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09/08/2010

n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 15-07 au 10-08 -: fin : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...

n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan - 15-07 au 10-08 -: fin : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 445 - du 15-07 au 10-08                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Le "journal " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Vidéo : Des révélations compromettantes sur l'Afghanistan

3-2 Le site Internet WikiLeaks

1 Danielle Bleitrach : Un jeune soldat arrêté pour être à l’origine de la publication des documents du Pentagone.

2 Communiqué du Réseau Voltaire : Wikileaks : une diversion politique.

3 «Le bon journalisme est controversé par nature».

4 Un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

5 Le site Wikileaks, informe que des centaines de rapports d'incidents concernent les Belges.

 



3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Vidéo : Des révélations compromettantes sur l'Afghanistan

http://www.cyberpresse.ca/photos-et-videos/audios-et-videos/?mediaid=746631&utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention#go


3-2 Le site Internet WikiLeaks

1 Danielle Bleitrach : Un jeune soldat arrêté pour être à l’origine de la publication des documents du Pentagone.

Selon l’agence de Presse cubaine Prensa latina  » Le Pentagone a confirmé aujourd’hui que  le soldat de l’armée des Etats-Unis,Bradley Manning, pourrait être mis en prison en tant que  principal responsable de la divulgation des documents militaires secrets sur l’Afghanistan  »

Cette histoire fait un peu songer- dans l’attente de connaître les motivations du jeune soldat inculpé – à ce qui s’était passé avec Daniel Ellsberg au moment de la guerre du Viet Nam.

Et le contexte était pourtant différent, beaucoup plus progressiste, beaucoup plus concerné par la politique, les gens étaient beaucoup moins inquiets pour leur avenir immédiat.

Pourquoi le jeune homme a-t-il divulgué les documents ?

Un porte parole du Département de la defense a expliqué à la chaîne CNN que Manning qui a 22 ans probablement a accédé par un nœud digital de l’institution et à déchargé des milliers d’archives qu’après il a renvoyé par courrier électronique.

Le communiqué précise qu’une enquête criminelle est en cours, et que jusqu’à ce moment le soldat accusé n’a voulu coopérer avec les autorités judiciaires.

 Les documents diffusés sur le site Internet WikiLeaks sont divisés en 100 catégories traitent de différents sujets depuis la poursuite d’Osama Bin Laden jusqu’aux bases civiles dans la guerre d’Afghanistan. L’éditeur en chef de ce site, Julian Assange, s’est refusé à dire comment le website qu’il administre a eu accès à 91 mille archives secrètes sur la guerre des Etats-Unis dans la région de centre Asie. Ce qui est sur c’est la majorité des matériaux – environ 76.000 d’entre eux- ont été récolté dans le portail de la toile dimanche dernier dans ce que l’on peut considérer comme la plus grande infiltration militaire depuis la guerre du Pentagone au Viet-nam.

Durant la guerre du Viet-Nam, en 1971,  il y a eu  une révélation de grande ampleur où un homme Daniel Ellesberg, par conviction pacifiste avait diffusé dans les médias et au Congrès des documents connus comme « les dossiers du Pentagone. » Les dossiers d’alors ont révélé que le gouvernement avait menti au Congrès et au public sur ses raisons d’envahir le Viêt-Nam. Les troupes américaines officielles de combat ont atterri après que l’élite de guerre ait truqué en 1964 « l’incident du Golfe du Tonkin. »

 Des bateaux de guerre vietnamiens auraient censément attaqué des bateaux de guerre américains dans les eaux internationale – ils ne l’ont pas fait – Johnson a vendu l’affaire au Congrès pour envoyer des forces armées des EU au Viêt-Nam.

Une décennie plus tôt, la Maison Blanche, la C.I.A. et DoD intervenaient déjà pour empêcher l’indépendance et l’unité vietnamiennes.

Dans ses mémoires, Eisenhower admet que « 80 pour cent de la population aurait voté pour le Communiste Ho Chi Minh comme leader plutôt que pour le Chef d’Etat Bao Dai » (Mandate for Change, p. 372, ). Bao était le chef soutenu par les États-Unis pour l’état provisoire du Sud du Viêt-Nam. Jusqu’en 1954, Washington avait supporté le coût financier essentiel de l’effort militaire français et, comme les Papiers du Pejtagone l’ont montré, Washington n’a jamais eu l’intention de permettre les élections qui feraient Ho le Président d’un Viêt-Nam uni et mené par communiste.

Le public des EU, cependant, aurait du réagir au contenu de ces sept mille pages supers confidentielles avec colère et sous le choc. Personne n’a appelé à mettre en accusation les Présidents Nixon et Johnson et leurs subalternes pour avoir commis des actes criminels innombrables en dupant le public pour poursuivre secrètement une politique impériale outrageante.

Ellsberg était un enthousiaste, un naif, il l’est resté et continue à prendre position contre la guerre en irak. Au départ c’était un ex-marine, très anti-communiste, qui voulait partir au Viet-Nam pour tuer des communistes. Puis il découvre le mensonge et l’horreur de la guerre et il commence à voler les dossiers secrets. En publiant à ses risques et périls des dossiers il s’attendait à ce que le public « conscient » arrête la guerre et mettent les menteurs à la porte.

Ce qui est clair que le gouvernement des Etats-Unis a encore menti pour déclencher la guerre en Afghanistan comme en irak, qu’il continue à mentir sur ces guerres et leurs résultats.

Le gouvernement a répété ses mensonges du Viêt-Nam aux crimes en Amérique Centrale dans les années 1980 et il continue la tromperie en Irak et l’Afghanistan.

En effet, des millions ont alimenté la Guerre d’Irak – en vain. Même quand le public a découvert Bush et Cheney les avait induits en erreur, rien n’est arrivé aux criminels en chef.

Un défi pour la population : consciente de l’existence de grands crimes et de délits, comment les arrêter et comment changer de cap ? s’interrogeait récemment Saul Landau dans le journal en ligne counterpunch (article que nous avons publié dans notre blog).

Est-ce que le jeune Bradley Manning avait les mêmes motivations que Daniel Ellsberg en chargeant les documents secrets et en les transmettant au site Internet WikiLeaks?

Ce site s’était récemment rendu célèbre en diffusant une vidéo qui a fait le tour du monde et où on voit en irak un hélicoptère assassiner froidement des hommes désarmés dans une rue irakienne…

Le fait qu’il refuse de coopérer va dans ce sens mais la suite de l’enquête nous le dira.

En ce moment un film sur la vie de Daniel Ellsberg a été produit et diffusé, la morale en est qu’il n’a jamais quel que soit ce qu’il a du affronter regretté son geste qui l’a personnellement transformé, est-ce que le jeune homme avait vu ce film? Ou était-il simplement le produit de cette étrange situation dans l’armée étasunienne où l’on constate qu’il y a plus de mort par suicide que sur le champ de bataille.

Ce qui n’a pas changé est la manière dont les politiques réagissent, décidés à poursuivre mensonges et incohérences. Ainsi il a à la fois été affirmé que les documents ne révélaient rien et que leur publication était une traitrise qui mettaient en danger les troupes nord-américaines et les collaborateurs afghans.

Le président Barack Obama et différents de ses porte-paroles ont affirmé ce qui, pour beaucoup d’analystes de presse n’est pas crédible: rien de ce qui a été révélé ne serait important ou suceptible d’affecter la sécurité nationale. Alors qu’il est incontestable que le fait représente un coup dur pour le prestige et la sécurité des militaires et les services d’intelligence des États-Unis.

Le fait est que comme le souligne l’article de prensa latina précedemment cité la guerre de Washington en Afghanistan a atteint un point critique en 2010 malgré le déploiement de presque 140 mille soldats étrangers, et les insurgés Talibans sont de plus en plus appuyés par la population contre ce qu’elles considère comme des troupes d’occupation multipliant les exactions contre les civils, résultat ils sont dans la meilleure situation depuis le début de l’invasion en 2001.

 Pourtant face à ces révélations, le président et vice président ont choisi la fuite en avant.

Ainsi Joseph Biden, Interviewé par la chaîne d’informations ABC News dans le bureau ovale de la maison Blanche a dit clairement qu’en juillet 2011, date du début du retrait ce seront seulement quelques milliers d’individus qui seront retirés du terrain des opérations, ce sera seulement le début d’une transition qui risque de durer longtemps.

 Il faut encore noter au titre des déclarations de la période comment les alliés les plus serviles des Etats-Unis se croient obligés d’en rajouter ainsi la Georgie devrait intensifier sa participation à la mission de la Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) en Afghanistan, qui constitue une « excellente école » pour les soldats georgiens, a déclaré le président Mikhaïl Saakachvili intervenant mercredi au ministère de la Defense.

On peut se moquer mais il y a tout à craindre que le président français soit à sa manière aussi servile que le géorgien et que la France se retrouve un peu plus imbriqué dans cette catastrophe militaire, humaine, économique qu’est la guerre en Afghanistan.

Danielle Bleitrach

Publié 30 juillet 2010

http://socio13.wordpress.com/2010/07/30/un-jeune-soldat-arrete-pour-etre-a-lorigine-de-la-publication-des-documents-du-pentagone-par-danielle-bleitrach/#more-25111

 

2 Communiqué du Réseau Voltaire : Wikileaks : une diversion politique.

Sollicité par de nombreux lecteurs à propos des documents publiés par Wikileaks, le Réseau Voltaire tient à recentrer le débat.

Dans ce communiqué, il dénonce une manœuvre de diversion médiatique et réaffirme que la guerre d’Afghanistan est illégale.

Le site Internet Wikileaks a remis, il y a quelques semaines des documents militaires confidentiels à trois médias (New York Times, The Guardian, Der Spiegel) afin qu’ils les examinent avant publication.

Le site a publié les 92 000 documents originaux et les trois médias ont publié leurs articles simultanément le 25 juillet 2010. Il s’agit de la plus importante fuite de documents militaires de l’histoire.

Ces documents sont des notes utilisées par les troupes engagées en Afghanistan.

Certaines relatent des combats, d’autres rapportent des renseignements. Leur degré de confidentialité est faible (ce qui signifie qu’ils ont circulé en de nombreuses mains), mais leur nombre est très élevé (ce qui implique que peu de personnes pouvaient les réunir).

Leur authenticité n’a pas été contestée. La presse internationale et de nombreux leaders politiques dans le monde ont commenté les conclusions des trois médias, considérant ces informations comme sûres.

Nos détracteurs s’attendent à ce que le Réseau Voltaire se félicite de ces fuites et exploite ces documents pour charger les forces US, les accuser de crimes de guerre et d’incompétence.

Nous n’en ferons rien.

Tout laisse à penser que ces fuites ont été organisées par un clan de l’appareil US pour imposer ses vues simultanément au limogeage du général McChrystal par le président Obama.

Et le fait que ce dernier ait stoppé toute enquête interne visant à identifier l’origine des fuites montre que celle-ci lui est connue, qu’il ne souhaite pas l’affronter ou qu’il l’approuve.

Ces documents ne décrivent pas la réalité de terrain, mais attestent du degré d’auto-intoxication des forces US.

Les notes de renseignement afghanes qui servent de base aux opérations de l’Alliance dans ce pays ne rapportent que de stupides ragots et l’on se demande comment ces informateurs ont été recrutés. Il est particulièrement ridicule de présenter un officier pakistanais de 74 ans, le général à la retraite Hamid Gul, comme le manipulateur en sous-main des insurgés et le responsable à lui tout seul de l’échec militaire de l’OTAN.

Nous ne sommes pas étonnés que trois médias connus pour leur alignement aveugle sur les thèses atlantistes participent à une opération psychologique de diversion dont le but est de critiquer un général qui vient d’être démis de ses fonctions pour mieux disculper les responsabilités politiques de cette catastrophe humaine.

Au demeurant, l’unanimité de grands médias, qui n’ont cessé de répéter des années durant les mensonges de Washington, ne peut qu’inquiéter.

La guerre d’Afghanistan est illégale.

Qu’ils nous soient sympathiques ou pas, les insurgés exercent leur droit fondamental et légitime à défendre leur pays contre l’occupation étrangère.

Ce ne sont pas seulement les bavures de telle ou telle unité militaire qui constituent des crimes, mais la totalité des opérations conduites sur place et jusqu’à la simple présence des troupes étrangères.

28 juillet

http://www.voltairenet.org/article166482.html

 

3 «Le bon journalisme est controversé par nature»,

«Le bon journalisme est controversé par nature», affirme au journal britannique The Guardian Julian Assange, 39 ans, un ancien hacker et informaticien australien.

Le fondateur du site Wikileaks a défendu lundi la publication dans la presse de milliers de documents confidentiels ayant trait à la guerre en Afghanistan, qui a suscité la colère du gouvernement américain.

«Le bon journalisme est controversé par nature», affirme au journal britannique The Guardian Julian Assange, 39 ans, un ancien hacker et informaticien australien. «C'est le rôle du journalisme que de s'en prendre aux puissants et lorsqu'ils sont mis au défi, il y a toujours des réactions».

Wikileaks, fondé en décembre 2006, est un site web d'information et d'analyse politique spécialisé dans le renseignement. Il se veut «la première agence de renseignement du peuple» et fait appel à des contributeurs anonymes.

Il s'est fait connaître en 2009 en publiant des documents internes à la compagnie multinationale Trafigura impliquée dans l'affaire du déversement de produits toxiques en Côte d'Ivoire.

Jusqu'à présent, son principal scoop avait été la publication d'une vidéo en avril dernier montrant une attaque d'hélicoptère Apache à Bagdad en 2007 lors de laquelle une dizaine de civils avaient été tués dont deux employés de l'agence de presse Reuters.

Selon M. Assange, le site fonctionne à partir de serveurs en Suède et en Belgique, deux pays aux législations favorables à la protection des sources. Il emploie une demi-douzaine de volontaires à plein temps et fait appel à des experts, a indiqué de son côté le New York Times.

En mai dernier, M. Assange s'est vu brièvement confisquer son passeport par les autorités australiennes et, selon lui, ses avocats lui ont recommandé en juin de ne pas se rendre aux États-Unis.

Le gouvernement américain a plusieurs fois critiqué le site, soulignant que ces fuites à la presse menaçaient la sécurité du pays.

La Maison Blanche estime que Wikileaks «n'est pas un site d'information objectif mais plutôt une organisation qui s'oppose à la politique américaine en Afghanistan», selon un responsable sous couvert de l'anonymat

Mais M. Assange estime, dans une interview au New York Times lundi, que ces publications sont dans l'intérêt du public.

«Ils montrent non seulement les événements graves mais aussi le côté sordide de la guerre, de la mort d'un enfant aux opérations majeures qui tuent des centaines de personnes», a-t-il dit.

Agence France-Presse
26 juillet 2010

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201007/26/01-4301296-documents-sur-lafghanistan-wikileaks-se-defend.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


4 Un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

La diffusion par le site WikiLeaks de milliers de documents militaires américains confidentiels lève un coin du voile sur une unité spéciale de l'armée américaine, chargée sous le nom de code "Task Force 373" de traquer et de tuer des combattants ennemis en Afghanistan, résistantss ou chefs d'Al-Qaïda répertoriés sur une liste d'objectifs.

Les documents révèlent des détails sur des missions de cette unité, mentionnant de nombreux incidents et bavures aux conséquences mortelles pour la population civile, dont des enfants.

La "Task Force 373", selon les rapports divulgués, a pour mission de capturer ou éliminer, hors de toute procédure judiciaire, des cibles figurant sur une liste appelée JPEL (acronyme en langue anglaise de Joint prioritised effects list, traduisible par Liste commune prioritaire).

Des juristes s'interrogent sur la légalité des exécutions et de la détention, sans procès et pour une longue durée, de certaines des personnes capturées.

Des responsables militaires à Washington ont réfuté les accusations de crimes de guerre, faisant valoir que les listes de cibles nominatives sont un des éléments inévitables de tout conflit armé.

Parmi les rapports cités par WikiLeaks figurent les comptes-rendus d'opérations comme celles du 11 juin 2007. Ce jour-là, la TF 373, accompagnée d'éléments des forces spéciales afghanes, est partie à la recherche d'un commandant Taliban nommé Qari Ur-Rahman.

A la tombée de la nuit, une fusillade a éclaté alors que l'unité approchait de l'objectif. Elle a appelé en renfort un avion AC-130, appareil d'attaque au sol et d'appui aérien, une véritable canonnière volante qui a arrosé d'obus le secteur.

Le bilan de l'opération n'a été découvert que plus tard: sept morts et quatre blessés parmi des membres de la police afghane, ce dont les communiqués officiels diffusés par la suite ne firent pas mention, pas plus que de la participation de la TF 373 à cette mission.

 Une autre opération de la TF 373 fit également des "dommages collatéraux", selon la formule consacrée, dans la province de Paktika (sud-est). La cible était un chef d'Al-Qaïda, Abou Laith al-Libi, soupçonné de diriger plusieurs camps d'entraînement terroristes dans cette région frontalière du Pakistan.

Cinq roquettes furent tirées contre un groupe de bâtiments. Al-Libi ne figurait pas parmi les victimes du bombardement, qui a tué sept enfants dans une madrasa, une école coranique.

Ce rapport interne était classé secret mais aussi "Noforn", c'est à dire qu'il ne devait pas être divulgué aux membres étrangers de la coalition alliée.

Selon Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, des "milliers" d'attaques américaines en Afghanistan seraient susceptibles de faire l'objet d'enquêtes pour crimes de guerre si des tribunaux se penchaient sur la question.

 

Tom Parker, un des responsables d'Amnesty International USA, n'est pas certain que tous les incidents relèvent du crime de guerre et note que la guerre d'Afghanistan soulève des questions complexes. "Il est vraiment de difficile de savoir où se terminent les assassinats et où commence la guerre" même si, dit-il, les listes nominatives "mettent mal à l'aise les gens".

Pour le député démocrate Adam Smith, la question ne se pose pas: "nous sommes en guerre. L'ennemi nous tire dessus, nous lui tirons dessus." Le parlementaire juge "absolument injuste et inéquitable" que l'on "condamne nos troupes". Juan Zarate, ancien responsable chargé du contre-terrorisme sous l'administration Bush, souligne, lui, que tenter de tuer ou capturer les dirigeants ennemis, "c'est précisément ce que font les pays en guerre". 

Les listes d'objectifs de l'armée, et notamment de la TF 373, diffèrent des cibles répertoriées par la CIA, l'agence centrale américaine de renseignement dont des unités paramilitaires opèrent en Afghanistan. L'armée ne peut intervenir que dans des zones de guerre, alors que la CIA est autorisée à mener à agir dans des pays ou secteurs où les Etats-Unis ne sont pas en conflit. 

Les quelque 90.000 documents -rapports, notes internes, messages couvrant la période 2004-2009- divulgués dimanche par le site WikiLeaks pourraient constituer une des plus importantes "fuites" de l'histoire du renseignement.

Des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer l'origine des fuites et leurs conséquences.

AP 27/07/2010


5 Le site Wikileaks, informe que des centaines de rapports d'incidents concernent les Belges.

Le site Wikileaks, informe que des centaines de rapports d'incidents concernent les Belges.

La plupart d'entre eux se rapportent à des actions de neutralisation de mines et de bombes.

Mais certains révèlent quelques surprises: les démineurs stationnés à Kunduz ont été actifs très loin de cette région.

Le 7 novembre 2007, une équipe sous commandement belge a été transportée vers Tarin Kowt, à 370km au sud de Kunduz, dans l'Uruzgan.

Cette région du secteur Sud est considérée comme une des plus dangereuses, alors que les inquiétudes pour la sécurité de nos jeunes sont toujours calmées par l'affirmation qu'ils sont cantonnés dans la tranquille région du nord.

"Il est vrai que des Belges ont été actifs dans l' Uruzgan, dit Ingrid Baeck, porte-parole de la Defense, à la rédaction de la VRT. Une quarantaine de démineurs auraient effectué un contrôle de la présence éventuelle d'explosifs, lors de la préparation de la visite d'un VIP".

La vérité a été également détournée, au sujet du combat, pourtant admis, du 15 juin. Alors qu'on parlait d'un combat d'à peine une heure, la note AFG20090615n1854 parle de 6 attaques, avec l'appui aérien de deux F-16.

Alors que la version de l'époque souligne qu'aucun Belge n'a été tué ni blessé, le rapport informe qu'un compatriote a été légèrement blessé.

"Toute information n'est pas immédiatement annoncée", reconnaît Ingrid Baeck. " Il en est ainsi car toutes les données ne sont pas connues et qu'une partie d'entre elles est confidentielle dans le cadre de la sécurité opérationnelle". 

Elle trouve aussi déraisonnable de lancer ces informations sur internet, car "c'est jouer avec la sécurité de nos gens sur place".

Les parlementaires Dirk Van der Maelen (SP.a) et Wouter De Vriendt (Groen) réclament une urgente réunion des commissions concernées pour apporter de la clarté sur les opérations belges en Afghanistan. Pour De Vriendt tout cela démontre à nouveau déficit démocratique à la Defense.

Le parlement et le public ne savent rien de ce que font les Belges en Afghanistan.

Cela rend très difficile le travail de contrôle parlementaire

D'après Het Laatste Nieuws du 28.7.2010



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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