Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

10/08/2010

n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Suite : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan

n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Suite : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°446 du 10-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Malgré les milliards dépensés dans la 'reconstruction', l'électricité manque toujours…

1 Les Brèves

1-1 Sur le front

1 Recrudescence des attaques à Panjwaii.

2 Dans une vallée afghane, un avant-poste au milieu des résistants.

3 Les effectifs des forces spéciales ont triplé au cours de l'année écoulée.

4 Vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab.

1-2 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

1-3 Mouvement de résistance

Mécontentement face au comportement des Britanniques

1-4 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.  

1-5 Conférence internationale des Soixante-dix pays donateurs.

1-6 Le président Karzaï approuve un projet de milices locales.

1-7 Le ministre chinois des A.E participera à des réunions en Afghanistan et au Vietnam

1-8 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Espagne accueille un troisième ex-détenu de Guantanamo.

2 Guantanamo: Omar Khadr veut boycotter son procès.

3 2 détenus de Guantanamo transférés.

4 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

5 Le gouvernement Blair accusé de complicité de torture.

6 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

2 Dossiers

2-1 Peur et  désillusion à Kandahar.

1 L'étau se resserre sur Kandahar…

2 Rues désertes

3 Mauvaise gouvernance.

2-2 Anthony DiMaggio : L’Afghanistan en ruines. (La réalité sur le terrain dément les discours d’Obama. ).

2-3 Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.



2 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Peur et  désillusion à Kandahar.

1 L'étau se resserre sur Kandahar…

Nb

Extrait

L'étau se resserre sur Kandahar…

L'offensive annoncée en fanfare pour juillet a certes été repoussée à l'automne.

On ne parle même plus désormais d'«opération militaire» -un gros mot dans le petit manuel de la nouvelle doctrine américaine de «contre-insurrection»- mais de «processus».

Il n'empêche. Américains et Canadiens continuent de masser leurs troupes aux abords de la capitale provinciale.

Hamid Karzaï.

Marie-France Calle
12/07  

http://www.lefigaro.fr/international/

 

2 Rues désertes

Nb  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Quant aux Kandaharis, ils vivent dans la peur et la désillusion. Près de neuf ans d'occupation étrangère ne leur ont apporté ni la paix ni la sécurité.

Pourquoi, s'interrogent-ils?

«La construction d'écoles, d'hôpitaux, de routes?

Autant de belles promesses jamais tenues», lance avec amertume Idriss, un jeune ingénieur qui vit au centre de Kandahar, à quelques mètres de l'ancienne demeure du mollah Omar.

Le chef spirituel des résistants se cacherait au Pakistan, dans la région de Quetta. Idriss en est persuadé, «les Américains n'ont qu'un seul but, rester en Afghanistan». Et pour cela, dit-il, «ils soutiennent les résistants tout en faisant semblant de les combattre, ça fait durer la guerre». Il n'est pas le seul à croire à cette théorie de la conspiration.

Quand on lui demande son avis, Abdul, qui tient un petit restaurant, hoche la tête en signe d'approbation. «C'est pareil pour la culture du pavot et le trafic de la drogue, dit-il. Les Occidentaux prétendent que ce sont nos dirigeants qui sont derrière tout ça; mais, sans l'aide des Américains, comment ces énormes transactions, visibles de tous, pourraient-elles continuer d'exister? »

 

Au centre de Kandahar, les rues sont quasiment désertes. La ville porte les cicatrices des récents attaques. Sur l'une des principales artères, on peut voir les murs éventrés de la «guesthouse fortifiée» qui abritait des compagnies de construction occidentales. Elle a été soufflée au printemps dernier par une attaque kamikaze. Quatre Afghans sont morts, plusieurs Américains ont été blessés.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/

 

3 Mauvaise gouvernance.

nb

Il y a trois jours, un homme a été abattu en plein Kandahar. Dans la même journée, des résistants s'en sont pris à un villageois du district d'Arghandab, à quelques kilomètres de là. L'homme, qui voyageait avec sa femme et ses enfants, a été tué sous leurs yeux. Selon le conseil provincial, les militants l'avaient menacé à plusieurs reprises, l'accusant d'espionner pour le gouvernement afghan soutenu par les Occidentaux.

Pour autant, leur crédit n'est pas forcément entamé dans cette province du Sud afghan. La présence des troupes étrangères n'y est pas pour rien. La mauvaise gouvernance afghane non plus. «Avant, la famille Karzaï était très respectée ici, mais depuis que Hamid est président, ses frères, y compris Wali, se croient tout permis », affirme Idriss.

Le «jeune Karzaï» profiterait notamment de la fonction de son aîné pour nommer ou révoquer à sa guise les personnages clés à Kandahar.

En revanche, personne ne peut le soupçonner de sympathie pour les résistants, qui ont tué son père en 1999.

Même s'il est convaincu que le temps est venu de négocier avec eux.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/


2-2 Anthony DiMaggio : L’Afghanistan en ruines. (La réalité sur le terrain dément les discours d’Obama. ).

La violence en Afghanistan s’est accrue en 2010 en raison de "l’escalade" américaine de la poursuite des Résistants et du nombre croissant des attaques sur les civils afghans.

Ces attaques ont atteint leur plus haut niveau depuis l’invasion des USA en 2001 selon l’organisation pour les droits de l’homme Afghanistan Rights Monitor (ARM).

ARM estime que plus de 1000 civils ont été tués cette année et 1500 blessés.

Et dans le même temps les résistants ‘Talibans" sont devenus plus résistants, plus adaptables et plus meurtriers".

Le rapport de l’ARM de ce mois-ci constitue un aveu notable de la part de ceux qui sont sur le terrain que la promesse des USA d’aider à "stabiliser" l’Afghanistan et à réduire la violence et le terrorisme s’avère plus rhétorique que réelle. Les 140 000 soldats supplémentaires que les USA ont envoyés en Afghanistan semblent avoir mis les Afghans en plus grand danger de mort encore en provoquant une escalade de la violence qui rend le pays de plus en plus incontrôlable.

Des études sociales récentes de l’ONU indiquent que l’Afghanistan demeure un des pays les plus misérables de la planète. L’espérance de vie n’y est hélas que de 44 ans et il n’y a pas de pays au monde (à part le Niger) où elle soit plus faible. Les statistiques de l’ONU pour le Développement Humain de 2009 montrent que l’Afghanistan fait partie des 10% du monde où la production intérieure brute (PIB) est la plus faible, des 20% du monde où le taux d’alphabétisation est le plus faible, des 4% où l’espérance de vie est la plus basse et des 30% où la malnutrition des enfants est la plus grande. L’Afghanistan a cependant des résultats excellents dans un domaine : celui de l’émigration. L’Afghanistan figure dans les 30% du monde où le taux d’émigration est le plus élevé, ce qui est indicatif de la terrible menace que l’occupation USA-NATO fait peser sur les civils.

La popularité de la guerre en Afghanistan est à son plus bas niveau historique en ce milieu d’année 2010. Les Américains semblent conscients que la situation dans le pays ne progresse pas, au contraire elle empire en termes de pertes humaines civiles afghanes et militaires américaines. L’opposition publique grandissante est le signe que la rhétorique d’Obama pour défendre la guerre perd chaque jour de sa force et de son pouvoir de conviction. Selon un sondage de Newsweek, le pourcentage d’Américains qui ne sont pas d’accord avec la manière dont Obama gère le conflit a doublé, passant de 27% en février à 55% en juin. Selon le Washington Post-ABC, alors que 52% d’Américains étaient en faveur de la guerre juste après le discours d’élection d’Obama en décembre 2009, ce chiffre est tombé à 44% au début de juin 2010. Dès avril de cette année, le sentiment que cette guerre "ne valait pas la peine" d’être menée et qu’il fallait s’y opposer était partagé par une majorité d’Américains.

Les pertes américaines en 2010 ont été les pires de toute la guerre. Elles ont atteint une moyenne de 32 soldats par mois alors qu’en 2009 elles étaient de 29 par mois et 13 par mois en 2008. Les pertes américaines ont en fait augmenté régulièrement chaque année depuis 2001 témoignant du sacrifice croissant que ce conflit exige du peuple américain. Les médias américains ont largement ignoré l’augmentation des pertes américaines et même depuis qu’ils ont commencé à en parler à la fin de 2009, peu d’articles ont paru sur le niveau historique des pertes. Il semble que les journalistes aient bien appris leur leçon et qu’ils ne veuillent pas "jouer les trouble-fêtes" dans une guerre que les deux partis politiques soutiennent en dépit de l’opposition grandissante des citoyens.

Anthony DiMaggio

Anthony DiMaggio est le directeur de media-ocracy (www.media-ocracy.com), un quotidien Internet qui se consacre à l’étude des médias, de l’opinion publique et de l’actualité. Il est l’auteur de When Media Goes to War ("Quand les médias vont en guerre") (2010) et de Mass Media, Mass Propaganda ("Médias de masse, propagande de masse") (2008). On peut le joindre à mediaocracy@gmail.com

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/dimaggi...

Anthony DIMAGGIO

16 juillet 2010

Traduction : D. Muselet

(Counterpunch)

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-Afghanistan-en-ruines-Counterpunch.html


2-3 Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.

nb Nb  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Un scepticisme profond gagne l'ensemble de l'opinion publique occidentale quant à la finalité véritable de la présence des forces de l'OTAN en Afghanistan.

Alors que les Pays-Bas sont les premiers à retirer leurs troupes du pays, que l'armée britannique a cédé à l'armée américaine, le 7 juillet dernier, la supervision d'une zone particulièrement sensible (le district de Sangin, bastion des taliban), le président Obama délivre à la communauté internationale un message ambigu.

Lors de la conférence de Kaboul, qui s'est tenue le 20 juillet dernier, la secrétaire d'Etat et chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton appela de ses voeux la mise en marche de la transition de souveraineté dans la conduite de la guerre contre les taliban vers le gouvernement afghan.

Ne pouvant "être repoussée indéfiniment", cette transition ne s'apparenterait en rien à la fin de l'implication américaine en Afghanistan mais au "début d'une nouvelle phase", d'après les propos qui se voulaient rassurants de Mme Clinton. Le président Obama a, de son côté, annoncé un retrait des troupes américaines à l'été 2011 ainsi que l'élaboration d'une nouvelle stratégie militaire.

De fait, la situation s'emballe dans le pays: les forces de l'OTAN ont connu un mois de juillet sanglant, les résistants gagnent du terrain, l'étau se resserre.

Le président Obama fait alors le pari risqué d'un "surge", d'une intensification de la présence militaire américaine en Afghanistan, plus précisément dirigée vers la zone afghano-pakistanaise, nerf de la rébellion conduite par Al-Qaeda. Ainsi, le retrait des troupes américaines en Irak le 31 août de cette année - leur départ définitif ne s'effectuera qu'en décembre 2011 - doit être lu, d'une part, comme la tenue d'une promesse électorale fondamentale de la part du président, d'autre part, comme le moyen stratégique de renforcer les troupes en Afghanistan.

Comment appréhender ce double discours américain? Comment lier cette volonté affichée de rappeler le gouvernement afghan à ses responsabilités et cette décision d'une intensification de la présence américaine sur le sol afghan? L'armée américaine tente-t-elle de déserter au plus vite un pays dont elle ne maîtrise plus les données géopolitiques? En effet, les motifs de la présence américaine sont multiples et contradictoires: au motif initial tombé en désuétude - tous les experts s'accordent à dire que le dissident Oussama Ben Laden ne se trouve plus dans le pays - s'est substitué la rébellion totalement incontrôlable des taliban. Mais ce n'est pas tout: le motif le plus pernicieux semble bien être l'ambition américaine de "national building".

Le gouvernement afghan, véritable ennemi des forces de l'OTAN?

Dans un entretien accordé à la chaîne danoise TV2 News, le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a mis le doigt sur le nerf du problème afghan: "Il existe assurément une volonté de pouvoir" à Kaboul mais "il manque surtout des moyens suffisants pour le faire". Une transition de souveraineté n'est pas l'affaire de quelques jours, surtout quand elle concerne un gouvernement gagné par la corruption et la fraude électorale - la victoire du président Hamid Karzaï en novembre 2009 fut violemment contestée -, et privé par les forces internationales de ses prérogatives étatiques, notamment budgétaires. Les dirigeants présents à la conférence de Kaboul se sont donc accordés pour transmettre au gouvernement afghan la gestion de l'aide internationale.

Comme l'a expliqué, hier, au quotidien Le Monde le président pakistanais Asif Ali Zardari - en visite officielle à Paris -, "pour gagner le soutien de la population afghane, il faut lui apporter du développement économique et lui prouver qu'on peut non seulement changer sa vie, mais surtout l'améliorer". "C'est toute l'approche qui me semble erronée. La population n'associe pas l'intervention de la coalition à un futur mieux-être", a-t-il ajouté. Le transfert de souveraineté est un processus long, un travail au quotidien pour gagner la confiance de la population.

A ce titre, l'armée américaine aurait fort à apprendre de la politique des trois D - développement, diplomatie, défense - de l'armée néerlandaise, qui s'était engagée pendant quatre années dans une véritable entreprise de reconstruction du pays : forte présence des organisations non gouvernementales néerlandaises, création d'écoles, construction d'une route reliant les deux villes les plus peuplées d'Uruzgan, région sous leur contrôle militaire. Comme le manifestent les documents secrets publiés par WikiLeaks, la présence américaine contribue à alimenter sentiment d'insécurité et de défiance.

C'est surtout l'image de "sale guerre" que véhiculent les rapports de WikiLeaks: celle d'une guerre où des soldats alliés (français et afghans) en viennent aux mains, où les bavures sont monnaie courante (civils tués ou blessés lors de simples manoeuvres techniques), où un pays allié est soupçonné de marcher avec l'ennemi - les services secrets pakistanais collaboreraient avec des résistants afin de déstabiliser le gouvernement afghan. Dernière révélation choc des rapports confidentiels: la TF46, unité d'élite allemande, aurait collaboré avec la TF373, unité d'élite essentiellement composée de forces spéciales américaines, dans la stratégie des assassinats ciblés de taliban, mise en œuvre par David Petraeus, commandant des forces armées en Afghanistan.

http://www.humanite.fr/04_08_2010-les-r%C3%A9els-motifs-de-la-pr%C3%A9sence-internationale-en-afghanistan-451077


Les commentaires sont fermés.