulation mais les Etats-Unis firent traîner la démarche".

Pour le Pr Piérart, on sacrifia non seulement trop de vies mais à ses yeux "attaquer des civils avec une telle arme, c'était clairement du terrorisme d'Etat !"

Mais Pierre Piérart n'exprima pas seulement son rejet des armes nucléaires par la parole ; Il fut aussi à la base, en 1989, à l'université de Mons de la création du parc Hibakusha (les irradiés de Hiroshima et Nagasaki) avec les étudiants en médecine, pharmacie et biologie. Un parc très évolutif puisqu'on y ajouta un arbre lors de chaque essai nucléaire avec l'envoi d'une protestation adressée à l'ambassadeur du pays.

Militant international du désarmement nucléaire, toujours prêt à se mobiliser contre la guerre, Pierre Piérart était aussi un citoyen engagé, qui avait présidé le comité de quartier du Bempt, à Forest

L'art d'être humaniste pour la planète comme près de chez lui...

Christian Laporte

 

Communiqué du CSO

Décès de Pierre Piérart.

Le Comité de Surveillance OTAN (CS0) a la très grande tristesse de vous faire part du décès de son président, le professeur Pierre Piérart, survenu ce 20 juillet à Bruxelles, à l’âge de 83 ans.

Ceux qui le connaissent savent combien la pénible maladie de Lime, dont il souffrait depuis près de sept ans et qui l'avait partiellement paralysé, n'avait entamé en rien, ni sa volonté, ni sa lucidité, ni son engagement dans le combat pour la paix et contre les armes nucléaires.

Pierre Piérart était un des fondateurs du CSO, créé en réaction aux bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie en 1999, qui l'avaient profondément révolté. Jusqu’à ses derniers jours, il était resté actif dans ce comité, dont il était devenu le président. Il y a quelques semaines encore, il publiait un article dans Alerte OTAN !, journal du CSO, dans lequel il dénonçait l’hypocrisie des puissances nucléaires et les décevants résultats de la récente conférence de révision du Traité de Non Prolifération (TNP).

Le pacifisme de Pierre Piérart n’avait rien de « bêlant », mais était empreint de rigueur, appuyé d’arguments scientifiques et historiques. Ainsi, en 1995, dans son ouvrage « D’Hiroshima à Sarajevo », il ne se bornait pas à dénoncer le crime que constitue l’utilisation de l’arme atomique, mais également une vision faussée de l’histoire selon laquelle l’annihilation des deux villes japonaises aurait sauvé des centaines de milliers de vie américaines, alors que le véritable objectif des bombardements était une démonstration de puissance face à l’URSS.  

Il enseignait encore la biologie à l'Université de Mons-Hainaut lorsque sa formidable détermination permit, en 1989, la création d’un mémorial à Hiroshima-Nagasaki, le Parc Hibakusha, où depuis, chaque année, est organisée à son initiative la commémoration de ce crime contre l'humanité. La commémoration de cette année, le 7 août, à laquelle il était évidemment attendu, sera l’occasion d’un hommage particulier à sa personnalité.

Pierre Piérart était également vice-président de l’Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire (AMPGN) et trésorier/secrétaire du Centre d'écologie appliquée du Hainaut (CEAH), dédié à la sauvegarde des écosystèmes et, plus particulièrement, à la protection de la nature en Hainaut. Ses amis se souviendront de ses nombreuses passions, comme la mycologie (c’est au cours d’une cueillette de champignons qu’il contracta la maladie de Lime), de sa constante bonne humeur, de la pédagogie de ses interventions, de son opiniâtreté et du courage avec lequel il affronta la maladie, et de la cohérence de son engagement.

Les membres du CSO partagent la douleur de ses proches et, en particulier, de son épouse, Macha.

Les funérailles se dérouleront ce mercredi 28 juillet à 10h30, au crematorium d'Uccle (61 avenue du Silence, 1180 Bruxelles).
Comité de Surveillance OTAN / CSO
c/o M. Poznanski, 62 rue des Cultivateurs, 1040 Bruxelles

www.csotan.org
tél. 0476 855 652 ; info@csotan.org



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

 

1-1 Hillary Clinton en « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie.

Hillary Clinton, la Secrétaire d'État des États-Unis, s'est rendue en visite en Ukraine, Pologne, Azerbaïdjan, Arménie et Géorgie entre 1er et le 5 juillet. Selon ses propres mots, sans aucun enthousiasme. En Pologne, Hillary Clinton a même déclaré à l'une des chaînes de télévision locales qu'elle était principalement préoccupée par le mariage de sa fille Chelsea prévu pour fin juillet. Mais ni le mariage, ni la fête nationale de l'Indépendance des États-Unis du 4 juillet n'ont pu retenir Hillary Clinton à Washington. Et sa tournée en Europe de l’Est (à l'exception de la Pologne), qualifié récemment par Dmitri Medvedev de « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie, a tout de même eu lieu.

À la veille du jour de l'Indépendance, les États-Unis oublient généralement les problèmes en s’offrant les feux d'artifices, les barbecues et les matinées, les goûters et les soirées de bière. Ils se souviennent des pèlerins, « des pères fondateurs » et de toute l'histoire de la formation de la puissante nation qui, à l'instar de l’histoire de toutes les autres nations, est remplie de mythologies et de jolis mensonges, pour la bonne est simple raison que les faits ne doivent en aucun cas ternir ces charmants contes de fée. En réalité, le Congrès a déclaré l'indépendance des colonies le 2 juillet 1776. Le projet de la déclaration était déjà prêt le 28 juin mais c’est le 2 août qu’il a été voté officiellement. Ses deux principaux signataires et auteurs, Thomas Jefferson et John Adams, sont décédés le même jour, le 4 juillet 1826, et le Congrès a décidé en 1870 de faire de cette date la fête principale de la nation. Une visite à l’étranger à cette date montre au pays d'accueil que ce dernier passe avant la fête nationale tant son importance aux yeux des Etats-Unis est grande.

En Europe de l'Est et dans le Sud du Caucase, on estime depuis un certain temps que l'administration de Barack Obama « a oublié » ses partenaires de l'Est en préférant développer ses relations avec la Russie et la Chine. Et que le « redémarrage » avec la Russie empêche les États-Unis de voir les problèmes « à la périphérie russe ». Pour cette raison Barack Obama est également très critiqué par les républicains au Congrès. Ainsi, la Secrétaire d'État s'est rendue en « zone d'intérêts privilégiés » de la Russie afin d'y « ramener les États-Unis », dont la présence, sous l'administration de George W. Bush, avait été si significative que, par exemple, la Géorgie n'avait pas eu peur de provoquer une guerre dans le Caucase.

C’est précisément en Géorgie, au point final de la tournée d’Hillary Clinton, que cette dernière était très attendue le 5 juillet : les Géorgiens voulaient déterminer à quel point il leur serait possible de compter sur le soutien des États-Unis. L'opposition à Mikhaïl Saakachvili s'accroît, ses anciens partenaires quittent son camp et le témoignage de sympathie de la part des États-Unis est vital pour lui. Tbilissi ne cachait pas qu'une seule déclaration d'Hillary Clinton sur « les territoires géorgiens illégalement occupés » (en parlant de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud) allait signifier le succès de la visite. Hillary Clinton s'exprimait de manière moins directe, employant des termes comme « nous ne sommes pas d'accord avec la présence des forces armées russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud » et disant que « les États-Unis coopèrent avec la Russie au sein du groupe de Minsk de l'OSCE pour la régularisation du problème du Haut-Karabagh mais les deux pays sont en désaccord vis-à-vis du problème géorgien ». En fait, Hillary Clinton a constamment fait remarquer que bien que Moscou et Washington fassent un « redémarrage », cela ne signifiait pas que durant cette phase ils devait penser « à l'unisson » sur tous les problèmes sans exception, ce qui devait encourager tous les opposants au redémarrage entre les États-Unis et la Russie sans exception sans, toutefois, aucun engagement concret. Hillary Clinton aurait bien pu dire quelque chose de similaire en parlant des relations des États-Unis avec Israël, la France ou l'Allemagne. Cela représente un équilibrisme diplomatique tout à fait ordinaire.

En fait, Hillary Clinton avait des objectifs plus importants dans le Caucase que l'expression symbolique du soutien de Mikhaïl Saakachvili. La plus importante des visites a plutôt été celle faite à l’Azerbaïdjan avec la rencontre du président Ilkham Aliev. En tenant compte de tous les problèmes pakistanais, c’est l'Azerbaïdjan qui devient l'une des zones de transit les plus importantes pour l'approvisionnement des forces armées américaines et des forces de l'alliance en Afghanistan. Depuis le début de l'invasion en 2001, les avions de transport américains ont effectué des dizaines de millier d'escales en Azerbaïdjan. Le Pentagone utilise également les ports et les communications ferroviaires d'Azerbaïdjan pour l'approvisionnement des forces armées. Hillary Clinton est arrivée à l'aéroport international Heydar Aliev de Bakou, en passant ensuite en véhicule par l'avenue Heydar Aliev devant le centre culturel Heydar Aliev. Elle a donc très bien compris qu'en Azerbaïdjan il fallait éviter d'irriter le clan des Aliev et, de ce fait, elle a été extrêmement prudente concernant le respect des droits de l'Homme dans le pays.

En privé, les diplomates azerbaïdjanais avaient déjà souvent exprimé leur mécontentement quant à l'état des relations avec les États-Unis. Beaucoup de choses les irritaient. Le poste d'ambassadeur américain à Bakou est resté vacant plus d'un an. Ce n’est que fin mai que la Maison Blanche a déclaré qu'elle allait y envoyer Matthew Bryza, un diplomate de carrière, co-président des États-Unis aux négociations internationales pour la régularisation du conflit du Haut-Karabagh.

Bakou trouvait que Washington qui tentait activement d'inciter l'Arménie et la Turquie à établir des relations diplomatiques officielles ignorait complètement l'Azerbaïdjan. Les États-Unis ont décidé de « fermer les yeux » sur certaines lacunes de l'Azerbaïdjan dans le domaine des droits de l'Homme lorsqu'ils avaient compris que la crise au Kirghizstan pourrait rendre difficile le transit en direction de l’Afghanistan et qu'il était nécessaire de chercher des alternatives. Un mois avant la visite d'Hillary Clinton, Robert Gates, le ministre de la Défense des États-Unis, s'était, d’ailleurs, également rendu à Bakou avec ce même but. L'Azerbaïdjan a aussi une importance en tant que carrefour des principaux transits énergétiques de toute la région. La visite d'Hillary Clinton devrait mettre fin à cet « oubli » évident de l'Azerbaïdjan. À Bakou et à Erevan, Hillary Clinton s'est prononcée en faveur de la régularisation du conflit du Haut-Karabagh dans les plus brefs délais.

La visite en Ukraine n'en était pas moins intéressante. Il semblerait que les États-Unis ont définitivement fait un choix et ce choix est loin d'être en faveur d'Ioulia Timochenko. Il a été intéressant d'observer la rencontre entre Hillary Clinton et le président Viktor Ianoukovitch, qualifié aux États-Unis de vestige de l'époque soviétique peu de temps auparavant. Hillary Clinton a également rencontré Ioulia Timochenko qui lui a fourni tout un dossier avec des preuves tangibles du retour de l'Ukraine à « un régime totalitaire ». Il est difficile de connaître les impressions qu'elles ont pu provoquer. Mais après la rencontre avec le président ukrainien, Hillary Clinton a déclaré que les États-Unis étaient prêts à coopérer avec l'Ukraine dans le secteur énergétique et celui de l'énergie nucléaire, ainsi qu’à investir dans l'infrastructure gazière de l'Ukraine. Quant à l'adhésion à l'OTAN, c’est à l'Ukraine et à personne d’autre qu’il appartient de faire cette décision. Dans l'ensemble, à la périphérie de la Russie, il semblerait que le « redémarrage » commence. Avec un accent sur la partie pragmatique, plutôt que sur la partie idéologique, comme c'était le cas sous George W. Bush. Ce nouvel intérêt n'apportera rien au « confort » de la Russie. Mais en entrant dans la phase du « redémarrage » personne ne lui a promis un « confort » en plus.

Dans la soirée du 5 juillet, Hillary Clinton a quitté Tbilissi afin de préparer le mariage de sa fille unique. Maintenant, la famille Clinton aura un clan véritablement multiconfessionnel. Chelsea, 30 ans, épouse Marc Mezvinsky employé à la banque Goldman Sachs. Marc est le fils d'Edward Mezvinsky, ancien député de l'Iowa, récemment sortie de prison après avoir purgé une peine de 7 ans pour fraude financière et machinations, et le petit-fils d'Abe Mezvinsky, émigré juif d'origine ukrainienne. La cérémonie aura lieu le 30 juillet. On peut féliciter les jeunes mariés.

 Le texte n'engage que la responsabilité de l'auteur

 Andreï Fediachine,

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/discussion/20100706/187018998.html


1-2 Paul Craig Roberts : Les derniers mensonges *d’Hillary Clinton.

La BBC a informé le 4 juillet que la secrétaire d’État des Etats-Unis., Hillary Clinton, a dit que la base américaine de missiles balistiques en Pologne n’est pas dirigée contre la Russie.

La finalité de la base a-t-elle dit est de protéger la Pologne contre la menace iranienne.

Pourquoi L’iran constituerait-elle une menace pour la Pologne ?

Que devient la crédibilité des Etats-Unis quand le secrétariat d’État fait une déclaration aussi stupide ? Est-ce qu’ Hillary croît  tromper les Russes ?

Y a-t-il quelqu’un dans le monde qui la croit? Quel est le sens d’un mensonge aussi évident ?

Pour cacher un acte d’agression des Etats-Unis envers la Russie ?

Au chapitre suivant,   Hillary a mis en garde contre une « répression lente » qui met en cause la démocratie et les  libertés civiles dans  le monde entier. Les journalistes américains pourraient se demander si elle parlait des Etats-Unis. Glenn Greenwald a informé  le 4 juillet que le Service de Garde-côte d’Etats-Unis. qui n’a pas d’autorité législative, a émis une règle qui veut que les journalistes qui s’approcheront à moins de 20 mètres des opérations de nettoiement de BP dans le Golfe du Mexique seraient punis avec une amende de 40.000 dollars et de un à cinq ans de prison. Le  New York Times et de nombreux journalistes ont fait savoir que BP, les garde-côtes des Etats-Unis, la sécurité intérieure et la police locale chassent les journalistes qui photographient les dommages énormes causé par la marée noire continue et les produits chimiques toxiques dans le Golfe.
Le 5 juillet, Hillary Clinton était à Tiblissis, en géorgie, où selon le    Washington Post, elle a accusé
la Russie de « l’invasion et de l’occupation de la Georgie(1)  D’où vient un tel  mensonge ? Mêmes les Etats marionnettes européens ont publié les documents qui montrent que la Géorgie a commencé la guerre avec la Russie, qu’elle a rapidement perdu, en envahissant l’Ossetie du Sud avec la volonté de détruire les sécessionistes.

Il semblerait que le reste du monde et le Conseil de Sûreté de l’ONU ont donné aux Américains leur  approbation à des mensonges sans fin dont le but est l’hégémonie mondiale de Washington.  En quoi cela est-il bon pour le Conseil de Sûreté et pour le monde ? Qu’est-ce qui est ce qui se passe ?

Après que le président Clinton ait menti sur le conflit entre la Serbie et les Albanais du Kosovo et qu’il ait leurré l’OTAN pour que ce dernier porte l’agression militaire contre la Serbie et après  que le président Bush, le vice-président Cheney, le secrétaire d’État, le conseiller national de sûreté et presque tous membres du régime de Bush aient trompé à l’ONU et le monde en disant que Sadam Hussein avait une arme de destruction massive, et après qu’ils aient de la sorte tendu un piège pour obtenir une invasion de l’Iraq: pourquoi le Conseil de Sûreté de l’ONU a-t-il suivi la fausse information  d’Obama qui voudrait que  l’Iran ait un programme d’armes nucléaires ?

En 2009, toutes les 16 agences d’intelligence d’EE.UU. ont publié une information unanime disant que l’Iran avait abandonné son programme d’armes en 2003. Le Conseil de Sûreté ignorait-il cette information ?

Les inspecteurs d’armes de l’Organisme International d’Énergie Atomique sur le terrain en Iran ont informé constament de la non existence d’un détournement de  l’uranium du programme énergétique. Le Conseil de Sûreté ignorait-il les informations de l’OIEA ?

S’i l ne les ignorait pas: pourquoi le dit Conseil a-t-il  approuvé les sanctions contre l’Iran alors que ce dernier revendiquait son droit dans le contexte du  Traité de Non prolifération Nucléaire d’avoir un programme d’énergie nucléaire ? Les sanctions de l’ONU sont illégales. Elles violent les droits de l’Iran comme signataire du traité. Est-ce là la « lente répression » dont Hillary a parlé ?

 Aussitôt que Washington a obtenu des sanctions du Conseil de Sûreté, le régime d’Obama a unilatéralement ajouté des sanctions plus sévères de la part des ‘EE.UU. Obama utilise les sanctions de l’ONU comme le véhicule pour ajouter ses sanctions unilatérales. Peut-être c’est ça « lente répression » dont Hillary a parlé ?

Pourquoi le Conseil de Sûreté de l’ONU a-t-il donné feu vert  au régime d’Obama pour entamer encore une guerre dans le Proche Orient ?

Pourquoi la Russie est-elle tombée de ce côté ? A cause de l’insistance de Washington, le gouvernement russe n’a pas remis le système de défense aérienne acquis par l’Iran(2).Est-ce que la Russie pense  que l’Iran est une plus grande menace que les Américains, qui encerclent la Russie avec des bases de missiles et des armées des EE.UU. et qui financent des « révolutions de couleur » dans les anciennes marches des empires russes et soviétiques ?

Pourquoi la Chine est-elle tombée de ce côté ? L’économie croissante de la Chine a besoin des ressources énergétiques. La Chine a de grands investissements énergétiques en Iran. Les EE.UU. ont comme politique de contenir la Chine en lui refusant l’accès à l’énergie. La Chine est le banquier d’EE.UU. La Chine pourrait détruire le dollar américain dans qualques minutes.

Peut-être la Russie et la Chine ont-elles décidé de permettre que les Américains  s’étendent jusqu’à se détruire eux mêmes. 

Par ailleurs, peut-être que tous commettent des erreurs de calcul et en favorisant une mort et une destruction plus importante que celle que tout le monde imagine. 

Comme dans le Golfe du Mexique

Paul Craig Roberts a été éditeur du Wall Street Journal et secrétaire adjoint du trésor sous Ronald Reagan.  Son dernier livre, How the Economy Was Lost, a été publié recemment par CounterPunch/AK Press. On peut le contacter à paulcraigroberts@yahoo.com

© Copyright Paul Craig Roberts, Antiwar, 2010

Fuente: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20117

* Il y en a quelques autres dont ne parle pas l’article, je citerais dans ces deux derniers jours l’affaire du physicien iranien qui est un véritable florilège mais également l’attentat dans une mosquée Chiite à Téhéran que l’on attribuerait à des « sunnites » et qu’Hillary a dénoncé sur un mode horrifié, alors qu’il est gros comme une maison que c’est une opération de la CIA

(1) Je signale que hier  15 juillet, notre marionnette bernard Kouchner était justement à Tiblissis où en écho aux propos d’Hillary Clinton, il a vivement critiqué la Russie pour son attitude à l’égard de la georgie en répétant que l’Ossetie et l’Abakasie faisait partie intégrante de la Géorgie. On sent à quel point, cette bande cherche le moyen d’encercler l’iran et cherche quelques bases de ravitaillement du côté du Caucase… cela dit les Russes ont fait savoir qu’ils pourraient renoncer à acheter « le Mistral ». (NdeT)

(2) Début juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution décrétant de nouvelles sanctions contre l’Iran en réponse à son refus d’abandonner la production d’uranium enrichi. Cette mesure  frappe notamment les livraisons de systèmes sol-air S-300 à Téhéran. Après avoir analysé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) a conclu que « les restrictions et les exigences formulées dans ce document visaient la fourniture de missiles S-300″. Cette conclusion a par la suite été confirmée par le ministère russe Affaires étrangères.Mais ce 15 juillet,nouveau langage, le contrat de livraison de systèmes antiaériens S-300 à l’Iran n’a pas été résilié par Moscou, a déclaré aux journalistes le PDG du conglomérat public russe Rostekhnologuii, Sergueï Tchemezov.A la question de savoir si la Russie respecterait ses engagements envers Téhéran, il a répondu que « la décision devait être prise par le président lui-même ». »Le contrat n’a pas été annulé jusqu’à présent », a souligné M.Tchemezov »

(n de T)

 Paul Craig Roberts

 16 juillet

Global Research/Antiwar,

traduit par danielle Bleitrach pour changement de société.

http://socio13.wordpress.com/2010/07/16/les-derniers-mensonges-dhillary-clinton-par-paul-craig-roberts/#more-24637



 

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