Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

06/08/2010

n°3 - Orwell ou le 'Big Brothers' - 06-08 : - Fin : - Les carnassiers de Wall Street : les présidents permanents des Etats-Unis.

n°3 - Orwell ou le 'Big Brothers'  - 06-08 : - Fin : - Les carnassiers de Wall Street : les présidents permanents des Etats-Unis.



L’Amérique d’Obama

n°3

06-08

C.De Broeder & M.Lemaire



 " L’Amérique d’Obama est  visible 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Puissance Géopolitique aux abois

Eva R-sistons : L' "Empire" est condamné,

Racisme

États-Unis : le racisme des républicains.

Vidéo - Livres

Nouvel ordre mondial=New world order

Spécial Guantanamo

Vidéo d'un interrogatoire à Guantanamo ...

Vidéo torture à Guantanamo

Vidéo CHANNEL 4 PRESENTS TORTURE: GUANTANAMO GUIDEBOOK PART 2 OF 3

Annexe

George W. Bush "savait que les prisonniers de Guantánamo étaient innocents "

Chris Hedges : Noam Chomsky sur l’état d’esprit qui règne aux États-Unis : « je n’ai jamais rien vu de tel »



Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.



”Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous…

 Vous êtes en plein dedans !”
“Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde Orwellien”.



Puissance Géopolitique aux abois

Eva R-sistons : L' "Empire" est condamné.

Rien ne sera plus comme avant.

Le monde ne devrait plus être sous le joug meurtrier d'une seule puissance; même à l'ONU, les peuples s'émancipent de plus en plus, et il est significatif de voir que Lula est sur les rangs pour en briguer la présidence.

Faut-il rappeler que le Président du Brésil a signé un accord avec l'Iran et la Turquie ? " L'Iran, la Turquie et le Brésil sont parvenus à un accord sur une procédure d'échange de combustible nucléaire, a annoncé dimanche 16 mai le ministre turc des Affaires étrangères. (..) Le Brésil et la Turquie, opposés aux sanctions contre l'Iran et membres du Conseil de sécurité, ont entrepris de convaincre Téhéran de faire des propositions concrètes pour sortir de la crise"

(http://www.rfi.fr/contenu/20100516-le-bresil-turquie-iran-sont-parvenus-accord-echange-combustible).

Les Etats-Unis ne sont plus les maîtres du jeu...

Précipitée par la gestion calamiteuse, à l'intérieur comme à l'extérieur, du Président Bush, la chute de l'Empire est inévitable. Je ne parlerai pas dans cet article de la guerre sournoise qui se joue entre les USA et la Chine par Corées interposées, avec pour conséquences les marées noires de part et d'autre (http://sos-crise.over-blog.com/article-la-guerre-mondiale-a-commence-coree-nord-et-sud-chine-usa-54410414.html), ni de l'effondrement financier et, par ricochet, économico-social. L'Amérique aux abois utilise ses dernières cartes pour maintenir sa domination, en installant des bases militaires partout, en multipliant les conflits sur la planète, et en projetant de reprendre en mains le continent latino-américain qui lui échappe

(http://sos-crise.over-blog.com/article-alerte-les-democrates-americains-se-preparent-a-attaquer-le-venezuela-54444445.html.

Voir aussi, par exemple, la situation au Honduras).

L'un de ses Présidents n'a-t-il pas annoncé que si l'Amérique du Nord ne pouvait tenir son versant sud, elle ne pourrait jamais maintenir sa domination sur le monde ?

Dans cet article, je me contenterai d'analyser, brièvement, la situation géo-politique. Or, que voit-on ? Partout, de plus en plus de pays refusent de s'aligner sur la politique américaine, des Etats s'émancipent et nouent des liens privilégiés, bien que Washington, à prix d'or, tente de corrompre leurs dirigeants pour mieux les soumettre à ses diktats, ou qu'il essaie d'installer des marionnettes à sa dévotion. Pour exemple, je citerai l'Organisation de Coopération de Shangai, regroupant Chine, Russie, Kazkhstan, Tadjikistan, Ouzbékistan et Kirghizistan, ou encore la Communauté des Etats Latino-américains et caribéens: 

"Réunis les 22-23 février 2010 à Cancun (Mexique), les leaders des pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont pris la décision de créer une organisation politique sans les Etats-Unis et le Canada. La nouvelle structure, appelée à devenir une alternative à l'Organisation des Etats américains, a vu le jour à l'initiative du président mexicain Felipe Calderón. La Russie est prête à coopérer"

(http://fr.rian.ru/world/20100226/186138645.html).

La Russie, depuis l'accession au pouvoir de Vladimir Poutine, retrouve sa place dans le concert des nations, et cette renaissance va de pair avec la montée en puissance de la Chine qui défend discrètement mais fermement ses intérêts un peu partout, comme en Afrique (mais sans bombarder les nations au préalable, elle), au grand dam d'ailleurs d'Israël qui tente de s'imposer sur le continent.

Des pays comme l'Iran ou la Syrie osent affirmer leur identité face à l'Empire, et même s'ils sont encerclés par des Etats arabes asservis à Washington, ils persistent à défendre leur Nation contre l'hégémonie anglo-saxonne, ils tiennent tête, ils résistent, ce qui à la fois leur confère un prestige énorme dans le monde et en même temps provoque le courroux des trois puissances dominantes, anglaise, américaine et israélienne - ces Etats, relayés par une Presse entièrement aux ordres, cherchant par tous les moyens à discréditer ces Nations rebelles et à insinuer qu'elles représentent un danger pour le monde, comme avant elles l'Irak pourtant dépourvu d'armes de destruction massive.

Le remodelage du "Proche-Orient élargi" imaginé par les néo-conservateurs américains et israéliens a échoué :

"On y voyait tous les Etats de la région, y compris les alliés de Washington, dépecés en multiples émirats, incapables de se défendre. Tandis que la Maison-Blanche imposait à l’Irak vaincu une partition en trois Etats fédérés (un kurde, un sunnite et un chiite). Alors que rien ne semblait pouvoir arrêter ce processus de domination, le Pentagone confia à Israël le soin de détruire les fronts secondaires avant l’attaque de l’Iran. Il s’agissait d’éradiquer le Hezbollah libanais et de renverser le gouvernement syrien. Las ! Après avoir écrasé un tiers du Liban sous un tapis de bombes sans équivalent depuis la guerre du Vietnam, Israël était contraint de se retirer sans avoir atteint un seul de ses objectifs. Cette défaite a marqué le renversement du rapport de force."

(http://www.voltairenet.org/article165795.html).

Dans cette affaire, le mythe de l'invincibilité de l'armée israélienne a fait long feu: Tsahal a été défait, comme dirait le Gl de Gaulle, par un "quarteron" de citoyens décidés à défendre jusqu'au bout leur liberté. Un échec cinglant ! Quant à l'Etat-major US, il n’a "pas de stratégie de rechange après l’échec du « remodelage ». Il se préoccupe exclusivement de stabiliser ses positions"

(http://www.voltairenet.org/article165795.html).

Un acteur jusqu'ici incontournable mais dévoué à la l'OTAN, la Turquie, se libère  lui aussi du joug anglo-saxon et israélien. Ainsi, pour défendre leurs intérêts menacés, les frères ennemis turcs, iraniens et syriens ont renoué:

Tous ont réalisé qu’ils devaient s’unir pour survivre et qu’unis, ils pouvaient exercer le leadership régional. En effet, à eux trois, ces Etats couvrent l’essentiel du champ politique régional. La Turquie, héritière de l’Empire ottoman, incarne le sunnisme politique. La Syrie, seul Etat baasiste depuis la destruction de l’Irak, incarne la laïcité. Enfin, l’Iran, depuis la révolution de Khomeini, incarne le chiisme politique"

(http://www.voltairenet.org/article165795.html).

Tandis que l'Empire anglo-saxon perd pied militairement et économiquement (l'un expliquant en partie l'autre, d'ailleurs), tandis qu'il est déconsidéré partout dans le monde et que même ses liens avec l'Etat d'Israël (jouissant de privilèges insensés, violant sans cesse le Droit et honni) sont remis en question dans ses rangs, la Turquie, située au carrefour de l'Occident et de l'Orient, émerge sur la scène internationale en tant qu'acteur indépendant, modérateur, médiateur, au confluent de deux mondes antagonistes, elle mène une politique d'équilibre entre d'une part Israéliens et Arabes, d'autre part Anglo-Saxons et non-alignés. S'arrogeant même le droit de refuser désormais à l'OTAN certaines faveurs (comme le droit de survol) jusqu'ici consenties au bras armé de l'Occident !

Certes, le Japon semble vouloir nouer des liens, notamment militaires, plus étroits avec Washington

(http://www.voltairenet.org/article166481.html),

et l'Europe s'aligne servilement sur les diktats des Anglo-Saxons et des Israéliens.

La donne européenne

L'Europe serait née du désir de paix: Saignée par deux guerres mondiales, elle ne voulait plus revivre ces événements;

Elle devait représenter une troisième voie, d'une part entre l'URSS communiste et l'Amérique capitaliste, d'autre part avec son modèle social, auxquels ses citoyens sont attachés. Aujourd'hui, celui-ci est démantelé pour servir les intérêts des grandes banques, avec des hommes comme Strauss-Kahn, maître d'oeuvre de l'Austérité pour tous les citoyens (sauf les nantis), et l'Europe loin d'affirmer une position originale, indépendante, s'est mise à la remorque des Etats-Unis, sans en tirer le moindre avantage.

Au contraire, elle risque d'être impliquée dans une nouvelle guerre mondiale, au seul bénéfice des multinationales de mort (Armement, Nucléaire, Pétrole, Chimie etc) américaines, alors qu'elles ne veut plus revivre un nouveau conflit, comme la Russie d'ailleurs, sortie elle aussi exsangue des guerres mondiales, notamment de la seconde, après avoir perdu vingt millions de ses enfants et délivré l'Europe du joug nazi. 

Les Russes libèrent l’Europe du joug nazi

Dans sa clairvoyance, le Gl de Gaulle préconisait une Europe sans les Américains, et il se méfiait des Anglais:

"Pour le général de Gaulle, la Grande-Bretagne est trop naturellement tournée vers les Etats-Unis pour ne pas être le « cheval de Troie » des Américains et le fossoyeur d’une Europe européenne. Ainsi, en janvier 1963, le général de Gaulle s’oppose de manière unilatérale à l’entrée des Britanniques dans l’Europe ce qui choqua particulièrement ses partenaires de l’Europe des Six qui avaient tous accepté."

(http://www.lyc-7mares-maurepas.ac-versailles.fr/spip.php?article408).

Sa vision de l'Europe allait de l'Atlantique à l'Oural, pour préserver la paix.

Mais si l'Europe a perdu son identité et sa liberté en se mettant sous le joug de Washington, même si le Japon fait des pas vers les Etats-Unis, partout l'influence de l'Empire est remise en question, et de plus en plus d'Etats tiennent à affirmer leur indépendance et à nouer des liens entre eux pour contenir la domination anglo-saxonne et israélienne, le monde unipolaire est battu en brèche par l'émergence de nouvelles puissances notamment en Asie ou en Amérique Latine, et la Russie comme la Chine, à un moindre degré l'Iran, le Liban ou la Syrie, et bien sûr des Etats andins, se dressent sur la route de l'Empire pour contester sa domination et la contenir. 

L'Occident jouera-t-il sa dernière carte pour maintenir par la force son hégémonie ? Une guerre mondiale pourrait certes faire redémarrer la machine économique et permettre au secteur militaro-financier de tirer son épingle du jeu, mais à quel prix ?

De toutes façons, l'échéance fatale ne sera que reculée, et il faudra se résoudre à l'évidence: L'Empire est condamné.

Inéluctablement.

Ce sera la meilleure chose qui puisse arriver pour les peuples qui, eux, veulent vivre en paix et se choisir eux-mêmes leur Destin...

eva R-sistons

R-sistons à l'intolérable



Racisme

États-Unis : le racisme des républicains.

Décidément, le racisme ouvert et virulent de certains (une bonne partie des) républicains yankees, qui ont le culot de tenter d’honorer leur stupidité congénitale en changeant « racisme » par « lutte contre le terrorisme », ou « ségrégation raciale » par « Defense de la liberté », m’étonnera toujours. Vers la fin de la dernière réflexion de Fidel, dans l’article qu’il cite, on pouvait lire cette citation particulièrement révélatrice de Pat Buchanan (voir photo du haut), un républicain suprémaciste blanc et ségrégationniste :

“Les États-Unis doivent renforcer leur croisade pour se libérer des hordes barbares d’étrangers affamés et porteurs de maladies exotiques”

Ce qui fait peur à la fin de cet article, c’est de voir que plus des 2/3 des républicains d’Arizona appuient la « nouvelle » législation de l’état, qui rappelle les heures les plus sombres de la ségrégation raciale aux États-Unis, voir certaines mesures raciales de l’Allemagne nazie.

Pendant ce temps, au Texas, sans doute l’un des états les plus arriérés des USA, où certains Wal-Mart ont encore des caisses réservées aux blancs et d’autres réservées aux noirs, la droite religieuse républicaine au pouvoir est bien avancée dans son projet de conversion du Texas en théocratie. Leur dernier projet « de Defense de la liberté » consiste à supprimer des milieux scolaires toute référence à la séparation entre la religion et l’état. Cela inclut les manuels d’histoire, qui devront être remodelés en manuels de propagande théocratique. Thomas Jefferson, l’un des pères fondateurs des États-Unis (dont il a été président) et fervent partisan de la séparation entre l’état et l’Église, pourrait donc être retiré des manuels d’histoire du Texas.

Certains diront que ceux qui supportent de tels projets de loi ne sont que des abrutis congénitaux et qu’ils ne représentent pas la majorité de la population des États-Unis… Je ne contredirai aucunement cette affirmation. Le problème, c’est que ces arriérés sudistes, qu’ils soient racistes, ultra-religieux, ou les deux en même temps (c’est généralement le cas), ont trouvé le moyen d’imposer leur volonté au reste des populations de leurs états respectifs.

Un de ces jours, la population des États-Unis devra prendre les choses en main et faire comprendre à ces réactionnaires que leur idéologie haineuse et à contre-courant de l’histoire n’a plus sa place dans le XXIème siècle, à un moment critique pour l’humanité. Si la vaste majorité du prolétariat états-unien n’annonce pas clairement son rejet des nouvelles législations du Texas et de l’Arizona, et si le président Obama, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, ne prends pas les mesures nécessaires pour faire obstacle au révisionnisme texan et à la doctrine ouvertement raciste des autorités de l’Arizona, les conséquences pour les États-Unis pourraient se rendre jusqu’à la guerre civile. Avec les groupes de « milices » réactionnaires qui gagnent en influence avec le discours libertarien haineux du « Tea party » de Sarah Palin, l’idée qu’une telle chose puisse se produire n’est plus complètement irréaliste.

http://visionsocialiste.wordpress.com/2010/05/13/etats-unis-le-racisme-des-republicains/



Vidéo - Livres

Nouvel ordre mondial=New world order

http://www.alterinfo.net/Nouvel-ordre-mondial-New-world-order_a48556.html


Spécial Guantanamo

Vidéo d'un interrogatoire à Guantanamo ...

15.07.08 |

Pour la première fois, un enregistrement vidéo montrant l'interrogatoire d'un détenu à Guantanamo a été rendu public, mardi 15 juillet. Les avocats d'Omar Khadr, un ressortissant canadien détenu depuis 2002 et accusé d'avoir tué un soldat américain, ont diffusé cette vidéo d'une dizaine de minutes montrant le jeune détenu, aujourd'hui âgé de 21 ans, questionné par les services secrets canadiens en février 2003.

Omar Khadr, qui n'avait alors que 16 ans, est bombardé de questions sur son appartenance ou sa connaissance du réseau islamiste Al-Qaida. Alternant moments de résignation et moments de désespoir, le jeune détenu pleure, se tire les cheveux et se plaint de tortures infligées après son arrestation en Afghanistan en 2002.
"J'AI PERDU MES YEUX"

"J'ai perdu mes yeux. J'ai perdu mes jambes", s'écrie-t-il notamment dans cette vidéo, apparemment filmée depuis un conduit d'aération de la base américaine. "Non, tu as encore tes yeux. Tes pieds sont encore au bout de tes jambes", lui répond calmement l'agent canadien, qui l'accuse de se cacher derrière ses blessures pour ne pas répondre aux questions.

A un moment, Khadr enlève le haut orange de son uniforme de prisonnier pour montrer les traces de violences qu'il aurait subies, affirmant qu'il ne reçoit aucune aide médicale malgré des demandes répétées. "Ça m'a l'air de bien cicatriser", lance l'agent. "Non. Vous n'êtes pas ici [à Guantanamo]", murmure Khadr en guise de réponse.

La justice canadienne a récemment autorisé les médias à diffuser certains documents destinés à assurer la défense d'Omar Khadr, et jusque-là classés secret défense. Cette vidéo serait un extrait d'une version longue de plus de sept heures. Omar Khadr est le seul Occidental encore détenu dans la base américaine. Son procès pour meurtre, soutien au terrorisme et espionnage doit s'ouvrir en octobre.

Pour ses défenseurs, le jeune détenu, qui a fréquenté les camps islamistes dès l'âge de 11 ans, devrait être considéré comme un enfant soldat. L'ancien ministre de la justice français Robert Badinter avait cosigné un mémoire, dont Le Monde avait publié des extraits, dans lequel il affirmait que, conformément au droit international des mineurs, "en tant qu'enfant soldat, Omar Khadr n'est pas un ennemi combattant volontaire, il est d'abord une victime".

VIDEO :http://www.youtube.com/watch?v=1PA47M8mv3c&feature=player_embedded#at=176

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/07/15/la-video-d-un-interrogatoire-a-guantanamo-rendue-publique-pour-la-premiere-fois_1073698_3222.html

 

Vidéo torture à Guantanamo

http://www.dailymotion.com/video/x1qqs3_torture-a-guantanamo_news

 

29 juillet

Vidéo CHANNEL 4 PRESENTS TORTURE: GUANTANAMO GUIDEBOOK PART 2 OF 3

http://www.internationalnews.fr/article-27699771.html



Annexe

George W. Bush "savait que les prisonniers de Guantánamo étaient innocents "

George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont couvert l’envoi de centaines d'hommes innocents au camp de prisonniers de Guantánamo Bay, car ils craignaient que leur remise en liberté affaiblirait leur pousser à la guerre en Irak et la guerre plus large contre le terrorisme, selon un nouveau document obtenu par The Times.

Ces  accusations ont été faites par Lawrence Wilkerson, un proche collaborateur de Colin Powell, ancien secrétaire d'État républicain, dans une déclaration signée à l'appui d'une plainte déposée par un détenu de Guantánamo. C'est la première fois que ces allégations ont été faites par un membre éminent de l'administration Bush.

Le colonel Wilkerson, qui a été chef de cabinet du général Powell quand celui-ci dirigeait le Département d'État, fait porter sa critique principalement sur M. Cheney et M. Rumsfeld. Il a affirmé que les anciens vice-présidents et secrétaire à la Defense savaient que la majorité des 742 premiers détenus envoyés à Guantánamo en 2002 étaient innocents, mais a estimaient qu'il était "politiquement impossible de les libérer".

On croit savoir que le Général Powell, qui a quitté l'administration Bush en 2005, en colère contre la désinformation qu'il avait fourni au monde sans le vouloir, quand il a plaidé pour l'invasion de l'Irak à l'ONU, a soutenu la déclaration du colonel Wilkerson.

Le colonel Wilkerson, un critique de longue date de l'approche de l'administration Bush pour lutter contre le terrorisme et la guerre en Irak, a affirmé que la majorité des détenus - des enfants de 12 ans et jusqu’à des hommes de 93 ans, dit-il - n'avait jamais vu un soldat US quand ils ont été capturés. Il a dit que beaucoup ont été livrés par des Afghans et  des Pakistanais pour des récompenses allant jusqu’à 5000 $. Peu ou pas de preuves n'ont été produites pour expliquer pourquoi ils avaient été capturés.

Il a également affirmé que l'une des raisons pour lesquelles M. Cheney et M. Rumsfeld n'ont pas voulu faire libérer es détenus innocents était que "l’opération de mise en détention serait apparue comme qu’elle était : une opération incroyablement confuse ". Cela n'était «pas acceptable pour l'administration et aurait été fortement préjudiciable à la direction au département de la Defense [Donald Rumsfeld, ministre] de la Defense".

Se référant à M. Cheney, le colonel Wilkerson, qui a servi 31 ans dans l'armée US, a affirmé: "Il n'avait absolument rien à faire de ce que la grande majorité des détenus de Guantánamo étaient innocents ... S’il fallait que des centaines de personnes innocentes souffrent pour pouvoir arrêter une poignée de terroristes endurcis, qu'il en fût ainsi. "

Il a allégué que, pour M. Cheney et M. Rumsfeld " laisser croupir des innocents à Guantanamo pendant des années se justifiait par plus de la guerre tous azimuts contre le terrorisme et le petit nombre de terroristes responsables des attentats du 11 Septembre ".

Il a ajouté: "J'ai discuté de la question des détenus de Guantánamo avec le secrétaire Powell. J'ai appris qu'il était d'avis que ce n'est pas seulement le vice-Président Cheney et le secrétaire Rumsfeld, mais aussi le président Bush, qui avait participé à toutes els prises de décision concernant Guantánamo. "

M. Cheney et Rumsfeld, selon le colonel Wilkerson, considéraient l'incarcération d’hommes innocents acceptable si cela permettait la capture de certains militants authentiques, fournissant ainsi  une meilleure image de renseignement de l'Irak à un moment où l'administration Bush était désespérée de trouver un lien entre Saddam Hussein et le 11/ 9, « justifiant ainsi les plans de l'administration de faire la guerre à  ce pays. »

Il a signé sa déclaration en soutien à Adel Hassan Hamad, un Soudanais qui a été détenu à Guantánamo Bay de mars 2003 à décembre 2007. M. Hamad affirme qu'il a été torturé par des agents US durant sa détention et a engagé hier une action au civil de demande de réparation contre une liste des responsables US.

Des Defenseurs de Guantánamo ont déclaré que des détenus ont commencé à être libérés dès septembre 2002, neuf mois après que les premiers prisonniers avaient été envoyés dans la prison de la base navale US à Cuba. Au moment où M. Bush a quitté ses fonctions, plus de 530 détenus avaient été libérés.

Un porte-parole de M. Bush a déclaré à propos des allégations du colonel Wilkerson: "Nous n'allons pas faire de commentaire à ce sujet." Un ancien associé de M. Rumsfeld a déclaré que les affirmations de M. Wilkerson étaient complètement fausses.

L'associé a déclaré que l'ancien secrétaire à la Defense avait travaillé plus dur que quiconque pour obtenir des libérations de détenus, et avait travaillé assidument pour  maintenir la population carcérale aussi basse que possible. le bureau de M. Cheney n'a pas répondu.
Il reste actuellement environ 180 détenus dans la prison.

14 avril 2010

http://chroniquedeguantanamo.blogspot.com/

 

Chris Hedges : Noam Chomsky sur l’état d’esprit qui règne aux États-Unis : « je n’ai jamais rien vu de tel »

Noam Chomsky est le plus grand intellectuel des États-Unis.

La quantité impressionnante de ses écrits, qui comprennent prés de 100 livres, ont depuis des décennies démonté et exposé les mensonges des élites au pouvoir et les mythes qu’elles entretiennent. Et Chomsky l’a fait malgré la censure des médias commerciaux qui l’ont mis sur une liste noire, malgré son statut de paria au sein du monde universitaire et, de son propre aveu, malgré le fait qu’il soit un orateur pédant et parfois légèrement ennuyeux. Il combine une indépendance intellectuelle avec une démarche rigoureuse, une capacité remarquable de saisir les détails et une intelligence hors du commun. Il dénonce sans détours notre système à deux partis qu’il décrit comme un mirage orchestré par un gouvernement au service des entreprises privées, et il critique sévèrement l’intelligentsia libéral (liberal : plus ou moins l’équivalent de "progressiste" aux US – NdT) qui ne sont que les courtisans du système et décrit le flot émis par les médias commerciaux comme une forme de « lavage de cerveau ». En tant que critique le plus clairvoyant du capitalisme débridé, de la globalisation et de l’empire, il aborde sa 81ème année en nous mettant en garde sur le peu de temps qui nous reste pour sauver notre démocratie anémique.

« La situation actuelle est très similaire à l’Allemagne de Weimar, » m’a dit Chomsky au téléphone depuis son bureau à Cambridge, Massachusetts. « Les similarités sont frappantes. Il y avait aussi à l’époque une énorme déception par rapport au système parlementaire. Le fait le plus frappant n’était pas que les Nazis aient réussi à détruire les sociaux-démocrates et les communistes mais que les partis traditionnels, les partis conservateurs et libéraux, étaient eux aussi hais et qu’ils ont disparu. Les Nazis ont su combler le vide avec beaucoup d’intelligence et d’adresse. »

« Les États-Unis ont beaucoup de chance de n’avoir aucune figure charismatique qui se détache du lot, » a poursuivi Chomsky. « Chaque figure charismatique est si évidemment un escroc qu’elle finit par s’autodétruire, comme McCarthy ou Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique devait se détacher, ce pays serait dans de sales draps à cause de la frustration, de la déception et de la colère justifiée et l’absence de toute réponse cohérente. Que sont censés penser les gens quand ont leur dit « j’ai une réponse, nous avons un ennemi » ? Un jour ce sont les Juifs, un autre les immigrés clandestins ou les noirs. On nous dira que les mâles blancs constituent une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre ainsi que l’honneur de la nation. La force militaire sera exaltée. Des gens seront tabassés. Cela pourrait se transformer en une force irrésistible. Et dans ce cas, elle sera bien plus dangereuse que l’Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais ses adversaires l’étaient encore plus. Je crois que nous n’en sommes pas loin. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais l’extrême droite républicaine, les républicains cinglés, qui vont remporter les prochaines élections. »

« Je n’ai jamais rien vu de tel », a-t-il ajouté. « Je suis assez vieux pour me souvenir des années 30. Toute ma famille était sans emploi. Les conditions étaient bien plus désespérées que de nos jours. Mais il y avait de l’espoir. Les gens avaient un espoir. Le syndicat CIO s’organisait. Plus personne ne veut l’admettre de nos jours mais le Parti Communiste était le fer de lance dans l’organisation des travailleurs et des droits civiques. Y compris pour des choses simples comme envoyer ma tante au chômage à la campagne pour prendre une semaine de vacances. C’était un mode de vie. Il n’y a rien de tel aujourd’hui. L’ambiance dans le pays est effrayante. Le niveau de colère, de frustration et de haine envers les institutions n’est pas organisée d’une manière constructive. Ça part en vrille dans des fantasmes autodestructeurs. »

« J’écoute les commentateurs à la radio, » a dit Chomsky, « mais ce n’est pas pour écouter Rush Limbaugh (célèbre commentateur d’extrême droite -NdT), mais pour écouter les gens qui téléphonent. Ils sont comme (le pilote kamikaze) Joe Stack. Qu’est-ce qui m’arrive ? se demandent-ils. J’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire. Je suis un bon chrétien. Je travaille dur pour nourrir ma famille. Je possède une arme. Je crois aux valeurs de ce pays et pourtant ma vie s’effondre. »

Chomsky, plus que tout autre intellectuel américain, a décrit dans de nombreuses oeuvres la descente aux enfers du système politique et économique américain. Il nous rappelle que le véritable questionnement intellectuel est toujours subversif. Il défie des présomptions culturelles et politiques. Il critique les structures. Il est pratique sans cesse l’autocritique. Il fait éclater les mythes et stéréotypes complaisants dont nous nous servons pour nous flatter et ignorer notre complicité dans les actes de violence et d’oppression. Et il dérange les puissants et leurs apologistes libéraux.

Chomsky réserve ses critiques les plus acerbes pour l’élite libérale de la presse, des universités et du système politique qui servent d’écran de fumée à la cruauté du capitalisme débridé et des guerres impérialistes. Il dénonce leurs postures morales et intellectuelles comme un arnaque. C’est pour cela que Chomsky est détesté, et peut-être craint, plus par les élites libéraux que par la droite qu’il condamne aussi. Lorsque Christopher Hitchens (journaliste « réactionnaire de gauche » du magazine The Nation – NdT) a décidé de devenir la marionnette de l’administration Bush après les attaques du 11 septembre, un de ses premiers articles a été une attaque féroce contre Chomsky. Hitchens, contrairement à la plupart des gens qu’il sert, savait quel était l’intellectuel qui comptait aux États-Unis

« Ça ne m’intéresse pas d’écrire sur Fox News, » a dit Chomsky. « C’est trop facile. Ce qui m’intéresse ce sont les intellectuels libéraux, ceux qui se présentent et se prennent pour des critiques du pouvoir, courageux, qui se battent pour la vérité et la justice. Au fond, ils ne sont que les gardiens du temple. Ce sont eux qui définissent les limites à ne pas dépasser. Ce sont eux qui disent jusqu’où il est permis de s’aventurer. Ils disent « Regardez comme je suis courageux. » Mais ne vous aventurez pas un millimètre de plus. C’est vrai pour les secteurs éduqués de la population car ce sont eux les plus dangereux à cause de leur soutien au pouvoir. »

Parce qu’il échappe à toute catégorisation et rejette toutes les idéologies, Chomsky a été indispensable au débat américain depuis des décennies, depuis son travail sur la guerre au Vietnam jusqu’à ses critiques sur l’administration Bush. Il persiste à jouer l’iconoclaste, celui qui se méfie du pouvoir sous toutes ses formes.

« La plupart des intellectuels se considèrent comme la conscience de l’humanité, » dit l’universitaire spécialiste du Moyen Orient Norman Finkelstein. « Ils se divertissent et admirent quelqu’un comme Vaclav Havel. Chomsky, lui, méprise Havel. Chomsky adopte la vision du monde de Julien Benda. Il existe deux ensembles de principes. Les principes de pouvoir et de privilège et les principes de vérité et de justice. Si vous courez après le pouvoir et les privilèges, ce sera toujours au détriment de la vérité et de la justice. Benda dit que le credo de tout intellectuel doit être, comme l’a dit le Christ, « mon royaume n’est pas de ce monde. » Chomsky dénonce les prétentions de ceux qui se déclarent les détenteurs de la vérité et de la justice. Il montre que ces intellectuels sont en fait détenteurs du pouvoir et des privilèges et de tout le mal qui va avec. »

« Certains livres de Chomsky contiennent des choses comme une critique du plan Arias en Amérique centrale, et il peut lui consacrer 200 pages » a dit Finkelstein. « Mais deux ans plus tard, qui se souvient d’Oscar Arias ? C’est à se demander si Chomsky n’aurait pas mieux fait d’écrire sur des sujets plus ambitieux, des sujets plus intemporels qu’on pourrait encore lire dans 40 ou 60 ans. C’est ce qu’a fait Russel avec des livres tels que « Marriage and Morals ». Pouvez-vous encore relire ce que Chomsky a écrit sur le Vietnam ou l’Amérique centrale ? La réponse est souvent « non ». Ça en dit long sur le personnage. Il n’écrit pas pour son ego. Si c’était le cas, il aurait écrit dans un style grandiloquent qu’il aurait laissé en héritage. Il écrit parce qu’il veut influer sur le cours des choses et participer au changement politique. Il se soucie de la vie des gens et s’attache aux détails. Il essaie de réfuter les mensonges quotidiens déversés par les grands médias. Il aurait pu consacrer son temps à rédiger des essais philosophiques qui auraient duré dans le temps, comme l’ont fait Kant ou Russel. Mais il s’est investi dans les détails minuscules qui font toute la différence et font gagner une bataille politique. »

« J’essaie d’encourager les gens à penser de façon autonome, à remettre en question les idées communément admises, » a dit Chomsky lorsque je l’ai interrogé sur ses objectifs. « Ne prenez pas vos présomptions pour des faits acquis. Commencez par adopter une position critique envers tout idée « politiquement correcte ». Forcez-la à se justifier. La plupart du temps, elle n’y arrive pas. Soyez prêts à poser des questions sur tout ce qui est considéré comme un fait acquis. Essayez de penser par vous-même. Il y a beaucoup d’information en circulation. Vous devez apprendre à juger, à évaluer et à comparer les choses. Il vous faudra faire confiance à certaines choses, sinon vous ne pourriez pas survivre. Mais lorsqu’il s’agit de choses importantes, ne faites pas confiance. Dés que vous lisez quelque chose d’anonyme, il faut se méfier. Si vous lisez dans la presse que l’Iran défie la communauté internationale, demandez-vous qui est la communauté internationale ? L’Inde est opposée aux sanctions. Le Brésil est opposé aux sanctions. Le Mouvement des pays Non-Alignés est opposé aux sanctions et l’a toujours été depuis des années. Alors qui est la communauté internationale ? C’est Washington et tous ceux qui se trouvent être en accord avec lui. C’est le genre de choses que vous pouvez découvrir par vous-mêmes, mais pour ça il faut travailler. Et c’est pareil pour tous les sujets, les uns après les autres. »

Le courage de Chomsky de parler au nom de ceux, tels les Palestiniens dont la souffrance est souvent minimisée ou ignorée par les grands médias, montre qu’il est possible de mener une vie morale. Et, peut-être plus encore que sa formation, c’est son exemple d’indépendance morale et intellectuelle qui représente un appui pour tous ceux qui remettent en cause le discours hypocrite dominant et osent dire la vérité.

« Je ne saurais vous dire combien de gens, moi inclus, et ceci n’est pas une hyperbole, dont les vies ont changé grâce à lui » dit Finkelstein, qui a été exclu de plusieurs universités à cause de son courage intellectuel et son indépendance. « Sans Chomsky, il y a bien longtemps que j’aurais abandonné. J’ai pris pas mal de coups dans ma vie professionnelle. Et c’est parce que je savais qu’un des plus grands esprits de l’histoire humaine avait confiance en moi que j’ai pu supporter tous ces coups. Il y a beaucoup de gens dont l’existence n’est même pas reconnue, les petits comme on les appelle, qui reçoivent un jour un courrier de Chomsky. Ca leur insuffle une nouvelle énergie. Chomsky a fait bouger beaucoup, beaucoup de gens qui se sont découverts un potentiel qui, sans lui, aurait été perdu pour toujours. »

Chris Hedges

21 avril 2010
Noam Chomsky, Chris HEDGES

TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
http://www.truthdig.com/report/item...

Traduction VD pour le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-l-etat-d-esprit-qui-regn...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.