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04/08/2010

n°1 - L'Amérique d'Obama - 04-08 - : Début : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l'économie zunienne


L’Amérique d’Obama

Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l’économie zunienne.

n°1

04-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 


n°1 -   L'Amérique d'Obama  - 04-08 - : Début : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l'économie zunienne


 " L’Amérique d’Obama est  visible  : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Activist Post : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l’économie zunienne.

Obama

Stephen Lendman : La société secrète d'Obama.  

Suite

Crimes

Hiroshima dans les gènes

Discrimination

Lucie Crisa : Aux Etats-Unis, des détenus séropositifs placés à l'isolement.

Fin

Économie en Zunie

USA : Pire que la Grande dépression : Obama : pire que Hoover...

Des tensions commerciales menacent les Etats-Unis et la Chine

États-Unis : La vie dangereuse des enfants ouvriers agricoles.

Paul Craig Roberts : Perspectives économiques en Zunie

Banques américaine

102 banques américaines ont fait faillite en 2010.  

Gilles Bonafi : Crise systémique : les USA au bord du gouffre



Ndlr : La publication des articles et  analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.



”Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous…

 Vous êtes en plein dedans !”
“Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde Orwellien”.



Tiré à part :

Activist Post : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l’économie zunienne.

La plupart des Zuniens semblent toujours errer dans l'illusion que la « récession » va bientôt passer et que les choses vont revenir à la normale très bientôt. Ça ne colle hélas pas à la réalité.

Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce sont les premières phases de l’écroulement complet et total du système économique zunien.

Les gouvernements fédéral et des États, les administrations locales, les entreprises et les consommateurs, ont entassé collectivement une dette qui équivaut à environ 360 pour cent du PIB. À aucun moment de la Grande Dépression (ou à une autre époque de l’histoire) nous n’avons approché pareil chiffre. Nous avons accumulé la plus haute montagne de dette que le monde ait jamais vu et, maintenant, la bulle d'endettement gigantesque est en train d’éclater. Au moment où le château de cartes en viendra à s'effondrer, les affres économiques vont devenir quasi inimaginables.

      Les choses sont déjà vraiment, vraiment, vraiment mauvaises ici–bas. Le chômage est abominablement élevé. Les saisies de maisons et les faillites personnelles continuent d’établir de nouveaux records inouïs. Les entreprises sont en train de fermer à un rythme effarant, plus de 40 millions de Zuniens sont aux bons alimentaires, et le gouvernement continue à accumuler des dettes à une vitesse effroyable.

      Il n'y a aucun moyen d’édulcorer cela.

L'économie s'effondre.

      Ci–dessous, 40 chiffres incroyables exposent la vérité sur l'effondrement de l'économie zunienne...
[Ndt : ça ne ressemble pas vraiment à un effondrement mais plutôt à une transition lente et inexorable vers une économie tiers-mondiste. L’endettement étant hors de contrôle avec une population de plus en plus pauvre, augmenter les impôts de la classe moyenne ne pourra plus jamais équilibrer les dépenses. Le seul problème pour les pays satellites, comme
la France par exemple, c’est que ceux qui sont censés piloter notre économie ne font qu’attendre la fameuse relance zunienne dans l’espoir que nos exportations en bénéficieront.]

 

      1 – Selon un nouveau sondage choquant, 28% des foyers zuniens ont au moins un membre en recherche d’emploi à temps plein.

 

      2 – Un récent sondage de Pew Research a révélé que, depuis le début de la récession, 55 pour cent de la population active a connu soit le chômage, une diminution de salaire, une réduction des heures, soit un passage involontaire au temps partiel.

 

      3 – 9,2 millions de Zuniens sans emploi ne touchent pas l'assurance–chômage.

 

      4 – Le temps moyen nécessaire pour trouver un emploi a augmenté au niveau record de 35,2 semaines.

 

      5 – Selon une analyse, la Zunie a perdu 10,5 millions d'emplois depuis 2007.

 

      6 – L'excédent commercial chinois (en grande partie avec la Zunie) a grimpé de 140 pour cent en juin par rapport à un an plus tôt.

 

      7 – Ce que le travailleur zunien doit maintenant affronter : en Chine un travailleur dans l’industrie du vêtement gagne environ 86 centimes de l'heure et au Cambodge le même travailleur gagne environ 22 centimes de l'heure.

 

      8 – Selon un sondage effectué en 2009, 61 pour cent des Zuniens vivent « toujours ou en général » au jour le jour. Ça a augmenté considérablement, passant de 43 pour cent en 2007 à 49 pour cent en 2008.

 

      9 – Selon un sondage récent, effectué par Bloomberg, 71% des Zuniens disent ressentir toujours que l'économie est en récession.

 

      10 – Tout nouveau record sans précédent : les banques ont saisi 269.962 maisons au cours du deuxième trimestre 2010.
[Ndt : il paraît même que, n’arrivant pas à vendre les maisons saisies, les banques en transforment beaucoup en petit bois. L’effet des saisies est de saturer le marché de l’immobilier et donc de faire chuter les prix, et cela sans rembourser les investisseurs et en mettant à la rue des familles entières. L’appauvrissement est ainsi total.]

 

      11 – Les banques ont saisi en moyenne 4.000 propriétés par mois en Floride du Sud dans le premier semestre 2010, une hausse de 83 pour cent par rapport au premier semestre 2009.

 

      12 – Selon RealtyTrac, un total de 1,65 million de propriétés ont reçu un avis (filing) de saisie au premier semestre 2010.

 

      13 – La Mortgage Bankers Association a récemment annoncé que la demande de prêts pour acheter des maisons est tombée au niveau bas d’il y a 13 ans.

 

      14 – À peine cinq pour cent des ménages du haut de l’échelle ont eu un supplément de revenus suffisant pour égaler la hausse du coût du logement depuis 1975.

 

      15 – 1,41 millions de Zuniens ont fait une déclaration de faillite personnelle en 2009 – une augmentation de 32 pour cent par rapport à 2008 .

 

      16 – En 1950, chaque prestation de retraité de la sécurité sociale était payée par 16 travailleurs. Aujourd'hui, chaque prestation de retraité de la sécurité sociale est payée par environ 3,3 travailleurs. En 2025, il est prévu qu'il y aura environ deux travailleurs pour chaque retraité.

 

      17 – Selon un nouveau sondage, six travailleurs sur dix pensent que la sécurité sociale ne pourra pas leur verser d’indemnité quand ils arrêteront de travailler.

 

      18 – 43 pour cent des Zuniens ont épargné moins de 10.000 dollars pour leur retraite.

 

      19 – Selon un sondage, 36 pour cent des Zuniens disent ne rien cotiser pour l'épargne–retraite.

 

      20 – Selon un sondage récent, 24% des travailleurs disent avoir différé l’âge prévu de leur retraite dans l'année écoulée.

 

      21 – L’Indice de confiance des consommateurs du Conference Board a fortement baissé jusqu’à 52,9 en juin. La plupart des économistes s'attendaient à ce que ce chiffre soit autour de 62.

 

      22 – Pour le deuxième mois consécutif, la vente au détail a chuté en juin.

 

      23 – Les offres d'emploi et le taux des baux dans les centres commerciaux ont continué de s'aggraver au cours du deuxième trimestre 2010.

 

      24 – Le crédit à la consommation s’est contracté pendant 15 des 16 derniers mois.

 

      25 – Pendant le premier trimestre 2010, le nombre total de prêts avec au moins trois mois d'arriérés a augmenté pour le 16e trimestre consécutif.

 

      26 – Les choses sont maintenant si mauvaises en Californie que, dans la région autour de la capitale de l'État, Sacramento, désormais une entreprise privée sur six est fermée.

 

      27 – L'État de l'Illinois se classe désormais au huitième rang mondial des éventuelles défaillances d’obligataires. L'État de Californie est neuvième.

 

      28 – Plus de 25 pour cent des Zuniens ont maintenant une cote de crédit sous 599, ce qui signifie qu'ils représentent un très mauvais risque de crédit.

 

      29 – Vendredi, les autorités de réglementation ont fermé trois banques en Floride, deux en Caroline du Sud et une dans le Michigan. Cela porte à 96 le nombre de banques zuniennes fermées jusqu’ici en 2010.

 

      30 – Les fonds de l’assurance–dépôts de la FDIC sont à présent négatifs de 20,7 milliards de dollars, ce qui représente un léger mieux depuis fin 2009.

 

      31 – Le déficit budgétaire du gouvernement fédéral a dépassé mille milliards de dollars avec trois mois restant toujours à couvrir dans l'année budgétaire en cours.

 

      32 – Selon un rapport du ministère des Finances pour le Congrès, la dette nationale zunienne sera supérieure 13.600 milliards de dollars cette année et il est estimée qu’elle montera jusqu’à 19.600 milliards d'ici 2015.

 

      33 – Le M3 de la masse monétaire a plongé au taux annuel de 9,6 pour cent au cours du premier trimestre 2010.

 

      34 – Selon un nouveau sondage des Zuniens entre 44 et 75 ans, 61% d’entre eux ont déclaré qu’être à court d’argent est leur plus grande crainte. Les 39% restants pensent que la mort est plus effrayante.

 

      35 – Une étude a révélé que, dès 2007, 80 pour cent des ménages du bas de l’échelle détenaient environ 7% des actifs financiers liquides.

 

      36 – Les 40 pour cent de tous les bénéficiaires de revenus du bas de l’échelle possèdent désormais collectivement moins de un pour cent des richesses de la nation.

 

      37 – Le nombre de Zuniens ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté officiel a augmenté d'environ 15% entre 2000 et 2006, et, en 2008, plus de 30 millions de travailleurs gagnaient moins de 10 dollars de l'heure.

 

      38 – Selon une étude récente, environ 21 pour cent de la totalité des enfants vivent en–dessous du seuil de pauvreté en 2010 – le taux le plus haut sur 20 ans.

 

      39 – Pour la première fois dans l'histoire, plus de 40 millions de Zuniens sont aux bons alimentaires, et le ministère de l’Agriculture prévoit que le nombre passera à 43 millions en 2011.

 

      40 – Un nouveau sondage téléphonique à l’échelle nationale de Rasmussen Reports a découvert qu’à peine 23% des électeurs pensent que le gouvernement fédéral bénéficie aujourd'hui de l’assentiment des administrés.

 

Activist Post

Dimanche 1 Août 2010

Original : www.activistpost.com/2010/07/40-bizarre-statistics-that-reveal.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

http://www.alterinfo.net/Quarante-chiffres-deconcertants-...



Obama

La cote de popularité d'Obama, en baisse

La cote de popularité de Barack Obama est en perte de vitesse, les Américains ne lui étant plus aussi favorables qu'il y a six mois, selon les résultats d'un sondage.
Selon cette enquête d'opinion menée par CNN et l'institut "Opinion Research Corporation", la cote de popularité de M. Obama est passée de 76%, en février, immédiatement après son investiture, à 61%, fin juin.

Plus d'un tiers des personnes interrogées (37%) ont indiqué qu'elles désapprouvaient la manière dont le nouveau président exerçait ses fonctions.

70% des sondés estiment que M. Obama est "un dirigeant fort et marquant", contre 80%, en février. Plus de la moitié (53%) pense toujours qu'il a "un programme clair" pour résoudre les problèmes du pays, contre 64%, en février.

15/07/2009

http://french.irib.ir

Stephen Lendman : La société secrète d'Obama.  

Sous Obama, plus que jamais, nous vivons dans une société secrète, où les lanceurs d’alerte et les journalistes sont visés pour avoir fait leur travail – Helen Thomas (doyenne des journalistes accrédités à la Maison Blanche qui a récemment pris sa retraite après avoir fait des commentaires sur le lobby sioniste aux Etats-Unis – NdT), injustement pilonnée par le lobby pro israélien, a déclaré au mois de juillet dernier, au cours d’une conférence de presse de Robert Gibbs à la Maison Blanche, que l’administration « contrôlait la presse, », puis a ajouté « C’est choquant, vraiment choquant... Pour qui nous prennent-ils, des marionnettes ? Ils sont censés ne pas se mêler de nos affaires. Ce sont des fonctionnaires. C’est nous qui les payons. »

Dans une interview à CNCNews.com du 1er juillet 2009, elle a dit que même Nixon n’avait jamais exercé un tel contrôle sur la presse. Elle a dit : « Nixon n’a pas essayé. Ils ne pouvaient pas contrôler (les médias). Ils n’essayaient pas... Je ne dis pas qu’il n’y a jamais eu d’informations contrôlées, mais cela atteint des niveaux jamais vus. Ils ne s’en cachent même plus. Ils s’en fichent que vous en soyez conscients ou pas. Ils devraient avoir honte. »

Au mois de février 2009, une loi Free Flow of Information Act (loi sur la liberté de circulation de l’information) a été présentée devant la chambre des Représentants et le Sénat. Au mois de mars, la chambre des Représentants l’a voté à une écrasante majorité. Depuis, elle est bloquée dans une commission du Sénat.

A l’époque, l’administration Obama a réduit la portée du texte malgré un fort soutien du congrès – sous prétexte que la sécurité nationale primait sur le droit du public de savoir, que les procureurs devaient pouvoir obliger les journalistes et les lanceurs d’alerte à révéler leurs sources. La loi n’a jamais été définitivement adoptée mais l’administration actuelle l’invoque pour tenter d’empêcher la divulgation d’informations qu’elle veut censurer, et avec plus d’agressivité qu’aucune autre administration précédente. Encore une mesure de l’homme qui avait promis le changement.

Thomas Drake fait partie des cibles de l’administration Obama, ancien « cadre supérieur » de l’ancienne Agence de Sécurité Nationale, inculpé le 15 avril 2010, sous plusieurs accusations de « détention volontaire d’information classifiée, obstruction de justice et fausses déclarations, » selon le Procureur Lanny A. Breuer, de la Division Criminelle.

Selon l’inculpation en dix points, il aurait fourni à un journaliste du Baltimore Sun, Sibohan Gorman, des documents classifiés de la NSA relatifs à l’agence. En fait, elle a écrit sur le gâchis et les erreurs de gestions du projet « Trailblazer » (un programme déstiné à analyser les données sur les réseaux informatiques), et sur des activités d’espionnage illégales. Le 18 mai 2006, elle a écrit un article intitulé « la NSA abandonne un système légal de récupération de données sur les communications téléphoniques » où elle a écrit : « Une fois le feu vert donné par le Président Bush à la NSA pour recueillir secrètement et analyser les données téléphonique locales – une autorisation qui ne faisait aucune mention de la protection des identités – les agents officiels ont considéré que le cryptage des données était inutile et l’a abandonné ».

Cela dit, son article parlait surtout de Trailblazer, un projet de 1,2 milliards de dollars qu’un participant a qualifié de « plus gros gâchis actuellement en cours dans le monde du renseignement, » chose que le public avait le droit de savoir.

Les fuites de Drake ont révélé des activités d’espionnage illégales de la part de la NSA, une énorme quantité de gâchis et de fraudes, ainsi que la formation d’un état de sécurité/surveillance nationale public/privé, ce qui avait pour résultat d’inciter les profiteurs à entretenir la peur pour le plus grand bien de leur chiffre d’affaires.

En tant que candidat, Obama avait promis la transparence, la responsabilité et la réforme des politiques extrémistes de Bush. En tant que président, il a usurpé de pouvoirs de surveillance non contrôlés, dont les écoutes téléphoniques sans mandat, l’accès aux données personnelles, le suivi des transactions financières, le suivi des courriers électroniques, l’usage de l’Internet et des téléphones portables pour recueillir des données secrètes pour d’éventuelles inculpations. Il réclame aussi l’immunité du Ministère de la Justice pour les procès intentés pour espionnage illégal, une exigence qu’aucun membre du Congrès ou de l’administration n’avait formulée, pas même Bush et ses alliés Républicains.

Le résultat est que son état de sécurité nationale s’en prend désormais aux militants, aux dissidents politiques, aux manifestants anti-guerre, aux musulmans, aux immigrés latinos, aux avocats qui les défendent, aux lanceurs d’alerte, aux journalistes qui révèlent les crimes fédéraux, la corruption, ceux qui refusent de dévoiler leurs sources, et Wikileaks, cité dans un rapport du Pentagone de 2008 comme une menace majeure pour la sécurité des Etats-Unis qu’il serait important de fermer en identifiant ses sources, en les décourageant et en les poursuivant. Nous allons y revenir.

A une époque ou le gouvernement agit de plus en plus en s’entourant de secret, en versant dans l’illégalité et en trahissant la confiance du public, les révélations et le débat ouvert sont indispensables. Sans les lanceurs d’alerte, Wikileaks et les journalistes courageux, c’est la transparence de la société qui est mise en cause.

WIKILEAKS, 15 mars 2010, a publié : « les services secrets US veulent détruire Wikileaks »

Le fondateur du groupe, Julian Assange, a décrit un rapport de 32 pages de février 2008 des services de contre-espionnage « pour marginaliser définitivement l’organisation. » Deux ans plus tard, l’objectif n’as pas (encore) été atteint.

Le rapport qualifie Wikileaks de « menace potentielle à la protection des forces, au contre-espionnage, à la sécurité opérationnelle (OPSEC), à la sécurité de l’information (INFOSEC), une menace pour l’Armée des Etats-Unis, (mettant en danger) le personnel du Ministère de la Défense, les sites et les installations. De telles informations (pourraient aider) les services de renseignement et de sécurité étrangers, des forces militaires étrangères, des insurgés étrangers, et des groupes terroristes étrangers (en leur fournissant) de l’information (qu’ils pourraient utiliser pour attaquer) les forces US, à la fois à l’intérieur des Etats-Unis qu’à l’extérieur » - une langue de bois typique du Pentagone pour exagérer les menaces et décourager les lanceurs d’alerte qui révèlent les crimes et des méfaits du gouvernement, choses que le public a le droit de connaître.

En réponse, Wikileaks a dit que la protection des sources était une haute priorité. Il agit « pour dénoncer les pratiques douteuses, les comportements illégaux et les méfaits des agences gouvernementales, des entreprises ainsi que des régimes répressifs » à l’étranger, dont certains agissent ainsi avec la complicité de Washington.

Ces objectifs – dénonciation des méfaits, exigence de responsabilité, soutien aux principes démocratiques d’une société libre et ouverte – sont autant de choses pour lesquelles les gouvernements sont censés oeuvrer. Mais lorsque ce n’est pas le cas, ce sont des organisations comme WikiLeaks qui représentent le plus haut degré de patriotisme et méritent nos louanges au lieu d’être espionnées, attaquées et détruites.

Parmi ses nombreuses accusations du Département de la Défense contre Wikileaks :

- Wikileaks a peut-être des taupes au sein du Département de la Défense qui fourniraient des données sensibles ou classifiées

- utilise son site pour fabriquer et manipuler l’information

- possède 2000 pages de documents de l’armée sur les forces US et les forces de la Coalition en Irak et Afghanistan

- possède des informations sur le type et la quantité d’équipements affectés à la Commande Centrale US

- Julian Assange a rédigé et co-signé des articles, basés sur des fuites, « pour faciliter les initiatives au Congrès US qui visent à retirer les troupes US en coupant les financements de(s) la guerre(s) »

- des fuites qui « pourraient aider les forces ennemies à planifier des attaques terroristes, (choisir) le type et l’emplacement le plus efficace pour placer des bombes » et employer d’autres méthodes pour attaquer les troupes et convois US, ainsi que les bases militaires.

- les données publiées sont des données mal interprétées, manipulées qui constituent de la désinformation et de la propagande.

- le 9 novembre 2007, un rapport a indiqué que les forces US « avaient très probablement violé la Convention sur les Armes Chimiques, » et possède 2.386 armes chimiques de première catégorie en Irak et Afghanistan.

- le même rapport accuse le Département de la Défense d’avoir illégalement employé du phosphore blanc lors de l’attaque en 2004 de la ville (irakienne) de Falloujah

- l’administration Bush a été accusée de tortures et d’avoir refusé à la Croix Rouge internationale l’accès aux détenus de Guantanamo.

- des détails ont été fournis sur le recours par l’armée aux tactiques de guerre asymétrique, techniques et procédures lors de l’assaut d’avril 2004 contre Falloujah et

- de nombreuses autres accusations et préoccupations mentionnées dont la crainte que « des organisations étrangères... des services militaires étrangers, des insurgés étrangers ou des groupes terroristes financent ou soutiennent matériellement WikiLeaks.org »

Le Département de la Défense conclut que réussir à identifier, poursuivre, et mettre fin aux activités des lanceurs d’alerte « porterait un coup et pourrait détruire » les opérations de Wikileaks et décourager d’autres à fournir des informations. Il a aussi insisté sur « la nécessité d’un gros programme auprès du contre-espionnage, de l’antiterrorisme, de la protection des forces, de la collecte d’informations, d’INFOSEC, et d’OPSEC pour former le personnel militaire » sur comment éviter les fuites et dénoncer les « activités suspectes ».

Julian Assange se sent investi d’une mission : la transparence totale. Wikileaks est une ressource vitale pour fournir des informations importantes sur comment les gouvernements et les entreprises trahissent les intérêts du public. Eu égard à la tradition américaine de crimes de guerre, de corruption et autres abus de pouvoir, il n’est pas étonnant que le Département de la Défense s’en préoccupe, heureusement sans succès jusqu’à présent. Selon WikiLeaks : ses activités sont « le meilleur moyen à notre disposition pour générer une véritable démocratie et une bonne gouvernance auxquelles aspire toute l’humanité » et pourraient réussir, avec d’autres et avec force et détermination, à faire passer l’idée que le changement vient toujours du bas vers le haut, jamais du haut vers le bas. Une leçon qu’il faut assimiler pour agir en conséquence.

Une dernière remarque

Le 10 juin, Philip Shenon, de Daily Beast, écrivait en titre « La chasse à l’homme du Pentagone ». Il écrivait : « Préoccupés par le fait que Wikileaks serait sur le point de publier un lot de télégrammes secrets du Département d’Etat, les enquêteurs recherchent désespéramment son fondateur, Julian Assange. »

Au début du mois de juin, Julian Assange devait prendre la parole à un forum organisé à New York (New York’s Personal Democracy Forum), mais on lui a conseillé de ne pas s’y rendre pour raisons de sécurité. A la place, il est intervenu via Internet (Skype) depuis l’Australie.

Interviewé par Ellsberg (*) au sujet d’Assange, le célèbre lanceur d’alerte Daniel croit que ce dernier pourrait être en danger : « j’ai moi-même été la cible d’un escadron de la Maison Blanche. Le 3 mai 1972, une dizaine d’agents de la CIA, des anciens de la Baie des Cochons, des émigrés cubains, ont été acheminés de Miami avec l’ordre de « m’infliger une incapacité totale ». Ellsberg a demandé si cela voulait dire le tuer. La réponse fut « Cela signifie vous infliger une incapacité totale. Il faut comprendre que ce types n’emploient jamais le mot « tuer » ». Assange est-il en danger ? « Absolument. Pour les mêmes raisons que je l’ai été... Obama prétend à présent avoir un droit de vie et de mort, d’être le juge, le jury et le bourreau des citoyens américains, sans procès » qu’ils soient résidents ou à l’étranger, sans parler des non-américains, n’importe où dans le monde. L’état de droit peut aller se faire voir. « Aucun président n’a jamais eu de telles prétentions et peut-être personne depuis Jean 1er. »

Le conseil d’Ellsberg à Assange : « Restez hors des Etats-Unis. Pour le reste, continuez de faire ce que vous faites. Ce que vous faites est important. Assange oeuvre pour la démocratie et l’état de droit précisément en défiant les régulations sur le secret de l’information, des régulations qui ne sont pas des lois, dans la plupart des cas. Il fait du très bon boulot pour notre démocratie, » chose qu’Obama, comme ses prédécesseurs, tente de corrompre tous les jours.

Stephen Lendman

23 juin 2010

http://www.sjlendman.blogspot.com/

Traduction VD pour le Grand Soir

http://www.mleray.info/article-la-societe-secrete-d-obama-52793047.html


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