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16/08/2010

n°138 - Les Dossier du Liban - 15-08 :- Fin: Georges Corm : « L’axe américano-israélien est la source de toutes les déstabilisations ».

n°138 - Les Dossier  du Liban - 15-08 :- Fin: Georges Corm : « L’axe américano-israélien est la source de toutes les déstabilisations ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°138 du 15-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : La Résistance comme culture.

3-2 Zine Cherfaoui : Georges Corm : « L’axe américano-israélien est la source de toutes les déstabilisations ».

3-3 Le Bureau politique du Parti communiste libanais dénonce la nouvelle agression israélienne.

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 M. Saadoune : L’armée nationale libanaise surprend Israël.

4-2 Kharroubi Habib : La retenue de Nasrallah.

4-3 Hezbollah : un complot dangereux se trame pour le Liban et la région.

4-4 Complot israélien  

4-5 La stratégie de la tension.

4-6 Daniel Kurtzer(Conseil américain des relations extérieures,),  prédit une guerre contre le Liban dans un délai de 18 mois.


 


 


3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : La Résistance comme culture.

"La Résistance n’est pas une bande d’hommes armés acharnés à faire des ravages.

Ce n’est pas une cellule de terroristes complotant pour faire exploser des immeubles. La véritable résistance est une culture. C’est une réponse collective à l’oppression.

Comprendre sa vraie nature n’est cependant pas facile.

 Aucun octet d’information ne serait assez approfondi pour expliquer pourquoi des gens, en tant que peuple, résistent. Même si une tâche aussi ardue était possible, les médias pourraient ne pas vouloir la transmettre, car elle entrerait directement en conflit avec les interprétations majoritaires de la résistance violente et non-violente.

L’histoire de l’Afghanistan doit rester fidèle au même langage : al-Qaeda et les Talibans.

Le Liban doit être représenté en termes de Hezbollah menaçant soutenu par l’Iran.

Le Hamas de Palestine doit être à jamais montré comme un groupe militant ayant juré la destruction de l’Etat juif.

Toute tentative d’offrir une lecture alternative revient à sympathiser avec des terroristes et à justifier la violence.
L’amalgame volontaire et l’utilisation abusive de la terminologie a rendu presque impossible de comprendre, et donc de résoudre réellement les conflits sanglants.
Même ceux qui se présentent comme des sympathisants des nations résistantes contribuent souvent à la confusion.

Les militants des pays occidentaux ont tendance à adhérer à une compréhension académique de ce qui se passe en Palestine, en Irak, au Liban ou en Afghanistan. C’est ainsi que certaines idées se perpétuent : les attentats-suicide, c’est mal ;

la résistance non-violente, c’est bien ;

les roquettes du Hamas, c’est mal ;

les frondes, c’est bien ;

la résistance armée, c’est mal ;

les veillées devant les bureaux de la Croix-Rouge, c’est bien.

Nombre de militants citeront Martin Luther King Jr., mais pas Malcom X.

Ils distilleront une connaissance sélective de Gandhi, mais jamais de Guevara.

Ce discours soi-disant « stratégique » a volé une grande partie de ce qui pourrait être une connaissance précieuse de la résistance – tant comme concept que comme culture".

Entre la compréhension réductionniste dominante de la résistance comme violence et terrorisme et la défiguration « alternative » d’une expérience culturelle fructueuse et convaincante, on a perdu la résistance en tant que culture.

Les deux définitions dominantes n’offrent que des représentations étriquées. Les deux montrent ceux qui tentent de relayer le point de vue de la culture de résistance comme des gens qui sont presque toujours sur la défensive. Ainsi, nous entendons régulièrement les mêmes déclarations : non, nous ne sommes pas des terroristes ; non, nous ne sommes pas violents, nous avons vraiment une culture riche de résistance non-violente ; non, le Hamas n’est pas affilié à Al-Qaeda ; non, le Hezbollah n’est pas un agent iranien.

Ironiquement, les écrivains, intellectuels et universitaires israéliens ont beaucoup moins de preuves à fournir que leurs homologues palestiniens, bien que les premiers aient tendance à défendre l’agression et les seconds à défendre, ou du moins à essayer d’expliquer, leur résistance à l’agression. Tout aussi ironique est le fait qu’au lieu de chercher à comprendre pourquoi des gens résistent, beaucoup souhaitent débattre de comment réprimer leur résistance.
Par résistance comme culture, je fais référence à la définition d’Edward Said de la catégorie de « culture [comme] moyen de combattre contre l’extinction et l’effacement. » Lorsque des cultures résistent, elles ne magouillent pas et ne jouent pas à la politique. Pas plus qu’elles ne brutalisent avec sadisme. Leurs décisions - qui consistent à s’engager ou non dans la lutte armée ou d’avoir recours à des méthodes non-violentes, de viser des civils ou non, de coopérer avec des éléments étrangers ou non – sont toutes purement stratégiques. Elles ont à peine une incidence directe avec le concept de résistance lui-même. Mélanger les deux suggestions est manipulatoire ou simple ignorance.
Si la résistance est « l’action de s’opposer à quelque chose que vous désapprouvez ou avec lequel vous n’êtes pas d’accord », alors une culture de résistance est ce qui se produit lorsqu’une culture entière parvient à cette décision collective de combattre cet élément désagréable – souvent une occupation étrangère. La décision n’est pas calculée. Elle est engendrée par un long processus dans lequel la conscience de soi, l’affirmation de soi, la tradition, les expériences collectives, les symboles et beaucoup d’autres facteurs interagissent de façon spécifique. Cela peut-être nouveau dans le patrimoine des expériences passées de cette culture, mais c’est essentiellement un processus interne.
C’est presque comme une réaction chimique, mais encore plus complexe car il n’est pas toujours aisé d’en séparer les éléments. Ainsi, ce n’est pas non plus facile à comprendre pleinement et, dans le cas d’une armée d’invasion, pas facile à supprimer. C’est ainsi que j’ai essayé d’expliquer le premier soulèvement palestinien de 1987, que j’ai vécu dans son intégralité à Gaza.
« Il n’est pas facile d’isoler les dates ou les événements spécifiques qui déclenchent les révolutions populaires. Une authentique rébellion collective ne peut pas être rationnalisée par une ligne cohérente de la logique qui passe au-delà du temps et de l’espace ; c’est plutôt un cumul d’expériences qui unit l’individuel au collectif, leur conscient et leur subconscient, leurs relations avec leur entourage immédiat et avec celui qui est plus éloigné, tous entrant en collusion et explosant dans une fureur qui ne peut pas être réprimée. » (My Father Was A Freedom Fighter: Gaza’s Untold Story).
Les occupants étrangers ont tendance à combattre la résistance populaire par plusieurs moyens. L’un d’entre eux consiste en une quantité variée de violence qui vise à désorienter, détruire ou reconstruire une nation selon l’image désirée (voir Naomi Klein, The Shock Doctrine). Une autre stratégie est d’affaiblir les composantes mêmes qui donnent à une culture son identité unique et ses forces intérieures – et désamorcer ainsi la capacité de résistance de la culture. La première requiert la puissance de feu, tandis que la seconde peut être atteinte par des moyens de contrôle plus souples. De nombreuses nations du « tiers monde », qui se targuent de leur souveraineté et de leur indépendance, pourraient en fait se révéler être très soumises à une occupation, mais à cause de leurs cultures fragmentées et dominées – par la mondialisation, par exemple – elles sont dans l’incapacité d’appréhender jusqu’à l’ampleur de leur tragédie et de leur dépendance. D’autres, qui peut-être se savent effectivement occupées, possèdent souvent une culture de résistance qui rend impossible à leurs occupants de parvenir à aucun de leurs objectifs convoités.
24 janvier 2009 : après trois semaines de massacres perpétrés par les forces sionistes, les enfants de Gaza reprennent l’école.
A Gaza, Palestine, tandis que les médias parlent sans fin des roquettes et de la sécurité d’Israël, et débattent de qui serait réellement responsable du maintien des Palestiniens en otages dans
la Bande, on ne prête aucune attention aux petits enfants qui vivent sous des tentes près des ruines des maisons qu’ils ont perdues dans la dernière attaque israélienne. Ces gamins participent à la même culture de Résistance dont Gaza est témoin depuis six décennies. Dans leurs cahiers, ils dessinent des combattants avec des fusils, des gosses avec des frondes, des femmes avec des drapeaux, ainsi que des chars et des avions de guerre israéliens menaçants, des tombes parsemées du mot « martyr » et des maisons détruites. Et le mot « victoire » est omniprésent.
Lorsque j’étais en Irak, j’ai été témoin de la version locale de ces dessins d’enfants. Et bien que je n’aie pas encore vu les cahiers des enfants afghans, je peux facilement imaginer leur contenu.

6 août 2010

Ramzy Baroud 


3-2 Zine Cherfaoui : Georges Corm : « L’axe américano-israélien est la source de toutes les déstabilisations ».
  Après une période de relative accalmie — qui aura finalement été de courte durée —, le Liban renoue avec la tension. Cela semble avoir commencé après les accusations portées contre le Hezbollah dans l’affaire de l’assassinat de Rafik Hariri. Pensez-vous que ce pays est encore sur le point de rentrer dans un nouveau cycle de violence ?
Il ne fait aucun doute qu’il y a plusieurs tentatives de déstabilisation du pays qui se déroulent en même temps depuis plusieurs mois. Tout d’abord, il y a les fuites organisées depuis un an, à partir d’un article du quotidien allemand Der Spiegel, sur l’implication supposée du Hezbollah dans l’assassinat de M. Hariri par le Tribunal international.
Ces fuites ont été amplifiées par de nombreuses déclarations récentes d’officiels israéliens. Tout autant que la piste syrienne, cette piste est une pure fantaisie destinée à provoquer des troubles dans le pays.
Par ailleurs, l’activisme récent du contingent français de
la Finul au sud du Liban pour tenter de découvrir des caches d’armes du Hezbollah a aussi fait monter la tension avec la population locale. Enfin, il faut noter la multiplication des provocations renouvelées de l’armée israélienne sur la ligne bleue ayant marqué son retrait du sud du Liban en 2000, sous les coups trop durs qui lui avaient été portés par les résistants du Hezbollah.
    Ce serait un peu la goutte qui aura fait déborder le vase...
Ces provocations ont fini par amener, la semaine dernière, l’armée libanaise à ne plus se taire devant la passivité de
la Finul et à ouvrir le feu pour arrêter les tentatives permanentes d’infiltration au-delà de cette ligne, ce qui a été une très bonne chose pour le Liban qui a ainsi montré le peu de cas que faisait la Finul des agressions israéliennes quotidiennes à la souveraineté libanaise. Le Liban a aussi rappelé à Israël et aux puissances occidentales que l’armée libanaise ne restera pas les bras croisés en cas de conflit ouvert au sud du Liban. Ceci ne veut pas dire du tout que nous sommes au bord de nouveaux affrontements politiques ou militaires interlibanais, car d’abord l’armée est une garante très efficace de la paix civile, mais aussi la conduite jusqu’ici responsable des grands acteurs locaux, ainsi que le maintien de la coordination syro-saoudienne pour empêcher tout dérapage, ce qui a été récemment consacré par la visite conjointe au Liban du roi d’Arabie saoudite et du président syrien.
    Qui aurait, selon vous, le plus intérêt (dans la région ou au Liban même) à voir la situation se dégrader ? Pour quelle raison ?
Il est clair que les mêmes Etats qui ont voulu déstabiliser le Liban par la fameuse résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU de septembre 2004 semblent avoir des velléités de recommencer. La raison en est très simple : porter atteinte à la crédibilité et la popularité du Hezbollah et l’entraîner dans des problèmes internes qui entameraient sa force et sa cohérence. Cela n’a pas marché en 2005-2008, dans une conjoncture plus troublée régionalement qu’aujourd’hui ; je ne pense pas que cela réussira plus dans les circonstances actuelles, alors que sous la politique ultra- agressive de George W. Bush, cela n’a donné aucun résultat.

   Etes-vous d’accord avec les nombreux observateurs qui soutiennent que le gouvernement israélien mènera tôt au tard une seconde guerre contre le Liban pour neutraliser durablement les capacités militaires du Hezbollah ?
N’ayant pas réussi à éliminer la force militaire du Hezbollah en 2006, il est normal aujourd’hui qu’Israël, son allié américain et ses alliés européens tentent sa déstabilisation politique qui, dans leur optique, pourrait peut-être créer une conjoncture favorable à une nouvelle opération militaire israélienne contre lui, ayant plus de chances de réussir que celle de 2006. Mais c’est une nouvelle fois sous-estimer la sagesse politique du Hezbollah et de ses alliés locaux, ainsi que l’efficacité de l’équation « Armée libanaise, Résistance et appui populaire » qui a prouvé sa validité au cours de la dernière décennie. Elle a permis, en effet, la libération du sud du Liban en 2000, après 22 ans d’occupation sauvage israélienne ; elle a mis en échec l’armée israélienne qui a voulu pénétrer à nouveau en territoire libanais en 2006, malgré les ravages opérés par les bombardements massifs israéliens d’infrastructures civiles. Enfin, elle a aussi fait avorter tous les efforts déployés pour créer une véritable guerre civile entre sunnites et chiites au Liban et qui ont atteint leur point culminant en 2007-2008.
    Qu’est-ce qui, selon vous, constitue l’obstacle majeur à une stabilité durable du Liban ?
Il faut une dose de myopie et de manque de bon sens politique (ou de cynisme) très considérable pour ne pas voir que le comportement de l’axe américano-israélien — et accessoirement l’appui des gouvernements européens à cet axe — est la sourcede toutes les déstabilisations non seulement du Liban, mais de l’ensemble de la région qui, depuis l’attaque franco-britannique et israélienne sur l’Egypte en 1956, n’a jamais connu de stabilité. Depuis 1990, date de la fin de la guerre froide, le colonialisme occidental le plus cru est revenu dans cette région du monde. Ne pas s’y opposer, ou pire ne pas en prendre conscience, c’est contribuer à maintenir les conditions de la déstabilisation.

Georges Corm. Intellectuel et ancien ministre libanais des Finances : « L’axe américano-israélien est la source de toutes les déstabilisations »

Zine Cherfaoui

http://www.elwatan.com/Georges-Corm-Intellectuel-et


3-3 Le Bureau politique du Parti communiste libanais dénonce la nouvelle agression israélienne.

Le Bureau politique du Parti Communiste libanais dénonce l’agression israélienne barbare contre l’armée libanaise dans la région de Adaissi au Sud Liban. Il considėre que cette agression contre le Liban, son intégrité territoriale et sa souveraineté n’aurait pu avoir lieu sans le silence douteux de la légalité internationale.

Cette agression a, en effet, eu lieu au vu et su des milliers de soldats de la FINUL. Israël, par son nouveau crime, a fait fi de toutes les résolutions internationales, don’t, en dernier lieu la résolution 1701 qui fut, en fait, une résolution injuste puisqu’elle s’applique aux seules victimes tout en oubliant les vrais criminels et puisqu’elle donne aux Israéliens toute liberté de violer la souveraineté de nos terres.

Le Bureau politique du PCL attire l’attention sur les menaces perpétrées contre notre people et les préparatifs pour une nouvelle guerre. Il appelle les Libanais à la vigilance et à plus de coopération avec la Résistance nationale et l’armée qui sut faire face à cette agression criminelle.

Le Bureau politique s’incline devant les martyrs tombés, tant parmi les militaires que dans les rangs des journalistes, don’t notre Camarade Assaf Abou Rahhal. Il souhaite un prompt recouvrement aux blesses.

Marie Nassif-Debs pour le Bureau Politique

3 août 2010


3-4 Le Camarade Assaf Abou Rahhal rejoint le convoi des martyrs.

Un nouveau martyr communiste, le Camarade Assaf Abou Rahhal, est tombé au champ d’honneur durant l’agression israélienne criminelle, alors qu’il effectuait son travail de reporter au Sud Liban, ajoutant une nouvelle étoile au firmament des militants pour la liberté et l'intégrité territoriale de notre pays.

Le Camarade Assaf Abou Rahhal adhéra au PCL en 1976. Il milita pendant six ans dans les rangs du Parti, surtout dans son village Kfeir, avant de faire partie, en 1982, du “Front de Résistance Nationale Libanais” contre l’occupation israélienne.

Honneur et gloire à notre Camarade et à tous les martyrs.

Le Bureau politique
Du Parti Communiste libanais

http://nasr-moqawama.blogspot.com/



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 M. Saadoune : L’armée nationale libanaise surprend Israël.

Face à un Etat israélien agressif et belliciste, les trêves finissent toujours par être rompues.

Les affrontements qui ont eu lieu mardi entre des soldats libanais et israéliens le confirment amplement.

Hier, le ton était à l’accalmie, mais l’événement qui a fait trois morts libanais, deux soldats et un journaliste, et un lieutenant-colonel de l’armée israélienne est instructif.

En la matière, deux ou trois enseignements sont déjà tirés par les états-majors d’un Proche-Orient où les bruits de bottes se font de plus en plus clairement entendre. Le premier des enseignements est qu’à la « surprise » d’Israël, l’armée libanaise a eu un comportement d’armée nationale.

Face à une provocation israélienne, l’armée du pays du cèdre a réagi. Et elle a fait savoir, par le biais d’un de ses porte-parole, que toute nouvelle agression israélienne sera suivie d’une réponse appropriée. « La riposte sera la même en cas de n’importe quelle agression à la frontière contre le Liban », a affirmé le porte-parole militaire en référence aux heurts. « Toute agression sera lourde de conséquences ».

La zone concernée est une délimitation frontalière contestée par le Liban et en principe toute action susceptible d’y être entreprise doit l’être sous la supervision de la Finul. C’est cela qui s’est passé, hier, pour le déracinement des arbres qui gênaient les observations des Israéliens. Mardi, l’armée israélienne a agi de manière unilatérale comme si elle voulait tester l’armée libanaise qui fait l’objet depuis quelques mois d’une campagne israélienne soutenue en direction de la France et des Etats-Unis pour que ces pays ne lui fournissent pas d’armes.

Une opportunité pour les Etats arabes

L’armée israélienne qui peut compter sur la Finul découvre que l’armée libanaise ne considère pas le Hezbollah comme un ennemi mais qu’elle entretient de bonnes relations avec l’organisation de résistance. Ehud Barak vient d’ ailleurs de renouveler son appel - son injonction - aux Américains et aux Français de cesser de livrer des armes à l’armée libanaise. Le ministre de la Défense israélien a déploré que les Etats-Unis et la France « aient fourni des armes sophistiquées au Liban, qui ont été utilisées lors des heurts de mardi et qui pourraient tomber dans les mains du Hezbollah ». Barak est habitué à ce genre d’admonestation. Il y a quelques jours, il avait osé, comme s’il avait un droit de véto, critiquer la nomination du chef des services de renseignements turcs, provoquant une réaction sèche et sans équivoque d’Ankara. Peut-on espérer que les Etats arabes vont décider de s’occuper directement de l’armement de l’armée libanaise au lieu de laisser des Etats sous influence du lobby sioniste le faire ? On le souhaite, mais on peut en douter...

Les Etats arabes ont une opportunité réelle de soutenir le Liban. A plus forte raison quand son armée démontre qu’elle ne restera pas les bras croisés devant les agressions israéliennes que la très ambiguë Finul ne veut pas voir. C’est d’ailleurs le second enseignement important de « l’incident » frontalier : la Finul n’est pas neutre, elle est là pour relayer l’armée israélienne et servir exclusivement Israël. La presse libanaise est, de manière quasi unanime et à juste titre, très sévère à l’égard de la Finul. Le journal Es Safir constate que les forces de la Finul « ont battu en retraite, quitté les lieux des combats et observé de loin le cours des événements ». La même Finul n’hésitait pourtant pas, à la grande colère des villageois libanais, à se livrer à des descentes de reconnaissance dans les villages libanais. Quand aux incursions israéliennes, cette force très partisane ne les voit pratiquement jamais.

L’unité nationale ciblée

Aucun Libanais n’a donc été surpris d’entendre la Finul affirmer que les arbres objet de l’incident se trouvent en territoire israélien. De fait, au-delà de la Finul, l’événement vient de rappeler que les institutions internationales - Conseil de sécurité, Tribunal international - font l’objet d’une redoutable instrumentalisation contre l’unité du Liban.

Ainsi l’incrimination annoncée de membres du Hezbollah par le tribunal ad hoc ne surprend que ceux qui veulent bien l’être. Car la cible évidente de ces manœuvres est bien entendu le parti de Hassan Nasrallah. Mais comme ce mouvement de résistance représente réellement une très forte proportion de la population libanaise, c’est bien l’unité du pays qui est ciblée. D’autant que la ligne de fracture entre soutiens à la résistance et partisans du rapprochement avec Israël ne recoupe pas les frontières confessionnelles. L’armée libanaise, multiconfessionnelle et creuset du patriotisme en est l’exemple vivant. Le fait qu’Israël mène campagne contre l’armée libanaise n’est donc pas un hasard. Le démantèlement de réseaux d’espionnage israélien le montre, l’armée libanaise se place résolument dans une logique de sécurité nationale.

Elle ne se trompe pas d’ennemi. A plus forte raison, quand il s’agit d’un ennemi qui se prépare ouvertement à essayer de faire oublier son échec de l’été 2006. Mais les Israéliens le savent, s’ils peuvent déraciner quelques arbres, ils auront bien plus de mal à en faire autant avec la résistance libanaise, l’armée libanaise et les patriotes de ce pays. Face à un ennemi disposant des moyens de ses alliés impériaux, les Etats arabes commettraient une autre funeste erreur en oubliant le Liban.

Ils doivent soutenir économiquement le pays, bien entendu et c’est bien là la moindre des choses. Mais ils doivent déjà agir énergiquement pour que l’armée libanaise dispose des moyens nécessaires pour faire face à l’arrogance d’Israël.

M. Saadoune
Le Quotidien d’Oran

 

6 août
http://www.lequotidien-oran.com/ind...


4-2 Kharroubi Habib : La retenue de Nasrallah.

D’une manière générale, depuis la fin de la guerre qui l’a opposé à Israël en 2006, le Hezbollah fait preuve d’une retenue dont seul l’Etat hébreu et son allié américain ne veulent pas reconnaître la sagesse.

Si les militants du Hezbollah, dont l’implantation au Sud Liban est un secret de Polichinelle, avaient, en lieu et place des soldats de l’armée libanaise, fait le coup de feu contre l’unité militaire israélienne qui a provoqué l’incident près du village d’Aadaissé, à la frontière libano-israélienne, nul doute que cela aurait déclenché un enchaînement d’attaques et de ripostes entre les deux belligérants, menant à la confrontation généralisée.

Et c’est le climat propice à une telle confrontation qu’Israël cherche à instaurer depuis plusieurs mois.

Mais il aurait fallu, pour qu’Israël y parvienne, que le cheikh Hassan Nasrallah et la direction du Hezbollah fassent son jeu en s’engageant dans la surenchère du bellicisme à laquelle ils ont été poussés par différentes déclarations et affirmations des autorités civiles et militaires sionistes. Sauf que le Hezbollah a éventé le piège dans lequel l’ennemi sioniste a tenté de le faire tomber.

Pour ce qui concerne l’incident de mardi, ses militants ont laissé l’armée régulière libanaise faire front à la provocation israélienne. Façon de prouver à l’opinion mondiale que le Hezbollah respecte la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, stipulant que la seule force armée à avoir droit de cité au Sud Liban est l’armée gouvernementale libanaise.

D’une manière générale, depuis la fin de la guerre qui l’a opposé à Israël en 2006, le Hezbollah fait preuve d’une retenue dont seul l’Etat hébreu et son allié américain ne veulent pas reconnaître la sagesse. Cette conduite de la formation du cheikh Hassan Nasrallah ne lui est pas dictée par le souci de complaire à ses ennemis de l’extérieur, mais par celui de ne pas plonger inconsidérément à nouveau le Liban dans une confrontation avec Israël, qui n’attend que cela pour effacer l’humiliation que la résistance du Hezbollah lui a infligée en 2006.

Hassan Nasrallah n’est pas un brasseur de vent : il dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Il s’est engagé à ne rien faire qui contraindrait le peuple libanais à subir la cruauté d’une nouvelle guerre. Mais pas au prix qu’Israël et ses alliés, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, voudraient voir payer le Hezbollah. C’est-à-dire sa disparition pure et simple de la scène nationale libanaise et régionale.

Dans un discours prononcé mardi soir à l’occasion du quatrième anniversaire de la fin de la guerre de 2006, Nasrallah a mis en garde sur le fait que la retenue du Hezbollah n’est nullement signe de sa faiblesse. Il a surtout fait comprendre qu’il n’est pas dupe de ce que ses ennemis voudraient que le Hezbollah fasse pour offrir le prétexte à Israël d’engager une nouvelle aventure militaire contre lui.

Ce que l’agression israélienne près du village d’Aadaissé a donné à voir, c’est que l’armée libanaise n’est plus dans la posture de subir sans réagir. Entre elle et le Hezbollah, il y a convergence sur le devoir de résistance à l’expansionnisme de l’ennemi israélien.

 Kharroubi Habib -

5 août 2010

Le Quotidien d’Oran


4-3 Hezbollah : un complot dangereux se trame pour le Liban et la région.

Le Hezbollah a mis en garde contre la gravité de la situation au Liban et dans toute la région, percevant des tentatives d’imposer des concessions et des capitulations inadmissibles.
Lors d’une cérémonie organisée par la fondation islamique de l’éducation et de l’enseignement supérieur, à l’occasion de la naissance bénie de l’Imam Al Mahdî, le chef du bureau exécutif du Hezbollah Sayed Hâchem Safieddine a déclaré : «  il se prépare un complot très dangereux pour le Liban et la région qui devrait servir à imposer des choix de redditions concernant le Liban et la Palestine ».
En réponse aux dernières menaces du ministre israélien de la guerre Ehud Barak, lequel avait menacé de bombarder des sites gouvernementaux libanais en cas de guerre, Sayed Safieddine a minimisé la portée de ces propos, les qualifiant de «  caduques ». Mais il les toutefois inscrit dans le contexte « d’un complot qui se trame sur le plan local et régional, et dont le contenu devrait transparaitre prochainement ».
Estimant que pour faire face à ce danger, « il faut agir en toute sagesse et avec un esprit de nationalisme », le responsable du Hezbollah a tenu à signaler que «  la résistance qui évoque les menaces à venir, ne craint pas pour elle-même et pour son armement, mais pour le destine de la patrie ».

28/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148243&language=fr

 


4-4 Complot israélien  

 Les dirigeants arabes qui se réunissent ce vendredi au Liban doivent s'unir face au complot israélien, a affirmé jeudi  le député du Hezbollah Hassan Fadlallah. 
"La visite des leaders arabes est une occasion pour unifier la position arabe face à ce complot", a indiqué à l'AFP le député Hassan Fadlallah, en référence à l'acte d'accusation du Tribunal Spécial pour le Liban qu'il a qualifié de "projet israélien".
Ce "complot viser à déstabiliser le Liban et l'entraîner vers des dissensions qui ne seront ni dans l'intérêt des Libanais ni dans celui de leurs frères arabes", a-t-il prévenu.

30/07/2010  

 


4-5 La stratégie de la tension.

La tension monte au Sud Liban.

Des échanges de tirs entre des soldats israéliens et libanais ont fait des victimes de part et d'autre. L'incident a été provoqué par les Israéliens qui entendaient déraciner un arbre du côté libanais de la frontière, près du village de Aadaissé, dans le secteur est du sud du Liban, à une trentaine de kilomètres de la ville côtière de Tyr.
 Le contingent indonésien de
la Finul tente de calmer une situation qui risque à tout moment de dégénérer dans un contexte politique hautement inflammable.

La provocation israélienne intervient en effet dans un moment critique.

La scène politique libanaise est agitée par diverses affaires dont les conséquences pourraient être très sérieuses et les amis du Liban manifestent une réelle préoccupation pour la stabilité du pays.
 La réunion, la semaine dernière, des chefs d'Etat syrien, saoudien et qatari à Beyrouth avec le président Sleimane et les principaux leaders du pays en est la manifestation la plus visible. Les sujets d'inquiétude ne manquent pas.

La découverte d'un réseau d'espions israéliens qui contrôlait des pans entiers des systèmes de téléphonie libanais met dans une position délicate les milieux pro-occidentaux qui exigeaient le démantèlement du système de télécommunication du Hezbollah.
 D'un autre côté, selon les dirigeants du Hezbollah, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) s'apprêterait à incriminer des responsables du mouvement dans l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri.

Le TSL, soupçonné dès sa création d'être au service des Etats-Unis et d'Israël, contribuerait ainsi très opportunément à la stratégie développée par les Occidentaux d'isolement du parti du Cheikh Hassan Nasrallah.
 L'affaiblissement de la résistance est l'objectif d'une stratégie de la tension mise en œuvre depuis les élections législatives du 7 juin dernier qui ont vu le succès plutôt relatif du camp pro-occidental. Malgré des moyens immenses destinés à amplifier le score de la coalition au pouvoir, la performance du Hezbollah et de ses alliés du camp de la résistance confirme un ancrage populaire difficile à réduire par des moyens conventionnels.
 Le parti et ses alliés sont donc la cible d'attaques politiques et de stratégies indirectes destinées à les discréditer. Ainsi, après avoir abondamment nourri la presse internationale d'informations sur les stocks de missiles livrés par
la Syrie au Hezbollah, les Israéliens ont diffusé des clichés aériens «prouvant» l'existence d'arsenaux et de bunkers dans les agglomérations sud-libanaises. Les experts ayant analysé ces documents ont unanimement conclu qu'ils ne montraient rien de probant.
 Mais la Finul, censée défendre les populations du Sud Liban contre les incursions israéliennes, a mené, les jours suivants, des manœuvres dans les villages de la région. Ces manœuvres de reconnaissance ont suscité l'incompréhension et la colère des populations locales, qui y ont vu à juste raison des gesticulations hostiles pour le compte de l'armée israélienne.
 Il reste que le Hezbollah n'est pas isolé. Au-delà de ses alliances politiques, le parti de la résistance dispose d'un vrai capital de sympathie auprès de l'armée libanaise, qui n'a jamais souscrit aux thèses représentant le Hezbollah comme un instrument de l'Iran et de
la Syrie.
 L'escarmouche à la frontière n'est pas donc un coup de tonnerre dans un ciel d'été.

L'arbre que voulaient déraciner les militaires israéliens masque mal une forêt de mauvaises intentions.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5141366


4-6 Daniel Kurtzer(Conseil américain des relations extérieures,),  prédit une guerre contre le Liban dans un délai de 18 mois.  

Les spéculations sur l'acte d'accusation contre le Liban et l'éclatement d'une guerre ne cessent de gagner du terrain en "Israël".
Dans ce contexte, le quotidien israélien Haaretz, a publié un rapport du Conseil américain des relations extérieures, un Think Tank américain, qui prévoit une troisième guerre au Liban dans un délai de 12 à 18 mois, sur fond de l'acte d'accusation du TSL, chargé d'enquêter sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.
L'auteur du document, Daniel Kurtzer, ancien ambassadeur des États-Unis en "Israël" et en Égypte, exhorte ainsi l'administration américaine à se préparer à un éventuel conflit.
Selon Kurtzer, le scénario le plus plausible est que l'entité sioniste fasse entrer de force le Liban dans un conflit ou qu'il tente d'affaiblir le parti en bombardant ses bases au Liban.
"Israël" ne parviendra pas à détruire ou à affaiblir le Hezbollah, ajoute Kurtzer, précisant que les efforts américains seront limités pour prévenir une nouvelle guerre au Liban.
 Kurtzer estime par ailleurs qu'"Israël", qui commence à se sentir isolé sur le plan international, mettra en péril sa position sur l'échiquier international, sans pouvoir pour autant anéantir le Hezbollah.  
Ce cas de figure finira par se répercuter négativement sur les États-Unis également, qui risquent d'encourir trois défaites majeures au niveau de leurs objectifs au Proche-Orient, à savoir le programme nucléaire iranien, le retrait de leurs forces d'Irak et l'impasse dans laquelle se trouvent les efforts de paix.
Toujours selon le rapport, les signes avant-coureurs d’un tel scénario se caractériseraient  par l’intensification de trois paramètres : la rhétorique anti-israélienne du Hezbollah; les déclarations officielles israéliennes sur le Hezbollah et l’Iran, et enfin les préparatifs de défense civile et militaire en "Israël". Kurtzer cite ainsi l’exercice secret “Firestone 12″ en février 2010 et se réfère à l’opération de défense civile “Turning point 4″ en mai 2010.
Kurtzer recommande, en outre, une montée en puissance des opérations de renseignements et une coopération renforcée en la matière avec "Israël" afin d’éviter toute divergence d’appréciation. Il suggère également de réaffirmer le soutien américain au droit d’"Israël" à la légitime défense. De muscler la réactivité diplomatique américaine au Moyen-Orient, ce qui passe par la mise en place d’une mission de surveillance internationale. Il propose également d’accroître les pressions diplomatiques sur
la Syrie, et surtout de se préparer à l’hypothèse d’un conflit. Et enfin de planifier les initiatives diplomatiques post-conflit (“prepare for possible postwar diplomatic initiatives”) dans une perspective de paix future.   

04/08/2010

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=149033&language=fr



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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