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16/08/2010

n°138 - Les Dossier du Liban - 15-08 :- Suite - : Georges Corm : « L’axe américano-israélien est la source de toutes les déstabilisations ».


 n°138- Les Dossier  du Liban - 15-08 :- Suite - : Georges Corm : « L’axe américano-israélien est la source de toutes les déstabilisations ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°138 du 15-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2  Dossier

2-1 La majeure partie de la scène politique persuadées par les indices accusateurs de Nasrallah.  

2-2 Rafic Hariri. : Les médias israéliens confirment involontairement les indices de Sayed Nasrallah

2-3 Frangié à Aoun : le TSL est un tribunal israélo-américain.

2-5 Assad à Abdallah: Il faut mettre fin au TSL qui accuse à tort le Hezbollah

2-6 Mandat d’arrêt syrien contre un faux-témoin dans l’assassinat de Hariri  2

2-7 Un troisième collaborateur pour « Israël » sous les verrous.

2-8 Nasrallah : Nous avons des données qui accusent Israël dans l’assassinat d'Hariri.

2-9 Nasrallah a révelé des preuves tangibles sur l’assassinat de Rafic Hariri par Israël.

2-10 Benjamin Barthe (avec Laure Stephan) : Assassinat de Rafic Hariri : M. Nasrallah pointe une "piste" israélienne.

2-11 Scarlett HADDAD : Pour le Hezbollah, le TSL fait partie d’un plan plus vaste visant la région.

 



2  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 La majeure partie de la scène politique persuadées par les indices accusateurs de Nasrallah.  

La majeure partie de la scène politique et médiatique libanaise semble être ralliée aux indices accusateurs que le secrétaire général du Hezbollah a présentés pouvant mener à la responsabilité israélienne dans l’assassinat du défunt Hariri.

D’aucunes, les plus minoritaires notamment les restes de la coalition du 14 mars ont affiché une certaine résistance.
A signaler d’abord la position positive du bloc des députés du Courant du Futur, fondé par l’ex-Premier ministre libanais tué, Rafic Hariri, puis légué à son fils Saad qui était à l’écoute de la conférence de presse.
A l’issue de sa réunion hebdomadaire, il a dit « accueillir tous les efforts déployés pouvant contribuer à donner des informations, des données, des indices ou des preuves menant aux assassins qui ont exécuté et commandité l’assassinat du président martyr Rafic Hariri et ses compagnons ».
En appelant à user de toutes les possibilités et de toutes les hypothèses, le bloc a demandé de mettre toutes les pièces à conviction du chef du Hezbollah entre les mains du Tribunal spécial pour le Liban, qu’il a qualifié être « la partie compatible et chargée  d’enquêter de poursuivre et de juger les assassins ».
Pour sa part un ex-député de ce mouvement, Moustafa Allouche avait émis des doutes quant aux révélations de Sayed Nasrallah, les qualifiant «  de données circonstancielles qui ne peuvent accuser personne », soulignant toutefois qu’elles devraient être présentées à
la Commission d’enquête internationale.  
Quant au «  mouvement de l’action islamique », actif au sein de la communauté sunnite de la ville de Tripoli, il a estimé que le secrétaire général du Hezbollah  «  a révélé la réalité du monstre israélien traître et son agressivité criminelle et sa responsabilité directe dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre ». Accusant l’ennemi sioniste par le biais du TSL de désarmer la résistance et de semer la discorde inter communautaire.
C’est un avis proche qui a été exprimé par le chef de
la Rencontre démocratique le député Walid Joumblatt, qui a considéré que «  les indices présentés par Sayed Nasrallah ont ouvert une grande porte sur la façon dont le Premier ministre Rafic Hariri a été tué ».  Rappelant  que c’est la résolution onusienne 1559 qui a tué le défunt Hariri, il a appelé le secrétariat général des forces de la coalition du 14 mars, dont il s’est démarqué depuis quelque temps, de prendre un moment de réflexion pour parvenir à la justice et éviter une discorde interne : «  nous devons nous rappeler que c’est la résolution 1559 qui nous a menés à cette catastrophe, et il fallait avec tuer Hariri », a-t-il affirmé pour AlManar.
Même raisonnement de la part du chef du Courant patriotique libre et le leader chrétien le plus populaire au Liban, Michel Aoun, selon lequel «  les informations de Sayed Nasrallah sont d’une grande valeur et devraient permettre de lancer une nouvelle enquête ; vu surtout les déboires de l’enquête  internationale ».
Mais à la différence avec Joumblatt, selon Aoun « le TSL est fini depuis qu’il n’a pas marché sur le droit chemin », estimant que « l’un des point faibles de la commission d’enquête internationale est d’avoir exclue la piste israélienne ».
Parmi les leaders des forces de la coalition du 14 mars qui ont été les premiers à accuser
la Syrie et les responsables des services de sécurité libanais, l’actuel ministre du travail Boutros Harb a prôné un discours plutôt ouvert, en appelant  à prendre en considération  les informations présentées par Sayed Nasrallah, exigeant qu’elles soient mises au service du procureur général , puis de la commission internationale, pour s’assurer de leur véracité.
Selon Harb tous les Libanais devraient s’unir et non être divisés autour des propos de Sayed Nasrallah car affirme-t-il «  nous devons tous collaborer entre nous pour connaître la vérité ».  
Pour un autre leader des forces du 14 Mars, le chef des Kataeb Amine Gemayel, la position est quelque peu soupçonneuse : «  les éléments de Sayed Nasrallah sont des indices et non des preuves : «  si la commission d’enquête a des indices, elle devrait les comparer à ceux du Hezbollah ; mais si elle a des preuves, elle peut aller de l’avant ; mais si elle n’a pas de preuves, tout le monde devrait consulter les indices de Nasrallah » a-t-il indiqué.
Du coté des journaux libanais, à signaler l’absence de positions négatives.
Pour le quotidien libanais AsSafir, Sayed Nasrallah ne s’est pas contenté d’émettre son chef d’accusation contre l’enquête internationale qui vise à désarmer la résistance, mais il a lancé un secret qui constitue un scandale pour le milieu sécuritaire et d’intelligence israéliens, en utilisant des images aériennes de l’aviation militaire israélienne. Ce qui selon le quotidien devrait avoir des répercussions en Israël.
Alors que l’organe de presse du Courant du Futur, le journal Al-Moustakbal a mis l’accent sur les propos du chef du Hezbollah dans lesquels il signale présenter des indices d’accusations et non des preuves tangibles.
Quant au journal AlAnwar également proche du Futur, il s’est surtout arrêté sur les aveux d’un agent libanais du Mossad Ahmad Nasrallah qui a révélé avoir été chargé de faire croire au défunt Hariri que le Hezbollah voudrait le tuer dans les années 90.
Du côté arabe, le quotidien arabophone publié à Londres AlQuds Alarabi, a jugé que le secrétaire général du Hezbollah comme étant un analyste stratégique et militaire exceptionnel, estimant qu’il a été très persuasif dans sa présentation des faits qui soupçonnent Israël d’avoir tué Hariri. S’interrogeant sur les raisons pour lesquelles jamais la piste israélienne n’a été envisagée par l’enquête internationale le journal s’est rallié à la position du numéro un du Hezbollah, estimant que la résistance est la cible du TSL comme l’a été
la Syrie auparavant, pour de buts politiques.
Parmi les intellectuels arabes qui se sont prononcés, Hassan Nafaa, un professeur en sciences politiques à l’université du Caire: “ ce que Sayed Nasrallah a dit sème des soupçons sur l’impartialité de la commission d’enquête qui a accusé
la Syrie, s’est avéré être menteuse, et se met aujourd’hui à accuser le Hezbollah ».
Et de conclure que les indices présentés par le numéro un du Hezbollah devraient contraindre la commission d’enquête internationale de prendre son temps pour ouvrir une enquête avec Israël.
 10/08/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149881&language=fr


2-2 Rafic Hariri. : Les médias israéliens confirment involontairement les indices de Sayed Nasrallah .

Malgré le rejet israélien affiché des propos du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, la large couverture médiatique de sa conférence de presse a reflété une sérieuse crainte dans les milieux politiques et médiatiques sionistes quant à l'incrimination d'Israël dans l'assassinat de Rafic Hariri.
La censure médiatique israélienne imposée sur les discours de Sayed Nasrallah depuis la guerre de juillet 2006 n'a pas tenu cette fois-ci, toutes les chaines de télévision ainsi que la presse sioniste ayant diffusé de longs extraits, et longuement analysé les indices présentés par le chef de la résistance islamique.
Ces médias ont de plus reconnu que la conférence de presse de Sayed Nasrallah a constitué l'évènement majeur sur l'agenda politique et médiatique en "Israël" et dans la région.  
Cependant, les Israéliens, craignant leur incrimination dans l'affaire de l'assassinat, ont vainement tenté de minimiser l'importance des indices, essayant par des moyens divers à les contourner.  
A ce propos, le quotidien Haaretz s'est contenté de publier quelques extraits du discours dans sa quatrième page, alors que le Yediot Ahranot n'a trouvé d'appui que de rapporter la réaction du chef des Phalanges Amine Gemayel!

Celui-ci ayant émis des doutes sur la crédibilité des indices révélés par Sayed Nasrallah, les qualifiant d' "insuffisants", et de "simples témoignages circonstanciels sur lesquels on ne peut pas se baser". Gemayel est en effet allé plus loin que les Israéliens, appelant le Tribunal Spécial pour le Liban à "poursuivre son enquête sans prendre en considération les propos de Nasrallah, s'il dispose de preuves tangibles"!  
Mais les tentatives de la presse n'ont eu aucun effet sur l'opinion publique israélienne pour qui le numéro 1 du Hezbollah se caractérise par une crédibilité inégalable, reconnaissant que le Hezbollah a réalisé une percée très profonde dans les rangs de l'armée israélienne.
D'autres Israéliens ont exprimé leur souhait d'avoir un leader pareil à Sayed Nasrallah quant à son ingéniosité et sa crédibilité. De nombreux médias ont de nouveau répété que Nasrallah promet et tient sa promesse.         
Par ailleurs, il semble que l'opération de commandos israéliens avortée à Ansariyeh en 1997 hante toujours le sommeil des milieux politiques, militaires voire médiatiques sionistes. Elle constitue également une autre échappatoire pour ne pas évoquer les preuves matérielles qui incriminent les Israéliens dans le meurtre de Hariri.  
A ce sujet, le Yediot Ahranot a indiqué que l'armée israélienne n'a pas présenté pour l'instant de réponse sur les objectifs de l'opération d'Ansaryeh qui a provoqué une catastrophe au sein de l'unité "Shitet 13" (l'unité de commandos de la marine israélienne tuée à Ansaryeh dans une embuscade tendue par le Hezbollah).  
Alors que certaines sources sécuritaires prétendaient que les membres du Hezbollah s'était déployé en masse dans la zone par pur hasard, d'autres ont reconnu que leur ennemi juré possédait des informations préalables sur l'arrivée du commando de la marine, évoquant des lacunes au niveau des renseignements et de la planification du projet.
Et d'ajouter que certaines données  décryptées et diffusées par un avion de reconnaissance de l'armée de l'air israélienne ont dévoilé la présence de l'unité de la marine.  
Ainsi, les Israéliens ont fini par confirmer que le Hezbollah a bel et bien réussi à capter les images transmises par les avions de reconnaissance israéliens. Par la suite, confirmation sioniste involontaire de la véracité des preuves de Sayed Nasrallah sur les images aériennes concernant les déplacements de Rafic Hariri!     

11/08/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149951&language=fr


2-3 Frangié à Aoun : le TSL est un tribunal israélo-américain.  

Le député Michel Aoun s'est entretenu avec le chef du Courant Marada Souleiman Frangié mercredi à Rabieh en présence du ministre Youssef Saadé.  
M. Frangié a déclaré à la suite de la réunion qu'il était venu visiter le général et lui exprimer son soutien dans cette étape pleine de commentaires.
"Ce qui nous lie est une lecture commune de la politique et une persuasion, nous soutenons Hezbollah dans toutes les circonstances même les pires", a-t-il indiqué.  
Le chef du Marada a signalé que Sayyed Nasrallah avait donné des arguments et des preuves dans sa conférence de presse mais il n'a pas accusé. Il a souligné que le TSL était politisé et c'est un tribunal israélo-américain. Il s'est demandé si ce tribunal allait mener une nouvelle enquête prenant en considération ces arguments.  
Quant à la relation avec le P.M. Saad Hariri, "elle ne changera pas et nous resterons en contact malgré les divergences de nos opinions politiques", a-t-il ajouté.
Et de conclure : "Certaines personnes de 8 et du 14 mars peuvent œuvrer ensemble pour construire un pays".

11/08/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=150030&language=fr


2-4 Une reconstitution de l'assassinat de Rafic Hariri près de Bordeaux

 Une reconstitution de l’assassinat de l’ex premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 à Beyrouth doit avoir lieu cet automne dans une base militaire au sud de Bordeaux, révèle au Figaro une source policière. Un enquêteur s’est rendu récemment sur place. L’organisation de cette reconstitution à huis clos poserait d’importants problèmes de sécurité.
Le véhicule de Rafic Hariri a explosé dans une rue de Beyrouth, près de l’hôtel Saint-Georges, non loin d’une banque dont les caméras ont permis de filmer le passage du convoi. Plus de mille kilos d’explosifs avaient été dissimulés sous le châssis d’un 4X4, acheminé au Liban par le port de Tripoli.
Plus de cinq ans après le crime, l’annonce des premières mises en accusation attendues pour la fin septembre alourdit encore le climat politique. Le Hezbollah se retrouve dans la ligne de mire de la justice internationale. Des écoutes téléphoniques ont en effet révélé l’existence d’une équipe de sympathisants chiites, qui seraient impliqués dans la préparation du crime. D’où les sévères critiques d’Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, vendredi, contre le réseau téléphonique libanais, contrôlé, selon lui, par Israël. Une accusation fondée sur l'arrestation – fort opportune – de plusieurs espions libanais à la solde de l'État hébreu au sein d’Alfa, l’un des principaux opérateurs mobile.

19 juillet

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/


2-5 Assad à Abdallah: Il faut mettre fin au TSL qui accuse à tort le Hezbollah

 Le quotidien libanais Al Akhbar a révélé que le Président syrien Bachar el Assad a demandé au roi saoudien de mettre fin au Tribunal Spécial chargé d'enquêter sur la mort de Rafic Hariri parce qu'il est devenu un lourd fardeau politique sur le Liban et sur sa stabilité.    
"L'expérience de la Syrie avec le TSL, à travers les fausses accusations qui lui ont été adressés au début des enquêtes, n'encourage personne à aller de l'avant avec ce tribunal politisé.

Ce Tribunal aurait détruit le Liban et la région en même temps. Aujourd'hui, cette même expérience se répète avec le Hezbollah qu'on accuse d'avoir assassiné Rafic Hariri, et expose le Liban de nouveau à la destruction", a ajouté Assad, dont les propos ont été rapportés par Al Akhbar.  
De même source on indique que le Président syrien a appelé à "des arrangements clairs pour terminer avec ce sujet, parce que le Hezbollah n'acceptera pas le TSL qui l'accuse d'être responsable de la mort de Rafic Hariri. Mais si on insiste à aller de l'avant avec le TSL, la résistance au Liban y fera face parce qu'elle est visée à tort. Pour nous, la résistance est une ligne rouge et nous ne tolèrerons pas qu'elle soit visée. Le Hezbollah n'acceptera pas de reporter la publication de l'acte d'accusation qui le pointe du doigt, et rejettera tout compromis dans ce domaine. Le TSL devait rechercher les vrais meurtriers de Hariri. Nous étions tous attachés à savoir la vérité mais la mission du TSL  a dévié et elle compte désormais viser les forces de résistance, ce qui est inacceptable", a indiqué Assad au roi Abdallah.  
Selon al Akhbar, Abdallah n'a émis aucune protestation sur les propos d'Assad, au contraire, il était soucieux de trouver une solution convenable au sujet du TSL  pour éviter l'explosion de la situation au Liban, surtout que le Président syrien était clair en affichant la réaction prévue du Hezbollah qui ne gardera pas les bras croisés devant une situation pareille.    
Dans les jours à venir, une délégation du Hezbollah ira à Damas pour se réunir avec le Président Bachar el Assad, afin de s'informer des résultats des sommets de Damas et de Beyrouth.
Par ailleurs, le communiqué final de la réunion tripartite tenue  vendredi à Beyrouth entre les chefs d'Etat libanais, syrien et saoudien a insisté sur l'importance de protéger le consensus national libanais, le dialogue interne, la stabilité et l'accalmie au pays, et le rejet de tout recours à la violence.

31/07/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148580&language=fr


2-6 Mandat d’arrêt syrien contre un faux-témoin dans l’assassinat de Hariri  2

Le quotidien libanais AsSafir a révélé que la juridiction syrienne a émis un mandat d’arrêt contre un faux-témoin de nationalité syrienne répondant du nom d’Akram Mourad et qui se trouve actuellement emprisonné au Liban pour toxicomanie et trafic de drogue.
Le Tribunal syrien avait été saisi par le général libanais Ali ElHajj qui faisait partie des quatre hauts officiers libanais séquestrés puis disculpés dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Après de vaines tentatives de saisir la juridiction libanaise, le général libanais avait finalement eu recours à la juridiction syrienne.
La Syrie a plusieurs fois entendre qu’elle infligera la peine de mort contre quiconque ayant fourvoyé l’enquête
Le mandat a été dépêché par le procureur général de Damas au procureur général du tribunal d’appel au Liban Saïd Mirza. Cette demande émise il y a quatre jours a besoin d’une semaine pour parvenir au bureau de l’Interpol.
En 2004 , Mourad qui purgeait une peine de cinq années de prison pour toxicomanie et trafic de drogue est soudainement devenu un témoin dans l’assassinat de Hariri.
En février 2007, il a raconté au juge Elias Eid qu’il avait entendu une conversation en mars 2004, alors qu’il se trouvait dans le bureau du coordinateur syrien au Liban le général Roustom Ghazalé à Anjar, entre ce dernier et le général libanais Ali ElHajj, tournant autour d’un attentat sur le point d’être planifié.
D’après Mourad, s’est joint à la conversation le directeur des renseignements syriens le général Assef Chawkat, qui serait arrivé au volant d’une voiture, une Mitsubitchi , utilisée ultérieurement dans l’attentat meurtrier.
Selon les aveux de Mourad qui se sont avérées mensongères, deux autres personnes barbues ont par la suite rejoint les trois hommes. « L’une d’entre elle s’appelait Abou Hadi »  avait-il prétendu, sachant qu’Abou Hadi est le surnom du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah vu que son fils aîné s’appelle Hadi.
Plus tard, un face à face a eu lieu entre le général El Hajj et Mourad en présence du juge Eid au cours duquel le premier a atterré la version du second. Quoique le juge Eid ait rejeté le témoignage de Mourad, mais il a fait la sourde oreille à la plainte portée par ElHajj contre lui.
Les mensonges de Mourad n’ont pas tenu longtemps : le rapport de l’Interpol a signalé que la mitsubitchi qui a tué Hariri avait été volée de la ville japonaise Simagahra , le 12 octobre 2004 ; c'est-à-dire sept mois après que Mourad l’ait vu à Anjar. Ce qui est impossible.  
Interrogé par la chaîne AlManar, le général libanais ElHajj a affirmé avoir demandé à savoir quelles sont les parties ont exhorté le faux-témoin à proférer ses mensonges.

26/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=147874&language=fr


2-7 Un troisième collaborateur pour « Israël » sous les verrous.

Un troisième agent libanais à la solde de l’entité sioniste travaillant dans le secteur des télécommunications a été  mis sous les verrous ce week-end.
Agé de 66 ans,  et à la différence des deux derniers espions arrêtés le mois dernier, Milad A . était employé dans la compagnie Ogero pour la téléphonie fixe.

Sachant que les deux autres étaient employés à la compagnie d’Alfa pour la téléphonie mobile.
Il était employé dans la centrale d’AnNahr situé dans la région du  Chouf libanais, d’où il est originaire. Il était affiliée à la direction technique-secteur des liaisons internationales, ce qui le rendait  responsable de toutes les liaisons internationales émises du Liban.
En principe il devait être à la retraite depuis l’an dernier, mais la direction d’Ogero lui a prolongé d’un an son service.
Après son arrestation, il a reconnu sa collaboration avec l’ennemi révélant l’entretenir depuis plusieurs années.
( Source : AsSafir)

02/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148779&language=fr


2-8 Nasrallah : Nous avons des données qui accusent Israël dans l’assassinat d'Hariri.

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a révélé détenir des données qui accusent Israël d’avoir tué l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri le 14 février 2005.
«  Dans les fois passées, nous évoquions la probabilité que le martyr Hariri ait été tué par Israël, mais sachez que nous avons des données qui vont ouvrir de nouvelles perspectives pour l’enquête et qui accusent l’ennemi israélien en personne » a-t-il clamé haut et fort lors d’une cérémonie qui a réuni des dizaines de milliers de Libanais, en présence de représentants du chef de l’état, du chef du parlement et du Premier ministre, réunis dans la banlieue sud de Beyrouth, pour commémorer la victoire du Liban contre l’ennemi israélien durant la guerre de juillet 2006. Et de préciser qu’il révélera ces données durant la conférence de presse qu’il tiendra le 9 août prochain.
Concernant l’agression israélienne perpétrée ce mardi dans la localité d’Adayssé, et les heurts qui ont éclaté entre les deux armées israélienne et libanaise, Sayed Nasrallah a révélé que les résistants étaient en pleine mobilisation et attendaient le feu vert pour porter assistance à l’armée.

Signalant que la prochaine fois, la résistance ne restera pas les bras croisés.
Sur le troisième thème de son discours, celui de la prochaine guerre contre l’ennemi sioniste, le numéro un du Hezbollah s’est démarqué des fois précédentes au cours desquelles ils révélait au grand jour les ripostes militaires que la résistance est en train de préparer en cas d’attaques israéliennes, balistiques, maritimes, ou terrestres, déclarant entre autre l’équation de l’aéroport de ben Gourion à Tel Aviv, contre celui de Rafic Hariri au Liban.
Concernant les capacités anti aériennes de la résistance, les seules qu’il n’a pas évoquées, Sayed Nasrallah a préféré garder ce qu’il a  qualifié être «  l’ambigüité constructive », empruntant apparemment le procédé à l’ennemi israélien lequel l’applique pour son programme nucléaire militaire. 
Idées essentielles du discours 
Nous fêtons aujourd’hui la quatrième commémoration de la grande victoire réalisée par le Liban grâce à son peuple, son armée et sa résistance, contre l’armé la plus terroriste et la plus dangereuse au Moyen Orient. .. 
Je voulais commencer par la guerre de juillet, mais ce qui s’est passé aujourd’hui sur la terre de l’héroïsme, de la persévérance et des sacrifices aux frontières avec la Palestine occupée,…, m’incombe d’aborder cet affrontement héroïque que notre armée nationale a mené …
Le 1er titre de mon discours sera lié à la poursuite de l’agression israélienne contre le Liban qui n’a jamais cessé depuis l’arrêt des hostilités, le 14 août 2006, de ses exemples, et des responsabilités qui en incombent aussi bien à l’état, qu’au peuple et à la résistance
Le deuxième titre abordera le dossier de l’assassinat du martyr Rafic hariri, du Tribunal spécial pour le Liban, et des visites et sommets arabes au Liban à ce sujet..
Quant au troisième titre, il aurait trait à la guerre contre l’ennemi sioniste et aux équations qui en ont découlé.  
Premier titre :
L’agression israélienne persévère contre le Liban, elle ne s’est jamais arrêtée, ce sont seulement les hostilités militaires qui ont été interrompues. Mais il est de différentes formes d’agression contre le Liban, contre son peuple, contre sa souveraineté, contre sa stabilité et sa sécurité…
Le premier exemple en est les violations israéliennes incessantes de la souveraineté libanaise, depuis le 14 aout 2006, ce sont plus de 7000 violations israéliennes  qui ont été répertoriées, sans que le monde ne bronche, ni le Conseil de sécurité, …
Chaque fois qu’ils venaient nous demander de respecter les résolutions onusiennes, nous leur répliquions que ce sont eux qui devraient le faire, que ce sont les israéliens qui devraient le faire…
Auxquels s’ajoutent les incursions israéliennes dans les territoires libanais, durant lesquelles les militaires de l’ennemi rentrent à leur guise et capturent comme bon leur semble des citoyens libanais …
Aujourd’hui, nous avons observé un exemple de ces violations israéliennes ; mais fort heureusement, une unité de l’armée, malgré le peu de moyens à sa disposition, en comparaison avec ce que les ennemis disposent et dont les soldats sont retranchés dans leurs fortifications, alors que nos soldats sont sans abris, une unité les a donc affrontés avec un courage et une bravoure louables. Elle a perdu des martyrs, ce qui n’est pas la première fois… il y a eu également un martyr de la presse libanaise et ce n’est pas la première fois que les médias libanais ont des martyrs…
Cet événement n’est pas minime…
Nous devons nous demander comment nous l’avons traité et en tirer comment nous devons faire dans le futur…
Dès le début de la confrontation, la résistance était en pleine mobilisation : nous avons demandé aux combattants de se tenir prêt,  et de rien en faire en attendant les ordres…
Sachez que la résistance s’est mise au service de l’armée, nous avons contacté la direction de l’armée et lui avons dit que la résistance était prête à tout, qu’elle lui portera assistance et lui accordera son soutien
Nous avons téléphoné au chef de l’Etat, au chef du Parlement et au Premier ministre et les avons mis au courant …
Ces dernières heures étaient naturellement très sensibles et nécessitaient un comportement calme et pondéré…
Or, le message libanais de l’armé  baptisé de sang était clair pour l’ennemi :
Le Liban, tout le Liban n’acceptera nullement toute atteinte à sa souveraineté
Le message d’aujourd’hui est claire : Le Liban ne vous craint pas et n’a nullement pour de vous ; il est tout entier prêt à vous combattre et à vous affronter...
Vous avez vu, l’insolence de l’ennemi est arrivée à un tel stade qu’il a imputé à l’armée et au gouvernement libanais la responsabilité  de ce qui s’est passé, et de plus il a exprimé sa surprise devant cette réaction forte de la part de l’armée libanaise.
Mais à quoi donc s’attend cette ennemi : ces soldats sont les fils de cette terre, sont les enfants de la cette patrie, il est normal qu’ils réagissent ainsi…
 
Le 2ème message étant celui de la complémentarité de la résistance avec l’armée…
Et le 3ème message est que les habitants son attachés à leurs terres et sont restés sur place sans broncher et ne sont pas allés se cacher dans les abris comme cela  été le cas de l’autre côté, chez les israéliens…
Ceci a été possible grâce à l’équation du peuple, de l’armée et de la résistance, consacrée par la guerre de juillet et par ses victoires
Nous saluons l’héroïsme de l’armée, de son commandant, et de ses officiers et ses soldats
Nous dans la résistance ne pouvons nous contenter de voire l’armé face à ces heurts sanglants
Aujourd’hui, nous avons suivi la situation et nous avons vu qu’il y a eu des martyrs, militaires et civils, des positions qui ont été bombardées, qu’il y a eu des blessés…
Oui, les résistants étaient sur le qui vive, à Kfar Kella, à Edayssé, et les gens ont bien raison de se demander pourquoi nous n’avons pas intervenu, et avons nous gardé notre sang froid
 Nous avions en tête de nombreuses considérations
Celles liées à la situation sur le terrain, concernant l’armée ;… ; celles liées à la situation politique interne, face à ceux qui ont mauvaise foi au Liban, et qui auraient pu s’atteler à dire que la résistance veut surenchérir à l’armée ; d’aucuns  auraient pu dire que le Hezbollah n’a fait qu’attendre l’occasion pour intervenir et faire exploser les choses sur fond du TSL
D’autres auraient pu dire que le Hezbollah est entré en guerre, et en fonction des déclarations syriennes et iraniennes sur une prochaine guerre dans la région…Et certains auraient pu affirmer que c’est une riposte iranienne aux sanctions votées au sein du Conseil de sécurité…
Hélas, j’étais de ceux qui étaient sous la pression de ces considérations…
Mais sachez que nous étions sur le qui vive, et finalement les choses se sont terminées..
Mais il est certes vrai que ce qui s’est passé est en dehors de notre comportement habituel..Oui cela est bien vrai
Cette fois-ci, les combattants sont restés des  spectateurs…
Mais sachez que les soldats de l’armée sont nos fils et nos frères et ils sont de point de vue nationale le symbole de la dignité de tous les libanais.. Il n’est certes pas permis que nous restions comme des spectateurs  à les voir ainsi comme aujourd’hui..
La prochaine fois si une agression a lieu, la résistance ne restera pas les mains croisées.
Toute main israélienne qui s’osera contre notre armée sera coupée par la résistance !!!
Que personne n’aille dire que Sayed ou le Hezbollah s’accapare la décision de la paix et de la guerre au Liban
Quand les corps des soldats sont déchiquetés, cela doit être la décision de toute partie honorable de participer pour les défendre…
L’armée défend la résistance et la résistance défend l’armée..
Cà c’est l’équation
Parmi les exemples de la poursuite des agressions israéliennes contre le Liban est les bombes à fragmentation qui ont disséminés par l’ennemi israélien dans le Liban sud. Il y a eu 44 martyrs femes et hommes et des enfants…Beaucoup de blessés ont été amputés des pieds et des mains…
 
L’armée libanaise et les ONG assistent la résistance pour démanteler quelques 200.000  bombes à fragmentation, amis jusqu’à présent il y a encore un million d’autres bombes…Combien ça devrait prendre de temps et combien de martyr ce la va coûter pour s’en débarrasser…
Ceci nécessite une pression politique et diplomatique de la part du gouvernement pour poursuivre Israël qui a toujours joui d’une impunité inébranlable…
 
3ème titre est lié au dossier des agents et des collaborations qui s’se sont infiltrés dans tous les secteurs clé du Liban : dans les  secteurs militaire, politique, économiques, et dans celui des communications …
Le plus grave est celui des communications car il lui permet de recueillir des informations qui lui font défaut, ce qui est très important. Cette infiltration lui accorde une capacité de contrôle très forte
Face à ceci, il faut signaler que le Liban a lui aussi réalisé un exploit sécuritaire, en découvrant plus de 100 espions et agents en deux années : certains sont très anciens, d’aucuns ont hélas des postes très importants, hormis ceux qui ont pris la fuite
La découverte de ces espions est un coup virulent contre l’ennemi
Il faut donc poursuivre l’action dans tous les secteurs et en particulier celui des communications
Et il ne faut en aucun cas, quelque soient les critères, aucun calcul, aucune considération n’est admise
Le fait de se taire sur une espion est quelque chose de très dangereux car c’est lui accorder le moyen de faire passer des infos très importantes pour porter atteinte à tous les libanais…
Aussi nous demandions la peine capitale pour ces agents, dieu merci elles ont été prononcées… 
Aujourd’hui, en votre nom, je me permets de demander qu’elles soient mises à exécution, car nous sommes dans une véritable guerre, surtout ceux qui ont donné des infos durant la guerre de 2006. Ils ne doivent nullement rester vivants…
Car l’ennemi sans info est un éléphant aveugle qui ne peut rien réaliser
Concernant le titre lié à la poursuite de l’occupation des fermes de Chébaa, des collines de Kfarchouba j’en exige de mettre au point une stratégie de libération
J’en conclus pour dire que l’état qui est en responsable et c’est un rôle que nous lui reconnaissons, et nous n’avons cessé de se plaindre de son absence… L’état est donc le premier concerné  pour mettre au point une vision stratégique claire pour faire face à l’agression et libérer les terres…
Nous pouvons avoir ce qu’il y a de meilleur et nous avons l’une des expériences modernes les plus grandes pour réaliser les exploits…

Quant au deuxième titre, j’ai dit plusieurs fois que Liban fait face à plusieurs formes d’agressions
L’une d’entre elles, celle que nous connaissons depuis quelques années..
Durant les dernières semaines, nous avons tous entendu les propos d’Ashkenazi sur l’imminence de l’émission de l’acte d’accusation du TSL qui va accuser le Hezbollah, Ashkenazi n’est pas n’importe qui, c’est le chef d’état-major de l’armée la plus importante dans la région..
Nous avons tous entendu les médias israéliens, qui attendent les exploits du TSL … et qui évoquent avec un grand bonheur le sort qu’il réserve pour la résistance : ils emploient des termes comme la grande explosion, l’impasse de la résistance…
C’est pour cela que nous avons tiré la sonnette d’alarme pour prévenir les Libanais et les amis du Liban de la  gravité de ce qui se prépare contre le Liban..
Nul doute que le fait de soulever une question aussi sensible, a suscité un débat dans le pays…Tout le monde en parle, dans les salons, mais pas dans les médias..
Puis il y a eu la visite commune pour le Liban du président syrien Bachar ElAssad et du roi saoudien Abdallah et que nous avons accueilli avec beaucoup de bonheur, car  nous ressentons ce bonheur pour tout rapprochement, notamment syrien et saoudien et dont les bénédictions se répercutent sur le Liban et inversement…
Il y a eu aussi la visite de l’émir du Qatar pour  les villages de la confrontation et les gens ont exprimé avec sincérité leur amour pour ceux qui les assistent et les soutiennent politiquement…
 Et le Liban attend la visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui aura lieu après le mois de Ramadan, à l’Aïd Al-Fitr
Le sommet libano-syrien-saoudien a pour souci de protéger le Liban de ce qui se prépare : nous avons compris que des efforts seront déployés pour couper les ponts à ce qui se prépare pour la Liban et que nous devons collaborer entre nous et attendre les résultats…
Nous sommes favorables à ces efforts, et nous affirmons que nous voulons la vérité et nous voulons la justice qui est aussi bien un droit pour la famille du martyre que pour tous les  Libanais qui ont beaucoup souffert des répercussions de cet assassinat…
Et nous voulons préserver la stabilité de notre pays et la sécurité civile
C’est pour cela que ns avons tiré le signal d’alarme…

03/08/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148967&language=fr


2-9 Nasrallah a révelé des preuves tangibles sur l’assassinat de Rafic Hariri par Israël.

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a révélé en images les surveillances israéliennes du martyr Rafic Hariri, ses activités, ses allées et venues etc…

Sans compter une activité israélienne  aérienne anormale  le jour de son assassinat! 
Voici les principaux extraits:
Comme promis, dans cette conférence je vais vous révéler des preuves tangibles sur l’assassinat de Rafic Hariri par Israël, or depuis que j’ai annoncé cette conférence beaucoup a été dit sur ce sujet :
Pourquoi maintenant ?

Pourquoi pas avant ? 

Des questions qui ont toutes émané d’un seul coté ! 
Depuis le début,  depuis le 13 sept 1993 Israël travaille contre nous , c’est-à-dire depuis que nous avons fait une manifestation contre l’accord d’Oslo , dans laquelle nous avons perdu des martyrs, suite à cet incident il y a eu des tensions avec le gouvernement de Hariri, et là  un agent israélien a convaincu le président Hariri que le Hezbollah planifie pour l’assassiner et qu’il est au stade de l’exécution !
Quelques mois après cette manifestation, les services de renseignements syriens ont arrêté un des nôtres  Abou Hassan Salamé or j’ai su que ce Abou Hassan était interrogé à  Anjar et j’ai demandé au général Ghazi Kenaan de le libérer, là il me répond qu’il a reçu la visite de  Rafic Hariri et que ce dernier lui a révélé qu’un proche  de Hajj Imad Moughniè lui a dit que lui et Abou Hassan compte l’assassiner  d’où la nécessité de garder en détention Abou Hassan car une tentative d’assassinat contre Rafic Hariri est une question très grave !
En 1996, la sécurité de
la Résistance poursuivait un agent israélien dans la banlieue sud, nous l’avons interpellé, il s’appelle Hassan Nasrallah.  Durant l’enquête il a avoué (et nous allons vous montrer un enregistrement) avoir des contacts avec une personnalité éminente  proche de Rafic Hariri à qui il a dit  ces mensonges (que Hajj Imad Moughnieh compte assassiner Rafic Hariri) voire il a réussi à convaincre la sécurité de Hariri de tels mensonges allant même jusqu’à lui dicter où aller et où ne pas aller !

L’agent a révélé un plan pour assassiner Bahia Hariri dans lequel Rafic Hariri devrait aussi être assassiné  au moment où il serait à Saida ; moi j’ai donné cet enregistrement au général Ghazi Kenaan, or je ne sais pas pourquoi l’agent Hassan Nasrallah a été libéré et il s’est enfui en Palestine occupée en l’an 2000.
Depuis 2005,  les Israéliens n’ont pas cessé de nous accuser de l’assassinat de Rafic Hariri.

 

1-  Israël a la possibilité et les capacités d’une telle opération et l’histoire d’Israël en est témoin surtout au Liban car la scène libanaise est la plus fertile pour exécuter des assassinats pour Israël, à cause des frontières géographique et une longue côte et je parlerai comment les Israéliens entrent depuis les côtes libanaises et y restent des semaines et aujourd’hui nous découvrons qu’Israël a des agents de toutes les spécialités !
 
2- Le motif : en résumé , c’est vrai , c’est une analyse,  le problème avec Israël ce n’est pas que
la Syrie  dirige le Liban,  le problème d’Israël avec la Syrie c’est son aide et son soutien à la résistance : et là je dois vous dire  qu’un responsable arabe a affirmé au Président Bachar que la communauté internationale n’est pas contre la présence de la Syrie au Liban à  deux conditions, désarmer le Hezbolah et  désarmer les camps palestiniens et  le président Bachar a répondu qu’Israël n’est  pas entré au Liban à cause des armes dans les camps palestiniens, et que la Résistance fait partie de la défense stratégique de la Syrie.. 
Et
donc il était nécessaire de provoquer un événement qui oblige la Syrie de se retirer du Liban : l’assassinat de Rafic Hariri et son sang ont été utilisé pour faire sortir la Syrie du Liban et pour affaiblir le Hezbollah

 
3- La méthode d’Israël dans cette opération : - quand les israéliens veulent exécuter  une opération de ce genre, d’abord ils ont recours à des survols de toutes sortes comme les MK..  -le contrôle technique : camera,  des appareils d’écoute, la reconnaissance sur le terrain à travers les espions, à travers des commandos israéliens,   une logistique  comme garantir des explosifs etc...


4- Est ce que les israélien ont une activité d’espionnage et de sécurité au Liban ?

la réponse : oui ! Les agents  qui ont été arrêtés en 2009, je parlerai de témoignages et je parlerai de leurs aveux enregistrés, je vais prendre des exemples :


L’agent Sadek, je dois rappeler que la reconnaissance du terrain intervient nécessairement avant chaque opération d’assassinat, cet agent a récolté des informations sur la maison du président Lahoud, ses sorties, et sur  la côte libanaise.. A noter dans ma conférence que la côte libanaise est toujours présente,  cet agent a avoué qu’il a récolté  des informations  sur le yacht du commandant de l’armée !  Or je vous demande comment un tel aveu est passé inaperçu, or cette enquête a été close alors que la cible était le président Lahoud et le commandant de l’armée. Et là je demande pourquoi la commission d’enquête n’a pas interrogé  ces agents ?
 
L’agent Tanius, a avoué qu’il récoltait des informations sur le chef des Forces Libanaises  Samir Geagea, ses sorties et ses venues etc.  Les Israéliens ont demandé à cet agent  des informations sur  Samir Geagea quand il était au Cèdres et quand il a quitté les Cèdres et on lui a demandé des informations sur les visites de Saed Hariri à Geagea et les visites des responsables politiques qui lui rendent visite,  et je vous demande pourquoi ce sont tous des responsables du 14 mars et pas du Hezbolah, pour que les accusations soient plus ciblées envers la cible.
 
L’agent Mahmoud Rafeh a avoué son lien dans l’opération de Zahrani en 2005 et qui été  découvert par les services de renseignements militaires libanais,  elle visait le président du parlement, cette bombe était très sophistiquée,  de l’aveu de Rafeh et de ce qui veut dire que c’était une bombe  israélienne, comme la bombe qui a tué  Rafic Hariri le sunnite, elle a planifié de tuer le président du parlement chiite pour créer la zizanie entre sunnite et chiite. Aussi il a avoué avoir accueilli des Israéliens et d’avoir assuré leur transport !
 
L’agent Nasser Daher, a participé dans l’assassinat du résistant Ghaleb Awalé dans la banlieue sud de Beyrouth, Nasser est  un musulman chiite qui vit à Jaledib.. je rappelle qu’à l’époque une organisation de Joundecham a prétendu avoir tué Awalé ce qui est ridicule de la part d’Israël qui croit que le Hezbolah va croire qu’une telle organisation va  assassiner Awalé !
 
5- Le dossier des communications,  il est désormais certain  qu’Israël contrôle le secteur des télécommunications car les services techniques offerts par ces agents sont largement suffisants pour Israël qui peut  déterminer tout point et toute personne au Liban !
 
6- La question des survols israéliens, une question très sensible ! les israéliens ont des capacités technologiques très performantes en ce domaine : ils ont  des avions de combats, des Awax,  des drones de tous genres, ils  produisent même des drones, très puissants, ils ont un œil sur tout le Liban !
 
Le secret que nous avons promis de vous  révéler, c’est l’opération d’Ansarieh en 1997 ! Avant cette date, la résistance a réussi à  détecter un drone de type  MK qui prenait des photos au-dessus du Liban-sud et les envoyait à une chambre d’opération  en Palestine occupée, or  la résistance a réussi à pirater toutes les données qui étaient envoyées par ce drone aux Israéliens, autrement dit, nous avons pris connaissances des données envoyées par le drone israélien au même moment que les Israéliens ! Mais,  j’avoue qu’au début nous avons eu des problèmes techniques de décryptage des images et des données, aussi à cause des drones qui sont nombreux dans notre ciel d’où la difficulté de tout étudier et lire et aussi d'après Ansariyha les israéliens ont pris leurs  précautions en codant leurs images et données  récoltées par leurs drones !
 
Or, la résistance a réussi à décoder le images prises par un drone israélien  qui survolait la côte libanaise jusqu’à Ansarieh (Liban-sud), nous avons supposé que les Israéliens se préparaient à une  opération militaire et donc nos homme sont restés des semaines à surveiller la région, et puis en 1997, un commando israélien a débarqué sur les côtes libanaises, a pris le chemin de Ansarieh et se sont dirigés vers notre piège..
Voici la vidéo !
 
Cette vidéo montre que le drone est un moyen efficace pour préparer une opération militaire et donc nous allons bâtir sur cela : nous avons  décompté les survols des drones au-dessus des lieux des assassinats et donc nous allons vous exposer deux exemples : la préparation de l’opération d’Abou Hassan Khodor et la préparation de l’opération des frères Majzoub !
 
Et maintenant au vif du sujet, l’assassinat de Rafic Hariri : mais je dois faire une introduction quand j’ai visité la famille Hariri au lendemain de l’assassinat de Rafic Hariri, la famille m’a demandé de l’aider dans l’enquête !
Mais,  les accusations contre
la Syrie, puis l’’affaire Der Spiegel ont obstrué cette demande.. nous avons créer une équipe pour enquêter de façon sérieuse sur la base des aveux des agents,  parmi les idées proposées, nous avons des archives d’images prises par des drones israéliens que nous avons piraté, alors pourquoi ne pas revenir aux archives d’images prises avant l’assassinat de Rafic Hariri et étudier quand et comment il était suivi par des drones israéliens ; nous avons travaillé pendant une année à décoder les images et nous sommes parvenus à des conclusions tangibles, nous allons vous montrer des images prises par des drones israéliens au-dessus de Beyrouth à des périodes  différentes et sous différents angles ce qui veut dire que ce genre de reconnaissance, les images concernent le trajet de Rafic Hariri depuis son domicile jusqu’à sa résidence d’été à Fakra, et vous verrez que les images prises sont souvent celles de routes partielles ou des couloirs, le domicile de Rafic Hariri, le palais présidentiel, la côte libanaise longeant Beyrouth, depuis Raouché jusqu’au lieu de son assassinat et les images israéliennes montrent que le président Hariri prenait deux routes plus que les autres,  et ces mêmes images ont été prises par les drones israéliens à plusieurs reprises à différentes dates sous différents angles, les cercles en rouge qui s’inscrivent sur les images sont les points où auront lieu les assassinats…
   
Bon, dans ce que nous avons vu, je vous pose une question : est-ce que vous savez où se trouvent les domiciles des cadres du Hezbolah ?  Notez que toutes les images prises concernent des côtes libanaises, un grand point fort pour les Israéliens..


(une autre vidéo montre des images israéliennes sur la route de Fakra et les environs de la région, cette route que Rafic Hariri doit prendre quand il se rendait à sa résidence d’été)
 
7- Le trajet des drones israéliens le jour de l’assassinat de Rafic Hariri, nous avons des preuves mais permettez-moi de ne pas révéler un secret.. voici la vidéo. Des drones israéliens et des avions de combats israéliens et un avion Awax ont survolé le Liban de 10h00 à 13h00 locale et ce quelques heures avant l’assassinat de Hariri, sans compter un avion militaire israélien et  plusieurs autres ont survolé après l’assassinat !  
 
8- Un des agents exécutifs a avoué son lien dans l’exécution de l’assassinat de Ghaleb, il s’appelle Ghassan al-Jedd et il était présent la veille de l’assassinat de Rafic Hariri à son lieu de l’assassinat, c’est l’un des plus dangereux agents!  
C’est tout pour l’instant, le reste je le garde pour après car nous vivons dans un temps où il faut être toujours en alerte et armé !

10/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149750&language=fr


2-10 Benjamin Barthe (avec Laure Stephan) : Assassinat de Rafic Hariri : M. Nasrallah pointe une "piste" israélienne.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Le chef du Hezbollah accuse le Tribunal spécial pour le Liban de ne pas "chercher la vérité".
En parfait tacticien convaincu que l'attaque est la meilleure défense, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a répondu, lundi 9 août, à la mise en cause de son mouvement dans l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri, en février 2005, en pointant du doigt son ennemi juré, l’Etat juif.
Dans une vidéo conférence de plus de deux heures, au crescendo soigneusement dosé, le leader de la milice chiite a incité le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui enquête sur l’affaire Hariri et s’apprête à inculper deux membres du Hezbollah, à creuser la piste d’une machination israélienne.
A l’appui de ses dires, Hassan Nasrallah a diffusé des images aériennes du parcours emprunté par le convoi de Rafic Hariri le jour de sa mort, qui ont été, selon lui, tournées par des avions espions israéliens avant d’être interceptées par ses services. « Ce que je montre n’est pas une preuve irréfutable mais cela ouvre la porte à une telle hypothèse. Depuis cinq ans, personne, ni le tribunal de l’ONU, ni l’enquête, ni personne au Liban n’explore cette piste », a déploré le chef du Hezbollah. Ce dernier s’exprimait depuis un lieu tenu secret, son intervention était diffusée à un parterre de journalistes et d’hommes politiques libanais, réunis dans la banlieue sud de Beyrouth.
Mardi 10 août au matin, Israël n’avait pas réagi officiellement mais sous le couvert de l’anonymat, un haut responsable tournait cette thèse en dérision. « La communauté internationale, le monde arabe et plus important, le peuple libanais savent tous que ces accusations sont simplement ridicules », affirmait il. L’idée qui prévaut en Israël veut que le dirigeant chiite cherche à faire diversion au moment où le travail du TSL le met en difficulté.
Les images présentées par Monsieur Nasrallah ne sont pas datées et rien ne permet d’en certifier l’origine. Elles montrent les routes entre le Parlement, dans le centre de Beyrouth, et la résidence de Rafic Hariri, sur les hauteurs de la ville, notamment la route côtière et l’hôtel Saint Georges, près duquel il a été assassiné, le 14 février 2005, dans l’explosion d’une camionnette piégée. « Quand on prend ce genre d’images, c’est généralement en introduction à l’exécution d’une opération », a estimé Hassan Nasrallah, ajoutant qu’un collaborateur d’Israël, Ghassan Al Jidd, qui a fui aujourd’hui le Liban, se trouvait la veille sur le lieu de l’attentat.
Selon son chef, le Hezbollah a acquis dans les années 1990 la capacité de capter les signaux émis par les appareils de surveillance israéliens. Cette expertise aurait notamment permis aux combattants chiites de mettre au point l’embuscade d’Ansariyyeh, au Liban Sud, en septembre 1997, au cours de laquelle une dizaine de commandos israéliens, débarqués par la mer, avaient été tués.
Afin d’asseoir sa démonstration, Hassan Nasrallah avait brossé au début de son exposé un historique de l’espionnage israélien au Liban, en détaillant le parcours de plusieurs collaborateurs notoires. L’un d’eux, Mahmoud Rafeh, impliqué selon le Parti de Dieu dans quatre assassinats, facilitait l’infiltration d’agents israéliens au Liban. « La commission d’enquête internationale est elle jamais venue l’interroger ? », a lancé Monsieur Nasrallah. « Celui qui cherche véritablement la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri devrait commencer par là. «
A défaut de peser sur l’acte d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban, attendu cet automne, qu’il qualifie de « projet israélien », Monsieur Nasrallah espère saper sa crédibilité auprès des libanais. Il a promis, comme à son habitude, de nouvelles révélations dans le futur
.

Benjamin Barthe (avec Laure Stephan)

LE MONDE |

10 août 2010 |
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-personne-n-y-pensait-jamais-55207782.html
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/08/10/PERSONNE-N-Y-PENSAIT-JAMAIS


2-11 Scarlett HADDAD : Pour le Hezbollah, le TSL fait partie d’un plan plus vaste visant la région.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.Éclairage
Même si le secrétaire général du Hezbollah a déclaré dans son discours de mardi soir qu'il compte donner une chance aux efforts arabes déployés dans le cadre du sommet tripartite de Beyrouth, les milieux proches du parti continuent d'être convaincus de l'existence d'un plan destiné à briser le Hezbollah.

Selon ces milieux, la tendance générale reste à l'inculpation du Hezbollah à tous les niveaux de la hiérarchie dans l'acte d'accusation du procureur Bellemare, dans le but d'exercer une pression sur ce parti telle qu'il sera contraint de renoncer à ses armes pour préserver son commandement de la menace d'être traîné devant le tribunal.
Les milieux proches du parti rappellent les scénarios se rapportant au contenu présumé de l'acte d'accusation qui, aux dires des médias israéliens, provoquera un véritable séisme au Liban.

Ces mêmes médias (notamment la première chaîne israélienne) ont été jusqu'à révéler les noms des membres du Hezbollah qui seraient accusés et qui sont des éléments très importants dans la hiérarchie militaire du parti.

Ensuite, selon un des points reconnus dans le statut du TSL, qui au Liban avait d'ailleurs fait l'objet d'une controverse non réglée, il serait très facile de remonter jusqu'au secrétaire général du parti, selon le principe de la responsabilité du chef sur l'action de ses subordonnés.
Même si aucun élément officiel n'a encore été publié, les milieux proches du Hezbollah sont convaincus que ce scénario existe bel et bien, et qu'il est en voie d'application. L'insistance des médias israéliens à parler du contenu de l'acte d'accusation en est un indice concluant, d'autant, rapportent ces milieux, qu'un plan de liquidation de la cause palestinienne a été parallèlement mis en branle. L'acte d'accusation et les troubles qu'il pourrait provoquer au Liban serviraient à cacher ce qui se passe sur le volet palestino-israélien, ou en tout cas à
détourner l'attention générale de ce processus. Ces milieux rapportent, pour confirmer leur thèse, des propos attribués à une personnalité importante au sein de l'Autorité palestinienne, qui aurait déclaré dans une réunion avec des proches : « Il faut attendre 2011, lorsque le Hezbollah sera empêtré dans ses problèmes internes. Il sera alors plus facile de conclure un compromis avec les Israéliens. » Selon les milieux proches du Hezbollah, la publication de l'acte d'accusation du TSL serait donc une partie d'un plan beaucoup plus vaste visant à porter des coups importants aux forces de résistance anti-israélienne dans la région, Hezbollah et Hamas en tête.
Selon ces milieux, l'administration américaine aurait décidé d'entreprendre un forcing pour accélérer le processus de négociations entre les Israéliens et les Palestiniens.

Elle a déjà réussi à obtenir un aval arabe pour la reprise des négociations directes, et comme elle n'est pas en mesure, pour cause d'élections locales, de faire pression sur les autorités israéliennes, elle s'en donne à cœur joie avec les Arabes et les Palestiniens en particulier.

Le président américain, ajoutent ces milieux, a même envoyé un message au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour lui enjoindre d'accepter les négociations directes, sinon... Et pour leur faire avaler toutes les couleuvres aux Arabes dits modérés et surtout pour compenser l'absence de concessions importantes israéliennes, l'administration américaine aurait encouragé l'adoption d'un plan pour l'affaiblissement du Hezbollah, car une fois cet objectif atteint, il serait plus facile de s'en prendre au Hamas.
Si ce plan devait fonctionner, cela éviterait à Israël de mener une guerre coûteuse, à l'issue incertaine. C'est la fameuse théorie des
guerres de rechange, qui mise sur l'effritement intérieur des pays arabes, à travers une discorde confessionnelle. En d'autres termes, toujours selon les milieux proches du Hezbollah, le coup vaut la peine d'être tenté. Les mêmes sources font même état de discussions détaillées dans les coulisses des Nations unies sur la force capable d'arrêter les membres du Hezbollah dont les noms devraient figurer dans l'acte d'accusation attendu. L'idée aurait même été lancée de confier cette mission délicate aux soldats de
la Finul, pour ne pas mettre en difficulté l'armée ou les FSI. Cette hypothèse jette un nouvel éclairage sur les incidents qui se sont produits entre des soldats de la force internationale et des habitants des villages du Sud il y a quelques semaines... Toujours est-il que l'idée n'aurait finalement pas été retenue, la Finul ayant un mandat très précis fixé par la résolution 1701 et les pays ayant envoyé des soldats au Liban ne seraient pas forcément favorables à une modification de la mission des Casques bleus, géographiquement limitée au Sud, et aux frontières maritimes et terrestres.
En définitive, ce serait parce que les contours du plan sont devenus clairs que le secrétaire général du Hezbollah a choisi de lancer sa contre-offensive, qui consiste en deux volets : consolidation des rangs internes et campagne de discréditation du TSL. Si, suite au sommet tripartite de Beyrouth, il a mis un bémol au second volet, il n'en présentera pas moins lundi, à ceux qui l'écouteront, des éléments qui devraient constituer une nouvelle piste dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. Hassan Nasrallah est conscient du fait que cette piste a peu de chances d'être creusée, mais il cherche à frapper les esprits et à ébranler les convictions.

Scarlett HADDAD

05 août 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/666919/_Pour_le_Hezbollah%2C_le_TSL_fait_partie_d%27un_plan_plus_vaste_visant_la_region.html

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