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05/08/2010

n°2 - L’Amérique d’Obama - 05-08 -: Fin :- Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison

n°2 - L’Amérique d’Obama  - 05-08 -: Fin  :- Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison



L’Amérique d’Obama

Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison

n°2

05-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 " L’Amérique d’Obama de A à Z" est  visible  : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                          http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Faillite de la société

Emcee: Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison

Hégémonie

Le FMI attaque l’Europe.

Immigration

Bill Van Auken : L'internationalisme socialiste et la Défense des travailleurs immigrés.



Hégémonie

Le FMI attaque l’Europe.

Le FMI ne tarit pas de critiques envers l’Europe. Laxiste, dépensière, il est temps de la "réformer". Entendez par là baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. Les Etats-Unis qui pilotent le FMI et le milieu des affaires qui est aux commandes de l’économie pressent l’Europe de se dépouiller au plus vite de ses protections sociales. Que signifie l’arrivée du FMI sur la scène européenne ?

Quel sont ses résultats passés ?

Quel rôle jouent les Etats-Unis dans ce processus ?

Eléments de réponse.

 Le FMI qui a un bilan totalement désastreux dans les pays pauvres étend en ce moment sa politique à l’Europe.

Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.) Il n’a jamais été présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre, comme cela se pratiquait à la Banque Mondiale avant 1973.

Ce sont toujours les mêmes recettes qui sont appliquées sans distinction et présentées comme une panacée par le FMI.

C’est ce que dénonce Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie et ancien économiste en chef à la Banque Mondiale dans La Grande Désillusion. Selon lui, si la Banque Mondiale a conservé une tendance à poser un diagnostic un peu personnalisé sur chaque pays, le FMI se montre fondamentaliste dans l’application des politiques néolibérales, ces dernières étant considérées comme le seul remède possible quel que soit le mal. Un dogme impossible à remettre en question à l’intérieur de l’institution, personne n’accepte d’entrer dans une telle réflexion.

A cet égard, il faut bien constater que le néolibéralisme est une idéologie. Certains l’ont nommé TINA, There Is No Alternative, en référence à la maxime de Margaret Tatcher, toujours répétée depuis.

De fait, les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales. Ainsi au Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger. L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.

A la même époque, la privatisation de l’eau en Bolivie créait des manifestations monstres, forçant le gouvernement à reculer.

Aujourd’hui c’est au Honduras que l’on poursuit le genre de programme, après que les Etats-Unis et l’élite locale aient renversé illégalement le président Zelaya, trop à gauche selon eux.

Ces quelques exemples se retrouvent dans de nombreux autres pays, et pour toutes sortes de denrées et de secteurs d’activité. Il faut étudier les conséquences de ces politiques sur les populations si l’on veut évaluer correctement l’action du FMI. Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation.

Le FMI ou la Banque Mondiale ne posent jamais comme condition à leurs prêts : améliorer la redistribution des richesses pour soulager la pauvreté. Il s’agit toujours d’incriminer l’Etat pour taxer la population au profit d’entreprises derrière lesquelles se trouvent de riches notables locaux ou occidentaux. Le transfert de richesse s’opère des pauvres vers les riches.

La vente des actifs d’un pays (souvent à prix bradé, voir par exemple le cas de l’Argentine sous Carlos Menem) et les coupes budgétaires améliore temporairement l’état des finances publiques. Au lieu d’encourager le pays à se libérer d’une dette souvent asphyxiante (de 20 à 35% du budget de l’Etat pour dette remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts), les institutions de Bretton Woods conviennent immédiatement d’un nouveau prêt (voir par exemple le cas de l’Ouganda traité ici)... Et l’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme international "américain" : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages etc...

Tout l’argent retourne ainsi aux pays prêteurs du Nord, dans la poche des entreprises qui réalisent ces constructions. Ces projets gonflent les chiffres de l’investissement, du PIB, de la croissance, et profitent à l’élite riche. On parle de succès, les journaux de droite utilisent ces résultats comme argument en faveur de la politique néolibérale du FMI. Mais la population majoritairement pauvre s’est appauvrie comme le montrent tous les indicateurs de pauvreté et de mesure de l’inégalité, qui explosent depuis trente ans. Mieux, le pays concerné se retrouve à nouveau lié par une dette qu’il faudra rembourser et dont il faudra payer les intérêts : les pays donateurs gagnent une seconde fois, et le pays pauvre perd toute indépendance. C’est ce système que l’on nomme parfois "néocolonialisme".

Comme exemple de cette politique néocoloniale on peut citer par exemple le cas d’Haïti. La dictature des Duvalier coopérait avec les programmes américains, faute de quoi elle aurait été renversée comme l’a été Aristide ou comme ailleurs Allende, Roldos, Torrijos... Ainsi dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à supprimer toutes ses barrières douanières et à démanteler les rares et derniers services publics de l’île. Les produits agricoles américains, dont le riz, ont envahi le pays et ont jeté une grande partie de la paysannerie dans la pauvreté.

Ceux-ci sont venus se réfugier dans les villes, où les entreprises américaines ont installé des ateliers textiles à bas coup, les "Sweap Shops". Les haïtiens y travaillent douze heures par jour pour un salaire dérisoire, même au regard du coup de la vie local (28 cent de l’heure chez Disney par exemple). A cet effet, Clinton a créé au début des années 90 une zone franche permettant aux entreprises américaines de rapatrier leur production sans payer de frais de douane. Techniquement c’est comme si cette zone franche faisait partie du territoire américain, droit du travail et salaires mis à part. Haïti qui produisant 90% de sa nourriture il y a trente ans en importe aujourd’hui 55%. En outre l’argent du FMI, utilisé en fonction des intérêts américains aux conditions dictées par le FMI, devra être remboursé par une population exsangue.

Selon John Perkins, qui a exercé pendant 15 ans le métier de "tueur économique" pour le compte du gouvernement américain et de multinationales, le FMI propose volontairement des prêts impossibles à rembourser de manière à tenir les pays sous le contrôle des Etats-Unis. C’est une stratégie adoptée et perfectionnée depuis plus de 50 ans pour dominer le monde par l’arme économique. Toujours selon lui, les Etats-Unis travaillent ainsi consciemment à élargir et maintenir un Empire, à l’image des autres empires déclarés de l’Histoire, comme jadis la France, l’Angleterre, Rome ou la Grèce... Mais ce dernier instille cette nouveauté qu’il parvient à ses fins en ne se saisissant de l’arme militaire qu’en dernier recours, la guerre économique et la corruption des élites nationales apportant d’assez bons résultats.

Selon Noam Chomsky, cette stratégie est née en réponse à la démocratie et aux mouvements sociaux d’après-guerre, qui sont parvenus à faire pression sur les politiques gouvernementales. La populations des Etats-Unis n’accepterait pas la manière dont se comporte son gouvernement si la question lui était posée ouvertement. Cela a forcé l’élite à opérer de façon détournée, soit par l’entremise d’entreprises privées (voir John Perkins), soit par des opérations militaires clandestines comme l’assassinat de syndicalistes en Amérique du Sud, ou le financement de groupes armés (Exemple des "Contras" au Nicaragua).

Dès les années 20, Edward Bernays théorisa dans son ouvrage Propaganda les techniques de manipulation de l’opinion. Les "relations publiques", la "communication" et la presse ont servi de relais à une désinformation de masse. Ces nouveaux attributs du pouvoir se sont développées et affinés durant tout le XXème siècle, permettant à l’élite politico-économique de perpétuer sa domination sur le monde occidental et sur le monde entier ; la chute de l’Empire stalinien ayant ouvert l’ère unipolaire que nous connaissont aujourd’hui et au sein de laquelle aucune force n’est encore en mesure de faire contre-poids. Ce que l’on nomme généralement "mondialisation", à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire américain, le FMI étant une arme parmi d’autres.

A l’heure où le FMI et les Etats-Unis s’intéressent de près aux affaires internes de l’Europe, il est essentiel de savoir à qui l’on a à faire. Hier, le Figaro nous rappelait dans ses pages saumon (p18 et 19) que les ministres des finances des pays européens ont accepté l’obligation de soumettre leur budgets nationaux à un examen préalable devant les instances européennes. L’examen devrait avoir lieu au printemps, ce qui laisserait le temps de faire d’éventuelles corrections. C’est une nouvelle délégation de pouvoir vers les institutions non démocratiques de l’Union.

Le FMI, lui, trouve ces mesures trop timorées et il presse l’Europe de créer une autorité commune qui soit chargée de déterminer le niveau de déficit budgétaire admissible pays par pays. Il réclame également que chaque pays membre adopte des règles internes contraignantes qui forcent à limiter le déficit. Ainsi, la stimulation keynésienne de l’économie par l’investissement public est en train de devenir de facto une politique interdite en Europe. La formule "There Is No Alternative" semble avoir de beaux jours devant elle. Si les peuples ne se défendent pas de façon concertée, il est probable que l’irruption du FMI sur la scène européenne ne signe le début d’un processus de tiers-mondisation du continent.

Le Figaro nous apprenait encore hier que la Maison blanche fait pression pour que l’Espagne adopte son plan de rigueur. Les Etats-Unis, affublés d’un déficit abyssal, à la tête d’une économie à bout de souffle ont urgemment besoin d’énergie pour perpétuer leur non négociable "way of life", que seul le dollar-référence protège de l’effondrement. L’Europe sera-t-elle l’ultime richesse à venir alimenter la machine américaine ?

Raphaël Massi

http://www.agoravox.fr

Illustrations: 2.bp.blogspot.com, moun.com

Internationalnews

Agoravox

http://www.internationalnews.fr/article-le-fmi-attaque-l-europe-52161...

http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/f3d5b26342658f11#



Immigration

Bill Van Auken : L'internationalisme socialiste et la Défense des travailleurs immigrés.

La promulgation le mois dernier dans l’Etat d’Arizona d’une loi ciblant les immigrés et visant à les soumettre à la persécution de la police a relancé un débat au sein des médias et des cercles de l’establishment politique quant au statut de plus de 12 millions de travailleurs sans papiers vivant aux Etats-Unis.

La majeure partie du débat se concentre sur la tentative délibérée d’utiliser les travailleurs immigrés, l’une des sections les plus opprimées de la classe ouvrière, comme boucs émissaires pour la hausse du chômage, les baisses des salaires et la rapide dégradation des conditions de vie auxquelles est confrontée la population laborieuse partout aux Etats-Unis.

Le gouvernement Obama et d’influents élus démocrates du Congrès, tout en désavouant publiquement la loi de l’Arizona, s’en sont servi pour déplacer encore davantage vers la droite leur propre politique d’immigration en exigeant une militarisation accrue de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis ainsi qu’une intensification de la répression des travailleurs sans papiers vivant aux Etats-Unis en les obligeant à reconnaître avoir commis des délits et à payer des amendes excessives avant de rejoindre « la queue » de ceux qui demandent un statut légal.

De plus, comme condition nécessaire à l’obtention d’un travail, les démocrates réclament l’introduction d’une carte d'identité nationale biométrique, conférant ainsi au gouvernement un puissant instrument digne d’un Etat policier pour surveiller chaque section de la classe ouvrière, qu'elle soit de souche ou immigrée.

Ce virage réactionnaire des deux partis a suscité la colère populaire et des centaines de milliers de personnes sont descendues le 1er mai dans la rue partout dans le pays pour réclamer la fin de la répression anti immigrés et les pleins droits égaux pour tous.

Le chauvinisme anti immigrés est une arme politique entre les mains de l’élite dirigeante et des démagogues droitiers qui défendent leurs intérêts non seulement aux Etats-Unis mais dans tous les pays du monde. Le gouvernement français a tenté de monter la population contre les immigrés musulmans en prônant l’interdiction totale, dans tous les espaces publics, du port de la burqa, ou voile intégral. La Belgique a déjà entériné cette interdiction. En Grande-Bretagne, les syndicats organisent des grèves à l’encontre des travailleurs étrangers. Et il y a eu des émeutes anti immigrés en Italie et en Hongrie l’on a assisté à des tentatives d’attiser des pogromes contre la minorité rom.

Une forme particulièrement insidieuse de l’agitation anti immigrés est la tentative de promouvoir une répression contre les immigrés en renforçant le contrôle aux frontières au nom de la Defense des conditions des travailleurs du pays contre la concurrence de la main-d’œuvre à bas salaire.

Ces dernières semaines, le World Socialist Web Site a reçu un certain nombre de courriers de lecteurs en réaction à nos déclarations sur la loi en Arizona et aux manifestations du 1er mai et qui reflètent précisément ce point de vue.

« Vous n’êtes pas en faveur de la classe ouvrière aux Etats-Unis, » remarque un lecteur. « Face à une économie en rapide déclin, et qui s’effondre peut-être même, et à une multitude de crises des matières premières se pointant à l’horizon, quelque chose doit être fait pour mettre un frein à la surabondance de population et de travail à salaire extrêmement bas. »

« L’afflux énorme de travailleurs sans papiers va détruire tous les acquis sociaux conquis par la classe ouvrière américaine au 20ème siècle, » a précisé un autre lecteur.

Et un autre encore écrit: « Tout en éprouvant de la sympathie pour le sort de la population minée par la pauvreté en Amérique latine, aucun Etat sur terre ne peut simplement ouvrir ses portes à un afflux incontrôlé d’étrangers, 11 millions ‘de clandestins’ selon des évaluations prudentes. Les Etats-Unis n’ont pas appliqué leurs lois parce que les grandes entreprises et les industries peuvent verser de bas salaires aux étrangers illégaux (fixés souvent en-dessous du salaire minimum) tout en les excluant de toute assurance maladie ou autre prestation sociale et s’en tirer à bon compte. »

Ce qui est commun à tous ces commentaires, mis à part leur différent degré de sympathie vis-à-vis des immigrés sans papiers, c’est l’opinion que les conditions de vie de la classe ouvrière aux Etats-Unis pourraient être défendues en accroissant le pouvoir de l’Etat et en renforçant les frontières américaines, en refusant l'entrée aux immigrés pour soi-disant défendre les niveaux nationaux du travail. A ceci s’ajoute l’indéniable constatation que le patronat américain est pour le moins profondément divisé sur la question de l’immigration en raison de sa capacité à exploiter les travailleurs immigrés en tant que main-d’œuvre bon marché.

L’agitation anti immigrés connaît une longue et hideuse tradition aux Etats-Unis, dont les campagnes contre les travailleurs irlandais et allemands au 19ème siècle et les travailleurs italiens, d’Europe de l’Est et chinois au début du 20ème siècle. A chaque fois, ces campagnes avaient pour but de diviser la classe ouvrière en réprimant leurs couches les plus combatives – dont faisaient souvent partie les immigrés eux-mêmes – afin de contenir et de réprimer les luttes sociales.

La perspective nationaliste exprimée dans ces lettres au WSWS et l’appel adressé au gouvernement américain pour défendre les conditions de vie des travailleurs américains contre une soi-disant menace « étrangère » correspond fortement à la politique « les Etats-Unis d’abord » pratiquée par la bureaucratie syndicale américaine et les divers groupes petits bourgeois gravitant autour d’elle.

Ces arguments partent de la supposition que rien ne peut être fait contre la pénurie qui est créée par la monopolisation par une infime élite financière de la richesse mondiale et de la conviction que la misère qui en découle pourrait être soulagée en chassant les travailleurs immigrés.

La politique chauvine mise en avant par l’AFL-CIO (la centrale syndicale américaine) s’est révélée n’être rien moins qu’un instrument pour imposer la suppression des emplois, la réduction des salaires et la dégradation des conditions de travail. Les bureaucrates syndicaux jurent de défendre les « emplois américains » en imposant des réductions de salaires, des licenciements de masse et en faisant des concessions pour rendre, aux Etats-Unis, les coûts de main-d’œuvre plus compétitifs qu’en Chine, en Europe de l’Est, au Mexique et dans d’autres parties du monde et où les groupes transnationaux américains ont délocalisé leur production.

L’idée que l’afflux de main d’œuvre immigrée à bas salaire est responsable du déclin de la position de la classe ouvrière américaine est contredite par le bilan réel de ce processus. L’intégration mondiale sans précédent du capitalisme a rendu possible une rationalisation de la production et une dégradation des salaires et des conditions aux Etats-Unis et partout dans le monde. L’augmentation de l’immigration à la fin du 20ème siècle a été le produit – et non la cause – de ce processus et de son impact particulièrement fort dans les pays les plus opprimés, et dont un facteur important a été la destruction de l’agriculture paysanne au Mexique.

Ce ne sont pas les travailleurs immigrés – contraints de risquer leur vie en franchissant des frontières de plus en plus dangereuses et militarisées – qui ont détruit les emplois et les conditions de travail aux Etats-Unis. Mais plutôt, le système capitaliste dans lequel l’économie mondiale est subordonnée aux intérêts de profit de l’élite patronale et financière et dans lequel le capital n’a pas besoin de passeport pour se déplacer en un rien de temps d’un pays à l’autre en quête de main-d’œuvre bon marché.

Ce n’est qu’en s’unissant internationalement que la classe ouvrière des Etats-Unis ou de n’importe quel autre pays pourra mener une lutte victorieuse contre les entreprises capitalistes opérant mondialement en avançant sa propre solution à la crise économique mondiale: la réorganisation de l’économie mondiale dans le but de satisfaire les besoins de la société et non du profit privé. Cette unité doit commencer par le rejet de toutes les tentatives de division entre les travailleurs du pays et les travailleurs immigrés, indépendamment de leur statut légal en défendant la liberté de tous les travailleurs de vivre et de travailler dans le pays de leur choix tout en disposant de pleins droits égaux pour tous.

Compter sur des frontières nationales hermétiques, le protectionnisme économique et un durcissement de la loi sur l’immigration pour créer une sorte de « forteresse Amérique » ne fera qu’intensifier les attaques contre la classe ouvrière à l’intérieur du pays tout en ouvrant la voie à une nouvelle guerre impérialiste mondiale.

Les travailleurs aux Etats-Unis et dans tous les autres pays ne pourront éviter une telle catastrophe qu’en menant une lutte commune pour la réorganisation révolutionnaire socialiste de l’économie mondiale. Ceci requiert la construction d’un parti mondial de la révolution socialiste, le Comité international de la Quatrième Internationale.

Bill Van Auken
7 mai 2010

(Article original paru le 4 mai 2010)

http://www.wsws.org/francais/News/2010/mai2010/immi-m07.shtml



Mass – Medias

Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam

25 juin 2010

DECOUVREZ LES CRIMES IMPUNIS DES MARCHANDS DE MORT… QUI DONNENT AUJOURD’HUI DES LECONS

Si un jour existe une unité capable de mesurer la douleur et la souffrance, elle devra s’appeler Việt Nam.

Titre : Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam


Auteur : André BOUNY
Préface : Howard ZINN
Avant-propos : William BOURDON

Nombreuses photographies d’archives & cartes, ainsi que des images récentes de très grands photojournalistes…

N° ISBN : 978-2-917112-11-3

Disponible en librairie et sur le site à partir du 5 juin,
Dow Chemical, Monsanto, Diamond, Uniroyal…
Découvrez les crimes impunis des marchands de la mort

http://www.editionsdemilune.com/agent-orange-apocalypse-viet-nam-p-33.html

André BOUNY est né handicapé, atteint de spina-bifida, dans la campagne pauvre du sud de la France. Suivant des études paramédicales (en odontologie) à Paris, il proteste contre la guerre qui fait rage au Viêt Nam, dans la rue et par ses peintures exposées au Grand Palais.

Ému par la découverte de ce pays ravagé par la guerre, où il rencontre mutilés et malades, il fonde en 1997 l’association caritative DEFI Viêt Nam, (Donner Ensemble Former Informer), qui s’engage également dans la campagne contre les mines antipersonnel. Quelque 300 tonnes d’équipement médical, recueillies et mises en conformité, sont expédiées par bateaux (électrocardiographes, lits médicalisés, fauteuil roulants, à destination de services de chirurgie et de radiologie, de maternités, cabinets dentaires, etc). L’association à but non lucratif pourvoit aussi à la formation de personnel médical vietnamien en France, facilite le parrainage d’enfants (une petite fille issue d’une famille misérable est récemment devenue institutrice) ; informe sur l’Agent Orange et distribue des aides aux victimes de ce poison chimique contenant de la dioxine.

André enchaîne les voyages au Viêt Nam où il adopte deux enfants. En 2004, il adresse une lettre ouverte à John Kerry, diffusée dans la presse internationale. Puis il constitue et conduit le Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange (CIS) qui comprend de très nombreuses personnalités dans des domaines d’expertises variés. Infatigablement, il explique les conséquences de ce poison dans tous les médias qui osent en parler (radios, télés, journaux et sites Internet). Il est intervenu lors des trois éditions des Rencontres Internationales pour le Désarmement Nucléaire, Biologique et Chimique (RID-NBC), mais aussi en d’autres lieux prestigieux comme la Cité de l’Espace, et même à l’ONU lors de la 4e session du Conseil des droits de l’homme.

Son livre se fonde sur 40 ans d’expérience et d’intérêt porté au peuple et à la culture du Viêt Nam, comme à son histoire.

 « C’est un crime hideux. »

- Noam CHOMSKY, membre du Comité International de Soutien aux victimes de l’Agent Orange

EFFROYABLE

Si l’histoire de l’utilisation des poisons, (venins et toxiques) remonte à la nuit des temps, la synthèse chimique a permis d’en démultiplier les effets maléfiques. Il est un fait largement ignoré que la guerre du Viêt Nam fut la plus grande guerre chimique de l’histoire de l’Humanité. L’objet de ce livre est d’expliquer précisément comment et pourquoi. On y apprend de quelle façon, aujourd’hui encore, un demi-siècle après le début des épandages, la dioxine pénètre dans l’organisme, quelles maladies elle engendre, et les terribles effets tératogènes qu’elle inflige aux enfants.

La description scientifique des agents chimiques utilisés est aussi précise que la technologie méthodique mise en œuvre. Celle de l’effroyable catastrophe écologique fait prendre conscience que la destruction du règne végétal précède et précipite une dévastation plus terrible encore.

Les nombreuses photographies exceptionnelles, signées de très grands noms, illustrent l’ampleur de la tragédie actuelle. Cartes géographiques, documents d’archives inédits et témoignages états-uniens viennent démontrer l’intentionnalité de ce véritable écocide. L’auteur propose en outre un nouveau calcul renversant du volume des agents chimiques déversés au Viêt Nam. Dans cet ouvrage exhaustif, il aborde la partie juridique avec les procédures intentées au nom des victimes vietnamiennes dans un total silence médiatique.

À l’image du Tribunal international d’opinion qui s’est tenu en 2009 à Paris, ce livre a pour but d’informer le public, premier pas d’une prise de conscience sur la route de la réparation des torts et des souffrances, car il existe aussi un espoir…

Un document bouleversant, comme l’Histoire officielle ne la raconte jamais, pour comprendre l’ampleur de la tragédie que vivent au quotidien une multitude de victimes de l’Agent Orange.

http://www.dailymotion.com/video/xdrzgl_agent-orange-y-apocalypse-viet-nam_news

http://www.editionsdemilune.com/agent-orange-apocalypse-viet-nam-p-33.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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