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15/08/2010

n° 137 - Journal du Liban - 06-07 au 15-08 - : Début : Arrêtons de jouer les apprentis sorciers au Liban.

n° 137  - Journal du Liban - 06-07 au 15-08 - : Début  : Arrêtons de jouer les apprentis sorciers au Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

      n° 137                                             06-07 au 15-08

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Vu du Moyen-Orient : Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe.  

Gideon Levy : Nous sommes les seuls à avoir le droit ...

Les Nations Unies n'ont pas condamné même une fois l'agression,

Se mêler à la valse des informations ... 

Arrêtons de jouer les apprentis sorciers au Liban.

Une grande opération militaire pour corriger l’armée libanaise ?

Le CFR annonce une « Troisième guerre du Liban" 

Possible attaque israélienne contre le Liban cet automne.

Suite

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libanaise

b)  Israélienne  

Fin

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Do : Al-Qaïda au Maghreb appartient aux services secrets français.

 



Tiré à part :

Vu du Moyen-Orient : Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe.  

Selon un sondage, intitulé "Vu du Moyen-Orient : enquête sur l'opinion publique en 2010", la popularité du secrétaire général du Hezbolah sayyed Hassan Nasrallah, du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du président Hugo Chavez , du président iranien Mahmoud  Ahmadinejad est en hausse dans le monde arabe, alors que celle du président américain Barack Obama est en baisse !  
En effet, le sondage observe un changement significatif de l'image du président américain dans le monde arabe, avec un taux de désapprobation passant de 23% l'année dernière à 62% cette année.
Par contre, les hommes politiques les plus appréciés dans le monde arabe sont : en première place  le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan , en deuxième place  par le président vénézuélien Hugo Chavez , en troisième place  le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, puis en quatrième place  le. secrétaire général du Hezbollah sayyed Hassan Nasrallah et en cinquième place le président syrien Bachar al-Assad ! .
  Par ailleurs, l'Afghanistan reste un problème important, mais l'enquête internationale menée par l'Université de Maryland-Zogby montre que la déception sur le conflit israélo-palestinien est la cause la plus profonde qui a influencé l'évaluation du monde arabe sur M. Obama.  
"Il n'y a pas de doute dans ma pensée que le changement d'attitude à l'égard de l'administration Obama dans le monde arabe (...) est dû à la déception sur cette question centrale", a affirmé Shibley Telhami, chercheur associé à l'Institution Brookings et ancien conseiller de la mission américaine à l'ONU. 
Le sondage a été réalisé auprès d'environ 4.000 personnes en Egypte, en Arabie saoudite, au Maroc, en Jordanie, au Liban et aux Emirats arabes unis, entre le 29 juin et le 20 juillet derniers.  
61% des personnes interrogées ont cité le conflit israélo-palestinien comme une déception importante et 27% ont cité l'Irak.  
L'année dernière, plus de la moitié des personnes interrogées se déclaraient confiantes dans la politique américaine au Moyen-Orient. Cette année, le taux a baissé à 15%, et 63% des personnes interrogées se sont déclarées déçues par les politiques américaines. 
L'Irak est la seconde cause de frustration des Arabes vis-à-vis de M. Obama. Si les Arabes étaient en faveur du président américain qui avait promis de retirer les troupes américaines du pays, les Arabes sont déçus cette année par les élections en Irak, ce qui a causé la chute de la popularité du président américain.
Le gouvernement américain est critiqué pour l'absence d'un gouvernement en Irak et la frustration de la population quand on voit le fait que les candidats ayant gagné la majorité des sièges au Parlement n'ont pas été capables de s'unir pour établir un gouvernement en Irak, a expliqué Telhami, principal enquêteur dans le sondage

06/08/2010

http://www.almanar.com.lb

 

Gideon Levy : Nous sommes les seuls à avoir le droit ...

Après l’affrontement de mardi dernier à la frontière, Israël continuera à faire fi de la FINUL et de l’armée libanaise.

Ces salauds de Libanais ont changé les règles. C’est scandaleux. Il paraît qu’ils ont un commandant de brigade qui est résolu à protéger la souveraineté de son pays. Un scandale.

L’explication c’est qu’il « endoctrine ses troupes », chose que nous sommes les seuls autorisés à faire bien sûr et que ça c’était « l’état d’esprit du commandant » et qu’il est « proche du Hezbollah ». Le culot !

Et maintenant que nous avons récité jusqu’à plus soif les explications de la propagande des forces israélienne de défense sur ce qui s’est passé mardi à la frontière septentrionale, il est temps d’examiner les faits.

Mardi matin, Israël a demandé à la « coordination » avec la FINUL de pouvoir réaliser une nouvelle opération de « déblayage » sur la clôture de la frontière. La FINUL a demandé aux FID de reporter l’opération parce que son commandant était à l’étranger. Les FID n’en avaient cure. Ce n’est quand même pas la FINUL qui nous arrêtera.

À midi, les élagueurs se sont mis au travail. Les soldats libanais et ceux de la FINUL leur ont crié d’arrêter. Au Liban, ils disent que leurs soldats ont également tiré des coups de semonce en l’air. S’ils l’ont fait, ce n’est pas ce qui a arrêté les FID.

Les branches de l’arbre ont été coupées et du sang a été versé des deux côtés de la frontière. Épanché en vain.

Il faut dire qu’Israël prétend que la superficie de l’autre côté de la clôture est sur son territoire, ce que la FINUL a officiellement confirmé hier. Mais une clôture est une clôture : à Gaza il suffit de s’approcher de la clôture pour que nous descendions le contrevenant. En Cisjordanie, l’itinéraire de la clôture n’a rien à voir avec la Ligne verte ; pourtant les Palestiniens n’ont pas le droit de la traverser.

Au Liban, nous avons édicté des règles différentes : la clôture n’est qu’une clôture ; nous avons le droit de la traverser et de faire ce que nous voulons de l’autre côté, parfois sur le territoire souverain du Liban. Nos avions ont le droit de voler couramment dans l’espace aérien du Liban et parfois nous envahissons aussi son territoire.

Cette région a été occupée par Israël pendant 18 ans sans que nous le reconnaissions jamais. Cette occupation n’était pas moins brutale que celle des territoires, mais elle a également été blanchie. « Zone de sécurité » est ce que nous l’appelions. De sorte que maintenant aussi, nous pouvons faire ce que nous voulons.

Mais voila que brusquement, il y a eu un changement. Qu’est-ce que nos analystes ont dit ? Récemment il y a eu des « tirs anormaux » contre des avions israéliens. Après tout, il faut maintenir l’ordre. Nous avons le droit de voler dans l’espace aérien libanais, mais eux n’ont pas le droit de tirer.

Toutefois, l’incident de mardi doit être placé dans un contexte plus large : il a été exagéré hors de proportion ici comme si c’était un casus belli , et la guerre n’aurait été évitée que grâce à la fameuse « retenue » israélienne. Depuis des mois maintenant, on entend des roulements de tambour de guerre. Ra ra ra, danger. Des Scuds envoyés par la Syrie, la guerre dans le nord.

Personne ne demande pourquoi ni pour quelle raison ; c’est simplement que c’est l’été ici et avec lui les habituelles menaces de guerre. Mais c’est à Israël qu’un rapport des Nations unies publié cette semaine impute la responsabilité de la tension.

Dans cette atmosphère surchauffée, les FID devraient faire attention quand elles allument leurs allumettes. La FINUL demande de retarder une opération ? La région est explosive ? Eh bien, le travail aurait dû être reporté. Il se peut que l’armée libanaise soit décidée davantage maintenant à protéger la souveraineté de son pays - ce qui est non seulement son droit, mais son devoir - et un commandant libanais qui voit les FID opérer de l’autre côté de la clôture peut donner l’ordre de tirer, même de façon non justifiée.

Qui mieux que les FID savent ce que c’est que d’ouvrir le feu pour n’importe quelle violation réelle ou imaginée ? Demandez donc aux soldats à la barrière de séparation ou à ceux qui gardent Gaza. Néanmoins, Israël a rejeté avec arrogance la demande de reporter son opération faite par la FINUL .

C’est avec la même arrogance qu’il exige que les USA et la France cessent de fournir des armes à l’armée libanaise. Seule notre armée est autorisée à se constituer un stock d’armes. Pendant des années, Israël a exigé que l’armée libanaise prenne la responsabilité de ce qui se passe dans le sud du Liban et maintenant qu’elle le fait, nous changeons de ton. Pourquoi ? Parce qu’elle a arrêté de se comporter comme un sous-traitant israélien et qu’elle commence à agir comme l’armée d’un État souverain.

Et bien entendu cela est interdit. Une fois que les armes se sont tues, une clameur s’élève à nouveau pour que l’on frappe un autre « coup fort » contre le Liban pour « le dissuader »- infligé sans doute des destructions supplémentaires du type infligé dans le quartier Dahiya de Beyrouth.

Trois Libanais tués, dont un journaliste, cela ne suffit pas pour faire contrepoids à la mort de notre commandant de bataillon.

Nous en voulons davantage.

Le Liban doit apprendre une leçon et c’est à nous de la lui donner.

Et nous ? Nous n’avons pas de leçons à prendre. Nous continuerons à ignorer la FINUL , à ignorer l’armée libanaise et son nouveau commandant de brigade qui a eu le toupet de penser que son boulot est de protéger la souveraineté de son pays.

8 août

Gideon Levy

 

 

Les Nations Unies n'ont pas condamné même une fois l'agression,

Dans une conférence de presse tenue aujourd'hui, M. Aoun a appelé le Conseil des ministres libanais à tenir une réunion extraordinaire pour la discussion de l'agression israélienne, précisant que l'armée libanaise a fait face à ladite agression parce qu'elle est la garde des frontières et que le rôle de la résistance nationale commencé au moment où Israël planifie pour entrer de nouveau dans les territoires libanais.

M. Aoun a indiqué que les Nations Unies n'ont pas condamné même une fois l'agression, soulignant la tenue des Etats-

Le commandement de l'armée a fait noter que la patrouille israélienne avait poursuivi son avancée en dépit de l'intervention de la FINUL ce qui avait amené l'armée à intervenir aux armes individuelles; "des confrontations avaient éclatées au cours desquelles les forces ennemies s'étaient servies des armes automatiques et des obus ciblant les positions de l'armées et des maisons des civils ce qui avait laissé nombre de martyrs et de blessés parmi les éléments de l'armées", indique le communiqué qui fait savoir que la FINUL mène ses contacts pour rétablir la situation pendant que les hélicoptères de l'ennemi continuent à survoler la régionLa télévision libanaise al-Manar avait annoncé que deux soldats libanais étaient tombés martyrs dans les confrontations entre l'armée libanaise et les forces d'occupation israéliennes à Edayssé, sud-Liban, qu'un troisième avait été blessé du fait du bombardement par les chars israéliens d'une position de l'armée dans la même région et qu'une projectile était tombée sur une mosquée située entre al-Edayssé et Kafr Kala.

Elle a également fait état part du martyr du journaliste Assaf Abou Rahhal, de l'équipe du quotidien libanais al-Akhbar, et de l'atteinte de son propre correspondant au sud-Liban Ali Choueib par un éclat d'obus.

03 Août

http://www.sana.sy/fra/55/2010/08/03/301572.htm

 

Se mêler à la valse des informations ... 

Après l’allemand Deir Spiegel, le français le Figaro, le kowétien As-Syaça, c’est au quotidien italien Corriere de la Serra  de se mêler à la valse des informations et spéculations véhiculées sur le Hezbollah, recueillies toujours de sources anonymes, et formulées au conditionnel.
Les objectifs étant à chaque fois différents… 
« Les deux services de renseignements iraniens et turcs se seraient convenus d’œuvrer ensemble pour fournir des armements sophistiqués au Hezbollah » a prétendu le correspondant du journal pour les questions d’intelligence et de terrorisme, Goydo Olympio, connu pour ses positions pro-sionistes et son aversion pour la résistance.  
« Les missiles et les moyens de combats les plus sophistiqués pourraient frayer leur chemin à partir de l’Iran, en passant par
la Turquie et la Syrie jusqu’au Liban » a aussi supposé ce journaliste qui a travaillé entre 1999 et 2003 comme correspondant de plusieurs journaux italiens en Israël.
Et d’ajouter, citant une certaine source anonyme que «  l’acheminement de cet armement a déjà été discuté  lors d’une rencontre qui a réuni le chef des services secrets des Gardiens de la révolution iraniens, Hussein Taeb, et le nouveau chef des renseignements turc Hakân Fidan, lequel est considéré comme influent et voulant entretenir des liens étroits avec les Iraniens ».
Ce correspondant italien postule aussi que les armements seront transportés via des camions et des voitures, et que Fidan aurait déjà ordonné à ses hommes de trouver une couverture convenable  pour éloigner les unités militaires turques.
A la base de ses assertions, Téhéran voudrait créer un nouveau canal similaire à celui qui serait mis au point au Soudan pour acheminer des armes au Hamas dans la bande de Gaza. Il signale entre autre que «  les capitales occidentales examinent avec préoccupation les relations irano-turques », sachant toujours, selon Olympio «  que les services de renseignements turcs sont des meilleurs dans la région,…, tout autant que leurs homologues iraniens ».
 A noter que l’article italien a joui d’une couverture médiatique israélienne importante. Entre autre de la part du Yediot Aharonot, dont le correspondant s’est entretenu avec  son auteur. Ce dernier lui a affirmé que les Turcs ne sont pas encore au point de non retour pour renoncer à l’Occident en contrepartie d’un axe puissant avec l’Iran, , …, mais qu’ils veulent un prix convenable pour renoncer à leurs liens présumés avec l’Iran et le Hezbollah.
A noter qu’à l’origine c’est la désignation de Fidan à la tête des renseignements turcs qui a le plus préoccupé les Israéliens : «  Israël partage des secrets avec
la Turquie, et il est à craindre qu’elle ne les passe à Téhéran, vu que Fidane sympathise avec le régime des ayatollahs à Téhéran », avait indiqué lors d’un huis clos le ministre de la guerre Ehud Barak, selon le journal israélien.  
 Selon le quotidien libanais AlAkhbar, le journaliste italien est soupçonné de véhiculer dans les médias italiens des informations venant de sources israéliennes, mais que les Israéliens ne voudraient pas qu’elles soient émises de leurs parts ou via leurs médias.
Il est donc fort probable qu’il en soit de même pour l’article ci-dessus.
Présentant un scénario fictif invraisemblable,  sur un présumé acheminement d’armes au Hezbollah via
la Turquie, les Israéliens semblent  vouloir amener les Européens à réviser leur rejet d’intégrer ce pays musulman au sein de sa communauté.
Chose qui tient particulièrement à cœur pour les Turcs, et considérée être pour les Israéliens l’une des raisons de la détérioration de leurs liens avec eux.  

13/08/2010

http://www.almanar.com.lb

 

Arrêtons de jouer les apprentis sorciers au Liban.

Communiqué de Solidarité & Progrès

Paris, 7 août 2010 –

La violence de l’accrochage qui a eu lieu entre les forces israéliennes et l’Armée libanaise, le 3 août dernier à la frontière israélo-libanaise, ne trompe pas.

A moins de relancer un effort vigoureux en faveur de la paix, les armes se préparent à parler une fois de plus dans cette région, que les accords Sykes-Picot, signés en 1916 par les gouvernements anglais et français, ont condamnée à des guerres perpétuelles entre Arabes et Israéliens, manipulés par une conception impériale dont le mode d’opérer reste de diviser pour régner.

Les incidents ont eu lieu dans un climat de tension extrême, révélateur de la prochaine guerre contre l’Iran, qu’Anglais, Américains, Français et leurs alliés israéliens préparent, peut-être pour cet automne. Pour mener cette attaque, Israël entend d’abord prendre sa revanche sur une armée du Hezbollah qui menace son flanc nord et bénéficie du soutien de la Syrie, de l’Iran et sans doute de la Turquie. L’alliance occidentale de son côté, vise à déstabiliser le Liban en jouant une fois de plus la carte ethnique : chargé d’enquêter sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre sunnite, Rafik Hariri, le Tribunal spécial pour le Liban s’apprêterait à inculper des éléments du Hezbollah. Le but serait de faire voler en éclats la fragile unité retrouvée depuis mai 2008 par un pays où le Premier ministre, Saad Hariri, fils de Rafik, est sunnite, et où les principales forces d’opposition sont chiites et chrétiennes.

C’est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy joue avec le feu.

Menant son offensive contre le nucléaire iranien, il abandonne de fait son rôle traditionnel de protecteur du pays et utilise, au contraire, sa position au sein de la FINUL pour affaiblir le Hezbollah. Au point que selon George Malbrunot, un atlantiste notoire, l’attitude de la France susciterait même des craintes parmi les autres membres de la FINUL : « ‘Nous ne voulons pas que les Français prennent en otage la Finul pour régler des problèmes face au Hezbollah ou à l’Iran’, aurait indiqué un diplomate d’un pays européen ».

Le 29 juin et les 3 et 4 juillet derniers, de violents incidents ont éclaté contre les forces françaises de la FINUL qui, dans le contexte des « manœuvres », se seraient introduites, à l’insu du mandat de l’ONU, dans des villages chiites du Sud-Liban, à la recherche d’armes. Le président Sleimane et le chef d’état major de l’armée libanaise, le général Jean Kahwagi, ont dénoncé ces opérations et Claude Guéant a été obligé de présenter les excuses de la France auprès de l’ONU. Selon Al Manar, le général Kahwagi, a dénoncé « une mission secrète exécutée par les forces onusiennes au Liban sud au profit d’Israël ».

La France ne peut continuer à faire ainsi le jeu des intérêts financiers qui organisent partout dans le monde, et en particulier dans le Sud-ouest asiatique, une fuite en avant vers la guerre, afin d’échapper à une remise en cause de leur stratégie destructrice. Elle ne doit plus continuer à encourager le parti de la guerre en Israël et au contraire, elle doit dénoncer l’aspect suicidaire de sa politique et le combattre. Nous devons sortir une fois pour toutes de la « logique » des accords Sykes-Picot et leur substituer une stratégie de paix par le développement mutuel.

Cela signifie sortir de l’étau du système monétariste international actuel et œuvrer pour des programmes infrastructurels ambitieux, changeant les conditions de vie dans toute la région, en assurant partout l’accès à l’eau potable et à l’eau d’irrigation, le droit à l’énergie, à la santé publique et à l’éducation. La mission de la France est de mettre fin à une culture de la guerre.

A l’échelle du monde, cela signifie rompre avec la matrice de la City et de Wall Street, en élevant le débat sans compromissions ni opportunisme.

Communiqué de Solidarité & Progrès

7 août 2010

http://www.solidariteetprogres.org/article6896.html

 

Une grande opération militaire pour corriger l’armée libanaise ?

A l’issue des accrochages survenus la semaine dernière entre les forces libanaises et israéliennes dans la région frontalière d’Odayssi, (Sud Liban), Ehud Barak, ministre de la Défense israélien, a informé Bernard Kouchner, chef de diplomatie française, lors d’une communication téléphonique, qu’Israël compte lancer une grande opération militaire pour corriger l’armée libanaise, en représailles à la mort d’un colonel israélien.
Des sources françaises très bien informées ont affirmé au journal
al-sharq awsat, que des contacts de haut niveau ont eu lieu, avec la participation du Président français, Nicolas Sarkozy, de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, de l’Egypte, de la Jordanie et d’autres parties internationales et arabes, et qui ont permis de circonscrire les tensions, et d’éviter une bataille ouverte.
Selon Paris, "le fait que Hezbollah soit resté en dehors de la confrontation, et se soit contenté de mises en garde, a évité au Liban le spectre d’une nouvelle guerre qui aurait pu avoir lieu, du fait d’une sous-estimation de part et d’autre".  
La France considère qu’Israël est conscient " qu’il n’a pas intérêt à déclarer la guerre à l’armée libanaise, car, il sait pertinemment qu’elle est la  seule partie qui soit capable de régler le problème du sud Liban et d’y imposer le pouvoir de l’Etat".
Paris se veut rassurant et atteste que la page de la confrontation est désormais fermée. Les sources françaises résument la situation en quelques mots : "Pas de guerre civile au Liban, ni de guerre régionale, et encore moins des crises avec
la Syrie, en l’état actuel des choses".
Selon al-sharq awsat, Israël a contacté Paris, via les canaux diplomatiques traditionnels, pour le prévenir contre les armes que
la France fournit au Liban, et lui demander d’arrêter de ravitailler le Liban en armes, sous prétexte qu’elles sont utilisées contre les forces israéliennes, et qu’elles peuvent tomber dans les mains du Hezbollah. La réponse de Paris, selon les mêmes sources, était claire : "La France s’engage à appliquer les dispositions de l’accord de défense signé entre les deux pays en 2008, et considère que cet accord intervient en application de la résolution 1701 qui appelle à renforcer les autorités libanaises légitimes, et à asseoir le pouvoir de l’Etat libanais sur l’ensemble du territoire de la République. Paris a encore signifié à Israël que ce qu’il accomplit "est en totale harmonie avec la légalité nationale, les engagements de la France, la stabilité régionale et les importants intérêts français dans la région". Résultat : "les pressions israéliennes se sont arrêtées. La France n’est pas les Etats-Unis", estiment les mêmes sources, en allusion au poids du lobby israélien au sein du Congres américain.
  

11/08/2010 

ismael.mulla@orange.fr

http://alqods-palestine.blogspot.com/

 

Le CFR annonce une « Troisième guerre du Liban" 
Dans un rapport publié sur son site internet, le Council on Foreign Relations annonce l’imminence d’une troisième guerre du Liban et exonère par avance Israël de toute responsabilité.
Quatre ans après un conflit dévastateur de 34 jours – qui coûta la vie à plus de 1200 Libanais – une série d’accrochages et de violations flagrantes de la résolution 1701 de l’ONU par Israël, survenues ces dernières semaines, laissent présager une reprise imminente des combats entre le Hezbollah et l’armée de l’Etat hébreu.
La semaine dernière, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a tenté d’intervenir, en dénonçant « les survols quasi quotidiens du territoire libanais par les forces aériennes israéliennes qui constituent des violations de la souveraineté libanaise qui doivent immédiatement cesser ». Le Secrétaire général a également exhorter Israël à « accélérer sans plus tarder » le retrait se ses forces « de la partie nord du village de Ghajar et de la zone limitrophe au nord de
la Ligne Bleue » qui délimite la frontière entre les deux Etats. (1)
Rapport du CFR
Ces tensions surviennent alors que le Council on Foreign Relations (CFR) vient de publier un rapport dans lequel il annonce l’imminence d’une troisième guerre du Liban. Il n’est pas inutile de rappeler ici que si le CFR – présidé par le milliardaire David Rockefeller, qui est également le fondateur du Groupe Bilderberg et de
la Commission Trilatérale – se présente comme un « think-tank non partisan ayant pour but d’analyser la politique étrangère américaine et la situation politique mondiale », il est en réalité une organisation opaque qui régit des intérêt financiers internationaux liés à l’idéologie mondialiste néolibérale (lire à ce sujet notre article du 10 mai dernier ).
Le document de neuf pages, que nous reproduisons en fin d’article, indique qu’il y a un « danger croissant de la reprise de la guerre entre Israël et le Hezbollah. Depuis le dernier conflit entre ces deux parties au Liban, pendant l’été 2006, le Hezbollah n’a cessé de se réarmer et son arsenal est maintenant plus puissant, tant en quantité qu’en qualité.
Israël ne peut que constater que la menace faite à sa sécurité nationale est devenue intolérable ». Une attaque préventive serait donc légitime, selon ce rapport.
Le CFR n’apporte pas la preuve du réarmement de la milice chiite. Il se base uniquement sur des rapports du renseignement israéliens et d’autres rumeurs d’officines et relais de désinformation. Néanmoins, après les crimes de guerre perpétrés par l’Etat hébreu en 2006, dénoncés par Amnesty International (2), la réorganisation militaire du Hezbollah semble pour le moins légitime, puisque qu’elle est sa seule garantie de survie, ainsi que celle du peuple libanais.
Le rapport de l’agence mondialiste prétend également que « l‘Iran pourrait pousser le Hezbollah à attaquer Israël, afin de faire diversion sur la pression internationale à propos de son programme nucléaire. » Dans tous les cas, « le Hezbollah arguerait probablement du fait qu’il répondait au survols israéliens du territoire libanais. »
La logique du CFR nécessiterait quelques éclaircissements, car on voit mal comment une attaque du Hezbollah sur Israël permettrait à l’Iran de faire diversion sur quoique ce soit. C’est même le contraire qui ne manquerait pas de se produire en pareil cas. Par ailleurs, l’histoire récente du Proche Orient démontre que c’est l’Etat juif qui a toujours su trouver quelques prétextes fallacieux pour agresser ses voisins. Mais on voit bien ou veut en venir le CFR, qui n’hésite pas a exonèrer par avance Israël de toute violation des résolutions de l’ONU en affirmant que « dans tous les cas, le Hezbollah arguerait probablement du fait qu’il répondait aux survols israéliens du territoire libanais pour entrer en guerre. » Pour l’organisation de M. Rockefeller, il serait bien sûr tout à fait intolérable que les libanais réagissent aux provocations quotidiennes de Tsahal. Ils doivent se soumettre en silence. Dans la foulée, le
CFR ne manque pas de promulguer quelques conseils à l’État hébreu, comme par exemple « d’attaquer des équipements et des dépôts d’arme en Syrie » et pourquoi pas en Iran pendant qu’on y est ?
Il est impossible de dresser une liste des contres vérités promulguées par ce document tant elle sont nombreuses. En fait, pour établir un travail complet, il faudrait revenir sur chacune des phrases qui y figurent. Les conclusions de ce rapport sont sans équivoque : La diplomatie étasunienne ne réussira pas à empêcher cette guerre (en a-t-elle l’intention ?), et elle devrait d’ores et déjà se concentrer sur la future… reconstruction du Liban. David Rockefeller a-t-il déjà négocié les contrats ?
Ce même David Rockfeller qui indiquait sans complexe dans Newsweek le 1er février 1999 : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». Et encore, huit ans plus tôt : « La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est assurément préférable au principe d’autodétermination des peuples ».
Pour des agences mondialistes comme le CFR, Bilderberg ou
la Commission Trilatérale, nos vies, comme celles des ennemis qu’ils nous fabriquent, est un business. Ce n’est pas de leur Nouvel ordre mondial dont nous avons besoin, et encore moins de leurs Nouvelles guerres, mais d’un monde débarassé de leur présence néfaste.
Notes :
1. Lire le communiqué de l’ONU
2. Article du Monde diplomatique
Source de cet article:
http://www.mecanopolis.org

Internationalnews : Agata Kovacs,

20 juillet 2010

Mécanopolis 

 

Possible attaque israélienne contre le Liban cet automne.
En trois semaines les signaux de danger se sont multipliés au Liban et la tension s’est considérablement accrue.

Il y a d’abord eu les intrusions des soldats français de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) qui, à la demande d’Israël, ont tenté de pénétrer illégalement dans les habitations de membres présumés de la Résistance pour saisir leurs armes. La population, les a repoussés à coup de pierres et de bâtons, faisant deux blessés. L’affaire est remontée au Conseil de sécurité de l’ONU. Alors que ces intrusions avaient été ordonnées par le ministre de la Défense français Hervé Morin, la France a présenté des excuses par la voix du secrétaire général de la présidence, Claude Guéant.

Pour prévenir la récidive, le Hezbollah a placardé des affiches en français à destination des soldats français. On peut y lire : « La main qui touchera à l’armement de la Résistance sera coupée ».

Le 10 juillet, l’armée française a procédé à un important exercice d’évacuation de ses ressortissants.

Le Tribunal spécial pour le Liban, qui avait été créé par le Conseil de sécurité comme instrument politique contre le Syrie, a renoncé à mettre en accusation le président syrien Bachar el-Assad et l’ancien président libanais Emile Lahoud, tous les éléments réunis contre eux ayant été démentis au fil du temps. Cependant, le Tribunal pourrait publier en septembre ou octobre un acte d’accusation. Selon Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, le Tribunal deviendrait alors un instrument politique contre la Résistance. Il lancerait des accusations aussi fantaisistes que les précédentes, mais contre le Hezbollah cette fois. Cette manoeuvre viserait à provoquer la dissension dans le pays et ouvrirait la voie à une nouvelle attaque militaire israélienne.

A Washington, le Saban Center (Brookings Institution) et le Council on Foreign Relations ont publié deux rapports contradictoires. Le premier préconise de laisser toute latitude à Israël. Le second plaide au contraire pour que l’administration Obama fasse pression sur le gouvernement Netanyahu avant, pendant et après le conflit, afin de le limiter. Ces documents doivent être interprétés dans le contexte de la rivalité de commandement qui oppose depuis des mois Tel-Aviv et Washington. Au demeurant, ces études partent l’une et l’autre de la conviction qu’Israël est déterminé à prendre sa revanche sur le Liban et que nul ne peut l’en empêcher.

Maura Connelly a été auditionnée, le 20 juillet, par le Sénat pour confirmer sa nomination comme prochaine ambassadrice à Beyrouth. Elle s’est positionnée sur la ligne définie par le négociateur spécial George Mitchell : les Etats-Unis ne devraient plus combattre frontalement le Hezbollah, qui dispose d’un soutient majoritaire de la population, mais l’isoler. En d’autres termes, Washington devrait feindre d’interpréter une guerre israélienne contre le Liban comme une opération de police contre le Hezbollah et s’abstenir d’intervenir ouvertement.

Enfin, Mahmoud Abbas, président de facto de l’Autorité palestinienne, a adressé un message aux Palestiniens du Liban leur demandant de ne pas sortir des camps de réfugiés durant la guerre annoncée pour cet automne. Ces instructions correspondent aux points qui font consensus à Washington. Toute tentative d’utiliser les Palestiniens (majoritairement sunnites) contre le Hezbollah (principalement chiite) serait contre-productive pour les intérêts états-uniens au Liban, et pourrait avoir des effets négatifs au plan régional.

http://www.voltairenet.org:80/article166427.html

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