Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

10/08/2010

n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Début : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.

n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Début : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°446 du 10-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Malgré les milliards dépensés dans la 'reconstruction', l'électricité manque toujours…

1 Les Brèves

1-1 Sur le front

1 Recrudescence des attaques à Panjwaii.

2 Dans une vallée afghane, un avant-poste au milieu des résistants.

3 Les effectifs des forces spéciales ont triplé au cours de l'année écoulée.

4 Vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab.

1-2 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

1-3 Mouvement de résistance

Mécontentement face au comportement des Britanniques

1-4 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.  

1-5 Conférence internationale des Soixante-dix pays donateurs.

1-6 Le président Karzaï approuve un projet de milices locales.

1-7 Le ministre chinois des A.E participera à des réunions en Afghanistan et au Vietnam

1-8 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Espagne accueille un troisième ex-détenu de Guantanamo.

2 Guantanamo: Omar Khadr veut boycotter son procès.

3 2 détenus de Guantanamo transférés.

4 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

5 Le gouvernement Blair accusé de complicité de torture.

6 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

Suite

2 Dossiers

2-1 Peur et  désillusion à Kandahar.

1 L'étau se resserre sur Kandahar…

2 Rues désertes

3 Mauvaise gouvernance.

2-2 Anthony DiMaggio : L’Afghanistan en ruines. (La réalité sur le terrain dément les discours d’Obama. ).

2-3 Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.

Fin

2-4 Danielle Bleitrach : En France le déni de guerre se poursuit, aux Etats-unis on lui vote des crédits…

2-5 L’Afghanistan, une part du Grand Jeu dominateur des grandes puissances.

2-6 Cameron accuse de «traîtrise» l'allié pakistanais.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Les Etats-Unis seraient prêt à négocier avec les résistants.

3-2 Il faudra avoir le courage d'ajuster notre stratégie si nécessaire".

3-3 ALAIN LALLEMAND : il ne s’est rien produit de remarquable à Kaboul.

3-4 Karzaï invite les partenaires internationaux à investir à long terme …

3-5 Sayed Salahuddin :  Karzaï veut contrôler l'aide étrangère...

 



Tiré à part :

Malgré les milliards dépensés dans la 'reconstruction', l'électricité manque toujours…

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage  'analyses des auteurs mais doit être vu comme information
A la veille de l'ouverture de la conférence internationale sur la reconstruction de l'Afghanistan, c'est un triste bilan qu'il faut tirer en matière d'électricité.

Seuls 10% des Afghans ont du courant chez eux, alors que l'objectif était d'une couverture à 65% en zone urbaine et 25% en zone rurale pour la fin 2010. Malgré un effort( ?)  international de 60 milliards de dollars (46 milliards d'euros) pour moderniser le pays, les résultats jusqu'ici ne sont pas au rendez-vous. Il y a certes eu la reconstruction d'un axe routier national, la construction ou rénovation de milliers d'écoles et la création d'un réseau d'hôpitaux.

Mais l'accès à l'électricité a peu progressé: seulement 10% des Afghans ont du courant aujourd'hui contre 6% en 2001, année de l'arrivée des forces américaines.

Un résultat très éloigné des objectifs fixés: une couverture de 65% en zone urbaine et 25% en zone rurale d'ici la fin 2010.

A Kaboul, la construction d'une centrale au fioul qui devait fournir du courant à 500.000 habitants a pris un an de retard, et a vu son coût, estimé au départ à 100 millions de dollars (77 millions d'euros), tripler pour atteindre 305 millions (236 millions).

Aujourd'hui achevée, elle est souvent à l'arrêt, les Afghans important de l'énergie meilleur marché de l'étranger.

La centrale, financée par les Américains, symbolise les échecs de programmes de reconstruction souvent mal conçus. Premier contributeur à la reconstruction, les Etats-Unis ont débloqué 51 milliards de dollars (39 milliards d'euros) depuis 2001. La moitié de ces fonds sert à soutenir l'armée et la police afghanes, le reste étant dévolu à l'amélioration des infrastructures et des services sociaux.

Les Américains comptent porter le montant de leur aide à la reconstruction afghane à 71 milliards de dollars (55 milliards) l'an prochain, un chiffre supérieur au total de leurs dépenses pour la reconstruction en Irak.

Reste que trop de projets ne tiennent pas leurs promesses. Les Etats-Unis et leurs partenaires ont gaspillé des milliards de dollars sans consulter les autorités afghanes, déplore le ministre afghan des Finances Omar Zakhilwal. "L'indicateur du succès en Afghanistan a été le mauvais indicateur: (...) la dépense", et non le résultat, ajoute-t-il.

C'est certainement vrai pour l'énergie. L'Afghanistan est le pays au monde qui en consomme le moins par habitant, même après des années de programmes de reconstruction, selon des données compilées par le gouvernement américain.

Les Etats-Unis et d'autres donateurs internationaux ont, pendant des années, aidé l'Afghanistan à développer une politique énergétique, prônant notamment une réduction de sa dépendance au fioul, trop coûteux et difficile à obtenir. L'objectif était d'acheter de l'électricité meilleur marché à des pays voisins et d'exploiter les ressources afghanes, comme l'eau, le gaz naturel et le charbon.

Mais tout cela a été abandonné dans le projet de la centrale de Kaboul, que les Américains ont voulu construire dans des délais très courts afin d'aider le président Hamid Karzaï à se faire réélire. Les Etats-Unis ont confié le chantier à deux sociétés américaines, Black & Veath et Louis Berger Group, qui ont remporté le contrat en 2006. Les deux firmes ont payé 109 millions de dollars (84 millions d'euros) la construction de 18 moteurs diesel, soit plus que le coût initial de la centrale.

Progressivement, les coûts du chantier ont explosé, le calendrier a pris du retard et les dépenses et rémunérations payées à Black & Veath, qui supervisait le projet pour le compte de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), sont passées de 15,3 millions de dollars (11,8 millions d'euros) en 2007 à 46,2 millions (35,7 millions) en 2009, selon des documents obtenus par l'Associated Press.

La centrale n'a été livrée au gouvernement afghan qu'en mai 2010. Aujourd'hui, elle fonctionne par intermittence, ne produisant qu'une fraction des 100 millions de watts qu'elle devait fournir. "Cette centrale électrique est trop chère à utiliser pour nous", souligne Shojauddin Ziaie, vice-ministre de l'Eau et de l'Energie.

Malgré les millions de dollars dépensés pour étudier les gisements de gaz naturel dans le nord du pays, aucun projet n'a vu le jour pour leur exploitation. Un vaste projet hydroélectrique dans le sud, qui a déjà coûté 90 millions de dollars (69 millions d'euros), est retardé par la poursuite des combats dans ce bastion résistants.

Seulement 497.000 des 4,8 millions de foyers du pays sont reliés au réseau électrique, malgré plus de 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros) d'investissements dans des projets énergétiques, selon des données de la compagnie d'électricité afghane.

Le réseau électrique national est constitué par un patchwork de petits réseaux locaux, certains fonctionnant à l'énergie hydroélectrique, d'autres important l'électricité de l'étranger et d'autres encore utilisant des centrales au fioul.

De nombreux hôtels et entreprises, et même les ambassades et agences internationales, ont leurs propres générateurs de courant. Certains vendent de l'électricité à leurs voisins. A Kaboul, le vieux générateur au gazole de Qurban Ali, un habitant, fournit du courant à plus de 100 maisons dans le quartier de Dasht-i-barchi.

Les Afghans qui en ont les moyens payent aux propriétaires de générateurs 2,60 dollars (2 euros) par mois et par ampoule au plafond pour s'éclairer. Et il en coûte près de 11 dollars (8,5 euros) pour alimenter un poste de télévision alors que le revenu moyen par habitant est seulement d'un peu plus d'un dollar par jour

19/7

http://fr.news.yahoo.com/3/20100719/twl-afghanistan-confe...



Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

1-1 Sur le front

1 Recrudescence des attaques à Panjwaii.

Les soldats canadiens basés dans le district de Panjwaii, à l'ouest de la ville de Kandahar, en Afghanistan, ressentent les effets de la présence des combattants étrangers dans la région pour la saison estivale des combats.

La commandante de l'équipe de combats à l'une des bases d'opération, la major Eleanor Taylor, estime que les soldats actuellement en poste ont eu davantage de contacts avec ces forces étrangères au cours du dernier mois que ceux du précédent groupe de bataille.

Mais elle note que l'été est généralement la période la plus occupée de l'année en raison de la présence à la fois des combattants Waziri, qui proviennent d'une région reculée du Pakistan et de celle des combattants pakistanais eux-mêmes.

Mme Taylor affirme que les villageois qui habitent près de la base vivent dans la peur à ce moment-ci de l'année et que de plus en plus de lettres de représailles sont acheminées à tous les Afghans qui travaillent en collaboration avec l'OTAN.

Elle ajoute que les résistants sont «brutaux et cruels» et ne respectent en aucun cas la morale de type nord-américain.(…)

L'ouest de la base est une zone inoccupée que les forces de l'OTAN évitent et où les résistants demeurent libres d'aller et de venir comme ils l'entendent.

19-07

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201007/19/01-4299445-recrudescence-des-violences-a-panjwaii-en-afghanistan.php

 

2 Dans une vallée afghane, un avant-poste au milieu des résistants.

28/7

Dans la vallée afghane d'Arghandab, les soldats des forces spéciales américaines parviennent, grâce à une récente série d'opérations nocturnes, à diminuer quelque peu la pression exercée par les résistants sur les avant-postes de l'US Army.

Ces raids, appuyés par un avion C-130 "Spectre" armé de mitrailleuses lourdes et des commandos afghans, ont débuté il y a quatre jours dans le village de Khosrow Sofla, après plusieurs semaines d'attaques presque quotidiennes des insurgés sur les bases américaines proches de la ville de Jelawar.

"Nous considérions cette zone comme un sanctuaire résistants, ou au moins une zone où on les laissait agir à leur guise", indique le commandant Brendan Raymond, de l'armée de terre.

 

3 Les effectifs des forces spéciales ont triplé au cours de l'année écoulée.

28-07

Le mois dernier, l'armée américaine a annoncé que les effectifs de ses forces spéciales en Afghanistan avaient triplé au cours de l'année écoulée, et que leurs opérations se déroulaient de plus en plus avec la participation des autorités afghanes.

Les forces spéciales américaines ont en outre mis en place des groupes locaux de défense à Arghandab, en entraînant des villageois armés à défendre leurs localités.

Cette initiative est controversée, et ses détracteurs déplorent qu'elle créée des milices locales distinctes de l'armée régulière afghane. Sur le terrain, les chefs militaires américains assurent que la mesure réduit les mouvements des résistants.

La vallée d'Arghandab revêt une importance stratégique pour les résistants, qui s'en servent pour infiltrer combattants et armes vers Kandahar, à quelques kilomètres à l'Est.

 

4 Vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab.

 

Les environs de Kandahar, berceau du mouvement de résistance, sont le théâtre d'une vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab, les résistants parviennent à paralyser les GI en lançant de multiples attaques depuis le couvert des champs de vignes et de grenadiers, qu'ils parsèment de mines artisanales.

De nombreux soldats américains ont été tués ou mutilés lors de ces attaques, et plusieurs véhicules blindés ont été détruits ces derniers jours.

Lors d'une récente opération de nuit, des soldats de la 101e division aéroportée ont observé un insurgé en train de placer une bombe au bord d'une route. Ils l'ont suivi jusqu'à sa maison, qui a ensuite été fouillée, permettant la saisie d'explosifs.

Une autre opération a permis de tuer et de blesser "un grand nombre" de résistants, qui ont fui vers un canal où ils sont tombés sous le feu du C-130. La pression subie par l'avant-poste Nolen, souvent visé par des roquettes ou entouré de mines artisanales, s'en est trouvée allégée.

Lors d'une récente sortie en compagnie de commandos afghans, l'un de ces derniers a été tué et plusieurs soldats américains et afghans ont été blessés: leur hélicoptère s'était posé dans un champ constellé de mines.

Selon les stratèges américains, entre 40 et 50 résistants particulièrement déterminés concentrent leurs efforts sur l'avant-poste Nolen, sans que l'on sache précisément pourquoi.

Les environs de la base sont désormais pratiquement vidés de leur population, et les insurgés venus des villes voisines se servent des terres agricoles pour lancer leurs attaques, indique le lieutenant-colonel David Flynn.

Les petits villages semblent entièrement désertés, et personne ne récolte les grappes de raisin, qui pourrissent sur les vignes. Les soldats de la coalition espèrent sécuriser l'accès aux champs pour s'attirer le soutien de la population locale.

Mais chaque nuit, venant des champs et des routes environnantes, les militaires entendent des détonations qu'ils attribuent à des explosions accidentelles lorsque les résistants piègent les alentours de l'avant-poste.

"Ils veulent tout simplement que nous partions. Mais c'est plus calme ces dernières nuits depuis que les forces spéciales s'y sont mises", constate un officier subalterne de la base, qui a souhaité ne pas être nommé.

30/07/2010


1-2 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

L'armée de Terre américaine n'accorde pas assez d'importance aux comportements de soldats laissant apparaître des risques de suicide sur les bases situées aux Etats-Unis, c'est ce qu'a averti jeudi un général en présentant un rapport sur le sujet.
Les responsables de l'armée, concentrés sur les guerres menées en Irak et en Afghanistan depuis près d'une décennie, ne prêtent pas assez d'attention aux comportements excessifs et ne surveillent pas suffisamment la consommation de drogue et d'alcool parmi les soldats de retour au pays, selon ce rapport.
  "A cause de tout ce que nous avons à faire, nous n'accordons pas l'attention qu'il faudrait aux comportements à risques", a reconnu le général Peter Chiarelli, adjoint au chef d'état-major de l'armée de Terre, devant la presse à Washington.
 Les officiers ont "à juste titre placé en priorité numéro un de ce qu'ils ont à faire la préparation de leurs soldats à affronter de dures épreuves", mais l'armée doit améliorer le leadership sur les bases situées aux Etats-Unis et faire en sorte d'enrayer la hausse des suicides, a-t-il souligné.
  Pour le général, "il est temps que l'armée ait un regard sans complaisance sur elle-même et se demande quelles sont les choses qui sont tombées en bas de notre liste de priorités et qu'il faudrait remettre à l'honneur, renforcer et commencer à affronter".
 Le rapport, intitulé "Promotion de la santé, réduction des risques et prévention du suicide", est le résultat d'un travail de 15 mois pour tenter de mieux comprendre les raisons de l'augmentation régulière des suicides, phénomène qui inquiète le commandement.
 L'armée de Terre a fait état de 32 suicides en juin, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré sur un mois. Depuis le début de l'année, elle a décompté 80 suicides parmi les soldats d'active et 65 chez les réservistes.
 Le rapport met en évidence l'augmentation de la consommation de drogues dures et du manque de prise de conscience de ce problème au sein de l'armée.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148476&language=fr


1-3 Mouvement de résistance

Mécontentement face au comportement des Britanniques

Un homme se présentant comme le soldat afghan ayant tué trois militaires britanniques mardi dans le sud de l'Afghanistan a déclaré dans un entretien à la BBC avoir agi seul, pour manifester sa colère face au comportement des Britanniques dans son pays.

Le groupe public de radio-télévision britannique rapporte vendredi sur son site internet, sans citation directe, les propos d'un homme affirmant être le soldat afghan Talib Hussain, 21 ans, traqué dans le cadre de l'attaque mortelle. L'entretien, organisé via un intermédiaire qui avait contacté la BBC, a duré une dizaine de minutes.

L'homme a expliqué son geste par son mécontentement face au comportement des Britanniques dans la province méridionale du Helmand, accusant les troupes de Sa Majesté de tuer des civils et des enfants, et estimant que leur présence en Afghanistan n'avait pas pour objectif de sécuriser et de reconstruire le pays.

Il a précisé appartenir à la communauté des Hazaras et avoir vécu quelques années en Iran, avant de retourner en Afghanistan il y a un an et de s'engager dans l'armée nationale.

Il a affirmé avoir tué les soldats britanniques de sa propre initiative, sans avoir eu de contact préalable avec les résistants, l'Iran ou le Pakistan, et avoir rejoint les rangs des résistants seulement après son attaque.

"Nous sommes au courant qu'un individu a contacté des médias en revendiquant la responsabilité de la mort de trois soldats britanniques mardi matin dans la province du Helmand", a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense.

"Bien que nous ne puissions pas commenter l'authenticité des propos de cette personne qui affirme être l'auteur de cette attaque lâche, il est ridicule de suggérer que nous sommes impliqués dans des attaques suicides ou que nous tuons délibérément des civils"(…) , a poursuivi cette source.

Ce n'est pas la première fois qu'un membre des forces de sécurité afghanes s'en prend aux militaires britanniques.

Cinq d'entre eux avaient été tués et six autres blessés en novembre 2009 quand un policier afghan avait ouvert le feu sur eux à un contrôle routier dans la province du Helmand.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-le-meurtre-de-trois-soldats-britanniques-revendique-a-la-bbc-16-07-2010-1215559_24.php


1-4 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention 

La convention interdisant les armes à sous-munitions est entrée en vigueur dimanche et le Comité international de la Croix-Rouge et les ONG qui luttent contre ces armes espèrent qu'elle va forcer les grandes puissances militaires à renoncer à leur utilisation.   
La convention sera applicable six mois après la ratification par plus de trente pays du traité conclu en décembre 2008 à Oslo et signé à ce jour par 107 nations.
Or, de grandes puissances militaires comme les Etats-Unis et "Israël", qui en possèdent la plus grande partie, ont refusé de signer la convention. Les Etats-Unis disposeraient de stocks d'armes contenant environ 800 millions de sous-munitions.
Le texte interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d'armes.
Pour le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cette convention est une "avancée majeure" pour débarrasser le monde de ces "armes ignobles".
Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre. Le conteneur s'ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions, de la taille d'une balle de tennis, qui se dispersent sur de larges zones.
5 à 40% des sous-munitions n'explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables car ils sont tentés de les ramasser.

La Coalition contre ces armes estime le stock mondial à plus d'un milliard de bombes.
Le président du CICR, Jakob Kellenberger, a salué l'entrée en vigueur de la convention, qui "va stigmatiser l'utilisation des armes à sous-munitions". "Nous espérons que l'entrée en vigueur (de la Convention) va aussi avoir un effet sur les pratiques des Etats qui n'y ont pas encore adhéré".
Il est à noter que ces armes ont été notamment utilisées par "Israël" durant la guerre contre le Liban en 2006, et continuent de faire des victimes.
Au Laos, 300 personnes en moyenne seraient tuées ou blessées chaque année par des sous-munitions larguées durant la guerre américaine contre le Vietnam

01/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148672&language=fr


1-5 Conférence internationale des Soixante-dix pays donateurs.

nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Pour la première fois depuis le renversement du régime en place en 2001, une conférence internationale est organisée, cette semaine, à Kaboul. Soixante-dix pays donateurs vont y participer. Les thèmes qui y seront évoqués portent tous sur un même axe : le transfert des responsabilités et de la gouvernance aux autorités afghanes. L'horizon 2011 est considéré, par Washington et ses alliés, comme décisif. Face à des opinions publiques de plus en plus hostiles à la poursuite de cette guerre et face au décompte macabre des cercueils de soldats rapatriés, un début de retrait, à défaut d'un vrai départ, est vital pour les dirigeants occidentaux.

Sur le terrain, la situation varie considérablement d'une province à l'autre. À Kaboul une amélioration de la sécurité est manifeste. Ailleurs, la rébellion est, en revanche, de plus en plus importante.

Durant le seul mois de juin, 102 soldats étrangers ont péri, un triste record depuis neuf ans. Bombes artisanales, attentats suicides, opérations commando, assassinats de civils afghans liés au régime du président Karzaï.

Tout est fait pour affaiblir les troupes étrangères et les forces de sécurité afghanes.

Du point de vue théorique, ce contexte de guérilla a été amplement décortiqué par les stratèges américains. L'arrivée, il y a un an, du général McChrystal marquait le choix d'une stratégie dite de la « contre-insurrection », autrement dit fondée sur la conscience des limites de l'action militaire et la nécessité de redoubler d'efforts sur les plans économiques et politiques pour gagner la confiance de la population. Moins d'usage indiscriminé de la force, moins de pertes civiles, davantage d'attaques ciblées contre les acteurs majeurs de l'insurrection. C'est d'ailleurs le général Petraeus, aujourd'hui appelé en renfort pour remplacer McChrystal, récemment remercié pour une interview indisciplinée à l'égard de la Maison Blanche, qui en fut l'instigateur et le théoricien.

Les faits, pourtant, sont têtus. Malgré les renforts, le cap des 150 000 soldats va bientôt être dépassé, la situation militaire se dégrade. Et le moral des troupes s'en ressent. Exposés aux attaques des résistants, liés par leurs consignes de protection des populations civiles, les soldats regardent leurs compagnons tomber les uns après les autres sur un front insaisissable, avec un sentiment d'impuissance qui ne saurait s'éterniser.

Officiellement, la nomination de Petraeus ne signifie pas un changement de stratégie. Mais, à Washington, l'idée de changer de ligne fait son chemin. Une évaluation sera faite en décembre. Le rôle du Pakistan, crucial pour maintenir un contrôle des résistantss, est plus déterminant que jamais pour entamer un tel retrait. Ce n'est pas la moindre des complications.

19 juillet 2010

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Afghanistan-doutes-sur-la-strategie-_3632-1450032_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS


1-6 Le président Karzaï approuve un projet de milices locales.

Nb PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

Karzaï a approuvé un projet américain controversé consistant à créer des milices locales dans le cadre de la lutte contre les résistants.

La formation de ces "forces de police locales" est une question sensible dans le pays, où l'on se rappelle les milices mobilisées par les Soviétiques durant leur occupation de l'Afghanistan dans les années 1980 et le rôle qu'elles ont joué dans la sanglante guerre civile qui a suivi.

Selon des responsables afghans, Karzaï a longtemps résisté aux pressions de Washington pour la création d'unités analogues dans les zones où la résistance est la plus forte, mais il a fini par en accepter le principe mercredi.

Dans un communiqué, les services de Karzaï précisent que la décision a été entérinée en présence de membres du gouvernement, du général américain David Petraeus, commandant de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), et de l'ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul.

L'Isaf enregistre un nombre croissant de victimes dans ses engagements contre les résistants dans le Sud afghan, et les Etats-Unis entendent voir Karzaï endosser des responsabilités plus importantes en matière de sécurité en prévision de leur retrait progressif qui doit débuter l'an prochain.

"Les effectifs (de la milice), les salaires et la période durant laquelle elle sera requise, seront fixés par le ministère de l'Intérieur", a déclaré Hamid Elmi, porte-parole de Karzaï. "Les FPL (forces de police locales) seront formées dans les secteurs où sévit l'insécurité."

Elmi a précisé que le gouvernement ne comptait pas armer ces unités, dont les membres utiliseront leurs armes personnelles. De très nombreux Afghans, surtout dans les zones rurales, possèdent des armes ou peuvent s'en procurer facilement.

Les FPL, qui dépendront du ministère de l'Intérieur, auront pour tâche d'aider la Police nationale afghane (PNA) à protéger leurs régions contre les insurgés, a ajouté Elmi.

La création accélérée d'une armée et d'une force de police nationale a poussé des dizaines de milliers d'Afghans à s'y intégrer, mais leur entraînement et leurs équipements laissent à désirer.

Environ 30.000 Afghans sont aussi engagés par des firmes de sécurité privées qui les forment et les payent mieux.

La mise en place de milices locales pour assurer la sécurité locale n'est pas nouvelle dans la lutte anti-insurrectionnelle, mais certains doutent de leur efficacité face à un ennemi infiltré dans les populations locales.

 15/7

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/11/01003-20100711ARTFIG00205-la-peur-et-la-desillusion-regnent-dans-kandahar.php


1-7 Le ministre chinois des A.E participera à des réunions en Afghanistan et au Vietnam

Le ministre chinois des Affaires étrangères (AE) Yang Jiechi participera à une conférence internationale sur l'Afghanistan le 20 juillet à Kaboul, ainsi qu'à une série de réunions des chefs de la diplomatie du 21 au 23 juillet à Hanoi, au Vietnam, a annoncé Qin Gang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse régulière, ce jeudi.

Au Vietnam, les réunions se dérouleront entre les ministres des Affaires étrangères de la Chine et de l'Association des pays de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), et entre les chefs de la diplomatie des pays de l'ASEAN, la Chine, le Japon et la République de Corée.

Par ailleurs, Yang Jiechi participera à des consultations officieuses des ministres des Affaires étrangères dans le cadre du Sommet de l'Asie de l'Est et à une réunion des ministres des Affaires étrangères du 17e Forum régional de l'ASEAN, a ajouté Qin Gang.

Yang Jiechi se rend en Afghanistan sur l'invitation de son homologue afghan Zalmay Rasoul et au Vietnam sur celle de Pham Gia Khiem, vice-Premier ministre vietnamien et ministre vietnamien des Affaires étrangères, a précisé Qin Gang.

L'ASEAN regroupe le Brunei, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.

2010-07

http://french.cri.cn/621/2010/07/15/261s223410.htm


1-8 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

 

1 L'Espagne accueille un troisième ex-détenu de Guantanamo.

 L'Espagne a accueilli un troisième ancien détenu de Guantanamo, un Afghan qui est arrivé mercredi soir dans le pays, a annoncé jeudi le ministère espagnol de l'Intérieur.

Le communiqué du ministère, qui ne révèle ni son identité ni son âge, précise que cet ancien prisonnier, comme les deux précédents, remplit la condition de ne pas faire l'objet de poursuites judiciaires aux Etats-Unis, en Europe ou en Afghanistan. Tous trois pourront travailler et vivre en Espagne, mais ne peuvent quitter le pays.

L'Espagne a annoncé qu'elle accueillerait jusqu'à cinq anciens prisonniers de Guantanamo pour aider les Etats-Unis à fermer le centre de détention de la base militaire américaine à Cuba, où ont été incarcérés des suspects de terrorisme. Un ancien détenu palestinien était arrivé en février, et un Yéménite en mai.

21/7

AP,___


2 Guantanamo: Omar Khadr veut boycotter son procès.

Omar Khadr, dernier occidental détenu à la base américaine de Guantanamo, a annoncé devant un tribunal militaire qu'il allait boycotter son procès, prévu en août. Il doit être jugé pour le meurtre d'un soldat américain en Afghanistan.

Le Canadien de 23 ans a fait son annonce après avoir rejeté à nouveau un accord avec la justice américaine. Celle-ci lui a proposé de plaider coupable en échange d'une réduction de peine. "Je boycotte la commission militaire, premièrement en raison de son injustice et de son iniquité", a-t-il lancé. Selon lui, le tribunal militaire "a été constitué pour condamner les détenus".

M. Khadr, qui n'avait que 15 ans au moment des faits, est accusé d'avoir lancé une grenade qui a tué un soldat américain lors de combats en Afghanistan en juillet 2002 et d'actes de terrorisme. S'il est reconnu coupable, il risque la prison à vie.

L'offre de la justice américaine portait sur un plaidoyer de culpabilité de sa part en échange d'une peine de 30 ans, dont il n'aurait eu à purger que cinq ans à Guantanamo, a déclaré Dennis Edney, un avocat canadien qui conseille l'accusé mais ne peut le représenter devant le tribunal américain.

Une partie de la peine, sans que l'on sache si c'est l'ensemble des 25 années restantes, aurait été purgée au Canada.

"M. Khadr ne pouvait admettre quelque chose qu'il n'a jamais fait. Il n'a jamais tué personne", a dit Me Edney au sujet de son client, détenu depuis octobre 2002 à Guantanamo.

"Je ne vais pas laisser le gouvernement américain m'utiliser à ses fins", a déclaré Omar Khadr en expliquant pourquoi il préférait boycotter le procès plutôt que de se défendre des accusations à son encontre.

Il a ajouté qu'il assisterait peut-être au procès mais qu'il n'y participerait pas. "Comment puis-je espérer la justice d'un système qui en est dénué", a-t-il dit.

ats /

13 juillet


3 2 détenus de Guantanamo transférés.

Le Pentagone a annoncé avoir remis aux gouvernements espagnol et letton deux détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo (Cuba) dont il n'a cependant pas révélé l'identité.

"Les Etats-Unis se sont entendus avec les gouvernements de l'Espagne et de la Lettonie pour que les transferts se déroulent dans des conditions de sécurité appropriées, et ils resteront en étroite concertation avec ces deux gouvernements au sujet de ces individus", précise un communiqué du département de la Defense.

Les identités des deux détenus sont tenues secrètes "pour des raisons d'ordre privé, à la demande des gouvernements d'accueil", ajoute le Pentagone.

Ces nouveaux transferts réduisent à 176 le nombre de détenus qui restent à Guantanamo, contre 245 l'an dernier à l'entrée en fonctions du président Barack Obama.

Le chef de la Maison blanche s'est engagé à fermer le centre de détention de Guantanamo, ouvert en 2002 pour incarcérer et interroger des étrangers capturés après l'intervention des forces alliées en Afghanistan contre Al Qaïda et ses protecteurs du régime des résistants.

Environ 780 prisonniers ont été envoyés à Guantanamo au total.

Reuters
22/07

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/22/97001-20100722FILWWW00713-2-detenus-de-guantanamo-transferes.php


4 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

L’administration Obama a renvoyé un détenu de Guantanamo au Yémen, son pays d’origine, après qu’un juge fédéral eut ordonné sa libération, arguant que Mohammed Odaini était détenu sans motif depuis plus de huit ans, a annoncé mardi  13 juillet le Pentagone dans un communiqué.

Toutefois, ce transfert vers le Yémen reste une exception et « la suspension des rapatriements de Yéménites de Guantanamo reste en vigueur, en raison de la situation en matière de sécurité dans ce pays », explique le Pentagone. En janvier, le président Barack Obama avait suspendu tous les transferts de détenus yéménites, après la tentative d’attentat perpétrée le jour de Noël par un jeune Nigérian dans un avion Amsterdam-Detroit, qui a affirmé avoir été entraîné dans un camp d’Al-Qaïda au Yémen. Mais le cas du Yéménite Mohammed Odaini, qui avait 17 ans lorsqu’il a été capturé au Pakistan, a contraint l’administration a lever partiellement cette suspension. Un juge fédéral a en effet estimé fin mai qu’il n’existait pas de preuves d’un lien quelconque entre le jeune homme et Al-Qaïda. Près de la moitié des 180 prisonniers encore détenus à Guantanamo sont yéménites. Rappelons que lors  de son entrée en fonctions en janvier 2009, Barack Obama avait fixé à janvier 2010 la date butoir pour la fermeture du centre de détention situé sur l’île de Cuba, mais l’administration américaine n’a pas pu tenir ce délai comme l’a expliqué en détail Nea Say.

Rate This

14/07/2010

http://europe-liberte-securite-justAfghanistan ice.org/2010/07/14/les-usa-renvoient-un-detenu-blanchi-de-guantanamo-au-yemen/


5 Le gouvernement Blair accusé de complicité de torture.
Alors que les services secrets britanniques sont poursuivis en justice par d'anciens détenus de Guantanamo pour complicité de torture, des documents publiés par la presse anglaise montrent que leurs responsables ont bien fermé les yeux sur ce sujet.

Dans le sillage des États-Unis, le Royaume-Uni se trouve à son tour entraîné dans un scandale autour de la torture. Des documents publiés jeudi par le Guardian accréditent les accusations déjà portées par d'ex-détenus de Guantanamo, selon lesquelles les services secrets de sa majesté (MI5 et MI6) ont cautionné les méthodes d'interrogatoire peu orthodoxes utilisées par les Américains sur des terroristes présumés après le 11 septembre.

C'est d'ailleurs la plainte déposée par six anciens détenus de Guantanamo qui a permis la révélation de ces documents. Le cas le plus connu est celui de l'Ethiopien Binyam Mohamed, détenu sur la base américaine pendant plus de quatre ans avant d'être transféré en 2009 en Grande-Bretagne, où il a le statut de résident. Il a notamment affirmé qu'un membre du MI5 avait fourni les questions lors des interrogatoires assortis de tortures qu'il a subis dans un site secret au Maroc, après son arrestation au Pakistan en 2002. Selon lui, les renseignements britanniques, et donc l'administration Blair, étaient donc au courant des privations de sommeil, tortures génitales et autres mauvais traitements subis durant sa détention.

900 documents déclassifiés 

Le gouvernement britannique a bien essayé de suspendre la procédure judiciaire. D'une part, en proposant une médiation aux plaignants. Des compensations pourraient leur être versées, a ainsi annoncé la semaine dernière le premier ministre David Cameron, si des pratiques assimilées à des tortures étaient avérées. Pour déterminer ce point, il a annoncé d'autre part la tenue d'une enquête indépendante, qui doit commencer ses travaux avant la fin de l'année et durer une douzaine de mois. Avantage de cette procédure: les travaux ne seront pas entièrement publics, les dépositions des agents des services secrets et les informations touchant à la sûreté de l'État étant couvertes par une confidentialité totale. Mais selon le gouvernement britannique, l'enquête ne peut démarrer tant que la procédure judiciaire est en cours.

Cela n'a pas suffi à faire reculer la cour d'appel britannique. Considérant qu'une procédure n'annule pas l'autre, elle a rejeté la demande de suspension du gouvernement. Sur injonction de la justice, 900 documents placés sous le sceau du secret ont déjà été déclassifiés dans le cadre de l'enquête. Le Guardian en publie quelques extraits, qui montrent très clairement que la Grande-Bretagne n'a pas appliqué les procédures légales d'assistance à ses ressortissants et ne n'est pas opposée à l'envoi de certains d'entre eux à Guantanamo. 

«Nous l'avons écouté sans commenter»

 Plusieurs de ces pièces portent sur le cas d'Omar Deghayes. Ce Britannique d'origine libyenne a été interrogé par le MI5 alors qu'il était détenu dans la base américaine de Bagram à Kaboul, tristement célèbre pour les mauvais traitements dont elle a été le théâtre.

Durant l'interrogatoire, mené en juillet 2002, le détenu affirme souffrir d'une hémorragie interne due à une tuberculose. «Nous l'avons écouté sans commenter», note le rapport. «S'il continue de se cramponner à son histoire, note un officier quelques jours plus tard, nous proposons de se désengager et de laisser les évènements ici poursuivre leur cours». Autrement dit, laisser le prisonnier être emmené par les Américains au centre de détention de Guantanamo. C'est chose faite dès l'automne suivant, explique le quotidien britannique. Emprisonné cinq ans, Omar Deghayesa perdra un œil suite aux mauvais traitements subis là-bas.

En janvier 2002, une note du MI6 destinée à ses officiers reconnaissait déjà la possibilité que les prisonniers «ne soient pas traités en accord avec les standards appropriés». Tout en concluant : «Étant donné qu'il ne sont pas sous notre contrôle, la loi ne requiert pas l'intervention de votre part pour l'empêcher». Pour l'avenir, David Cameron, qui a reconnu des «interrogations sur le degré de collaboration des agents britanniques avec les services de renseignement étrangers qui traitaient les prisonniers d'une façon inappropriée», a annoncé de nouvelles règles afin d'empêcher ce genre de comportement. Elles stipulent que les agents britanniques «ne doivent jamais participer à aucune action au cours de laquelle ils savent ou croient que des actes de torture seront commis».

En attendant, de l'aveu même du premier ministre, «tant que ces questions restent en suspens, notre réputation en tant que pays qui croit à la liberté, à l'équité et aux droits de l'homme sera mis en doute».
15/07

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/15/01003-201...


6 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

http://www.dailymotion.com/video/xe2v4g_en-europe-quelle-...


Les commentaires sont fermés.